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DICTIONNAIRE 



DES NOMS 



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Les rectifications qiCon voudra bien adresser seront reçues avec 
reconnaissance. Il pourra y être fait droit dans un supplément. 



DICTIONNAIRE 



DES NOMS 



CONTENANT 



la recherche étymologique des formes anciennes 
de 20,200 noms relevés sur les Annuaires de Paris 



PAR 



LORÉDAN LARCHEY 



BIBLIOTHÉCAIRE A l'aRSENAL 



Il n'y a pas de sots noms, il n'y 
a que de sottes gens... Fais hon- 
neur à ton nom, et ton nom te 
fera honneur. 




AUX FRAIS DE L^AUTEUR 



1880 



IMPRIMÉ 



PAI LA 



MAISON BERGER- LE VRAULT ET O^ 

A NANCY 



CE QU'ON PENSAIT I)E NOTRE SUJET 

En 1681. 

Il nY a pas un nom propre dans la langue Hébraïque, 
dans l'Arabe, dans la Saxonne et l'Allemande ancienne 
qui ne signifie quelque chose. Il en est de même des 
autres langues, mais il y a quantité de mots que nous ne 
connaissons plus, et le mélange des nations a confondu 
aujourd'hui la plupart de ces noms. (L. P. Mekestbier, 
Orig. des ornemena des armoiries.) 

En 1704. 

Si l'on examinoit tous les noms des hommes, en quel- 
qu«3 langue que ce fust, on n'en trouveroit guère qui n'eust 
été appellatif ou commun avant que de devenir propre aux 
particuliers. (Baillet, Vie de 8. Christophe.) 

En 1806. 

... Il n'j a pas un nom propre dont on puisse assigner 

l'origine, dans quelque langue que ce soit, que l'on n'y 

retrouve une signification appellative et générale... H 

est difficile de rien dire de positif sur l'origine des noms 

chez les Français. Les guerres entre les Bomains et les 

Gaulois, les irruptions des Francs, des Sicambres, des 

Goths, des Lombards et des Danois ont nécessairement 

altéré l'ancien idiome *, de sorte qu'il est resté bien peu 

de noms dont on puisse donner une interprétation qui ne 

prête pas à plus d'une objection. (Fe. Noël, Dictionnaire 

historique.) 

En 182^. 

Tous les noms propres ont été originairement signifi- 
catife. Qu'on ne prétende point que rien n'empêche le ca- 
price de créer des mots insignifiants ; l'invention sans 
motif et sans principe est aussi difficile pour ce sujet que 



II CE qu'on pensait de notre sujet 

pour tout autre. (Eusèbe Salvektb, Essai sur les noms 

d hommes,) 

En 1845. 

Un livre infiniment précieux serait un dictionnaire uni- 
versel des noms propres ramenés tous à des noms com- 
muns. Ce serait un trésor pour la linguistique. (Gténin, 
Des Variations du langage français, p. 524). 

En 1861. 

Platon a fait un traité (le Cratylè) dans lequel il s'at- 
tache à découvrir si Timposition des noms est le résultat 
d'un système réfléchi. Cicéron, dans ses Tusculanes, Quin- 
tilien, dans ses Institutions oratoires, et Plutarque ( Vie de 
Coriolan et Vie de Marius) ont examiné la même question. 
Mais il faut remarquer que le fil des vraies traditions 
ayant été interrompu et altéré, le sens radical de la com- 
position des mots échappait à la subtilité de leur argu- 
mentation. Avant Platon, il avait existé des hommes qui 
avaient approfondi les éléments du langage et en avaient 
institué les lois... Mais la mémoire de ces traditions s'était 
peu à peu effacée sous les multiples inventions de l'erreur 
mythologique. Toujours est-il que^ chez tous les peuples, à 
l'origine, les noms ont été significatifs. (Textoeis, Quel- 
ques Considérations sur l'imposition des noms^ in-8°.) 

En 1862. 

Il est un fait reconnu en philologie, un fait incontes- 
table et incontesté, c'est que chacun des mots appelés 
nom porte en soi-même sa signification. (Bourdonné, Atlas 
des noms propres, p. 5.) 

En 1885. 

L'importance historique et philologique des noms pro- 
pres ne peut être contestée. Les noms propres expliquent 
la dispersion des races humaines, donnent raison de l'o- 
rigine des populations... L'explication des noms propres 
est et doit être une science très-confuse, très-dif&cile et 



EN 1869. III 

à résultats presque toujours contestés. De là, le discrédit 
où elle est tombée malgré des travaux extrêmement loua- 
bles et pour ainsi dire acharnés. (Léon Pl^ée, le Guide- Ane, 
universel moniteur de l'enseignement.) 

En 1867. 

Les noms propres, pas plus que les autres mots, n'ont 
été fabriqués au hasard... Us sont tous significatifs par 
eux-mêmes, dans une langue morte ou vivante... Mais la 
plupart de ces noms n'ayant pas conservé l'étiquette de 
leur origine, il est souvent très-diflSeile et quelquefois 
impossible de déterminer leur signification... (Baron de 
CosTON, Origine des noms.) 

En 1869. 

Il serait très-désirable que le Catalogue entier des 
noms français fût dressé, . mais l'entreprise est au-dessus 
des forces d'un simple particulier ; seule l'administration 
centrale pourrait mettre à exécution le projet d'un Ono- 
masticum français. (Robert Mowat, Noms propres anciens 
^t modernes,) 

...On peut dire que les noms propres confondent leur 
origine et leur étude avec l'origine et l'étude des langues ; 
qu'ils étaient primitivement des noms communs ayant tous 
un sens, une signification. 

...N'est-ce point une curiosité légitime que de recher- 
cher ce qu'est ce signe qui nous caractérise, que nous 
devons transmettre à nos enfants comme nous l'avons reçu 
de nos pères ; de remonter, s'il se peut, aux races et aux 
migrations de peuples auxquelles ce nom a été mêlé ; de 
découvrir le sens qu'il renferme et les transformations 
qu'il a subies ; de nous rendre compte enfin de cette di- 
versité infinie qui, chez les peuples modernes, élève le 
nombre des noms propres au nombre des mots d'une 
langue. 

...Les mots sont la définition des choses et des idées, les 



IV CE qu'on pensait de notre sujet en 1875. 

noms sont la définition des personnes. Il 7 a donc entre 
eux une étroite connexité. Us sont les produits d'une 
même langue. Or, qu'est-ce qu'une langue, si ce n'est l'his- 
toire et le miroir d'un peuple ? La philologie les confond 
dans une même étude. Par la racine des mots elle déter- 
mine la date et le lieu de la naissance des races. Les 
couches et les transformations successives qu'elle dé- 
couvre dans les langues lui révèlent les révolutions et les 
envahissements qu'un peuple à suhis, et, comme pour le 
monde fossile, elle recompose les nations disparues avec 
les débris des 'langues qu'elles ont parlées. La science a 
résolu bien des problèmes au milieu des questions qui 
sont encore à résoudre. Sur la route qu'elle parcourt des 
points sont définitivement fixés, d'autres restent encore 
incertains. (Comte HallezClapabède, Des Noms propres 

et de leur origine,) 

En 1872. 

Tous les noms propres sont significatifs. Les noms de 
personnes pris en général reflètent dans leur significa- 
tion et dans l'esprit de leur composition, les idées, les 
habitudes et les aspirations religieuses du peuple qui les 
emploie. Les noms de famille français nous présentent 
cette particularité d'être les débris de la langue du moyen 
âge ; ils en reproduisent les procédés et les formes gram- 
maticales. (ScuLFOBD, Positions d'une thèse soutenue à ZV- 
oole des Chartes,) 

Cette thèse n'a pas été imprimée et son auteur aurait quitté 
Paris. Ce qu'on nous a dit de son œuvre en £ait désirer la publi- 
cation. 

En 1875. 

Cette distinction des noms propres et des noms com- 
muns, qui ouvre dans nos grammaires le chapitre du 
substantif et qui a toute sa valeur dans l'état actuel de 
nos langues, n'existait pas à l'origine. Tous les noms 
propres ont commencé par être des noms communs signi- 
ficatifs. (Ritter, les Noms de famille.) 



AUX CHERCHEURS 



Avez-vous lu les Mémoires d^outre-tombe, et vous sou- 
vient-il du voyage à Carlsbad ? Nous sommes à l'heure 
du crépuscule. Au moment où, de sa calèche, Chateau- 
briand salue la première étoile et va lancer une évoca- 
tion à Cynthîe, voici le vieux manoir d'Elbogen qui se 
dresse à ses yeux. Au pied du rocher qu'il surplombe, la 
rivière est forcée de décrire un angle. Ce brusque détour 
fait tout à coup du poëtc un étymologiste : « De là, dit-il, 
le nom de la ville et du château, Elbogen ... (le coude) ! » 

Laissons maintenant Cynthie reprendre sa place, quit- 
tons rAllemagiie et l'Europe, allons jusqu'à Mascate où 
trône un sultan peu lettré, mais possédé du même désir 
d'expliquer le premier nom venu. 

« Comment t'appelles-tu ? demande-t-il à un docteur 
arrivé d'Italie pour son service. 

— Vincenzo. 

— Vincenzo, répète le sultan après avoir cherché, 
Vincenzo ! je ne comprends pas. 

— Vincenzo, c'est Manaour ('), fait l'Italien qui savait 
l'arabe et ne manquait point de présence d'esprit. 

— Ah ! bien Désormais, tu t'appelleras Scheick- 

Mansourl » 

Scheick (vieux, vénérable) , titre honorifique chez les 
Arabes, était pour notre docteur un témoignage de satis- 
faction prîncière..... 



Et nous aussi, nous sommes tous un peu comme le pre- 
mier des romantiques et comme le sultan de Mascate. 
Nous voulons savoir le pourquoi des noms comme le pour- 



(1) Maruour signifte victorieux en arabe, comme Vincenzo slgoiâe vain- 
queur eu Ir.tin. Cette anecdote eai rapportée par Eusèbe Salverte. 



VIII AUX CHERCHEURS. 

quoi de toute autre chose. Ce pourquoi, vous plaira- t-il 
que nous le cherchions ensemble ? 

D'ici je vous vois sourire. Vous ne me croyez pas ou 
tout au moins vous vous défiez. Le contraire m'étonne- 
rait, car on s'est tant moqué des étymologîes et des éty- 
mologistes. Il faut avouer que les railleurs avaient autre- 
fois beau jeu. Emporté par le courant de ses connaissances 
spéciales, chaque chercheur voulait trouver tout dans sa 
spécialité. Dieu nous garde d'en médire plus longtemps ! 
A l'heure où le domaine de la science tnenace de reculer 
indéfiniment ses bornes, les spécialités sont choses esti- 
mables et nécessaires ; toutefois il en est un peu de cha- 
cune comme du sel et du poivre. On ne saurait s'en 
passer ; mais il en faut user discrètement, et c'est à la 
juste proportion de leur dosage que tendront tous nos 
efforts. 

L'érudition se garde mieux aujourd'hui. Appuyée sur 
les documents dont elle a reconnu la valeur, elle n'affirme 
guère, elle cherche et ne craint pas de s'avouer en défaut 
quand elle a beaucoup cherché. 

Ainsi ferai-je, prêt toujours à vous dire pourquoi j'ai 
hasardé telle ou telle interprétation, et vous mettant à 
même de remonter aux sources où j'ai puisé. 

Dès maintenant, il est un point sur lequel je voudrais 
vous voir bien convaincus. C'est que je n'ai rien inventa, 
ni rien improvisé. Tout est œuvre de patience, de re- 
cherche, de méthode. L'esprit n'a rien à faire en telle 
besogne . De style, il ne saurait être question; car il obscurci- 
rait un répertoire dont l'auteur est condamné, pour être 
compris, à de perpétuelles redites ; quant à l'imagination, 
tout philologue est contraint de s'en garer comme d'une 
ennemie. C'est une compagne vive, impressionnable, qui 
n'aime ni ses tâtonnements, ni ses longueurs, ni ses gros 
dictionnaires. Elle va droit à ce qui lui plaît, à ce qui 
semble l'élever surtout, elle se plaît mieux en ballon que 



AUX OHBlIGHiSORS. IX 

dans la trancliée obscure où les grands coups de pioche 
ofiErent le seul moyen d'avancer. Or, c*est justement au 
travail de tranchée qu'est condamné le véritable étymolo- 
giste; courbé sur ses livres, il lui fiiut sonder sans relâche 
les couches anciennes de notre langue qui, comme notre 
sol, a ses âges et ses transformations. Ainsi que le mineur, 
il lui faut souvent de grands efforts pour détacher un 
mince éclat. C'est dans les ténèbres qu'il cherche la bonne 
route, où l'expérience du métier, la connaissance du ter- 
rain, un certain flair uni à une certaine rectitude de ju- 
gement viennent Taider à contrôler chaque pas fait dans 
la direction du précieux filon. £t, si on veut me laisser pous- 
ser jusqu'au bout cette comparaison, je dirai que Tima- 
gination me représente ici la lumière emprisonnée dans 
la lampe du mineur. Elle ne saurait briller de tout son 
éclat sans risquer de le perdre. 

En signalant les dangers de l'invention, je repousse du 
même coup tout soupçon de personnalité, d'allusion 
individuelle. Ce n'est pas la première fois que je m'oc- 
cupe de rechercher la signification des noms, Qt il est 
arrivé souvent qu'on a cru me faire plaisir en disant : 
« Comme, sans en avoir l'air, vous avez bien caractérisé 
un tel! * J'avais beau me défendre, on me regardait en 
riant, et ma bonne foi indignée passait pour fausse honte. 
n n'en faudrait pas davantage pour discréditer complè- 
tement toute œuvre de recherches. 
^ L'origine de nos noms étant d'ailleurs ancienne, il 
n^est pas besoin de grande réflexion pour s'assurer que 
nos explications ne sauraient contenir aucune allusion 
personnelle à des contemporains. Depuis des siècles, les 
Petit ont eu le temps de grandir ; les Legros, celui d'ar- 
river à la maigreur ; les CamtLSy celui d'acquérir un nez 
plus long, et les Bataillard, celui de devenir gens de 
paix. 

Néanmoins, comme il vaut mieux pécher par excès de 
précautions, beaucoup de noms ne figurent pas ici parce 



X AUX CHERCHEURS. 

qa*ils ne pouvaient s'interpréter que trop défavorablement. 
Tous nos contemporains n'ont pas Tesprit ni le bon sens 
de Louis Lurine qui ne vi^dans un nom périlleux qu'un 
motif de plus pour le faire estimer. 

En revanche, il est beaucoup de noms de singulière ap- 
parence qui n'ont pas conservé leur vraie physionomie. 
Examinez-les d'un peu près et vous les trouverez moins 
désagréables qu'ils n'en ont l'air. 

Bkifroy n'est brouillé avec personne ; Ennuyé peut être 
l'homme le plus gai du monde ; Malaval a le gosier fait 
comme un autre; 6?ë»c/or< n'incommode que les étymolo- 
gistes obligés d'expliquer comment il est bien véritable- 
ment une forme du nom de saint Cucufat ; Gilleron n'est 
pas un Pierrot engraissé ; Ltvillain peut être beau comme 
l'Amour ; Beauvillain saura enfin ce qu'il doit penser de 
sa figure; Chassevent, Lepet n'ont rien de si flatueux, et Jo- 
bard pourrait bien n'être pas si naïf qu'on le croit. 
Lkongre est entier. Il n'est pas dît que Veule ait été mou ; 
Verpillet n'a rien mis en poudre et Valavoir peut s'être 
constamment tenu à l'écart du beau sexe. Grandveau et 
Froideveau ne sont pas comestibles, et Car salade n'a rien 
de végétal, car on 7 retrouve le synonyme languedocien 
de chair salée. Puisque nous touchons à la charcuterie, 
réhabilitons Bovdin et Cauchon, surnoms avec lesquels le 
porc peut n'avoir jamais rien eu de commun, etc., etc. 

Nous avons connu un Couard excellent militaire, et 
des Pourcket d'une exquise propreté. , 

Nous irons plus loin. Nous aflEîrmons que, loin de bles- 
ser, notre étude doit avoir une portée consolante : elle 
caractérise à sa façon le progrès social eu montrant des 
noms de forgerons portés par des hommes d'Etat (Dufaure, 
Favre), par des maréchaux et des amiraux (Fabert, Le- 
febvre, Fourichon) ; des noms de charretiers portés par des 
publicistes estimés (Charton) ; des noms de savetiers por- 
tés par des bibliophiles (Grolier); un nom de tailleur 
(Parmentier) a été immortalisé par le chimiste qui vulga- 



AUX CHERGHÂURS. XI 

risa la pomme de terre, et un nom de coclionnaille n'a pas 
empêché le chancelier Bacon de rester célèbre. 

L'humilité du point de départ devient alors le plus beau 
titre de noblesse, car il affirme la conquête de la notoriété 
par les seules forces de Thomme. Plus le nom est bas, 
plus haut semble celui qui n'a point voulu le quitter. Un 
descendant de serf, devenu ministre, donne à l'humanité 
la meilleure leçon qu'elle puisse recevoir sur les droits 
de rhomme et Témancipation des travailleurs. D'où cet 
axiome à répéter partout et toujours : Fais honneur à ton 
nom, et ton nom te fera honneur. 

Si tout le monde était pénétré de cette vérité, notre dic- 
tionnaire n'aurait aucune susceptibilité à ménager. 

Tous les noms de ce dictionnaire ont été relevés dans 
ÏAlmanach Didot (noms de Paris). Me renfermant volon- 
tairement dans ce cadre, je n'ai pas donné beaucoup de 
noms dont j'ai l'explication, par l'unique raison qu'ils ne 
se trouvaient pas dans le répertoire placé sous mes yeux. 
J'ai multiplié, au contraire, des variantes insignifiantes 
dont je me serais passé si j'avais eu la liberté du choix. 

Il n'est pas inutile de placer ici un très-bref aperçu de 
la marche que j'ai suivie. 

Etant admis que les noms de personnes étaient à l'ori- 
gine des mots de la langue usuelle et avaient par consé- 
quent leur signification précise, 

...Étant reconnu qu'il importe avant tout de déterminer 
cette signification ancienne, 

...Étant reconnu également que le sens de ces noms, très- 
clair jadis pour chacun, s'est graduellement obscurci, soit 
à cause des transformations de la langue et des synony- 
mies des mots, soit à cause des altérations (') et des modifi- 

(1) M. Redet, archiviste de la Vienne, a relevé quarante et une maniérée 
d*écrire le nom d'une commune de son département. A chaque instaut, dans 
le corps d'an même acte, on trouve le même nom diversement écrit. De3 
hommes instruits, comme Malherbe, Peiresc et La Boëtie, ont signé cha> 
can de six façons différentes. 



XII AUX CHERCHEURS. 

cations sans nombre amenées par l'effet du temps, par l'in- 
souciance des scribes et surtout par les prononciatiaiis 
diverses de pays où les mêmes noms semblent avoir, 
comme les vins, pris à la longue un goût de terroir parti- 
culier, 

... J'ai eu pour règle constante, dans tonte recherche de 
nom, de : 

1* Déterminer avant tout sa provenance; 

2** Sa provenance une fois déterminée, consulter les 
ouvrages propres à m'éclairer sur Tétat contemporain de 
la langue ou du dialecte auxquels il appartenait. 

L'étude de ces formes primitives ne conduit pas tou- 
jours à une affirmation. On déduit les vraisemblances, on 
expose les possibilités, et c'est déjà beaucoup. 

Pour vous prouver, par exemple, combien on peut se 
tromper devant le nom le plus facile en apparence à ex- 
pliquer, prenons en Poitou les noms de Pré-Marie, de Cfaâ- 
teau-Larcher. A première vue, est-il rien de plus simple ? 
Pré de Marie , Château de V Archer. Cela saute aux yeux. 
Mais la thèse change quand on voit que Pré-Marie s'ap- 
pelait autrefois Pratum maledictum (pré maudit). 

De même, Château-Larcher n'est qu'une déformation de 
Château- Achard, 

Grâce aux recherches de M. Redet, archiviste de la 
Vienne, nous voyons également que le lieu dit Puidufou, 
n'est pas le puits du fou, comme on serait tenté de le 
supposer, mais la colline du hêtre. De même, dans un bois 
delà Moselle, on appelait Jolifou un hêtre colossal. Il suffît 
ailleurs d'un changement de consonne pour changer la 
physionomie du nom. Tel est Auteverne (Eure), qui, ré- 
gulièrement, devrait signifier grand aune (haute verne), 
tandis qu'il signifie haute avoine, sa forme latine étant, au 
zii* siècle, alta avesna. Je cite ce dernier exemple comme 
un des plus propres à tenir tout chercheur sur ses gardes. 



AUX GHERGHfiUBS. XUC 

Une transformation, non moins curieuse, a été signalée 
par un inspecteur général de renseignement primaire ('). 

C'est celle du nom de Pont-à-Çouleuvre (Oise). En cet 
endroit se trouvent les ruines d'un vieux pont. Il est na- 
turel de supposer qu'on y a pu découvrir jadis un nid de 
couleuvres, d'où le nom commémoratif de la découverte, 
c Mais cette supposition tombe d'elle-même en apprenant 
que Pont-à- Couleuvre s'appelait autrefois Pont-à- Quileuvre. » 
Que veut dire Quileuvre ? On eût été réduit, sur ce point, 
aux conjectures, sans un texte latin où à Quileuvre est 
traduit par Pons eut aperit (pont à qui ouvre). Il faut 
donc lire à qui Veuvre (la ponctuation était fort délaissée 
par nos anciens), c'est-à-dire à qui Vovfvre, Le pont était 
clos par une barrière que le péager ouvrait après acquitte- 
ment du droit. 

Mais les étymologistes n'ont pas toujours des formes la- 
tines sous la main, et c'est alors que la connaissance des 
lieux devient précieuse. Posséder l'idiome local et causer 
avec les vieilles gens du pays, aident mieux que le dic- 
tionnaire à résoudre certaines difficultés. 

C'est ainsi qu'un officier du génie qui possède parfai- 
tement le patois des montagnes du Dauphiné, M. Albert 
de Rochas, est arrivé à se rendre compte de bien des noms 
incompris dans les Alpes. Une longue citation (*) va per- 
mettre d'en juger. Comme nous, vous la trouverez sans 
doute instructive ; par le fait, elle rentre bien dans le 
cadre de cette étude, car les noms de lieux, qui sont sou- 
vent des noms de personnes, se défigurent comme eux 
indéfiniment. Après avoir lu ce qui suit, le lecteur sera 
moins étonné des déformations étranges que nous serons 
amené à lui signaler dans le cours de cet ouvrage. 



(1) M. Cocheris qui, s'inspirant de l'excellente méthode Indiquée par Le 
Prévost, Redet, Houmé, Qaicherat et Mowat, a fait un livre spécial pour 
la valgarisatiou des études de noms de lieux. 

^S) Bile est empruntée à ses Premier» EeacUs d'un gloseaire topographique 
pour les Alpes, 1879, iu-S». 



XIV AUX CHERCHEURS. 

Dans la carte des Alpes de Bourcet, dit M. de Rochas, on trouve 
près de Briançon le hameaa de Millaures (mille vents) écrit Mylord, 
le col de la Buffe (tempête) écrit col du Buffle. Le col de VEmeindra 
(la dépression), près de Grenoble, s'est trouvé transformé d'une 
façon encore plus extraordinaire, probablement à la suite d'un dia- 
logue semblable à celui-ci : 

L'ingénieur : Gomment appelez-vous ce col? 

Le paysan : Ga? l'Ëmeindra. 

Et l'ingénieur, faisant la ^axi de l'accent local, a écrit conscien- 
cieusement : col de Salamandre. 

G'est à des circonstances analogues qu'il faut rattacher l'origine 
des noms ma narf chi (je ne sais pas) et Lous-sabés-pas (ne le sa- 
vez- vous pas?) donnés à un ruisseau d'Algérie et à un mas des 
Hautes-Alpes. 

Gassini a transformé en bois del'ABG et en plateau de l'Araignée 
le bois de la Bexsée (bois de bouleaux) près de Mont-Dauphin et le 
plateau de VArenier (carrière de sable) près du fort Barraux. 

Les cartes de Provence changent à chaque instant les baus (mon- 
tagnes escarpées sur leur pourtour) en bans ou bancs ; près d'Arles, 
l'un de ces baus auquel sa forme inclinée a fait donner le nom de 
Bau-baissa^ a bien gardé sa prononciation, mais un géographe en a 
fait Bobèche ; un autre ingénieur, aidé probablement par une erreur 
de lecture ou de gravure, a, près de Bausset (Var), écrit Jus de 
Gigot au lieu de Jas (gîte de troupeau) de Ghigo. Le nom de Ghigo 
se retrouve dans la vallée de Saint-Martin (Piémont). Il est dérivé 
de Guigo, nom d'homme très-fréquent autrefois dans ces contrées. 

Dans le cadastre de la Drôme, les noms serre (coteau allongé) 
et pié (coteau arrondi) se présentent presque constamment sous la 
forme cerf et pied; dans celui des Hautes-Alpes, le pi^ devient puy, 
mais s'écrit souvent puits; dans celui de l'Isère, la prononciation 
poé't donne lieu aux formes poè'le et pet. 

Dans la commune du Sappey, non loin de la Grande-Ghartreuse, 
le champ de la Lioure (champ du lièvre) est devenu sur les états 
de section d'abord chandeliour, puis chandelier; un trou (tuno) 
dans le roc a fini par s'appeler Rocher du nord, bien que son ex- 
position ne prête nullement à cette désignation. 

Près de Briançon, une paroi rocheuse présente un encorbelle- 
ment; le lieu se nomme, dans le pays, le Coubo et la Paré; le géo- 
mètre du cadastre en a fait le Cube et l'Appareil. 

Ailleurs un petit hameau qui contenait un abreuvoir, YAbéourou, 
est devenu l'Abbé heureux^ les lieux dits Aux usés (aux oiseaux), 
Aux issarts (aux défrichements), ont été dénommés Au zusé^ Au 
zisar. 

Ailleurs encore un lieu sauvage entrecoupé de foudres, appelé 
les Toumples, et un autre brûlé par le soleil, le Buclé^ ont pris offi- 



AUX CHERCHEURS. XY 

ciellement les noms de les Temples, le Bouclier, préparant ainsi d'à- 
mères déceptions aux archéologues qui se fieraient à l'étiquette. 

Tout le monde connaît le glacier àe*VAllée blanche dans le massif 
du mont Blanc; le véritable nom est la Laye blanche^ le lac blanc, 
dénomination très-fréquente sur les sommités des Alpes. 

Enfin, pour m'arrêter dans cette série inépuisable de métamor- 
phoses plus ou moins grotesques et pour montrer combien il est 
utile d'intervenir d'une façon intelligente dans cette question de 
noms appartenant à des idiomes qui deviennent de plus en plus flot- 
tants par suite de la désuétude où ils tombent, je ne citerai plus 
qu'un fait. 

En poursuivant à travers les campagnes ces études toponymi- 
ques, j'arrivai, près de Saint-Geoire en Dauphiné, sur un petit 
plateau dont je demandai le nom. Un paysan me répondit : Ochué; 
un autre me dit : Louchui La forme du terrain (terrain plat) ne 
me laissait pas de doute : c'était Au sueil transformé par l'habi- 
tude locale de chuinter et de supprimer les finales. (Ainsi Saint-Sul- 
pice s'y prononce Chancharpi.) Au village voisin je m'adressai à 
l'instituteur qui, après avoir consulté les matrices cadastrales, ré- 
pondit : ce C'est le Chut ainsi nommé probablement parce que l'en- 
droit est solitaire. » Survint un capitaliste du lieu qui affirma 
qu'en français on devait prononcer suez, mais qu'il ignorait ce 
que cela signifiait. Le propriétaire fut alors appelé comme arbitre 
et déclara que le terrain étant très-pierreux et trop' imposé (il me 
prenait sans doute pour un contrôleur), il fallait dire aux suées à 
cause de la peine qu'on avait à le cultiver. 

Il faut, pour porter la lumière au milieu de ces formes corrom- 
pues, non-seulement connaître les divers idiomes des Alpes, mais 
encore les lois de formation des nonis de lieux... 

Pour une raison analogue, dit encore très-justement M. de Ro- 
chas, on doit étudier avec le plus grand soin les transformations 
de lettres propres à chaque pays. Les habitants des villes ne se 
doutent généralement pas des changements très-considérables et 
très-réguliers qui s'opèrent dans la prononciation des mots à des 
flistances très-petites. Dans tel village du Briançonnais, 1'^^ ïn et 
1*09 se transformant en r, rendent très- difficile à un étranger l'in- 
telligence du proverbe suivant, par exemple : 

Uro bouero mouoro, uro bouero tchabro è uro fremo soun trei 
marria betia (une bonne mule, une bonne chèvre et une femme 
sont trois mauvaises bêtes), proverbe que dans un village voisin on 
prononcera : 

Una bouna mula, una bouna chabre et una feme soun trei mala 
betia. 

Qui reconnaîtrait dans tsaé, IsoU, méa, moé, les mots château, 
chasseur, mine, molard? Et cependant les premiers se déduisent 



XVI AUX CHERCHEURS. 

immédiatement des seconds quand on sait que dans la grande 
partie de la Tarentaise, lo ch se transforme en ts^ Va en o, que 
la consonne médiane disparaît dans les mots de deux syllabes, 

GvCtf 6l>C< 

L'extrait qu'on vient de lire est long, il ne concerne 
pas directement mon sujet, et cependant je n'en ai voulu 
rien omettre, parce que tout ce que M. de Bochas expose 
avec tant de clarté et de pénétration peut s'appliquer 
aux noms de personnes, avec cette différence qu'une 
provenance incertaine augmente souvent la difficulté de 
s'en rendre compte. 

C'est encore pis pour certains cas exceptionnels. Il est 
des noms qui ne sauraient être expliqués par aucun pro- 
cédé. Tels sont Quatre-Barbes, Voltaire, Halévy, Nadar, 
Chaix d'Est-Auge, qu'on trouvera plus loin à leur rang. 
Leur origine est entièrement anecdotique. 

Tout cela n'est pas fait, il faut l'avouer, pour donner 
beaucoup d'assurance à l'étymologiste. 

Mais cette défiance de no us-même doit-elle aboutir au 
rejet de toute œuvre de recherches comme celle que nous 
poursuivons? Parce qu'elle éclaire la marche, est-ce une 
raison pour ne pas oser se mettre en chemin? Non, sans 
doute ! Nous partirons donc et nous ferons de notre mieux, 
sans prétention aucune à l'infaillibilité, mais avec la 
conviction d'avoir fait le possible, dans la mesure de nos 
forces. Une fois en possession parfaite de la clé de nos 
abréviations et de l'indication de nos sources (dont je ne 
saurais trop récommander la lecture attentive), vous serez 
d'ailleurs associés à nos recherches et mis à même de les 
contrôler comme de les pousser plus loin. 



\ 



OUVRAGES CONSULTÉS 

Cette nomenclature ne comprend pas les ddottonnaires usuels. 

Noms de saints. 

Martyrologe universel, par Chastisilain. Paris, Léonard, 
1709, in.4^ 

L*abbé Chastelaîn avait précédemment donné à Ménage 
un millier de noms déformés de saints qui ont été placés 
dans son Dictionnaire étymologique (Paris, 1694). 

Bttuale romanum, Accesserunt ad finem nomina Etollan- 
dorum et Frisonum accomodata nominihus sanctorum, qui 
in ecclesià celébrantur. Antuerpise, Aaltsz, 1726. 

Dictionnaire historique des personnages célèbres de 
l'antiquité, avec Tétymologie et la valeur de leurs noms 
et surnoms, par Pr. Nobl. Paris, Nicolle, 1806, in-8®. 

Dictionnaire unwersel, vulgairement appelé Dictionnaire 
de Trévoux. Paris, 1771, in-folio. 

Scott. Les Noms de baptême et tes Prénoms. Paris, 
Houssiaus, 1857, in-16 (une seconde édition a paru en 
1858). 

Dictionnaire étymologique des noms propres d'hommes, 
par Pattl Hecciubt-Boucrand. Paris, Sarlit, 1868, în-8®. 

Notices sur Borne, les noms romains, par l'abbé J. Mar- 
chant. Paris, Rollin, 1869, in-8^ 

Noms celtiques. 

Attendant qu'on ait pu reconnaître plus nettement la 
part réelle du celtique dans les noms latins et germa- 
niques, je n'ai usé qu'exceptionnellement des dictionnaires 
irlandais et bretons, du Trésor de Bullet et du Diction- 
notre Celtique d'Obermuiler. 



XVUI OUVRAGES CONSULTÉS. 

Noms de langue d'oc . 

RA.YNOUARD. Lcxîque roman, Paris, 1838, six in-8®. 

Dictionnaire provençal-français, ou Dictionnaire de la 
langue d'oc ancienne et'modeme, parle D' S. J. Honnorat. 
Digne, Repos, 1847, trois in-4°. 

Noms de langue d'oU. 

E. LiTTBÉ. Dictionnaire de la langue française (partie 
historique). Paris, Hachette, in-folio. 

Laoohbe. Dictionnaire du vieux langage français. Paris, 
1765-1767, demi-in-12. 

Glossaire de la langue romane, par Rociuepoet. Paris, 
Warée, 1808, trois in-8° (avec le supplément). 

P. Gras. Dictionnaire du patois forézien. Lyon, Brun, 
1864, in-12. 

Glossaire du patois poitevin, par Tabbé Lalanne. 
{Mémoire de la Société des antiquaires de l'Ouest, t. 32) ; 
Poitiers, 1868, in.8^ 

Vocabulaire du Haut-Maine, par R. de Montesson. 
Paris, Lanier, 1857, in-12. 

Dictionnaire du patois normand, par Edelestand et 
Alfred Ddméril. Caen, Mancel, 1849, in-8". 

Noms de famille normands étudiés dans leurs rapports 
avec la vieille langue, par Henri Moisy. Paris, Vieweg, 
1875, in-8^ 

Dictionnaire du patois de la Flandre française ou wal- 
lonne, par Louis Werhesse. Douai, Crépin, 1867, iu-8®. 

Glossaire lillois de L. Debuire de Bue. Paris, Ga- 
rousse, 1867, in-8°. (Voir aux noms flamands,) 

Glossaire étymologique du patois picard, par l'abbé 
Corblet. Paris, Dumoulin, 1851, in-8°. 

Dictionnaire roman- wallon, par un religieux bénédictin 
(Dom Jean François). Bouillon, 1777, in-4^ 



OUVRAGES CONSULTÉS. XIX 

Glossaire du patois messin, par D. Lorrain. Nancy, 
Sidot, 1876, in-8^ 

Vocabulaire du patois du pays messin, par Eugène 
EoLLAND. Paris, Franck, 1873, in-8**. 

P. Tarbé. Glossaire de Champagne ancien et moderne 
(Recherches sur Thistoire du langage de Champagne, 
tome II). Reims, 1851, in-8°. 

Vocabulaire du dialecte et du patois de la province de 
Bourgogne, par Mignard. Paris, Aubry, 1870, in-8°. 

Glossaire du centre de la France, par M. le comte Jau- 
BEBT. Paris, 1856, trois in-8*. 

Notre travail a précédé malheureusement la publication du dic- 
tionnaire de Sainte-Palaye qui nous eût été fort utile. 

Il n'existe point de dictionnaire général de la langue d'oil avec 
renvois aux dialectes de nos provinces. Cette privation nous a été 
d'autant plus sensible que nous avons cherché à distinguer les pro- 
venances méridionales et septentrionales des noms, en les divi- 
sant en mots de langue d'ofc et de langue d'oil. Pour les premiers, 
le glossaire .d'flonnorat a rendu la tâche facile ; tous les mots anciens 
s'y trouvent rappelés, avec indication des dialectes. Pour les mots 
de langue d'oil, le triage offrait plus de difficultés, car Roquefort 
confond les langues romanes du Sud et du Nord. Nous avons donc 
usé de la partie historique du dictionnaire de Littré, des glossaires 
provinciaux et des mots de Roquefort qu'Honnorat ne revendiquait 
pas. 

Noms de langue bretonne. 

Dissertation sur V origine et la formation des noms de 
famille en Bretagne, par P. de Courcy. Rennes, Castel, 
1850, in-8o. 

Dictionnaire celto-breton ou breton-français, par J. F. 
M. M. A. Le Gonideo. Angoulême, 1821, in-8^ 

Noma allemands et vieux noms germaniques. 

PoTT. Die Personennamen, Leipzig, 1853, în-8°. 

Altdeutsches Namenbuch^ von D' Ernst FSrstemann. 
Nordhausen, 1856, în-4®. 

Die Kosenamen der Germanen, eine Studie, von D*" Franz 
Stark. Wien, Tendler, 1868, în-8«. 



XX OUTRAGES CONSULTÉS. 

Le Namenbuch àe Fôrsteniann estua répertoire historique précieux 
par ses exemples, car toutes les formes des noms y sont citées 
avec les dates et les renvois aux textes justificatifs. C'est égale- 
ment d'après Fôrstemann que nous avons hasardé nos explications. 
T^ous ne saurions trop répéter qu'elles sont généralement données 
par lui sous forme dubitative. Ses réserves doivent être renouvelées 
ici, une fois pour toutes, et nous regrettons vivement de n'avoir 
pu les reproduire dans le texte à chaque occasion. 

Si c'était à recommencer, je ne chercherais pas rexplication 
de la dernière des deux parties qui composent généralement les 
vieux noms germaniques. Pour les désinences qui se rencontrent 
le plus fréquemment (comme Vulf, Hard, Aid, Rie, etc. i, Fôrstemann 
est amené dans le cours de son travail à déclarer qu'elles peuvent 
être insignifiantes en beaucoup de cas. Cependant, il est difficile 
d'admettre que Rie signifie quelque chose au commencement d'un 
mot et qu'il ne veuille rien dire à la fin. De même pour Aid, Hard, 
Vulf, etc. L'érudit allemand a été sans doute gêné par le redouble- 
ment que présentait le sens de certains mots. Ainsi, d'après son 
système, Gandulf serait composé de gand (loup), et de ulf (loup), 
ce qui ferait loup-loup, si on tenait compte de la finale. D'autre 
part, l'équivalent Nivo iive Nivardus (voy. l'article Nival), cité par 
lui d'après un diplôme de Pardessus, semblerait afiirmer que la 
finale ard pouvait être un simple enjolivement, comme dans le 
titre du xiv^ siècle, où j'ai relevé la mention Jacommin dit Ja- 
guars, qui enlève à ces deux finales les valeurs diminutive (m) et 
augmentative (ard) que des esprits judicieux croient pouvoir leur 
reconnaître par analogie. 

• 

Noms flamands, anglais, italiens et espagnols. 

Les Flamands à la bataille de Cassel, 1328. Noms des 
Flamands morts dans cette journée, avec table et notes 
philologiques, par E. Mannieb. Paris, Aubry, 1863, 
in-8^ 

Our English surnames tkier sources and significations 
byCh. Wareing Bardsley. London, Cbatto, 1873, in-l2. 

English surnames hj Mark Antony Lowe&. London, 
Russell Smith, 1875, deux in-18. 

Vocabolario de nomi propri sustantivi, compilato da 
Cl. Ermanno Ferrari. (Dizionario délia lingua italioMa, 
vol. Vn.) Padova, 1830. 

Ensayo historico etimologico filologico sobre losapellidos 



OUVRAGES CONSULTÉS. XXI 

Casiellanos, par D. José Godoy Algantaba. Madrid, Riva- 
deneyra, 1871, in-12. 

Noms de lieux. 

Diciionnatre topographiqae de ]a France, comprenant 
les noms de lieux anciens et modernes, publié par ordre 
du Minietre de l'instruction publique et sous la direction 
du Comité des travaux historiques et des Sociétés savantes. 
Paris, Imprimerie nationale, 1861-1874, quatorze in-4®. 

Collection remarquable et malheureusement trop peu 
connue. C*est une des publications les plus utiles qui aient 
paru sous les auspices ministériels. On ne peut qu'en 
souhaiter le prompt achèvement. Puissent tous les dépar- 
tements rivaliser avec nos provinces de TËst qui ont 
donné quatre volumes sur quinze parus [Meuse, par 
Liénard ; Moselle, par de Bouteiller ; Meurthe, par Lepage ; 
Haut-Rhin, par Stoffel). Les autres volumes publiés sont : 
V Aisne, par Matton; V Tonne, par Quantin; VAube, par 
Boutîot et Socard; la Nièvre, par de Soultrait; Eure-et- 
Loir, par Merlet; le Morbihan, par Rosenzweig. Le midi 
n'est encore représenté que par MM. Raymond (Basses- 
Pyrénées)^ Germer-Durand {Gard)^ Eugène Thomas {Hé- 
rault)^ de Gourgues {Dordogne). Depuis 1874, on n'a mal- 
heureusement vu paraître que les dictionnaires deTEure, 
par M. de Blosseville, et de la Mayenne, par M. Maître 
(1878). 

Étude sur la signification des noms de lieux en France, 
par A. HouzÉ. Paris, Hénaux, 1864, in-8°. 

De la Formation française des anciens noms de lieux, par 
J. QcicHERAT. Paris, Franck, 1867, in-12. 

Entretiens sur la langue française. II. Origine et for- 
mation des noms de lien, par Hippolyte CocHeais. Paris, 
Rouge, s. d., in-8'' (1869). 

Conférences sur la lecture des cartes topographîques, 
par P. Seipfeb. Paris, Delagrave, 1874, in-8°. 

Dictionnaire des anciens noms de lieux du département 



XXII OUVRAGES CONSULTÉS. 

de TEure, par Auguste Le Peevost. Evreux, Ancelle, 
1839, iii-8°. 

Bedet. Les Noms de lieux du Poitou. (Mémoires de la 
Société des antiquaires de TOuest. Année 1847.) 

Mannier. Études sur les noms des villes, bourgs et villages . 
du Nord, Paris, 1879, in-8°. 

De Kochas d^Aiglun. Essai d'un vocabulaire topogra^ 
phique des Alpes. Paris, 1879, in-8". 

Études onomastiques contemporaines. 

Atlas étymologique et polyglotte des noms propres les 
plus répandus, par M. Bourdonné. Paris, Durand, 1862, 
deux br. in-folio (les lettres A et B ont seules paru). 

J. Sabatier. Encyclopédie des noms propres, Paris, 
librairie du Petit Journal, 1865, in- 12. 

Origine, Étymologie et Signification des noms propres et 
des armoiries, par le baron de Coston. Paris, Aubry, 
1867. in-8°. 

Noms propres anciens et modernes. Etudes d'onomatolo- 
gie comparée, par Robert Mowat. Paris, Franck, 1869, 
in-8^ 

Glossaire étymologique des noms propres de France et 
d'Angleterre. Ethnologie etfamiliation, par E. Le Herigher. 
Avranches, 1870, in-4® de 107 pages. (C'est une liste de 
radicaux latins, avec groupement de dérivés français.) Le 
même auteur a publié une étude des noms normands dans 
les Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, 

Les Noms de famille, par Eugène Ritter. Paris, Franck, 
1875, in-8^ 

Nos Noms propres, par Bourdonné. Première partie. 
Paris, Sandoz, 1877, in-12. 

Voir aussi les travaux de MM. Makkibb (Flandre), MoiST (Normandie), 
DE CouBCT (Bretagne), que nous avons cités plus haut. 



ABREVIATIONS 

Pour mieux comprendre encore nos explications, il est essen- 
tiel de lire attentivement l'indication des sources qui se 
trouve placée aux pages précédentes. 



Abr. — Abrévi(Uion. — Le besoin 
de simplifier la nomenclature a 
fait confondre sous cette seule 
désignation tous les cas paiiicu- 
liers de raccourcissement nommés 
aphérèses, apocopes et contrac- 
tions, dans le monde philologique. 

Abb. déb. — Abréviation dérivée. 
AtjIj. — Allemand. 
Amc. — Ancien. 
Anol. «- Anglais, 
BoiTBO. — Bourguignon. 
Bbbt. — Breton. 
C.-A-D. — CTest-à-dire. 
Champ. — Champenois. 

DUR. — Dérivé. — Nous avons dé- 
signé ainsi tous les allongements 
du même nom (qualifiés jusqu'ici 
diminutifs, augmentatifs, péjora- 
tifs, etc.). Il nous a paru dangereux 
de préciser, car leur détermination 
ne nous semble pas pouvoir être 
établie assez nettement. Ainsi dans 
certains actes anciens un même 
personnage est-il désigné indiffé- 
remment par son nom et par le 
diminutif de ce nom, ce qui don- 
nerait an diminutif une valeur 
simplement familière, sans allu- 
sion de taille ou d*âge, comme on 
l'a cru jasqu*ici. 

D'autre part, Baillet nous ap- 
prend que saint Antoine de Pa- 
doue fat nommé Antonin à cause 



de sa petite taille. Mais on trouve 
en même temps bien des exemples 
contradictoires. 

Au siècle dernier, l'abbé Bri- 
zard, gardien des archives des or- 
dres royaux (voy. ses Notes ma- 
nuscrites à la bibliothèque de 
l'Arsenal), constatait que dans le 
même acte la même personne était 
qualifiée Robert et Robinet, une 
autre ^audin et Thibaud, etc. Dans 
les Comptes manuscrits de Nettan- 
court, le 13 juillet 1355, j'ai trouvé 
un c Jacommins dit Jaquars du 
Chastelet > (bibliothèque de l'Arse- 
nal). Enfin, un texte de Gautier de 
Coinsy met en scène un fidèle 
priant saint Pierre, qu'il appelle 
Perron. Mathieu de Bethencourt, 
le navigateur normand, s'appelait 
aussi Maciot. 

Esp. — Espagnol. 

ExcBPT. — Exceptionnellement. — 
Nous rangeons à la suite de cha- 
que nom le sons qu'il pouvait avoir 
dans le temps où il a été donné. 
Beaucoup de ces interprétations 
sont plus ou moins probables, mais 
nous n'avons voulu rien omettre 
de ce qui pouvait éclairer le ter- 
rain. Cependant, certains sens doi- 
vent être si évidemment préférés 
à d'autres , que nous avons fait 
précéder ces derniers du mot ex- 
ceptionnellement qui accuse pins 



XXIV ABREVI 

nettement lenr moindre vraisem- 
blance. 

F. — Forme. — Noos entendons par 
forme une des manières différentes 
d'écrire le même nom. Autrefois, 
on ne se piquait pas de régularité 
sur ce point. Ainsi M. Redet, ar- 
chiviste de la Vienne, a relevé 
jusqu'à quarante et une manières 
d'écrire le nom de Fouillé dans ! 
les actes anciens qui concernaient 
cette commune de son départe- 
ment. £n ce qui concerne les in. 
dividus, l'insouciance n'était pas 
moins grande, et rien n'est plus 
fréquent que de voir non-seule- 
ment le nom du mémo person- 
nage écrit de deux manières dans 
le même acte, mais ce personnage 
lui-même signer de plusieurs fa- 
çons. Des lettrés tels que Peiresc, 
La Boëtle, Montaigne ont écrit 
chacun leur nom de quatre ma- 
nlères. l'indifférence des hommes 
est venue se Joindre l'influence 
des prononciations de chaque pays 
qui ont influé sensiblement sur la 
manière de l'écrire. (Voy. à ce su- 
jet Gérard, p. 193.) 

Flam. — Flamand.) 



.\TIONS. 

Gbbm. — Germanique, 

HÉBB. — Hébreu. 

Ital. — Italien. 

M. s. Q. — Mime sene que. — For- 
mule employée pour éviter des 
redites. 

MOD. — Moderne, 

N. D. L. — Nom de lieu. 

N. D. YOisiK. — Nom de voisinage. 
— Cest-à-dire point de repère 
choisi dans le voisinage de l'habi- 
tation pour en désigner le proprié- 
taire. 

No su. — Normand. 

Oo. — Moi de langue d^oe. — Anciens 
dialectes de la France méridio- 
nale. 

OïL. — Mot de langue d'oil. — An- 
ciens dialectes de la France sep- 
tentrionale. 

Vlk^t, — Plantation. — C'est-à-dire 
terrain où croît particulièrement 
le végétal indiqué. 

V. — Voyes. 

y. KOM GEBM. — Vieux nom germa- 
nique. 



N. B. C^ Dictionnaire n* est pas une œuvre d'imagination; 
c'est un calcul de prohabilités sur les formes anciennes de 
chaque nom. Lorsqu'une forme a plusieurs sens, nous ne 
choisissons pas; nous donnons tous ceux qui nous^ont connus, 
en numérotant par ordre de vraisemblance, ' 

Une concision nécessaire a fait user de fréquentes abré- 
viations. Pour les bien comprendre, on est prié de se reporter 
aux explications qui suivent notre avant-propos. 



Aaron , Aron. Bien qu'il ait été 
porté par quatre «aints , le nom 
d'Aaron semble ne s'être pas ré- 
pandu en dehors du monde Israé- 
lite. Aaron et Aron sont deux 
formes d'un même nom. Les an- 
ciens hébraïsants le faisaient venir 
d'aftar : monVtgne.^Les hébraïsants 
modernes que J'ai consultés lui 
donnent le sens de coffre, arche, 
tabernacle (qui s'écrit aussi aron en 
hébreu). 

Abadie, Abbadle. S'est écrit 
dans l'origine D'abadie on De Va- 
hadiê. Les Lahadi» sont encore nom- 
breux. Le mot essentiel {ahadie) est 
resté seul. On ne peut qu'y recon- 
naître l'ancien mot provençal aha- 
dia (abbaye, maison de relig^ieux 
gouvernés par un abbé) , ou eûcore 
oftodia (forêt de pins). Les premiers 
personnages qui ont reçu ce sur- 
nom devaient donc habiter prés 
d'une forêt de pins ou d'une ab- 
baye ; ils ont pu encore être les 
tenanciers de cette même abbaye. 
Ils étaient , en outre , d'origine mé- 
ridionale. 

On rencontre aussi des Abbadie 



et des Làbbadie; ils doivent ê^re 
interprétés de même , en éliminant 
toutefois le sens de forit de pine , 
qui ne concerne que les Abadie 
(avec un seul b). 

Les noms d^Abbat et de Labat ont 
qualifié jadis généralement des gens 
attachés à la personne de l'abbé, au 
chef de l'abbaye. Pour reconnaître 
entre plusieurs homonymes , un 
Pierre, tenancier d'abbé, on l'a 
appelé Pierre l'Abat, comme on a 
dit la ville VEvique pour le domaine 
de Vévique. 

Ici on peut me demander si je 
prétends que tons les habitants de 
la lisière d'une forêt de pins et tous 
les descendants des employés ou 
tenanciers d'abbaye s'appellent au- 
jourd'hui Abbadie f  ce compte , il 
en serait resté bien peu. 

O'est là une objection si naturelle, 
que j'avais hftte de la poser le pre- 
mier, afin d'y répondre une fois 
pour toutes. 

Non, on n'a pas nommé Abadie 
tous les voisins d'une forêt de pins, 
parce qu'une telle dénomination, 
par cela même qu'elle était com- 
mune à tous, aurait manqué le but. 



LOB.-I<ARO. 



2 Abe 

Il ne faut pas oublier qu'à Porigine, 
c'est-à-dire vers la fin du xr siècle , 
le besoin de rédiger d'une façon 
plus précise des actes de notoriété 
et des pièces comptables a seul fiait 
ajouter le surnom des gens aux 
noms de baptême , généralement 
seuls inscrits jusque-là. Si donc un 
notaire ou un receveur a dû qualifier 
deux Pierre dans un même village, 
mais en ce oas-là seulement, il a 
donné le nom d^Abadie an Pierre 
voisin d'un bois de pins, et celui 
d*Ahbadie au Pierre qui habitait 
près de l'abbaye , on dans l'abbaye 
même, à un titre quelconque. 

Abbat. Voy. Abadie. 

Abbatucci. En italien petit abbé. 
De même le nom à.*Abbot annonce 
l'abbé d'Angleterre ; le nom d^Abt, 
l'abbé d'Allemagne ou de Flandre. 

Abbexna. Nom remarqué au Sa- 
lon de peinture. Le livret m'apprend 
que Mil« Abbema est d'Etampes, 
mais sa famille est certainement 
hollandaise. Abbema est un dérivé 
flamand du nom de saint Abraham , 
comme Tadema (deuxième nom d'ar- 
tiste contemporain) est un dérivé 
flamand du nom de saint Thaddée, 
comme Habbema (encore un nom 
d'artiste que nous connaissons tou- 
jours) est un dérivé flamand du nom 
de saint Eoban, 

Abbot, Abt, Voy. Abbatueei. 

Abelllard, Abeille, Abeillon» 
Abeiller. Au moyen &ge, où faute 
de sucre la consommation du miel 
était grande, la garde des ruches 
occupait plus de surveillants qu'au- 
jourd'hui ; on les nommait Abeillard 
et Abeiller. 

En Espagne, le même employé 
s'appelait abejero, dont l'équivalent 
apchier se retrouve dans le midi de 
la France , comme le fait justement 



Abo 

observer M. le baron De Coston 
dans son ouvrage sur VOrigine des 
noTM propres. 

Du côté de nos provinces du Nord 
et de l'Est, comme il le dit très- 
bien aussi, la garde des abeilles 
{biene et par abréviation bi) a créé 
les mots Biguardf Bigard, Bigre. 

Il est entendu que Lebigre a la 
même origine. C'est un bigre qui a 
conservé son article. 

Abeille peut aussi , je le crois du 
moins , être un de ces noms d'in- 
sectes qui symbolisaient souvent le 
caractère des gens. En fait d'ono- 
mastique, le peuple a devancé La 
Fontaine. Un homme piquant on 
ses propos aura pu être appelé 
Abeille, comme on a .pu nommer 
Lamouehe l'indiscret qui ne tenait 
pas en place et bourdonnait sans 
cesse. 

Abel. Nom de baptême devenu 
nom de famille; son origine est 
hébraïque. On lui a donné succes- 
sivement les sons très-différents de 
c vanité, deuil, affliction, misérable, 
pleureur , sou^e , vapeur > . On 
penche aujourd'hui pour vanité, 
rhébreu Hébel signiflant en même 
temps Abel et vanité; pour être 
complet, n'oublions pas que Abel 
signifle en langue d'oc ou abeille ou 
habile. Il aurait en ces derniers cas 
désigné un homme piquant ou in- 
dustrieux. 

Aboat. En vieux français ou 
langue d'oil, About a signifié borne, 
limite de champ*, et encore hypo- 
théque. Un nom de borne peut être 
à la rigueur un nom d'homme ; il 
ne serait pas impossible qu'il ait 
été celui d'un arpenteur juré. Mais 
11 est fort possible aussi qu'il soit 
la forme abrégée d'un vieux nom 
franc, comme il en est resté tant 
sur notre sol , qui semble n'avoir 
gardé que cela de ses anciennes 
invasions. Noms francs et vieux 



AbP 

noms germaniques , c'est même 
chose. On les trouve tons réjinis 
avec la date des documents où ils 
sont cités pour la première fois, 
dans un gros répertoire publié à 
Nordhausen, en 1856, par le docteur 
Fdrstemann. Je me hâte de le feuil- 
leter et je tombe sur le nom Adbold 
et la date de 818. Adbold peut par- 
faitement avoir fait Ahout comme 
Berthold a fait Berthoud. 

Mais pourquoi le t final d'About 
au lien du d d'Âbold ? 

Quand on remonte si haut, il n'y 
faut point regarder de si prés. Un 
même nom s'écrit de plusieurs fa- 
çons différentes sur le même point, 
dans la même année) et quelquefois 
dans le même acte. Ainsi, pour 
rester près de Berthoud ci-dessus 
nommé, on rencontre encore les 
noms de Bertou, Bertout, Bertoux, 
qui, malgré la différence de leurs 
finales, sont formés du même nom 
(Bertulf). 

Je crois avoir montré comment 
notre moderne Ahout peut ê tre l'an- 
cien Abold. U convient d'ajouter 
qvi* Adbold signifiait noble hardi en 
ancienne langue germanique. Ad 
est une abréviation d^Adal : noble ; 
bold est une forme de bald : hardi. 

Abraham. Nom hébreu porté 
par une demi-douzaine de saints. 
Selon la tradition juive, Abraham 
s'appelait simplement Abram {Ab: 
père ; ram : éminent , sublime ). 
Dieu lui ayant promis une nom- 
breuse postérité, ce patriarche en 
prit acte aussitôt en ajoutant à son 
nom ham (multitude, peuple), ce 
qui donne Ab-ram-ham (père émi- 
nent du peuple), d'où. Abraham. -^ 
Les noms de Brame, Bramet et 
Brawuird sont chez nous des abré- 
viations dérivées d'Abraham ; elles 
doivent être origrinaires du Nord, 
car Bram est encore en Flandre une 
forme populaire du nom de saint 
Abraham. 



Ach 3 

Abxial, avril, en Ungûe d'oc. 
C'est un nom destiné à rappeler lo 
mois de la naissance , et il n'est pas 
le seul, pour ne citer que Janvier 
et Décembre. Si nous quittons avec 
Abrial les régions du Midi, nous 
trouverons bien d'autres formes qui 
sont Avrial, Avril, AvrilleuXf Avril- 
lier, Avrillon, — tous noms d'hom- 
mes fort bien portés et relevés par 
uOfis dans un gros livre que tout le 
monde connaît et qui s'appelle VAl- 
manach du Commerce. Je tiens à ci- 
ter mes auteurs, afin qu'on no me 
soupçonne pas de baptiser les gens 
pour les besoins de ma cause. 

£n ce qui touche Avrillier, un 
scrupule me vient cependant. Il peut 
aussi très-bien être une forme du 
mot de langue d'oil avrilleor (pro- 
priétaire d'essaims d'abeilles). Le 
droit perçu sur les ruches, car les 
abeilles avaient jadis leur impôt 
(nous avons oublié celui-là), s'ap- 
pelait également avrillerie^ ce qui 
confirme notre doute et doit faire 
admettre la possibilité d'un sens 
nouveau. 

Aohard. A première vue , celui- 
ci a l'air de s'expliquer tout seul. 
Achard devait être l'homme à la 
hache, l'homme qui hachait par mé- 
tier ou par goût. La chose serait 
possible si Achard prenait un h 
(sans calembour) pour commencer 
et s'écrivait Hachard. Mais il s'écrit 
Achard , avec un seul ft , et de plus 
il paraît comme nom d'homme dès 
le xi« siècle , époque à laquelle le 
mot hache n'existe pas. Il convient 
donc de se rallier à l'avis des érudits 
d'outre • Rhin , qui reconnaissent 
dans Achard un vieux nom germa- 
nique ahrégé d'Agi - hard : chef 
aguerri {Ag : qui mène , qui dirige ; 
hard : endurci, aguerri). II y a neuf 
siècles qu'il se trouve dans les textes 
sous la forme actuelle. — Je dois ici 
ajouter qu'on attribue aussi à ce 
nom une origine grecque en le fai- 



4 Adé 

sant venir d^acharieiê (diegracieux). 
Je n'en crois rien : 1<> parce que 
la finale hard est toujours un in- 
dice certain d'origine germanique ; 
2» i>arce que le grec cKhariei» ne 
peut faire achard, même en s'alté- 
rant avec le temps ; 3° parce que les 
noms grecs adoptés en France sont 
généralement des noms canonisés 
et pris en bonne part. 

Aokermann. Ici nous avons 
affaire à une importation germa- 
nique relativement récente et par 
conséquent d'explication facile. "Âc- 
kermann est l'homme {mann) des 
champs labourés {aeker)j c'est le 
laboureur allemand. 

Acdocque. Ce fut le sonneur de 
la Picardie , du Berri , du pays 
wallon ou de la Flandre fran- 
çaise} l'homme à cloque (cloche). 
Le nom de Cloquemin est celui d'un 
ancien confrère en sonnerie. Nous 
y retrouvons la forme francisée 
de Clokeman, qui se dit encore 
en patois picard pour • sonneur de 
cloche >. 

Aidalbert. Voy. Albert. 

Adam. Comme nom hébreu, il 
veut dire terre et sang , et il est à 
remarquer que dans la langue des 
brahmanes de l'Inde, Âdimo (Adam) 
veut dire aus&i « enfant de la terre » . 
Comme nom de baptême , Adam a 
été chez nous la souche de plusieurs 
autres noms , tels que ceux de Ade- 
nat , Adenet , Adnxt, Adnot. A pre- 
mière vue on ne s'explique pas 
qu'Adam n'ait pas fait plutôt Ada- 
metf Adamot. Mais il convient d'a- 
jouter qu'au moyen âge on écrivait 
plus souvent Adan et Aden que 
Adam. 

Adélaïde, Adèle, Adeline. 

Trois noms féminins de même 
souche. Adeline vient d'Adèle qui, 



A|fa 

à son tour , est une simple abrévia- 
tion d'Adélaïde , nom de sainte qui 
s'écrivait y il y a neuf cents ans, 
Adalhatd. Encore un nom g^rmar 
nique incontesté et composé de 
deux parties (Adal-haid) comme 
tous ceux de même provenAnee. 
Adal veut dire noble. On est d'ac- 
cord sur ce point, mais c'est tout ce 
qu'on paraît savoir. 

Adelmar, Adhémar, Adolphe. 

Encore trois vieux germains d'ori- 
gine. Les deux premiers n'en sont 
qu'un , car leur père commun est 
Aihalmar {athal : noble ; mar : il- 
lustre) qu'on rencontre tel dans les 
actes dès le viii* siècle. D'Athal-ulf 
(athal: noble ; ulf: secourable) est 
venu Adahulff qui a fait le nom de 
saint Adolphe, en latin Adulftis. 

Adenat, Adenet. Voy. Adam. 

Adnet , Adnot. Abréviations 
d'Adenat, Adeuot. Voy. Adam. 

Adolphe. Voy. Adelmar. 

Adrien. Les amis du grec ont 
voulu le faire venir d'adroa , vigou- 
reux. Mais ) comme nous avons 
affaire à un nom de saint latin , re- 
portons-nous d'abord à sa forme 
latine qui est Hadrianus. Or , non- 
seulement le grec adros n'a rien de 
commun avec elle , mais d'autre 
part Hadrianus a une signification 
qui convient parfaitement à un nom 
d'homme ; il veut dire : originaire 
de Hadria, ville de l'ancienne Italie, 
qui a donné son nom au golfe Adria- 
tique. 

Agalsae, Agasse, Agasaiz. Au 

Nord comme au Midi ces trois noms 
signifient pie. Autrefois ils s'écri- 
vaient un peu différemment. Agaisse 
était aguesse ; agassiz était agacie ; 
mais ces déformations sont encore 
trés-reconnaissables. 



Aim 

C'était un Bomom donné Jadid 
anx querelleurs, dit-on, et aussi aux 
grands causeurs , car il me souvient 
qu'en un village du pays Messin 
(Pange), habité par plusieurs Four- 
nier, on appelait le plus bavard 
FournUr VAigueise. — On sait com- 
bien la pie est jaseuse. ' 

Agnel, Agnellet, Agnlel. Le 

premier et le troisième voulaient 
dire en langue d'oil agneau. Sur- 
nom d'homme doux. La douceur de 
l'agneau fut toujours proverbiale. 
Agnellet est un dérivé, et peut avoir 
le sens de petit agneau. 

Aigneperse. Originaire d'Aigue- 
perffe, nom de lieu du Midi, signi- 
fiant eau hleue. Au moyen âge , le 
perê se confondait avec l'aasur, et uo 
blasonnier de ce temps Ta dit très- 
ne:tement : « La couleur de pers est 
clamée (proclamée) azur, s'elle (ainsi 
elle) est à droit (à bon droit , juste- 
ment) nommée. * 

Aimard, Alxnon. — Noms francs, 
c'est-à-dire germaniques. La lettre 
Â, plus que toute autre, a conservé 
le témoignuige vivant de leur inva- 
sion. Vers le yi" siècle, Aimard et 
Aimon s'écrivaient en latin Heimar- 
due et Haimo. Les noms modernes 
Himard, Himart, Himon ont con- 
servé la physionomie primitive et 
ont le même sens, tandis que les 
nôtres se débarrassent de Tinitlale 
H dès le vn« siècle ; mais leur éty- 
molog^ste doit la ramasser pour 
constater quUls dérivent de Haitn : 
maison, domaine, hameau. 

Aimé. Forme du nom de saint 
Amé qui, comme Amat, autre nom 
de saint, vient du latin Amatas, 
aimé, chéri. 

Almerio. Voy. Henri. 

Aimon. Voy. Aimard. 



Alb 5 

Alabarbe. Nom d'homme barbu. 
Mais tous les hommes n'étaient-ils 
point barbus autrefois comme au- 
jourd'hui ? Sans doute , mais sup- 
posons qu'il ait fallu distinguer 
deux Jean, un imberbe et un barbu, 
on aura donné au second le surnom 
d^Alabarbe. 

Alain. Nom de saint breton (en 
latin Alanua : Alain). Ce nom de 
peuple est très-répandu en ' Bre- 
tagne. Les Alains formaient une 
nation barbare qui avait envahi les 
Gaules au v<-' siècle, comme tant 
d'autres. Devenus ensuite les alliés 
du Romain Aétius, ils avaient été 
envoyés par lui dans l'Armorique 
rebelle où ils étaient restés. 

Alard. Voy. Allard. 

Alaiio. Voy. Alary. 

Alary. — Peut-être un Hilairey 
car en langue d'oc Hilaire est 
appelé Alari ; mais il dérive aussi 
du vieux nom germanique Alaric, 
non moins correctement qu'Aubery 
d'Albéric. Or Alaric n'est autre 
chose que l'abréviation d'Athalaric 
{athal : noble ; rie : riche , puis- 
sant), qui se réduit en Alaric dès 
l'an 690. 

Alavoine. Voy. Allorge. 

Alban , Albanel , Albani. 
Comme Auhanel vient à'Auhan , 
Albanel et Albani viennent d* Alban 
qui signifie blane en langue d'oc. 
Blanc de visage ou blanc d'habit.... 
Il serait difficile de préciser aujour- 
d'hui. Pour ne rien oublier, ajou- 
tons qu'Alban est aussi un nom de 
saint (en latin Albanus , originaire 
d'Albe ou d'Albanie). De là les noms 
de lieux Alban , Saint-Alban. li* Al- 
ban est enfin un petit oiseau de 
proie (celui que nous appelons ho- 
bereau) , toujours dans le Midi. 



6 



Alf 



Albemarle. Nom de lieu signi- 
fiant en langue d'oil : blanche mam«. 
C'est la forme ancienne d'Aumale , 
qui a le même sens. 

Albério. Nom de saint. Du vieux 
nom germanique J,Z&ericft (818). Sens 
indécis pour Alb ; rich veut dire 
riche. Saint Âlbéric était nommé 
aussi Saint Aubery et Saint Aubry. 

» 
Albert. Nom de saint d'origine 

germanique et s'écrivant Adalbert 

en 750 (noble-renommé) ; il s'abrège 

eu Albert dès le ix« siècle. 

Albin. Nom de saint. En latin 
Albintis f dérivé à^Albiu : blanc. Uxi 
général romain s'appelait Albinui- 
parce qu'il avait des cheveux blancs 
de naissance. A Bome, les crépis- 
seurs s'appelaient Albini parce que 
leur métier les tachait de blanc. 
Enfin la finale inue étant chez les 
Romains le signe de l'adoption, Al- 
hinus a le plus souvent voulu dire 
adopté par Albtu. 

Albouis, Albouy. Formes du 
vieux nom germanique Albowiz, 
qu'on trouve ainsi écrit au ix« siècle 
{Alb : blanc ; iviz : sage, savant). 

Albouze. Forme méridionale 
d*Arbouxe: arbousier (en langue 
d'oc). C'est un nom de voisinage 
servant à distinguer tel ou tel ind.- 
vidu, eu rappelant l'arbre avoisi- 
nant sa demeure. Les surnoms de 
Dupin, Dufresne, Dufay (du hêtre\ 
Poirier, Pommier, Delaunay (do 
l'aunaie), Duveruoy {idem)^ ont été 
formés en vertu du même besoin. 

Alcan. Veut dire en hébreu : 
• pris par Dieu, conquis par Dieu •. 

Alfred. Vieux nom germanique 
devenu nom de saint (en latin 
Alvredus). Ses formes primitives 
sont: Alveradf Alfered {alf: blanc ; 



Ail 

rad ou red : rapide). Sans la forme 
latine Alvredus , il m'eût paru plus 
logique de faire d'Alfred une abré- 
viation de Adalfred (noble- paci- 
fique), qui a fait Auffray et Auffroy. 

Alibert. Forme du vieux nom 
germanique Alipert (étranger -re- 
nommé). 

Alice. Forme d'Aliz, abréviation 
d^Adélàiê, Adélaïde. 

Aligre. Maigre, dispos, léger (oil). 

Alix. Peut vouloir dire fils d'^-. 
lice f nom de femme s'écrivant aussi 
Alix. Tant d'hommes portent néan- 
moins ce nom féminin d'apparence, 
que, dans la plupart des cas , il doit 
être une abréviation ù.^Alixon ou 
ÔL*AUxandre, qui se disaient au- 
trefois pour Alexis et Alexandre. 
Les Anglais, qui disent Alic pour 
Alexandre, confirment cette pré- 
somption. 

Alkan. Voy. Alcan, 

Allain. Forme d'Alain. On la re- 
trouve en Angleterre sous la forme 
AlUn. Pour ce nom et les suivants, 
il est à remarquer que la lettre l 
s'est doublée avec le temps. 

Allain, Allaire, Allais. Allard, 
Allary , Allaume , Alleaume , 
AUoin, Alloir, Allou, Allouard, 
Allouin, AUouYy. Tous ces noms 
paraissent des altérations de vieux 
noms germaniques, moins Allain, 
qui est une forme ô.^ Alain (comme 
Allard est une forme à^Alard, Al- 
lary une forme d'^lary, etc.). 

Alard ou Allard est le nom de 
deux saints (l'un est de France, le 
second de Flandre); il se dit en latin 
Adalardus. Cette forme primitive 
latine indiquerait la souche com- 
mune de tous ces noms , qui est le 
germain Adal (noble), et que nous 



Alp 

retrouvons aux prises avec les com- 
biuaisons ci-dessus : Adalhard j qui 
a fait Âdalard, puis Alard ou Allard 
par abréviation ; Adalher ou Adel- 
her , qui a fait Âllaire ; Athalarie , 
qui a £ait Adalric et Alaric puis 
Allary ; AdaUielnif qui fait Adelelm, 
puis Alelm ou Aléaume ou Alléau- 
me, Allaume; Adaltoinf qui a fait 
Alloin; Adalwardf qui a fait Alouard 
ou Allouard; Adàlulf, qui a fait 
Alulf ou Allou ; Adaltoig , qui a fait 
Allouvy. 

AUiamne, Allibert, AUiot, 
Alllz, Allmayer. Formes d'Al- 
leanme, Alibert, Aliot, Alix, Alt- 
ma} er. Voy. ces noms. 

Allorge. Nom de marchand d'or- 
ge, comme Alavoine est un nom de 
marctiand d'avoine, Aubled un nom 
de marctiand de blé. 

Alloa , Allouard , AUoain , 
Allouvy. Voy. Allaire. 

Alpliand. Dès le xi* siècle on 
voit ce nom sans grand change- 
ment BOUS la forme latine Alfandua. 
Quelques philologues allemands en 
font une forme du vieux nom ger- 
manique Alphan (blanc), ce qui 
a l'air d'être bien près de l'Albîin 
latin. 

Alphen. Forme de Halphen, nom 
hébreu qui sign^iifie le clumgeur. 
Ce nom prédestiné est encore bien 
porté dans le monde financier. 

Alphonse. Ce nom de saint s'est 
abrégé avec le temps, car c'est 
Ildefonse qui tient sa place sur les 
anciens calendriers. Ildefonse est 
une forme du nom germanique Aide- 
fone, qui est lui-même une inter- 
version â^^Adal/uns (adal : noble ; 
futu : prompt). La transformation 
de /uns en phone se remarque toute- 
fois dès le XK* siècle. 



Ama 7 

Alqoié, Alqoier. Formes dures, 
comme Augier en est une forme 
douce, du vieux nom germanique 
Aldagar (adal : noble ; gar : trait, 
javelot). Sa forme latine Adaleariue 
s'abrège, dès le x' siècle, en Alcarius 
dont Alquier est l'exacte traduction. 

Alrlo, Alriq. Formes du vieux 
nom germanique Alriehf abrévia.- 
tion très-ancienne (on la rencontre 
dès le viir siècle) de Adalric. Ce 
dernier a le même sens et la même 
origine que Athalarie , expliqué 
déjà. Voy. Mary. 

Altaroohe. Forme méridionale 
de Hanteroche^ nom indiquant une 
habitation située sur une haute 
roche ou sur le sommet d'un rocher. 

Altemeyer, Altmayer. Peut 
signifier le vieux Meyer, ou le vieux 
Mayer , l'ancien maire, l'ancien fer- 
mier (Allemagne). — , Comme nom 
hébreu, Mayer a un autre sens. Voir 
ce nvm. 

AlTarès, Alvarez. Forme espa- 
gniole du vieux nom germanique 
Alvar (vue siècle), abréviation de 
Adalioar (noble guerrier). La finale 
es ou ez veut dire en Espagne fils 
de. On fait aussi, avec moins de 
probabilité, venir Alvarôs de l'es- 
pagnol , avec le sens de pfieoce, ou 
de l'arabe, avec le sens de cavalier. 

Alvin» Forme du vieux nom 
germanique Adelwin (noble -ami), 
abrégé en Adelvin et Alvin après le 
IX* siècle. 

Alviset. Dérivé abrégé du vieux 
nom germanique Adelwiz (noble, 
sage), viii« siècle. 

Amade, Amadon, Amadeu. 
Amadeul, Axuadeux. Formes an- 
ciennes d'Amédée. Elles serrent de 
plus près le latin Amadetts. 



8 



Amé 



Axnalerio , Amalrlo. Formes 
anciennes d'Âmaory. Voy. ce nom. 

Amand. Nom de saint (en latin 
Amanduê : qui doit être aimé). 

Amant. Nom de saint (en latin 
Amantius: aimant). 

Amar. Yieox mot de langue 
d'oc qui veut dire : amer , affli- 
geant. 

Amaranthe. Nom de saint (en 
grec amarantos : qui ne se flétrit 
pas). 

Amat. Nom de saint (en latin 
amatiu: aimé). 

Amaury. Forme du vieux nom 
germain Amalariet vi« siècle {amul : 
laborieux; rie: riche), abrégé en 
Âmalric dès le x« siècle. On sait que 
mal vaut mau, 

AmberL Nom de saint , forme 
abrégée du vieux nom germanique 
Amalbertf Yiii« siècle (laborieux- 
renommé). 

Amblard. l» Forme du vieux 
nom germanique Amalhard (labo- 
rieux-éprouvé), abrégé en Amblard 
dès 933 ; 2o enleveur, d'ambler : en- 
lever (oil). 

Ambroise. Nom de saint (en grec 
Ambroêioê : immortel). 

Amé. Nom de saint (en latin 
amatua : aimé). 

Amédée. Nom de saint (en latin 
AmadeuSf pour amat Detia : Dieu 
l'aime). S'appuyant des deux formes 
Hamedéo , Hamedeus ( v<^ siècle , 
x' siècle), Fdrstemann le classe 
parmi ses noms germaniques , mais 
les finales deo, dette, lui donnent 
plutôt une origine latine. 



Amen. 

Amélie. 



Ami 

Forme d'IÊmile. 



Voy. 



Amellhon. Dérivé d'Amell. 

Axnttl. Forme deHamel ou Ameil. 

Amèlia. Forme d':É mille. On est 
partagé d'avis sur ce nom féminin. 
Les uns le font venir du grec Amè- 
lia: négligence, liais les noms grecs 
sont ordinairement plus flatteurs. 
Puis, que devient alors son mas- 
culin, le nom d'homme Ameil (en 
latin Ameliuê, en italien Amelio)7 
— D'autres font venir Amélie du 
vieux nom germanique Amal , mais 
le dérivé féminin d'Amal est Amal- 
wid qui ferait Amélide et non Amé- 
lie. Ameil est donc pour nous une 
forme d'Emile, et Amélie une forme 
d'Emilie (du grec aimulia: affabi- 
lité). Il est à noter que le nom asseas 
répandu d'Amélie est fêté le jour de 
sainte Emilie, ce qui vient con- 
firmer notre supposition. 

A iD ft Iln , Ameline , Am^ot. 

lo Dérivés d'Amel ; 2» formes de Ha- 
melin, Hameline, Hamelot. 

Amerio. Forme d'Amalric (Es- 
pagne , Italie). Voy. Amaury. 

Amet. Nom de saint (en latin 
amatus: aimé). 

Ami, Amie. Ami, parent (oil). 

Amiel, Amiet. Dérivés d'Ami. 

Amiguea. Forme d'Amig: rnsni, 
parent (langue d'oc). 

Amigœt. Dérivé d'Amigues. 

Amiot. Dérivé d'Ami. Amiotar 
(oc) et Amioter (oil) voulaient dire 
au moyen âge, faire amitié. 

Amirault, Amiraux. £n langue 



Aaè 



And 







d'oil , signifiait à la fois échévin et 
amiral. 

Amizard, Amiset. Dérivés d*^- 
mii : ami (oil). 

Amon. Forme dn Hamon. 

Ainont. Qui demeure sur la han- 
tenr, i mont (oil). C'est une abrévia- 
tion du nom de Damont (d'amont) , 
qui existe aussi, ainsi que les noms 
Daval, Aval, Avalle, portés par 
ceux qui demeuraient plus bas. 

Amoria, Amoty. F. d'Amaury. 

Amoaroiu , Amonroax. Hu- 
main, sensible, amoureux (oil). 

Ampère, Ampierre. lo Origi- 
naire de l'empire d'Allemagne {Em- 
per, Ampierre, oe) ; 2<» autorité, 
pouToir. Faire Vempier, en langue 
d'oc, vent dire encore : prendre des 
airs ^autorité. 

Amiusat. ]Êteint, affaibli (forme 
du root de langue d'oc Amouatat). 

Amy, Amyot. Formes d'Ami, 
Amiot. 



). Nom de saint (du grec 
anoêtaêia: résurrection). 

Anatole. Nom de saint (en grec 
anatoUo», abréviation d^antUoHkos ; 
originaire d'Orient). 

Ancean. Même sens que Ancel. 

Anort. Forme d'Ansel. Gomme 
la langue d'oil a aneelle : servante, 
on a supposé qn'anceZ signifiait ser- 
viteur, mais Je n'en connais point 
un seul texte justificatif et je ne 
crois pas qu'il ait jamais existé. De 
même, le latin n'a pas aneillus, bien 
qu'il lût ancilla: servante. — Ancel 
ne peut donc ôtre qu'une forme 



d'Ansel, qui est une abréviation 
anglaise de Anselme. 

Anoelet, Anoelin, Anoelon, 
Anoelot. Quatre dérivés d' Ancel. 
Voy. ce nom. 

AnoillOD. Forme d'Ansillon. 

Andersen , Andersen. Fils 
d'André (Danemark , Angleterre). 

Andral, Andran, Andraod. 

Classés par Fdrstemann comme 
vieux noms germaniques. Leui* 
forme ancienne, à. tous trois, serait 
Andrald (étranger-ancien). 

Andr6. Nom de saint. En grec 
Andréas, d*Andreia: bravoure, force 
d'âme. 

Andreoasi. Dérivé ital. d'André. 

Andreu , Andrien , Andrieox. 

Trois formes d^ André; elles sont 
particulières à la langue d'oil , et on 
les rencontre dans les martyrologes 
du moyen ftge. En langue d'oc, on 
disait surtout Andriu. 

Andrevet. Dérivé d'Andreu. 

Andre'W. Forme angl. d'André. 

Andrillat, Andrillon. Dérivés 
d'Audrieu. 

Andrivean, Andrivon. Dérivés 
d' Andriu. Voy. Andreu. 

Andronio. Vainqueur d'hommes 
(du grec AMrôn-nikè). 

Andron. Forme anc. d'André. 

Androuet, Androoin. Dérivés 
d'Androu. 

Andruetan, Andruette. Dé- 
rivés d'Andrevet. 



1. 



10 

Andry. loAbréviationd'Andrien, 
2o forme du vieux nom germanique 
Andric , qui se trouve dès 870 (zèle 
puissant). 

Anfray, Anfrie, Anfry, An- 
Irye. Formes du vieux nom ger- 
manique Ansfrid (viii« sidcle) qui 
veut dire : Dieu (ans) , paix (/rid). 
Dès ie xe siècle, Ansfrid s'abrégeait 
en Anfrid. Néanmoins , il est resté 
entier dans la forme latine du nom 
de saint Anfroy {Ansfredûs). 

Angenous, Angenoust. Formes 
du vieux nom germanique Ange- 
nul/, ixe siècle (angon-secours). On 
sait que l'angon, arme franque, était 
un javelot à deux crocs. 

Angerant. Forme d' Anguerrand. 

Angiboos, Angiboust, Angl- 
bout, Angllbout. Formes du vieux 
nom gpermanique Engilburg (ange 
tuteur) 792. 

Anglada, Anglade. Du coin, de 

l'angle (Anglada , oc). On a dit d'a- 
bord de Vanglade, pour distinguer 
deux homonymes d'une même rue. 

Angot. C'est le nom normand par 
excellence, car cinq communes de 
Normandie s'appellent Angoville 
(domaine d* Angot). Son origine est 
évidemment germanique {An : aïeul 
got : bon). Toutefois je n'en trouve 
pas d'exemples dans le répertoire 
de FSrstemann, qui cite d'ailleurs 
bien des noms similaires (Adalgot, 
Hardgot, etc.), en repoussant le 
sens de Dieu, donné par d'autres 
étymologistes à Oot. 

Angrand. Abrév. d'Anguerrand. 

Anguerrand. Nom de saint, en 
latin AngerannuSf forme du vieux 
nom germanique Angelram (ange- 
force), 777. 



Ants 

Anioet. Nom de saint, en gre^ 
Aniketos : invaincu. 

Anna. Forme latine de Anne. 

Anne. 1° Nom de sainte (en hé- 
breu : pleine de grâce) ; 2° tante (eu 
langue d'oc). 

Annequin. Voy. Anquetin, 

Annès. Abréviation de Hannès, 
qui est lui-même une abréviation 
de Johannes (forme latine de Jean). 

Annesson. Fila de Annès (Alle- 
magne). 

Annet , Annot , Annotin , An- 
note, Anot. Formes de Hanet, 
Hanot, Hannotin, Hanoteau. 

AncpietiL Dérivé de Hanquet 
(Petit- Jean). La finale il semble 
avoir ici une valeur diminutive. On 
la retrouve dans Perodil (dérivé de 
Perot) et dans Turquetil (dérivé de 
Turquet). 

Anquetin. Dérivé de Hanquet 
(Petit-Jean) qui est lui-même un 
dérivé abrégé de Johanne. De même 
le nom connu d' Annequin doit être 
une forme francisée du flamand 
Hannekin, qui s'est converti aussi 
en Hannequin. 

Ansart. Forme du vieux nom 
germanique Ansvard (Dieu-garde), 
abrégé en Ansard, ix*' siècle. 

Ansaolt. Forme du vieux nom 
germanique Anêovald (Dieu-rôgne) 
abrégé en Ansald. 

Ansaume , Anseaiune. Formes 
d* Anselme, comme Yillaume est 
une forme de Yillelme. 

Ansel. Abréviation anglaise et 
flamande d'Anselme. 



Apc 

Anseline. Nom de saint, forme 
du vieux nom gi^rmanique Ans- 
halm (Dieu-casque), modifié en An- 
zelmdès 740. ..... 

Antelme , Antheaume , An- 
thiôme. Formes d'Anthelme. 

Antlieline. Nom de saint, forme 
du vieux nom germanique Anthelm 
( géant - casque ). Le répertoire de 
Fdrstemann ne donne pas d'exem- 
ples de ce nom, mais on y, trouve 
les noms similaires de AltheltUf Ans- 
helm, qui légitiment notre hypo- 
thèse. Ant signifie géant. 

Antholne , Anthoni. Formes 
anciennes d'Antoine. La seconde 
est méridionale. 

Antier. Vieux nom germanique 
qui s'écrit Aniheri au xe siècle 
{géant auguête ou géant de l'armée). 

Antoine. Nom de saint, en latin 
Antoniuê, Comme cela se présente 
souvent dans l'antiquité, c'est le dé- 
rivé d'un nom de divinité païenne ; 
(Anton , fils d'Hercule) les Antoine 
de Rome s'en prétendaient issus. 

Anton. Antoine (Allemagne). 

Antoni, Antony. Formes méri- 
dionales d'Antoine . 

AnUmin. Dérivé d'Antoine. 

Antragnes, AntralgtieÉ/ An- 
traygnes. Formes de Entragueê : 
entre-eaux, nom de lieu situé entre 
deux rivières, au-dessus de leur con- 
fluent. Midi de l|i France. 

Apohain, Apohé, Apoehez, 
Apohlé. Quatre noms dérivant de 
apeha {haehef en langue d'oc). Le pre- 
mier (forme d'Apchin) doit vouloir 
dire hachette f les deux suivants indi- 
queraient plutôt un homme blessé 



Arc 



n 



d'un coup do haehe. Apehié (forme 
d'Apchier) semble désigner, comme 
Aequier, l'homme armé d'une hache. 

Apolline. Nom de sainte, en 
latin ApoUonia : qui est à Apollon, 
consacrée au dieu Apollon. 

Apostolet, Apostoly. Apôtre, 
éviquej pape (oc, oil). — Il est diffi- 
cile de dire aujourd'hui pourquoi 
ces surnoms ont été donnés. 

Appert. Adroit, habile (oil), son 
contraire est le nom de Malapert. 

ApvxiL Forme ancienne d'Avril. 

Aracheneaque. .- Déracine , ar- 
rache chêne (oil). Nom de bûcheron, 
ou d'homme très-vigoureux. 

Arago. Forme du vieux nom ger- 
manique Aragoz qu'on trouve dès 
970. (Ara: aigle ; got ou got : bon). 

Arban. Nom de saint, forme mé- 
ridionale d'Urbain (oo^ 

Arbel, Arbelet, Arbellot. Petit 
arbre (oc) , nom de voisinage. 

Arboussier , Arboussé , Ar- 
bouze. Lieu planté d'arbousiers 
(oc). Nom de voisinage. 

AroambaL Forme presque in- 
tacte du vieux nom germanique Ar- 
eambaldf- yiii'^ siècle {Aream : sin- 
cère ; tald : hardi). 

Archambaiild« Arohambaut. 

Formes d'Arcambal. 

Archdeaoon. Archidiacre (An- 
gleterre). 

Al'dtier. lo Soldat armé d'un arc, 
franc-archer , tireur d'arc (oil) j 2 > 
fabricant d'arches ou armoires (Bre- 
tagne), 



12 



Arn 



Ardohain, Ardoin, Ardoin, 
Arduin. Formes du vieux nom flar- 
douin (aguerri-ami). 

Arène. Grève, rivage, amphi- 
tliéâtre (oc). Nom de voisinage. 

Aristd. Nom de saint. En grec 
Ariêtoê (le meitlenr). 

Aristide. Nom de saint, en grec 
Aristeidés; d.*aristeia: supériorité. 

Arman, Armand. Nom de saint, 
forme du v. nom germ. Hariman 
(hari : armée ou auguste, man : guer- 
rier), abrégé en Harman, 783. 

Armbmster. Arbalétrier (Alle- 
magne). 

Armengaud. Forme du vieux 
nom germanique Irmengaud, ix*" 
siècle {Irmen ou Irmin était le nom 
d'un dieu germanique. Gaud veut 
dire bon). 

Armeny. Arménien {Armeni, oc). 

Armingaud. Même sens qu*Àr- 
mengaud. 

Armstrong. Bras fort (Angle- 
terre). 

Amal, Arnaud, Amauld, Ar- 
nault. Noms de saints (en latin 
Amaldus)f formés du vieux nom 
germanique- -4 rnoold (vii« siècle), 
abrégé en Arnold et Arnold dès le 
siècle suivant, en Arnal à la fin du 
onzième. {Am: aigle ou honneur, 
ald : ancien). 



▲ri 

En Flandre, Am est ausii une abré- 
viation d'Arnold. 

Arnold, Amoud, Axnonld, Ar- 
noult. Noms de saints (en latin Ar- 
noaldtu ; même sens que Arnal). 



Amdt. Abréviation 
(Allemagne), 



d*Amoldt 



Amet, Amette. Dérivés d*Am, 
qui est une abréviation d'Arnoldt 
(Angleterre). Dans Amette, on a 
figuré la prononciation anglaise. 



Amou, Amoul, Axnoas, 
noat, Amoux. Formes du vieux 
nom germanique Arnulf (aigle-se- 
courable), v* siècle. Amou est 
devenu nom de saint (en latin Ar- 
ntcl/tM). 

Aron. Voy. Aaron. 

Arondeau, Arondel. Dérivés 
à^Aronde : hirondelle (oïl). Les 
Ârondel d'Angleterre avaient des 
hirondelles dans leurs armes. 

Aronssolin. Fils d'Aron (Alle- 
magne). 

Aronz. l*» Roux (arrous, oc). 
Forme du vieux nom germanique 
Arulf (honneur-secours), 898. 

Arrondeau, Arrondél. Formes 
d'Ârondeau, Arondel. 

Arsène. Nom de saint (du grec 
arêen : mâle, viril). 

Artaud , Artaut , Artiband. 

Formes du vieux nom germanique 
Hartald, 887 (ancien-aguerri) , de- 
venu Artald au •jl" siècle. 

Artèmise. Nom de sainte. Du 

grec Arthemisia : consacrée à Diane. 
Artémis était le nom de la Diane 
grecque. 

Arthur, Arthus. On a tour à 
tour fait venir Arthur du greo, du 
tudesque, de l'allemand, du breton 
et du celtique. Arthur, écrit aussi 
Artur, Artu8, Arthus y fut le nom 
d'un roi de l'ancienne Grande-Bre- 
tagne, célèbre par ses victoires sur 



les Saxons, aa yi« siècle. O'est donc 
dans l'ancien irlandais (même lan- 
gue que le celtique, le gaélique, le 
bas-breton) qu'il faut chercher la 
signification d'Arthur. Or, Vlrith 
EnglUh Dietionary de 17j68 lui attri- 
bue précisément ^ox sens possibles 
en cette langue, qui sont ceux de 
our* et de noble {art). L'ours sym- 
bolisait jadis la force et la finesse. 
Je dois ajouter que Bullet, tout eu 
plaçant dans son Voetibulaire •elti- 
que de 1768 les deux mots arthy ours, 
et arthf noble, donne spécialement 
an mot arthur le sens de marteau. 
Ce serait en ce cas un nom de gé- 
néral yainqueur tout à fait sembla- 
ble à ceux de Charles Martel et 
Harcellus. 

Artige, Artigoe. Terre défri- 
chée récemment mise en culture, 
tertre, monticule (oc). Nom de voi- 
sinage. 

Artnr, Artvs. Formes d'Arthur, 
Ârthus. 



Anb 



13 



). lo Abréviation du nom de 
saint Aaaph (Angleterre) ; 2o abré- 
viation du nom de saint Arsène 
(Hollande) ; S» haehe (oil) ; 4» forme 
du vieux nom germanique inexpli- 
qué ffan qui s'abrège en A»9 dès 
886, et qui a fait le nom allemand 
Hasse. 

Aaaéi, Aaselln , Aasellne , As- 
Sélineau. Dérivés de Asse. Asse- 
line semble écrit selon la pronon- 
ciation allemande qui fait sonuer 
la finale n. Dès la première moitié 
du xi« siècle, on rencontre les noms 
Aêeelin et Azêelin. 



Assolant. 

absout (oil). 



Qui pardonne, qui 



AstiAT. On veut que ce nom si- 
gnifie rôHMeuTf et à la vérité Astier 
a voulu dire hroche à rôti (oil),mals ce 



doit être l'exception. Astier est sur- 
tout un nom de saint (en latin As- 
teriua) qui vient du grec oêter: astre. 
Des auteurs nommés Létoile ont 
usé du pseudonyme Aêterivê comme 
d'un équivalent. 

Astruo. Heureux, favorisé du 
destin (oc). Mot à mot : né sous un 
bon astre. 

Athanase. Nom de saint. Du 
grec Athanasia : immortalité. 

Atthalin. Forme du vieux nom 
germanique Athalwin (noble-ami), 
IX* siècle. 

Aubain. !<> Etranger résidant en 
France (oil) ; 2*» forme d'Aubin. 

Aubanel. Forme d'ill&an«{. 

Aube, Aubel, Aubeau. Aube 
semble vouloir dire vêtu de Vaube ! 
mais comme ce vêtement de toile 
blanche eut toujours une destina- 
tion religieuse, je vois plutôt dans 
Aube une forme de Aubel. Bel se 
prononçait bé (oil), et se prononce 
encore ainsi en patois (Est). Ces 
trois noms voudraient donc dire 
boiê blanCf aune, tatilè (en latin 
aubelluê) et indiqueraient le voisi- 
nage de cet arbre. Le bois blanc 
s'appelle encore aubiau dans le nord 
de la France. 

Anbépin. Aubépine (oil). Nom 
de voisinage. 

Auber. Forme d'Aubert (Ouest). 

Auberge, Aubergier. lo For- 
geur de hauberts, cottes de mailles 
(Alberger, Aïbergier, oir; 2<> pêcher, 
arbre ; nom de voisinage ; 3o le fils 
au berger (bergierj oil). 

Aubeijon. Petit haubert , petite 
cotte de mil lies (oil). C'est pourquoi 



14 



Aub 



rancienne famille d'AuberJon avait 
pris cette devise : Maille à maille «e 
fait Vauberjon, 

Aoberon. Forme d'Alberon. £n 
latin Alhero, abréviation A^Athal- 
hero : noble-ours (x« siècle). 

Aubert. Nom de deux saints ; l'un 
se dit en latin Alberttis, et l'antre, 
Âubertua. Cette double forme latine 
nous impose deux é^mrologieB ger- 
maniqueB,applicables selon les pays. 
Saint Aubert de Bretagne, qui se 
dit AlbertiM, est abrégé d'Adalbert 
(noble-renommé). Saint Aubert de 
Flandre, qui se traduit Authberttu, 
est une forme d'Albert (viiie siècle), 
qui vent dire : aneien-renomnii. 

Aubertier, Aubertin, Auber- 
tot, Aubertel. !<' Dérivés d'Au- 
be rt ; 2'> fils ou employé de Bertin , 
Bertier, Bertel, etc. 

Auberty. Forme méridionale 
d'Aubert. 

Aubery. Forme d'AIbéric. Son 
abréviation Aubry est bien plus ré- 
pandue. 

Aubigné, Aubigny. Noms de 
lieux. En latin, presque toujours 
Albiniaeum: domaine d'Albinus. La 
finale aeum veut dire domaine. Pour 
le tens d'Albinus, voy. Albin. 

Aubin. Nom de saint. Sa forme 
latine Albinus en fait une simple 
variante d'Albin. (Voy. ce nom.) 



Aubineau , 

d'Aubin. 



Aubinel. Dérivés 



Aublay, Aublé, Aublet. Le 

premier et le dernier sont des 
formes du second qui veut dire le 
marchand de blé (au blé), comme 
Alavoine veut dire marchand d'a- 
voine. 



Ane 

Aublin. Dérivé d'Aubin. 

Aubouer. Forme du vieux nom 
germanique Albwer, yiii« siècle 
(blanc-guerrier). 

• 

Aobooin, Auboin. Formes du 
vieux nom germanique Albuwin 
(blanc-ami) 769 , qui s'écrit Alboin 
en 780. 

Auboyer. 1° Qui est au bouvier 
(oc , oil) , 2o joueur ou fabricant de 
hautbois ou auboy (oc). 

Aubrée. Plantation de saules ou 
d'aunes {aubraie , avérée , oilj. Nom 
de voisinage. 

Aobriet , Aubril , Àubrion , 
Aubriot. Tous ces noms sont dé- 
rivés d' Aubry. 

Aubron. Abréviation d'Auberon. 

Aubry, Aubryet. Aubry est un 
nom de saint. La forme latine Albe- 
rictM prouve qu'il est une abrévia- 
tion d'AIbéric (Voy. ce nom). Au- 
briey est son dérivé. 

Auburtin. Forme d'AiU>ertin. 

Auclair, Auclaire, Auoler, 
Auolero. Devrait s'écrire en deux 
mots (au clerc) et veut dire parent 
ou employé au clerc, c'est-à-dire an 
lettré, i l'ecclésiastique, au secré- 
taire, car toutes ces acceptions 
eurent cours au moyen âge. il est 
bon de faire observer ici que Claire 
signifiait Itonoré, illustre, en langue 
d'oil , et que le nom do Leclaire 
doit être évidemment pris comme 
tel, sans être confondu avec Le- 
clerc, mais pour Auclaire j le fitit 
paraît moins certain. Nous préfé- 
rons y voir une forme altérée de 
Auclerc , parce qu'on a moins l'ha- 
bitude de désigner un patron par 
ses qualités que |far son office. 



And 

AUOOC. Peut ayoir désigné le poB- 
aesseur d'un coq (au coq), mais peut 
être aussi une forme francisée du 
nom anglais Aleoek (abréviation 
d'Ellicok, dérivé d'Elie). 

Audbourg. Forme du vieux nom 
germanique Aldburg (ancien-défen- 
seur), yiiie siècle. 

Aade* Nom de femme. En latin 
Auda, dérivé du vieux nom germa- 
nique Aid : ancien. C'est aussi une 
forme du nom d'Eudes, qui dôs le 
vu' siècle s'écrivait en latin Audo 
ou Odo indifféremment. (Voy.JE7ud€#). 

Audebert, Andebrand, Aude- 
froy. Encore trois fortnes de trois 
vieux noms germaniques. !<> Aide- 
bert, Tiii« siècle (ancien-renommé); 
2» AUbrand, viii*" siècle (ancien- 
ardent); 30 Aldefred (ancien-paci- 
fique). 

Andlbert, Audibrand, Audif- 
fred. Formes d'Audebert, Aude- 
brand, Audefrey. 

Audiifret-PaBqaler. Audiffret 
n'est qu'une forme d'Audiffred. Dès 
le viii« siècle, on retrouve Andiflred 
dans les noms francs Aldfrid, Alde- 
fred, dont la signification en vieille 
langue germanique est ancien-doux 
(oW; ancien, — frid ou fred: doux, 
pacifique) ; ald s'est changé en aud, 
exactement comme dans Bertaud, 
dont la forme ancienne est aussi 
Bertixld, comme encore dons Aude- 
brandj Audigierj Audouard^ écrits 
AUbrand , Aldiger , Aldoard , il y a 
un millier d'années. 

Poêquier peut être considéré de 
deux façons. — Ou c'est un nom de 
lieu signifiant pâturage, soit dans 
le Hidi, soit à l'Est, et, -si nous 
avions aîSTaire au nom de DupasqtUer, 
cela ne serait pas douteux. — Ou 
c'est la forme populaire du nom de 
saint Patehase, un Soissonnais qui 



And 



15 



alla évangéliser la Saxe vers le mi- 
lieu du ix« siècle. Appelé Paacha- 
êiua ou Pcuehoêe dans le monde 
théologique, i} resta dans la mé- 
moire des fidèles du midi de la 
France jusqu'au siècle dernier sous 
le nom de Paêquier ou Pâquier. 

Audlganne. Forme du vieux nom 
germanique Aldigan modifié en 
Audigan au ix« siècle. Ald veut dire 
ancien, — Qan reste inexpliqué. 

Audlgé, Audlger, Audigier, 
Audlguier. Formes du vieux nom 
germanique Aldegar (vii« siècle), 
qui a fait ensuite Aldiger (ancien- 
javelot). 

Audln, Audineau, Audinet. 

Dérivés de Aude. 

Audoin, Audoire, Formes de 
Audouin, Audouard. 

Audon, Audonnet, Audot. Dé- 
rivés d'Aude (Eudes.) 

Audouard, Audouin, Audoux. 

Formes des vieux noms germani- 
ques : lo Aldward (viii« siècle), qui 
fait Aldoard (ancien-gardien) ; 2» 
Aldwin (vi« siècle), qui a fait Ald- 
vin et Alduin (ancien-ami) ; 3» Al- 
dulf (viii« siècle) qu'on traduit par 
ancien-loup. 

Audouy. Forme du vieux nom 
germanique Aldowis (ancien-sage), 
viii« siècle. 

AudOjrxiaud. Dérivé de Audouin. 

Andran, Audren. Formes du 
vieux nom germanique Alderan 
(viii« siècle), qui a fait Aldran 
(ancienne-vigueur) . 

Audri , Audrique , Audry. 

Formes du vieux nom germanique 
Auderic (vii« siècle), abrégé en Au- 



16 



Ang 



dric, au ixe eiècle (ancien-riche). 
Âudri et Audry sont des abrévia- 
tions, Audrique a conservé la pro- 
nonciation primitive. 

Audubert. C'est une forme de 
Aadebert, comme Anhurtin est nne 
forme de Aubertin. 

Anerbaoh. Ruisseau de la prairie 
(Allemagne). Nom de lien. 

Aufauvre, Aufavray. Fils ou 
compagnon d'un maître forgeur 
(fauvre , oil), d'un forgeron (favretj 
oil). Devrait s'écrire en deux mots. 

Auffray, Aaffret, Aoffroy, 
Aufray, Aufroy. Formes des vieux 
noms germaniques Altfred (786) et 
Auffrid (1051), qui ont la môme 
racine et le même sens (ancien-pa- 
c.flque). 

Augar, Augart. Formes du 
vieux nom germanique Aldegar 
(vue siècle), d'où Altgar (ancien- 
javelot). 

Auge, Auger. Noms de saints. Eu 
latin Adelgariusj du vieux nom ger- 
manique Adalgar (noble-javelot). 

Augeraud, Augereau, Auge- 
ret, Augeron. Dérivés d'Auger. 

Augier. Même sens que Auger. 
Cette forme paraît méridionale. 

AuglB. Nom de saint. En latin 
AdalgisuSf du vieux nom germa- 
nique Adalgis (noble-otage) , qui a 
fait Algis après le vue siècle. 

Auguet, Auguin. Formes de 
Hugues , Hnguet , Huguin. 

Auguis. Forme du vieux nom ger- 
manique Aâalguia (noble-sage), 926. 

Augusta. Nom de saint qui fut 



Ans 

d'abord un titre d'empereur romain. 
En latin Auguatu», dérivé d'aucttM : 
augmenté (c'est-à-dire: élevé an- 
dessus des autres). Il est resté dans 
notre langue comme un synonyme 
de majestueux, 

Augustin. Dérivé d'Auguste. 

Aulagne, Aulagnier. Noisette, 
noisetier (oc, oil). Noms de voisin. 

Auxnale. Voy. AlhemarU, 

Aomier.Forgeur de lieaumes(oil). 

Aumond, Aumont. Le premier 
est un nom de saint , en latin AnU- 
mundus, forme du vieux nom germa- 
nique Altmund (ancien-protecteur). 
Altmund est du ixe siècle. En re- 
montant au viiie, je trouve la forme 
Alhmunt , d'où peut venir correcte- 
ment Aumont , mais dans la plupart 
des cas , il signifie < l'habitant dn 
mont >. 

Aune , Auney. Allusion au voi- 
sinage d'un aune, d'une annale. 

Auphan , Auphant. Formes de 
Alphand. 

Amiel. Abréviation d'Aorlvel. 

AariUon. !<> dérivation û^Atitil : 
oreille (oc) ; 2o forme d'Avrillon, ni 
en avril. 

Aoriol. Signifie jaune doré, ou 
maquereau, ou loriot, parce que cet 
oiseau et ce poisson ont des reflets 
dorés (oc). 

Aurivel. Folâtre, léger (oc). 

Aussandon, Aossendon. Dé- 
rivés du nom de saint Aussens | en 
latin Atueentius {d^augere : augmen- 
ter) , comme Vincendon est dérivé 
de Vincent. 



. Oiseau {aueel, œ). 



Ave 



17 



AoBselet, Au88lll<mz. Oisiiiou 
(oil, oc). 

Anstin* Abr^viatloii dfAngiutin 
(Angleterre). 

Antan. élevé (langue d'oc). 

Aatamayoa. Haute maison (oc). 
Nom d'habitation. 

Anthié, Authier. Formes du 
vieux nom germanique Alther (an- 
cien-auguste), ix« siècle. 

Antiè, Antier. l«> Formes d'Au- 
thié, Autliier; £<> formes de Austier, 
nom de saint, en latin AusUriu» 
(au«tôre, chagrin). 

Antin. Forme de autain : haut , 
élevé (oc, oil). 

Autour, Aostoor, Aîitourde. 
Ij*autour ou austour est bien l'oi- 
seau de proie connu aujourd'hui 
sous le même nom, mais VatUourde 
me paraît plutôt l'outarde {autardoj 
en langue d*oc). Surnoms donnés 
par des raisons d'analogie au phy- 
sique ou au moral. 

Antran. Forme du vieux nom 
germanique Altran qui a fiait Au* 
tran au zi« siècle (ancien - vigou- 
reux). 

Autrlo, Auti'y. Formes du vieux 
nom germaniqaa AUerich (aneien- 
riche), qui a fait Autric dès 683. 
Autry peut être une forme d' Autric, 
comme Baudry est une forme de 
Balderio, ou un nom de lieu (Ar- 
dennes, Loiret, etc.). 

Antrlque. Forme d'Autrlc. 

Auyity. Forme latine du vieux 
nom germanique Alahwit, xi« siècle 



(grand- voyageur) , qui peut avoir 
eu AlvUuêf Alvitif comme forme 
lAtiue. 

Auzat. Exercé, éprouvé, distin- 
gué, noble (oc). 

Auzeau, Auzio. Oiseau (oil). 

Auzias. Elzéar (oc). 

Auzou, Auzoux. lo Oiseau (au- 
zeoUf oc); 2" forme du vieux nom 
germanique Audulfy vzi« siècle, qui 
a fait Audoux. Le d et le x se rem- 
placent souvent en ce cas. 

Auaoay. Forme de Audouy, 

Aval , Avalle. A val, en bas, en 
descendant. Nom d'habitation. 

Avè, AtsI. Avé est une forme 
d'Avel. — Avel peut être une forme 
méridionale de Abel (Voy. ce nom). 
Il veut dire aussi littéralement : 
lo souhait, désir- (oil); 2o vanité 
(Bretagne); 3° plaisir, amourette 
(Champenois). 

Avolina. Ce nom de noisette a 
été aussi un nom de sainte (en latin 
Avellina: noisette). 

Avenant. Qui plaît par sa bonne 
grâce (oil). 

Avenard, Avenas, Avenel, 
Avenat, Avenier, Avanin. Six 
dérivés d*at;««e; avoine (oc, oil). 
Noms de marchand d'avoine (com- 
me Alavoine et Bellavène) ou de 
contrôleur de grandes écuries, car 
Avenier a aussi ce sens en langue 
d'oil. 

Aventin. Nom de saint, en latin 
Adventinuê, dérivé du nom de saint 
Avent, en latin adventus (arrivé). 

Aveque, Avesqoia. Attaché à 



18 



Avr 



la personne d'un évéqne {avetque, 
oil). 

Avdt. Sapin (oil). Nom de voisin. 

Avetta. Abeille (oii). Allusion 
morale. 

Avezard, Avisard, Avlzard. 

Sage, de bon avis, donneur d'avis. 

Aviat. Qui s'enrichit (oc). 

Avioe, Avisée. Formes du vieux 
nom germanique Adelvis,Yni'' siècle 
(noble-sage), abrégé en Advis. 

Avlnain, Avlnant, Avinen. 

Avenant, gracieux {avinen, oc). 

Avisée. Voy. Aviee, 

Aviseeau , Avlzeaa. Dérivés 
d'Avisse. 

Avoie. Forme percheronne du 
nom de saint Avit. Si c'était un nom 
de femme, ce serait ime. forme de 
Hedwige. Sans le Martyrologe de 
Chastelain qui constate cette double 
origine, on ne s'en douterait guère. 

Avon, AvoQd, Avonde. Le 

premier est un nom de lieu et de 
rivière où se trouve la racine awe : 
eau (oil). Il peut être aussi ce que 
sont les deux autres , la forme d'un 
vieux nom germanique, car nous 
trouvons Avo (en latin) dans les 
textes du viii« siècle, et Avundus 
dans ceux du xi«. Le radical Aw 
voudrait dire ici aïetU. 

Avoat, Avonx. Né au mois 
d'août {awouêtj oil). 

Avrial , Avril , Avrilleox , 
Avrillier, Avrillon. Né en avril. 
Voy. Abrial. 



Abu 

Ayaeee. Forme d^Ajtuêe: pie 
(oc). Voy. Agaêê€. 

Aycard. Forme d'Aicard. 

Aygalieng, Aygalière, Ay- 
guesvlvee. Noms de lieux méridio- 
naux. Les deux premiers indiquent 
des lieux où il y a une eertaine 
étendue d'eau (aigua) , le troisième 
annonce des eaux de sources. Bn 
langue d'oc, aigualier signifie anssi 
fontainier, inspecteur d^aquedue». 

Aymar, Asrmard. Formes d'Ai- 
mard. Voy- ce nom. 

Aymé, A3rm6, Aymte. Aymé 
est une forme d'Aimé, mais Aymé 
est un nom de saint (en latin ^nu*: 
sens inconnu), et Aymé» est une 
forme d'Heymès. 

A3rral, Airrault. Formes da 
vieux nom germanique Hariald, qui 
a fait Airoald, Airold {hari: armée, 
ald: ancien). En langue d'oil, on 
appelle aussi ayraut l'aire à battre, 
et ayreau, la charrue, mais ces denx 
sens ne sont pas probables. 

Asam. Forme d'Adam (oc). 



I. lo Ane (oc, oil) ; 2» forme 
du vieux nom germanique A»o, 
ixe siècle, sens inexpliqué. 

Azeau. l» Dérivation d'Aze, 2« 
forme d'azaut: gracieux, joli (oc). 

Azema, Azemar, Azemard. 

Formes d'Adhémar (oc). 

Azor. Aide, secours. Nom hébreu. 

Azur. Forme italienne d'Azor. — 
Dans le sens de bleu , atur ne fnt 
employé au moyen âge que dans. le 
blason. 



Bab 



Bac 



19 



id, Babault, Babaut. 

!8 du vieux nom germanique 
est une forme de Bob (en- 
fantôme (babaUf oc). 

VOL 1° Forme de Babel ou 
: to coquelicot (centre) ; 3 " 
Blisabeth (Franche-Oomté). 

u Forme du nom de saint 
(Auvergne)i en latin Ba- 



t. Abréviation d'Elisabeth. 

L Dérivé du vieux non: 
que Bab (enfant); c'est pour- 
signifie aussi naïf en wal- 



let. Dérivé de Babin. 

n, Bablon, Bablot. Déri- 
Bab (y 07. Babaud) ou de 



vat, lo Bat-bœuf, abat bœuf, 
surnom analogue on peut 
ilui à.*Occiden8»bovem (Tu- 
ui se trouve dans nos an- 
chartes ; 2o nom de lieu 



lein. Nom de saint. En la- 
tlenuê (viii« siècle). Dérivé 
somme Babaud. 

n. Nom de saint, en latin 
Uê, ce qui permet de le 
comme une abréviation de 
a. 

a. 1° Forme du vieux nom 
que Babulf, 7fi9 (même sens 
t>ln); 20 coquelicot (centre). 
I visage empourpré. Les Ba- 
i Berrii avaient dans leurs 



armes une poignée de coquelicots ; 
30 fantôme, croquemitaine (babaon, 
oc). 

Baboaard, Babouin. Dériva- 
tion de Babou. 

Babylas. Nom d'un saint de 
Syrie, du chaldéen Bab-bel (porte 
de Baal) qui, par une singulière 
coïncidence, se retrouve intacte 
dans la forme francisée Babel. 

Bao. Sens actuel. Nom de bate- 
lier. 

Baoard, Baoaolt, Baoaut. Dé- 
rivation de Bac. 

Baoih.' lo Cours d'eau (AUema- 
gne) ; 2° forme du vieux nom ger- 
manique Ba^ (qui s'efforce). 

Baohelard: l^Forme de bachelier 
(Dauphiné) ; 2« galant, jeune amou- 
reux (Eist) ; 80 naïf (oc). 

Bachirïerie. Domaine labourable 
en un jour par dix paires de bœufs 
(oc). Nom de possession ou d'habi- 
tation. 

Baohelet. !<> Jeune célibataire 
(Picardie) ; 80 petit bateau (oc). 

Bachelier. !<> Jeune galant, jeune 
célibataire (oil) ; 2o jeune aspirant 
chevalier y placé au-dessus de l'é- 
cuyer; So possesseur de bachelerie; 
4fi officier d'une corporation de mé- 
tier ; 50 gradé d'université. 

Baobelin. Même sens que Ba- 
chelet. 

Baohellerie, Baohellier. For- 
mes de Bachelerie, Bachelier. 



20 



Bad 



Bat 



Bachet, Baohon, Baohot. l» 

petit bateau (oc, oll). Noms de bâte- 
Ler. Dans le Vauclaso, bachot veut 
dire aussi inquiet; 2° formes de 
Béchet, Béchon, Béchot. 

Badunann. Riverain d'un cours 
d*eau (Allemagne). 

Back. Forme de Baeh. 

Bade. Nom de saint En Istin 
Baculuê (bâton). 

Baolet, Badin. Dérivés de Baele. 

Bacon, le Lard salé (oc, oil). Nom 
de charcutier ; 2*' personne obèse , 
grrasse à lard {baeoun , oc) ; So nom 
de lieu (Lozère) ; 4» vieux nom ger- 
manique, en latin Baeeo , forme de 
Bag (qui s'efforce). 

Baoot. lo Petit bateau; 2o naïf 
(Picardie). 

Baoq. lo Bateau (oil) ; 2» nom de 
saint, en latin Baechtu, 

Bacquart, Baoqnet. Dérivés de 
Baeq (bateau). En Lorraine bacquet 
est aussi un nom de boiteum, 

Bacolard. Huissier à verge (oc). 

Badé. Forme de Badel. 

Badel. Bedeau, guetteur, senti- 
nelle (oil). 

Bader. lo Barbier-baigneur (Al- 
lemagne) ; 2o étourdi (Bretagne). 

Badffer. Vieux nom germanique 
écrit ainsi an ix« siècle (hardi-ja- 
velot). 

Badler, Badiou, Badin, Ba- 
don, Badot, Badou. lo Formes de 
Baudier, Baudon, Baudot, Baudou, 
comme on le voit par la forme la- 



tine du nom de saint Badou, qui est 
celle de Baudon (Baldul/tu), Dé- 
rivés du verbe bader: «'amuser de 
rien (oc, oil). — Badin veut dire 
aussi plaisant et hadiou vent dire 
bailleur, 

Badoor. l» Forme de Baudonr: 
joie (oil); 2o forme du nom de saint 
Badou (Lyonnais). Yoy. Badin, 

Badooreau. Dérivé de Badonr. 

Badud. Indécis (oc). 

Baen. Abréviation flam. d'Urbain. 

Baar. Ours (Allemagne). 

Baerd. Abréviation flimande do 
Bernard. 

Baert. Abréviation flamande de 
Uertin. 

Baerthle. Abréviation flamande 
de Bartliélemy. 



I. Vieux nom germanique si* 
gnifiant : lo ipti à* efforce f selon F*r- 
stemann ; 2» ami ou maître , selon 
Kilian. 

Bagard, Bagault. Dérivés de 

Bague (joyeux), ou formes de Bé- 
gard, Bégaud. 

Bagier. lo Batelier (bagéer, Bre- 
tagne) ; 2o vacher (Franche-Comté). 

Bagot, Bagoet. Dérivés âa 
Bague. Bagot est aussi une forme 
anglaise de Bigot. 

Bague, lo Joyeux, aimable (ofl); 
2o bègue ; 3o forme de Bag : bateau 
(Bretagne) ; 4o forme de bag : bai 
brun (oc). 

Baier. Bavarois (Allemagne). 
BaU. Abréviation de Baillif. 



Bai 

Baigne. Bégne (oll). 

Bail. 1** Bailli, chef de bergers , 
grog bonnet de village (oc) ; 2^ taché 
de blanc , bai brun (oil) ; 80 forme 
de Baille. 

Bailby. Bègue (dn latin iaUfi). Si 
c'était on nom de lieui sa forme 
latine équivaudrait sans donte à 
BaUfiiicum : domaine de Ballnts (le 
bègue). 

Baile. Forme de Bail. 

Bailliache, Baillaohe. Baille- 
hache , frappant de la hache. 

Baillard. Brun rouge, dormeur, 
convoi teur, bailleur, ébahi (oil). 

Baillargeat, Baillargeot , Bail- 
larger. Dérivés ûeBaillarge: veace, 
gros pois , orge de printemps selon 
les pays. Noms de cultures. 

Baille. 1° Même sens que Bail ; 
2o barrière, poste avancé, fort (oil), 
cour (Poitou). Nom de voisinage ; 
80 concierge de prison (Wallon, 
Lorraine). 

BaiUeau, BaiUet. Brun rouge 
mélangé de blanc (oil). 

Bailleol, Bailleox. lo Bailli, tu- 
teur (oc, oil) ; 20 rebouteur (oil) ; 
80 nom de lieux (Picardie, Flandre), 
en latin Balliolum : lieu fortifié. 
Voy. BaUly. 

Bailliart, Bailliargeot Formes 
de Baillard, Baillargeot. 

BaiUière. 1« Bailleur de fonds, 
libéral {bailaire, oc) ; 2o terre du 
bailli ou de Bailiy (Ouest). 

• 

Baillieu. Forme de Bailleul. 

Baillif, BailUvdt. Dérivéa de 
Bailiy. 



Bal 



21 



Bâillon, Baillot: Dérivés de 
Bail. Bâillon est aussi un nom de 
poule d'eau (Champagne) et un nom 
de saint (en latin Badilo) dérivé de 
Bald. 

Bailiy. l» Gouverneur, inten- 
dant, magistrat, ofiScier de justice 
(oc, oil) j 20 bedeau (Nord) ; 8« nom 
de lieu assez répandu et dérivant, 
selon M. Gocheris, du celtique bali 
(avenue de gprands arbres d'où no re 
mot baliveau). Peut-être est-on parti 
de là pour faire de baille un poste 
fortifié, palissade. Voy. BaiUeul. 

Bain. 10 Abréviation d'Urbain ; 
2o nom de saint flamand, en latiu 
Baïnus ; 3o forme de Bains, nom de 
lieu thermal. 

Bainier. Garde champêtre (oil). 

Baisse, Baissiëre. Bas -fond, 
lieu humide (Midi, Centre). Nom de 
voisinage. 

Baker. Boulanger (Angleterre). 

Bal. Nom de saint provençal (en 
latin BaldiM) ; qui est une forme du 
vieux nom germanique Bald (hardi). 

Balade. Pièce de vers, bal, fête 
(oc, oil). Nom de poëte ou de dan- 
seur. 

Balan. l» Genêt (Bretagne) ; 2» 
nom do lieu (Ain, Ardennes) ; 3» le- 
vier, marteau (oc). 

Balanohe. Balance (oil). Kom de 
fabricant. 

Balandras. Grosse casaque, man- 
teau de campagne (oc). 

Balant , Balard. !<> Qui danse , 
qui se divertit (du verbe baler, oil) ; 
20 qui remue sans cesse (Poitou) ; 
3« dérivé de Bal. 



22 



Bal 



Balastre. Forme de Btlaatre: 

bellâtre (oil). 

Balat. Balai) misseau (oc). Noms 
de fabricant, de riverain. 

Balbot. Bègue (de halht, oc). 

Bald. Vieux nom germanique 
lignifiant d'aprée Fdratemann, plein 
de hardiesse , de foi , de courage. Il 
se rencontre tel dès le it« siècle. 
Ses dérivés sont nombreux et affec- 
tent les formes les plus diverses : 
Baudf Bad, Bail, Bold, Boud, Bod, 
Budt Bout, etc. 

Baldinl. C'est le Baudin ita- 
lien. 

Baldomar. Vieux nom germa- 
nique s'écrivant ainsi dès 763 (hardi- 
illustre). 

Baldon. Forme du vieux nom 
germanique latinisé Baldo (hardi), 
viiie siècle. 

Baldou. Forme du vieux nom 
germanique Baldulf (hardi -loup) 
qui a fait aussi Baudou. 

Balduo. Balduin. Dérivés de 
Bald. Balduin est le Baudouin al- 
lemand. Balduc peut aussi être une 
abréviation de Bar-le-Duc. 

Baldos, Beddy. Formes latini- 
sées de Bald. 

Baldwin. C'est le Baudouin an- 
glais. Il a conservé avec le Balduin 
allemand les formes des ixe et viii<^ 
siècles (Bald: hardi; win: compa- 
gnon, ami, camarade). 

• 

Balech. Balai {balechou, petit 
balai, oc). 

Baledent, Balesdent. Formes 
de Balesdens : belles dents (oil). 



iBal 

Baleste, Balestier. Arbalèts, 

arbalétrier (oc). 

Balete, Balette. Formes de Ba- 
leste. 

Baies. Macreuse, Oiseau de mer 

(Bretagae). 

Balfourier. lo Habitant d'un lien 
dit Beaufour (nom qui existe déjà 
comme nom de personne et de vil- 
lage); 2o beau fourrier (oil). Le four- 
rier était un officier chargé des sub- 
sistances et des logis en voyage. — 
Bal s'est dit pour beau en langue 
d'oil. 

Balfoumier. Beau fournîer, 
beau boulanger (oil). 

Balgnalre. Baignade, lieu ther- 
mal {bagnaira , oc). Nom de voisin. 

Baligand. Triste, peu abordable 

(oil). 

Balln. lo Dérivé de Bal ; 2o ber- 
ceau, grand drap (oc, oil). 

Bail. Forme ancienne du vieax 
nom germanique Bald : hardi (Alle- 
magne, Angleterre). 

Ballanohe. Forme dé Balanohe. 

Balland, Ballande. Dérivés de 
Bail ou formes de Baland. 

Ballard. Dérivé de Bail ou forme 
de Balard. 

Ballavoine. Belle avoine (oil). 

Ballay. Forme de Balley. 

Balle. Forme de Bail. Dans ses 
autres iPcceptions c balle • ne paraît 
pas dépasser le xyi« siècle. 

Ballet. Dérivé de Bail on forme 
de Bellet. 



Bal 

f. Nom de saint breton, en 
hailiu (forme de BàbyUuê f) 

rgul«r. Canal (bealeiguierf 



Ban 



23 



Ballière, Ballleu. For- 
^iUy, Baillière, Baillieu. 
lier pent encore être une 
ine de Bail, ou une avenue 
8 arbres {balij Bretagne). 

i. Ballon, Ballot, lo Dé- 
Bail , comme le prouve la 
tine Ballo qui se rencontre 
armi les vieux noms germa* 
2» formes de Bellin, Bellon 
- Ballon est aussi un nom de 
*the, Charente-Inférieure). 
i8t porté aussi par une mon- 
8 Vosges'. Le ballon du jeu 
1 ne dépasse pas le xvie 



.Ballue. Formes de Bellue. 

Forme de Balli. 

Idier. Dérivé de Balme. 

I. Grotte, souterrain (oc, 
de lieux commun dans l'Est. 

>nt. lo Forme du vieux nom 
lue Baltmund (liardi-pro- 
780 ; 2o forme de Belmont. 

ba. lo Dérivé de Bal; 2o 

qui ne prêche ni ne con- 

)• 8o grosse prune (Centre). 

. Nom de saint (Irlande), en 
U>f vieux nom germanique 

lier, lo Faiseur de fagots 
er, oc) ; 2o prunier (Cham- 
(om de voisinage. 

lo Forme de Ballot; 2o 
1880 (Poitou). 



Bals, lo Joyeux (oil); 2» forme 
du vieux nom . germanique Bald 
(hardi); 30 forme de Bailly (oc, oil}, 
par abréviation de la forme latine 
ballivui» 

Balsan. lo Dérivé de Bals; 2» 
noir ou brun bordé de blanc. Nom 
d'homme grisonnant {bauçant f bal- 
zan, oil). On trouve des Balzanns à 
MarseillCi au xi« siècle. 

Balson. Dérivé de Bals. On ren- 
contre sa forme latine Balzo au 
ix« siècle. 

Baltar, Baltard. Formes du 
vieux nom germanique Baldehard 
(hardi-aguerri) qui s'est abrégé en 
Balthard (viii« siècle) et Baltard 
(ixe siècle, Reims). 

Balthazar, Balthazard. Nom 

assyrien diversement interprété : 
lo roi protégé par Baal ; 2o gardien 
des mystères de Baal ; 30 qui thésau- 
rise en secret; 40 qui. cause une 
secrète angoisse. — Le sens le plus 
favorable semble devoir être pré- 
féré. — Nom de baptême qui n'est 
pas un nom de saint. Semble donné 
en souvenir des rois mages de la 
nuit de Noël. 

Baize. Forme de Bals. 

Bamberger. Originaire de Bam- 
berg (Allemagne). 

Banastier. Vannier (oc). 

Banoe. Forme de Banse. 

Banoel, Banoelin, Banoillon. 

Petit banc sans dossier (oil. Nor- 
mandie. Berri). Noms de marchand. 
Voy. Baneier. 

Banohereau. Pnblieur de bans, 
crieur public (du verbe baneher, 
Centre). 



i 



24 



Baq 



Banoier. Marchand (oil) ; ban- 
quier (Champagne). 

Banoqnart. Tombereau (Cham- 
pagne). • 

Banié , Banier. l» Huissier , 
crieur , trompette (oil) ; messier , 
baugarde (oc) ; 2^ vannier (de hanne, 
panier, oil). 

Banne, l^ Corne {banna , oc) ; 2" 
gros (Maine), S» panier (oil). 

Bannelier. Faiseur de paniers 
(de banneau : panier, oil). 

Bannerot. !<> Dérivé de Bannier ; 
2o officier de paroisse (Metz). 

Banneuz. Dérivé de Banne. 

Bannier. Même sens que Banier. 

Banonard. Q^arde champêtre, 
mot i mot ban-toard : garde du ban 
(Lorraine). 

Bansard. Dérivé de Banse. 

Banae. l» Bains , bannière , ca- 
baret {bans f oc) ; 2° g^rand panier , 
manne carrée (oil). 

Banselin, Bansillon. Formes 
de Bancelin, Bancillon. 

Baouer. Forme de Bauer. 

Bapst. Abréviation de Baptiste 

(Angleterre). 

Baptiste. Nom de saint. Du grec 
baptizein : plonger. — Pour le bap- 
tême primitif, on plongeait complè- 
tement dans Teau. 

Baquer. Vacher (Béarn). 

Baquet, l» Boitenx, estropié 
(oil) j 2*> dérivé de Bacq. 



Baquié. Forme de Vtiqutmr : va- 
cher. 

Bar. lo Homme, mari, baron (œ, 
oil); 2<* rempart (oc); S» haut, 
élevé (Bretagnie; ; ^° poisson , bar- 
beau (oil) j 5^ originaire de Bar, 
nom de lieu ; &> homme fort, vail- 
lant (Allemagne). 

Baraban. l» Forme de Barrabu 
(oc) ; 2o bassin de cuivre , timbale«f 
(oc) ; 8o salade (Fore«). 

Barada, Baradat. lo Nom de 
saint. En latin Bara4atuê (sens in- 
connu); 2o clos, enclos (B^urm); 
S» perfidie (Bretagne). 

Baragnon. lo Petite haie ou 
brise-vent {baragnun , oc) ; 2<* dé- 
rivé de baragne : endroit stérile 

(Forez). 

Barail.' 1» Haie, clôfeore, porte 
(barraille , oil) ; 2» forme de Baral. 
Voy. ce nom. 

Baralller, Barailller. Portefaix, 
homme portant le vin en baril {bar- 
raliairef oc). 

Baral. Baril {baral, oc). Nom de 
tonnelier ou d'homme obtee. 

Barsdle. l» Trouble, dispute; 
2<' palissade de bâches (baraîha, 
oc); 3° nom de saint (Barale). 

Barallon. lo Dérivé de Baral: 

baril ; 2o balayure {baraViun , oc). 

Barande. Barricade, bastion (&«• 
randa, oc). Nom de voisinage. 

Baranger. Forme de Béraager. 

Barat. Pour Texplication de ce 
péjoratif qui a de nombreux dérivés 
{Barateau, Baratter , Baratin, Sa- 
raton f Baratte), voir les diction- 



langue d'oc et de langue 



l. lo Forme du vieux nom 
le Baroald (guerrier an- 
, abrégé en Barald. Aid 
: 2o petit pâtre (Forez). 

Barbe, c'est-à-dire barbu 



I. lo Forme de Brabant, 
lyn ; 2° ogre, loup-garou, 
aine (oc). 

içois, Barbançon, Bar- 

. Brabançon , originaire 
it (oil). 

'6. E fcranger, originaire de 
d'Algérie. Au xiv"^ siècle, 
.ppelait barbares < tous 
sont de estrange langue » , 
•dire parlant une langue 



«t, Barbarln, Barba- 
ïaroux, Barbary. Déri- 
bare et probablement aussi 
— Barbarln et Barbary 
des noms de saints méri- 
Barbaroux peut vouloir 
■e barbe rousse, et Barba- 
(bftrbaro, en langue d'oc). 

I. Barbe inculte (barbassa, 



;. Barbu , et au figuré : 
expérience, de bon sens 
ment (oc). Xom de saint. 

id, Barbault, Barbaut, 

:. lo Barbu ; 2o barbeau , 
30 forme de Barbau: es- 
secte, croquemitaine, fan- 



B. Forme de Barbas. 



Ean. Forme de Barbazian, 



25 

en latin Barbatianus (de Barbatus : 
barbu). 

Barbe, lo Barbu; 2ofil8 de Barbe, 
nom de sainte (du latin Barbara , 
étrangère). 

Barbé, l» Barbu (oil); 2» barbeau, 
poisson (fiarbel, oil). 

Barbelin. Petite barbe, petit bar- 
beau {barbelf oil). 

Barber. Barbier (Angleterre). 

Barbereau , Barberel , Barbe- 
ret, Barbereuz, Barberin, Bar- 
beron , Barberot. Dérivés de Bar- 
bier. 

Barbes, Barbet. Barbu. 

Barbier, Barbieri, Barbieux. 

Gbirurgien-barbler. 

Barbin. Barbu. 

Barbizet. Petite brebis (de bar- 
bits, oil). 

Barbot. lo Barbu; 2o lyre, luth, 
harpe (oc) ; 3o hanneton (Bretagne) , 
40 blatte (Centre). 

Barboteau. Dérivé de Barbot ; 
voudrait dire.ftussi canard, s'il .faut 
on croire les armes des Barboteau 
de Gascogne, qui portaient de si* 
nople à trois canards d'argent. 

Barbotin. lo Dérivé de Barbot ; 
2o frissonnant , parlant entre ses 
dents (du verbe barboter, oil). 

Barbotte. lo Barbu ; 2o bar- 
beau, cloporte (oc); 80 couleuvre 
(Poitou). 

Barbou, Barboux. lo Barbu 
(Poitou) ; 2o barbier (de barbour, 
oil) ; 30 barbeau, cheval, barbe (oc). 



2 



r. Brebti [ïnrïid, ail). 



Buerd e>t Bernard en Flandre. Di 
mémesD lUlLe, Birdo h1 Bernido 
ï» toraie du vieux uam germuiqai 
Bard (poata, géant). 



" Tariae de Bardi S 



BanUUon. Bardln, Bsrdon. 

Dôrivùs de Bard. La tonne la- 
tino de Baolen (Barde) >b rcu- 






• Ion 






Bargat. Broyé, brli« lac). 



(Pollen); 4» h.,it-:.r(C,'u,re.. 
Bariieoii , Bargsot , Balfrt. 



babilUrd (ïarjiatm). 



BarhlllBt. Tonnaliar (barlIUt, 
oU). 

Barloeod, SarUhant, Baiil- 
let, Barlllou, BarlUot. BarUki 

{barrUoI, oi; barlllal, oll). Nom 



d« Bard. Il e« anasi nom de ealnt 

vioai nom germanique Bardalf 
(gûam-Ionp) f B" badin, engonrdi 
(oil), ieqnine»en«™i,l,^ eu.-r,.. 


Bariol. Baril (darlo», 00). 
BEuiot. Forme de Barlllot. 


BanDr. Abréviation de Bamardl. 


Barlilni- Du dncbj de Bar (otIS 


Bar6. Bigarre de noir et de blanc 
(oil). Nom de costnme. 


Barjou, 1= DÉrlvé de Barge : 1" 



OT. Écorcenr de cbêne (Ac- 



^ Bar 

Barlet. !<> Barillet (oc) ; 2» rem- 
part (Nord). 

Barller. 1° Abréviation de ha- 
rillier, fabricant de barils (oil) ; 
2» huiasier (harliaere, Forei). 

Barluet. Qai a la berlue {barlua, 
oc). 

Barnabe. Nom de saint, signi- 
fiant • fils de prophète j fils de con- 
solation » (hébreu). 

Bamard. Forme de Bernard. 

Bamet. 1<* Forme de Bernard 
(Angleterre) ; 2o dérivé de bame : 
borgne (oil) ; 3» nom de saint. En 
latin Barnituê , du vieux nom ger- 
manique Bam. 

Bamioaud, Bamicot. Formes 
de Bomicaud (myope). 

Bamier, Bamon, Bamoud, 
Bamoiiz, Bamouvin. 1° Dérivés 
du vieux nom germanique Barn 
(guerrier, vir). On trouve des Bar- 
nerius à Marseille au xi« siècle ; des 
Bamulf (Bafnoux) en 774, et des 
Bamuvin en 896. Barnon peut être 
aussi un dérivé de bame: borgrne 
(oil). 

Bamy. Vaillant {bamil, oc). 

Baroche. Nom de lien (Orne, 
Mayenne , Haut-Rhin) , en latin 6a- 
silica : chapelle construite sur la 
sépulture d'un saint. — On voit ici 
combien l'étude des formes latines 
est un fil conducteur absolument 
nécessaire. M. A. Houzé l'a démon- 
tré le premier en 1864 à propos de 
Baroche {Etude sur la signification 
des noms de lieux]. 

Baron, l» Abréviation de Le Ba- 
ron, c'est-à-dire : attaché au baron, 
dépendant de lui; 2» Baron a si- 



Bar 



27 



guifié d'abord < guerrier renommé 
pour sa bravoure * ; il a désigné 
ensuite un grade nobiliaire. Au 
■moyen âge, baron voulait dire éga- 
lement « mari, maître de la mal- 
son • . Gomme nom de personne, 
j'ai dit que baron désigna surtout 
• l'homme attaché à la personne 
du baron » . Enfin, on a pu donner 
ce surnom à certains hommes au- 
toritaires , mais je crois ce c.is 
plus probable pour les dérivés ci- 
dessous. 

Baronnat, Baronnet. Dérivés 
de Baron, comme Marquiset de 
Marquis. 

Barot. Forme de Barrot (Picar- 
die, pays wallon). 

Barra . Barre , barrière , re- 
tranchement (oc). Nom de voisi- 
nage. 

Barrai. Baril, barillet (oc). 

Barras. Barre, bûche, perche 
(oc). Nom de voisinage. 

Barrât, l» Baiiolé; 2° d'esprit 
lent ; 3» enclos (oc). 

Barrau. !<> Baril, barillet, bar- 
rique (oc) ; 2° ras, tondu (oil). 

Barraud, Barrauld, Barranlt. 

Formes de Baraud. 

Barré. Rayé de noir et blanc, 
tacheté, bigarré (oil). 

Barrère. Retranchement ( bar- 
reira, oc). 

Barrés. Forme de Barès. 

Barret. Béret, bonnet (oc). 

Barri. Muraille, rempart, fau- 
bourg (oc). 



28 



Bar 



Bas 



Barrié, Barrier. l» Garde-bar- | Barthelemè, Barthélainidr , 



rière (de barre, barri) ; 2» porte-faix 
(barriaire, oc). 

Barril. Baril (oc). 

Barrio. Barrière (5arriau, Centre) 

Barriol. Baril {bariou, oc). 

Barrol, Barroy. Da pays de 
Bar. 

Barrot. Tombereau, chariot (oc, 
oLl). Nom de conducteur. 

Bamié, Barruel. Formes de 
Barucl. 

Barry. Forme de Barri. 

Barsalou. Barcelonais (banalo, 
oc). 

Bart. En Hollande, c'est à la fois 
une abréviation de Barthélémy, de 
Bartholf et de Philibert. C'est aussi 
un vieux nom germanique qui signi- 
fiait et signifie encore en allemand 
barbe. 

Barta. Hallier, bronssaille (oc). 

Bartauxuieuz. Forme de Bar- 
thélémy (oc). 

Barte. l» Môme sens que Barta ; 
2» nom de saint dérivé de Bart, en 
latlu Bartiua. 

Barth.. Forme allemande mo- 
derne de Bart. Une famille noble 
de ce nom porte dans ses armes une 
tête d'homme barbu. Voy. Bart. 

Barthe. l» Hallier, broussaillo 
(oil). Nom de voisinage j 2° forme 
de Barth. 

Barthel. Forme abrégée de Bar- 
thélémy (Allemagne, Hollande). 



Bartbelmé, Barthelmix, Bar- 
thelomé. Formes de Barthélémy. 

Barthélémy. Nom hébreu de- 
venu nom de saint. Bn latin Bar- 
tholometis. Sens proposés : c fils de 
celui qui arrête les eaux, fils de 
Tholmaï (Ptolémée) ». 

Barthès. Abréviation de Bar- 
tholmess. 

Barthold, Bartholdl. Barthold 
est une forme allemande du vieux 
nom germanique Beràhtoldf yiv 
siècle (renommé-ancien , d'ancien 
renom). Bartholdl est une forme 
latinisée (fils de Barthold). 

Barthole. Nom de saint. Abré- 
viation de Barthélémy. 

Bartholmess , Bartholomô . 
Bartholomon. Formes de Barthé- 
lémy. La première est anglaise. 

Bartholony, Bartholot. Déri- 
vés de Barthole. 

• 

Barthomeuf , Barthomler , 
Barthomleux. Formes et dérivés 
de Barthélémy. 

Barthouilli, Bartouilh. Bro- 
canteur {barthouliairef oc). 

Bartomeu. Forme de Barthélémy 
(oc). C'est presque le latin Bartho- 
lomeus. 

Baruel, Baraon. Chariot {haru, 
Picardie). Nom de conducteur. 

Bary , Barye. Forme de Barry. 

Bas. Nom de saint, en latin 
Basaus (court, ramassé dans sa 
taille). 

• 

Basana. Basané (basanat, oc). 



M. nom de galnt. Do grec 
.: roi. 

■.■Nom de «Int {Btuiw, 
■),ao ïieni nom genn»Dlqao 

forcé (wloB FBrBlenwnnl. 

■Ira. Forme de BusI^rs. 



e {bagtidoiai, oc). 



È» gcaDd cniuenr (oc). 
la. i«Con.biit(oe,oll); 



cllqoot de mooHn , el, »o flguré, 
grand caiuenT(6ataM, midi; hatail. 
Centre). 

BataiUoil. Dérivé da 6a(iiilFe. 

BaUl. BMean (oll). 

Battdar. Farme da YstMer. 

Batllllds. Nom de sainte. Dn 

i'ti»rdlB h 
UUdii M 1 

Baudet, Bsthlot. Abr£vli 



BatltOl. Tour de bote mobile, 
nachlne de gnerre (batefnl, bitefou, 

Battlonlier. Constroi-iear oo dé- 



Batrel. Abréviation da Battuel. 
Batta. BniMon (oc). Nom do ïoI- 



BattandlM. Foulon (Bit). 
Battarol. Ciiqaci da mm 

Battlar. Forme de Vattier. 



30 Ban 

Battur. Batteur (oc). 

Bats, lo Rouasitre (oc); S» da 
pays de Batz. 

Banban , Baube , Baobion. 

Bè^e (oil). 

Baoby. !<> Engourdi (Normandie); 
2o forme de Baube* 

Bauoame. Beau charme, bel 
arbre (oil). Nom de voisinage. 

Bauohart. Dérivé de Bauch. 

Bauche. !<> Bois, forôt, petite 
maison (oil) ; 2o forme de Baucli : 
gai, naïf (oc). 

Baucher, Baucheron. Bûche- 
ron. On dit encore baucheron en 
Berri. 

Bauchet, Bauohot, Bauohu. 

Dérivés de Bauche (bois, forôt). 

Baud, Baude. Formes du vieux 
nom germanique Bald: hardi, au- 
dacieux, confiant. Baud est devenu 
nom de saint (en latin Baldus). Dans 
la suite du moyen àgc , il a signifii; 
joyeux, animé. Prononcé selon les 
pays Balt Bald, Bad, Baudj Bod, 
Bot, Bud, Boud, Bout, etc., ce nom 
a des formes très-nombreuses et 
très-diverses. Il peut être aussi une 
abréviation de Thibaud , ce qui ne 
change rien à son origine, car bald 
entre dans la cou.position de Thi- 
baud. "Voy. ce nom. 

Baudard, Bandart, Baodau, 
Baudaut. Dérivés de Baud. Leurs 
formes germaniques anciennes sont : 
Baldhard, y me siècle, Baldhart 
{bald: hardi ; hard: agruerri), Baldo- 
ald, ixf siècle {bald: hardi; ald: 
ancien). 

Baudelaire. Sabre recourbé (oil). 



Bau 

Baudelln, Baudelooqnie, Baa- 
delot. Dérivés de Baud. Le pre- 
mier, écrit Baldilin en 774, est nn 
nom de saint. 

Baudement. !<> Forme du vieux 
nom germanique Baldman (hardi- 
guerrier), 806 î 2« joyeusement (oc, 
oil}. 

Baudenot, Baudens. Dérivés 
! do Baudin. Baudens est flamand. 

Baudequln. lo Dérivé de Bande 
(Flandre) ; 2<> nacelle (Nord). 

Bandes. Vaudois(oc). 

Baudesaon. Fils de Bande {Bald- 
sohn, Allemagne). Bn Angleterre on 
dit Balderson (fils de Bald). 

Baudet. !<> Abréviation de Thi- 
baut ; 2° dérivé de Baud. Oe nom 
d'homme signifiait: gai, joyeux, fier. 
Il a suffi du succès d'un roman pour 
qu'il devînt au moyen âge un nom 
de ràue. 

Baudlerr Forme du vieux nom 
germanique Baldher, viJi« siècle, 
qui faisait Bauderiuê en 976 {bald: 
hardi; her : auguste). 

Baudin. lo Nom de saint qui est 
une forme du vieux nom germa- 
nique Baldin (1088), dérivé de bald: 
hardi ; 2o abréviation de Thibaad. 
L'abbé Brizard (xviiie siècle) s 
trouvé dans une charte lea deux 
noms Thibaud et Baudin qualifiant 
la même personne. 

Baudoin. Même sens que Bau- 
douin {Baldoin, 787). 

Baudon, Baudot, lo Abrévia- 
tion de Thibaut; 2» dérivés 4e 
Baud. 

Baudon. Forme du vieux nom 



Bau 

germanique Baidulf (hardi -loup), 
viiie siècle. 

BaocLouin. Nom de saint. Du 
vieux nom germaniqve Baldavin 
(hardi-ami, hardi-compagnon), yiii« 
slôcle, modifié ensuite en Baldovin. 

Bandour. !<> Joie (oil) ; 2» forme 
du nom de sainte Bathilde. 

Baudoz. Dérivé de Band ou abré- 
viation de Thibaud. La finale oz 
est particulière à la Savoie, à la 
Franche-Comté et à la Suisse; 2» 
joyeux-hardi {hattdoSf oc). Nous re- 
trouvons ici le vieux sens germa- 
nique. 

Baudran, Baudrand. Nom de 
saint, en latin Baldrannuêj du vieux 
nom germanique Baldchram (hardi- 
robuste), abrégé en Baldhramf yiiic 
siècle ; 2o désordre, tumulte (oc). 

Baudré. Nom de saint , en latin 
Baldreduê (hardi -prompt), vieux 
nom germanique. 

Baadrillard. Dérivé de Baudry. 

Baudrit, Baodry. Noms de 
saint, en latin Balderietu , d}h.yievi7i 
nom germanique Baldarichy vi^ 
siècle , Baldrich , 806 , Baldrih , ix« 
siècle (hardi-puissant). 

Bauduin. Forme de Baudouin 
{Baîduinuê, xi« siècle, Chartres). 

Baner. Cultivateur (Allemagne). 

Baulant, Baalard. Qui se re- 
mue. Des verbes hauler, bauUer{oil). 

Baomann. Cultivateur , archi- 
tecte (Allemagne). 

Banmard. Nom de saint. En latin 
Baudomiruê , du vieux nom germa- 
nique Baldomar (hardi-il lustre). 



Bay 31 

Baume. Grotte, caverne (oil). 

Baumes. Nom de saint. En latin 
Boamadui (forme intervertie de Bal- 
domarus). Voy. Baumard. 

Baumgarten. Jardin fruitier (Al- 
lemagne). 

Baumgartner. Arboriculteur 
Jardinier (Allemagne). 

Baumier. Nom de saint, même 
sens que Baumard, car il a la même 
forme latine. 

Baucpieime. Beau châne (Nord). 
Nom de voisinage. 

Baur. Forme de Bauer. 

Bausche, Bausohelet. Bois, 
petit bois {hosehey oil). 

Bauasan, Baussant. !<> Nom de 
saint , en latin Balsamua : baume ; 
2o forme de Balsan *, S» cheval mou- 
cheté, sanglier, porc (Champagne). 

Bautier. Forme de Yautier. 

Baux, Baux. !<> Rocher à pic, 
précipice (oc) ; 29 gai, content {haus, 
oil). 

■ Bau2dl. Forme de Bauzille, nom 
de saint, en Isitin Baudilius, du vieux 
nom germanique Bald : hardi. 

Bauzon. Forme de Bozon. 

Baverelf Baveret, Bavoux. 
Bavrel. 1° Moqueur, causeur (oil, 
Poitou) ; 2o baveur (oc, Centre). 

Bay. Brun-roux (oil). 

Bayard, Bayart. !<> Dérivés de 
Bay; 2» curieux, attentif (oil. — 
Une anecdote nous permettra de 
montrer ici à quel point les noms 



nrd df France nt craint pdf I 



Bajrar. Forme de Baler. 
Bayet. DérlTé de B»y, 
Barenl. Forme As Bsillenl. 
Barlo. Forme de B&lle. 
Bayrst. Dérivé de Bslf, qui eal 

Bazalne, Bazenaerye. Pesn de 

Bazelln, Bazelot. 1° DéHvéi H 
clielol.' 
BacUe, BazUlo. Farmes de Ba 

BâEttt. Forme de Butin. 

Bazlra. Forme de BaiUlé (comme 
Jfnbirc en une forme de ifaiillc). 

Basoch», Bazougo. Noms de 
lleni 1 en Utia «otllica. To;. Si- 

Baand , Boauda , Beaadat , 



Beaudemoulln. .Tov.-iit iLimilin, 
LinL;liud,> li.^ii.io.^tiK^âellen. 

renniolque B&adulf. MMW geo 
ina Aaudou. 

Baaofay. Beni httre (ofl). Vam 



Beanlen. Belle récréation. Nom 



. Besn bol. (Nord). 



1. Forme de Bosradoii 



Bed 



33 



Belle vue, belle retraite (oil). Noms 
de lieux. 

Beaurieuz; Beauriii, Beau- 
rion, Beattry. Beau ruisseau, beau 
cours d'eau. Noms de lieux. 

Beauveau. Belle vallée. Nom de 
lieu. 

Beauvalet, Beauvallet. Il s'a- 
git ici du valet d'autrefois, qui était 
ou un aspirant écuyer ou un vassal 
de condition libre (Fa««elet), ou un 
jeune homme tout simplement. 

Beanvlllain. Beau paysan, mot 
à mot : bel habitant de la villa 
{villa désigrnait autrefois un do- 
maine rural). 

Beauvois, BeauTOisin. Origi- 
naire de Beauvais, du Beauvaisis. 
Beauvoisin peut aussi être le con- 
traire de liauvoisin (mauvais voisin). 

Beauzonain, Beauzonnet. For- 
mes de Bozonin, Bozonnet, dérivés 
de Bozon. 

Beaux. !<> Beau {Maux, oil) ; 2° 
forme de Baux. 

Beo. lo Bouche, et au figuré, babil 
(oc , oil) ; 2» embonehmre de rivière 
(Centre) ; 3^ ruisseau (Normandie). 

Bécard. !<> Même sens que Bé- 
chard ; 2o saumon (oil) ; do goujon 
(oc); io mouton d'un au .Normandie). 

Béohard. l** Qui a un nez pointu; 
2o raisonneur, railleur (becarut, oil); 
3« binette de jardinier (oc). 

Beohet. Brochet (oc , oil). Ainsi 
Donuné parce qu'il a le museau (bec) 
pointu. 

Beohon, Beohot. Même sens que 
Béchard. 



Beohu. lo Qui a le nez aquiliu 
(oil); 2° conduit, canal (beehtUf oil); 
30 pioche à deux dents (Forez) ; 4» 
qui ne parle plus (Centre). 

Beok , Beoker , Beckmann. 
Ces deux derniers sont noms de bou- 
langer {B&cker f AUemagn^e). Beck 
veut dire ruisseau (Flandre) et peut 
être une foi'me du vieux nom ger- 
manique Bag. 

Beoot. Forme de'Béchot. 

Beoq. lo Petit cours d'eau (Nord); 
20 forme de Bec. 

Beoqoart. Forme de Béchart. 

Becquerel, Becquerelle. l» Bro- 
card, médisance (oil) ; 2o petit canal 
(Nord). 

Beoc[uet. Forme de Béchet. Si 
c'était une forme du Becket anglais, 
il voudrait dire petit ruisseau, 

Beorel, Beorlaux. Formes de 
Becquerel. 

Becu , Beoue . l«> A bec on 

nez pointu {becquuSf Champagne); 
2° raisonneur, répliqueur {bécud, 
oc). 

Bède. 1° Nom de saint danois. 
Même sens que Bad, forme de Bald, 
vieux nom germanique ; 2» gros 
ventre (Poitou). En faisant dériver 
Bède de Bald (hardi), je le rap- 
proche de Beedct classé comme tel 
par F5rstemann. Le sens de ventru 
n'est pas à dédaigner , car il a fait 
notre bedaine. 

Bedel. l» Bedeau (oc, oil), ban- 
garde, huissier, crieur pablic (Nor- 
mandie) ; 2<» veau (oc). 

Bedier. 1» Originaire de Béziers 
(oc) j 2« âne (oil, oc). 



34 



BeJ 



Bedoille. 1° Gros ventre ; S» arme 
recourbée en serpe (oil). 

BedoB. lo Foralni étran^^r (oil); 
jo bègue (oc). 

Bedot. lo Dernier né (Normandie); 
go mouton (Flandre); 3o bedeau (oc). 

Bedoos, Bedonx. !<> Dérivés de 
Bôde ; 2» veuf (Béarn) ; S» blaireau 
(Normandie). 

Béer. Forme allemande du vieux 
nom germanique Ber (ours). 

Begard, Begart. l» Bègue ; 2° 
religieux du tiers-ordre (Nord); 3° 
hérétique (oil). 

Begat, Begault. Dérivés de 
Bègue (Centre). 

Bégin. lo Forme de Béguin ; 2» 
dérivé de Bége : gris, jaunâtre (oil); 
S« goret (oc). 

Begon, Begot. Bègue (oc). 

Bègue. 1° Huissier, sergent (oil); 
2o forme de Viguier (oc). 

Béguin. 1° Bègue; 2o religieux 
du tiers- ordre fondé par Lambert 
Bègue en 1173 à Liège ; 3° bonnet 
d'enfant (Nord). 

Behexn. Originaire de Bohême 
{Behemgne, oil). 

Bernard. BeiUet. BeiUon. Dé- 
rivés de beille: bègue (oil), on de 
heil : ventre (Vendée). 

Beissière. Forme de Bessière. 

Beisson. Forme de Beoson. 

Béjanin. Bel Janin, beau Janin. 

Bejard. lo Bel jard, belle oie 



Bal 

mâle ; 2o forme de Béohard ou dé- 
rivé de Bége (gris). 

Bejaud. lo Bel Jand , beau eoq 
(oil, Est) ; 2o dérivé de Bége. 

Bejean. Bel Jean, Beau Jean. 
Bel se prononçait hé, 

Bejot. Forme de Béjaud. 

Beker. Forme de Becker , ou de 
Baker. 

Bel. Beau , grand , agréable (<^1). 

Belabre. Bel arbre (oil). Komde 
voisinage. 

Bélanger. Forme de Bellanger. 

Belard. lo Dérivé de Bel; 2» 
criard, bélier (Poitou). 

Belet. lo Dérivé de Bel ; 2» aïeul, 
bisaïeul (oc. Forez); 30 fin, rusé 
(Limousin); 4o bouvreuil (Pro- 
vence^. 

Belgrand. Beau grand (oil); 

Belhaste, Belhatte. Belle lance 

(belle-haste, oil). 

Beliard. Bélier (oil). 

Belidor. Bailli {lailidorj oc). 

Belin. lo Dérivé de Bel; 2» mou- 
ton, bélier, naïf, sorcier, enchan- 
teur (oil) ; sorcier (oc) ; ruse (Cham- 
pagne). 

Beljame. Beau Jacques (oe). Yoy. 
Janies. 

Bell, lo Cloche (Angleterre); 2» 
forme allemande du vieux nom ger* 
manique BU: doux (FSrstem&nn). 

Bellague , Bellaguet , Bel- 



Bel 



Bén 



35 



laigua. Belle eau, bel étang, beau 
canal (oc). 

Bellangé, Bellanger. Formes 
de Bellenger. 

Bellard, Bellart. !<> DérîTés de 
Bel ; 2« bancal (Poitou). 

Belle. Forme de Bel. 

Bellenger, Bellengier. Formes 
adoucies de Bérenger, Béreng^er. 
Voy. Albouse pour un cas de trans- 
formation semblable. 

Bellet. lo Dérivé de Bel ; 2o bel 
enfant (oc). 

Bellenle. Bel œil. 

Belleose. Beau hcuseau, belle 
jambière {heUe-hetue, oil). 

Belliard. Forme de Bellard. 

Bellier. Forme de Bélier (sens 
actuel). 

Bellin. 1^ Dérivé de Bel, nom de 
saint (Italie) ; 29 forme de Belin ou 
de Ballin. 

Bellingoler. Forme de Berin- 
guier ou de Bellengier. 

BelUvet. Forme de Baillivet. 

Belloo. Beau lieu (oe). 

Belloohe. !<> Prune sauvage (oil); 
2o péjoratif de Bel. 

Belloir , Belloire. Formes de 
Bellouard. 

BdUon, Bellot. Dérivés de Bel. 
— Bellot se disait aussi d'un joli 
enfant (oe, oil). Les mères ap- 
pellent encore leurs petites filles 
Uttotte, 



Bellouard. l» Boulevard, rem- 
part {Ballùuard, oil) ; 2» forme de 
Baleward ( bardi - gardien ) , vieux 
nom germanique. 

Bellouze. Forme de Belleuse. 

Bellu* BéUuot. Farouche, sau- 
vage (oil). 

Belxnas, Belxnasse. Belle mé- 
tairie (oc). 

Belon, Belot. Dérivés de Bel. 
Belon est aussi une abréviation 
d'Isabelle (Beloun, oc). 

Belosse. Forme de Blosse. 

Beltramy. Forme de Bertramy- 

Bénard. Nom de saint. En latin 
Bemardus. Forme de Bernard. 

Benassit. 1° Heureux , bien aise 
(oil); 2o forme de benazit : béni (oc). 

Benazé, Benaze6h, Benazet. 

lo Formes du nom de saint Benoît 
(Midi) ; 2" béni (oc). 

Bender, l» Forme de Binder; 2» 
nom de lieu (Russie). 

Bene61i. Abréviat. de Benezech. 

Benedio, Benedit. Formes de 
Benoît (Midi. Allemagne). Elle est 
plus près du latin Benedictus. 

Beneller. Constructeur ou con- 
ducteur de tombereaux (oil). 

Benêt. Nom de saint (en latin 
Benedictua), forme de Benoît. 

Benezeàh, Benezet. Même sens 
que Benazé. Benezech est nom de 
saint avignonnais. 

Bénier. Abréviation de Bernier 



3G 

comme Bénard est abréviation de 
Bernard (eu latin Bemeritu, ix« 
siècle, Reims). 

Benjamin. Nom hébreu et nom 
de saint {jiU de la droite, fils de pré- 
dilection). 

Bennett. Benoît (Angleterre). 

Benoist, Benoit. !<> Nom de saint 
(en latin Benedictus: béni) ; 2° saint, 
béni (oil). 

Benon, Benot, Benou. Abrévia- 
tions do Bernon, Bernot, Bernou. 

Beqaet. Brochet (Champagne). 
Même sens que Bccquet. 

Ber. lo Forme de Béer ou Berr : 
ours (germanique) ; 2" beau (Béarn) ; 
3** court (Bretagne) ; 4« baron (oil). 

Berain. Nom de saint, en latin 
Benignu» : bienveillant. Sans cette 
forme latine, pourrait-on soupçon- 
ner une telle altération ? 

Beral, Beraldi. Môme sens que 
Beraud. 

Béranger. Forme de Berengcr. 

Berard. Vieux nom germanique 
écrit Berahard (ix* 8iècle\ puis Ber- 
hard et Berard {ber : ours ; hard : 
aguerri). 

Béraud , Bérault. Vieux nom 
germanique écrit Beroald, tik 
siècle, puis Berald et Berold {ber : 
ours ; ald : ancien). 

Berc^er. Vieux nom germanique 
écrit Berachar, vue glëcle, puis Ber- 
char et Bereher, vin* siècle {heraiht : 
ours ; her : auguste). 

Berchet. Berchu. Qui a des 

dents de moins (de berehe, oil). 



Berdin, Berdolet. Dérirèfl de 
Baerd. 

Berdoulat, Berdonlet. Qui brc- 
douille, crotté, boueor (de ^rdowle, 
wallon). 

Bérenger. Vieux nom gennani- 
que écrit Beringar (viiie siècle), 
Berengar, Bérenger {berin: guer- 
rier ; gar : préparé, dispos). 

Berengoier. Vase, aiguière (oc). 

Béret, Beretta. Béret, bonnet, 

barrette (oc). 

Berge. 1** Barque ; 2^' éminence, 

de terrain (oc, oil) ; 3° belge (wal- 
lon) ; 4o verger (Bretagne). 

Bergeret, Bergeron, B«rg«iot 

Jeune berger (oil). 

Bergier. Berger (oil), verger (Bre- 
tagne). 

Bergis. Nom de saint, en latin 
Beregiêusj du vieux nom germanique 
Beregis (ours sage). 

Bergmann. Mineur, homme de 
la montagne (Allemagne). 

Bergogne , Bergondy , Ber- 
gounhouz. Bregouniouz. Origi- 
naire de Bourgogne, Bourguignon. 
(Bergoine, oil). Bergounhoux peni 
encore signifier pudique {hergou- 
gnous, oc). 

Bergueme. Forme de Bergfaem : 
hameau de la montagne (Flandre, 
Allemagne)» 

Berhart. Forme de Berard (Al- 
lemagne). 

Berille. Nom de saint. En latin 
Berillu9 : aigue-marine, pierre pré- 
cieuse. 



Ber 



87 



Bèrillon. Dérivé de Bérille ou 
de Berrier. 

Bèringer. Même sens que Bé- 
• ranger. 

Berion, Beriot. Berrichon (be- 
rion, oc). 

Borland, l» Abréviation du vieux 
nom germanique Bertland {renommé 
du pays, YUi^ siècle) ; 2» jeu de dés 
berlanCf oc). 

Berlandler. Joueur de dés. Voy. 
Berland. 

Berlet, Berlier, Berlin, lo Abré- 
viation de Berthelet, Berthelieri 
Berthelin; 2*' dérivés d'un radical 
Berle qui nous est inconnu mais 
qui comporte une idée de dérègle- 
ment, d'inégalité, si nous en jugeons 
par les mots berlue, berloque, her- 
long (inégalement long) et berluque, 
berloquin (voy. ci-dessous). Berlin 
peut aussi vouloir dire « originaire 
de Berlin >. 

Berloqnin, Berloaez, Berlu- 
qoe. lo liouche (Centre) ; 2» qui se 
balance, et* au figuré, bisarre, léger 
d'esprit (Nord, Centre). En Cham- 
pagne, on dit aussi beurlu pour 
louche, bizarre. 

Bermant. Portefaix {berman, 
Normandie). 

Bemumd, Bermont. Viens nom 
germanique et nom de saint, écrit 
Berimundf ye siècle (guerrier-protec- 
teur), puis Bermund (ix« siècle) et 
Bremund {xtr siècle). Bermont peut 
être AUMi on nom de lien. 

Bem. lo Forme du vieux nom ger- 
manique Berin (guerrier), écrit en- 
suite Beren et Bem (xi« siècle) ; 2o 
abréviation de Bernard (Flandre, 
Béarn) ; 8o anlne (oc]i. 



Bemadet, Bemadot, Bema- 
dotte. Abréviation de Bernardet, 
Bernardot (Midi). 

Bernard. Nom de saint. Du 
vieux nom germanique Berinhard 
(viii« siècle), écrit ensuite Beren- 
hardf Bemhard, Bemard{iv siècle). 
Pendant tout le moyen âge, Bernard 
fut le surnom de Tours. (Berin: guer- 
rier, hard : aguerri). 

Bernardin, Bemardon, Ber- 
nardot, Bemardotte. Dérivés de 
Bernard. 

Bernant, l» Nom de saint. En 
latin Bernardua (Bernard) ; 2» for- 
me du vieux nom germanique Beri- 
nald (guerrier-ancien). 

Berne. !<> Aulne, petit aulne; 
2° fossé, trou, berge (oil). 

Bemert. Bernard (Hollande). 

Bernez. Bernard (Bretagne). 

Bemet. l» Dérivé de Berne ; 2» 
brunet (Centre). 

Bemhard, Bemhardt. Formes 
allemandes de Bernard. 

Bemheim. Nom de lieu (Alle- 
magne). De Berin-heim : hameau 
du guerrier ? 

Bemier. lo Nom de saint. ]âcrit 
ensuite du vieux nom germanique 
Berinher {yiii' siècle), Bernfter (840), 
Berner, Bemier (berin: guerrier; 
her : auguste); 2» valet de chiens (oil). 

Bemon. Nom de saint. Du vieux 
nom germanique latinisé Berino 
(guerrier), abrégé en BefnO dès' le 
vm« siècle. 

Bemot, B«mou. Détivés de 
Bern. Bernou est un nom de saint. 



38 



Berqpiier. Berger (langue d'oil). 

Berquin. Nom de lien (Nord), 
dérivé de Berck et signifiant : petit 
fort, petit château. 

Borr. Forme allemande moderne 
du vieux nom germanique Ber : 
ours. 

Berrlat , Berrier , Berruer , 
Bemiet, Bemirier, Berry, Ber- 
ryer, Berruyer. Originaire du 
Berri, habitant de la plaine {berriCf 
oil). Berrier peut être aussi une 
forme du nom de saint Berier, en 
latin Berariu». Même sens que Be- 
rard. 

Bender. 1° Berger, chasseur (her- 
cier, Champagne, oil) ; 2° forme de 
Bressier. 

Beraon, Bersot. l» Dérivés de 
hers i baron, berceau (oc, oil) ; 2° 
formes de Bresson, Bressot. 

Bert. lo Abréviation d'Albert, 
Robert ou Lambert ; 2o forme alle- 
mande moderne du vieux nom ger- 
manique Berht : renommé; 3° nom 
de saint, abrégé d'Ausbert et de 
Robert (Hollande); 4© court, bref 
(Bretagne). 

Bertal, Bertall , Bertau, Ber- 
taud, Bertaalt, Bertaox, Ber- 
teau, Berteauz. Formes du vieux 
nom germanique Berdhtold, vii« 
siècle , qui a fait Bertoald (renom- 
mé-ancien), puis Bertoald (viii<: 
siècle) et Bertald (ix« siècle). A titre 
exceptionnel, rappelons qu'en lan- 
gue d'oil, on a dit bertaud pour roêé, 
tondu. 

Bertèche. Forme de hretèehe: 
lieu fortifié (oil). Nom de voisinage. 

Bertel, Berthelon, Berterat, 
Bertet. AbrévlatiLons de Berthel, 



Berthelon, Bertherat, Berthet. En 
Bretagne, Bertel est resté comme 
abréviation de Barthélémy. 

Berthau, Berthaud, Borthoa < 
dln, Berthaalt, Berthaut, Ber- 
thanx. Formes modernes du vieux 
nom germanique Berthoald (on le 
trouve écrit ainsi en 728). Il est com- 
posé de herth: illustre et ald: ancien. 
Berthaudin est un dérivé de Ber- 
thaud. 

Berthe. Peut assurément être 
le nom de sainte Berthe et signi- 
fierait en ce cas fila de Berfhe, 
mais doit être le plus souvent une 
forme du nom allenland Btrtht 
qui n'est, par le faitj que le mas- 
culin de Berthe. Tous deux vien- 
nent du mot germanique Beraht 
(illustre, renommé), qui s'est abrégé 
en Berth. Ses dérivés sont nom- 
breux. 

Bertheau. Peut être une forme 
de Berthaudf mais doit dtre consi- 
déré surtout comme une forme de 
Berthel (Barthélémy). 

Bertheaume. Nom de saint en 
latin Bertelmuêj du Meux nom 
germanique Bercthelm (casque-re- 
nommé'), abrégé en Berthélm au 
VII le siècle. 

Berthel. lo Abrégé de Barthé- 
lémy ; 2o dérivé de Berth. 

Berthelemot , Berthelemy , 
Berthèlxnot. Dérivés et formes de 
Barthélémy ou Bertheaume. 

Berthelet, Berthelier, Bertbe- 
lin, Berthelon, Berthelot. Déri- 
vés de Berthel. Berthelier peut être 
une forme de Bertelier : voiturier 
loué à la journée (Centre). 

Berthemot, Berthexny. Abrégé 
de Berthelmot, Berthelemy. 



Bes 



39 



Berthereau. Dérivé de Berthier. 

Berthior. Nom de saint, en 
latin BertharitUf du vieux nom 
germanique Berthari (yii* siôole), 
renom d'armée, qui a fait Berir 
tker (viii« Biècle), Berther (ix» 
siècle). 

Berthet, Berthion, Berthiot. 
Dérivés de Berth. 

Bertbod, Berthold. Formes du 
vieux nom germanique BeralUold. 
Voy. Bertal, 

Bertholeau, Bertholet, Ber- 
tliolle. Dérivés de Berthold ou de 
Barthoie (Barthélémy). 

Berthomô, Bertbomiè, Ber- 
^fif^nni^^i-g, Berthommé. Abrévia- 
tions de Bertholoméf féminin de 
Barthélémy. 

• 

Berthon. Forme française de 
Berhto (vu* siècle), forme latine 
du vieux nom germanique Berht 
(renommé). 

Berthond. Forme de Berthold. 

Bertier. Forme de Berthier ou 
dérivé de Bert. 

BertiUon. l» Dérivé de Bert ; 2o 
forme du vieux nom germanique 
latinisé Bertilo, 780 {hert : renommé; 
il : qui hâte, qui presse). 

Bertln. !<> Dérivé de Bert; 2onom 
de saint, abrégé du vieux nom ger- 
manique Bertuin ( renommé - ami ), 
Yiiic siècle. 

Bertolomè. Barthélémy (oc). 

Bertcm. Même sens que Berthon, 
en latin Berto (ixe siècle). 

Berton. Nom de saint, en latin 



Bertulfuêf du vieux nom germa- 
nique Bertulf (renommé-loup). 

Bertraml. 1° Forme de Bertremi 
Barthélémy (oil) ; 2o forme latini- 
sée de Bertram, forme ancienne de 
Bertrand. 

Bertrand. Nom de saint; en la- 
tin Bertichrannua (renommé-vigou- 
reux), vieux nom germanique abrégé 
en Berthram, Bertram et Bertran 
dès l'an 677. 

Bertremieux. Barthélémy (oil). 

Bertron. Dérivé de Bertier. 

Besancenet, Besancenot. De 

Besançon. 

Bescherel, Bescherelle. Formes 
de Becquerel. 

Besnard, Besnaud, Besnier, 
Besnou, Besnouin, Besnus. For- 
mes de Bernard, BernauU, Beruier, 
Bernou, Bernouin, Bernus. 



l» Forme de Bassan ; 2« 
nom de lieu (Hérault), lîn latin 
Betianum (940), pour Bertianum: 
domaine de Berth (voy. ce nom). 



t. Lieu bas, marécageux, 
plein de broussailles (oil). 

Bessel. Basile (Hollande). 

Besser. Meilleur (Allemagne). 

Bessière, Bessières. Même sens 
que besse. 

Bessin. De Bayeux, du pays Bes- 
sin. 

Besson, Bessonnean, Besson- 

net : lo Jumeau (oc, oil) ; 2o pion- 
nier, terrassier (oil). — Dérivés de 
bia : deux fois ; besae : bêche. 



40 Ben 

Beflmohet. Louche (oil). 

Bethxnond, Bethxnont. Abré- 
viations du vieux nom germ&nique 
Berthumd. Même sens que Bermond. 

Bethon, Bethoux. Abréviations 
Berthon, Bertlioux. 

Betiami. Forme de Bertrami. 

Betmont. Forme de Bethmont. 

Betolaud. Abréviation do Ber- 
tholeau. 

Béton, lo Nom de saint, abrévia- 
tion de Borton ; 2*^ putit marchand 
de blé (Centre). 

Betoarmô, Betoumô. Culbuté, 
et, au figuré, inconséquent, étourdi 
{beitournéj oil). 

Betremieux . Abréviation de 
Bertremieux. 

Betron, Betry. Abréviations de 
Bertron, Bertry. 

Beuoh6, Beuoher, Beuchey. 

Formes de Bouché, Boucher. 

Beuohet , Beuohot . Formes de 
Bouehet, Bouchot : petit bois (oil). 

Beudan, Beudet, Beudin, Ben- 
don. 1° Formes de Boudet, Boudin, 
Boudon ; 2» dérivés de Beude : veuf 
(Béarn). 

Beugnlet, Bengnon, Beugnot. 

Dérivés de Beugne: coup, contusion 
(oil). Beugniet avait aussi le sens 
actuel do beignet. Nom de pâtûssier. 

Benl6. !<> Forme de Boulé; 2» 
chat-fauant (Normandie). 

Benllard. Ventru {beuillard, 
Normandie, Maine). 



Bia 

Benrdeley. l» Qui bredouille 
(du verbe lerdeUr, Picardie); 2» 
forme de Bertfaeiey. 

Benrier, Beurrier. Forme de 
Berrier (du BerrS). 

Bentier. Bouvier,bruBque(Ohaiii- 
; pagne). 

Benve. Nom de sainte, en latin 
Boba, Bova (yii« siècle); dérive du 
vieux nom germanique Bûh : en- 
fant. * 

Beyer. !<> Bernard (Hollande); 2» 
forme de Baler. 

Beyerle. Dérivé de Beyer. 

Bez. lo Doigt (Bretagne). En 
France, on a dea Ledoigt; — 9p 
forme des noms de saints : Bès (Befl> 
»uê) ou Bets (Betenu). 

Bézard. Forme de Bazard. 

Bezeraye. Lieu planté de poi- 
riers sauvages ou bitierê (Ouest). 

Beziat. Délicat, douillet, ebéri 

(oc). 

Bezin. Forme méridionale de Fe- 
zin : voisin ; 2«> forme de Bazin. 

Bezon. Forme de Bazon. 

Bezot. lo Dernier-né (Norman- 
die) ; 2o forme de Bazot. 

Bezou. Anneau (Bretagne). 

Biaggi. Biaise (Italie). 

Biais. Volage, incoàstant (oe). 

Bial. lo Beau (oil); f canal 

(oc). 

Blanchi. Blaneo : blanc (Italie) 



Bid 

Blard. 1» Abréviation de Billard ; 
2o verrat (biar, Picardie). 

Bias. le Beau (oll); 29 fort (de 
Bios, gfrec). 

Blau, Biand, Biaat. !<> Beau 
{hiauêj oil) ; 2» abréviations de Bil- 
land. 

Bianson, Biauzon. Formes de 
Boson, Bozon. 

Bibal, Blbant. 1*> Soldat armé 
d*iuie arbalète et d'une lance {bl- 
bauUf oil) ; 2» forme du vieux nom 
germanique Bibald (espoir-hardi), 
ix« siècle. 

Biban, Bibard,Bibaat, Biber, 
Bibollet, Bibos. Semblent dériver 
de biber: boire (Centre), et seraient 
des noms de bons buveurs. Ainsi, 
dans Vanelenne Rome, on avait con- 
verti pour cette raison en Biberius 
le nom de l'empereur Tibère. Cliez 
nous, biberon est un mot populaire. 
Bibert peut être cependant une 
forme de Bitbert (espoir-renommé), 
ix« siècle. Bibus aussi a signifié 
• bagatelle >, au dernier siè<ne. 

Bio. lo Mercier, porte-balle (oc) ; 
2» chèvre {biequtf oil ; p*cg, breton). 

Blohat. Faon (oil). 

Bicheboia. Forme de Buchebois, 
fend-bois. Nom d'ouvrier en bois. 

BioherOD. Forme de bâcher on. 

Bichet. Faon, petit broc de grès, 
mesure de grains (oil). 

Biohotfe. Forme de Bichoff : évo- 
que (Allemagne). 

itedaM. t»ériV4 de «fdé. 

Bidault, Bldaut, Bldaiix. !<> 



Big 



41 



fantassin armé de la lance {bideauld, 
bideauVx, oil) ; 2» dérivés do Bide. 

Bide, lo bedaine. Nom d'homme 
obèse (Champagne); 2° forme du 
vieux nom germanique Bid (qui 
espère). 

Bideaa, Bidel. Dérivés de Bide. 

Bidoire. Forme de Bidouard qui 
paraît un dérivé 1« do Bide ; 2« du 
vieux nom germanique Bid (qui es- 
père), ou une forme altérée de Ba- 
douardj Badward (hardi-gardien), 
ixe siècle. 

Bi6. lo Nom de saint, en latin 
Beatus : heureux ; 2» canal, ruisseau 
{bie, bieZf oil). 

Bled. Blé (oil). 

Bien. Nom de saint, synonyme de 
Vivien, comme le prouve sa forme 
latine Vivianus. 

Bierre , Bierry . Formes de 
Bietre, Bietry. Bierre fut aussi 
le nom de la forêt de Fontaine- 
bleau. 

Bietre, Bietry, Biettre. For- 
mes du nom de saint Biètre. En latin 
Viator : voyageur. Biétry peut être 
aussi l'abréviation de Biétrix (Bea- 
triXf oil). Du latin beare : rendre 
heureux, glorifier. 

Bigand, Bigard, Bigand. lo 

Changeur, troqueur (du verbe bi- 
guer, oil). Bigard voulait dire aussi 
en langue d'oc : • gardien d'abeilles, 
taon, frelon. • Bigaud (qui peut 
être aussi une forme de Bigot), s'em- 
ploie en Poitou dans le sens de 
« blanc et noir > , qui est peut-être 
le plus probable pour Bigaud et 
Bigard. 

Bigeard. lo Bizarre {blgearre, oc, 



42 



BU 



oll) ; 2« bigarré I de couleur pie 

(Forez). 

BIget. Chevreau, chèvre (Centre^. 

Bigle. Louche (oil). 

Blgnaud, Blgnon. l» Dérivés de 
blgne, coup, bosse, euflorc causée 
par une chute ( oil ) ; 2o formes de 
Vignaud, Vignon; le bibliophile Bi- 
gnou avait une vigae dans ses armes. 
— Bignon veut dire aussi truble, 
filet de pêche (oc) , ruche (Franche- 
Comté). 

Bigorne. Bâton ferré, enclume 
(oil) ; hoyau, trépied (Champagne) . 
argot (oil). 

Bigot. Ce nom, qui signifie c pio- 
che > (oc), a été surtout le sobriquet 
des Normands, parce que bigot {par- 
dieu! en leur langue) était leur 
juron familier. — «Ne tollcz la 
terre az Bigoz > (N'enlevez la terre 
aux Normands), dit un vers du 
vieux roman de Bou. C'est par une 
autre acception des mêmes mots que 
' bigot désigne aujourd'hui un dévot 
outré. 

Bigourdan. Du pays de Bigorre 

(oc). 

Bigre. Forestier chargé de la ré- 
colte des abeilles (oil). 

Bigue. lo Forme.de Bigle ou de 
Bigre ; 2» char, croix, poutre (bigua, 

(oc). 

Bihorel. Sorte de héron (oil). 

Bihoord. Joute, combat| galop 
{behourd, oil). 

Bilan. Trés-lent (oil). 

Bilbatist, Bilbaut. Abréviations 
de Billebaut. 



BU 

Billant , BUlard. !<> Dérivés de 
Bill (Gnillaume, Angl.) ; 2*» boiteux 
(oil). — En Normandie, on appelle 
billard un homme ventru (augmen- 
tatif dérivé de bilU: boule). Dans le 
sens de boule, le mot bilU est fort 
ancien et date du xui» siècle. Notre 
jeu de billard en a gardé le souvenir, 
car il tire son nom d'un bAton i bout 
recourbé nommé billard parce qu'il 
servait à pousser les billes. Aujour- 
d'hui le billard s'appelle queue ; il s 
perdu sa courbure et il a laissé son 
nom au gros meuble que vous con- 
naissez, à ce meuble recouvert d'un 
drap bien tendu, dont la couleur 
verte semble rappeler les tapis de 
verdure sur lesquels s'ébattaient, 
avec moins d'apprêt, les billards de 
nos aïeux. Et voyez comme tout 
8*en chaîne en ce bas monde 1 Le 
nom de billard fut donné par ansr 
logie aux bâtons à crosse destinés à 
soutenir une marche chancelante, 
ce qui fait que, par extension, le 
nom de biUard est resté aux boi- 
teux, dans le dialecte bourguignon. 

Billaud. Dérivé de Bille. 

Billaudel. !<> Ventru {billaudet, 
Normandie) ; 2» dérivé de Billaud. 

Bille. 1» Forme de Bill qui est une 
abréviation de Will {€hAillaunte,An- 
gieterre); 2» boule (oil), nom d'hom- 
me ventru. 

Billebaut. !« Dérivé de BUIe: S» 
forme du vieux nom germanique Vil - 
libald (volonté-hardie) ; 3» désordre, 
confusion {billebaudef oil). 

Billecard. Forme du vieux nom 
germanique Bilegart, écrit aussi 
Bilikart (doux-gardien) , ixe siècle. 

Billet, Billiard, BilUant, BU- 
liet. Billion. Billois, BilloB^ Bil- 
lot. Dérivés de Bille, ce qui en fsit 
des synonymes de Vuilleti Vuillard. 



Bio 



Biz 



43 



, Gnillon, Gailiot, ou des 
lommes obèses. Billot signi- 
si : massue, souche (oil). 

■6, Billoret. Formes de 



;. Voy. BilUt. 

•jeSLVL, Billotet. Dérivés de 

U Q*briel (Forez). 

Abréviation d'Aubin, Ro- 
mUn, Lubin, etc. 

olion. Binant, Blnard. 

de Bin. De plus, Binachon 
binette (Nord). Nom de jar- 
Dans le Centre, on dit bino- 
• Binant : qui double , qui 
B. Du verbe biner (ojl). — 
; qui a le cou de travers 

BT. Relieur (Flandre). 

ni, Binel, Blnet. Abrévla- 
Aubineau, Lambinet, Robi- 
Robinet, etc. — Binet a 
ire aussi jumeau (oil). 

. Originaire de Bingen (Hes- 
oistadt), ville où la popu- 
israélite est relativement 
use. lia finale en, s'élidant 
I & la prononciation , n'aura 
conservée. 

a, BInot. Dérivés de Bin. 

. lo nom grec. De Bio*: vie ; 
iation de Bill on, de Robion, 
nom de la Manche. 

ietti. Blondet (Italie). 

V* abréviation de Billot, de 
etc. ; 2^ nom de lieu (Var) ; 
le k huile (Poitou). 



Blraud. Dérivé possible du verbe 
birer: mener vie joyeuse (oil), lou- 
cher, boiter (Centre). Dans le Poi- 
tou, on appelle par amitié un enfant 
c mon petit biraud >. 

Bire. loLouche; 2» bière, cercueil 

(oil). 

Birmann. Homme de bière (Alle- 
magne). Nom de brasseur. 

Biron. lo Louche (Maine) ; 2» oil 
(Centre) ; S» nom de lieu (Midi). 

Birouz. Louche (Berry, Poitou\ 

Bis, Bise. Noirâtre (oil). — Bise 
veut dire aussi ; biche, couleuvre 

(oc). 

Blschoff. ]âvêque (Allemagne), 
c'est-à-dire attaché à la personne 
d'un évéque. Peut avoir été aussi un 
surnom ironique. 

BlsohoffsheUn. Hameau de l'é- 
vêque (Bas-Rhin). Nom de lieu. 

Biset, Bison, Bisot. Dérivés de 
Bis : noirâ^e (oil). De là, le nom de 
biset donné à certains pigeons et 
aux soldats non habillés. 

Bishop. iévéque (Angleterre). 

Bisse. Forme de Bise. Un Poitou 
bisse veut dire aussi c bêche * . 

Bisset. lo Dérivé de Bis ; 2o 
rouge-gorge (Poitou). 

Bisson. lo Jumeau (oil); 2o dérivé 
de Bis ; 3» camisole piquée (oc). 

Biae, Bizard, Bizet, Bisson, Bi- 
ZOt. Formes et dérivés de Bis. 

Bizouard. 1» Colporteur de petits 
livres, originaire du Dauphiné (oil) ; 
2» exposé au vent du nord ou bise 



J 



44 



Bla 



(Forez). Nom de lieu ; 3<» fOnne du 
uom do saint liizoard. 

Blacas. Jeuno cliône. — Aa fi- 
guré : »aï/(oc). 

Blache. Champ labouré plante 
de jeunes chênes et de châtaigniers 
(oc). 

Blaohler. !<> Dérivé de Blacho ; 
2o Valaquo. (de Blachie : Valachie, 
oil). 

Blaok. Noir (Angleterre). 

Blaoque. Yalaque (oil). — Nom 
de pays. 

Blad. Blé (oil). 

Bladier. Marchand de blé (oc). 

Blaes. Biaise (Hollande). 

Blaln. lo Forme de Blin ; 2«> peut 
être aussi une abréviation du vieux 
nom germanique Bladin qui est une 
forme de Baldin (do Bald : hardi). 
Ou le voit par le nom latin de Blaiu- 
ville (Meurthe), qui en 922 s^appolait 
Bladini villa. 

Biais. Forme de Biaise ou de Blois 

Biaise. Nom de saint, en latin 
Bloêiue (qui bégaye). 

Blaisel, Blaisot, Blaizot. Déri- 
vés de Biaise. 

Blano. lo Blanc de peau, ou do 
cheveu3C, on de vêtements ; 2» mou, 
faible (Bretagne). 

Blanchard, Blanohet, Blan- 
ohon, Blanohot. Dérivés de Blanc 
(oil). Blanchon a désigné aussi une 
sorte de pique (oil). 



Blé 

Caressant, flatteur (du verbe blondir, 
oc, oil). Blandin est ausgi le nom d'us 
saint de la Brie (en latin Blandimut, 
de Blanduê (caressant, flatteur). 

Blanpedn, Blanpin. Painblane. 
Nom de bon boulanger. 

Blanqoet. BlanchAtre (oc). 

Blanqai. Blancbi (oc). 

Blanqaier. Corroyeur (oé). 

Blanvillain. Originaire de Blain- 
ville. 

Blaqoière. Plantation de thèna 
verts (oc). 

Blard. lo Bélier (Poitou); 2» 
abréviation de Bélard. 

Blarlaux. Blaireau (oil). 

Blarle. Forme de Blérie. 

Blat. Blé (oil). 

Blateau, Blatin, Blatlin. Dé- 
rivés de Blat (oil). 

Blatte. Mite, cloporte (oil). 

Blau. Bleu (Allemagne). 

Blavet, Blavette. lo Dérivés 

de blave: bleu (oil), pftle (Fores); 
2o formes de blavoet: pied aplati 

(Flandre). 

Blavier, Blavoyer. lo Marchand 
de blé (Champagne); S» poiMon, 
martin-pêchenr (oc). 

Blaze. Blaize, (oil). 

Blazy. 10 Blaize, Bazile (oil) ; S* 
fané, flétri {hlasy, oc). 



Blandan, Blandet, Blandin. Blèohe.lo Forme de Blaque (oil); 



Blo 

20 forme de Blesch; 30 aoiiriioiâ 
(Maine). 

Blèchaud, Blëohet. Dérivés de 
Bléche. 

B16rie, B16riot. Champ de blé 
c'est-à-dire commerçant de blés 
ÇblaiHe, oil). 

BleSGh. 1° Forme de blesche: 
feinte, rose (oil); 2o pâle {bleich, 
Allemagne). 

Blessean, BlesBon. Dérivés de 

hleaae : mou (oil). 

Blessimar. Forme dn vieux nom 
german. Balsimar (hardi-illustre). 
Je n'en ai pas d'exemple ancien, 
mais les noms analogues de Bals- 
mandf Balsimiua, autorisent cette 
supposition. 

Blesteau. Dérivé de hleste: bour- 
bier, ou de hleiste : toupet (oil). 

Blet. 1« Mou (oil) ; 2o bègue (oc) ; 
30 abréviation de Belet. 

Bletery , Bletry , Bletterie. 

Commerce de blés. De blatier : mar- 
chand de blés (oil). 

Bleuse, Bleuze. Abréviations de 
Belleuse (belle jambière). 

Bleveo. Chevelu, vela(Bretagne). 

Blezat, Blezean. Dérivés de 
Biaise. 

Blin. 10 Forme de Blain ; 2» abré- 
viation de Bélin ; S» bélier (Poitou). 

Bloc. 10 Barrière, barricade, mu- 
raille (oil). Nom de voisinage; 2» 
forme de Bloch. 

Bloch. Ce nom répandu dans le 
monde Israélite vient de la Russie 



Bltt 



45 



polonaise, où il est très-commun 
sous la forme Blocha : puce. L'a 
final, qui ne se prononce pas, no 
s'est pas maintenu chez nous. 

Block. 1° Forme de Bloch ; 2*> 
bloc, billot, et au figuré, lourd (Al- 
lemagne). 

BloiB. lo Jaune, blond, bleu, blanc 
(oc, oil) ; 2° originaire do Blois. 

Blond. Blond de cheveux. 

Blondeau, Blondel, Blondet, 
Blondin, Blondot. Dérivés de 
Blond. 

Bloqué, Bloquel, Bloquelle. 

Tronc, coffre à argent, souche, bil- 
lot (oil). 

Bloquera, Bloquert. Bouclier 
{blouqiier, bîoquier, oil). 

Blosse. Mou (oil). 

Blot. lo Mou (oil); 2o délicat (Bre- 
tagne); 30 abréviation de Humblot, 
Lamblot, Roblot. 

Blou, Blouet. Bleu (oil). 

Blouxn, Bloume. Formes de 
Blum. 

Bloozet, Blouzon. Dérivés de 
Bellouzo. 

Blum. Fleur (Allemagne). 

Blumberg, Blumenfeld, Blu- 
menthsJ. Mont fleuri, champ fleuri, 
val fleuri (Allemagne). Noms de 
lieux. 

Blusset, BlU880n. Dérivés de 
blus ; bleu (Centre). 

Blut, Blutte. Sang {blut, Alle- 
magne). 



r, Bobtllor. B^eno. 



yiMt, bigi/snt). 

BobcBvI. Poam 

de icaa ban/ |daui 









(Unlduir) et Babeuf ^BubaLf), uuu ' Boelim, Bo 
rurmo dD Tk'iu nAœ «^ruuoiquu. i»>IAimc, Allcing 
' ADïuf/Oeniie). tUTieil nlJeniiiod, I 
tai et iol- ont le uiOma Hui de r l'q- j Boom, t* I 
tftutjsaiia boinuie -. nom de lien. 



liiiliii flsnrent pAnnl In 

iDlriraMlBoa«(Ten!n.V 
Forme de Baldemu, 



[alln ! 



I. ChsD 



(oU) i !t" boue (ftoc-A, BrQUgiiQ). 



Bochst. DiSriTâ di 



Bohaiu , BoUn. Origtoiln dt 



(Nord, Est): î"d( 
ÉrlUM (olL); i- 
(Mord). 



Bodait, BiMlelMioa, Bodet. 
BodwTtn , Bodlar , Bodln , r 
Bon, Bodu, Formes de Bbu 



owL. '"■''""■'"*"''■""" 


Bolchi 


not. BOcfaerou (wttlw). 


Boloh 


ïtBoi»(CeLUei. 


Boleld 


Usa. Forme de Bereldlea. 


BoUal 


eau {niPt, oll). 



BoUdlsa. Abréviation da Bdid- 



Bol 



Bol 



47 



Baudeliua et Bogisilui ; vieux noms 
germaniques ; 2» terrains mouvants, 
marais (Poitou, Centre). 

Boille. ■ lo Forme de Bouille ; 2» 
bour, jardin, taillis (oil). 

Boillet. BoiUon. BolUot. Boil- 
ly. Formes de Bouillet, Bouillon, 
Bouillot, Bouilly. 

Boilvin. Boit le vin, buveur de 
vin. 

Boimard. Dérivé de Boime : Bo- 
hême (oc, Forez). — Boimer. Boit- 
mer. Nom de "buveur toujours altéré. 
— Ces deux noms peuvent être sur- 
tout des formes do BaumarJ; , Bod- 
mer, Boemer. 

Boin.' lo Bon, doux, clément (oil); 
2» forme de Bouin; 3» diable (Cham- 
pagne). 

Boinard, Bolneti Bolnot. Dé- 
rivés de Boin. 

Boire. 1° Ferme, métairie (oc) ; 
2o prairie basse (Berri). 

Boirean. l» Dérivé de Boire (oil); 
2o forme de Boileau. 

Boiret, Boiron, Boirot. 1° Dé- 
rivés de Boire ; 2» jeune garçon, 
toucbeor de bœufs (Berri). 

Bois. Bois (oil), buis (oc). Nom do 
voisinage. 

Boisard !<> Baiseur, embrasseur 
(Picardie)i 2° dérivé de Bois et Boise. 

Boise. Ruse, finesse, subtilité, 
gros bâton (oil). 

BolMau, Boiset. Dérivés de Bois 

Bolsredon. Bois rond, topogra- 
phiquement parlant. 



BoiBse. Broussaille (oii), barette 
(oc). 

Boisseau, Boissel. Petit bois. 
— Boisêeau a voulu dire aussi bou- 
teille, et Boissel • mesure de graine * . 

Boissellier. Mesureur de blé. 

Boisset. Dérivé de Bois. 

Boissier, Boissière. !<> Lieux 
plantés de buis (boissière, oil). Noms 
de voisinage ; 2» rusé, subtil {boisier, 
boisierre, oil). 

Boisson, Boissonnade. Bois- 
sonneau, Boissonnet. Terrain 
de haies et buissons (oc, oil). Les 
deux derniers sont des diminutifs ; 
Boissonnade est du dialecte de Car- 
pentras. Boissonnet signifie bosquet 
en Champagne. 

Boistaux, Boistel. l» Formes de 
boisseau {boistau, oil). 

Boitard. Boiteux (oil). 

Boiteau, Boitel. Même sens que 
Boistaux, Boistel. 

Boitouset , Boitouzet. Boiteux 

(de boitouXj oil). 

Boittelle. BoisBe&VL {boittelf oil). 

Boiz. Originaire du Bouerguo 

(oc). 

Boizard, Boizot. Formes de 
Boisard, Boiseau. 

Boland, Bolard, Bol6. Formes 
de Bouland, Boulard, Boulé. Kn 
Franche - Comté , bplard signifie 
criard, pleureur. 

BoU. Forme du vieux nom germa- 
nique Bol qui est une forme de Bald 
(hardi). 



48 



Bon 



BoUard, BoUé, BoUet, Bollier, 
BoUot, Bolot. lo Dérivés de Boll } 
2o formes de Bonlard, Boulé, Bou- 
lier, Boulot {Boll vaut bout, et au 
xv« siôcle on disait indifféremment 
boulet et bollet. En Franche-Comté, 
on dit bolot pour c boulotj replet » . 
Bollier veut dire aussi planteur de 
barues, arpenteur (oc). 

Bolle. lo Forme de Boll ; 2» borne 
(oc). 

Bombard. l» Hautbois, instru- 
ment de musique (Bretagne^ ; 2" 
forme de b >mbarde : canon de gros 
calibre (oil). 

Bombardier, l» Cauonnier (oil) ; 
2« joueur de bombard. 

Boxnler. Forme do Baumicr. 

Bon. l» D'un bon naturel ; 2» 
nom de saint (sens actuel). 

Bonafé. Bonne foi (oc). 

BonafouB. Bonne fontaine (oc). 

Bonald. Forme germanique de 
Bonnaud; elle s'écrit ainsi dès 817. 

Bonart, Bonat. Dérivés de Bon. 
En latin Bonatuêf Bonardua (xiii« 
siècle, Marseille). Dans le Maine , 
Bonart est synonyme de c bonasse *. 

Bonaventure. Nom de saint ita- 
lien (de buona veniura : bonne aven- 
ture, bonheur). 

Bonbameau. Bon jeune homme 
{barnOf oc). 

Bonoor. Bon cœur (oil). 

Bond. Nom de saint. En latin Bal- 
du8 (hardi); vieux nom germanique. 

Bondeux. lo Poseur de bornes 



B<m 

(de bond : borne, oil) ; 2o qui a en 
abondance (du verbe bander). 

Bondit. Bon récit (oil). Nom 
d'habile conteur. 

Bondier, Bondon, Bondot, 
Bondoux. Formes de Baudior, Ban- 
don, Baudot, Baudou, s'il faut s'en 
rapporter à la forme latine du nom 
de saint Bond (Baldus), Bondon si- 
gnifie aussi bourdon (mouche) et 
c borne > (oil). Bondoox peat être 
encore un nom de qualité morale 
(bon-doux). 

Bonet, Bonety. Nom de saint. 
En latin Bonitus (de Bonus, comme 
Bonitas : bonté, mérite). 

Bonfil, Bonfils. 1« Bon fila (oil); 
2o nom do saint (sens actuel). 

Bongard. Bon jardin , bon ver- 
ger, bon garde (oil). 

Bonhomme, l» Homme ftgé|Vieil- 
lard (Poitou) ; 2o paysan (oil). 

Bonhoure. Bonne heure, heu- 
reux (oc). 

Bonio. Joli (oc). 

Boniface. Nom de saint, en 
latin Bonifacius : figure d'homme 
bon. 

Bonin. Dérivé de Bon. 

Bonis, Bonissant, Bonlaaeao. 

Môme sens que Bonic. 

Bonjour. Bon-jour. Même seni 
que Bonhoure. 

Bonnaffô, Bonnatoos. Formes 
de Bonafé, BonafouB. 

Bonnaire. !<> Courtois (oil); S* 
dérivé de Bon ou forme de Bonnier. 



Boa 

Boniiard, Bonnardet, Bon- 
nardot, Bonnart, Boxmat, Bon- 
nand, Bonneau. Dérivés de Bon. 

Bonne, l» Abréviation de Boni- 
face (Hollande) ; 2o terrain maréca- 
geux (oc), écluse, colline, borne (oil). 

Bonneoaralre. Bon chemin ( Car- 
reira, oc). 

Bonnefond, Bonnefons, Bon- 
nefont, Bonnefoos, Bonnefouz. 
Bonne fontaine (oil, et). Nome de 
voisinage. 

Bonnel, Bonnet. Dérivés de 
Bon. — Bonnet est aussi un nom de 
saint {BonUu»y 

Bonneval, Bonneranz. Bonne 
vallée. Noms de lieux. 

Bonnevay , BonneTey.l«Bonne 
route -y 20 bon gué (oil). 

Bonnevide. Bonne vie (vida^ 
oe). On rencontre dés 867 ce nom 
que FSrstemann a cru germanique. 

Bonnier. !<> Arpenteur juré, po- 
seur de bornes ( bonne , oil ) ; 2° 
champ de limites déterminées j^t 
des bornes (oil). Nom de lieu; 3» 
dérivé de Bon. 

Bonnin, Bonniot, Bonnot. Dé- 
rivés de Bon. 

Bonny. 1° Dérivé de Bon ; 2» eu- 
Jooé, poli (Angleterre). 

Bonpeir. Bon pair, bon compa- 
gnon (oil). 

Bontemps. Heureux, joyeux. 



Bor 



49 



lo Forme de Tout-bon ; 
2^ abréviation de Bon -tous -tempe 
(bonheur sans fin), expression de 
•ouhait (oc) ; 3» forme de Boutou. 



Bontron, Bontronz. Bontry. 

P. de Boutron, Boutroux, Boutry. 

Bonvalet, Bonvallet, Bonva- 
lot, Bonvarlou. Bon valet. On sait 
que Valet n'avait pas le sens actuel. 
Voy. Beauvallet. 

Boquet. Forme de Bocquet. 

Boqoier. Boucher (oc). 

Boquillon. Abr. de boêquillon: 
bûcheron (Nord, Champ.). 

Borani. Forme latinisée du vieux 
nom germ. Boran (fils) , ix« siècle. 

Borohard. Forme de Burcfaard. 

Boroier. Forme de Boursier. 

Bord. Abréviation flamande de 
VlUebord. Nom de saint. 

Bordage. Métayer (Poitou). 

Borda, Bordas, Bordât. Borde, 
métairie (Centre, Ouest). Bordât 
peut signifier aussi • galonné » (oc). 

Borde. Maisonnette éloignée, pe- 
tite métairie (oc, oil). 

Bordean , Bordel , Bordelaut. 

Dérivés de Borde. 

Bordeaux. Originaire de Bor- 
deaux. 

Bordeller. !<> Métayer (bordalier, 
oc) ; 2» libertin (oc). 

Borderie. Petite maison de fau- 
bourg, petite métairie (oc, oil). 

Bordesoolle. Brouette (boude- 
souUe, Saintonge), borde seule, mé- 
tairie isolée (Berri). Nom de lieu. 

Bordet. Dérivé de Bor^. 

3 



50 Bos 

Bordier. Métayer, fermier (oil). 

Bordln, Bordot. Dér. de Borde. 

Borel, Borelll. Même senB que 
Borrel. 

Borget. Petit bourg (oc). 

K BoargeoiB (Italie). 



Borgnet, Borgnls, Borgnon. 
Dérivés de Borgne^ 

Borgognon. Boargnignon. 

Boiie. Ferme, métairie (oU). 

i. Borgne (Bretagne). 



Bomond, Bomaxd. Dérivés do 
Borne. 

Borne. !<> Borgne (oil, oc); 2» oa- 
veme, grotte (Franche-Comté). 

Bomet, Bomlbos, Bomlol. 
Dérivés de Borne et Bomi : borgne, 
myope (oil). Par extension, Bomibtu 
veut dire maladroit (Nord). 

Bomiolie , Bomiqoe. Mjope 

(oc). 

Borrel. Forme de Bonrrel. 



80 bossa (on disait en langue d'oïl 
boêéhu, on dit encore hotcot en Pi- 
cardie, Normandie, pays wallon). 

Bosgoèrard. Bois de Gnéiyurd. 
Nom de lieu. 

Boaq, Boflqoe. Formes de Bon 

(Béam). 

BoMioaln, Boaqnat, Bosqnls- 
Petit bols. Dérivés de fiiesq. 

BoeqnUlon. Bûeheron (ftMgiieil- 
Ion, oc). Les BosqaiUon de Picardie 
portaient d'azor à trois sexpettei 
d*argent. 

Bosredon. Forme de BoisredoB. 



I. lo Bois, forêt (oc, oil); 2» pe- 
tit enfant, petit homme ; 3o brave, 
vaillant (oc); 4» forme de Bobs. 



. Bols, forêt (oc). 



BoflOhat. lo Forme de boteat: 
bocage, bosquet (oc) ; 2» bossu. 

Boflohe. BoBse^ forêt {ho*ehe, oil). 

Bofloher, Bosoheron. Bûcheron 
(oil). 

Bosohot. lo Dérivé de osche ; 



Forme allemande modene 
du V. n. germ. Bat : eolère , irrité. 

Boasange. Hamean de Boiod, 
vieux nom germ. signifiant irrita- 
Nom de lieu (Est). 



1» I>érivé de Bosse; 
8m dérivé de Boss {Boàhar, 714): 9" 
forme de Bossaert, f<vme flamande 
du nom de saint Burehard. 



). Oibbosité, colline. Kon 
de lieu assez répandu. 



Boaaelu. !<> Dérivés de Boibe; 
2o formes de Boissel, Boisselet, etc. 
(petit bois). 

Boeseret, BosBoron. Formes de 
Boisseret, Boisseron {huUêon, oU). 



Bosaon. Formes de Boissiéire, Boii- 
sin, Boisson. 

Bost. Bols (oU). Nom de lieu. 

Bosviel. Bois vieux (oil). No» 
de lieu. • 



Bon 

laïf (oc). 

rel , Botreau , Botrel. 

:ou). 

loSejiB actuel ; 2o tonneau, 
kpaud (Forez); 3° forme du 
ûnt Potame (Flandre). 

m, Bottelin. l» Dér. de 
tonneau botel, oil). 

nar. Forme de Bodmer. 

i. Dérivé de Botte. 

. Qui a de grandes bottes. 

Mier. Forme de Boissier. 

dL lo Dér. de bou (bœuf, 
>nrd (bouar, Bretagne). 

M. Forme de Boisse. 

. lo Qui a le visage enflé 
; 2« jeune garçon (AU., 
)o bouton, tumeur (oc). 

St. Enflé (Poitou). 

6hard. Habitant du fou- 
tît bois (oil). 

rd, Bouoart. Formes de 
1 (de bouke : bouche, oil) 
urcard. 

rod, Bonoarut. Qui 
A lèvre inférieure {hou- 

1). 

n, Boucaud, Boucault, 

b. lo Formes de Bonchaud ; 
M y bocal, embouchure de 
ouille, sale (boueautt bou- 



Ue. Bouc, bouteille (oil). 
lOgo. Petit bois (oil). 



Bon 



51 



Bouchard. !<> Qui a une grande 
bouche ; 2o forme du vieux nom 
germanique Burchard (défenseur- 
aguerri), viii« siècle; S» bouc; 4fi 
sali, souillé (bouehar, oil). Dans le 
Centre, on appelle encore bouchard 
un bceuf i tête noire. 

Bouchardat, Bcmohardon. Dé- 
rivés de Bouchard. Un langue d'oc, 
on appelle aussi houeharda le mar- 
teau des tailleurs de pierre. 

Bouohaad. Bois (Bst, Centre). 

Boaoher, Bondhery. Sens ac- 
tuel. Au xiy« siècle, Olivier de 
Clisson fut appelé Le Boucher à 
cause de sa dureté dans le combat. 

Bouchot , Bonohey. Noms de 
petit bois et de boucher. En Poitou, 
le bouchet était un bois plus petit 
que lo brcuil. 

Bouchon, Bouchot. Buisson, 

broussaille (oil). 

Bouchu.Qui a une grande bouche. 

Boucicaut. lo Qui a de Tembon- 
point {botU9icot, Poitou'' ; 2o merce- 
naire (boueiquaut, oil). 

Bouclier. Fabricant de boucles 

(oil). 

Bouoquln. Dérivé de Boucq. 
Boudaille. Même s. q. Budaille. 

Boudard, Boudault, Boudeau. 

Formes de Baudard, Baudault, Ban- 
deau. On le voit par Boudewin qui 
est en Hollande un nom de saint 
dont la forme latine est Balduinuê 
(Baudouin). 

Boudène. Bedaine, ventre (oc\ 
Nom d'obèse. On dit aussi boudênar 
pour crever d'embonpoint (oc). 



Boudon, Boudot, Bondou. Bou- 
dooln. BoudTEUid. Boudry. F>ir 
mu da Baudot Itnudior , Bsudlu, 
UiudoD. DBudol, liïDdoii, UnndolD, 



Ismeni diriTer te 
Biud ; rnala teO. 
«.t plut prolimbl 


al Baoldry. 


S- 


Bone. 1> Bot. 


1er (oc, oll); ï° 
se). Qa Iktlu iia- 
Siié; S>'bol>(Ll. 



E. Boit, [DtU (kiiiHe, oil). 



. 1° Bnflé, préaomptne 



Boogard, Bongand, BougRnlt, 

Formu de Bégsril, Uégand: biguo 
(CBntre). Bousoril peut Être nno 
lorioB de Boljor : lecUire ilblgeols. 

Boog*. Mura, aibiine, ucaob* de 



IMilvéi de Sangla .- bvof (sll). 
Bongi»^ F. da Bonrpiol («). 
Bonoon . Bongot. lUma mu 
illa da h 






hsloeruliglouacAt eu 

tore. Il sérail îiiiyon 
dliai de dt<«mer 1e<| 



Mite). 



oé le pr«mier dinuuauelM de 
jour anqnel on ge prome- 
! des torehea appelées bou- 
ord). 

lant. Ardent, chaud (oil). 

art, Boqfflawd. Dérivés 
le. 

e. lo Bouleau (oll); 2o f. 
germ. Bald. V07. MouitUm. 

l«rie. Terrain planté de 
c Nom de lieu. 

let. Bouleau (Picardie). 

iant, BouIOiart. Bouil- 
ollier, BooilUon. Dériyés 
le. 

.on. 1« N. de lien ; S« fon- 
niree (oll, Norm.);'ao dérivé 
: nom germ. Bald. Notre 
fcion est ici confirmée par 
latine du non du village 
lonTille (Menrthe), se di- 
357, Baldofovilla-: domaine 
ilf . Yoy. BatidotL, 

.Ot. lo Bouleau (Bour- 
80 boudeur (Nivernais). 

ly. Nom de lien asses ré- 
Sonilly (Aube) se nommait 
'nliaeum: domaine de But 
lenx nom germanique. 

^ lo Forme de Boin ; 2» 
(Poitou) ; do nom de lieu 
Tord). 

, Buis, arbuste (oc). Nom 
âge. 

Mren. Dérivé de iouiêi^e : 
>n de buis (oil). 

set, BooiMin, Boaimon, 
a. Dérivés de Bonis. 



Bon 53 

Boajois. Forme de Bourgeois. 

Boujonnier. lo Fabricant de 
boujons (grosses flèches d'arbalète) ; 
2» maître juré de la corporation des 
drapiers (boujûnneur, oil). 

Boolan, Bouland, Boulant, lo 

Dérivés de Boule; 2» bouillant, 
ardent (oil, Nord); 3o boulanger 
{bùulen, oc). 

Boolard, Boulart. lo Dérivés 
de Boule ; 2o bou^u (Normandie). 

Boulât. Bouleau (Berri). 

Bonlay. Nom de lieu qui peut 
être, en certains cas, une forme de 
Boulaye et, en d^autres, signifier 
demaine de Bol (vienx nom ger- 
manique). On le voit par la forme 
latine de Boulay (Moselle) qui est 
Molaeum, Yoy. Boule, 

Boulaye. lo Plantation de bou- 
leaux^ 20 massue de bois (oil). 

Boule. 1« Sens actoeL Allusion 
A une taille ronde, replète ; 2o bou- 
leau (Champagne, ^ays 'Wallon, Pi- 
cardie, Berri) ; So tromperie, astuce 
(oc, oil); 40 forme du «vieux nom 
germanique Bol. (frère); fto abrév. 
de Babolein (Flandre). 

Boulé, lo Dériva de Boule; 2» 
trompé (du verbe bouler, oil). 

Boulègue. Baubouillante, source 
d'eau chaude ; mot A mot : bouUU' 
eau (oc). Nom de Heu. 

Boulenger.Formewde Boulanger. 

Boulenois. Du pays de Boa- 
logne-sur-Mer. 

Bouleron, BoiAery. Dérivés de 

bouUrre : adroit, rusé (oil). 

Boulet. Dérivé de Boule. 



54 



Bon 



Booley. Forme de Bonlay on de 
Boulier (plant de bouleaux). 

Boulfroy. Forme du vieux nom 
germ. Bul/red (frère -pacifique). 

Bouliech. Grand filet {bouliichet 
oc). Nom de pécheur. 

Boullère. !<> Rusé, trompeur, 
gnrondeur (oil) ; 2» plantation de 
bouleaux. 

Boolland, Bonllard. Dérivés do 
Bonlle. Boulland peut être un sy- 
nonyme de bouillant : ardent, cliaud. 
Un langue d'oc, BouUard est un 
homme court et trapu ; dans le 
Berri, c'est un bouleau ou un peu- 
plier noir. 

Boullay, Boullaye. Formes de 
Boulay, Boulaye. 

Boulle. Mém« sens que Boule. 

Boullè, BouUeau. Formes de 
Boulé, Bouleau. 

Boollemier. Bohémien {boulemi, 
oc). 

Boullenger, BoullenoiB. For- 
mes de Boulenger, Boulenois. 

Boullet, Bonlller, Boulloohe, 
Boullu. Dérivés de Boulle. — Boul- 
let veut dire bouleau dans le Nord. 
BouUier peut être une forme de 
Bouliére. 

Boulmier , Boolnols , Boni- 
noist. Abréviations do Boullemier, 
Boulenois. 

Boulon, lo Dérivé de Boule ; So 
forme du vieux nom germanique 
latinisé Buolo (frère, ami), 786. 

Boolye. Plantation de bouleaux. 
Nom de lieu. 



Bon 

Boonaffô. Bonne fol (oc). 

Boonaire, Bonnard, BonBand. 

lo F. de Bonnaire , Bonard ; S» dér. 
de boune : colline, borne (oil). 

Boonevlalle. Bonne villa, bon 
domaine (oc). Yoy. MttUévial. 

Bouniol. Forme de Bougnol. 

Booqueau, Bouqoeloii. Che- 
vreau. Dérivés de bott^ue: boac(oil). 

Boaqpiemont. Nom de liea 
(Meuse). L'étude des formes an- 
cieunes de ce nom montre eomblon 
il est facile de se tromper. Jusqu'au 
xvi« siècle sa forme latine est Cofri 
moru ou Hircinuê monê (moiA da 
bouc), ce qui paraît trôe-raisem* 
bable. Mais si on remonte beaucoup 
plus haut, à l'au 962, on trouve Aie- 
coniê mona au lieu de Capri mont. 
Bien qu'il soit classé 'ptkv FSrste- 
maun parmi les noms germaniques 
(un peu dubitativement il est vnd), 
Bueeo est un nom d'homme latin 
(babillard, gros mangeur). 

Bouqaerel, Boaipierot. lo For- 
mes de Boucherel, Bouchereau ot» 
de Bougrel, Bouguerean ; 2o gron- 
deur (du verbe bouquer, oil). 

Bouqaet, Boaqpieton. lo Ohe- 
vreau (oil) ; 2o bosquet (oil). 

Bouopiette. Chèvre, petite bon- 

che (oil). 

Bou^n^6. Boucher {bou^ietf oc). 
Boaquillon. Sens de Bouqaeloo. 

Boociiiin. Vieux bouc (oil). 

Bout, lo Canard (oil) ; So profon- 
deur , trou (oil). Nom de voisinage. 

Bouraine. Grosse étoffe Çbowt»» 

oil). 



Bon: 

Bonrard. !« Dér. de Boare (vêtu 
de bore); 2» canard {bourrard, oil). 

Bovras. Grosse étoffe de poil 
{bourcùêo, oc). 

Booraasé, Bonrasset, Bouras- 
aot. Vêtu de bourasse. Dérivés de 
Bonras. 

Boorband, BourbaïQt, Bonr> 
bel. V» Dérivés de bourbe: fondrière 
(oil); 2° barbeau, mulet, poisson 
(bourhety oil). 

Bourbon, Bonrbonneiix. Origi- 
naire d'un lien dit Bourbon, à cause 
de ses bourbes ou fondrières. 

Boorboolon. lo Brouillon, tra- 
canier (bourbouthoun, oc); 2o sovrce 
on bourbe, ainsi nommée à cause 
des bulles d!air qui s'en dégpagent 
(oil, oc). Nom de voisinage. 

Bonroart. Forme de Burohard. 

Bonroélet, Bonroelot, Boor- 
œt, Bonroier. Formes de Bourse- 
let, Bourselot, Bonrset, Boursier. 

w 

Bonrdals. Dérivé de Bourde. 

Bonrdarie. Forme de Borderie. 

Bourde, lo Métairie; 2o facétie, 
plaisanterie (oc, oil); So frontière ; 
if* gourdin (oc) ; 5» tarte aux pom- 
mes (Normandie). 

Bonrdeau. Petite maison, pe- 
tite métairie (oil). 



. Originaire de Bor- 



Bon 



55 



deaox. 



Bonrdeille, Bourdel. Même sens 
que Bourdil, Bourdeau. Bourdel 
▼eut dire austd Bordeaux (oc). 

Boordelat, Bonrdelet* Boor- 



delin, Bonrdelonp, Bourdelois, 
Bourdelot. lo Métayer; 2o Borde- 
lais. — Bourdelot veut dire aussi 
tarte. 

Bourdereau , Boorderlat . 
Bourderon. lo Dérivés de Bour- 
dier; 2o beau parleur, trompeur 
(de bourderre, oil). 

Bonrdet. lo Dérivé de Bourde ; 
2o sabot, toupie (oc). 

Bourdier. lo Métayer (oc); 2o 
farceur Çbourderrej oil). 

Bourdichon. lo Dérivé de Bour- 
de ; 2o né le premier dimanche de 
carême {bourdichf oil). 

Bourdil. Métairie (oil, oc). 

Bourdillat, Bourdilllat, Bour- 
dillon. Métayer. Dér. de Bourdil. 

Bourdin. lo Dér. de Bourde ; 2« 
at»r. de Babourdin^ 3o ine (Poitou); 
4o tarte de pommes et poires (oil). 

Bourdois. Dérivé de Bourde. 

Bourdon, lo Dérivé de Bourde ; 
2o bâton de pèlerin, lance de tour- 
nois (oil) ; 3o cornemuse (Champ.). 



Bourdonnaye. Domaine 
Bourdon. Nom de lieu. 



de 



Bourdot« Bourdoux. Dérivés 
de Bourde. 

Boureau, Bourel, Bourelly. 

Même sens que Bourreau, Bourrel, 
Bourrely. 

Bouret, Bourette. lo Vêtu de 
bure ou boure, et, par extension, 
brun foncé; 2o caneton (Norm^); 
3o vin clairet, champignon (oc). 

Boureullle. Nom de lieu (Meuse). 



66 



Bon 



Sa forme latine eit BroUwm : breatl. 
Voy. Breuil. 

Bourg, Bourgade. Habitation 
fortifiée, village entouré de mars 
(oil). 

Boorgadiar. Habitant de la bour- 
gade. 

Boorgagnon, Boargatugaoïi. 

Bourguignon. 

Bourgaln. Forme de Bonrgoin. 

Bourgaiase. Forme de Bourghes : 
bourgeois (oc). 

Bonrgeade. Forme de Bourgade. 

Bonrgeaa, BoorgeL Dérirés de 
Bourg. 

Bourgeois. Homme ayant droit 
de bourgeoisie. 

Bourgeon, Bourgeot, Bourget. 

Dérivés de Bourg. Bourget a signifié 
aussi tabouret rond (oil). 

Bourgevin. Forme de Burgevin. 

Bourgls. Bourgeois, de horgiêie : 
bourgeoisie (oii). 

Bourgne, Bourgnies, Bour- 
gniol, Bourgnol. Borgne (oil). 

Bourgoln, Bourgognon, Bour- 
guignon (oil). 

Bourgois. Forme de Bourgeois. 

Bourgon , Bourgougnioux , 
Bourgougnon. Bourguignon. 

Bourgouin. Forme de Bourgoin 
ou de Burgwin (défenseur-ami), 
vieux nom germanique. 

Bourguard. Forme du vienx nom 



germanique Burtard (proteeMv- 
agnerri), 905. 

Bourguet. Petit bourg (oe)L 

Bouriat, Bouriaud. Fermier, 
bo«Tl«r. D4riTé« de hour et htmrk. 

Bourie. Ferme, métairie (eil), 
étable A bœufs (Béni). 

Bourlenna. Dérivé de Boerle. 

Bourier, Bourière, Boonte . 

Métayer {bouriaire, oc). 

BourlUon, BoorlUot. 1« Mé- 
tayer (de bourU); a» ventru. Dérivés 
de Bour et Bouril : ventre (oc). 



Bourln. Dérivé de Bour. 



Bourlon, Bouriot. 

Bourilion, Bonrillot. 



de 



Bourjade, BonrJand,Boarton. 

Formes de Bourgade, Bonrgaad, 
Bourgeon. 

Bouriaud, Boorland, Boarlet, 
Bour lier, Bourlon, Bouriot i« 
Dérivés de lourU : tromperie, ptei- 
sauterie (oil, oc). De là le vieux 
mot de bêurlevr : trompeur, eédae- 
teur; 2o formes de Bouland, Bon- 
laud, Bonlet, Boulier, ete., e«r à 
rOuest et au Nord on a dit b<mrU 
pour boule. Bourlier peut être «ne 
forme de bourrelier. 



Boumal, Boumat, 
Boumel, Boumet. Dérivés de 
bourgne: borgne, dont Boume eit 
une forme abrégée. 

Boumenf. Bourg neuf. Nom de 
lieu. 

Boumlohe, BonmIohoB, Bour* 
nifiue, Bourniiiuel, Boomot 
Dérivés de Boume (borgne), atee 



Boa 



Boa 



57 



cette réserve qne les âaalet en nUh 
et niq désignaienjt générAlemeat les 
my<^es. 

Boaron, Boarot. Dérivés de 
Bonr on formes de Baron, Barot. 
Bouron a voulu dire cabane (oil). 

Bonrotte. Oane(oil). 



Grosse étoffé (oc). Nom 
d'habillement. 

Bourré, Boorreaa, Bonrrel, 
Bonrrely, Bonrret. Dérivés de 
bourre: bure, tissu grossier d'un 
gris roussAtre. Cette allusion A la 
conleur du vêtement a dû désigner 
ensuite, par extension, Vexécnteur 
de justice. De même, nous appelons 
pantalona rougeê les soldats d'infan- 
terie ; de même, on donne le nom de 
bourret, dans le Midi, aux moutons 
à tête sombre. 

Boarrienne. F. de Bourfenne. 

Boorrler. l» Forme de Bourier ; 
2» bourrelier (Champagne). 

BoorrUlon, Bonrriot. Formes 
da Bourillon, Bouriot. 



L lo Forme de Bourin ; 
2o enfant mal venu ( Centre ) ; 3» 
prunier, pommier (Indre); 4P ftne 
(Poitou). 

Bonrsanlt. !<> Dérivé de Bourse ; 
2o grosse touffe d'arbres (Poitou). 



Bourse d'argent. Nom 
d'homme riche. 

Boarselet, Boorselon, Bourse- 
lot, lo Dérivés de Bourse ; 2o enfant 
élevé A l'hospice (Nord). 

Boorseret, Boursier. Fabricant 
de boonesy trésorier. 



Boursionon , Boursin, Boor- 
son. Dérivé^ de Bourse. 

Boarthommieii, Bourthonmi. 

Barthélémy (oil). 

Bourtin. lo Forme de Bnrtin ; £<> 
dérivé de Bourt : frère convers. 

Boortonlon. F. de Bertholon. 

Boumetp Bouruhonet. Dérivés 

de bourru : velu (Limousin) , frise 
(Berri). 

Bous. Bois, forêt (oc); 2obonc, 
outre, grande bouteille (oil). 

Bousoaren. Petit bois (forme de 
Bouaeary oc). 

BouBcatel. Petit bosquet (de j?o«- 
cat : bosquet (oc). 

Bonscatiè. Bûcheron {boecatier, 
oc). 

Boasquet» Boii8<iuiii. Petit bois 

(oc). 

Boussard. ]<> Dérivé de Bousse ; 
2o qui heurte avec force (du verbe 
bousser, oil). 

Boasse . lo Bosse ; 2o terrain 
planté de buis ou buissons ; 3o 
bourse, outre (oc). 

Boossean, Boussel.Bousselet, 
Bousselln, Bousselon, Boosae- 
toiip Boussier, Boassin, Boussu» 
Boussaat. Dérivés de Bousse ou 
de Bourse. 

Boutan, Boatard. lo Dériyés de 
bouter (pousser) ou du vieux nom 
germanique But (maître) qui s'écri- 
vait aussi Bud. Boutan, Bouiard, 
Boutet, Boutin, Bouton, Boutot, 
sont donc des formes de Boudan, 
Boudard} Boudet, Boudin, Boudon, 



3. 



58 



Bon 



Bondot Voy. Boudon. — An Midi, on 
dit. botUar pour tonneau, tonnelier. 

Boutarel, Boutaric. Dérivés do 
houtar, tonnelier (oc). 



Bontefoy. 1° Abrévlat. de Bont- 
froy ; 2» donne-foi , donnant con- 
fiance, de bouter : donner. 

Boute. Tonnean, futaille (oil). 

Boatellle. Sens actncl. Nom de 
buveur on de verrier. Au moyen 
âge, comme à présent, le contenant 
était pris pour le contenu (sans Jeu 
de mots). On le voit par ce joyeux 
portrait du franc-gautier , Dialogue 
du Mondain (xv« siècle). On appelait 
franc-gautier un bon compagnon, 
ami de la joie. 

De tous estait le plus entier 

Et qui me revient à merveilles. 

C'est la vie de Franc-Gaulier 

Qui vit entre ses pastourelles. 

Au chant des oiseaux, sous les fueilles, 

Ayant pain bis et gros fromage, 

Glic (portion) de Jambon et de boteillo. 

Tels gens ont bon temps et font rage. 

Bontelller. échanson , tonnelier 
(oil). Voy. Le BouteiUer. 

Boutel. lo Forme de Bouteille ; 
2o mollet (oc). 

Bouteleux, Bouteloup. Pousse- 
loup, chasseur de loups (oil). 

Bouteliè, Bontelller. Formes de 
BouteiUer. 

•Boutet. Voy. Boutan. 

Bontey. F. de'Boutier (Franche- 
Comté, Suisse). 

Boutfroy. lo' Forme du vieux 
nom germanique But/red (maître- 
pacifique); 2o qui donne froid {boute- 
froid, oil). 



Bon 

Bonthemard. lo Dérivé de Bon- 
tbemy ; 8o forme du vieux nom ger- 
manique Butmar : maître illustre. 
La présence inusitiB de la lettre h 
m'en ferait douter sans la ptésènee 
du nom analogue Boutfroy. 



Bouthexny. Barthélémy, 
abréviation de Bourthoumi. 



par 



BoQthora. Pousse dehors (oil). 

Boutlè, Boatier. l» Abr. de 
Boutillier. Voy. Le BouteiUer ; 2« 
gardeur de bœufs, hoisêeli«r (oc). 

Boutigny. Nom de lien. Balatia 
Butiniacum : domaine de Boutin. 

Boutillier. l» Forme de Bon- 
telller (oil) ; 2o vacher fabricant le 
beurre (boutilier, Cantal). 

Boutin. Voy. Boutan, 

Boution, Boutiot. Dérivés de 

Boute ou de Boutier. 

Boatmy. Abréviation de Boa- 

themy. 

Bouton, lo Forme du vi^ix nom 
germanique latinisé Buto : xnaître 
(797) î 2o sens actuel. 

Boutonnler. lo Fabricant de bou- 
tons (oc); 2o aubépine, églantier 
(oil). Nom de voisinage. 

Boutot. Voy. Boutan. 

Boutou. Nom de saint. En latin 
Bodulfuê (maître-secourable). Bod 
est une forme de Bud , ce qui con- 
firme notre étyraologie de Boutan i 
etc. Voy. ce nom. 

Boutreux. Dérivé de Boutier on 
de bouter : pousser (oil). 

Boutron. lo Dérivé de Boutlér; 



Boa 

enfant (Polton) ; 3o panier 

ron. Instituteur (Polton). 

roue. Grosse borne de pierre 
œt les angles des mes. Nom 
nagre. 

rouille. Gros yenti'e (Nord). 

ry. lo Forme da vienx nom 
Iqne Buéh-ieh (maître puis- 
> ventru (boulri, Picardie). 

8. Bonteille, flacon (botut: 

tard. Forme do Bontard. 

bemy . Forme de Bonthemy. 

tevillain. Chasse • paysan . 
.omme hautain. 

tier. Forme de Boutier. 

ïrin. Dérivé de Bouttier. 

f. Nom de saint, en latin 
iuê. (Voy. Pancrace.) Je 
«tte transformation singu- 
près Ménage. 

JBurd. Jeune bœuf (oil). 

atier. Bouvier. 

e. Nom de saint, en latin 
In V. n. germ. Bah : en-fent. 

det, Bonvelot. Dérivés de 
Bouvot. 

eret. !<> Dérivé de Bouvier ; 
■euil (oil). 

et, Boavot. lo Jeune bœuf 
bonvrenil (oc). 

1er; Ghirde-bœufs (oil); la- 
(oc). 



Boy 59 

Bonvraln. Dérivé de Bouvier. 

Bottyer. Conducteur de charrue, 
garde-bœufs {bouyer, oc). 

Bouysson. Buisson. Nom de voi- 
sinage. 

Boozon. lo Forme du vieux nom 
germanique latinisé Buzo (ix* siècle) 
qui signifie irrité, dangereux; 2« 
trait d'arbalète (oil). 

Bovard. Forme de Bouvard. 

Bove. Canal, cave, souterrain, 
mesure de terre labourable en un 
jour par un bœuf (oc , oil). N. d. 1. 

Boverat. Dérivé de Bover : bou- 
vier (oc). 

Boverle. Métairie. La boviére 
était un pâturage de bœufs. 

Boret. Forme de Bouvet. 

Bov^es. Nom anglais correspon- 
dant à Des Arcs (en latin De Ar- 
cubus). Une famille de ce nom porte 
des flèches dans ses armes. Le boto- 
man est Varéher anglais. 

Boy. lo Forme de Bois (oc); 2® 
garçon, enfant (Angleterre); 8o exé- 
cuteur {boiCf wallon). 

Boyard, l© Premier valet de 
beuverie <Centre) ; 2o cheval propre 
à porter de grosses charges (bùyar , 
oc); 30 civière (Poitou). 

Bo3raa, Boyeaiid.Chemin étroit, 
ruelle (oil). 

Boyeldlen. Ruelle -Dieu. Nom 
d'habitation. On a dit de même 
Chandieu, Villedieu. 

Boyer, Boyerre. Bouvier, chef 
de bouveMe (oil, oc). 



60 

B ojfo n. 1* Bois rond ; >• Jtue 
toncheor de bœnfr ,Ceiitre'^. 

BoyrMia. Fonne de Boileaa. 



BaiMon (oc). 



Boaon» Vieux nom germaniqQe. 
En Utin Boto, BoêO (ti* siècle) si- 
gnifiant c colère, irriié ». 

Bowmiiat, BoaoniMt. Dérivés 
de Boxon. 



I>4rhré4e 



(Ate»- 



BnoBMtard. Dérivé de Br— ntn 



^e, Brachet. l» Court; S» braque, 
chien de chasse (brachet brachet, 
oU). — Nom d'homme A jambes 
courtes. Deux familles nobles du 
nom de Brachet (Orléanais et lâ- 
mousin) ont des chiens braques dans 
leurs blasons. 

Brack« Bradka. Forme de Brach, 
qui est lui-même une forme du vieux 
nom germanique Beraht, renommé. 

Brackmann. Forme de Braeh- 
mann (homme de renom). Voyes ci- 
dessus. 

Braconnier. Piqnenr, valet de 
chiens (oil). 

Bragard. élégant, aimable (oc). 

Brahier. Forme de Brayer. 

Brail, Braille. 1» Ibrme de 
Breuil ; S» braillement , cri (oc) ; 8o 
chasse A la pipée (oil). 

Bramant. Criant (du verbe bra- 
mer, oil). 

Bramard. loMéme sens que Bra- 
mant; 2o dérivé de Brame( Abraham). 



Forme de «»n«n») 
nom de saint , en latin Pa mermU m. 
Du grec Panerait (omnipotent), qui 
était un des surnoms de Japiter; 
i* perche (oil). 



t. lo Forme de Bram, nom 
de saint flamand (abr. d'Abraham); 
fo grand cri ; S» brème, poisson (oil). 



'. lollem 

de saint, en latin FSoiMreliwt (Vof. 
Bmehe); i* associé daas «ne »t- 
faire (oil). 

Brand. Vieux nom germsaiqae 
signifiant imcendie. 

Brande. Bruyère, friehe (oil). 
Nom d'habitation. 

Brandln. lo Dérivé de Brand on 
Brande ; 2» abréviation d'AMobras- 
din, dérivé d'Audebrand. 

Brandon, i» Dérivé de Braad ; 
2o torche (oc) ; 9o né le jour des 
Brandons (premier dimanche de ca- 
rême). Voy. Bouhour, Oxatme. 

Brandt. Forme de Brand. 

BranduB. Forme latine de B.r«iid. 

Brant. Nom de saint flamand. En 
latin Brandanu», dérivé de Brand. 

Braqaehais, Braqoèhaje. 

Brise-haies (du verbe braquer j oil). 
Nom de dévastateur. * 

Braqneniè. F. de Braconnier. 

Braqfuet. Même sens que Brachet. 

Brard. Abréviation de Béc^rd on 
de Hébrard. 

Bras. Grand, gros, illustre (Bre- 
tagne). 



rd. lo Dérivé de Btm; 2o 
) le fer (dn verbe hroêer). 

1er. Qai ùdi grillev sur la 
1 verbe hraHUer, oil). 

ler. Homme de peine (oil, 



In. lo Dérivé de Bras ; 2o 
) (oil). 

Ine. Moulin & blé (oil). 
an. P. de Baratean. Voy. 

L lo Abréviation deBérand; 
n, bœnf (braud^ oc). 

ir. Brasseur (Allemagne). 
ard. Forme de Breulliard. 
it. Abréviation de Bérault. 
ri. Brun de cheveux (Al!.). 

;, Branx. Abréviations de 
Bfnraux. 

ird. Bien paré, bien ajusté 
t, oil). 

. lo Vrai, sincère (oc)î 2« 
lieu (Normandie) ; 3o hurle- 
» £u>ge, boue (oil). 

•r. Fabricant de culottes ou 
[>il). 

1er. Chaudronnier (Angl.). 

IL Feu de braise. Nom de 
r. 

Colline, montagne (Bret.). 

L lo Nom de lieu, dérivé de 
Uine, montagne (Bretagne); 
sdeBéraL. 

m%. Petit oiseau (oil)» 



6^ 
Bréard. Forme de Bérard. 

Br6ban, Br6bant. Originaire du! 
Brabant (oil). C'est aussi un nom de 
lieu (Chaimpagne). 

Brebion. Détivé de brebis. Nom 
d'homme doux. 

Brèche, lo Boiteux (hreeh, oc); 
2o brèche-dent (Centre, Poitou) ; S© 
forme de Brecht. 

Bréohat, Bréchet, Brécheoz, 
Bréchln , Bréchon , Bréchet , 
Bréchu. Dérivés de Brèche. Bréchet 
veut dire aussi brochet (oil, oc). 

Brecht. Nom de saint flamand. 
Du vieux nom germanique Berctéht : 
illustre. 

Brédll. lÊtourdi, entêté (Cham- 
pagne), pétalant (Centre), bredouil- 
leur (Noimandie). 

Brée. Breuil (Normandie). 

Brégeon, Bregère , Bregerhi. 

F. de Bergeon , Bergère, Bergevin. 

Bregnet. Bateleur {breguetOf oc). 

Bréhant, Bréhat. Noms de 
lieux. De hré: colline (Bretagne). 

Bréhier. Forme de Brayer. 

Breil. Forme de Breuil. 

Breillet, Breillot. Dér. de Breil. 

Breithaiq;>t. Tête large (Allem.). 

Brel. Forme de Breuil. 

Brelle. Bois marécageux {breêle, 
oil). 

Brelet, Brelot, Brellot. Dér. 
de Brel, ou forme de Berlet, Berlot 



sot, CmI aJDil que Brenot eiSDlfle 
• bant bmn • {M); 3° aèiWit de 




Bretal. Bretet. v DériiEs i 



Brsth. Fon 
BretlUot. l 



((H);»'tDriiiedeBa'laD. 
BraoU. Koio tri»-lnp«Ftnit ju 



Tftli ulllli (Berri) { >• frkod bola M 
nillll>(An]an); ^bolt tailUiHnul 

depâw™, prf BPlgBonrlBl laU).13t 



BTaalllaad, BrattUor. 1° Db. 
I8 BrsDil; î» dérlTéide inviatr: 
.rler(Cent«). 



Brenx. Forma ds Brmll (oU). 


BraTard 

BrsTot. I» 

î« dérlTé. d 


Braveret 

Coarl , de pe 
e6r.»[oil). 


SrorlM, 


BrewK 




Artzltu, for 


om de ulDt. 
owdoBriiw. 


SB um 


Br«y. 1 

Fninihe-C 


F. de Br.y 

mW). 


l^brodl 



Breyer. Forma de Brajer. 



BH 

) Brés on de hreusie (brons- 
bmyère). C'est ainsi que 
es (Eure-et-Loir) s'appelait 
Ub «a XII* siècle. 

la. Du pays de Brie. 

L lo Nom de saint breton; 
e éminence (oc). 

n. lo Ver ; 2© f. de Briand. 

nd. lo Nom de saint irlan- 
n latin Briandus ; 2o forme 
land. 

rd,Briaad. Du pays de Brie. 

on. Gnenx (Espagne). 

Bid, Brioart. Bavard, bé- 
ni a la parole embarrassée 



B. Kom de saint. En latin 
, BrietiM : Breton (Midi, 

bard. Dérivé de Briche (bi- 

be. Forme de brich : monillé 
eheté, bigarré (Ouest, Bret.). 

bat, Biiohon. Dérivés de 
(tacheté). 

on. Mauvais snjet (oil). 

ont. Bouilloire , coquemar 

rOC). 

teiuc. Faiseur de briques. 

aine , Bridanne , Bii- 
. Bride-âne. Noms d'ânier. 

ant, Bridanlt. Qui bride, 

ent, qui comprime. Du verbe 

pris au figuré dés le moyen 



Bri 



63 



Bride, lo Sens actuel ; 2o mouillé 
{brid, oc). 

Bridelle, Brideron, Bridet. 
Bridey. Bridlauz, Bridon. F. 

et dér. de Bridier (bourrelier, fabri- 
cant de brides). 

Brie. Du pays de Brie. 

Briè , Briel. lo Abréviations de 
Gabriel j 2o dérivés d'Aubry. 

Brière, Brierre. Bruyère, ter- 
rain marécageux, tourbière (oil). 

Briet. lo Abréviation d'Aubriet ; 
2o abréviation de Gabriel (Centre). 

Brien, Brieux. lo éclaireur, pA- 
cheur de nuit (brilleux, oil) ; 2o nom 
de saint. En latin Briocu», par abré- 
viat. de Briomaelu», sens inconnu. 

Brifaud, Brifant, Briffard, 
Brilfaud, Briffault. lo Gros man- 
geur (oc , oil) ; 2o chien de chasse 
{brifaut, oil); 80 badaud {briffau, 
Limousin). 

Brigandat, Brigandin. Dérivés 
de Brigant. 

Brigant. Ce nom désigna d'abord 
les soldats d'une troupe armée de 
brigandin es (armure défensive lé- 
gère faite de lames de fer). En 1356, 
les Parisiens ayant eu à se plaindre 
des brigands de leur garnison, don- 
nèrent par vengeance leur nom à 
tous les maraudeurs. Il faut ajouter 
que le même nom fut donné partout 
pour les mêmes causes. Tant qu'il 
n'y eut pas d'armée permanente, on 
redouta autant les soldats amis que 
les ennemis. 

Brigand, Brigandeau, Bri- 
gandin. Querelleur , du verbe bri» 
guer : quereller (oil). 

Brigea. Pont, donjon {brige, oil). 



64 



Bri 



Brlgonet, Brigot. Méma lens 
que Brigand. 

Bril. lo Breuil (frruti, oil); 2o 
étincelle, éclat de lumière (oil). 

BiiUand« Brillard. !<> Dérivés 
de Bril ; 2o criear. Du verbe briller: 
crier (oil). 

Brillantalfli. DomaiiM de Bril- 
lant (Ouest). 

Brille. Forme de Bril. 

Brillet. Brillon. Dérivés de 
Breuil {brvillet, oil). 

Brimand. Malade. De brime: 
maladie (Poitou). 

Brlmetir. Qui rend malade, qui 
empêche de prospérer. 

Brimbeaf. Brimeur de boeufs. 
Voy. Brimeur. 

Brin. Bord d'une rivière (oil). 

Brindeau. Dérivé de brinde: 
santé, toast (oil). 

Bringeon . Dérivé de brinde : 
brosse, vergette (oil). 

Brlngier. Brosseur ou brosaier, 
fabricant de brosses. 

Brlnguer, Brlngoier. Abrévia- 
tions de Berenguier. 

Briois. Du pays de Brie. 

Briol, Brioland, Briolat, Brio- 
let, Briolle, Briollet. lo Dérivés 
du verbe brioler qui se dit des la- 
boureurs qui chantent pour exciter 
leurs bœufs (Centre) ; 29 formes de 
briolet: amant (Midi); 3o interver- 
sion de broilj broille, broiUet (breuil) 
Voy. ce nom. 



Brt 

Brion. loÂbrévistioxi d'Aubrion j 
2o évaporé (Berri); S» ver (oil). 

Briot. lo ÂbréviaUon d'Aabriotï 

2<» cellier (Forez). 

Briquet, lo Petit chien de chasse 
(oil); 2o d'esprit peu ouvert (oU). 

Briquier. Fabricant de briques. 

Bris. Nom de saint qui est Is 
forme de deux noms latins très- 
différ<^nt8 : Brietiiu (Breton), quia 
fait Brice, et Priaeuê (ancien)!. Cette 
dernière forme est de ITonne; 
Tautre est saintong eoise. 

Bris^o. lo Originaire de Brlaiek ; 

2o briseur, casseur (oil). 

Brisbarre, Brisbart. BriM-b«r- 

rière (oil, oc). 

Brlamontier. lo Monastèxe de 
Saint-Bris. Nom de lieu; 29 brise- 
ra outier, mineur d'abbayes. 

Brissao: Nom de lieu (Ajj^i 
Languedoc). Dans l'Héranlt,la forme 
la plus ancienne est Breixac, 922 
(sans doute dùWMine de Britim)' 
Voy. Bria. 



Brissand, Brisaard, 

Dérivés de Brisse. — En Picâfdle, 
t brissauder * veut dire « employer 
inutilement ce qu'on a >. 

Briase. Forme de Bris ou de >riz 
(tacheté, bigarré, panaché. Bret). 

Brtsaet, Brisson. Briaaol.. iMr. 
de Brisse. Briêêon est un nom de 
saint. En latin Bvietio : Breten (Hi- 
vernais, Orléanais). 

Brlve. Nom de lien. Du laliii 
Briva, qui a signifié en celtique, 
puis en langue romane , pont, pàt- 
toge dt rivière. 



Bro 



6& 



>t. Court de tatllOi Ueoniqne 
r, oil). 

ird, Briset. Dér. de BrU 
: tacheté, bigarré (Bret.). 

oz. Tacheté, bigarré (hri- 
etagne). 

Bord de rivière (oe^ oil); 
atriote (Bretagae). 

lo Broche, bâton , fotirche 
; Sobronssailles, taillis (oil). 

ard. Dér. de Broc ou forme 
hard. 

Iiaad, Brochant, Bro- 
Qoi piqae, qui pousse on 
.e brocher, oil). 

le. Même s. q. Broc, surtout 
sception de bois taillis (oil). 

Mt, Brochiii, Broobot. 

de broche (taillis). 

t, BrockhauB. Marais, mai- 
narais (Allemagne). 

{. Même sens que Broc. 

ard, Brodin. Dérivés de 
lo bma , bis (oil) ; 80 négli- 
kine, oc)« 

korb. Panier i pain (ÂUe- 
Nom de boulanger. 

■rd. Forme de Broeard. 

Ite. BrenU (Italie^ N. de 1. 

e. lo Abr. d*Âmbroise ; 29 
e Broisse. Yoy. Broitêin. 



.. Broossaille , taillis 
oil), 

it. Petit bois (Centre). 



BroUes. Forme de brol : breuil 
(oil). 

BrondeL Jeune branche, bour* 
geon {brondelh, oc). 

Brongniart. Qui a une grosse 
poitrine , une cuirasse ou eotte 
de mailles. De broingne : poitrine 
(oil). 

Bronne. Forme de Éronn : source, 
fontaine (Allemagne). 

Bronner. Fonuinier (AUezMg.)* 

Broquère. Potier (broquer, oc). 

Broqaet, BMMiain. l« Dérivés 
de Broc ; ao formes de Broebet, Bro- 
chin. Broquet veut dire aussi agrafe, 
broche, demi-^ethr^ 

Bros. loFoi*medeBroo8, abrévia- 
tion d'Âmbcoise (Hollande); Reforme 
de Brosse ; 3o charrette (Béarn). 

Brossard. Dérivé de Brosse. 

Broaae . BroussaiUe , mauvais 
taillis (oc, oil). 

BroBseau, Brosael, Brosaeron, 
Brosset , Broeaier , BroMln . 
BroBSon. Dérivés de Brosse. — 
Broetier et Brosser on peuvent vou- 
loir dire aussi fabricant de bro9iee. 

Brot. lo Abréviation de Berot; 
20 ronces, buisson {brota, oc). 

Broa. 10 Breuil (oil); 2o nom de 
lieu signifiant aussi breuil. On le 
voit par l'ancienne forme latine 
(Braiolum) de Brou, prés Ghà- 
teaudun. 

Bronard, Broaet, Bronliot. 
Dérivés de Brou. 

BroilO. Pays de bruyères (oc). 



66 



Bru 



Brouilhet, Brouillard, Brooil- 
let. Brouillon, Brouillot, Brouil- 
lon. Dérivés de Brenil {brouUet, 
bmiîUt, bruillot, oil). En langue 
d'oc, brouilla veut dire *ani taillis, 
forêt. 

Brous. Forme de Brousse. 

Bronssais, Broussard. l» Dé- 
rivés de Brousse ; 2» dérivés de 
brou9êer : bouillir de colère, ramas- 
ser du bois (oil). 

Brousse . BronssaiUe , taillis , 
champ de bruyères (oil), bruyère 
(brotuêaf oc). 

Brousset, Broussin, Brous- 
sois , Brousson. Dér. de Brousse. 

Broust, Brouste. Ramée, ronce 

(oc), hallier (Bret.), chou (oc). 

Brout. Pâturage (oil). 

Broutohouz. lo Mangeur de 
choux (de brouster : manger lente- 
ment, oil); 2o brouetteur de choux. 
De brouter : brouetter (Nord). 

Broutin. Dérivé de Brout. 

Broux, Brouzel. Formes de 
Brous, Broussel. 

BTOVTn. Brun (Angleterre). 

Bru. lo Breuil ; 2o plaine de 
bruyère (Centre) (oil) ; 8» ruisseau, 
source , fontaine ( oil ) ; 4» brun 
(oc). 

Bruant, lo Bruyant (oil) ; 2o in- 
dolent, hanneton (Nord); 3« petit 
oiseau (oil). 

Bruat. Dérivé de Bru. 

Bruo. Bruyère (oc, Bret.), brous- 
saille (oil). 



Bmoslle. Origln. de BrozéUes. 

Bruohard, Bruohet. Dérivés de 
bruche: brosse (Picardie), cm de 
brtush : bruit (oc). 

Bmck. lo Pont. Nom de H«u 
(Allem.); 2o bruyère (bmk, Bret). 

Brudkar. Originaire . de Bmék 

(Allemagne). 

Bruokmann. Pontonnier (AU.). 

Bruel. Breuil, taillis (oiI| oc). 

Bruère. Bruyère, lande (oil). 

Bruet. Dérivé de Bm. 

Brug. lo Pont, doi^on (oil); 
2o bruyère (Bretagne); 3© bruit (oc). 

Bruge. lo Bruyère (oc) ; 2o pont 
(oil) ; So de Bruges (Belgique). 

Brugel, Bmgelin, Bmgsol. 

Dérivés de Bruge. — Brugelin s'est 
dit spécialement pour t originaire 
de la ville de Bruges >. 

Brugère , Brugerolle , Bm- 
glère. Bruyère {bruguiera, bmg- 

herrol, oc), 

Brugnion, Brugnon. Qui a une 

grosse poitrine, une cuirasse on 
cotte de mailles {brugnie, oil). La 
prune de ce nom s'appelait antre- 
fois brignon. 

Bruguière. M. sens q. Brugère. 

Brugvin. Forme de Burgwin (dé- 
fenseur-ami), vieux nom germ. 

Bruhière. Forme de bruyère. 

Brulet, Bruillart, BraUlon. 

Dérivés de bruit : breuil (oii). 

Bruin. lo Dér. de Bru ; 2o forme 



Bm 

flamande du nom de saint Bmno 
^Hollande). 

Bmlant, Brolè. Sens actnel. 

Brolefer. Brûle-fer. Nom de for- 
geron. 

Bralet. Petit bois {brulhetf oc). 

Bmley, Brulié, Bruller. Mes- 
sier, garde forestier, garde cham- 
pêtre, mot à mot : garde-breoil. 

Bmller. Même sens que Bmlefer. 

Brollon, Bmlon, Brûlot. Déri- 
vés de bruil : brenil (oil). 

Bmlport. Brûle-porc. Nom de 
cliarcutier. 

Bramen, Brament. Gendre(oiI), 
nouveau marié (Norm.), débardeur. 



Bue 



67 



lo Sens actuel ; 2° som- 
bre, triste (Champagne); 3o nom 
de saint. En latin Brunus : brun. 

Bninard, Bnineau, Bmnel, 
Bmnet. Dérivés de Brun. 

Bninetière. Domaine de Bmnet. 
Nom de lieu (Ouest). 

BnmfaïQt. Hêtre brun. Défaut: 
hêtre (oil). Nom de voisinage. 

Bmniaiix. Forme de Bruneau. 



\ Dérivé de Brun ou de 
Brunie: cuirasse, cotte de mailles 
(oil). Nom d'armurier. 



. Source, fontaine (AU.). 



Bmnner. Puisatier, fontainier 
(Âllenu^Hie). 



». Brun, basané (Allemagne, 
Italie). Nom de saint. 



Bmnsohwlg, Bnmswiok. Ori- 
ginaire de Brunswick (Allemagne). 
En latin Brunonis viens : bourg de 
Brunon. CTest à tort qu'on l'a tra- 
duit par t bourg de la fontaine » 
(Brunneê-vic). 

Brunon, Brunot. Dérivés do 
Brun. Brunon est aussi nom de 
saint. Du vieux nom germanique 
latinisé JSruno : brun. 

Brus, lo Sombre, brun-noir; ^o 
bruyère, brande (oc, oil). 

Brusse. F. de Brus ou Brousse 

BrusBol , Brussin , Brusson. 

Dérivés de Brusse. — Bruêêel peut 
être aussi une forme de Bruxelles. 

Brustel. Brusque {Brutau^ oil). 

Bruyant. Fanfaron (oil). 

Bruzard, Bruzon. Dér. de Brus. 

Bry. lo Abr. d'Aubry ; 2° nom de 
saint , en latin Priteus : ancien. 

Bryon. Forme de Brion. 

Buaillon. lo Bûcheron. De bu- 
aille : fagot (oil); 2o lessive (Ouest). 

Buan. lo Prompt, vif, alerte 
(Bretagne) ; 2o belette (Bretagne) ; 
30 dér. de buer : lessiver (oil). 

Buard, Buat. Dérivés de Bu: 

bœuf (Ouest) ou de buer : lessiver 
(oil). En Champagne, buat veut dire 
« d'esprit peu ouvert *. 

Buoh. lo Bœuf (oil), bouche 
{bûche, oil) ; 2o livre (AIL); 3o hêtre 
{bûche , AU.) ; 4o nom de saint fla- 
mand , qui est une abr. de Bacchus. 

Buoher. lo Marchand de bois, 
bûcheron ; 2o forme de Boucher. 



68 



Bvkg 



Bachot, Baohot. lo Dérivés de 
bueh ; 80 f . de Bouchot, Bonchot. — 
Buetiet veut dire broehêt à Nîmes. 

Buohotte. lo Dérivé de Bûche: 
boache ; 2o brin de bois (oil). 

Bnok. Daim, dievreuil, l»pin 
(Angleterre). 

Buoquet. F. de Bmqnet (bois) 
on Bouquet: chevreau. 

Budaille. Forme de Bataille. 

BndcL Forme de Bud, vieux nom 
germanique (maître reconnu). 

Budberg. Nom de lieu signifiant 
en allemand inontagne de Bud, vieux 
nom germanique. 

Budin. Même sens que Boudin. 

Baè. Lavé, blanchi (oil). 

Buer. Forme de Bauer. 

Buffard. Dérivé de Buffo. 

Buffe. lo Coup, tape (oil); a» 
moue, grimace (oc)} 9» forme de 
&M€/: bœuf (oil). 

Buffet, lo Dérivé de Buffe; 2» 
dressoir, soufflet à feu (oil). 

Buffetrille. 10 Étrille-bœuf, bou- 
vier ; 2o passage du bœuf, détroit 
du bœuf (oil). Nom de lieu. 

Buffier. Dérivé de Buffe. Nom de 
tapeur ou de bouvier. 

Bufnoir. Bœuf noir (oil). 

Bagne. loBoaton,contusion(oil); 
20 personne sans énergie (Forez). 

Bagnet, Bagnon, Bagnot. 

Dérivés de Bugne. 



Bol 

Bogoet. Petit boia (00). 

Bahler, Batalmaim. Coquet, 
galant (Allemagne). 

Bahot. lo Étui, Mtbot (Nofrmaa- 
die) ; 80 fuseau (Picardie); 80 trou, 
tuyau (oil). 

Baignet. Forme de Bagnet. 

Boirat, Boiret, Bairetto, Bai- 
ron. 10 Formes de Bure, Baret, Bu- 
rette. On disait eape huire ponr ea- 
puchon brun et sarroHn iuiron peur 
êorrasin Iran (de peau). Buinm a 
signifié aussi edbauê. fo Dériv4« de 
huire : boire , cruehe (oil) , qmer^e 
(oc). 

Bolsine. Trompette (oil). 



Baiaset, Bninon» Bniuoi. 

Buisson. 



. u 



Boissiàre. Lieu planté de bais 
(oil). 

Bugeaad. Dér. de huge : cuve i 
vin , petite habitation (oil). 

Bojaa. Cuvier (Centre). 

Bajon. Forme de Boqjon. 

Bttland. Forme de Ballant. 

BolL Taureau (Angletene)* 

Ballant, Ballard, BuU»t» Bol- 
lier, Ballion, Ballot, Bulot. Bo* 
loz. 10 F. de Bonlland, Boallard, 
Bouliet, Bouiiler, BouillQn, Boollot, 
etc. ; 2o dér. de bulle : boi^n, ¥oa- 
teille, feu de joie (oil). — Bn langue 
d'oc buUant veut dire aosii èe«i^ 
lant. Il convient d'ajouter que si en 
en juge par les noms de lieux Bu- 
lain ville (Eure-et-Loir), ea lutin 
BeillonviUa ; BullainviUe (Meue), 



Bnr 

en latin Bullanivilla ; Bonlligny 
(Meuse), en latin Biliniaeum ; tons 
ces noms peuvent indifféremment 
être des dérivés dn vieux nom ger- 
manique Bil (doux). 

BuUy. lo Nom de lien ré|>andn 
en France. Sa forme ancienne doit 
signifier presque toujours : domaine 
de Bull ; 2» querelleur (Angleterre). 

Bnltaaii, Bnltol. Tami» 4 bluter 
(oil). Nom de boulanger. 

Bmiél, Bonon, Bnnot» Bunoa. 

Abréviations de Brunel, Brunon, 
Bmnot, Bmnou ou de Busnel, Bus- 
non, Bosnot, Bnsnout. 

Buot. l» Buisson (Nord)^ 2o abr. 
de Buhot ou dér. de hu : bœuf (oil). 

Baquet. Forme de Busquet ou 
Bucquet. 

Bur. lo De couleur sombre (oil) ; 
2o sombre, dissimulé (Poitou). 

Burat. lo Dérivé de Bur ; 2» ha- 
billé de bure (Poitou). 

Barohardt. Nom de saint, forme 
du vieux nom germ. Butgharâ, mo- 
difié en Burchàrd, viil^ siècle (dé- 
fenseur-agnierri). 

Bnrokard, Burokhardt. F. 
allemandea modernes de Burghard. 
Voy. ci-dessus. 

Bordel, Bnrdet, Burdin, Bur- 
don. Formes de Bourdel, Bourdet, 
Bovrdin, Bourdon. 



Bur 



69 



lo Orosse étoffe d'un gris 
roux (oil). Nom de vêtement; 2» 
habitation (Normandie); So sombre, 
iioirfttre (Centre); 4o cruche (Cham- 
pagne); 50 blanchisserie (Nord). 

Bureau, lo Même sens que Bure : 



nom d'habit (oil); 2© dérfvé de hure : 
cruche (oil), s'il faut en croire l'écu 
de Bureau , le grand-maître de Tar- 
tillerie de Louis XI (trois burettes 
d'argent) , que dément sa devise : 
Bureau vaut iearlate. D'autre part , 
Villon a dit philosophiquement dans 
le même sens : 

Mieox vaut vivre sous gros bureau 

Pauvre, qu'avoir été seigneur. 

Et pourrir sous de riches tombeaux. 

Borel. Forme de Bureau. 

Buret. lo Même sens que Bnrel ; 
2o porcherie (Normandie). 

Burette. Yase, bouteille, flacon 
{burete, oil). 

Borg. lo Vieux nom germanique 
signifiant défenseur; 2o ville for- 
tifiée, château (Allemagne). 

Bnrgal . Forme de Bourgal : 
homme franc et libre (oil). 

Bnrgand. Forme du vieux nom 
germanique Burgoald (défenseur- 
ancien), 748. 

Burger. Bourgeois (Allemagne). 

Bnrgevin. Forme du vieux nom 
germaniq. Bur^tn (défenseur-ami). 

Burgh. Cest le Dubourg anglais. 
Sa forme latine est de burgo. 

Burguet. Même sens q. Bourget. 

Burguière. lo Habitant du bourg 
(burguier, oc); 2o forme de Bru- 
guiére. 

Burguin. Forme du vieux nom 
german. Burgtoin (défenseur -ami). 

Burgonder. Bourguignon (Ail.). 



70 Bas 

Burillon. Dérivé de Baron. 

Burin. Yêta de bure (brun). 

Burk, Burkard. Forme alle- 
mande modifiée de Burg^ Burghard. 

Burlat, Burlet, Burlot. Dérivés 
de Burel. — A Metz on disait 
burlette pour scel et burleter pour 
sceller. 

Burmann . Colon , cultivateur 
(Allemagne). 

Bumet, Bumier. Formes de 
Brunet, Bruoier. 

Bumouf . Forme du vieux nom 
germ. Brunulf, 774 (brun-loup). 

Buron. l» Moine, paysan, mot à 
mot : homme vêtu de bure , grosse 
étoffe brune (oil) ; 2» cabane , petite 
maison, taverne (oc, oil); chalet 
(Auvergne) ; lavoir (Maine). 

Burot. Vêtu de buré. 

Biirtel, Burthe, Burthel. For- 
mes de Barthe, Barthel, comme 
Burthemy est une forme de Bar- 
thélémy. 

Burtln, Burton, Burty. Formes 
de Bertin, Berton, Berty. — Burtin 
peut être aussi une abréviation 
d'Auburtin. 

Borrlngt. Forme du vieux nom 
german. Burgwin. Voy. Burgevin. 

BUBChe. Forme de Bûche : bois , 
bosquet (oil). 

Busne, Busnel, Biisnet, Bus- 
not , Busnou. Dérivés do buaine : 
trompette (oil), ou d'un radical butne 
qui a fait busnard : stupéfié (oil). 
.Bunner se dit de même en Picardie 
pour rester morne, pensif. 



Bat 

Busquet. Forme de Boiuqnet. 

BuBsard, Busse. Formes de 
Boussard, Bonsse. — Buêêort a 
voulu dire aussi harrifue (oil). 

Bussière, Bn8Si0rre.Liea planté 
de buis (oil). 



K Trompette {busine, oil). 

Busson. Forme de BoiMon. 

Bussy. Nom de lieu dont la forme 
latine équivaut généralement à i lien 
boisé >. 

Butallle. Bouteille {hoteiUe, oil). 

Butavent. Boute-avant, pousse 
en avant (oil). 

Butan, Butand. Formes de 
Boutan. 

Buteau, Bu tel. l» Homme brus- 
que (oil); 2o tombereau, brouette 

(on). 

Butet. Forme de Boutet. 

Buteux. lo Qui renverse, qui fait 
tomber (du verbe butter, oil); 2» 
forme de Bouteux. 

Butler. Boutelller, bonvier (oil). 

Butler. Bouteiller, échanson (An- 
gleterre). Voy. Bouteiller, 

Butner. Tonnelier (Allemagne). 

Buton , Butot. Formes de Boa- 
ton, Boutot. 

Buttel. lo Forme de Bi^tel; l" 
huissier, archer, sergent (Allemag.). 

Buttin, Buttoud. Formes de 

Boutin , Bouton, 



Gab 

Bnvatier. lo Forme de Bouva- 
tier ; 2o qui boit en dehors des repas 
(Picardie). 

Btiyerier. LaboTirear. De buve- 
raige : labourage (oil). 



Gab 



71 



Box, Boxbaum. Buis {buehs- 
haum. Allemagne). Nom de voisin. 

Buzelin. Forme du vieux nom 
germanique Butzelin (699), dérivé 
de Buz (irrité, dangereux). 



c 



Cabailh. Cheval {eaball, oc). 

GabalUié. Cavalier (oc). 

Gabaille , Gabaillot , Gabal. 
Cheval (oe). 

Gabane. Maison chétive , écurie 
(oil, oc). Nom de lieu répandu dans 
* le Midi. 

Gabanel, Gabanat. Dérivés de 
Cabane. 

CSabania. lo Courbé. Du verbe 
eieabanir (oc) ; 2» dérivé de Cabane. 

Gabantoas. Gros bâton, homme 
lourd (oc). 

Gabany. Forme de Cabanis. 

Gabarat, Cabaret, l» Sens ac- 
tuel ; 2o tête de bélier {cabaret , oc). 
Nom de grosse tâte. 

Gabarronx, Gabanxts. !<> Aug- 
mentât, de eab : tête (oc) ; 2o dérivés 
de Cabarre : embarcation, navire 
(oil). 



I. Grosse tête. De eab : 

tête (oc). Il y avait des casques ap- 
pelés eabcuêctê. 

Gabaasol, Gabasson, Gabas- 
sat. 1« Dér. de eaba» (panier) ou de 
Cabasse ; 2» dér. de eabasser: abuser, 
cumuler (oil). — Cabaiaon signifie 
aussi eahutU (Bourgogne). 



Gabé. Forme de Cabel ou Cabet. 

Gabel. 1^ Chevelure (oc), cheveu, 
barbe (oil); 2o même sens que Cabet. 

Gabet. Dérivé de Cab : tête (oc). 
Petite tête. 

Gabllle, Gabillot. Dér. de cabilh : 
chevelure . (oc). Nom d'homme che- 
velu. — On appelait aussi eabilious 
un pointilleux, un chicaneur (oc). 

Gabin. Chevreau (Centre). 

Gabirol. Chevreuil (oc). 

Gabit. Même sens que Caby. 

Gablanc. Chat blanc (Nord); 2» 
qui casse, qui frappe (caablant, oil). 

Gablat. Broyé , contusionné (de 
Chablat, oc, oil). 

Gaboohe. Tête opiniâtre (oil), 
grosse tête (oc), hibou (Centre). 

Gabois. Forme de Cabouat. 

Gabos, Gabossel. Tête, grosse 
tête (eaboee, oil ; eabosse, Centre). 

Cabot, lo Têtu (Nord); 2o chabot, 
poisson à grosse tête , toupie (oil) ; 
30 cahutte (oc). 

Cabouat, Caboul. Abréviat. de 
cabouiat : meurtri (oc), et de ca- 
boulhat : chabot (Gascogne). 



72 



CAO 



Gabour, Caboor^t. Hatson en 

ruines {eàbouTf Normandie). 

Cabrera. Troupeau de «béTres 

(oc). 

Gabridens. Vreïon(eabridan, oc). 

Gabrière. lo étable de chèvres, 
boucherie de chèvres (oo); 2» lieu 
où se rassemblent les chèvres. Nom 
de lieu. 

Gabrol. Chevreau, chevretiil (oc). 

Gabrolié, Gabrolier. Chevrier 

(oc). 

Gabry. Chevreau {cabri, oil, oc). 

Gabuohe, Gabudhet. Même sens 
que Caboche. 

Gabure. Négociateur de mariages 
{cTuitbure, Centre). 

Gabus, Gabuz, Gabuael. Angm. 

de cab : tête. Les sens de chou, plon- 
gée, couvercle, sont moins probables. 

Gacarrié. Constipé, visage de 
constipé {cagarier, oc). 

Gacoia. Chasse (Italie). 

Gachard. 1° Paresseux (Norman- 
die) ; 2» chasseur (de cacher, oil). 

Gâche. !<> Cachottier (Centre); 
2» châsse, coffre, cassette (oil). 

Gaoheleux. Chasseur de loups 
(oil). Les Cacheleux de Picardie 
portent trois pattes de loup dans 
leurs armes. 

Gachelin, Gachelot, Gaohet. 

Dérivés de Cache. 

Ctacheux. Chasseur (de eaehier : 
chasser, oil). 



CaOhot, Gaohat. Dér.deOlMlie. 

Gaoou. Voy. Caqueua»^ 

Gadde. lo Forme deCMe, ttom 
de saint. Kn latin ChaâduB (Joy«nx\ 
vieux nom germanique ; 2° gené- 
vrier {cade, oc). 

Gadart. Dérivé de Cadde. 

Gadel. Petit ehlen > petit ekat, 
jeune enfant, jeune homme (oc, oil). 

Gadenat. Enchaîné (oe). 

Gadelie. Violent, emporté {tadt- 
liou, oc). 

Gadet. Le plus jeune (oe, oil\. 
Bn Champagne , c'est le seeo&d IIIb. 

Gadler. Siège, bane (oe). 

Gadlth. Interdit, stupéfait (ea- 
ditf oc). 

Gadol. Forme de Cadou, ou vieux 
nom germanique Chadol (Jeyewc). 

Gador. Chaise, chaire {Kadof^ 
Bretagne). Nom de fabiteaat» 

Gadoret. Dérivé de OêOxft, 

Gadot. Fauteuil , ehalse à M» 
(Picardie, Champagne). 

Gadou , GadOTUc. lo Même mm 

que Cadel (eadêou, oc); 8« forflMs 
du V. n. germ. Cadold (joyeux), 881. 

Gaffarel. Forme de <k|^IW«I.' 

gué (oc). 

Gaffe, lo Enfoncement, crQOX 
(Centre): 2o forme de Cff^Ve: boue 
(oil) ou de Oaffe : gué (oo). 

Gaffies. Gros homme {cafiit 
Poitou). 



Oai 


Gai 7S 


. Héiiyi ds Ciffe. 


riïé» da CM. Caillant peut tau 




Aiuid forme de CfasIUiiDd. 


rd, Cagiiart, Cagnat. 




ini; î" endroit eipoBé bu 


Calllaa, CalUand. Caillant 


■nard, oc, oll). 


CaUlaux. i» DérWé» de Call ; 3= 




vont™, dernier né (Centre). Voï 


t. CagnOD. DJriTfa de 


•iuM ChailtaM. 


llBDloil, oc). 






CaUle. Forme de Csil. Coil ue al 


Voy. Caquiaot, Chagot. 


fc-nille <:ppfn.laLjt pit loajoorB Hase 




ri «DiT. SI fln Jijinoim coiile. ding le 


. Prêtre, lévite, cliBr(hé- 


Maine des bœufo do couleur pie, lea 




boenb caiUra souI, en Poitou, ta- 




chetée de blane «t de fouge. — Sur 


-. Oalie, clmlre {eaftWre, 






nanU an A vetemen» de conleuri 






AbrériitiondeCahoii. 






CalUé. Calllaaa. DéHré. do 




Caille. CailU ei^lfle ■ taché de 




bUuc et noir ■ en Normandie. 


l.Clullmant(oo)iî.tfiln, 


CaUlebaUn. Dén.é de Caille 


hMop.). 


UoUu. sieruifliii aniil . petit panier 


vd, Caignst. Formet de 


mmaae^ (Norili. 


Cignet. 


Caillebotte. l" Blanc et noir, pie 


llld. Pellt enfanl [Nor- 


{cailliboté, Vendée)! a» lait caillé 


peut chien i^snut, oo). 


CaiUat. lo Dérivé de C^l ; 2" 


lIJUDgé de blanc et Dolr 


crédule (oll). 


-. Coi île. 


CalUanx. I» Dérivé de Call; ï» 


. Calard. Homdelleodu 
«K,ie,i juger pirUforme 


oliacienr de eaillei (calllenr, oll); 3» 
forme de Caj-eni, nem de lieu. 


C«ïl»r(CojHaritiB, iiIT), 


CallUaa. CalUiat. CalUimix 


"TnrnTinei 8mt''«lUsor» 


Callllot. FormeadECallIan, Call 



«. Calllau (cnlAnu, <te). 



at, CaUlan, Caillât. D 



CallUbeaa. Forme de C^lebot. 
CaiUot. Dérivé de (Mlle. 



t ebtaa (Plaurdta). 



loi, oLI);ï°encoignDr«(eaCra«fl 



dérivé de CcloiMf ; Jonc 
luniFin (nom de flaitsiu 
ChaloKtr réclemet im ia, 
Kom de plaideur pprpdliie 



Calard. Xttute, qni tiibUt (Ifoi 

CBldagoèe. Chuudei-esnx. Hoi 
de Uen tbernul. 

CBlderon. Clmodron (T1>f,). 



H«me> 



I. q, C»l»in»rd. 
Ardent , prndeul , pn 



F. de CiUla, do 
Clulanr tnw: 



core. I^ Cfa&mpagBS , en 



CaliBM. Nom de ulnt. Du pK 
KaOUUti: très-besn. 

Calia. Caille (oc). 

Callai*. Originaire de (UUi. 

Forme de CtlutÊii. 



(Centre); ï» forme de Calllud. 
Cane. 1° T. Itamutda de CUte- 



CaUst, Gallon. CaOot, Ci 



CaiUol, CalUsB. 



Gam 

Xd. 1° Dérivé dé Calu : 
> forme de Caillouel. 

Forme de Cailly. 

Forme de Calmel. 

1 , Galxnel . Galmels. 

lieux (Midi). Les deux 
lont dérivés de Calmeil: 
»c) , nom donné à des ter* 

cultivés. — Calmel peut 
un dérivé de Calame. 

Q. F. de Calment (chaud 
nt pelé\ nom de lieu. 

t, Galmus. Abréviations 
ot, Calamus (chalumeau). 

lo Cœur, courage (Kalon, 
I ; 2o noix verte (Centre) ; 
le Callon. 

Calotte (oil); 2of. de Callot. 

o Chauve (oc) ; 2° nom do 
)). En latin Calceia : chaus- 
romaine. 

Lo Myope (oil) ; 2o qui a le 
c). 

;. lo Chauve (oc) ; 2© char- 
iSalvez, Bretagne). 

lo Boiteux {Kamm, Bret.^ ; 
(oc). 

nie. Habillement ou ar- 
téte. 

ad. Demandeur {eaimand, 



ret. Dérivé de Camard. 

ard. Qui a de grandes 
ximbarutf oc). 

erlin. Chambellan (Nord). 



Gam 75 

Gambier. Brasseur de bière (oil). 

Gambon, Gaxnbot. Dérivé de 

Cambe : jambe (oc), ou Camhe : bras- 
serie ( oil ). — Cambon peut aussi 
vouloir dire champ bon (oc). Nom 
de lieu, Voy. Cammal. 

Gambrai, Gambray. Originaire 
de Cambrai (Nord). Kn latin Camc- 
racum : domaine de la chambre. Ca- 
méra s'est dit d'abord d'un édifice 
entier avant d'en désigner une petite 
portion sous le nom de chambre. 

Gaxnbreleng. Chambellan (oil). 

GambiXiel. !<> Dér. de Cambre. 
Voy. Delcambre; 2" éruption do 
petits boutons (oc). 

Gaxnbronne. Nom de lieu ré- 
pandu en Picardie. Sa forme an- 
cienne doit être la même que celle 
de Cambron , autre nom de lieu du 
pays, en latin Camero (même sens 
que CaÎQbrai) [?]. 

Gaxnbry. Voûte (oil). 

Gaxnbozat. Dérivé de Cambuse , 
cabane. 

Gameau, Gamel. Chameau (oc, 
oil). 

Gamelin. Étoflfë brune (oil). Nom 
de costume. 

Gamerlsrnok. 1° Chambellan 
(Flandre ; 2© forme de Camerlingue, 
trésorier du pape (oil). 

Gaxnescasae. 1° Marche boiteuse 
{KammeZ'Kas, Bret.) ; 2o étoffe d« 
soie {cameseats , oil ; en latin cames- 
eatus). 

Gamgrand. Champ grand (oc). 
Nom de lieu. 



Champ da Oall- 



CamlBT. 1° Nom de lieu ( Kord ) . 
mlime leDi qae Csiiibr*! ; a» eOBdiui- 

CamlUa. Nom de "Lut et do 
ulnte. Sn lnlln Caniltat et CntiKa. 

et Veatuni ualeUat lea piètres ae 
temple. 

Canin, Ceit le Dncbenilii du 
Hidi. 

■eib^re, cb»mbro 
lée (OE). 

oola. Pelil cliamiD (oe). 
^. Cbecnlee, cbvlot (fa- 



Gampank. Cloobe (os). Non dt 

ildecb 

Hlnt), comme on dll Cuibwmud, 
nom d« lien. 

CampettrL Cbamp PAM, ebov 
deFWre(or). NomdeTDtduce- 
Camplar. Okrde dumptoe (k\ 
ratTIT'" Ferme de Champli. 

Camplon, CwnpIonW. Fenw 

mirldloDiilei de Cbimploii, Cïin- 
piom.81. 

CampUtron , Can^lMraw 



» Dérivé de Ca«t»o : 
ehemles (o<^) ; ï° otmiurd, bugneDOi 
de> Cévennet [?). 

Cammal. I° Forme de Citpouil ; 
!° champ manvali (oi). Ceal l'op- 
poii de OmboD. 



(oe). 
Camprogwr. cnump de Boftr. 
Camp7. Forme de Chai^j. 
Camiu. Beai nctnel. 



Gan 

ieil, Gandélle. Cliandelle 



lelé, Gandeley, Gande> 
andelot, Gandiller. !<> Fa- 
de chandelles ; 2^ chande- 
ndélabre ; 3^ né le jour de la 
leur (Candelier, oil). 

Ire. Nom de saint normand ; 
1 CancUdtu : blanc , simple , 



Bile, lo Sens actuel ; 2« canal 
OU) ; 3® sens de Canolle. 

9t. lo Lieu planté de roseaux 
> jeune canard (oil) ; 3° petit 
Cantal). 

Svas. Tisserand {-canivatê, 



ye. Change (oil). Nom de 
iTf écrit d'abord Du Gange. 

lel. Ganier, Ganiet. Can- 
leu plein de roseaux {eanier, 



1. Chenil de chiens de chasse 
om de voisinage. 

.trot. Vannier. Corbeille, pa- 
) CanUtre (oil). 

.▼et. Petit couteau (oil). 

.-vière. Chônevière (Centre). 
i, on dit Cannebière, qui si- 
lusi eannaie. 

let, Ganneya. Formes de 
Canevas. 

>lle. Canal, canon {Kanol, 



m. lo Caneton (Centre); 2» 
pièce légère. Nom de eonon- 
o flûte, chalumeau (oil). 



Gan 



77 



Ganone , Ganonne. Chanoine 
{eanone, oil). 

Ganonge. Chanoine (oc). 

Ganorgue.' Chapitre, église de 
chanoines (oc). 

Ganot. Canard (oil). Le sens ac- 
tuel est moderne. 

Ganrobert. Champ de Robert 
Nom de lieu. On trouve de môme 
Chamrobert. 

/ 

Ganse. Vigne (oc). 

Ganson. Chanson (oc, oil). Nom 
de trouvère. 

Gantagrel. Chante-grillon , lieu 
où Ton entend chanter le grillon 

(oc). 

Gantaloube. Chante-louve, lieu 
où l'on entend hurler la louve (oc). 

Gantarel. Qui chante souvent 
(oc). 

Gantegril. Même sens que Can- 
tagreL 

Gantel. 1° Dérivé de Cant : chant ; 
2o quartier, morceau (oc). 

Ganteleup. Gantelou, Gante- 
loube. Lieu où hurlent le loup , la 
louve. 

Ganterel. Dérivé de Chanterre: 
chanteur (oil). 

Gantiè, Gantier. Vannier {Kan- 
tier, Bretagne). 

Gantin. 1« Coin, angle de la rue 
{cantouin, oil); 2<* forme de Quentin, 
ou de Cantien, nom de saint, en la- 
tin Cantianus. 



Capgruid. ami» téta. - 
Capln. ChupuD (akapln, oU]. 
Qaplan. Beucc [eaptowi, «). 



Ceimâ, Catmel, Canut. d>;- 
riTé> ae Cdiiu. 

Cap. 1- MM I (oê) i S° lommal, «- 



Capdeooaaa. Kant dn g:DDffre, 
Capilepiiii. i-^Bonl dn poDt (oc'; 



CaplBt. 1° Sabré, percé de csof 
Ci^lot. Dériva ds Capal v 



(oc). 

CapdoTlelUB, Le polni la plei 
flevé de U Tille, cItadeUe, châicao 
J«flef(Qe>. 

Ctkpadazs. Téie d'âne (on). 

Cape, Capal. Chxpsan (oll). 

CapeUan. Chapelidu (oc). 

Capelle. Chapelle (oc, ail). Nom 

Capsndn. Kom de lien ( Aude ^ . 



Capanm. Cbaperon, 

Capet. to Petite tji 
léger (oc)iî"tBtu,opInii 

Capatte. Forme de C 



lUignBiTMd.'CbjirloiVnL 4 
,1 li" r^T'O"' vlul dii-ll, ■ 
le lafOD i Fletro Capone, ■!■ 



nno un anKor (Cliapoo! tD «ri* 

.mme nu Freofati I) 



Gaq 

'». Voy. CcupUnot» 

il. Petit chef, petite tête 

I. Vêtement i capuchon. 



Car 



79 



) , Gappelle. 
pelle. 



Formes de 



»llaro. Chapelier (Italie). 
irs. Coiffeur (Flandre). 
xmnier. Fabricant de cha- 



,. Chèvre (oc). La famille 
Languedoc porte une cho- 
ses armes. 

d. Chevreau. Dérivé de 



EL Chaperon. 

lié. Coiffé d'une capuche 
bon. 



lo Capuchon (eapik- 
dérivé de Capus: original, 
c). 

ox, Gaifiiinot. On don- 
mom de Cacous, Caqueux, 

aux hommes d'une race 
en Bretagne. Jusqu'au 
e, sous le prétexte qu'ils 
ient de juifs lépreux, ils 
bjet de rigueurs absurdes, 
rquait au bas des églises ; il 

défendu d'exercer d'antre 
le celui de cordier ou de 
, et de voyager sans un mor- 
Irap rouge cousu comme 
énonciatrice à leurs vête- 
ers la fin du xviii« siècle , 
)n8ulte , Hévin , obtint du 
t de Bretagne un arrêt qui 
lilitait en quelque sorte ; 
rangés des paysans étaient 



si enracinés, qu'il ne les réforma 
guère. Les débris d'une autre race 
infortunée semblent avoir existé en 
Béam et en Gkwcogne, où ils por- 
taient le nom de Cagot» et Capots. 

Garabœuf. Chariot à bœufs, 
traîné par des bœufs. Nom de con- 
ducteur. 

Carabin. Cavalier armé d'une 
carabine. Cette troupe fut fort em- 
ployée au xvi« siècle ; et son nom, 
qu'on fait venir de Calabrin, doit 
venir simplement de carabine. 

Garadec. Aimable,aimant (Bret.). 

Garadeuo. Nom de saint, en latin 
Caradoats, Même sens que Caradec. 

Garaguel. 1° Visage rouge {eara- 
guele, oc); 2<» peut encore être un 
nom de lieu signifiant < pierre aiguP, 
roc pointu {ear-aguel. Midi). 

Garamel. Chalumeau, flageolet 
(oc). 

Garaud. Réjoui. De Carauder: 
se réjouir (oil). 

GaravUlot. Charivaii (dérivé de 
Caravil, oc). Nom de tapageur. 

Carbenaye. Chènevière {earhe- 
nalht oc). 

Garbon. Charbon. Nom de char- 
bonnier. 

* 
Carbonari. Charbonnier (Italie). 

Carbonneau, Garbonnel, Gar- 
bonnet. Dérivés de Carbon. Nom 
de charbonnier. 

Garbonnler. Charbonnier (oil). 

Garcano. Collier , chaîne de cou 
{carcan, oc). 



80 Car 

Caroel. Prison (oc, oll). 

Garoelon. Dérivé de Carcelier 
(geôlier), oil. 

Carcer. Prison (oc). 

Garcherenx, Garogereux. l» 
Geôlier. Do Carcerier (oil); cher- 
cheur. De Carehier : chercher (oil). 

Garchon. Âbréviat. de Carichon. 

Gard. Abréviat. de Bieard (puis- 
saut aguerri) , vieux nom german. 

Gardlnier. Chardonuoret (oc). 

Garder. Cardeur (oc). 

Gardet, Gardin. Dérivés abré- 
gés de Ricard. 

Gardi. Abréviation de Ricardi, 
forme latine de Ricard. 

Gardlnal. 1° Attaché à la per- 
sonne d'un cardinal ; 2° chardon- 
neret (alliis. à sa tête rouge). 

Gardinaud, Gardinet. 1° Char- 
donneret (oc); 2« dérivés de Cardin. 
Cardinaud fut aussi uue forme de 
Cardinal (oil). 

Gardon, lo Chardon (oil). Nom 
d'homme d'abord difficile. Uue fa- 
mille de ce nom portait trois char- 
dons dans ses armes ; 2° dérivé de 
Ricard. 

Gardonnel. l» Dérivé de Cardbn ; 
2o chardonneret (oc) ; 3o cardinal 
{cardoiiael, oil). 

Gardot. Dérivé de Ricard. 

- Cardou. Cardeur (Poitou). 

Gardronnet. Chardonneret (oil). 

Gardy. Forme de Cardi. 



CSar 

Carel. l» Forme de Cari (Flmad.); 
2o lampe à queue; S» forme de 
CareUe : dUpnte. 

Garème. Sens actuel. Voy. Car- 
n<ige. 

Garesmel. De earâme (oe). 

Carotte. Charrette (Nord). Nom 
de conducteur. 

Gsurey. Forme de Carier: ▼oitn- 

rier (Franche-Comté , Saisée). 

Garfantan, Garfantin. Forme 
de Kerfeuntehn : bourg des fontaines 
(Bretagne). Nom de lieu. 

Gariat, Garlohon, Carié. Héne 

sens que carier : voiturier (oil). 

GariUler. Dérivé de Carier. Voy. 
ci-dessus. 

Garilhon, Carillon. Nom de son- 
neur ou de voiturier. 

Garion. l» Même s. q. Carillon ; 
2» nom de saint d'Orient, en fattin 
Cario (du grec CharU : grâee). 

Gariot. — Chariot. Nom de voi- 
turier. 

Garistie, Caritô. Charité (oil). 
Nom d'homme bienfaisant. 

Garithon. Nom de saint grec. 
En latin Chariton. Du grec Charit: 
grâce. 

Gari^en. Forme de Carivent: 
renchéri, qui vend cher (oc). 

Carjat. Forme de Cariât. 

Garlan, Gariat. Dériv. de Carie. 

Carie* Caries. Formes anciennes 
de Charles. 



t. Dérivé de Cl«rle. 

ar. lo Charron, charpentier 
forme de Quar^eUer: tail- 
>ierre8 (oil). 

a, Carlos, Garlot, Carlu, 
Dérivés de Carie. Carloê est 
l. 



. Charretier (Flandre). 



CSflJ* 



81 



ant. 1° Forme de Careman 
dispos) f vieux nom germa- 

97 ; 2o forme de Carmann ; 
de Carloman. 

A. V» Charme, arbre (oil); 
nicain. 

lier. Plantation de charmes. 

ilne. lo Plantation de char- 
carmini coulear rouge (oc). 

oy. Plantation de charmes 
fe, oil). Nom de lieu. 

âge. Temps pendant lequel 

permet de manger de la 

i). C'est l'opposé de Carême 

me], qui sont des surnoms 

98 austères ou nés à telles 



6. lo Nom de lieu (Bretag.). 
que Cam : rocher ; 2» nom 
breton. £n latin Cametuê. 

Bt. Petit charme (de Oam«, 
n de voisinage. 

Bville. Nom de lieu (Nor- 
. En latin Carini vitta : do- 
e Carinus, dérivé de Carus : 
om latin. 

lères, Gamoy. Plantation 
mes (Nord). Camiére veut 
»i porte (oil). 



Garnot. i» Mdme sens q. Carnet; 
2o corpulent, créneau (earnoêf oc). 

Camus. Cliarnu {eamut, oc). 

Caro. lo Forme de Lazare (Ital.); 
2o forme italienne du nom latin 
Carus : chéri ; 3® cerf {Karo, Bret.). 

Caroff. Cerf (Bret. Courcy). 

Carcin. Vieux nom germanique 
écrit ainsi dés Tan 700 (forme de 
Qaruin : ami dispos). 

Caroit. Forme de Caroy. 

Carcl. Vieux nom german. qui 
est une forme ancienne de Charles. 

CaroUe. Danse (oil). 

• Carolos. lo F. latine de Charles; 
2o pièce de monnaie. 

Caron. Charron (Nord). 

Carouge, Caxtmje. l* Nom de 

lieu (Norm., Suisse), dérivé de Cair : 
pierre ; 2o place, carrefour (oil. Cen- 
tre). 

Caroulle, Carouille. Danse, di- 
vertissement {carùle, oil). 

Carcasse, lo Excès bacchique 
(oil). En Angleterre, carotMerveut 
toujours dire beau buveur; 29 petite 
voiture {earrotusin: voiturier, oc). 

Caroy. F. de Carroy (Centre). 

Caroyer. Charroyenr, entrepre- 
neur de transports. 

Carpeau. l» Même sens que 
Carpin ; 2o petite carpe (Centre). 

Carpentier. Charpentier (oo 
oil). 



4. 



82 



Gitr 



Carpette. Petite carpe, planta- 
tion de charmes (?). — Le tapii de 
ce nom se disait earpité, 

Garpln, Carpot. Dérivés de 
Carpe : charme, arbre. (On dit «harpe 
dans le Centre.) 

Carra, Carrai. Carré (oc). 

Carranoe. Manque absolu (oil). 

Carrau. !<> Carrière, voie, chemin 
oc), 2® flèche (oil). 

Carré, 'l® Carré d'épaules; 2« 
formes de Carrcl ; S» coin , angle 

(Nord). 

Carreau. Forme de Carrel on 
Carrau. 

Carrel. l° Place publique ; 2" 
trait d'arbalète (oil). 

Carrelet. 1° Dérivé de Carrel ; 
8o martinet, oiseau (Centre). 

Carrer. Charron {Karrer, Bret.). 

Carrera, Carrère. Rue (oc). 

Carrèrechiqne. Petite me (oc). 

Carroy. 1° Place, rue (oil) ; 2© 
forme de Caroy. 

Carrette. Charrette (oil). 

Carrey. Forme de Carrier. 

Carria , Carriat. Carrefour, 
place (Poitou) (oc). 



Carric. Brouette {Karrikél, Bre- 
tagpie), à moins que ce soit une 
forme de Garrigue. 

Carrié, Carrier, i© Voiturier 
(oil). Il a toujours ce sens en An- 
gleterre. 2» Dans le sens actuel, 



carrier ne parait dater que du xti« 
siècle. 

Carrière. V» Rue, Toie earroi* 
xable (oo, oil) ; S» lien d'o& on reâre 
la pierre (oc, oil). 

Carrin , Carrlgnon. Petite voi- 
lure, voiturier. Dérivés de Ckrr. 

CarroLi. Forme de Carols. 

Carron. Charron (oil). 

Carroaé. Carrefour {earrweU, 
oil) ; 2» forme de Carruel (oil). 

Carroy. 1<» Place, me (oil); *> 
charme, sorcellerie (Picardie). 

CarroB. Chariot {carroêf oc). 

Carmel. Conducteur de charme 
(,Nord), 

Carruette. Charrette (oil). 

Carry. Chariot {earri, oc). 

Caraalade. Chair de porc salé 
(oc). Nom de charcutier. 

Cart. lo Quatrième, c'est-à-dire 
quatrième enfant (oc) ; S» chardon 

(oc). 

Cartairade. Mesure agraire d'en- 
viron vingt ares (oc). Nom de lies. 



Cariai. Mesure de vin ou de 
grain (oc). Elle est variable selon 
les lieux. 

Cartaller. Mesureur juré (oc). 

Cariai. Même sens que Cartes. 

Cariau, Cariaud. Garianlt, 
Carianx. F. de Cartal. A Mets, oa 
appelle encore place du Quar0àU 
celle où se tenaient les mesnrenn 
Jurés. 



Cas 

Carte, l» Abréviation de Cartre : 
prison (oil) ; 2o forme de Quarte : 
mesure de capacité (oil); 80 écrit, 
lettre (oc). 

Cartel, Cartelet. Formes de 
Quartel : mesure de grains (oil, oc). 

Cartelller. Mesureur Juré, col- 
lecteur du droit de qnartelage ou 
prélèvement da quart par le sei- 
gneur (oil). 

Carter. Voiturier (Angleterre). 

Garterean, Garteret, Garte- 
rlan, Carteron, Gartery. Dérivés 
de Cartier. Carteron se dit encore 
en Berri, de la gagnerie d'un bOBuf. 

Cartier. 1« Forme de Chartiér : 
charretier (oil) ; 2o geôlier, infirme 
gardant la chambre (oil). 

Gartilller. Forme de Cartelier. 

Carton. Charretier (Nord, oil). 

Cartret , Gartron , Gartry. 

Abréviations de Carteret, Carteron, 
Cartery. 

Gamohet. Dérivé de Oaruehe: 
prison (Kord). 

Caroe. Charme, terre qu'une 
charme peut labotirer en un an (oil, 
Picardie). 

Camhy. Abrévlaton de Caruyer: 
charretier, conducteur de charrue 
(oil). 



Cas 



83 



lo Chat (oc, oil) ; 2» petit 
enclos de haies (00) ; S» abréviation 
de Caes (Nicaise, Flandre). 

CanaWanoa . Maison blanche 
(Italie). 

Gaaaboiine. Bonne maiaoa (oc). 



Gaeadavant. Maison du devant 
(oc). 

Casai. Petite maison, métairie 

(oc). 

Caealonga. Longue maison. 

Gasamajor. Maison principale 

(oc). 

CasanoTa. Maison neuve (oc). 

Casarlera. Maison située en ar- 
riére (Italie). 

Casaubon. Bonne métairie (oc), 
bon jardin (Béarn). 

Gasbonne. Bonne case (oc). 

Casoaret, Casoart. Facétieux, 
badin (formes de Cateariu, Casea- 
relet, oc). 

Casean, Gaseauz. Casel, Ca- 
selly. Même sens que Casau. 

Caaen. Abr. de Nicaise (Flandre). 

Gasenave. Maison neuve (oc). 

Casier, l» Vieille maison (Pi- 
cardie) ; 20 fromagerie (oil). 

Casigneul. Abr. de Cassigneulle. 

Casimir. Nom de saint d'origine 
slave ; il signifie c célèbre guer- 
rier • (iSTos-mir). 

Casmajou. La plus grande mai- 
son, maison de l'aîné (oc). 

Caspar, Casper. Formes de Gas- 
pard (Allemagne, Flandre). 

Caspers. Fils de Casper (Fland.). 

Casquant. Original, qui a des 
lubies {eoicant, Poitou). 



84 Cas 

Cassade. Quolibet, chênaie (oc). 

Gassagnao. Nom de Heu dont la 
forme latine doit répondre à Coêsa- 
niaeum : en français domaine de 
Caêsien (nom latin) ou domaine de 
la Casêagne, o'est-à-dire de la cM- 
naie, 

Cassagnade. Terrain planté de 
chênes (oc). 

Cassagne, Gassagneau, Cas- 
Baignade , Gaaaalgne. Môme sens 
que Cassagnade. 

Caasan. Dérivé de Oas«e. 

Gassanet, Cassany. Dérivés de 
Cassan. 

Gaaaard. l» Dérivé de Casse : 
chêne ; 2° briseur (du verbe casser ?). 

Gasse. Chêne (oc). Nom de voisi- 
nage. A signifié cassette et casserole 
an moyen âge, mais on voit par le 
nom répandu de Ducasse, que ces 
deux sens féminins doivent être 
écartés, sauf exception. 

Gassegrain. Casseur de grain. 
Nom de meunier. 

Gassereau. F. de Chassereau. 

Gasaet. Jeune chêne (oc). 

Gassenx. Casseur, chasseur {Ca- 
ceor, oil). 

Gassignolles . Plantation de 
chênes. Nom de lieu. 

Gassin. !<> Bourg, château; dér. 
de Casse: chêne. Il n'est pas im- 
possible que ce nom, comme celui 
de Casset, soit un dérivé abrégé de 
Lucas, mais je n'ai pas encore vu 
les noms de Lucassin et Lucasset. 



Cas 

Ganoly. Dérivé de Ooit^s lé- 
preux (oil). 

Caaaon, Gaaaoïmet. lo Dérivés 

de Casse : chêne (oc) ; S» terrain 
bas, humide (Centre). 

Castagnary. GhAtaignler (oc). 

Gastagne. Châtaigne (oc). 

Gaatagnède, Gastagnet. Ter- 
rain planté de châtaigniers (oc). . 

Gastagnol. Marron (oc). 

Gastaigne. Châtaigne (oc). 

Gastaignet. M. s. q. Castagnet. 

Gaataing. M. s. q. Gastaigne. 

Gastan. !<> Châtaignier ; 2» châ- 
tain (oc). 

Gastandet. M. s. q. Castagnet 

Gastanier, Gastègnier. Cliâ- 
taignier (oc). 

Gaste. Chaste (oc). 
Gastel. Château (oc). 

Gastelaln. Châtelain, habitant 
ou commandant de château (oc). 

Gastelbiel. Château vieux (oc). 
Biel est une forme de Viéih. 

Gastelbon. Châteaa bien fortifié. 

Gastellain, GasteUan. Châte- 
lain. Castellan signifiait smo^ fw- 
gnard. 

Gastelnau, Gastelnaud, Cas- 
telnault, Gastelnaau. Obâiua 
neuf (oc). 

Gastelnova Idem (Italie). 



Gat 

Gastelot. Petit château. 

Castenet. M. s. q. Castagnet. 

Gastenier. Forme de Chastenier. 

Gastera. Nom de lieu (Midi). En 
latin Gtutra : camp fortifié. 

Gasteron. Nom de lieu (Midi). 
En latin Ccutrum : camp fortifié. 

Castet. Château fort (oc). 

Castets, Gastez. F. de Castet. 
Nom de lieu (Landes, Ariége, Gers). 

Gasthelaz. l» Château ruiné. 
(oc) ; 20 Castillan (Castelas, oc). 

Gastlan , Gastlean. Château 

(Nord). 

Gastier . Remontrance , répri- 
mande (oc). 

Gastillard. l^ Querelleur, cha- 
touilleux. Voj.Castille; 2» château. 

Gastille. lo Originaire de Cas- 
tille ; 20 querellCi dispute (oil). 

Gaatillon. Petit castel, petit châ- 
teau. Nom de lieu méridiohal. 

Gastin, Gastlnet. 10 Dér.de Coêt : 
chaste (oc); 2° formes de Chastin. 

Gaasalot. Dérivé de Casai ou de 
CtuaU, serf attaché â une métairie. 

Gat. Chat (oc, oil). Nom d'homme 
doux et rusé. Il a été un nom de 
saint, en latin Oatva (''^at, adroit, 
fin, ayisé). 

Gâteau, Gatél, Gatelain, Gâte- 
lan, Gatellan. Formes de Château, 
Châtelain (Nord). Toutefois, Catelan 
et Catalan ont pu être, surtout le 
premier, des formes de Catalan (ori- 



Gat 



8^ 



ginaire de Catalogne). — (7a<elaété 
nom de saint, eu latin Catellu» (petit 
chien). 

Gatellier. Forme de ChaUlieri. 
château (Centre). 

Gathelin, Gathellneaa. Fils do 
Catherine , qui s'écrivait aussi Kate- 
Une dans les calendriers du moyen 
âge. Marion est un nom masculin du 
même genre. 

Gatherln, Gatharineaa. Fils de 
Catherine, Cathrein. 

Gatbeiine. Nom de sainte qu'on 
fait généralement venir du grec Ka- 
tharo8 (sans tache). Cette origine est 
douteuse, quand on voit que le culte 
des reliques de cette sainte est passé 
des chrétiens arabes aux chrétiens 
gérées, qui l'ont appelé d'abord Ai- 
eaterina et non Catharina, comme 
dans l'église latine, qui n'a pas fêté 
sainte Catherine avant le xi*: siècle. 

Gathrein, Gathrin. Abréviat. 
de Catherin (voy. Cathélin)\ 2o abré- 
viations de Catharin (hérétique, oil), 
car il n'est pas probable que le nom 
féminin de Catherine ait toujours 
flit souche de variétés masculines 
en nombre aussi grand {Cathelin, Ca- 
therin , Catrin). Les Catharins niaient 
que l'Église eût le pouvoir de re- 
mettre les péchés. Leur nom fut 
donné ensuite â d'autres sectes, 
telles que celles des Albigeois et 
des Cottereaux. Il venait du grec 
Katharos (pur), ce qui représente 
exactement la valeur du nom des 
Puritains d'Écosee. 

Gatillon. 1» Forme de Castillon 
(Nord); 2» dérivé de Cat : chat. 

Gatin. 1» Abréviation familière 
de Catherine , donnée autrefois sans 
être pris en mauvaise part. Dans 
l'Est, nous avons encore beaucoup 



86 



Gan 



d'honnêtes fiUes appelées Catinette 
et Catiehe. Au xvni* siècle, ce nom 
fut donné aux ponpées d'enfants et 
servit, par extension, à qoalifler les 
femmes trop g^alantes, sans doate 
parce qu'on les appelait aussi pou- 
pie* f À cause de la facilité avec la- 
quelle le premier venu peut les 
déshabiller ; 2o dérivé de eat : chat 
(oc, oil) , 80 plat, bassin (oil). 

Gatoire. !<> Forme de Catottard, 
qui, comme Mitouard, devait être un 
surnom de nature lëliue ; S» ruche, 
panier à pain (oil, Nord). 

Gaton, Gatonet. 10 Petit chat 
(dérivés de eat) ; 2o Caton est aussi 
nom de saint , en latin Caio (sage , 
prudent, avisé). — L'alphabet s'est 
aussi appelé Cathonet (oil). 

Gatiin. Forme de Cathrin. 

Gatroa, Gatroux. Châtrenr(pour 
le bétail , bien entendu). Get artiste 
vétérinaire est encore désignaé dans 
le. patois lun*ain sous le nom de 
chétroux. 

Gattelaln, Gattiau, Gattoir, 
Gattois, Gattreu. F. de Catelain, 
Gâteau, Catoire, Catrou (Nord). • 

Gaubet. Forme de Cbauvet. 

Gauohard. 1° Forme de Cochard ; 
2o dérivé de Gauche. 

Gauche. Ghausse (Nord). Nom de 
fabricant. — Les chausses tenaient 
autrefois du bas et de la botte. Elles 
n'allaient pas plus haut que le g^- 
nou ; il y en avait eu soie, en toile ; 
elles avaient des semelles. 

Gauchepin. Goche-paiu. Nom de 
boulanger encuchant sur une règle 
de bois les pains livrés À chaque 
pratique. 

Gauohetier. Fabric. de ehausses. 



Cas 

Ganobois. Originaire du pays de 
Caux. 

Canobon. Chausson, cbaussiiie 
recouvrant le pied de la ehansse 

(Nord). 

Gaodeooste. Côte chaude, en- 
soleillée (oil). Nom de lieu. En 
langue d'oc, c'est CoateetOë», 

Gaoderller. Forme de Caudrelier 

(Nord). 

Gandoron, Gandler. Chaudron- 
nier, chaudron (oil). 

Gandmont. Chaud mont (o«). 
Nom de lieu. 

Gaudreller, Gandrier, Gandri- 

lier. Chaudronnier (oil). 

Gaodron. M. s. q. Cauderon. 

Gaudry. Coudraie (Nord). 

Gaûet. F. de Cahuet(ehat-haaDt). 

Gaule, Gaulet. Chou (oc, oil). 

Gaulinot. Forme de Colinot. 

Gaulle, Gaullet. Formes d« 
Gaule, Gaulet. 

Gaumont. Mont chauve, mont 
pelé (oc). Nom de lieu. 

Gauneine. Corneille (oll) [?]. 

Gaunes, Gaunols. Dér. de Can- 
ne : cavité, gouffre (oc). 

GaurieivGàurin. Dér. de Covrc: 
chêne (oil, selon Roquefort), noise* 
tier (Nord). Nom de voisin. 

Gauroy. Coudraie, ehêaaie. 

Gauset, Gausin. Dér. de Owm: 
chaud, chauve, creux, rue (oc). 



Gav 

Canssade. Chaussée (oe). 

CauBsanel. Petit chaperon. De 
Caussana (oc). 

Canssat, Gaossô. Chaussé (oc). 

CaxuBse. Chausses, (oc). Nom de 
fabricant. 

Caaasercmge. Chausses rouges. 
On dirait aujourd'hui t pantalon 
rouge ». 

Cansalll. Dér. de Causse ou Caw : 
chaud, chauye, chat-huant (oc). 

Gaustier. Forme de Chaussetier: 
fabricant de chausses. 

Gant. Sage, artificieux (oil). 

Gantard, Gaatin. Dér. de Caut. 

Gantran. F. de Gautran. 

Gauvain, Gaavard, Gauvel, 
Gaavet, Gau^in. Dériv. de.Oauve: 
chauve ; 2" de Cauve, cavité, enfon- 
cement (oil). Cauvain et Cauvard 
peuvent être aussi des formes de 
Gtauvain et Gauvard, vieux noms 
germaniques. Cauvtt veut dire nialin 
en Normandie. 

GaïUCOriginaire de Caux (Norm.) . 

Cavade. Excavation , ravin (oc). 

Gavagnol, Gavagnoiix. Monta- 
gnard des Ce venues {eavagnol, oc). 

GaYalgnao. Kom de lieu indi- 
quant un enfoncement , une grande 
dépression de terrain (Midi). 

Gavaillier.GaTaillô.Gavailler, 
CavalUès, Cavalllez. GaTalUiô. 
Chevalier (oc), ou plutôt attaché à la 
personne d'un chevalier, car les che- 
valiers avaient d'autres noms que 



CSav 



87 



celui-là, malgré le proverbe scepti- 
que qui disait au xvi» siècle : « Fa- 
veurs , femmes et deniers , de va- 
chiers font chevaliers .* 

Gavanne. Caverne {eaivanne , 
oil). 

Gavar, Gavarô, Gavarel, Ga- 
varet, Gavaroo, Gavarrot, Ca- 
▼art. Grotte, excavation (Midi). 
Noms de lieux. Cavarrot est une 
forme de Cavarota , caverne. Cavar 
et Cavart peuvent être des formes de 
Cavaer: cavalier (oc). 

Gavayô. Même sens q. Cavailher. 

Gave. 1° Habitation creusée dans 
le tuf (Poitou); 2o chat-hnant (oil) ; 
moineau (Centre). 

Gavé. Forme de Catfée : chemin 
creux (oc). 

Gavel, Gavelier. l» F. de Càval 
(cheval) et chevalier ; 2o forme de 
Cavel : cheville (oil), et Cavillier. 

Gavenel. Dérivé de Cavenne : ca- 
verne (oil). 

Gavenne. Yoy. Cavenel.. 

Gaventoa. Forme de Cabantous. 

Gaverean. Dérivé de Caver : che- 
valier (oc); 2o caveau (Centre). 

Gaveroo. Même sens q. Cavaroc. 
Gavet. Dérivé de Cave. 

Gavillier, Gavillon. F. de Ca- 

vailler ou Cavilli : rusé, fin (oil). Ca- 
villon peut être aussi dér. de Cave. 

Gavin. Chemin creux, ravin, 
vallée, fossé (oil). 

Gavirot. Dérivé de Cavier : che- 
valier (oc). 



88 



CSee 



GaTTOls. Forme de Oavaraê : 
vallée très-encaiMée (oc). 

Caye, Gayet. F. de Gail, Caillet. 

Cayla. Forme de Cailar. 

Gayment. Demandeur (oil). 

Gayon. Aïeul (oil), 

Gayot. lo F. de Caillot ; 2^ noix 
(Champagne). 

Gasrre, Gayrol, Gayron. F. do 

Caire, Cairol, Cairon. 

Cayzar. F. de Kaiser : empereur. 

Gazabonne, Gazai. Formes de 
Casabonne, Casai. 

Gazajous. Maisonnette du bas 

(oc). 

Gazalis. Grange {etuàliua, oc). 

Cazaux. !<> Même sens q. Casai ; 
2° antipathique {Kaxatis, Bretagne). 

■ 

Gazaubon. Bonne métairie (oc). 

Gaze» Gazeauz, Gazel, Gazelle, 
Gazelles. Formes de Caêe^ Coati: 
Maisonnette, métairie. Nom de lieu. 

Gazenave, Gazenenve» Case- 
nove. Maisonnette neuve. 

Gazet, Gazin, Gazot. Petite case, 
petite maisonnette. 

Gebert. Forme de Sebert. 

Geoohi, Geochinelli, GecoonL 
Âbr. et dér. italiens, abrégés de 
François (Franceschi, Francesco). 

Gëclle, GécUle. !<> nom de sainte. 
En latin Cœeilia ; féminin de Cœei- 
Huêf dérivés de eœeulus : myope ; 2' 
originaire de Sicile (oil). 



Geintrat. Serré à Iz talUe (ee<a- 
turat, oc). 

Gelalre. Discret, seoret (oe). 

Gelariô, Gelariar. économe; dé- 
pensier chargé de la nonniture d'un 
couvent. 

Gèleste. N. de saint. En lathi 
CmUêttut: qui appartient ml ciel. 

Gèlestin. N. de saint. Dérivé de 
Céleste. 

Gelin. Geline. Abr. de Mareélin, 
Marceline. Céline est on nom de 
sainte. 

Gelis, Geliflse. Abr. flamande 
du n. de saint Harcelliu, 

GeUarlcui, GellariL Cellerier. 
F. latine. 

Gelle. Cellule, hermitage, pai> 
monastère, habitation de serf, banc, 
chaise (oil), excavation rocheuse 

(Berri); 

Geller. Cellier (Catal.). 
Gellot. Dér. abrégé de Hareelot. 

Gelse. N. de saint. Bn latin Cd- 

suê ; élevé. 

Gendrier. Se disait autrefois da 
marchand de cendres et de eelnl qui 
eu fabriquait dans les bois. An 
moyen âge, c'était un péjoratif. 

Generio. F. de Cenery. Nom de 
saint. En latin Cirinuë : àimlmttài 
de C7ru8'(du grec Kurog : autwité, 
pouvoir). 

Gensier. S'est dit à la fols dHtn 
intendant de monastère, de l'adoM- 
diateur d'une métairie en grains dite 
eense et du propriétaire d'une terre 
accensée. 



. Âbr. de Vincent (Flandre). 

Sre. Geôle (de Cépier : geô- 
sardie). 

H. N. de saint. En latin 
m: originaire de Chimère, 
pfon (Grèce). 

»laud. lo F. de Gerbeland ; 
le Cerbel : cerveau (oc). 

3n. Nom de saint. £n latin 
M. Sa forme italienne Cer- 
t considérée comme un dé- 
lilier de Gervais. 

iOXL. Surnom d'homme cour- 
>rcle, ou de cerclier. Le cer- 
ryait aussi d'enseigne aux 
}, d'où le nom de Ducerceau. 

3le€. Frisé, crépu (oil). 

allier , Geroleron , Ger- 

!erclier, fabric. de cerceaux. 

iet. Forme de Cercelet. 

Nom répandu dans le monde 
I. Tous ceux qui le portent 
ilemagne où ils s'appelaient 
cerf), et ils ont francisé leurs 
ar les Israélites français ne 
généralement que des noms 
: ou des noms de lieux. 

le. lo Sens actuel; 2» nom 
e. En latin Siriea. 

and , Cerneau , Gernin, 
, Cerné, Cemesson, Cer- 

Môme sens que Cernin, Ger- 
mes méridionales du nom de 
itumin (oc) ; 2° dérivés de 
rond, circuit. 

>. lo Colline, scie (oc , oil) ; 
Bhiche (oil). 

lin. lo Assuré, résolu, dé- 



Get 



89 



cidé (oil) ; 2» sain, salubre (Centre) ; 
d'où le proverbe connu : 

Vin sar lait 
Rend le cœur gai ; 
Lait sur vin 
Est certain. 

Cèsalre. Nom de saint. En latin 

Cœaariua : de César. 

César. Les étymologistes ne pa- 
raissent pas près de s'entendre. 
M. Hecquet-Boucrand se rallie à 
l'opinion la plus répandue qui fait 
de César un enfant dont la naissance 
a été facilitée par Vopération césa- 
rienne. M. de Coston s'en tient À 
l'opinion de Pline, qui fait de César 
un enfant né avec beatu;oup de che- 
veux. M. Scott donne à la fois les 
deux versions. Mais le plus embar- 
rassant est que les Italiens, qui 
sont là sur leur terrain, font de 
César un vieux nom germanique, 
tandis que les Allemands, sans se 
laisser éblouir par cette préférence, 
semblent le renvoyer au celtique. 
Dans une telle mêlée, il paraît plus 
sage de s'en tenir à Pline et de se 
tromper, si on se trompe, en romaine 
compagnie. 

Gesooni. Dér. de Cesco , abr. de 
Francesco, François (Ital.). 

Cessao , Cessex , Cessien , 

Cessy. N. de lieux dont la forme 
latine équivaut en général k domaine 
de Cassius ou de Sextius. 

Cesse. Forme de cez : aveugle 
(oil); 2o merise (Champagne). 

Cesier. Merisier (Champagne). 

Cesii. Abr. dérivée de Francesco 
(Ital.). 

Cettl, Cetto. Abr. dérivées de 
Simon (Ital.). 



90 Gha 

Césanne. F. de Sezanne. 

Gesard. Dér.de Cez : ayeagle (oil). 

Gezille. F. de Cécile , on plutdt 
de Sicile (oil). K. de Sicilien. 

Caiabaille. F. de Cabalh {Chahall, 
oc). 

ChabaL F. de Cabal (cheval). 

Chabalet. Dér. de Chabal. C'est 
lo Chevalet da Midi. 

Chaban. F. de Caban : manteau 
contre la ploie. 

Ghabanaud, Chabanean. i** 
Dér. de Chaban ou de Chabanne; 
2«' équarrisseur {Chabanelf oc). 

Ghabanier. Dér. de Chabanne. 

Gbabanne. Cabane, petite mai- 
son (Sud, Centre). Nom de lieu. 

Ghabannel , Ghabannette , 
Ghabanon. Dérivés de Chabanne. 
Noms de lieux. Pour Chabanel, voir 
aussi Chabanaud. 

Ghabas, Gbabassol. F. de Ca- 

basse, Cabassol. 

Ghabat. Achevé, usé (oc). 

Gbaband. !<> F. du v. n. germ. 
Chadbald (hardi-combat) ; 2o f. de 
Chabot, poisson à grosse tête (oc). 

Ghabbal, Gbabbert. F. de Cha- 
bal, Chabert. 

Ghabenet. Petite cabane (oil). 

Ghabert. F. du y. n. germ. Cha- 
debert (combat-renommé)) 742. 

Gbabin. l» Laine frisée (Centre). 
H. s. q. Cabin ; 2° enfant chétif 
(Champ.); 3^ scieur de long (Poitou). 



Glia 

Ghable, Ghahtin l» meurtris- 
sure (oil) ; 2o corde, fiole (Champ.). 

Ghaboohe. M. s. q. Oaboche. 

Ghabord. F. du ▼. n. germ. 
Chad (combat). Je n*ai pas d'exem- 
ple, mais les analognies Chabert, 
Chabaud, Vilbord, rendent ce sens 
possible. 

Gbaboseau. Petit poisson (Cen- 
tre). Yoy. ChalfOt. 

Gbabot. lo Poisson A grosse 
tête (oil). L'amiral Chabot en po^ 
tait dans ses armes; 2o sabot (Nord). 
— Chabot et ses dérivés étaient sur- 
tout des surnoms de grosses têtes, 
comme Têtard qui se prend dans ce 
double sens. 

Ghabotteau. Dérivé de Chabot. 

Ghabouillô, GhaboaiUat. En- 
core un dérivé de Chabot. On dit 
de même en Gascogne Cahouillat. 

Ghabralle. Chevreau {Chabrol, 

oc). 

Ghabran, Gbabrand. F. dn v. 

n. germ. Chadbrand ou Hadebrani 
(combat-ardent). 

Gbabrauz. Chevreau (oc). 
Ghabre. Chèvre (oc). 

Ghabredier. Joueur de corne- 
muse {ehabretaire, oc). 

Gbabrely. Chevreau {eabrel, oe). 

Gbabriez, Ghabrier. Chevrier 

(oc, oil). 

Ghabrillan, Ghabrillat. Dér. 

de Chabre. Chabrillan est un n<MD 
de lieu. Les Chabrillan portent nu 
buste de chèvre dans leurs armes. 
ChabrilJuin est aussi un frelon (oc^ 



Gha 

Chabrol. Chevreuil (oc). 

Cbabron. Ohevreau; bouc {eha- 
hroun, oc). 

Ghabron. Chevreuil (oc). 

Ghabmn. l» Bouc, chevreau (oc) 
2» maussade (Champagne). 

Ghachigiiaud , Ghaohignon. 

Chassieux (Berri). Ces noms, comme 
dans les deux suivants, peuvent 
aussi dériver de Chaché : hache 
(oil). 

Chachoin. Sournois (Centre) ; 
lambin (Ouest). 

Chaohaat, Chaooaat. Dernier 
né {eJiaeouat, Centre). 

ChadA, Ghadenat, Ghadet. F. 
de Cade, Cadenat, Cadet. 

Ghaffard, Chaffaat. Dér. de 
Chaflfe. — Chaffaut veut dire aussi 
greiUeTf estrade (oil). 

Ghaffe. 1° F. de Chaffre. Nom de 
saint méridional, en latin Theofri- 
du9f f. du vieux nom germ. TfUat- 
frid (pacifique-nation), 800 ; 2o f . de 
CaflFè. Voy. ce nom. 



Gha 



91 



Ghaff et , Ghaffin , 
Dér. de OhafTe. 



Ghaffiot. 



Ghagnaud, Ghagniat, Gha- 
gnon. l» Dér. de Chagne: chêne 
(Centre, Poitou) ; 2» f. de Cag^aud, 
Cagniat, Cagnon. Dans le Centre, 
un eJiogniat est aussi un bourbier. 

Chagnoux. Chênaie (Poitou), 

Ghagot. F. de Cagot. Ce nom 
était donné comme outrage (canes 
Oothi: chiens de Goths) aux der- 
niers représentants d'une race vain- 
cue, réfugiés dans les Pyrénées. 



Ghahnet. 1° Chat-huant (oil) -, 2o 
dér. de Chahu : rude, avare (Poitou). 

Ghaibeaa. 1° Beau cellier, belle 
cave (Ouest) ; 2» belle tête (Limou- 
sin). 

Ghalgneaa, Ghalgnleau, Chai- 
gnon. F. de Chagneau, Chagnon 
(chênes). 

ChaiUand, ChaiUant. Chail- 
laox , Chaillerie , Chaillet , 
ChalUey, ChalUier, ChaiUon. 
Chaillot, ChaiUon, Chailloux. 

Noms de lieux dérivés , les uns du 
celtique Caill: bois, forêt, et les 
autres, de Chaille: pierre, caillou 
(Est, Centre, Maine, Poitou). Dans 
ce dernier pays , Chaillot veut dire 
gravier. 

Ghainay. Chênaie. N. d. I. 

Chaire. Chaise (oil). 

Chaise, Chaize. Maison. N. d. I. 

Chaix d'Est-Ange. Des rensei- 
gnements demandés, il résulte que : 
1° la famille Chaix d'Est- Ange n'est 
point champenoise, comme l'affir- 
ment les biographies. — 2od'Estange 
( sans trait d'union ) fut un surnom 
rétabli sur l'acte de naissance de 
M. Chaix d'Est-Ange par jugement 
du 13 février 1817 ; il avait été omis 
précédemment , parce que le Direc- 
toire ne l'avait pas donné à M. Chaix 
père, en le nommant à la place d'ac- 
cusateur public du département de 
la Marne (an VI de la République). — 
3» Avant de se fixer à Reims, M. 
Chaix père était en Normandie , 
comme il appert d'un certificat du 
directeur du district de Caen (13 
pluviôse an lY) constatant que le 
citoyen Richard -François Chaix, 
surnommé d'Estange, n'est pas com- 
pris sur la liste des émigrés. — 4** 
Selon la tradition existant à Reims 



" D«T. da ObtUt; ^ 



caiallamal. U. i. q. Olwli 
ChAlI». F. de Clurlei. 

Qhalllor, Chaulât, di 

l« F. daChsIlliar, Challlet, Cl 
î° d£r. de CksUe. 



Chalmaaa, duOmd. F. de Cki- 



table iDrurmutloQ 1i[»<.rlqtie. Le. 
namdeChuLi, qal ddhb rejeté muI , 

cellier (oe), Chaii : eabune (oll). 

Chalaln. F. do Challn. 

Chalamel. CbalumsiD, BAie [all). 

ClUtlailge. Canlradleliou, procès 

(011). 

Chalat. 1° D^r. de Gbale ; S" 



ChtOmatta. F. de CalmalU. 



Cbalon, Chalona. 1° I>M<4i dt 

Chjii'icB. I.fl, vM!o lie Ohlt«aii-Cli>l» 

(ehïteau de Chirlea) ; so prédfke 



ChalOBy. Cbaaolne (Bret.). 



Cbals. Abr. de 
Caialdoraina. [ 
ClUlet. Abr. A 



e Cbarlol. DU) 

maDd de HilDâ, 



Cfaalret, Cbanve (onV 



Pour chand , fgn 



Challgne. F. do Chaloigne 



Cbamand, CSitttOant. F. mtai- 
dionalc da DOm de lalnt Amanl (a 
UtlB^nunilM.-aliiuaile). 

GhUDSB. F. mtrtdlouale da Boa 



Gha 

de saint Amant (en latin Amantus : 
aimant). 

Ghambard. l» Cagrnenx, bancal 
(oc) ; 2o V. n. germ. Voy. cKambert. 

Chambareaad , Chambaret. 
Dér. de Chambard. 

Ghamband, Ghambault. F. de 
Chàmbeau on du v. n. germ. Cham- 
bald (armnre-hardie).V 07. CAam&erf. 

Ghambe. Jambe, chanvre (oe). 

Gbambeau. Beau champ. N. d. 1. 

* Ghambellan» Chaxnbelland, 
Gbambellant , Ghambellin. 
Chambellan, gentilhomme servant 
dans la chambre d'un seigneur. Le 
plus souvent ce nom a dû désigner 
celui qui était attaché À la personne 
d*an chambellan. 

Chamberlin. !<> Chambellan : 



Gha 



93 



29 ouvrier 

(oc). 



travaillant en chambre 



Cbambert. F. du y. n. germ. 
Champert (armure-renommée), 709. 

Gbaznbesrron. 1° Sorte de guêtre, 
chaussure primitive composée d'une 
peau et d'un lacet (oc); 2o f. de Gham- 
pejrron (champ de Pierre). K. d. 1. 

Chambon. Bon champ (oc). 

Chambre. 1° Domaine , palais , 
édifice (oil) ; 2» chanvre (Poitou). 

Gbaznbrier. Chambellan, maître 
d'hôtel, et surtout trésorier, inten- 
dant (oil). 

cabambrillon , Gbambrln , 
Gliambroii . Chambrot. Petit 
bouge (Chamhrowif oc). N. d. 1. 
ChambrUlon peut dériver aussi de 
Chamhri: bancal (oc). 



Chambrousse. Femme de cham- 
bre (oc). 

Gbaznbnin. Champ brun. 

Charnel, Chamelet. Bégulière- 
ment, ces deux noms ne signifie- 
raient que chameau et petit chameau 
si Chamelier (oil) n'était aussi une 
forme intervertie de Cluillemel (cha- 
lumeau, flûte). C'est un second sens 
possible. 

Chaznerlat. Champ brun. Merlat 
s'est dit pour Morlat. De même nous 
avons Champroux et Champsaur. 

Chamerois, Ghameron, Gha- 
merot, Ghameroy. Noms de lieux 
dont la forme latine doit dériver en 
général de Caméra : chambre. Voy. 
Chambre (!<>). 

Ghamillard. !<> F. de Chamail- 
lard ; 2» champ de Millard. 

Ghamilly. K. d. 1. , en latin Ca- 
milliaeum : domaine de Camille. 

Ghamon. Terre en friche (oil). 

Ghamonard, Ghamonat, Gha- 
monin. Dér. de Chamon. 

Ghamoret, Ghamorin. Champ 
brun. 

Ghamouillet , Ghaznoulot. 

Champ bas, humide, mon. 

Ghamouz. Chamois (oc). 

Champagne, l» De Champagne ; 
20 pays de plaine (oil). K. d. 1. ré- 
pandu un peu partout. — Su ce qui 
touche le premier sens, le Diction- 
naire de Trévoux nous apprend que 
les serviteurs recevaient encore eu 
1771 de leurs midtres un nom d'em- 
prunt tiré de leur pays natal (Cham- 
i pagne, la Brie, Comtois, etc.). 



94 



Gha 



Ghampagnenx, Ghampa- 
gniat, Ghampagny. Dér. de 
Champagne. Noms d'habitants de 
la plaine. C'est ainsi qn'on appelle 
Champagneux les gens de la plaine 
de l'Indre (Centre). 

Ghampeaa , Champeaux , 
Ghampeil, Ghampel. Plaine, 
champ, pré situé dans les terres et 
non sur le bord d'an cours d'eau 
(oil). 

Ghampeleanz, Ghampet. Dér. 
de Champeau. 

Ghampfoyaad. Champ du hêtre. 

Ghampl. !<> Enfant abandonné, 
trouvé dans les champs ; 2» gai, 
éveillé (Centre). 

Ghampier, Ghampienz. Garde 
champêtre (oil). 

Ghampin, Ghampinot. Dér. de 
Champ ou de Champi. 

Ghampion. Ce nom ne signifie 
pas seulement, comme ou l'a dit, 
combattant prêt à se battre pour un 
accusé soumis au jugement de Dieu. 
Ceci doit être même l'exception. Le 
plus souvent, Champion doit être 
un dérivé de Champi. 

Ghampionnet. Dér. de Cham- 
pion. 

Ghampiot. Dér. de Champi. 

Ghampollion. Champ de Pollion 
(n. d. 1.). Pollion est un nom de 
saint. Un nom presque semblable 
(Champoléon) est porté par un vil- 
lage dauphinois. 

GhamponnoiB , Ghaxnponois. 
F. de Champenois. 

Ghampoodry. Champ d'Oudry. 



Gha 

Gbamprond. Champ de forme 
circulaire (oil). 

Ghampreux. Champ du misseaa 

{reuSf oil). 

Gbamprodont. Champ de Bo- 
dont {Rodulfu*: f. de Rodolphe). 

Ghamproux. Champ de terre 
rougeâtre. 

Ghaxnpsanr. Champ J&nne, 
champ de genêts {êaureé, oil). 

Ghampy. F. de Champi. 

Ghamrion .GhainroberlChamp 

du ruisseau , champ de Robert 

Ghan. lo Jean (Est) ; 2o chaïuon 
(oc) ; S*> champ. 

Gbanal. !<> Bois, forêt (oil) ; 2» 
conduite d'eau. 

Ghanavat. Grosse toile (oil)> 

Ghanœan, Ghanoel. !<> Grille, 

barrière ( oil ) ; 2o canal (Champ.). 

Ghandavaine. Champ d*avoine 

(oil). 

Ghandeller, Ghandellter. F>- 

bricant de chandelles (oil). 

Ghandear. !«> Blancheor (oil); 
2» dér. de Chande : chanvre (Centre). 

Ghandeze, Ghandeson. F. de 

Candés. 

Ghandler. Fabricant de oliu* 
délies (Angl.). 

Ghanel, Ghanet, Ghaney» ChA- 
nez. lo Dér. de Charte: cheveu blanc, 
ride (oil) ; 2» formes de Chenel, Che- 
net, Cheney, Chenez ; S» dér. de 
Chant : canal, forêt (oil). 



Gha 

froid. Champ froid. K. d. I. 

gamier. Obamp de Gar- 
d. 1. 

genêt. Champ de genêts. 

geur, Ghangeux. Chan- 
iquier (oil). 

bomme. Champ de Torme 



on. Seu8 de Chanel. 
onat. Dér. de Chanone, 

3 (oU). 

Ot. Bens de Chanel. 

roux. F. de Champroux. 

Bel. F. de Chancel. 

Bigaux. 1» Dér. de Chansi : 
; 2o Champ de Sigaud. Voy. 

ion. Sens actuel. K. de 

bagrel. F. de Cantagi*el. 
bal, Ghanteaa. Voy. Chan- 

beolair. Sens actuel. C'é- 
mom du coq au moyen âge. 

tel. Coin, angle (oil). 

teloa , Chanteloube , 
loup. M. 8. q. Canteleu, 
ibe, etc. (oil). 

tepie. Lieu fréquenté par 
où chantent les piea. 

kereau, Chanterot. Dér. 
ttre: chanteur, ménétrier 



Gha 



95 



Ghantraine. Lieu où on entend 
les grenouilles on raines (oil). 

Chantrenx, Gliantreau. Abr. 
de Chanterean. 

Chantreaa, Chantrel. Abr. de 
Chantereau. 

Ghantrène. F. de Chantraine. 

Ghantrier. Chantre d'église, 
investi de la chanterie ou dignité 
de chantre. 

Ghantro, Ghantrot, Ghantu- 
reau. F. de Chantereau. 

Ghanau, Ghanuau. Blanc de 

cheveux, chenu (oil). 

Ghanndet. Dér. de Chanut. 

Ghanut. F. de Chanu (oc). 

Ghanvallon. Champ du vallon. 

Ghanzy. Si ce n'est pas un n. do 
Heu comme la finale y le donne à 
penser, ce serait une forme de 
Chanai : âgé, abattu et blanchi par 
l'âge. 

Ghaouet. F. de Chahuet. 

Ghap. 1» Tête (oc) ; 2o manteau 
à capuchon (ehape, oil). 

Ghapal^ F. de Chabal. 

Ghapard. !<> Qui hache, qui 
fend (du verbe Chaparj oc) ; 2o qui 
cligne des yeux (du verbe Chaper, 
Centre) ; 3o qui se promène, qui va 
et vient (de Chaper, Norm.) ; 4»» qui 
appelle à haute voix (de Chapper, 
Maine); 2» dér. de Chape: manteau 
(oil). 

Ghapdelaine. Manteau de laine. 

Ghapel. Chapeau (oc, oil). 



96 Gha 

Chapelaere. Chapelier (Fland.)- 

Chapelain , Ghapelan. Sons 
actuel . 

Ghapelart. l» Qui blesse , qui 
mutile. De Chapeler : blesser , mu- 
tiler (oil); 2« dér. de Chapel. 

Ghapelat. l» Coupé, haché; 2» 
dér. de Chapel. 

Ghapelon, Ghapelot. Dér. de 

Chapel ou Chapelle. 

Ghapenolre. Manteau noir. 

Ghaperon. Coiffure en drap ,. à 
bourrelet et à queue. 

Chapet. F. de Capet et de Chapel. 

Ghapier. Prêtre chargé de la sur- 
veillance du chœur d'une église. 

Ghapiseau. Dér. de Chapuis. 

Ghaplain, Ghaplin. Chapelain 
(Angl.). 

Ghapxnan. Acheteur, trafiquant 

(Angl.). 

Ghapon. M. s. q. Capon. 

Ghaponel, Chaponet. Dér. de 

Chapon. La famille Chapponnej, 
du Lyonnais, n'en portait pas moins 
trois coqs dans son blason. 

Ghapot. F. de Capot ou Chapeau. 

Ghapotat, Ghapotel, Ghapo- 
tet, Ghapotin, Ghapotot, Gha- 
potteaa, Ghappottin. Charpen- 
tier. De Chapoter : dégrossir le bois 

(oil). 

Ghapoule. F. de Capoul. 

Ghapoulon. Qui cherche noise 
(du verbe Chapouller, oil). 



Ghapoutot. Charpentier oil). 

Ghapp {]!^oma eotKmençmU par) 
V07. les noms ftyant un seul p 

{Chap), 

Ghapron. Abr. de Chaperon. 
Ghapu. Abr. de Chapos. 
Ghapuis. Charpentier (oc, oil). 

Ghapoisat, Ghapuisot. Dér. de 

Chapuis. 

Ghapos, Ghaput. Même sens 
que Chapuis. 

Ghaposet, Ghapusot. Dér. de 

Chapus. 

Ghapuy, Ghapays. Formes de 
Chapuis. 

Gliapuzet , Ghapuzot. Dér. de 

Chapus. 

Gharasse, Gharaasft, Ghana- 

sier. Maison en ruines. N. de liea 
{cUaraSf oc). 

Gharasson. lo Échalas (Centre); 
20 dér. de Charasse. 

Gharavel. F. de Carôvalla: ca- 
ravelle, petit navire (oc). 

Gharbogne , Ghariioiiiieaa , 
Gharbonnel , GhaiiHMmisr, 
Charbonneaux. Noms de char 
bonniers, ou noms de lieux Indi* 
quant des charbonneries. 

Gharbouillot.BarbonilIéy noiroi; 
hâlé. De CharhouilUr (Centre). 

Ghardard. Dér. abr. de Biduvd. 
Ghsurdenot. Dér. de Chardin. 

Ghardel, Ghardet, caiardiiL 

Dér. abrégés de Richard, Guicbaid. 



Gha 

Chardon. !<> Dérivé abré^ de 
Richard ; 2«> sens actuel. 

Ghardonnean, Chardron. Dé- 
rivés de Chardon. Chardonneau 
peut vouloir dire aussi ehardonnerei 

(Centre). 

Char6. !<> Charron {ehareii, oil); 
2o charnu. De Char : chair (oil). 

Ghareton. Voitorler (oil). 

Gharette. Sens actuel. Nom de 
voiturier. 

Gharasrre. M. sens q. Charriére. 

Gliaresrron. Ruelle (oc). 

Ghargraase. Chair grasse (oil). 

Charlé. Voiturier {eharier, oil). 

Charin. M. s. q. Charrin. 

camrlard, Gharlat. Dérivés de 
Charles. 

Gharle. M. s. q. Charles. 

Gharlemagne. Nom de saint to- 
léré mais non reconnu par l'église, 
en latin Carolm magnuê: Charles le 
Grand. Yoy. Charles. 

Caiarlas. Nom de saint. En latin 
Caroluê , de Cari qui signifie : viril, 
en vieille langrue germaaiqae comme 
en langue celtique. 

CSiarlet. Dér. de Charles. 

Catiarller. lo Charron (oil), char- 
retier (Champ.) ; 2» dér. de Charles. 

CharUn , COiarlois, Chariot, 
Gharln. Dér. de Charles. 

Gharme. 1« Charme, arbre ; sor- 
tilège (oil) ; 8o friohe (Champ.). 



Gha 



97 



Charmelat, Gharmet, Char- 
mlllon, CharmolB. Petit charme, 
plantation de charmes. Noms de 
voisin, et de lieux. £n Poitou, eJutr- 
melat pouvait vouloir dire aussi 
t joueur de cornemuse *. 

Ghannont. 1» F. du v. n. germ. 
Charimund (protecteur d'armée), 
v* siècle ; 2° nom de lieu que des 
formes latines très - différentes ne 
permettent pas d'expliquer appro- 
ximativement. Dans Seine-et-Oise , 
Charmant est Carus mons ; dans 
l'Aube , il est Curtlaverzy (xii* 
siècle). 

Charmot , Gharmoy . Petit 
charme , plantation de charmes 
Noms de lieux. 

Ghamage. Temps pendant le- 
quel l'église permet de manger de 
la viande (oil). 

Ghamard, Ghamaux, Ghar- 
nay. Noms de lieux plantés de 
chanues. 

Ghame. Charme, arbre (Centre). 

Chameau, Chamelet, Char- 
net. Dér. de Charne. 

Ghamer, Charnier. Cimetière, 
échalas (oil). 

Ghamod, Ghamot, Chamois, 
Ghamoas. Dér. de Charne. Noms 
de lieux. 

Charobert. F. du ▼. n. germ. 
Charihert ( renommé à l'armée ) , 
viiie siècle. 

Charoin. Vieux nom germ. écrit 
ainsi dès 712, et abrégé de Chariwin 
(ami de l'armée)% 

Charois. Train de voitures , en- 
chantement (eftarrot, oil). 

5 



Charon , Cbuonnet. Cbirron, '- Cihurin. Banrrn (oc). 



Clialoy. F. de duroli. 
diaipestler. F, d« Chupooti 

ChfoiiBnx, Charpanay. PI 

talion an charm.'a. Do Ciarj 
churoie (Cenlrc). 



Charplgnon , Charplgny . 
CharpUle Ctaarplllon Ctiar- 
pln, Çharpiue, Charplny Char- 
plot ' Chorpy V^t. dp Charpr 

■ignlAiot plantallDH de rhnrnfè. 
Dïu Is Ciinlre CharpiSHOK pdUr- 
rtlt *IM nn iynonj-ma do Charpi- 



(Pol. 



")■ 



• H. > 



(Centre);! 
Chanal. Charret. Cborrelts (ell 
Charraton. Voinuler (oll). 
Charrayioii. M. i. q. Chirejroi 



|. Cbarle 



«■ (d'An 



Charriera. Cbsnilo d'eiploll 



Chartrain. 1>e Cbartrai. 
Chartralra. OcAIIer (oU). 



" TarniB! mrîridlouaLss de ChïlW*. 
;ii:tlvlii ChulYul rhuDvo); l>d<t. 
Charve : chimvro (OoBM). 



i, répo>|na oâ Chailu ait ^ 



Ody^t en M nfiiM 
er... Duii lei prenlani 



Gha 

on disait Châles, ChalleSf Chasles 
(trois noms existant); dans les se- 
conds, on disait Car{«, et Charles , 
comme on le dit et l'écrit partout 
aujourd'hui, en ces temps de dis- 
cipline grammaticale. Chasles est 
donc tout bonnement une forme 
adoucie de Charles et je ne cher- 
cherai comme preuve ancienne de 
cet adoucissement que le nom latin 
de Château-Châlon (Jura) qui est 
Ccutrum Carli (château de Charles) : 

De Castro Carli mélius perquirert noli, 

t Ne veux pas en trouver du meil- 
leur que le Château-Châlon », disait 
l'ancien poëte Barthélémy de Chas- 
senenz en parlant du vin de l'en- 
droit qui est toujours digne de sa 
vieille gloire. J'en prends à témoins 
les gourmets de la Comté. 

Ghassagnard , Ghassagne , 
Ghassagnenx , Ghassagnole , 
Oiassagnon , Ghassagnot. Une 
chctêsagne est une chênaie en Bour- 
gogne, Comté, Auvergne, Périgord 
et Lyonnais. Tous les autres noms 
sont des dérivés ayant le même sens. 

Ghassalgnaud , Ghassalgne , 
ChasBaignon. M. s. q. Chassagne, 
Chassagnon, Chassagnot. 

Ghassaing, Ghassan, Ghas- 
sang. Formes interverties de Ciias- 
saigne, Chassagne. Ghassan a signi- 
fié chêne (oc), comme Cassan (B. 
Limousin). 

Ghaaselonp. Voy. CaeheUux. 

Ghasaerant , Ghasserenz , 
flhaiwwinTi , Ghasseron. Chas- 
seur. Dérivés de Chassaire (oc). Il 
est bon d'ajouter que chasser a sl- 
gaifté aussi ehine dans le Midi, 
comme casser. 

GhaBserant, Ghassavent. Nom 
d'an lieu où le vent vous chasse, 



Gha 



99 



c'est-à-dire, exposé au vent, comme 
Heurtebise, Cornebiso. 

Ghassin , Ghassinat. Encore 
des noms de chêne, c'est-à-dire, 
des noms d'habitants voisins d'un 
chêne. 

Ghastagi^ac , Ghastagner , 
Ghastagnet. Châtaigneraie, châ- 
taignier. Noms de lieux du Midi. 

Ghastan , Ghastang. Encore 
des noms de châtaigniers. Ceux-là 
sont Limousins. Chastan peut aussi 
être un nom d'homir.e à cheveux 
châtains. 

Ghastean, Ghastel, Ghatel. 

Château. Nom d'habitation qui s'est 
écrit d'abord Du Chasteau , Du 
Chastel. 

Ghastelain, Ghastelin. M. s. q. 
Catelain. 

Ghateller, Ghatellier. Château. 
Nom de lieu (Ouest). 

Ghatenay. Nom de lieu qui se 
dit généralement en latin Castane- 
tum (châtaigneraie). 

Ghatenet. Dér. de châtain (qui 
a des cheveux châtains). 

Ghatillon. Petit château (oil). 
Nom de lieu équivalant aux Cas- 
tillon du Midi. 

Ghatin, Ghaton, Ghatot, Gha- 
tou Dér. de chat. Surnoms donnés 
à des allures félines. Chatin peut 
être une forme de Châtain. Chatou 
peut être aussi un nom de lieu 
(Seine-et-Oise), ce qui voudrait dire 
domaine de Caton , car une monnaie 
mérovingienne donne à Chatou, pa- 
raît-il, la forme latine Catonacum. 

Ghatrian, Ghatriot. Dér. de 



100 



Gha 



Chatri : mouton bon pour la bou- 
cherie (Ouest). 

CSiatron. Jeune bœuf bon pour 
la boucherie (Poitou). Mais partout 
ailleurs c'est un mouton. 

Ghaubet. F. de Chauvet. 

Cîhauolianl. Qui chevauche. Il 
avait surtout le sens do vert galant 
(de Chaucher, oil). 

Oianoliat. Exagéré, outré (oo). 

Ghauchetier. Chaussetier, fabri- 
cant de chausses (Picard.)- 

Ghanooulon. V* Chaud pigeon, 
(oil); 2o dernier né {Chauculoriy 
Centre). 

Gliaudé. Chaudeau» Chaudel. 

lo Bouillon, bouillie, gâteau , tarte 
(oil) ; 2o dér. de Michaud. — Chau- 
deau est encore un nom de lieu ther- 
mal (chaude-eau). 

Cîhaaderlier , Ghauderlot . 

Chaudronnier (oil). 

Ghaudesaigues. Eaux chaudes 
(oc). Nom de lieu. 

Ghaudet, Ghaudon, Ghaudot. 

lo Abr. dér. de Michaud ; 2*> dér. de 
Chaud. 

Ghaudonet^ Gbaadonln. Dér. 

de Chaudeon : échaudé, gâteau (oc). 

Glrauffour, Ghanfour. Four à 
chaux. Nom de lieu ou de chaufour- 
nier. 

Ghaufourier, Ghanfonmier, 
Ghaufourrier. Maître du four à 
chaux. 

Ghanlet. Ghaulln. l» Dér. de 
Chaul : chou (oc); 2^ formes de Chol- 
let, Chollin. 



Gha 

diatimard. 1° Tardif, oisif (de 
Chaunerf oil, oc); 2» dér. de Chaume. 

Ghaome, Ghaumell, Ghan- 
melz, Ghaomelle. Terre enfiriehe. 
Lieu où le bétail vient reposer.Noms 
de lieux. 

Ghaomeron, Ghaumorot. Dér. 

de Chaumier : couvreur de chaume. 

Ghaumonet , ChauTnonkg . 
Ghauznonot. Originaire du Ghan* 
monois ou de Chaumont. 

Ghaaxnont. 1° Mont chaud, en- 
soleillé; 2o mont chauve, déboisé. 
Noms de lieux fort répandus dans le 
Centre. Au Nord et au Sud, on dit 
Caumont ; 3° forme du nom de saint 
Chaumond, en latin Chanemvndmi 
(audacieux-protecteur), v. n. germ. 

Ghaossard, GhaoBse. M. s. g. 

Cauchard, Gauche. 

GhauBSier.Fabricant de chaaases. 

Ghausson. M. s. q. Oauchon. 

Ghaussoy. Saulaie (Nord). 

Ghautard. Dér. abr. de Michsan 

Ghauveau, Ghauvél, Gliaw»- 
lot» Gliauvet. Chauve. 

Ghauvière. C'est, en langue d'oS, 
ce qu'est Calviera (Galviére) en lan- 
gue d'oc, c'est-à-dire la calvitie, 4o 
crâne dénudé. Comme nom de liea 
ce doit être une montagne aride. 

GhauYin, Ghauvon, Ghanvot 

Chauve. 

Ghavane, Ghavanne, Ghava- 
non. lo F. de Chabaime, Gha* 
banon. Noms de lieux (Est et Sud* 
Est) ; 2o f. de Chavan (chat-hiiaiit)i 
et de Chavana : chouette (oe). 



Ghe 

Ghavant. Chat-huant (OaeBt). 

Ghovaroche, Chavarosse. Ro- 
che creusée. Nom de liea. 

Ghave. !<> Souterrain, caverne, 
terrain creusé par les eaux ; 2° forme 
de Chauve. 

Ghareau, Ghavel, Gtaavelet. 
Dér. de Ghave. 

Gliavepesrre. Pierre creu8ée(oc). 

diavin, Ghavon. Chat-huant 
(Centre). 

Ghazal, Ghazaud, Ghazelet, 
Ghazelle, Ghazet, Ghazot, Gha- 
KOtte. Cabane, masure. Noms 4e 
lieux (Bst, Sud). 

Ghedebeaa, Ghedebois, Che- 
devUle. La partie la plus élevée ûm 
bois (chef de bos), de la ville (chef 
de ville). Nom d'habitation. Dans le 
sens de commandant, Ctief n'est 
guère employé au mojen âge. Ce- 
pendant ce sens se retrouve proba- 
blement dans le nom de Chef d'hôtel 
(mi^tre de maison). 

Ghédleu. lo Propriété de Dieu 
(Yoy. Chiguillaume) ; 2o hospice, 
église, tôte de Dieu. 

Ghef de bien, Ghef d'homme. 
Tête de bien (honnête figure), tête 
d'homme (figure mâle). 

Chef de TiUe, Ghef d'hôtel. 
Voy. ChédeviUe. 

Cheffer. Torme de Schàffer : ber- 
ger (AUem.). 

Ghégoillaume. Propriété de 
Guillaume ; de Ché : groupe de 
constructions (Centre). 

Ghelin, Ghellet, Ghelu, Ghely. 
Dér. abr. de Michel. 



Ghe 



101 



Ghemard, Ghemardin. Maigri, 
épuisé (de Chemer, oil). 

Ghemin. Demeurant sur le bord 
du chemin, lâcrit d'abord Du CTie- 
min. 

Ghenales , Ghenailler, Ghe- 
nais , Ghenait. Chênaie. N. d. 1. ' 

Ghenal. Canal (oil). 

Ghenard, Ghenaud. Chêne. 
Nom de voisin. Chenard signifiait 
grand chien (oil). 

Ghenavard. !<> Feutre grossier. 
Nom de coiffure ou d'habillement; 
2o forme de Chenevard. 

Ghône, Gheneaa,Ghenel,Ghe- 

net. Chêne, petit chêne (oil). Nom 
de voisin. 

Ghenevard, Gheneveau. Chè- 
neviôre. Nom de voisin. Le premier 
est une forme romande. 

Gheninau, Chenille, Ghenil- 
lon. Dér. de chêne. Chenillon veut 
dire aussi déguenillé (Centre). 

Ghenn (mots commençant par). 
Voy. Chen. 

Ghenn, Ghenuau, Ghennt. 

Qui a la tête chenue, qui a des che- 
veux blancs (oil). 

Gheradame, Gheramy. Noms 
d'hommes aimés. En langue d'oc, 
carami veut dire cependant chafoin, 
refrogné. 

Gheraut, Gheranlt. Chariot 
(oil). Nom de conducteur. 

Gherbonnean. Nom de charbon- 
nier (oil). 

Ghercuitte. Nom de charcutier, 
qui devrait s'écrire Chaireuitier (oil). 



102 



Ghe 



Cihi 



Chereau, Cherel, Cheret. Pér. 
de Cher: chariot (oil). Noms decou- 
ducteuris. 

Gherer, Chérière. F. de Sche- 
rcr, Charrière. 

Cherin, Cherion, Gh6riot, Chë- 
rioux. M. B. q. Chorcan, etc. 

Cheron, Gheronnet. F. et dur. 
de Charron (scus actuel). 

Gherot. M. s. q. Chereau. 

Gherouvier, Gherouvrier. Ou- 
vrier onchar8,c'e8t-à-dirc carrossier, 
charrou. 

Gherpantier. Charpentier (oil^. 

Gherpillod, Gherpin , Gher- 
plot. M. s. q. Charpillon, etc. 

Gherrier. Conducteur de chariot 
(oil\ 

Gherron. Charrou (oil). 

Gherruault, Gherruet. Couduc- 
tour de charrue (oil). 

Ghertier, Chertonne. Charre- 
tier. Chertonne est ici pour Cherion 
(oil). 

Gheruault, Gheruel. Conduc- 
teur de charrue (oil). 

Ghervet, Ghervin. F. de Char- 
vet, Charvin. 

Ghéry. Noms de lieux (Aisne). 
Nom do famille porté par beaucoup 
d'Israélites. 

Ghesnais, Ghesnay. Plantation 
de chênes. Noms de lieux. 

Ghesneau, Ghesnel. Ghesne- 
long, Ghesnon, Ghesnot. Chêne. 



Nom de voisin. Ohtantlong ^est dit 
d'an grand chêne. 

Ghevaleau, Chevalet. Dér. de , 

cheval (sens actuel). 

Chevalier, Chevallier. Attache 
à la personne d'un chevalier. S'est 
écrit d'abord Lechovalier ((«mis 
pour au)^ selon l'ancien usage. 

Ghevance. Ruse, adresse, bleus, 

fortune (oil). 

Ghevassu, Ghevassos, Ghe- 
vassut. Chevelu. De Cheviax : che- 
veu (oil). 

Ghevessier. Trésorier d'église 
yjChevecier, oil). 

Chevet. Tête, c De saint Jesii- 
Baptisto Uérode fist martirer 11 che- 
vet à un glaive trancher », dit nt 
ancien texte. 

Ghevillard, ChevlUon, Ghe- 
villot. Ghevillotte. F. deChevril- 
lard, Chevrillon, Chevrillotte. Noms 
de lieux indiquant la présence de 
chevreuils. Voyez dans Roquefort 
Chevillât , qui a un autre sens plus 
probable. 

Chevrau, Ghevr6, Gherrel. 
Chevrelsiin, Ghevrelat. Che- 
vreau. 

Chevreol, Chevreox, Cbe- 
vrian, Chevrillon, ChevroUt. 
Chevreuil. Nom de bon coureur. 

Ghevrot , Ghevroton. Che- 
vreau. 

Ghezaud. Chèze, Ghesel, Ghé- 
zelle. Maison, petite maison. N. à. l 

Ghicandard , Chicard. Dér. de 

Chic : petit (oc). 

Ghifflard, Ghilflier, GhilOot 



gifflenr (Kard). Chifflal le dil i LI 

pou- tiffiéi. 

Cblonard, Chignardet. 

Plenrenr. De CAisner ; pleurer] 
(Centre) ; î» forme de Chaignard , 
(chine), ! 



Cho 103 

Gholne. Obitue, cbâae (oll). 

Choit, Choix. Abr. de FcaDgili 
(oe). 

Choi««aii,CholMl.Dir,deC^>i, 



dUmard , Chlnardet , Chi- 
naeui, Chlnlard, Chlnot. 1° F, de 

Cbiiaiird,ete.^S<>dér.<leClim;cliieD 



le grillon luiguedoc 



ChlraiiZ, Chirot. F. de Ctaev»! 
(oll)- 

el, Choo«m«Ue. Dét. 



F. deCboqael. 
P.deCfcoin(:iigr4sble(oil). 
F. de Clioliuel. 



Cholat, Cholat. Cholln, Chol- 
lat. Chollet, ChoUot. U^r. Hbr. i" 
de Michel; i° de Chel, Chollt : jia 
de ballon (oil); de Chah: pauloD 
biLleu>e;deCfcol,eb™(oil). Voy. 
DacItaUl. Eulla ChoUat sigoUait 

Chomel, Chomareao, Cho- 



Chonet. IMr.de Cbon. 
pin. Cl 

rat e^n. 

A i^ ey DDUîmei 

D*Esl]>ïi<auc1enc1iei'iiaiu. CAopin, 

pied, enanelBnfrBnçaiBj.DBlinotH 
sxpruwioapîemd'aehoppemtnt On 

Italienne). Kn Italien 
dire boiteiu. 



origine 



Choquet. F. de C^ujtuf -' Hmcbe, 
lornellle (oU). 

CborlaUi ChorlOT. 1° M. i. q. 



104 



Ghr 



Chorial: chantre (oil). — Choron 
veut dire coin, eneognure (oc). 

Chos. Abr. de François (Nord). 

ChosBard, Choason. !<> Dér. de 

Chos ; 2o f. do Chaassard, Chausson. 

Chotard , Choteau, Ghotel, 
Chotteau. !<> Dér. abr. de Michot ; 
2o dér. de Chotte. 

Chotte. Chouette (oil) ; terrain 
roussâtre (Centre). 

Ghouanard. Dér. de Chouan: 
chat-huan (oil). On disait cAoue pour 
chouette. 

Ghoue. Corneille (oc). 

Chouet. lo M. sens que Choé : 
hibou (oil); 2° confus, rêveur 

(Centre). 

Chouilloa.- lo Terre caillouteuse 
(Centre); 2*» brouillon. DeChouiller: 
brouiller (Centre). 

Ghoulan, Ghouleuz. Joueur de 
chaule : ballon, paume, boule chassée 
à la crosse (Nord). 

Ghouvet, Chouvin. F. de Chau- 
vet, Chauvin. 

Ghové, Choveaux, Chovel, 
Chovet. F. de Chauveau, Chauvel, 
Chauvet. 

Ghrestlen, Chrétien , Chris- 
ten , Ghristiaen , Christian , 
Ghristiani . F . du nom de saint 
Christien. Du latiu Chriatianus : 
chrétien. Les quatre dernières for- 
mes sont : anglaise , flamande , alle- 
mande et italienne. 

Christofle, Christophe, Chris- 
tophle. Nom do saint devenu nom 
de famille. Il est tiré du grec Chris- 



tophoroê (porte Christ), et c*est l'in- 
terprétation littérale de ce lens allé- 
gorique qui aurait, selon M. deOos- 
ton, donné lieu à la fameose légende 
du moyen âge, qui montre Chrit- 
tophe portant le Christ sur ton dos 
au passage d'un torrent. 

Ghriten, Ghritin. F. de Ohris- 
ten, Christien. 

Choard. M. s. q. Chooanard. 

Gibiel, Gibot. F. méridionales 

de Civiel, Civot. 

Clcile, Cloille. Originaire de Si- 
cile (oU). 

Clroddet. F. de Sirode, qui vient, 
par abréviation, du v. n. germ. IMgi- 
rod (vainqueur-glorieux), comme le 
nom de Sirandf saint du Berri (en 
latin 8igirantM)f vient, par abrévia- 
tion, du nom tnnc Sigiran (vain- 
queur-robaste). 

Giron, Girot. Dér. 'du nom de 
saint Cyr, écrit Cire dans les calen- 
driers anciens. 

Givet, Civeton, Clvlel, Ci- 
vielle. Dér. de Cive : espèce d'ail. 
Noms de sauciers ou de mangeurs 
I d'aulx et civots qui causent forte 
haleine > (Villon). On disait lUvre 
au civé, et non civet de lièvre. 

Civrao, Givrais, Givray, Ci- 
vry. L'ail n'est ici pour rien. La 
forme latine de ces noms de lieux 
(qui est généralement Severiacum) 
prouve qu'il s'agit du domaine de 
Sévircj nom latin. 

Clair. Nom de saint, en latin 
Clarua : renommé, illustre (oH). 
Voy. aussi Auclair. 

Clairau , Clairet , dairln, 
Glairssiint. Doivent être oonsidérés 



baansOBp pin* eamms formai d 
Cl«rat,Ct<rln,Cl«»t, que comme 
dirivê» de Clair. Pour Clair " 



Claloa, CtaiiBa. T. de Claei, qui i 

cal JeJiIiculuiJsmaDâ. 

damageren. F. de Clanu 



■Claverio.ClaTerot. Tréi 



de Uea (Oneit). 
Claye, Clayette. CJ&la, Trelllli 



CterMJ*. DootHlDe de Clarel, 
tomm« QuInUnle, Rtnaadie, Bc- 
■Mdi* gonl domalnei de QuinHit, 
Stnad, BewMnd. 



Voy. Anelerc 

caary. M. a. i. Ed Ii 

doute CtariiKum: dopuiiK 
(luutr^. 



demasdot, CUmendot. 1 



CI&meiM, C36llient. Nom de 



FU» de Clati. T07. ClaiHe. 



Clère, Clereaa, Cleret. Cler- 

I geot, Clargeaae, ClergM. Clec- 

gler. Clerlan, Cleiln.Cleriot. 

Clerla», Clerland, derjon. F. 

t iir. de Clerc. _ Cttrim éflt 
ilUB ipi'i^lsleiaeni an anrint de 
hœur Cl^rg»];, DDfl femme ■«■ 



106 



Clo 



Clermont. Originaire d'an des 
nombreux villages nommés Cler- 
mont, en raison sans doute de leur 
bonne exposition (clair-mont, mont 
plein do clarté. Noirmont estle con- 
traire). CUrval, Nerval ou Nervaux 
offrent la mémo opposition d'images. 

Glerot. Dér. de Clerc. 

CServal. Voy. Clemont. 

Glery. Domaine do Clarus. Ej 
latin Clariacum. Nom de lieu. 

Cliet. 1° Dér. de Clie : claie, clô- 
ture. Nom de lieu; 2© dér. de Cli : 
courbé (oc\ 

Clin, lo Courbé, baissé (oc) j 2» 
nom de saint, en latin Clinua (pour 
Clinatus : penché). 

Glinchaxnp, Champ en pente 
(oil). Nom do lieu. 

Cllnohant , Cllnohard . Qui 

penche. Du verbe Clineher (Centre). 

Cliquet, Cliquot. Dér. do Cli- 
quer : faire du bruit. Marot a parlé 
des langues * qui sonnent comme 
un cliquet * (claquet de moulin). 

Gloarec. C'est le Clerc breton. 

Clochard, Clochât. Boiteux. Du 
verbe Clocher {oïl), qui se dit encore. 

Clopln, Clopet, Cloputre. Dér. 

de Clop : boiteux (oc, oil). Nous di- 
sons encore clopiner. 

Cloquard. M. s. q. Cloquet. 

Cl0G|uemln. Voy. Aeloeque. 

Cloqueli. Boiteux. Dér. de Cloker: 
boiter (Nord). 

Clos, Close, enclos cultivé (oil). 



Goo 

Le second peut dtre nne forme de 
Clans. 

Glosier. Gardien, métayer (Ces- 
tre). La closerle était une métairie. 

dosset. F. de Olaosaet. 

Gloctrs, Glotrlor. U. geniqie 

Claustre, Claotrier. 

Glot. Champ uni {oe\ eraptod 
(Poitou). 

Glon. Clos, enclos (Centre). 

Cloaet. Dér. de Clon. 

Gloud. Nom de saint, en latin 
Clodevalduê (chef du peuple), ▼. n. 
germ. 

Cloux, Glouzard, Gloaxet. F. 

et dér. de Clotu : enclos, métsirie 

(Centre). 

Cluse. Barre rocheuse formant 
cloison entre deux vallées dans Iw 
pays de montagnes. 

Cluseau, Clusel, duBOt, Un- 
zeau, Cluzel, duzet. Caverae, 

enclos (oc). 

Coatpont. Pont du bois (Bret.\ 
Nom de voisin. * 

Coblance, Coblence, GdilBiiti' 

Originaire de Coblentz(AUem.).Da 
latin ConfluentiOf qui rappelait le 
confluent du Rhin et de la Mosrile 
en cette ville. Noms de fkmUle' 

Israélites. 

Cobu, Cobus. Abr. de Jaeobv 
(Jacques). 

Cooard. F. de Coqtiard. 

Cochard, Coohareau. Qui £ait 
le coq. Du verbe Cocher, Nom de 
vert gralant. 



tgra, Godi*ania. lo Col 

ne. Da Cidu: col ds moa- 
>»npUné]; S» connlM-grilB. 



Coi 

t. H. ■. q. Cogniet. 



Cohade. Bail (Eaai, BrsL% 



aâm. Du p&ja da Can: 



. Ooq (AnglBt.). 

outar. Huclmiid d'canfi. 



CoIiBii. F. de Cahen («wrlHu- 
tear, prOre, hAbren). 

Cohln, F. de OotaeD. 

Coha. Abr. d« Coben. 



rat. Kom de tMiat. En la 



Coignard, Coignat. F. de Ce- 

Coln. Agrésble, bien pure [ealM , 
oe, oll). 

Colndard, Colndat, Colndet, 
ColnM, ColQMt, ColnUn. Cotu- 
tot. Sèt. deOsint : ngiiible, blea 



Colivea. Qnl ne booge pu {eoii. 



Colaa, CoIaaM. a 



xl. Qui fnppe. De eo- 
. BMn-fr«re, eonilu (or, 



I. Ddr. de Oolu. 
Colaad. Abr. ds NicoUad. 
Colbert. AJir. ds Coltbert. Le di- 



108 



Col 



faut d'exemples m'empécho d'y voir 
un V. nom germ. comme on l'a 
pensé. 

Colbron. Cou brun (oil). 

Golet. Abr. de Nicolet. 

Collbert. Serf, colon (oil). 

Golignon. F. de Golinon, dér. de 
Colin. 

Colin. Abr. de Nicolin. 

Colinet. Dér. de Colin. 

Gollard. Dér. abrégé de Nioolle. 

(oil). 

Gollardeau, Gollardet, Dér. de 
Collard. 

GoUas. Golle, Golleau, GoUes- 
son, Gollet, Gollin. Même sens 
que si tous ces noms s'écrivaient 
avec une seule l. 

Gollier. !<> Portefaix (oc) ; 2ochar- 
bonnier, mineur (Angl.). 

Gollignon, Gollin, Gollineau, 
Gollinot. Collin est une forme de 
Colin. Les autres sont ses dérivés. 

Gollomb. F. do Colomb : pigeon 
(oc). Au Nord, on dit Coulomb et 
Coulon. » 

Gollombet, GoUombon. Dér. de 
Collomb. 

GoUonge, Gollongue. Originaire 
d'un lieu ainsi nommé parce qu'il 
avait été occupé primitivement par 
une colonie romaine. Plusieurs com- 
munes de l'£st portent ce nom, Co- 
logne (Allemagne), qui a la même 
origfine, ne diffère que par l'avance- 
ment du g. Dans Colonge, Vi du eo- 
lonia latin semble avoir pris la va- 



Gom 

leur du j, pliu tard eonfoadn avec 
le g. 

Gollot. Abr. de Nicolot. 

Golmant. Nom de saint. En latin 
Columbantu (de Columbuê : pigeon). 

Golmet. Dér. de Colme, nom de 
saint, en la^u Columhuê (pigeon). 

Colomb. Yoy. Collomb. 

Gollombart, Colombat, Cio- 
lombel, Golombet. Dér. de Co- 
lomb. Noms d'homme doux, aimant, 
inoffensif, (c ISstu simple comme uu 
coulons ? • dit le Boman de la Rote.) 

Colon, lo cnltivatear ; 80 dérivé 
abrégé de Nicole. 

Colson. Fils de Nicolas (Angl, 
Allem.). 

Coly. Abr. de Nicoly (Midi). 

Combarieu. Vallon da misMai. 
Nom de lieu (Sud-Est). 

Combas, Combe, lâtrangleinent 
de vallée, lieu bas (oil, o«). - 
Le combas ett une grande eombo 

(Alpes). 

Gombel. Petite combe, ravin (oc). 

Gombemale , Gomberoonai 
Combescure. Mauvaise combe > 
combe rouge (de terre roagefttre)i 
combe de l'étable. 

Combes, Gombette, GomUtf» 

Combe, petite combe. 

Gomettant. Qni attaque, qui 
risque, qui entreprend (de CoflMlIrei 1 
oc). 

Comlnal. Syndic, arbitre d« 
questions foncières (oc). 



CSon 

Ckmiinet. Dér. abrégé de Jaco- 
min (Jacques). L'Italie a de même 
ConUno, comme dér. de Jacques. 

Gonmixuial , Ck>mmuneaa . 
Terrain communal, pâture com- 
mune. Nom de voisin. 

Ciompain, Compaing. Compa- 
gnon, dans le sens amical du mot 
(oil). Le terme de copain, dont se 
servent les amis de collège, est une 
abréviation de eompain. 

Ciompin. F. de Gompain. 

Gompoint. Attristé, affligé. De 
Compoindre : percer (oil). L'italien a 
le môme mot dans Compunto. 

Gk>illte. An moyen âge, rien de 
plus multiple que le rôle des comtes 
( en latin comités .* compagnons , 
c'est-à-dire compagnons du souve- 
rain). Ce titre fat donné aux gou- 
verneurs de villes ou de provinces, 
à des juges, à des conseillers, à des 
officiers de palais, à des nobles pos- 
sédant une terre érigée en comté, à 
des cbanoines de Lyon, de Brioude, 
de Mftcon. A Metz, au quinzième 
siècle, les comtes jurés étaient vingt- 
einq artisans chargés de représenter 
le peuple au grand conseil, avec 
privilège de porter le chaperon 
èearlate. Dans ce dernier cas, le 
aoin de Comte a pu être ajouté au 
prénom comme souvenir des fonc- 
tions exercées ; dans les autres, il 
Indiquait une dépendance, c'est-à- 
dire l'homme du comte. 

CSondamine , Condaxninet , 
Cioildeinine. Terre seigneuriale, 
terre exempte de charges. Koms de 
lieux ( Franche - Comté , Bresse ) ; 
terre productive (Alpes). 

Conilp Conille, Gonilleau. F. 

de Connil : lapin (oil). 

CUmninok. C'est le Boy flamand. 



CSon 

Conneau. Lapin ^oil). 



109 



Gonor, Gonord. 1« Consolation, 
espoir (oc) ; 2» abr. de O'Connor 
(Irlande). 

Gonrad. Nom de saint qui est v. 
nom germ. (race-prompt), écrit Cun- 
rad en 902, et auparavant Chunrad. 

Gonreux. Corroyeur {corroyeux 
Maine). 

Gontat. Originaire du comtat 
Venaitisin. 

Conte. F. de Comte (oc, oil). 

Gontet. lo Nom de saint, en latin 
Contextus : solide, compact ; 2© dér. 
de Comte, comme Marquiset de Mar- 
quis. Comte s'écrivait conte (oil). 

Gonti. En Italie, compagnon. Si 
ce nom est français, il signifie origi- 
naire de Conty (Somme). C'est de 
cette petite ville qu'il s'agit dans 
l'ancien dicton picard : 

Entre Conte et Conty, 
On Toet toujours pois fleuris, 

parce que entre les communes de 
Contre et Conty, il existe un coteau 
duquel on voit les communes de 
Poix et de Fleury. 

Gonvers, Gonverset, Gonvert. 

Le converti, ou plutôt le frère con- 
vers. Les premiers convers, comme 
le dit M. Edmond Robert dans son 
livre sur les Domestiques, furent ins- 
titués vers 1040. Outre le vêtement, 
ils se distinguèrent par le port de la 
barbe. On les appelait fratres har- 
hati. A eux inc )mbaient tous les soins 
matériels de la vie monastique. Ils 
n'avaient pas reçu les ordres et ne 
pouvaient atteindre au sacerdoce. 
Converset est un dérivé. 

La forme Convers me remet en mé- 
moire un charmant jeu de mots 



110 CkHï 

franc-comtois. Les Bisontins rail- 
laient un peu lear maire, César Con- 
vers, de s'être rallié au second 
Empire. De là, cette traduction la- 
tine du nom de l'infidèle : Cmsari 
conversuê. 

Cook. Cuisinier (Angl.). 

Cooper. Tonnelier (Angl.). 

Copain, Copin, Coppè, Gop- 
pens, Goppin. Les deux premiorH 
peuvent être des formes deCompain. 
Il faut ajouter que Copin est aussi le 
sobriquet des drapiers ou tondeurs 
de drap, en Normandie. Mais ce doit 
être souvent une abréviation de Ja- 
copin (diminutif de Jacob). Ce n'est 
pas douteux, quand il y a deux p, 
comme pour les noms de Coppin, 
Coppens, d'origine flamande. Coppé. 
Coppée, peuvent, do même, faire al- 
lusion à une mutilation, comme le 
nom de Lecouppé, mais ils peuvent 
être l'abréviation du nom de Ja- 
coppé, qui se rencontre aussi. 

Goc[aard, Cocpiardon, Goquart . 

Ces dérivés de eo^ ont été surtout, au 
moyen âge, des noms de vert galant 
et aussi d^éeervelé, fou, i Et je ne suys 
qu'uûg jeune coquart », a dit Villon. 
Dans les Nouvelles de Louis XI, se 
trouve encore cet adage anti-fé- 
minin : c Ceux qui cuident (croient) 
les femmes si léales vsi loyales) sont 
parfaicts coquards. * 

Coquelet, Goquelin. Qui fait pe- 
tit coq, et aussi qui fait le coq, dans 
le sens galant du mot. Coqueliner èo 
disait jadis pour potuser le cri du 
eoq. 

Gocpiereau, Coquerel, Goc[ae- 
ret. Jeune coq, jeune galant. Une 
de ces formes anciennes est restée 
dans l'anglais eoekerel. 

Coquet. A le sens actuel dès le 



Cor 

xy« siècle. Il est diffloile de Tolr éua 
Coquet un diminutif de ^ulqueê. 
L'abbé Brixard en a trouvé eepen- 
dant la preuve dans les titres dn 
Montchenn. Mais ce doit être une 
grande exception. 

Goquillard, Goqaillat, Goquil* 
Ion. Dér. de coq ou de eoquille. On 
appelait coquillard les faux pèleriu 
de la cour des Miracles. 

Corbaz. Corbeau (Languedoc). 

Gorbô, Corbel. Corbeau (oil). 
Nom d'homme noir. 

Corbet. Courbé. De Corh: eourbe 
(oc, oil). 

Corbière. Lieu fermé par des 

claies (oil). 

Gorbin, Gorbineau. !<> Oorbesa 
(Berri) ; 2o m. s. q. Corbet. 

Gorbon. Corps bon , le nom op- 
posé est Malcor. 

Gorcier. Grand cheval (oil). 

Cordeau, Cordel, GordoUA- 

Petite corde. Noms de cordiers (?)> 

Cordonnier. On nommait ainsi 
jadis les fabricants de chaussures ea 
cuir de Cordoue, et aussi les fabri- 
cants de cordons. 

Comaille, Corneille, lo sens ac- 
tuel , 2» nom de saint. £n latin Cor- 
nelitu, qui me semble une abré^- 
tion de Comeoliua : fait de eorwt, ^ 
au figuré, êolide. 

Gomand, Gomat, Goracot 

Dérivés de Corne. Noms de son- 
neurs. 

Comebise. Fait mugir la bise, 
i Nom de lieu battu par le vent. 



CkMP 



G08 



111 



dis. F. flamande da nom de 
meille. 

9t. Peut avoir été un nom 
mr de cornet, comme d'ha- 
1 cornet de la rue, o'est-à- 
îoin. ' 

Stte. An moyen âge, ce nom 
ai d'une coiffure d'homme, 
e chaperon (le nom de Cha- 
iBte)« La cornette était un 
qui affectait d'abord une 
omue (d'où son nom); le 
a était la bande de drap qui 
iit pour retomber ensuite 
.aie. De là ces vers d'£us- 
>8champb : 

sbaperooB et cornette à visière, 
lex-Toas avant qu'iver vous fiert 

(frappe). 

le sens de porte-étendard, 
) ne remonte pas au delà du 
île. 

BVln. Surnom facétieux de 
ear. On le voit dans ce pas- 
la chronique de Jean d'Au- 
, parlant d'un musicien, dit : 
que il eust soufflé en lafluste, 
en (à) corner en gobelet, et 
■ la vaisselle. > Notre verbe 
flûter est dti môme genre, et 
icore d'un homme d'appétit 
t Uê plats nets. 

1er. Cornouiller (oil). Nom 



1ère. Arcade couverte. Nom 
oc). 

Up Gomille. !<> Corneille ; 
le saint. Même sens que Cor- 
'omeolus). 

Ulean, Comlllon. l» Dér. 

Il ; 2° petit cor {Comillons, 
om de lieu. De Corneille ou 
Uer. Une famille Comillau 



porte trois corneilles dans son bla- 
son. 

Goma,Gomaat.Cdmuaa,Gor- 
nuel. Outre ie sens connu, on peut 
y voir des diminutifs de Cornu, qui 
dés le moyen âge, signifia étourdi, 
naïf, extravagant. 

Quant j'alay pour voir Calais, 
J'entray dedans comme cornas. 
Sans congié. . . (Eost. Deschamps.) 

De là notre mot hiteomu. Les trois 
cors de chasse du blason d'une fa- 
mille Cornu ne me paraissent pas 
pouvoir introduire an sens nouveau. 

Corot, lo Courroux (oil) j 2<» cuir, 
verrou de porte {coreau, eouriotf oil). 

Gorpel, Gorpet. 1« P. méridio- 
nales de Corbel (corbeau), et Cor- 
het (courbé) ; 2° dér. de Corpe : faute 
-(oil). 

Gorrier, Gorroy, Gorroyer. 

Corroyeur (oil). 

Gorsln. loDér. de Cor«, court, pe- 
tit (oil) ; 2® forme de Caorain : de 
Cahors et, plus tard, banquier, parce 
que beaucoup de banquiers venaient 
de Cahors (oil). 

Gortet. F. de Courtet. 

Gortambert. !<> Château (cort) 
d'Ambert. Nom de lieu ; 2» Court- 
Ambert , petit Ambert, comme on a 
dit Courtoisnon. Yoy. ce nom. 

Gortier. F. de Courtier. 

Gortot. F. de Courtot. 

Gorvasier, Gorvlsart, Gorvi- 
sier. Cordonnier (oil). 

Gorvet. Courbé {eorve, oil). 

Gossard. l» Qui frappe, qui 



' TSu , potiron (oU); ï» 
<• Originaire da CoH* 



(oU), coqiietlaT (Lorr: 
Cossoul. CoBSIll. < 



f:oata, CoMe, Co*teI. Cal< 
TCDt dire anatl coulenu (oil). 



lacriiWn (Plundre). 



MU tOneiI), lliiAce d'u- 



Cotard. Dér. ds Jucot, de Colti 
CotM. C'éUlt, m mojen tge, a 



Cottln, Cotton. Dér. de J*Ml 
m de CoRe. 

Cottraaa. X, ■. q. CoUimu. 

Cottn. Dir. de Cotte. 



CouCUts , Condareau , (Jod- 
dlèt«. Conânle, nolHtler [im- 
dHirt, oil). Nom. de Toi.io. 



Condret, Coadrlu, Condrao. 



CouM. Bol* (Bnwitii*). 
Couget. Trâi-dJTot (oe). 



. F. de ColomUer. 

Coulet t°PeUtecaUlne;déi.de 
Jaulc -• c»puïhon {ull); 1» f. de OeW. 

Canlnieau. F. abrégée de Oolo*- 



Gon 

ostgea. F. deCoIongei. 
onmy. F. de Colomty: FI 

laaa, Conpel, Conplst. 1' 
t de montigna, cime (ail) 

ilUliro, F. de GonplUlèie < 
«Uar, Coniatin, Uitqni- 



fl'appeUïenlantreToiflqiLeiiuftagert^ 
Couraler. I° M. ). q. Coorcler; 



Court. 1' De coorle Islllo; S» 
renne, cbllein, bsbilstloii. K. d. 1. ; 
a- forme du nom de uÉnt Cuthberl 



Counsboniis. ï 



oeaa , Counwl . Conr- 
[looToalIaB. Polil flbiieHa, 
imiilna mrel (oll). Od dit 



Conrtallle. F. de CourtilU on 
Conrcelle (on ratroiiye le I duii le 
lalia CurUettla). 



Ib due Courileuï (Ois.i), Coartll- 
lien (Sïrtha) «inonïa qoa ce» dam 



I Rubeliili l'A employé d 
lan, Cootrtor. F. de Ce 



Huli (uni) chapelier de Oeiin 
(ffltktlBte — flemiile) ne doit De (ni; 



tu 



Cou 



tiuz nules herbes, nulea 
chapiaox fore (faire\ » 

Gourtin. Court, petit. 

Gourtiol. Voy. Courty. 



Cra 

flears à éprouvé) dès 836 ; 2o dér. de CoMrie : 
lit de plumes (oil). 

CoustOQ. Coûteux, ruineux (eotw- 

tOUSf oc\ 



Courtois. Sens actuel. — La 
courtoisie était jadis uue grande 
qualité; c'était la politesse alliée 
à la noblesse des manières et du lan- 
gage. Ou le sent en voyant les exem- 
ples anciens du mot. — Courtois est 
parfois un nom do lieu. En ce cas, 
il a io même seus que Courcelle. 



Gourtoisnon. 

(petit Autoine); 
Toisnon. 



lo Court-Toisnon 
2<^ habitation de 



Gourton, Gourtot. De courte 
taille. 

Gourty. F. de Courtil, jardin de 
campagne clos de haies ou de fossés. 
Noms semblables : Decourty, Cour- 
tillon, Descourtis, Descourtieux. Ces 
deux derniers indiquent le voisi- 
nage d'une réunion de jardins. Du- 
courtioux et Courtiol annoncent des 
jardins du Midi ou de l'Ouest. 

Gourvoisier. Cordonnier (oil). 

Gousln. Gousinard. Gousinot. 

Sens actuel. Un auteur ancien, Le 
Laboureur, écrivait, il y a deux cents 
ans, à propos de ce nom et de plu- 
sieurs autres de môme espèce : « Je 
pourrois joindre à ces degrcz de la 
hiérarchie (qui sont représentés par 
les noms Abbé, Prestre, Clerc, Moine) 
ceux de la parenté, d'où nous sont 
venus Père, Frère, Neveu, Cousin, 
Couainot, et des Parent mesmes, dont 
un comte de l'église de Lyon, d'une 
famille noble par conséquent. * {Qi- 
rini Parentia , 1318.) 

Goustard. l^Peut être un nom de 
dépensier (du verbe Couster, oil) ou 
un V. n. germ. écrit Custard (savant- 



Gousturier. F. de Couturier. 

Goût, lo coin, angle (oc). Kom 
d'habitation ; 2o honoré (oc). 

Goutè, Gouteau, Goutel, Goa- 
tel, Goutiau. Couteau (sens actuel), 
^om d'arme favorite ou de coutelier. 
Exceptionnellement, coteau, nom de 
lieu. Cependant, ou dit eoutiau pour 
coteau en Berri. 

Goutin. Goutot. Abr. de Jacoa- 
tin, Jacoutot (Jacques). 

Goutreau, Goutrel. Clerc, sa- 
cristain de paroisse {contre, oil). 

Gouture. Terre cultivée, jardin 
maraîcher (oil). Nom de lien et de 
voisin. 

Gouturier. Désignait indifférem- 
ment les censeurs de vêtements poar 
hommes, de chemises ou robes pour 
femmes, de harnais pour les cheTSQX ; 
2o cultivateur (?). Voy. Couture. 

Gouvreux. Couvreur. Nom de 
métier. 

Gox. Boiteux (Comté); cuisinier 
(Anglet.). 

Gramail. 1» crémaillère (oil) ; ^ 
Nom de lieu (Aisne), t Koir eom»' 
un cramait » se disait proverbiate" 
ment (au moyen âge comme anjoiv* 
d'hui) d'un homme à vêtements soi'* 
comme la suie, témoins ces deuxvtfi 
de la chronique de Du Guesclin : 

Veez (voyer) le ça venir parmi ceU< 

[cliaussie (chaussée, roate)i 

A celle (avec cette) jaque (jaquette', 

[noire comme uae créinaillie. 



Gre 

ler. Courtier, commerçant 
1 (AUein.). 

Blet, Grapoulet. 1° Cra- 
{o dér. de Crapault : petite 

il). 

oisier. M. s. q. Crevoisier. 

Buige, Grémieuz, Grexn- 

riginaire de Crémieu (Isère). 
initz (Hongrie) et de Gré- 
ULoselle). Noms de familles 
s. 

atte, Grepeau, Grepel, 
% Grepiat, Crepin, Crepi- 
repion, Crèpy, Grepon, 
l , Crespin , Crespon , 

•. Noms de gen« crépus : — 
re^n, Crépin, nom de saint 
le fait, a le même sens puis- 
int du nom latin Crispinua 
pus : crépu), et moins Cre- 
^Py» Crépy, noms de lieux 
>rme latine est généralement 
um (domaine de Crispus). 
lessus. ^ 

lent. F. du nom de saint : 
:, du latin Crescentiua (de 
, qui grandit). 

gonnler , Cressonnois . 

9 ereasonniéres ou de mar- 
ie cresson. 

in. Dér. de Greste. 

e, Gresté, Crétè. Créa te se 
» la cime, du sommet d'une 
e, ce qui a pu donner par- 
lom d'habitation. Mais il se 
8si et surtout de la crête du 
a huppe de l'oiseau, et au 
) l'homme qui portait,comme 
. tête haute, fière et courou- 
-i-yis d'un ricaneur, le ro- 
Du Guesclin nous montre ce 
le regardant comme lyon 
Deux cents ans plus tard, 



Cri 



115 



Montaigne réclamait une dispense 
accordée à des ecclésiastiques con- 
temporains, t et des plus cretez », 
ajoute-t-il. Ici, c'est une allusion do 
respectabilité et peut-être de barrette' 
de cardinal (la crête rouge des pré- 
lats). Dans le sens de crête de coq 
prise au âguré soit comme fierté, 
soit comme couleur, peut donc être 
interprété le nom de Créa té ou Creti, 
qui a voulu dire aussi peigné (oil). 

Créteau, Cretenet, Cretet, 
Crétin, Crëtineau, Cretinon, 
Creton. Dérivés de Greste. Noms 
d'hommes se dressant sur les ergots 
et relevant volontiers la crête. Pris 
dans le sens défavorable actuel, 
crétin est un mot nouveau qu'on ne 
trouve pas avant le xix** siècle. 

Grettè. F. de Greté. 

Creuseveau. Vallée creuse. Nom 
do lieu. Les mangeurs de veau n'y 
sont entrés pour rien. 

Greuz. l» Groix (oil). Nom do 
voisin. ; 2» enfoncement de terrain. 
Le nom de Ducreux prouve ce der- 
nier sens. 

Grèvecœur. Nom d'homme dé- 
solé , mais non cruel , car la famille 
anglaise des Grèvecœur a pour forme 
latine De crepito corde. 

Grevisier, Crevoisier. F. de 

Corviaier, Courvoisier : cordonnier 
(oil). Creviaier peut être aussi un 
forgeur de cuirasses {creviaae, oil). 

Cribler. Marchand de cribles 
(Gentre). 

Crignon, Crinon. F. de Grinon. 

Crispin. M. s. q. Crépin (Est), 
de mémo un nom de saint. 

Cristin. F. du nom de saint 
Christien {Chriatianua), 



116 Cro 

Crlatol , CrlBtst. F. de Obrlitot 
de Cbrlilophe. — Critlol est luiai 

Crochard. Croahepierre. Cro- 
oliet CrooMn. Crooliot. Ban- 
GTDcbi: C'en UD s&tMa -nml pUnld, 



■Inage, 9»U c 
bricatloo » 

iDdlcitlDD do 

dhemlns), El 

en luvae d'o 
le san. de cro 


mme Ep^cl&Kti do U 
l, an Djaré, comniQ 

eptlanneUemeDliiTDii 
e fialHOjiti (ercpilui) 
1, ce qui afBit donner 
î«™«ll<:roi.(oc). 


Cropi. R. 

(Centre). 


DlUlé 


.„ .. .„.,. 


Grociaet. 

petit IPoitgn 


1= P. 


de Crochet; ï° 


Cro». Croiot. P 

nln cteoi (oe, Cen 


re,Alpej].' 



Dér. de Cromc ; troo 
CltMBa. Béquille. Nom de bai 
CroUl . Crotot. IMr. de Croi 



Cranzllle. Petite croix. 
Croia, CroiSB. Crust. Cefitti 



Cruchard. Craotaet. Cnuhen, 
Craobot. 1° Dir. àa Cruelu! r 
formel de Crochard, OcoDbst, ClP 
chou, Crochot; »> qnl crott.IUu 
la Nord, trudwa vent dire fd 
flrandil. 

Cravelhisr. BolBselier (ee). 

Cmi. Croix (Eep.). 

CmEel, Crasl (oe). Toy. Qnul 

?. de OdiUIIbt. 



Gui 

iion. De môme pour Qaenanlt et 
Qaénot, qne Roquefort fait dériver 
lOBsi d'étienue. Le comte Jaubert 
wsaye de l'expliquer en disant qu'en 
iertains pays du Centre on dit 
}uienne pour Tienne. Et Quienne 
arait/fait Quiennot, comme Tienne 
, fait Tiennot, mais qui ne se pro- 
lonce pas ti dans l'Est, où il y a 
•eaacoup de Cunin. 
Je ne me serais pas arrôté à l'iuter- 
•rétation de Roquefort pour Cuenet, 
fuénin, Cuenot, si lé glossaire pu- 
»lié effirontément sous son nom u'é- 
lit par le fait qu'un extitUt copié 
ar le grand glossaire manuscrit de 
(arbaasan (Bibliothèque de l'Arse- 
al). Ce dernier auteur a trayaillé 
or des documents qu'il cite toujours 
onsciencieusement. Je me suis donc 
eporté à son œuvre pour Cuene et 
ea dérivés, auxquels il donne bien 
sens d'£tienne, avec un renvoi à 
e dernier nom pour plus ample ex- 
»lieation. Mais le mot jétienne ne 
Iffore pas i la lettre E, Je ne puis 
lonc que faire des réserves. Si 
Juenet, Ouenin, Outnot sont des dé- 
ivéa de Cuene, forme d'étienne, ils 
ne paraissent ôtre , non moins pro- 
bablement, des formes de Quenet, 
Quenin, Quenot, Au xvi« siècle , on 
inrait par saint Quenet. A Metz, 
Ml XV* siècle, les noms d'Estevenin 
at Cnenin sont employés concurem- 
ment, sans qu'on puisse dire qu'ils 
eonoement la môme personne. Voy. 
Quenet, Quenin, Cuny qui appuient 
notre proposition. 

Cngny. Originaire de Cugny 
(Aisne), dont la forme latine la plus 
Mieienne (elle est de l'an 954) est 
Cauviniaeum: domaine de Cauvinus^ 
qui est notre Chauvin. Sans cette 
forme latine , il est certain que j'au- 
fais fait fausse route. 

CSninat. Beau-père (Cuignat, oil). 

Coicdn. OouBin (oll). 



Cas 



117 



Cullerier, Cullier. Fabricant de 
cuillers {culiei'f oil). 

Culot. Le dernier-né (Nord). 

Gumon, Guxuont. Ce nom, sou- 
vent travesti par les mauvais plai- 
sants, veut dire eu réalité montagne 
allongée en forme de coin (en latin 
euneus : coin ; mons : montagnie). 
M. de Coston en parle ainsi dans 
son Origine des noms propres. Voici 
le passage : c Le nom actuel de la 
famille de Cumont, connu depuis 
longtemps sous celui de Montcuq 
(emprunté à un bourg du Lot cité 
pour la beauté des collines qui l'en- 
tourent , et dont le nom Mons eug- 
nus ou euneus, en latin, veut dire 
c montagne faite en forme de coin, 
longue colline») n'a été obtenu qu'en 
intervertissant l'ordre des syllabes. 
Il n'a rien d'inconvenant à l'oreille, 
grâce à cette métamorphose; mais 
les dames qui habitent le bourg en 
question sont obligées d'employer 
des périphrases souvent embarras- 
santes quand elles parlent des char- 
mes de leur résidence. » 

Canin. F. de Cuenin (étienne). 

Cnny. F. latine francisée du nom 
de saint Quirin (4 juin). S'est écrit 
d'abord Quini, puis Quny et Cuny. 
Nom répandu en Lorraine. 

Cuoq. Cuisinier (oc). 

Curoier. F. de Coursier. 

Cnrial. Courtisan, magistrat, curé 
(OU). 

Curieux. Voulait dire surtout 
c inquiet, soigneux > (oil). 

Cusenier. Cuisinier (oil). 

Cussao, Cusset, Cussey, Cus- 

sy.Noms de lieux dont la forme la 






(«-i^ "■-'"' ""■"■' 


i.. 


DallMrt. FlU d'Albert o» ibr. 
d'Adalbort. 


Daooata. C'o»t un 










DalWn, Flli d'Albin. 


Daemen, Daenen. 


Dérivé» do 


DelèB. l»D-«ipr4i|oe)i*>i.ri|!- 


nun ol 3e Daon, ci1>r 


flanwnde. 


nutre d'AMs. 


d'Atom el da D»oi«l, 




Dalla. 1° ATengle (Bnt); !■ 


DagmBT Voy. Onjoni 


(r. 


villée {Nof m). 




Sagnlel. 


Dallas. Abr. da t. nom fer». 


I,'Benc»ii. CoiurDomd'li 




Ad^lUoziadal: nob\a;lm!iain\ 


& dû >e dDDner dsn> 






fruciUD oA de >« dit po 


ri.. 




Dagomer, Dagon 


Daguin. 


JJ.IirrKtjJ (Duble-refLifD, BûblfrpW 


F. des V. nom. gorm. C 


gimar (ir 


tecUon), II. .lècle, 


>14clo\ ftijo (Ul[n) 






(Tiii'Blèclo),<lpDns 1 




DalrnsB. Nom ds nlnt. Ud Ulb 



Dagaebert. Vi«ni nom gcrm. 
qni »'4trlT«ll DagapihH «a vii' 
«WclB, et i>a;aïtrl en 712. Ducberl, 



DalalD. Fll> d'AlsIo. 



Dalpbin. F. deDn|ibln. 
Daltrott. D'Allroff<UoMll>}'n' 



Dan 

latine était AUor en 787, et 
rmanisée an x« siècle en 
r (grande église). 

in. F. de Damien. 

ron. Petit seigneur. De 
igneur. 

. Seigneur (oc). 

an. Damions, lo Nom de 
•rigine grecque et signifiant 
•, populaire ; 2© originaire 



Isean. l» Jeune gentil- 
ion encore reçu chevalier 
ittaehé à la personne d'un 
.u. Le seigneur de Com- 
ippelait le damoiael. 

nt. D'amont, sur la hau- 
m d'habitation. 

ierre, Dampmartin. Sei- 
lerre, saint Pierre, saint 
foms de lieux. 

emont . Seigneur Ray- 
Int Raymond. Nom de lieu. 

irt. P. de Danckaert qui 
Uien flamand. 

>1. F. de Damoisel (oil). 

ilne. Originaire d'Âncône. 

lo Damien (Flandre); 2° 
V.ngl.) ; 3° gendre (Bret.). 

. Daniel (Flandre). 

.. lo Le rôti (Bret.); 2o dér. 
gendre (Bret.) ; 3© abr. de 
; 40 originaire d'Ânet. 

», Danger. Orig. d'Angers. 

ard. Originaire d'Anglard, 



Dar 



119 



généralement pierre, rocher, ébou- 
lement (oc). 

Danguy. Seigneur Guy, saint 
Guy. 

Daniau. F. do Dagniau. 

Daniel. Nom de saint. Vient de 
l'hébreu. On l'interprète par Dieu 
J^Ç^f jugement de Dieu , juste comme 
Dieu. 

Danis. Daniel (oc). 

Danjan. Seigneur Jean, saint 
Jean. 

Danjou. Originaire d'Anjou. 

Danne. lo F. de Dane; 2^ dér. de 
Dane : brun (oc). 

Danq[uin. Fils de Daniel (Fland.). 

Dantan. De l'année précédente 
{antan, oil). 

Dante. Abr. de Durand (Ital.). 

Danton, Danty. Abr. de Duran- 
ton , Duranty (?). Danton peut vou- 
loir dire aussi fils d* Antoine (Anton). 

Danzel. F. de Damoisel (oil). 

Darasse. Originaire d'Arras. 

Darce, Darceau, Daroel, Dar- 
cet, Darcier. Habitant ou origi- 
naire d'un lieu dit Arce, Arceau, 
Arcel, Arcier, parce qu'il était forti- 
fié ou muni d'une enceinte palis- 
sadée. Areier a voulu dire aussi ar- 
cher (oil). 

Dard. Abr. de Médard. Dans le 
sens actuel, dard s'écrivait dar< (oil, 
oc). 

Dardaine. Orig. des Ardennes. 



120 



Daa 



Daa 



Dardan, Dardant, Dardait. { Daubigny. Originaire d'Anbl- 
Qui lance, qai darde (oil). De là l'ez- { guj. Voy. ce nom. 
pression dare dare, pour dire vite. 



C'est mot à mot 
l'impéraUf. 



darde t darde ! à 



Dardel, Dardelet, Dardelle. 
Dér. de Dard (Médard). 

Dardenne. Originaire des Arden- 
nes, pays ainsi nommé à cause de la 
grande forôt de ce nom, qui est d'o- 
rigine celtique et veut dire les chi- 
neSf selon certains étymologistes, et 
forêt montagneuse, selon d'autres. 

Dardiè. Archer {dardier, oc). 

Daret. Le dernier-né. De Dair 
(oil). 

Dargent. Possède autant de droits 
que Doré à une signification métal- 
lique. Mais peut vouloir dire aussi 
originaire d'Argent (Cher) on Argens 
(Aude, Basses-Alpes). 

Darmestaetter. Originaire de 
Darmstadt. 

Damaud, Darnoux. Fils d'Ar- 
naud, d'Amoux. Voy. ces noms. 

Damet. l© Le dernier-né. Dérivé 
de dargne (Berri) j 2® l'endormi. Dér. 
de darne (oil). 

Daron, Darot. !<> Le dernier-né ; 
dér. de Dair (oil) ; 2® le mari {daron, 
Nord) ; S» fils d'Aron. 

Dars, Darsis. Originaire d'Ars, 
d'Arcis. N. de lieux jadis fortifiés. 

Dartigues. Voy. Artigues. 

Dasilva. C'est le Delaforét, le 
Deselve espagnol. 

Dauban, Daubert. Fils d'Au- 
ban, d'Aubert. Voy. ces noms. 



Daubln, Daubonrg.loFils d'An- 
bin, d'Aubourg; 2o du bourg (oc). 

Daubray, Daobrëe. Voixti 
d'une auhraie, plantation d'arbiei 
blancs (oil). 

Danbron, Daubry. Fils d'Albe- 
ron, d'Aubry. Voy. ces noms. 

Daudé, Daudet. F. abrégées de 
Dieudonné (oc). On m'a signalé vue 
tradition qui donne Daudi, Daudti, 
comme une forme de David, pro- 
noncé à l'arabe dans une fkmille 
venue d'Orient. Mais cette ezception 
n'infirme pas la règle , car les nooi 
de Daudet et celui de Dondet, qui Ivl 
est assimilé , sont assea nombresz. 

Daudin. Si j'en erois Dandon 
qui est l'abrégé familier de Claiidei 
en Forez, et Daudiehe qni a le mêoie 
sens en Lorraine, Daudin serait une 
forme de Claudin. 

Dauge. Du pays d'Ange (Nona.). 

Daulne, Daulnoy. Voisin d'm 
aulne, originaire d'Anlnoy, nom de 
lieu planté d'aulnes. 

Damnas F. de Dumas. Dans le 
Midi, dau a la valeur de du et de 
vers. 

Daomont. lo Vers le mont (oe); 
2o fils ou originaire d'Aumoni. 

Dannay. M. s. q. Danlnoy. 

Daupbin. Nom de saint. Bn latin 
Delphinus ; dauphin, poisson de mer. 
Surnom donné, dit-on, dans l'asti- 
quité aux bons nageurs. C'étaitsiusi 
celui du comte Guigne lY, d'où Tient, 
dit-on, le nom de Dauphiné doiu^ 
an pays qu'il gonvernait. •— Le nosi 



Dav 



Deb 



121 



e Dauphin, qui se rencontre soa- 
ent, doit aussi vouloir dire origi- 
aire du Dàuphiné, car Dauphinois 
*e8t pas dans la grande suite des 
oms de nationalités (Lorraini Li- 
lonsin, Provensal, Flamant, Com- 
bla, Breton, Gascon, Dauvergne, 
te.)) et Dauphin est sans doute son 
qui valent, comme Dauphinot, 

Dautremont , Dautrevaux , 
lautreville. Originaire d'Autre- 
lont, Autrevaux, Autreville. Dans 
8B noms de lieux, Autre a bien le 
iUB actuel, car la forme latine d'Au- 
•eville (Meurthe) était, dès 896, Al- 
tra villa. Il faut en conclure que de 
ilB noms ont servi & désigner des 
ens venus du voisinage, lorsque 
eux monts, deux vallées ou deux 
onuûnes (villes) se trouvaient fort 
ipprochés. 

Dauvln. Abr. du v. nom germa- 
iqao ^daZvin (noble-ami), ixe siècle. 

Davaine. F. de Davennes. 

Daval, Davau, Daveau. C'est 
opposé de Damont, qui demeurait 
n hAuty tandis que Daval demeurait 
n aval de la rue ou du village. 

Davanne, Davennes, Daves- 
le, Davesnes. l^ D'avoine. Noms 
le culture ou de commerce. (Voy. 
Jéblé) ; 2o origin. d'Avanne(Doub8;', 
l'Avesnes (Nord). La forme latine 
le ce dernier nom est adveana (co- 
onie étrangère). 

David. Nom de saint. C'est l'Aimé 
lébren. 

Daviel, Daviet. 1° Vieux, simple 
daviet, oil)} 2» dér. de David. 

Davin. Nom de saint. En latin 
Dttvinus, V. de Dauvin , si ce n'est 
un dérivé du Davus qui était le Cris- 
pin des comédies romaines. 



Davion , Davloud , Daviot. 

Dér. de David, car je ne trouve pas 
de David ou, de Davidot, et David 
est trop répandu pour n'avoir pas de 
diminutifs. 

Davoust, Davout. Né au mois 
d'août. Les noms de Janvier, Fé- 
vrier, Avril, Décembre sont de n:êmo 
nature. 

Davy. C'est le David anglais. 
Cette forme confirme nos présomp- 
tions pour Daviél, Davion, etc. 

Debaoker, Debaecker. Le bou- 
langer (Flandre). 

De Baecque. Du ruisseau (beck). 
Nom de lieu (Flandre). 

Debain, Debains, Debans. Ori- 
ginaire ou habi.ant d'un lieu ther- 
mal. Le nom de Dehana correspond 
exactement dans le Midi à celui de 
Dehains dans le Nord, à preuve ce 
dicton sceptique : 

Bans ordonna le médecin 
Quand es au bout de sonn latin. 

Debar. Originaire de Bar, nom 
de lieu annonçant généralement une 
hauteur fortifiée dès la plus haute 
antiquité. 

Debarle. Barlet est un diminutif 
de Barlo qui signifie encore rernpart 
à Lille. 

Debas. Qui demeure en bas. Sy- 
nonyme du nom de Daval, comme 
Dehaut est synonyme de Damont. 

Débauche. Terrain marécageux, 
herbu {bauche, Alpes). 

Deberle. F. de Debarle. 

Debiè, Debladis, Deblè, De- 
bled. Do blé. Noms de minotiers 
on de graiuiers. Débié peut vouloir 



G 



122 



Dec 



diro aussi du Canal {biez, oil). Nom 
de voisin. Debladis est une forme 
latine. 

Debloteau.Deblon.Voy. Lange. 

Debœuf, Debon. Le bœuf, le 
bon (Nord). 

Déborde. F. de Delaborde. 

Debout. F. flamande de Dicbold, 
qui est lui-môme une forme du v. 
n. germ. Theohàld (Tliiébaut). 

Debray.Debrè. Origin. de Bray, 
nom de lieu (en latin hraium)^ qui 
veut dire fange, lieu marécageux. 

Debrett Le large {hreet, Nord). 

Débrouille, Debreuz. M. s. q. 
Dubreuil. 

Debrie. Origin. de Brie, nom de 
lieu ou de province. 

Debrou. Voisin d'un brou(breuil) 
ou originaire de Brou. 

Debrousse. De Brousse : brous- 
saillo, buisson (Creuse, Tarn, ete.). 

Debrun. Le brun (Nord). 

Debry. F. de Debrie. 

Deburaux. Le vêtu de bure 
(Nord). Voy. Bureau. Dans la Flan- 
dre et le pays 'wallon, on appelle 
toujours buriau un mauvais drap. 

Decaisne. Le chêne, voisin du 
chêne (Nord). 

Decamp. Du champ (Nord). 

Decan. l'> De Caen ; 2° doyen 
(oc). 

Deoauz. Du pays de Caux. 



Def 

Deoasas. De Cazes (cabanes). 
Nom de lieu méridional. 

Deohambre. Sens de Deleambre. 

« 

Deohanet, Dechannes, De- 
ohauf our , Dechaïuisèe , De* 
ohauz, Deohavanne. Yoy. ees 
noms sans tenir compte du de. 

Deoberf . Le cerf (Flandre). 

Deoker. CouTreor (Allem.). 

Dederok, Declercq. CTest le 
Leclerc flamand. 

Deoombe , Deooxnbes. Babr 
tant de la cembe. Yoy. ce nom. 

Deoonlnok. C'est le Leroy fltm. 

Deoorvet. Le courbé, le eorbeaa 
(Nord). 

DeooBter.Le Bacri8tain(Flandre). 

Deoour, Decourbe. Le petit, le 
courbé, le corbeau (Flandre). 

Deoourcelle , Deoouroelles. 

Voy. Courcelle. 

Decroix, Deomcq. M. s. q. De- 
lacroix. Crucq est une forme du vieux 
flamand cruec, où se retrouve U 
forme latine erueis. 

Decuper, Deousrper. Le ton- 
nelier (Flandre). 

Dedde. F. flamande du nom de 
saint Daddas. Sans le martyrologe 
d'Anvers, je ne l'aurais pas trouvé. 

Dedion, Dediot, Dedron P« 

do Didion, Didiot, Didrou. 

Defailly.Defais. Origin. dellenx 
nommés failly ou fais, parce qttll" 
étaient plantés de hêtres. 



es, Delaure. Noms de 
)forgear, dliabitatioiL et 



:, Delay, Defaye, De- 
telays, Deffauz, Def- 

sens q. Defailly. 

, Originaire ou habitant 
.11 foliey soit à cause de ses 
1 fenillées, soit, exceptio- 
, à cause des sommes dé- 
our 7 élever un cliâteau. 
) sens est prouvé par la 
ne la plus ancienne d'un 
m dit Folie Herbault qui 
L123, StulUtia Herlebaldi 
lerbaud). Mais M. Lucien 
1 a donné le premier cette 
AS son Dictionnaire topo- 
d'Bure-et-Loir , cite dans 
épartement plus de vingt- 
ines appelés Folie qui de- 
atôt tirer leur nom de 
rages. 

oe. Originaire de l'Ile-de- 
line, Seine-et-Oise, Seine- 
une partie de l'Aisne, de 
3 la Somme). 

Qy, Defresne. De la 

de frênes , du frêne, 
eux. 

, Degand. Originaire de 
itand. 

in C'est le Jardin flam. 

. lo Cest le Delahaye bre- 
i; 2o le garS| le luron 



M. s. q. Dugas. 

e. Du bord de la rivière 

et.). 

lide, Deglos. Fils de 
I ClauB. 



Del 123 

Degrand. Le grand (Nord). 

Degrés. Du rocher, de la collino 
rocheuse (oil, Bret.). 

Dehaut. Yoj. Debas. 

Dehaye. De la haie. 

Deha3min. De Hénin (Pas-de- 
Calais). 

Deherde. Le cerf (hert, Flandre). 

Deherpe. Le cribleur (Flandre). 

Dehon. Le chien (Flandre). 

Dehouve. Le coutelas (Flandre). 

Dejaeger. Le chasseur (Flandre). 

De Jean, De job. Fils de Jean, de 
Job. 

Dejong, Dejongh, Dejonghe. 

Trois formes du Lejeune flamand. 

Delaage. De la haie, de Peau 
(oil). C'est ce dernier sens qui pré- 
vaut dans notre expression familière, 
être en âge pour indiquer une forte 
transpiration, ce qu'on écrit volon- 
tiers être en nage, d'où résulte une 
image un peu exagérée. 

Delabarre. Barre est un nom do 
lieu qui veut dire généralement bar- 
rière. Nom d'origine ou de voisin. 

Delabaome. Voy. Labaume. 
Delabie. De l'abbaye (?). 

Delaborde, Delaborie. De la 

métairie. 

Delabouillerie. De la plantation 
de bouleaux. 

Délabre. De Tarbre. 



124 



Del 



Delabrlère, Delafarolse, Dela- 
brosse. De la bruyère, ùa taillis. 
Noms d'habit, ou de yolsin. Voy. 
DesbrUres, 

Delaoour, Delacourt. Voy. La- 
cour. 

Delacouture. De la culture. 

Delaferrière, Delafon. Dela- 
garde. De la mine de fer, du haut- 
fourneau, delà fontaine, du château- 
fort. 

Delagarrigue. De la chênaie, de 
la lande (oc). 

Delage. Voy. Dtlaage. 

Delagrave, Delagroue. He la 

grève, de la caverne. 

Delaistre. F. de Delestro (du 
chemin). 

Delaitre. Du porche, du cime- 
tière, du portique {aitre, oil). Peut 
aussi être une forme de Delaistre. 

Delalain. Originaire de Lalaiug 
(Nord), dont la forme latine équivaut 
à domaine dé Valleu (terre franche). 

Delalonde. Voy. Londe. 

Delamarclie. De la frontière, du 
comté de la Marche. 

Delamolière.Delamolllère. De 
la terre molle, marécageuse, de la 
carrière. 

Delaxnorandière , Delamori- 
nière. De la terre de Morand, de la 
terre de Morin (Ouest). 

Delamothe, Delamotte. De la 

motte. La motte était une élévation 
isolée, naturelle ou factice, sur la- 
quelle s'élevait ordinairement un 



Del 

chfttean ; elle est ainil qualifiée par 
les anciens coutumiera qui disent 
c ehaêM, mothe ou place de vuUion 
seigneuriale ». 

Delangle. Habitant de l'angle, 
du coin de la rue. 

Delanne. De l'aulne (Nord). Nom 
de voisin. 

Delanneau, Delannoy. De l'aol- 
neau, de l'aulnaye (Nord). Lannoyi 
nom de lieu du Nord, a le mdmeseiu. 

Delanoë, Delanoue. Voisin d'un 
pré humide et creux appelé en lan- 
gue d'oil noue ou noe, qui, plus an- 
ciennement encore, sigiûfiait eoura, 
cours d*eau. 

Delanoy. F. de Delannoy. 

Delapalxne. Nom de pèlerin 
revenu de Jérusalem. Allnaionàls 
palme rapportée des lieux saints. 

Delaplanche. Voy. Deleplaaq»*' 

Delaplace, Delaporte. Demen- 
rant sur la place de la ville, près de 
la porte de la ville. 

Delarebeirette. De la rive, de 

la petite rivière (oc). 

Delaroque. De la roehe (Sad, 
Calvados). 

Delarouverade. Du bois de 

chênes (oc). 

Delasalle, DelaBaa88ay«.I>t0 

noms de lieux. Le second déslgBaU 
une saulaie ; le premier un édiflse? 
car salle comme chambre a reprâ* 
sente d'abord un tout avant cL'âlre 
une partie. 

Delaselle. Forme de DelaeeU^- 
Encore un nom d'haUtation deroii 



l 



Del 



Del 



125 



lien. La celle était mrale et 
ortions plas modestes qne la 
l'est d'elle qne vient notre 



tre, Delatte, Delattre. Les 

9mier8 sont une forme du 
■ qui} en langue d'oil, dési- 
ns doute Vhomme préposé à 
e de Ventrée et, par exten- 
i cimetière d'une église {atre, 



aine, Delaulnois, Delau- 
lelanne, Delanney, De- 

B. Voisin d'un aulne ou d'une 
f originaire d'un lieu nommé 
•or la même raison. 

ivallée. Voy. Duval. 

▼an f Delavaud , Dela- 
DèlaTauz, Delaveaa. Du 
y. Duval. 

▼eome. Voicin d'an aulne 
oil, oc). 

eoke, Delbecq, Delbeo- 

'est le Duruisseau du Nord, 
ici une abréviation du de le 
l. 

oa, Delbosqae, Delbons- 

Du bois (Midi). Del vaut du 
ne d'oc. 

irânck, Delbruok. C'est le 
; flamand. 

ambre. Employé à la cbam- 
qni habite la chambre. Selon 
s, ce mot chambre signifiait, 
idamment de l'acceptation 
, palaiê, tribunalf Mtel de 
Hél dee monnaies. 

lOiir, Delcroix. Abrév. fla- 
de Delacour, Delacroix. 

ïtom. Le Dncreux du Midi. 



Deleage, Delean. Habitant du 
bord de l'eau (oll). 

Belebecque. Voy. Delheeque. 

Delecourt, Delebaye. Formes 
flamandes de Delaconr et Delahaye. 

Deleplanq[ue. De la planche 
(Flandre). Nom de lieu donné à 
cause d'une cabane de planches on 
d'un pont de bois. Il est à remarquer 
qu'au Midi planea présente aussi le 
sens de petit pont de hoia. 

Delerue, Delesalle. De la salle, 
de la rue (Flandre). Voy. Delaêalle. 

Pelessart, Delessert. Le se- 
cond est une forme du premier, qui 
désignait l'habitant de Veasart, ter- 
rain défriché (oil). 

Delestre, Delestr6e, Delatres. 
Delestrez. Voisin d'une route pa- 
vée ou e8trée{via strata, chez les Ro- 
mains, d'où la Straeae allemande, la 
Street anglaise et la strada italienne). 
On disait en France estrie ou estrade^ 
d'oii le nom de batteur d*estrade 
donné aux batteurs de grands che- 
mins. Les armoiries parlantes de la 
famille d'Bstrées sont des frettes re- 
présentant des chemins croisés. 

Delettre. Forme de Delaltre on 
Delestre 

Deleuse, Deleoze. Du houseau 
(heuse, oil). Mom de chaussure qui 
a donné lieu à de nombreuses va- 
riétés. 

Delevaut. Du val (Flandre). 

Delerlngne, Delforge, Del- 

fosse. Voisin de la vigne, de la forge, 
de la fosse (Flandre). 

Delhaye. De la haie (Flandre). 
Nom de voisin. 



126 



Del 



Delhom, Delhomel, Delhom- 
xne. Do ruriuo, do rormosu(Fland.)* 

Delhove. Dq la cour (Flandre). 

DeUiumeau. De rormeau. Nom 
do voisin. 

Dellgny. De Ligny, nom de lieu 
répandui dont la forme latine an- 
nonce généralement une culture de 
lin. 

Demie. Origin. de Lille, habi- 
tant do rîle. 

Delinlères. M. s. q. Deligny. 

Delisle. M. s. q. Delille. 

Delmar. Abr. d'Adelmar. 

Delmart. Du marais (Flandre). 

Delmas. M. s. q. Dumas. 

Delmotte. C'est le Dolamotte fla- 
mand. 

Delocbe. !<> Origin. de Loches ; 2o 
do la terre productive (Dauph.) ; 3° 
de Toie (pehe, oil). 

Deloxn. Abr. de Delhom. 
Delon, Delong.Le long (Fland.). 

Delosne. Partie sablonneuse d'un 
ancien lit de rivière {lo9ne, Est). 

Delotel. Qui est de l'hôtel, qui ap- 
partient à l'hôtel. Employé seul, le 
mot otel désignait surtout la maison 
du roi. Ainsi c'était au grand pré- 
vôt de l'hôtel que ressortaient tous 
les délits commis par les gens do la 
suite royale. 

Delousteau. M. s. q. Delotel. 

Delpeoh. De la colline, du coteau 
{peeh, oc). 



Del 

Delpérier. Du poirier (oc). 

Delpeuch. De la eoUine (pitee^ 
oc). 

Delpit. M. s. q. Delpech : ooUine, 
montagne (oc). 

Delplanoq, Delpon. Du pont 
(Nord). Voy. Délaplanche, 

Delport. Du port. 

Delporte. De la porte (Nord). 

Delprat. Du pré (oc). 

Delpueoh, Delpuget. De la col- 
line (oc). 

Delpy. De la montagne (deljwjf; 
oc). 

Delrieu, Delrieoz. Du roisseaa 

(oc). 

Delrue. Do la me (Nord). 

Delsarte. C'est le Delessart 
itaUen. 

Delsaux. Du saule (oc). 

Delsol. De l'aire à battre, du so- 
leil, du plancher (oc). Nom de Ueo. 

Delteil, Deltheil. Du tUleol 
{teilh, oc). 

Delval. De la côte, du rempart 
(Nord), du val (Midi). 

Delvallëe» Delvau, l>elYeao< 

Du val (oc, oil). 

Delvinoourt. D'Elvineout, 
c'est-à-dire du domaine (eourt) d'Bl* 
viu, nom franc qui s'est écrit, en 803, 
Eliwin, puis Elwin (étranger-ami). 

Delvoy. De la voie, de la route 
(Nord). 



Dem 

idre.Le faucheur (Flandre). 

inge. F. de Dominique (oil). 
e latine de Dominique {Do- 
) s'applique aussi au di- 
{dominieuB dies). 

ingeat, Demongel, Dé- 
on, Demangeot, Deman- 

r. de Démange. 

irche. M. s. q. Delamarche. 
urest, Demaret. Du ma- 



irqaay. Originaire de Mar- 
ui-de-Calais, Dordogne). Ce 
lieu indique une frontière, 
nitation ou marche(inar^e). 

irqaet. Fils de Marquet , 
If de Marc. On connaît le 
3 : 

t, Marqneti Croizet, Urbanet, 
} méchants garçonnets. 

llusion aux gelées de prin- 
ui arrivent souvent les 23 
aint- Georges), 25 (Saint- 
e 3 mai (Invention de la 
roix), 25 mai (Saint-Urbain). 

m. Né au mois de mars. 

ly. lo Né au mois de mai ; 
: d'un mai. On appelait ainsi 
lanté le premier j our de mai ; 
fatigué (demai, oc). 

«stère. Le maître (Fland.). 

yer. Le mayeur, le chef 
érie, le métayer, le eolon 
). 

geot. Comme Domangeot, 
9ot, Deraangeot et Demon- 
(t un diminutif de Domini- 
B'employait autrefois pour 



Den 



127 



do en certains cas. Ainsi on disait 
demaige pour domaige (dommage). 

Dexnolière. M. s. q. Delamolière. 

Demolin. Du moulin. 

Demollens. Originaire d'un lieu 
dit Molliens (Picardie), sans douta 
parce qu'il y avait des moulins. . 

Dexnolombe. Forme de De Mo- 
lamboz (Jura), nom de lieu dont la 
forme latine est Mediolantu boseu», 
bois à clairière. Le nom de Demo- 
lombe étant donné comme franc- 
comtois, je ne lui vois guère d'autre 
sens probable. 

Demonohy, Demoncy. Origi- 
naire de Monchy, Moncy. Noms de 
lieux dont la forme latine annonce 
un monticule. 

Demonferrand. De Clermont- 
Ferrand. • 

Demongeot. Voy. JDemogeot. 

Demontier. Du monastère (oil). 

Demonchy. M. s. q. Demonchy. 

Demongeot. Voy. Demogeot. 

Demoussy. M. s. q. Demonchy. 

Denard, Denaud. Âbr. d'Adam. 

Denebourg. De Neufbourg, du 
bourg neuf (oil). 

Denet. Abr. d'Adenet (Adam). 

Deniel, Denleau. Dér. de Deny. 

Denis. Nom de saint. Vient du 
grec et veut dire consacré à Bacchuê. 

Denison, Denlsot, Denizart, 
Denizet, Denizot. Dér. de Denis. 



t!8 Dep 

Daiuiery- Orig]iulr« d'Bnnerf, 



Denot. Abr. d'AiIei>Dl(Aaain). 
Senonllha. F. de D?Unoae. 



DantTBygUBB. Mom de Hou ilgnl- 

Sentu. Qui Aile grnn^Q» dénia, de 
lenlï. L» dè^laenteUBstun 
lUIif. Lei I-illiiis »iteiil 

u et i 1.1(10101 piwe -îu'iU 

Dsny, DenyB. F. de Denis. 
Depagae. Originaire d'Eipigne. 
Depognlat. iiime eeni |tl'£>- 

DapauTC. I.e pion (Flandr^l. 
Dépenaler. Ce nain i dé>lgn& 



Deplanque. U. 



Depradou, Depray, Depraz, 
Daprai, Deprat, Deprac. Nomi 
do l[«Bi liMliqnant da pndriai. 



!• Ceat.uilfMI, It 
mame nom qne Dnperron aoNtcd. 
PoHnMt H dlult d'an p«»n tUi- 
rieur BTOC eiculler; f du pant(iiB). 

Dapniol' °» Il eolUoa («}. 

DeqaetrefagSB. DeaqutnM- 

DMiaeua. Su cIiAd* (Fluidn). 
Dmiubox. Le cnUiider (Ido). 
neraln. Le demler-n* (oU), 



I>«i:«da. L« nnca (U**). 
Deroost, Dareux. La mt 

D«Toy. Le roy (<<<ni). 

Derrlao, D«cri«y. L* deniN- 
li. 

Dermpt.Da mluauCItrt}, rar'- 

Demdder. Le (ST>llar(Fludn^ 

Demi, Dervaanx. F, ItM- 

'il, DelTan. 

DerrA. Fon(oil). 

Dervienx. Pila de HnrleL 

Dervllle, DervlUè. F. de M 
Mie, DelrlIleTB <dn domatoa, « 

/lllsge). 



Des 

Ht. Le saint (Flandre). 

iz. Dn rocher. Nom de lieu 
(du latin Seucttm). 

leQZ. Originaire on habi- 
I lieu dit les Alleux (Somme, 
m, nie-et- Vilaine, Deux-Sè- 
s.}. L'alleu était jadis une 
impte de tons droits seigneu- 
: donnée & titre héréditaire 
ois francs, après la conquête 
nie. 

aile, Desaolz. M. s. q. De- 



venlères. Des champs d'a- 
fom de lieu. 

alns, Desbans. M. s. q. De- 
>ebans. 

arolles, Desbarres. Le 
de côté, nous retrouvons des 
.6 lieux signifiant presque 
\ barriéreSt retranehements. 

asellles. Des églises. Ba- 
»t un nom de lieu ayant ce 



aux, Desbeauz, Desbois. 
les bois. 

ordes, Desbouvry. Des 

M. Noms de lieux. 

KTves. Des lieux b3ueux, 
i (idem). 

dères. Des bruyères {ideia^. 
se disait surtout du terrain 
[peux en forêt. 

nrosse. Desbrosses, Des- 

. Des broussailles {idem). 



Des 



129 



chez les Durand. Avez-vous les Du- 
rand? etc., etc. 

Descaxnps. C'est un Deschamps 

(oc, oil). 

Descartes. Des prisons (c^ree, 
oil). — On disait aussi chartre, d'où 
l'expression tenir en ehartre privée, 
qui nous est restée seule. 

Desohamps. Il est plus facile 
d'expliquer ce nom que de s'en ren- 
dre un compte exact. On l'a proba- 
blement donné pour distinguer des 
personnes habitant la banlieue, c'est- 
à-dire le côté des champs. 

Descbenaux, Desohenet. Des 

chênes. Nom de voisin. 

Desclions, Descloizeaux, Des- 
clos, Desclouz, Desclozet. Des 

enclos, des clos, c'est-à-dire : des pe- 
tites métairies. Noms de lieux. OUon 
a plus spécialement dans l'Ouest le 
sens de petite barrière, d'enclos. 
Clou a été employé par Rabelais dans 
Gargantua : t Le moyne s'escarmon- 
choyt contre ceulx qui estoyent en- 
trez (dans) le clou. « C'est encore le 
nom de quelques villages du Centre 
appelés Le Clou, Les Clous. 

Descombes. Des petits vallons, 
des enfoncements de terrain. 

Descot. L'écossais, qui se disait 
Seot en langue d'oil (Flandre). 

Descourtieuz, Descourtit. Des 

jardins. Nom de lieu. 

Desooutures. Des cultures {idem). 



Descroix, Descrolzilles. 

croix, des carrefours {idem). 



Des 



mreau. De la famille de 
. Voy. ce nom. Familière- 
lous disons encore : J'ai dîné 



Desexme. De Seine. Nom de rive- 
rain. 

DesespringaUe . Des batistes. 



6. 



130 



Des 



Nom (Vhomme expert dans le service 
des machines de jet. 

Desesquelles. Des échelles. Nom 
de lieu. 

Desessars, Desessarts. Des 

terrains défrichés {idem). 

Desestre. Des routes (e«fre, oil). 
Nom de lien. 

DeslèTres. Des ouvriers en fer. 
Nom de métier. 

Desfoux. Des hôtres. Nom de 
voisin., qui nous mène loixi de Cha- 
renton. Près de Metz, se montre en- 
core dans un bois, un hêtre énorme 
nommé Le joli fou. 

Desgardins. Des jardins (Nord). 

Desgoffe. Des maréchaux (Bret.). 

Desgranges. Des granges. Ce 
qui se disait non-seulement des han- 
gars , mais du b&timent même de la 
ferme. En Dauphiné, le métayer 
s'appelait granger. En langue d'oil, 
grange voulait dire anssi magasin 
de ville, et même arsenal. A Metz, 
il avait ce sens. 

Desgrés. De la plaine pierreuse, 
du gravier. Nom de lieu. 

Desgroux. Des cavernes, des 
grottes (idem). 

lïeshays. Des haies. N. d. 1. 

Deshors. Des jardins (oc). 

Deshoulle. Des cavernes, des ca- 
vités (Nord). 

Deshonrs. Des barrières, de la 
palissade (oil). 

Designolles. Des cigognes. N. 
de lieu. 



Des 

D68ir. F. ancienne de Désiré. 

DesjoiKialèrea. Nom de lien in- 
diquant la présence ancienne de 
joncs, sur des terrains oA Bonvent 
on n'en trouve plw(Jo%mquierafOt). 

Deslandres. F. de Deslandes. 

Desmarest. F. picarde de Des- 
marais. 

Desmarqoais , Deeanarquflt 

M. s. q. Demarquay, Demarquet. 

Desmasuras, Desxnaze, Des- 
mazières. Noms de lieux indiquant 
des groupes d'exploitations mrsles. 
Masure n'avait pas autrefois le sens 
de bâtiment ruiné. 

Desmedt, Desxnlt. Leforgenr. 
le forgeron (Flandre). 

Desxnoliens. Des moulini (Pi- 
cardie). 

Desxnons , Desmonts. Si Dti- 
mont indique un habitant de U 
montagne, Desmonts indique celsi 
d'une région où s'élèvent plnsieiuB 
montagnes. 



Desmonceanx , 
seaux. Des monticules, des edl- 
lines. N. d. 1. 

Desmoutiers, Desmoatis. Do 

monastères (idem). 

Desnos, Desnoues, Des- 

nouettes. Des sources , des teiTet 

humides {idem). 

Desolme, Desolmes. Des oraei 

(idem). 

Desouches. Des jardins, de> 
pourpris cultivés (idem). OvÀs et 
ocTie étaient synonymes, conuDS le 
prouve un ancien règlement de po- 



Des 

i ville de Bourges, condam- 
roarandeara trouvés c en 
vergers, prés, blés, et en 
a oulches à payer cinq sols 
ou à perdre Toreille •. — 
md les noms de Desouches 
ihoche plus voisins qu'ils 
rair. 

''e. De Soye, nom de lieu dé- 
lu bien possédé en comma> 
ar, d'une part, Hontgesoy 
■•Comté) se dit en latin 3fo- 
■a et, de l'autre, on appelle 
ue d'oil soyer celui qui pos- 
K>mmunauté. 

nue. Des pieux. Nom de 
^oant une herse ou un bar- 



Dev 



131 



iriàrss. 



Des carrières à 



rien. Des poiriers (idem). 
QOis. Des épines (Idem). 



Ce nom de lieu se 
ans le Centre. Place dési- 
t un petit canal , soit un 
atouré de maisons. 

m. Des jeunes vignes 



inohes , Desplanques. 

1 dit Les Planques, parce 
rouvait un pont de bois ou 
tes de planches. 

its. Des plaines (oc). 

rtes. Des maisons. Nom de 

partie est prise pour le 

le comte Jaubert. — A pu 

usai d'uue entrée de ville 

par plusieurs portes for- 



oy. Des montagnes (oc). 



Despradel , Desprats, Des- 
préaux , Desprès , Desprey , 

Desprez. Des préd. I^aU est du 
Midi. 

Despujols. Des collines (oc). 

Dessagne, Dessalgne, Dessai- 
gnes. Des prés humides, des ma- 
rais, des joncs (oc). 

Dessalée. Des saules (aoUe», oc). 

Dessalette. De la source d'eau 
salée (Alpes). 

Dessanx. Des saules. 

Dessaigne. F. de Dessaigne. 

Desserteaux. M. s. q. Desessart. 

Dessonunes. Des ormes. 

Destaing. De l'estang (Midi). 

Destouches. Des bouquets isolés 
do bois de haute futaie. 

Destrèe. De la route. 

Destrem. Qui demeure à l'extré- 
mité du village (estrem, oc). 

Desraux, Desveaux. Des val- 
lons. 

Detilleux. Du tilleul. 

Detouche. Yoy. Deêtoueheê. 

Detourbet. F. de Destourbet. 

Detré, Detrez. M. s. q. Destrée. 

Deumier. Décimateur, receveur 
de dîmes {DumUr, oc). 

Deutsoh. Allemand (Allem.). 

Devarenne. De la garenne. 



132 



Dtrw 



Devauohel, Davaaohelle. De 

la p«tito Tallée (Picardie). 

Devaalz, Devaux. Du vallon. 



D'ha 

Daaeqge». Des hoaseanz, dn 

Jambières (oil). 

Deslle, Dezllle. Des tles. N. d. 1. 



Devemay.Devenuyy.Deraal- DMObry. Des Aubry. De U fa- 
naie(oU). mil lo d* Aubry. 



Derelle. F. de Deville (de la Tille, 
c'est-à-dire du village). Elle est lor- 
raine et comtoise. 

Devèze. De l'osier, du saule (oc). 
C'est aussi de la vue. Nom de lieu 
élevé, de belvédère, qui se dit au 
Midi Belette. 

Devillard, Devlllara, Deville, 
Devillers, Devillez, Devilliers. 

Originaire de Vlllard, Ville, Villers, 
Villiers. La ville fut d'abord un do- 
maine (ce que nous appelons encore 
«»2la), puis un village. Ce que nous 
appelons ville aujourd'hui s'appe- 
lait cité au temps que nous étudions. 
Deville est donc* un nom rural \ et 
tous les autres le sont plus encore, 
car Villard, Villers et Villiers étaient 
de peùts villages. 

Devinck. Le pinson, surnom fla- 
mand faisant allusion à la gaieté du 
caractère. Au Midi, le pinson a pro- 
duit lea noms de Pinsardf de Quin- 
èatf de Quin9on, d'où Quineona». 

Devinoy. Du vignoble. N. d. 1. 

Devos, Devosse. Le renard 
(Flandre). 

Devy. De Vy (en latin vicut: 
bourg). N. d. 1. 

De-wlnter. Lo sauvage, l'hiver 
(Flandre). 

De'wit , De'witte . Le blanc 
{idem), 

Dfl^Olf, De-wult Le loup (id.). 



D'Harooart. Lieu dit en Islln 
Hareurtium ou HanÊ^i euriii (do- 
maine ^Harold ou d'HanUf), vieux 
noms germ. signifiant nobU wuMrt 
et loup de Varmie. Le loup était on 
animal symbolique en Gtonnanie. 

D'Harllnge. D'Harliagoe. K. 

de lieux désignant des plantations 
d'aulnes (Flandre). 



D'Haatefeuille. De la haute fa- 
taie. N. d. 1. 

D'Haatpoul. En Bretagne, ce 
nom pourrait signifier gouffre pro- 
fond. N. de voisin. Au Midi, U thèse 
change. M. de Coston, qui a releré 
8ur les actes la forme latine de ce 
nom (De alto pullo)^ lui donne laii* 
gnification de haut-boi9, en se ba- 
sant sur la traduction du mot bai- 
latinpuRum(bois, taillis, pépinière). 
Je suis surpris, je l'avoue, de vdr 
que le pullum latin n'a pas laine 
trace au Midi (la famille dUant^vl 
est méridionale) dans la langue vb1> 
gaire qui n'a conservé que JMWI : 
jeune coq. Ici nous avons affaire a> 
latin puUm qui conviendrait ég*!^ 
meut au laiin De alto putlo, Ib^ 
est-il vraisemblable qu'un Jeune eoq 
soit ainsi qualifié de «grand? 81 ^ 
colonel Martial, ancien compagai* 
d'armes du général d'HautpouI, vi- 
vait encore, mes hypothèses l'ao** 
seraient beaucoup, car M. de Ooetoa 
rapporte précisément qu'à l^opM 
de noms , le colonel fit une êtt» 
jolie répartie au général. Citait 
jour de plaisanterie entre oesdtff 
braves cuirassiers du premier £»* 
pire. 



]>id 

c Pourquoi ne voua iLommea-vons 
pas Thamoê le Martial an lieu de 
Martial Tliomaa, > disait l'un. 

— • Par la raison qu'on vous 
appelle d'Hantpoul et non poule 
d'eau, > ripostait Tautre. 

D'Herbéooort . Du domaine 
d'Herbert (pour Hébert). N. d. 1. 

D'Heryllly. D'Hervilly (Somme), 
La forme latine doit équivaloir à 
dtmainê (ville) d'Harold ou d'Ha- 
ru\f. Voy. D*Hareourt, 

Dbomlné. F. de Dominé. 

Dliondt, D'hont. Le chien 
(Flandre). 

DiaohA. Diable. Diciehe me nie ! 
est un Juron nivemais. Diaéhe et 
toi ! se dit encore dans l'Oaest pour 
Qu€ le diàbU f emporte ! 

Dlard. Abr. de Didard. 

Diaz. L'artiste qui a rendu ce nom 
si eonnn était né à Bordeaux, mais 
son nom qui, pour être complet, doit 
s'écrire Diaz de la Pena, suffit pour 
annoncer une origine espagnole. 
L* Pena ne peut être qu'un nom de 
Ueaj on le retrouve dans la compo- 
sition de beaucoup d'autres noms de 
villes de la Péninsule. Il désigne un 
rotker à pie. Diax vent dire JUa de 
JHago {Jaequee), 

tïUîk., DiCMiile. F. anglaise de 
Billard. 



Die 



133 



lo Gros homme, 
liomme puissant j 29 abr. de Dieck- 
mamn, homme de la digue, de l'étang 
(Allem.). 

Didard. !« F. du v. nom germ. 
DUhard (ix« siècle) qui signifie : 
fuMonraguerri (aguerri de la na- 
tion); 29 dérivé du nom de saint 



Dide (en latin Didiiu) ; 3» abr. dé- 
rivée de Didier. 

Didelet, Didelot. F. adoucies de 
Dideret, Diderot (dér. de Didier). 

Didéron, Diderot, Didot. Di- 
dier, Didion, Didiot, Didot. Di- 
dier est un nom de saint, en latin 
Deaideriue (objet de désir, désiré). 
Les autres sont des dérivés. 

Didout, Didoux. F. du v. nom 

germ. Didulf qui s'écrivait Diudolf 
au ix« siècle (nation-secours, se- 
cours de la nation); 2odér. de Didier. 

Didron, Didrot. Abr. de Dide- 
ron, Diderot. 

Dié. Nom de saint. Sans la forme 
latine DeodatuSf on n'oserait y re- 
connaître une abréviation de Dieu- 
donné, tellement elle est radicale 
(six lettres sur neuf). 

Dieboldt. F. du v. nom germ. 
Dhiudbald (nation-hardie, hardi de 
la nation) qui s'écrivait Dietbolt au 
xie siècle. 

. Diederich. F. du v. nom germ. 
Thioderie (riche de la nation) qui 
s'écrivait Diederich dès l'an 1006. 
Les Allemands en font, à tort, la 
souche de Didier, dont la forme la- 
tine est Deeiderius. 

Diel. F. franc-comtoise du nom 
de saint Déicole (du latin Deieola : 
honorant Dieu), qui fat un abbé de 
Lure. 

Diemer. F. du vieux nom germ. 
Thiudmar (illustre de la nation), 
écrit Dietmair au viii^ siècle. 

Dieterle, Diethelm. F. de vieux 
noms germ. dérivés de TJUud et si- 
gnifiant homme noble de la nation, 
casque {protecteur) de laniUion. Diet- 
helm s'écrit ainsi dès le ix« siècle. 



134 Din 

Dietmer. Yoy. Diemer. 

Dietrich. F. de Diederich. 

Dietsoh, Dietz. F. allem. mo- 
derne de Thidto (national, de la na- 
tion) FSrstemann, en lui donnant 
cette origine, me donne auBSi i 
penser que Dietsch pourrait être 
aussi une abréviation de Dieterich. 
Il est bon de faire obseryer qu'en 
Hollande, Dietsen est un nom vul- 
gaire de saint Dldime et de saint 
DidacuB. 

Dieudé, Dieudet. F. de Dieu- 
donné. 

Dleulin, Dieulot. Dér. de Diel. 

Dieulouard, Dieutegard. Dieu 
le garde ! Dieu te garde 1 (oil). — Le 
premier est aussi un nom de lieu. 

Dieuzalde , Dieuzède . Dieu 
raide. 

Digeon. De Dijon. 

Digue , Digues. !<> Sens actuel ; 
2o abr. flamande de Benedic. 

Diguet. Dér. de Digue. 

Dimanche. F. du nom de saint 
Dominique. 

Dimey, Dimler. Collecteur de 
dîmes (?). 

Dixnenchin. Dér. de Dimanche 
(Dominique). 

Dimitri. F. du nom de saint Dé- 
métrius. 

Dinet, Dlnot. Dér. abrégés de 
Bodin ou Boudin. 

Dintraux. D'entre-eaux. N. d. 1. 
Voy. Dentraygue. 



Dob 

Dion, Dionet. Abr. de Didion. 

Dionis. F. de Denis (oc). O'est 
celle qui se rapproche le plus du k- 
tin Dionynuê, qui était im nom de 
BacchuB. 

Diot. Âbr. de Didiot. 

Dioa. Dieu (oc). 

Dioudonnat. Dieudonné (oc). 

Disderi. Désiré. Cette forme m 
rapproche plus du latin DeiiderifU. 

Ditech, Ditterich, Dits. F. de 
Dietsch, Dieterich, Dietz. 

Dittmer. F. de Dietmer. C'est 
un nom de saint répandu en Flandre. 

Diu. Dieu (oc). On dit également' 
en Flandre : Qui va trop raide, Vhn 
Diu Varréte. 

Dizien. Nom de saint. En ktin 
Decentiut (décent, convenable). 

Dizier. F. du nom de saint Désiré. 

Do. Nom d'un saint breton inex- 
pliqué. Mais doit signifier surtout 
originaire d'O, bourg nomvuid, 
nommé plus complètement Saint- 
Martin-d'O (autrefois écrit a» et 
voulant direpr^, selon Huet, Fsn- 
teur des Origineê de Caen), 

Dobelle. Goujon {dChel, AIIobl). 

Dobigny. F. de Danbigny. 

Dobln. F. de Dobbin qui est, en 
Angleterre, un dérivé abr^ de 
Robert. 

Dobremer. Du bord de la mer 
{d*obre-^er). En dialecte languedo- 
cien, on dit encore à Vobra delaig» 
pour au bord de Veau. 



Dot 

Doche. Abr. de Andooho on Ban- 
doche, dér. de Bande. 

Dodain. F. de Dodin. 

Dodard. Nom de saint. En latin 
Theodarduêf vieux nom germ. signi- 
fiant Vaguerri de la nation. 

Dodat. Abr. de Déodat (Dieu- 
donné). 

Dodé. F. de Daudet. 

Dode, Dodin, Dodon. Formes 
et dérivés du vieux nom germ. Dod 
qvi signifie nation, comme Thiud. 
Voy. Dodard. On trouve Dodon (en 
latin Dodo) dès 670. Dodé est, du 
reste, une forme flamande du nom 
de saint Dodo, ce qui confirme Thy- 
pothèse. En langue d'oU, dodin a 
▼onln dire aussi poupin, préoccupé 
dn soin de sa toilette. 



Dom 



135 



Fils de Donat, nom de 
saint qui se dit Doen en Hollande. 

Doffe. Gendre, beau-fils (Bret.). 

I>offixi. F. de Dauphin. 

Dognin. Douillet, délicat (dogne. 
Centre). 

Dogon, Dogaereau, Dogoin. 
Dér. de dogne. Surnoms d'humeur 
grondeuse que le moyen âge a très- 
bien connus, témoins ces vers de 
Boger de Collerye (xv« siècle) : 

En DD matin, en m'etbatant 
A nne fille qoi a vogne, 
Seorrint nne grant vielle dogue. 
De laquelle Qe) ne fuz content. 

En langue d'oil, doguin a le sens 
de brtuque, méchant. 



DoOlot. Dér. de doil 
(OU). 



douillet 



Doin. Abr. de Baudouin on d'An- 
donin. 

Doineau, Doinet. Dér. de Doin. 

Doird. Doire. Abr. d'Audouard, 
Bidoire, etc. 

Doizy. D'Oizy, nom de lien dont 
la forme latine indique souvent une 
oseraie. 

Doizel. L'oiseau (Flandre). 
Dolbeaa. Abr. de Dolibeau. 
Dolô. F. de DoUé. 

Dolibeaa, Doliveau, Dollvet. 

De la plantation d'oliviers. N. d. }. 

Dollard, DoUé. DoUet. Qui est 

dans le deuil, qui est affligé. De dol, 
deuil (oil). On dit encore doter pour 
s'affliger, dans le Midi, et cette forme 
nous est restée dans le mot condo- 
léance. 

Dollian, Dollier, Dollon, Dol- 
lot. Dér. de Doil : mou, ou de Dol : 
deuil (oil). 

Dolz. Doux (oc). 

Dom. Seigneur (oc, oil). 

Domange. F. du nom de saint 
Dominique (oil). Voy. Démange. 

Domergne. C'est le Dominique 
de la langue d'oc et pour la même 
raison que le Domange de la langue 
d'oil, car domergal veut dire domi- 
nical, du dimanche. Voy. Démange. 

Domin, Dominé, Domlnault. 
Dér. de Dom (seigneur), c'est-à-dire : 
petit seigneur. 

Dominge, Dominget. M. s. q. 
Domange. Cette forme serre de pins 
près le. latin Dominieuê. 



136 Don 


DOV 


Dommlqaa. Mom de uiat. Ds 


Donnon , Doimot. Sonon, Dcmat, 


latin Dominicu. : qui e».u relgaeu, 


Mflmo iFpg liuo Doninn, Donla, «IB. 


à Die». 






lion. Y>DRne( a dislïDd. «n Luhm 




d'oil uu W^, tronT,i «n«E 


Domug.. 






baya ■. — Csanin peut i(s]UBal 


Dommartln. Saisi HirCia. Nom 




da llan. 


D™nlu Oli lalin H<j«„inu, (ptili] 




M qui ognUrme nolro prcmiite 1=- 




torprâiallon. 




Douze, DoQiel. DonEOlot.Jcnaf 








lorio. i>™.l avuil la mdmo ■!(„]. 




Hcatlon qns Bunoi.tl. VantUi K 


Olcton ! «ui do»», a» pBuor., d«<>< 


dll encore an fèmloîu, ainai 4<u fl* 


<lJ]i«.. 


•uoi.tnu, niila ils D'uni plu «l'ut 




accepUon IronlqoB, Mudti «n'ai!! 


Sonat, DonaU. Dooato. Nuidb 


élallJadU lionor«l.l8. 






aoDDé<<^-e.l-l-dIr.: donné à DIsn). 


Dor. Abr. dB Thiodor, Blla <riHI 


On JmwI rSiKlmnsHl «olrsfoU eelnl 


Hftpa.luutud'AllomagnB, oùruodil 




Dorwpoot rA^oiûna. "En l-rjuie», 


M .ou W«o (ot). 






Dodor. 






(PUodrel. 


Dorange. Orlîlii.i« d-Orufe. 


Dondalna. Nom d-artlllf nr ou do 


DOTat. Dort. L« dor4 (oo, tU). 


muiicioD, cv il fat celui d'ans cor- 


SamomfdHjuI prcbablouiunl lU* 






nsmuso ol d'nuo uMhtne d. Jet. 


tomo on k une grande toiton*. 


Dongermaln. Saint Oonnain. N. 


Dorenlot. P. de Dortlol : pn|b 


(Oil), ^11.1 V.xpliquo «se», i^Z 



Donlan. Donfn. Ddr. de don 

(pour do«) et pouvant équivaloir il 
p««i «i,Mur. Pour Boni», voy. 

Donne. Parme du nom do aainl 
Domne (en latin Dattaat pour Dû- 

•igiiOé dami, diiuiuUf. 



alirôou, un doralot • (xT>iiWe> 

DorU. Villa»* (Allam.), 

Dorlon, Dorlant. Orlfiuln 
l'Orienl. Dorian peut autf (mit 



Dorlodot. D4r. de DorlM. 
D^'lot. P. de Dorelot. YtJ. t* 



I>ot 

Dormeaa, Dcnnueuil, Dor- 
mols, Dormoy. De l'ormeau, de 
la plantation d'ormes. 

Dom. lo Main (Bret.) ; 2° jarre 
(oc). 

Domès. lo Dér. de Dom; 2o nom 
de lien (Meuse, Nièvre). 

Doron. Dér. de Théodore. 

Dorp. Aveugle (oc). 

Dortan, Dortet, Dorta. Tortu, 
recourbé. Sobriquet. Ce changement 
da f en d se remarque dans le mot 
de laBirue romane rtâortef qui si- 
gnifie branche courbée en cercle. 
Une famille langruedocienne, les La 
Redorte, portait dans son blason 
trois branches courbées. 

Doms. Abr. deTheodorus (Ali.). 

Dorval , Dorvillo. D'Orval , 
d'Orvillef noms de lieux fort répan- 
das qui, à en juger par les formes 
latines dont j'ai trouvé trace, signi- 
fiaient le premier vallée d'or, et la 
seconde viUage éPor, soit à cause de 
leur exposition au Midi , soit à 
cause de leurs richesses. Nous avons 
de même le département de la C6te- 
d'Or. 



Dou 



137 



DO—e. 1« Hache; 2o forme de 
Voê : doux (oc), qui se prononce 
doêêe, 

Po — ct up, DosBonet. Douceur, 
doux ^oe). 

Dot. lo Abr. de Baudot, Boudot, 
Cardot, Bemadot, etc.; 2o canal 
iiotM, oil). 

Dotln, Doton. Dér. de Dot. 

Dotte. !« Abrégé de Bemadotte ; 
9» crainte, soupçon (dote, oil). 



Douard, Douât, Douart. Dér. 
de Doux. Le premier peut aussi être 
abrégé d'Audoaard, Bidouard, etc. 

Doubledent. Double mâchoire. 
Ce cas existe. Vers 1830, à Stras- 
bourg, on citait un maréchal ferrant 
ayant une double rangée de dents. 

Doucement, Doucerain, Dou- 
oerin, Douoet, Douoeur. Noms 
d'hommes doux. Nous ne disons 
plus doucerin, mais nous disons en- 
core doucereux. 

Douchain, Douohement, Dou- 
che! , Douchin. F. picardes de 
I>oucin, Doucement, Doucet. 

Doucin. M. s. q. Doucet. 

Doudard, Doudeau, Doudet, 
Doudin, Doudot. Fils d'Oudart, 
Oudet, Oudin, Oudot. Doudet est uue 
forme de Dieudonné (oc). C'est une 
mare dans le Maine. Doudard, Dou- 
din sont aussi f. de Dodard, Dodin. 

Douet. lo Abr. de Doucet ; 2o la- 
voir (Bret.\ 

Douin, Douit. lo Abr. d'Au- 
douin, Audouy, ou de Baudouin, ou 
de Hardouin ; 2o f. du nom de saint 
Douain (en latin Dubanus) ; 3o abr. 
de Doucin. 

Douillard. Délicat. De Doille. 

Doujat, Doujet. Redouté (Bret.), 
mou (oil). 

Doulcet. F. de Doucet. 

Doumenc, Doumenq. F. de 
Dominique (oc). 

Doumer, DoumercDoumerge, 
Douxnergue. F. de Domergue : Do- 
minique (oc). 

Doumeau, Doumel,Doamot. 



138 



Dré 



Dér. de Doume : broussailles (Fran- 
che-Comté). 

Douvain, Douvet. C'est le Do- 
minique flamand (Douwen) qn'on 
appelle aussi Douwe, et duquel D<m- 
vet peut âtre un dérivé. 

Douy. Abr. d'Audouy. 

Douzan, Douzon. Dér. de Doua 
(doux). 

Doyen. Ce nom n'est pas si facile 
à déterminer qu'il en a l'air, car il 
a en bien des sens (dignitaire de 
chapitre ou de couvent, le plus an- 
cien d'âge, chef et môme geôlier). 

Doze. lo F. de dolz : doux (oc) ; 2° 
douze (oc). 

Dozet, Dozon. Dér. de Doze. 

Dozière. De roseraie. N. d. 1. 

Dracq. Diable, dragon (oc). 

Drains. De Reims. 

Drake. Canard (Angl.). 

Draalt, Dranx. Abr. d'Andrault, 
Andraux (André). 

Dréan, Dréan. Abr. d'Andrean, 
Andreau (André). La première est 
italienne. — En Bretagne, drean 
veut dire épine. 

Drech, Drege. Droit, et au figuré 
Juste, équitable (oc). 

Dreher. Abr. de Drescher. 

Drelon. Abr. d'Audrelon (André). 

Drëo. 1° Abr. d'Andreo (Bret.); 
20 gai, réjoui (Bret.). 

Drèolle. !<> Abr. d'Andréol ; 2o do 
la Réole. Nom de lieu. 



Drescher. 

(Allem.). 



Dri 

Batteur 



en grange 



Dressel. Dr e— e n , DreasoB. 

Abr. dérivés d'Andréa (André). 

Dret. Droit (oc, cil). 

Dreiix. lo Nom de aaint. En latin 
Drogo, vieux nom germ., voulant 
dire ctnnhattant ; 29 originaire de 
Dreux ; 3o abr. d'Andreux (André). 
Saint Dreux, appelé aussi Dromm, 
revint, vers 1141, après de longs 
pèlerinages, se fijcer à Seboarg, 
près de Valenciennes, où il avait 
commencé par être berger, n nov- 
rut après s'être oloîtré pendant 
quarante-cinq ans dans une cellole 
ouvrant sur l'église, d'oA ses bt&t- 
mités l'empêchaient de bouger, et 
sans autre nourriture que de l'eau 
et du pain d'orge. On voit que tooa 
les stylites n'ont pas été sur la co- 
lonne. 

Drevault, Drevet, Dreton. 

Abr. d'Andrevault, Andrevet, An- 
drevou (André). 

Dro'vtrs. Abr. d' Andrews, l'An- 
dré anglais. 



DresrfouB, DresrfoB, Dreyfn*- 

M'est pas un nom de lieu ni un bos 
hébreu comme la presque totalité 
des noms Israélites français. S> 
allemand, Dreyfuat, qui paratt idli \ 
forme intacte, signifie trépied. 

Driard , Drleeeens , DciiB> 
Drienx, Drillon, Drin. Diioa 
Driot, Driouz. Dér. abrégés d'Af 
dry (André). Drie»»en9 est ÛKOêd 
ou danois et veut dire fiia d^Aiiàri 
Cette innombrable variété de ^ 
rivés d'André est caraetéristlqiaer 
comme on lo verra par la suite. 1* 
finale Driou est spéciale au iBàii 
témoin ce proverbe cévenol t ■ i 
saint Andriou, le froid te dit: ^ 



Dro 

*etoar . > Une exception 
aite pour DriUon, qui peut 
gnifier c soldat , ohéne > 
1), et ponr Drin, qui peut 
br. d.eDrien,ahr. d'Adrien. 

, Drivon. Encore des 
irivet, Andrivon (André). 

Abr. de De rode : le rouge 



Abr. d'Andronin. 

or, Dromard, Dromer. 
ox nom germ. Droehmar 
illostre), xi» siècle — £t 
tmadaire, comme on l'a cru 
J. 

Abr. d'Andron. 

S. lo Du Rhône. On dit 
t DeloirCf Deêenne^ etc. ; 2» 
Droofit qui est un Jérôme 



Droa. Abr. d'Androt et 
Drou veut dire aussi vif, 
I. 

?d, Drouart, Drouault. 
drou. Drouaut est aussi un 
int, en latin Droetoaldue, 
n germ. {Droct : peuple ; 
n), 678. 

&. Originaire de Rouen. 

H Abr. dérivée d'Andron 



lat, Dronillard, Drooil- 
Droolllet . Dérivés de 
ohéne blanc bon à brûler, 
lieux (Centre). Drouille 
ossi pour t présent offert 
n d'un marché » (oil). 

« Droaineau. lo Abrégés 
n ; Soformes du vieux nom 



Bru 



139 



germ. Druwin (ami-compagnon), x^ 
siècle. En Belgique, on a nommé 
drouineurs les chaudronniers ambu- 
lants, mais ce sens ne me paraît pas 
ancien. 

Drouot. lo F. de Drouault ; 2« 
abr. dérivée d'Andron. 

Drourt. De Roure. Nom de lieu 
signifiant chêne (oc). Dans les Bas- 
ses-Alpes, on trouve le village de 
Rourebeau (beau chêne). 

Droz. F. du vieux nom germani- 
que Drooz qui s'écrivait tel au ix« 
siècle. FSrstemann le fait dériver de 
Drtu auquel il donne dubitative- 
ment le sens de qui te rue, 

Dra. Galant, robuste, fidèle, gai, 
gaillard (oc, oil). t Nous sommes 
druz ; chagrin ne nous suit mye >, 
a dit Marot. 

Draok, Dmcker. Imprimeur 
(AUem.). 

Draelle. De la ruelle. N. d'habit. 
Dmet. Dér. de Dru. 

Dragé, Drageon, lo Dér. de 

Druge : rude, dru, bien nourri (oc), 
retraite, déroute (oil); 2» dér. de 
Druger : s'amuser (oil). f n ne flaut 
pas vie qui druge, mais vie qui 
dure > , dit un proverbe normand. 

Drain, Droinot. F. de Drouin 
Drouineau. 

Drajon. F. de Drujeon. 

Drulhe, Drulhet, Drulhon. 

Alisier {druhlier, oc). Noms de 
voisin. 

Drummond. F. du vieux nom 
germ. Drudmund (ami-refnge), viii' 
siècle. 



140 Dnb 

Drussy. De Rassy oa de Roasie. 

Dry. Abr. d'Andry (André). 

Dnant. Noir (du, Bret.). 

Duball. lo Du bailli ; 2o du poste 
fortifié (baille, oil). 

Dubard. Du retranchein ent {hard, 
oil). Ce nom se retrouve dans plu- 
sieurs noms de lieux (Côte-d'Or, 
Loire). 

Dubarle. An Nord, à Douai, à Va- 
lencienne», barlet, qui signifiait au- 
trefois rempart, peut s'assimiler à 
harle, Dubarle serait à ce compte le 
voisin dn rempart. 

Dabarry. Voisin do Tenceintc 
fortifiée, du rempart (barri, oc, oil). 
En Limousin, le barri est le fau- 
bourg. 

Dobaut, Dubeau. M. s. q. Dubos. 

Dobec, Dubecq. Du ruisseau 
(Nord). 

Dubedat. De la garenne (oc). 

Dobedos. Du bégae (oc), du fo- 
rain (oil). 

Dubellay, Dubelloy. De la 

plantation de bouleaux. N. de lienx. 
Belloy signifiait aussi bâton (oil). 

Dubem, Dubemad, Dubeme. 

De l'aulne (oc). Noms de voisinage. 
Bemad serait plutôt Taulnaie (pour 
vemade). 

Dubemay, Dubeme. De l'anl- 
naie, de Taulue. Noms de lieux. 

Dubert. 1» F. de Duvert ; 2» fendu 
(oil). 

Dubertas. Du buisson (bartoê, 
oc). 



Bob 

Dnhet. Pigeon (Bret). 

Dablé, Doblel OovrB d*ean, et* 
nal, moulin (oil). Yoy. Lebiex. 

Daboo, Duboohet. !> premier 
ferait régnlièrement du bdâe. Vais 
il me sembe pouvoir être plutôt une 
forme de Dubose. Duboehet signifie 
du bouqtiet dé h9iê (oil). 

Dubodan. Du buisson (loden, 
Bret.). 

Dubois, Dubos, Duboao, Sa- 
bosoq, Dubowi. Dubost, Dubot, 
Dubouays. Du bols (oc, oil). Non 
de voisinage on d'habitation. D est 
aussi répandu que les bois étalait 
nombreux. Classer par pays les di- 
verses formes est difiBcile, ear la 
forme bo8c, par exemple, se trouve 
en Languedoc comme en Horman- 
die. Les armes parlantes ont ec»- 
servé trace de cette signlfieatioD. 
Ainsi les Dubos, de Picardie, p<^ 
talent d'argent à trois arbres de ti- 
nople. 

Dubouch, Dubouohaoe, D«- 

bouchet. Du buisson, du petit boii. 

Duboulay, Dubouloi, Dnboo- 
loy, Duboulox. Du boi^jean, de la 
plantation de bouleaux, m. d. L 

Dubour. lo Du bols (Alpes); 
du trou, du creux (oil) ; 9b fonM et 
Dubourg. 

Diiboy, DubosHB, Dubos. F. * 

Dubois, Dubos. 

Dubreil4>ubreuil,DubreBiII>k 

Du breuil. Voy. Breuil, 

Dubroc, Dubroca, Dubrot S* 

buisson. N. d. 1. 

DubrouilIet^Dubm, Dobnwft 
Dubmel, Dubruille, Dnbndl*- 
Du breuil. Voy. Breuil. 



Dubmnf ault, Dnbronfaut. Du 

hêtre brun. Nom de voisin. 

Dubrasle, Dubrox, Dubray, 
Diibrasrn. Du breuil. Voy. BreuU. 

Dnbuc, Dnbuche, Dnbucq. Du 
bois (cil). 

Dubuf e, Dubaffe. Du bœuf (oil). 

Duborgna, Dnburguet. Du 

bourg (oc). 

Dnbiis, Duboso', Dubusque. 
Du bois. La forme btuc est du 
Midi. 

Duo. Attaché à la maison d'un 
duc (du latin dux, duciê, chef, con- 
ducteur). 

Ducamin. Du chemin (oc). 

Ihxcamp. Du champ (oc^ oil). 

Ducanols. De la chênaie (Nord). 

Dncardonnet. Dooardonnoy. 

De la lande, du terrain plein de 
chardons (oil). 

Ducarme, Duoame, Ducar- 
net, Ducamoy. Du charme, du 
petit charme, du terrain planté de 
thannes. 



>. Voisin du chêne (casse, 
oe). Une famille Du Casse de Gas- 
cogne portait d'asur au chêne d'or. 
Peut être exceptionnellement un 
nom de fête patronale {duecuse, 
Kord). On y nomme dueasseux les 
coureurs de fêtes. 

Daoatel, Dnoatillon. Du châ- 
teau, du petit château (oil). 

IHieau. Du creux, du hibou (oc), 
du chou (pour du caul). Yoy. Dueos 
Pour ce dernier sens. 



Duo 141 

Duoaurroy. De la coudraie. 

Ducelier, Duœlller, Duoelliez. 

Du magasin à vin. N. d. 1. Les cel- 
liers d'autrefois pouvaient être cou- 
sidérables, car Froissart parle de 
celliers contenant six mille ton- 
neaux. 

Duchaffault, Duobaffaut. De 

Véchafaud, pris dans le sons d'e«- 
trade, appentis (oil). On jouait les 
mystères d'autrefois sur des eha- 
fauds. Ou dressait des ehafauds pour 
les fêtes. 

Duohanois, Dachanoy. De la 
chênaie (oil). 

Duchatellier. Du château fort. 

Duchat. l» Du chat. Nom d'ani- 
mal favori ; 2» forme de Ducat : 
terre ducale, duché (oil). Voy. Duché. 

Duchaiiffour. Du four à chaux. 

Duohaulet. Du chou (oil). 

Duchaussoy. A première vue, 
on pourrait y voir l'habitant d'un 
lieu dit Chaussoy, parce qu'il se trou- 
vait sur le passage d'une ancienne 
chaussée romaine restée grande voie 
de communication. Les Lestrade, 
les Lacauchie, les Lachaussée, les 
Destrée sont dans ce dernier cas. 
Mais Chaussoy n'est ici qu'une forme 
picarde ou flamande de Saussoy et 
désigne un lieu planté de saules. 

Duché, Duchier. Orig.du duché. 

Ducholet, Duohollet. Du ballon 
(chol, eholle, oil). Du chou (oil). 

Duclerc, Duoleroq, Duclere, 
Duclert. Fils du clerc, employé par 
le clerc. Le sens du mot clerc ne 
saurait être indiqué d'une façon 
aussi précise, car il fut multiple; 



142 



Bnc 



c'était une appellation commune aux 
ccclcBiastiqucs, aux lettrés, aux étu- 
diants et aux secrétnires de n'im- 
porte quel ordre, depuis le plus petit 
jusqu'au plus grand. Un secrétaire 
de seigneur ou de commune s'appe- 
lait clerc, tout comme un secrétaire 
d'Etat (appelé jadis clerc du secret). 
Les officiers de la Cour des comptes 
furent d'abord les elercê des comptes ; 
les notaires eux-mêmes, ne leur en 
déplaise, furent aussi des clercs et 
notaires du roi... Aujourd'hui, ce ti- 
tre déchu n'est porté que par les 
employés de leurs études ; des coif- 
feurs ambitieux en ont môme décoré 
leurs garçons, mais ce n'est pas une 
raison t>our oublier la noblesse de 
sou origine. 

Considéré ds^^a son origine, le mot 
de clerc nous reste comme uu hom- 
mage rendu à l'ordre ecclésiastique 
qui, en un temps de barbarie, resta 
seul dépositaire de toute science. A 
l'heure où les classes élevées ne con- 
naissaient que le maniement de la 
lance ou de l'épée, celui de la plume 
restait au clergé, d'où le mot clerc 
considéré comme équivalent d'hom- 
me ÎTUtruit.. 

Daclos, Daclosel, Duclot, Du- 
clou. De l'enclos, c'est-à-dire ter- 
rain cultivé et entouré. Le elosel 
était plutôt un jardin clos de haies 
ou do fagots. Voy. Descloux. 

Ducom, Ducomet. Du comté 
(corne, oil). On appelait aussi corne 
un officier de galères. 

Ducomxnun. Commun peut déjsi- 
gnor une dépendance de la maison 
du roi, d'un seigneur, un terrain 
communal, une classe de citoyens 
(sans idée de roture, ainsi qu'à Metz, 
où la ville, au moyen âge , était di- 
visée en plusieurs tribus ou pairages 
dont celui du Commun, ainsi nommé 
parce qu'il n'avait pas do quartier 
déterminé). 



Bué 

DncOB. Dn coq {ûoê, oil). 

Ducoudray. De la condraie, des 
coudriers, des noiaetiers. 

Du Couëdio. Du petit bois {Koi- 
dik ou Koadikf breton). 

Duoourtioux. Du jardin. 

Ducrest, Ducret. Du sommet 
de la montagne {cret, Bst, Saine, 
Fores). Dans le Jura, le cret est va» 
chaîne de petites montagnes. 

Duoretè, Ducretet. Dér. deDa- 
cret on de erete: terrain élevé on 
inculte (oil). 

Duoreiix. Du creux, dn ravin. 

Duorey. Du limon, dn terrain 
d'alluvion {erey, oc). 

Duoros, Ducrot, Duorouz. Dn 

terrain creux, du ravin (oc, oil)< £s 
Berri, le crot est une piôee d'ean. 

Ducuing. Dn cota, du recoin 
(cung, oc). 

Dudevant. D'une petite localité 
située en avant d'une ville. 

Dudin. Forme de Dondin (m de 
Dodin. 

Dudon. Forme du vieux nom 
germanique latinisé- Duodo (796}i 
qui est un dérivé de Thiud (natioB). 
C'est, par le fait, une forme di 
Dodon. 

Dudonnô. Abr. de Diendonni 
Dudot. F. de Dondot. 

Dudoult, Dudou3rt. F. du vienx 
nom germ. Drudwih {deDrudivaS^ 

Due, Daet, Dues. Instruit, » 



Dnf 

eitf duetz, oc). En breton, 
; être une forme de Douez : 



ly, Dufais, Duf ait, Da- 
au, Dufaud. Du hêtre. 

r, Dafaure. Du forgeron 
Faure. 

, Duf ayel, Duf ayet, Du- 
ifet, Dufetel, Dufètre, 

Dufeux, Dufey, Duf- 
ifay, Duffet. Du hêtre. 
3et arbre donnant nn bel 
a nécessairement servi de 
repère pour désigner les 
18. On voit par les formes 
[et il en est bien d'antres) 
désigné bien diversement. 
>ir ci-dessus) doit se lire 

feyt, et ainsi des antres. 
>it se lire dufcsulx. 

r. Du four. 

y, Dufilhol. Du filleul 

qu'on donnait jadis aux 

XB de conduite peu réglée. 

, Duflocq. lo De l'écnyer 
!o de la mare ; do de la 

il). 

, Duflot. De la mare, 
glossaire du patois picard, 
Corblet confirme ce sens , 
ant celui à*abreuvoir, 

. Doit être une forme de 
ais, correctement, signi- 

du tendre, du léger ». 
m se trouve classé comme 

avec le sens actuel dans 
inaire roman de don Jean 
Bouillon, 1777, in-4o). 

'. lo Dn pain (oil) ; 2o du 



mantelle, Dufoarmen- 



Dag 



143 



tel. lo Du blé, de l'avoine, de la terre 
à blé {Fourmentel oc, oil) ; 2© de 
la rue du Fourmentel à Paris qui, 
plus anciennement, s'appelait rue 
Froid-mantel (froid manteau). 

Dufoumel. Dufoumet. Dn 

four, du fourneau. 

Dufoumy. Du fournil. 

Dufoy. P. de Dufay. Foyard (hê- 
tre du Berri) et Foyeau (hêtre du 
Nord) sont des dérivés de/oy. 

Dufralche, Dufraine, Dufrals- 
ne, Dufraisse, Dufrasne, Du- 
Iray, Dufrayer. Du frêne. Noms 
de voisin. — Fraiche,fraisae et frai 
sont des frine« de langue d'oc. 

Dufrenoy, Dufresnoy, Du- 
fresny. De la frênaie (oil). 

Dugal. lo De la pierre, de la 
forêt (oil)î 2o du coq (oc). 

Dugard. lo Du jardin , de la for- 
tification , du glacis (Nord) ; 2o du 
Gard, rivière. 

Dugas. Habitant de la forêt {gcu, 
oc). Peut être aussi une forme de 
Dugast. 

Dugast. D'un lieu inculte, ainsi 
appelé à cause des dévastations dont 
il avait été anciennement le théâtre. 
Le nom de Gastine a la même signi- 
fication. 

Dugour, Dugourd. De la pièce 
d'eau profonde {gourd, Centre). V07. 
Gourd. 

Duguè. Du gué. 

Duguet. lo Du guet. Nom de 
garde ; 2o forme de Dugué. 

Duguey. lo Du geai (oc) ; 2o du 
gué. 



144 Dum 

Duhamel. Du hameau (oil). 

Duhomme. Comme Deikomme, 
Delhom et Delom, co uom iadique lo 
voiHiaage d'uu orme {Komwiê, oil). 
On dit encore orne eu Poitou, et or- 
nuau s'écrivait homt%iau dans l'an- 
cienne Flandre françaido. 

Dujarrler. 1«> Du cellier ; 2« de 
la souricière (oc). 

Dujonquoy. Du terrain oA pous- 
sent les joues (Nord). 

Dulau. 1» Du lac, du terrain ma- 
récageux {lau8 , Basses-Alpes) ; 2» 
d'eu bas. Nom d'habitation (Li- 
mousin). 

Dulaure. Du laurier (laur, oc). 

Dolong. Du loin, c'est-à-dire qui 
demeure au bout du village. Long a 
ce sens on langue d'oc et nous avons 
les noms similaires do Dubout, Du- 
hauty Dubaa, DebaSf Dehaiit, etc. 

Dolos. M. s. q. Dulaus. Los signi- 
fiait aussi louange, renommée (oil). 

Duluat. AfBigé {dulhat, oc). 

Daluo. 1» Originaire du Luc, nom 
de lieu répandu dans le Midi, et 
signifiant bois, forêt, à en juger par 
Lucq (Basses-Pyrénées), qui, au x^ 
siècle, s'appelle villa de Ltteo , et, 
au xie siècle, 8. Vincentitu de Sylva 
bonû ; 2o du luth, du petit bateau (oil\ 

Duxnagnan . Du chaudronnier 
(oc). 

Dumalge. Du fermier, du méde- 
cin, du rebouteur (më^e^ oc). 

Dumais, Dumalt. F. de Dumay. 

Dumand. l» Du message, du 
mandement {mand, oil, oc) ; 2« dér. 
de Dtim : montagne (oil). 



Dnm 

Dmnanet. !« De U roelie («mé, 
Bret.) ; 2o du hameau («Mmer, oil). 

Dumange. F. de Démange. 

Dumanolr. Delà maison, de la 
propriété seigneuriale , ehâteaa et 
terres compris. 

DumanteL Du manteau. £n ce 
genre, le xize siècle a aonjMtttsMm- 
teau bleu, 

Dunarchay. Do la mare, de l'é- 
tang {marchait. Ouest). 

Duinareaa, Duxnareix, Da* 
mareat, Dumaret. Du man^. 
Nom donné dans l'Ouest non-seole- 
meiit au marais proprement dit, inaU 
à des terrains inondés pendant l'hi- 
ver seulement. 

Dumas. Du mas (oc). Oenome^ 
fort répandu parce que le mot ••> 
caractérisait jadis la petite propriété 
rurale du Midi. U prit ensuite de 
l'extension, s'appliqua aux malMiUi 
puis aux hameaux. Voy. Lewuu, 

Dumax. C'est une forme de Ds- 

mas, car le maê s'est dltmaxeonuDS 
meiz et mex, 

Dumay. De l'aubépine («s|i 
Ouest). On appelait ainsi égalentf* 
un arbre planté le premier maL 

Dumeige. M. s. q. Dumalge- 

Dumènil. Abr. de DumesniL 

Dumergue. F. de Doumargi^ 

(Dominique). 

Dumesnll. Du mesnil. —H. ■•4' 
Dumas, avec cette difFérence,4B0'' 
mesnil (en latin moiMioAtls) était»* 
terre encore moins grande q*' ^ 
mas (eu latin mantua). Ce noms''' 
signé ensuite plutôt une inaiso> ^ 



f 



Bttp 

ne isolée qu'âne exploitation 

«y. F. de Dumay. 



;. Du mez. M. 8. q. Dumas, 
1, où il prit ensuite le sens 
, jardin fermé. 

ier. Receveur de dîmes (oc). 

inil. F. de Duménil. 

iny. F. du nom de saint Do- 
). L'abbé Brizard a même vu, 
1 titre ancien, Dumeny em- 
jVLt Dominique, 

tràil , Dumiral. Du miroir 

olard. De la montagne (oc). 

oncliau, Dumonchel. Du 
le (Picardie). 

snteil , Dumontel. Du 

le (oc). 

mthler, Dumontier. Du 

re (oil). 

>uchel , Duxnousseaa , 
iBSet. Du monticule (oll). 

n, Dunand, Dtinant, Du- 
Dnnel, Donet, Donin, 

Donot, Dunoa. Noms 
c dérivés du mot celtique 

a voulu dire hauteur et 
'«. C'est un des sens les 
iains qui nous restent de 
gue disparue, car Herricus, 
e du temps de Charles le 

affirme déjà que dunum 
» mont. 

Un. Du marais (paîud), 

n. Du filet à chasser la 
dte (pan, oil). Pan s'est dit 
w marande. 



Oup 145 

Dupanloup. Le nombre en est 
grand des noms où le loup joue son 
rôle. Nous avons les loups purs et 
simples, tels que Leleux ou Poêde- 
loup (en allemand Wol/gang)^ qui 
sont bien connus dans le monde des 
arts ; nous avons les noms de lieux 
annonçant des sites hantés par des 
loups, comme Chanteloup, Ganta- 
loube. D'ici vous entendez leurs hur- 
lements. Le nom de Pialoup et celui 
de PisseJeu, qui fut porté par la fa- 
vorite de François !«', n'ont pas be- 
soin d'explication. Arrivent mainte- 
nant les noms de louvetiers Heurte- 
loupf Chaaaeloup, Cacheleux, Tulou, 
Boufeloup, Lanceleux. Celui de Du- 
panloup me paraît devoir se rat- 
tacher à cette dernière catégorie. 
11 a dû s'écrire d'abord dupan-loup, 
en trois mots. En langue d'oil, le 
pan était un filet à prendre la grosse 
bête. De là viennent les verbes pan- 
neauter , qu'on emploie toujours en 
vénerie, et donnée' dans le panneau 
(se laisser tromper) qui nous fait 
jouer au figuré le rôle des grosses 
bites du temps jadis. Le nom de 
Deapanlous, qui existe, confirme 
notre présomption. 

Pan a signifié aussi portion de 
terrain (oil), ce qui rentrerait alors 
dans les noms de lieux hantés par 
les loups. 

Dupaquier. F. de Dupasquier. 

Duparo, Duparcq, Daparccpie, 
Duparque, Duparquet. — Parc 
se disait non-seulement d'un terrain 
entouré de murs, mais du champ 
clos où se livraient les combats ju- 
diciaires. C'est encore une grange à 
moutons (Landes). 

Dupas. Du passage, de la brèche 
(pas, oc). 

Dupasquier. Du pâturage (oil). 

Dupenhoat. De la tête du bois, de 



DnpArlè.DopAiiar. Vu;. P' 
Duparre, Dnpsrray, Dnpar- 

plerr«,'oop-iyi(ofl). 
DnperroD. De la gmads i 



Dnplan. De lu pUlue (oc). 



Duqualne, Duqaène. Doqua- 



Donoi. Durand. DuTant. Cm 



Duplesela, Duplesoy. Du plei- 



Dupaochel. Du petll pont ( 
cardia). 

Dapart. Outre lo bedi com 
le manlienD (Pjréiiéo), ■mié (o 



t «noare a t1 in, 
ir i U Otl^e. A là 



Dapcxiay , Dnpoaget, Duponz, 



> La aom Aes originel i:«ltl4>i>« 
. imRDiqtiei qol ma pvalw^ 
iiDprolMblaa «D M qui oaaMn» 



Dur 

ic nu t) : lo parce que le seul 
tique analogie étant dur 
urand et Durant devraient 
rs des noms de lieux fort 
I, et je n'en connais qu'un 
Qers) ; 2» parce que les sa- 
utre-Rhin semblent ne trou- 
>urand que dans le Midi de 
e et non en Allemagne. Dès 
tcle, Fdrstemann donne de 
(avec un d) quelques exem- 
U sans pouvoir lui assigner 
louche et sans l'escorter de 
rés nombreux qui caracté- 
uvariablement tout vieux 
oaanique et qui nous donne- 
)urald, Durhardf Durger, 
Durbald, Durbold, Darwin, 
etc. Les deux seuls dérivés 
Fdrstemann sont Duramnuê 
ndomar. Mar est une dési- 
innanique qui a pu se com- 
rec un nom d'autre prove- 
[>ttramnu« aurait autant de 
^tre une forme de Thiudram 
Irich en a à être une forme 
Irich. 

qui précède, je crois pou- 
r ces conclusions : 
. lo Dur (oc); 2o nom de lieu 
''est le seul que j'aie rencon- 
genre ; 3° forme espagnole 
latin Durannuêf qui est le 
»m germ. Duramnxts, t. de 
m (vigoureux de la nation). 
d (avec un d final) semble 
oir se rattacher qu'au Du- 
[atin, dans le sens de qui 
i, qui t'aguerrit. 
I. Nom moins ancien que le 
it et signifiant endurant, en- 
iguerri, s'il n'est pas tout 
eut une forme de Durand. 
im de Dante est une abré- 
le Durante chez les Italiens. 
tn , Du Bant : du bélier , du 
Coil). 

Ddaad , Dnrandeau , Du- 
, Dnrandin, Durandon. 
Durand. 



Dur 



147 



Doranger. De l'élan, du renne. 
Cet animal existait autrefois en 
France, car le traité de Gaston Phœ- 
bu8 donne la manière de le chasser. 
Voy. Durenne. 

Durant. Voy. Duran, 
Durai^ton. Dér de Durant. 

Duranty. F. méridionale con- 
servant le génitif du Durantu» latin ; 
il signifie fila de Durant. 

Dureau. Dér. de Dur. Voy. Dn- 
rand. 

Durècu. Dur bouclier (oil). 

Durel. M. s. q. Dureau. 

Durenne. M. s. q. Duranger. 

Duret. Dur. Son opposé est le 
nom de Ifollet. 

Durey. !<> Du roi, homme du roi ; 
2o forme de Durier. 

Duriau, Duriaux. Dér. de Du- 
reau. 

Durl6. F. de Durier ou Duriez. 

Durier. !<> En langue d'oc, durier 
veut dire : « qui n'apprend pas fa- 
cilement, qui ne paie pas volon- 
tiers » ( Honnorat ) ; 2o en langue 
d'oil , rier a le sens de dai^ le terri- 
toire; 3o forme de Duriez. 

Durieu, Durleux, Duriez. Du 

ruisseau (Midi). Biez se dit aussi au 
Nord. Le rieu est surtout un petit 
cours d'eau rapide formé par les 
orages. 

Durig. Du ruisseau. (En langue 
d'oc, rigare est arroser.) 

Durin. !<> Dér. de Dur; 2» du 
Rhin, des bords du Rhin. 



150 



Ede 



Eoard. Vieax nom germ. écrit 
Eckart au ix« siècle. Même origine 
et même sens que Achard (chef- 
aguerri). 

Eohalard, Echaliè. Nom de fa- 
bricant d'échelles {échalle, Centre), 
ou de clôture de champ (Centre, 
Ouest). Eehalier se dit surtout de la 
barrière de pierre ou de bois qui dé- 
fend l'accès d'un champ entouré de 
haies. < Il est aussi tost prest qu'un 
chien auroit sauté un eschalier >, 
dit Bonaveuture des Pcriers. 

Eohard. F. d' Achard. 

Echinard. Le sens d'ecAineur, 
éreintenr, est trop moderne, car on 
ne semble pas connaître au moyen 
âge le verbe échiner. Mais on con- 
naît le substantif ^c^ine avec le sens 
actuel, t Laissez les gelines qui trop 
ont megres les eschines >, dit un 
texte du xiiic siècle. Echinard serait 
alors un nom d'homme maigre, à 
chétive apparence. 



Eckart, Eokert. 

de Ecard. 



F. primitives 



Ecochard. 

(écorcheur). 



Abrév. d'Ecorchard 



Ecoffet, Ecoiffier. Abr. d'Es- 
coffier. 

Ëcorcheville. Qui dévaste (écor- 
cho) les domaines ruraux (villes). 
Surnom de guerrier maraudeur ou 
de capitaine implacable. En Cham- 
pagne, le veut d'eseorcheville est 
encore un veut du Nord soufiSant en 
ouragan et dévastant la campagne. 

Edard. Abr. d'Edouard. 

Edel. F. moderne du vieux nom 
germ. Adet (noble). 

Edelln, Edeline, Edelmann. 



Bffl 

Dér. d'Bdel. Le dernier vent dire 
gerUi^omme en allemand modœne, 
où edel comporte de plus le sens de 
généreux, tandis qu'autrefois il vou- 
lait dire simplement noble de race. 

Edgard, Edge. F. d'Bdooard. 
Fdger est en flamand la forme du 
nom de saint Edoarduê, 

Edme. Abr. d'Edmond. 

Edmond. F. du vieux nom germ. 
Hedmund (ix« siècle) qui signifie, 
selon Grimm, combat (hed) refug* 
(munt). A été porté surtout par les 
Anglo-Saxons. 

Edouard. Nom de Mint. F. da 
vieux nom germ. Hadaward (oom- 
bat-défenseur). A été porté surtoat 
en Angleterre. 

Edouz. F. du vieux nom germ. 
Hadulf (combat-loup , c'e8t4*dire 
loup combattant). 

Ed^wardB.Fils d'édonard (Ang.). 

Egasse. F. à'Agcuee: pie (cil) 
qui se prononce encore aigaut, tU- 
guesse dans nos campagnes. Nom de 
grand causeur. 

Egger. !<> Forme d'Eggert, classé 
par Fdrstemann parmi les dérivés 
du vieux nom germ. Eggehard{t'L«i' 
aguerri , agent-aguerri) ; 2p dérivé 
àHEggCf forme flamande du nom de 
saint Ogidiua , ou d!Egge : hnee 
(AUem.). 

^QQ^Yf ^li- F. interverties da 
nom de saint Egil, évéque de Seai, 
en latin Egil, forme intervertie ds 
vieux nom germ. Eigil (ix« siède). 
Sens inconnu. 

Egloff. Cour d'Egel (Egel-hofl)> 
Nom de lieu. Egel est une fonM 
aliem. mod. d*Eigil. Voy. Eggljf. 



Egrot. Dit, de Âifre qui 

,i, ia «Igneur ds JiiiDonl 

r Iw eoDeroU • . JI^« doit 
I isl ponr atirf, qal poiuns 

U. Vieai nom genn. écrit 
B la Tui' •lèclE, Sa forme 
eit Barl<lTd(luiTi : année ; 
enl). 

) do Tleni nom germ. Her- 
nie, gaerrier), maia c'est 

an»). 

. F. interrerUe du vleui 
I. Hirald (armée-ncieii, 
l'armée). 

1. C'eil le I>DCliEns >lle- 



w PI (Allem.). 

(Teit l'Albert fluoind. 

'. Kom d< «Int. Vient 



dB»aiulL6onor,évâiiu'^ 
ixlimc ilccle, qal tombe 
1. OnmWtTWlrJfMoiior! 



!a UsMrt, qal en ol Knlanent 
'ibrérlalion. Aaui ne (nl-il pM 

;rr]c leAn (lldji), ^inl a fait Uoa. Lb9 



.e rapprocliDTDll-ellB du 
modurno clisticn AU at- 



tOiard. IMr. d'il! a. 

£llaB. O'eitrlËlleasglibatl'Blle 



£lla. Nom de lalnl. En latin 
^ioi. Vient do lliébrea et ilcnift» 

ËUm, Ëllet Bér. d'Ella. 
ËUteer. F. d'Éléiiar. 
ËUat. Dér. d'elle. 
ËUaabeth, Kom de itdnle. Vlsnt 

Dieu, Jtieu itu in-ns»', "ilul àe In 

toulQs.llcDeEtDDCOi'edoDisiitrM: 
eauacrii à Dit», Jon de Jihfvah. 
Le Hni do terjnent paraît avoir la 
majorlti. 

ËllM. Abr. d'ÉMubelb. 

Elleaunia. Vient , comme Al- 



L vien 



: ilAiile, A 



Âtdetiulm (Dobls a 



Bllotdii. F. da Ticni som geim. 
.^UoiDin, kbrégé en Alolu dèi ËBO. 
FBr>t«inun loa.ldénut M eommH 
ponnnt Itn Uddnbr^vlntiou i'alhal 



Elloy. P. d-iloy. 
EUuln. F. d'EUoa 



Virait p 



E de Emile o< 



liallla i 



le^mélKW 



de sUnt. Ei 



B pH me tromper 



clijlu,. Je n 

iout bonnemeiit une /orm. 
ïenle d'iSî-liu., vlcm dod 
qoiu dt^ponâ sDMlpftrub 

EgU. 

ËlDphe. Voy. ^#c. 

Étoy. Vor. ilai, 

ESnrart. Abr. dn viei 
gemo. Xd<Imirt, qui le re 
tel dèt TIS (a<itt : noble ; an 

tlyaèe Nom de islnt di^ 



Ëmallii. Dér. de Émel. 

Ëmsiia, Émeiiqae, 'Ëmery, T. 
ID -vlcni iioiD germ, Sinelric\{lias) 
|n! esl luImAmo une funne d-J»!- 
i;7i (anal : trivnll rfdft: iletie, 



fanlla. Kam de i^nl. <?M h 

briue fru^lie du l«t)D XmU— 
|nl déilgoalL uns famille pnliHilc 
le ruiclei.De Borne, piutirq.» m 
LU*e1Ie (b( liliut appelle A ituik tt 
'esprit BBj on* qni cïrKtt!ris»It •« 

lom de Upldns, pert£ pu une ÈMbt 

ËmlUen, Ëmlllan. Numi * 



tmllland , Emilie . Ëmloa, 
Ëmlot. aét. et furmo d'iâmlle. i»t- 

lu'imlIluD et ÉmlJioo, emr il iqn- 



Bas 

. F. d'Aimon ou d'Émond. 

1. Nom de saint. Sa forme 
dmundus en fait une forme 
ad. 

9t, Emonot. Dôr. d'Émon 
•nd. 

re, Emp6raire, Empe- 

npire, empereur, qui est à 
ou à Temperenr. M. s. q. 
Les Anglais ont de même 
^Tor. 

l, Énaud, Énault. F. des 
ox nooQs german. lo Age- 
i a fait Ainard et Eluard 
erri) ; 2° Aginald, qui a fait 
t Ainalt (chef-aucicn). Ou 
éld, ait valent aud, ault. 
tlonnellement, Énault peat 
forme de Hainault (origi- 
Rainant). 

«, Endrë, Endrian. F. 

3, Andrian, André. 

?ail. Patient, résistant au 
: et an moral. Je suis aise 
Qtrer ce nom qui confirme 
omptions en ce qui regarde 



jOe. Abr. d 'A nd«/on*, nom 
naturalisé en Espagne, puis 
omme Adalfons, qui a fait 
Andefons veut dire prompt 
nd : ardeur; fons: prompt). 

y. F. du vieux nom gcrm. 
, abrégé en Anfred, Anfrid, 
de (aTeui-paclfiqne). 

Ignë. Forme de Engeigné: 
iopé (oil), ou de Engigaere : 
r, constructeur de machl- 



i. Signifie ange en allen:and 
I. Mais il convient de faire 



Enn 



158 



observer que, en fiamand, Engel est 
aussi la forme abrégée du nom de 
saint Eugelbcrt ou Bagerberfc (les 
deux se disent), ce qui donne une 
preuve de déformation ad>uciederr 
en l. Enjelbtrt, qui est la forma la 
plus ancienne, vient du vieux nom 
german. Angilbert (qnl a fait chez 
nous Langlebert). Nous ne pensons 
pas qjï'Angil signifie ange comme 
on Ta cru, car les noms d'Angelbard, 
Angelrich , feraient ange-agucrri , 
ange-riche, ce qui paraît peu vrai- 
semblable. Je préfère la conjecture 
de FSrstcmann qui fait d'Angil une 
forme de Ingo : jeune. 

Engelhardt. Nom de la même 
SDuche que le précédent. Ses formes 
anciennes sont Engilhart (viii« siè- 
cle), Engelhart (1060). Veut dire 
jeune-aguerri. 

Engelmann . 1«> Homme-ange 
(allemand moderne) ; 2» forme du 
vieux nom germ. Angilmann^ écrit 
Engelmann dès 823 (jeune-guerrier). 
Man veut bien dire ici homme, mais 
avec le sens mâle et guerrier du vir 
latin. 

Engerran, Engrand, Enguer- 
rand. F. du vieux nom germ. ^n^eZ- 
ram (jeune-fort), 611. 

Enlcpie. F. de Honnique (Jean). 

Enjalbert, Enjalric. Formes des 
vieux noms germ. Ingalbertj Ingal- 
rich (jeune-renommé, jeune-riche), 
ixe siècle. 

Enkel. Petit-fils (Allem.). 

Ennery. l» Nom de lieu (Moselle) 
dont la forme latine, en l'an 898, 
était Ilunneriaca villa ; domaine 
(THunnerlc (vieux nom germ. si- 
gnifiant 7mn-r»c/ie, ou géant puis- 
sant); 2«> forme d'Hun noric, expliqué 
cl-dcssus , comme Emery est forme 



7. 



loi 



Ero 



d'Amalrirh. — Le nom de Deunery 
(d'Eunery) a été pris par des fa- 
milles iBraéLites. 

Enoch. Nom hébreu qui veut dire 
dédié (à Dieu). 

Enocq. F. d'Enoch ou de Hou- 
nocque (Joan). 

Enouf, Enout, Enouz. F. dn 

vieux nom germ. Einolf qui vient 
d'Aginolf (loup-conducteur, loup- 
chef). 

Entraigues, Entraygues, En- 
tremont. Entre les e.aux, entre les 
monts. Noms do lieux. 

Eon. Nom do saint. En latin 
Œniiu, qui reste inexpliqué. Faut-il 
le chercher dans eouann, eon, qui se 
disent eu Bretagne pour Yvon. En 
breton, eon signilie aussi écume. 

Ëparvier. Épervier (oc). 

Ëpaulard. Qui a de larges 
épaules (?). A Toul, on appelait 
épaulier le receveur de l'église. 

Équipart. !<> Marinier. Mot à 
mot : homme de l'esquif. Au moyeu 
âge, équiper se disait pour prendre 
la mer; 2" binette, bêche (oil). 

Érard, Ërart. Vieux nom germ. 
écrit tel dès le ix« siècle. Les formes 
primitives sont Airard et Hariard 
{hari : armée ; ard : aguerri). Ex- 
ceptionnellement, Érartoat laforme 
flamande du nom de saint Erastc. 

Erckmann. F. du vieux nom 
germ. Erckman (1083), qui est une 
abréviation (VErchanman {ercan: 
franc, sincère ; vian: guerrier). Ce to 
souche me paraît préférable à celle 
d'Archiman, donnée par Fôrste- 
mann , dont Erckmann me semble 
être plus éloigué. 



Erw 

Erhard, Erhazdt. Même fenset 
môme souche que Érard. lÊcritf teU 
dès les Yuie et ix* aièeles. 

Erlanger. Originaire d'Erloag, 
ville de Franconie (AUexn.). 

Ermel. !<> F. vulgaire du nom de 
saint ArmagiluB ; 2» manche {Aermel, 
Allem.) ; S© dérivé d'erme ; désert, 
friche, solitude (oil, oc). 

Ermeneuz. Arménien (emeni, 
oo). N'ayant pas rencontré de texte 
justificatif, je crois moins an sons de 
fourreur d*hennine, qu'on a donné 
ailleurs. 

Emault. F. d'Arnault. 

Ernest, Emestine. Emett vent 
dire grave, térieux, selon M. Scott; 
excellent, selonM.Hecquet jJkoiior^ 
selon Ottius (qui le fait venir da 
nom gaulois Ariovisle). FSrstemaaA, 
vers l'avis duquel je penche vol(»i- 
tiers en ce qui concerne les vieux 
noms germains dont il a fait ose , 
étude si spéciale, donne on sess 
tout autre. Pour lui, Ernest est kn- 
neur-lanes, c'est-à-dire la lance ho- 
norée (ern ou am : honneur ; eit on 
ast : lance). La forme primitive eit 
Arnest (888). 

Emouf. Emoalt, Emonz. F. 
de A moult, Arnoux. 

Emet. Abr. d'Ernest. Bile «t 
fort ancienne et se rencontre dès le 
ix« siècle. Ou se demande comount 
Emst peut être une forme du io0 
de saint Candide dans le martyro- 
loge hollanda'.B. 

Emu. F. do Ilernu : sombre, me* 
uaçant. cLe temps est hemuli dit- 
on à Lille quand un orage se pré- 
pare. 

Erwin. F. du vieux nom g«no. 



ysip lièala), qui vient d« 
{hari : armée ; ui» : a 

ard, Énuoart. Que. 



), Eaoalll«. Ardolie, 



EsorlTan. écrivain (oc). 
Eaorlva, F. d'Euribs. 
Eioudlfe, ElBOUdlar. Écayer (oc. 



(oll). NomdepÈUriu. 
ido. 1° Nacelle ; 2° dlEpnb 



Esmire. Métairie , étable (oïl 
N. d. 1. 

EsDaiid, Eonault, Eananx. i'i 

le nom dâ Haiqt Bauard qui te d 
ea latin ^jnartlu. Je lali en dro 



Emeut, Esnoa, Eanoolt. USiui' 



Eaplna. Aubépine (iril). Hom •!< 



Esportalla. Beu 
EBqOirOl. lEcnrQ 



Eacpilv*. 1"F. d'UacFlTe; t°ra 
lenlble («sBin, .«cuira, oe). 

1, IMWebe- 



Biitooq. £pé«, bilan pidnli (h 

oil). 

EMOn. nitou, Idqoe (4il«iu, «' 
Eatrada. Oriude ronte [oo). 



•LUreitorllng, 
B«le;S»dÉr.d'B.itr(e;JeinieB« 
.tfrlle ioo% m-iiiï»!» tnjct (oW, 

Eataul. Usile do jeu do paix 

atOTO. ÉtiBuno (oc). 

Eaterenln. I>âr. d'Eslii-c, 

Eatlbal. F. il-Kstiv:i1, bi>ti 
girc, oboaisoii d'cM (M, ûLl). 

Brtlanoa. F. d'iidcnne. 



ErttgnEtrd. Dur. d'ÉiiCDuc. 
Estlqae. Mnlgre, vtiqna. 



Estivadoa. tlûlayer (oe). 

EstlTEa.EatiTsleC, H^itî u d'ùtù . 
■L-cillral clali iiDB ohBnBBDre àc 

d'hormlne, nul^ Usuidd. (ia« 
Molli n, donno ihy mans EsiWanx, et 
loi) dlaatre m'utTËrro (diable jii'sm- 

plmdD.<d. 



Ëtfera. F. d'BilèTE. 
ËMvenon. Dér. d'âtârs. 



fitleniia. Nom de Balut. Da giw 
Sttj.ftoi.o» roiiroiiup, ,|u; Il Ut SM- 
f«n» en llBlle E!!el>:.u od Bipt- 
gne, eteven en Fl.ndro, Siuiiben « 
AoglctBrra, K,leve dnm le Jip 
baKnne, SM>e dana le RaaerpLe,Br 
lopbe dau< UGnjenuo st VAnfi- 
mola, Slivao dam le Fore», Tlndi 
dana le Beanjolsti, etc. 

ËUstmot. Dér. d 'Etienne. 

ËUAvent.F. d-E>tleTui(éiieiui>i). 

Ëtlgnard. F. d'BilIgnird. 

Eudei. NoiD de esint, en I 

IiiSM-quo l-»MPmanu mlUeheàl» 
iioatihe ^Hlh d.ms,f.cile.Lil 
latluliée Sado e>t du tiik ■iè' 



dit le 



[.abollan 



EstlTBn, EsClTln. !■> Abr. d'Ei- 



Fab 

Eulalie vient du grec et vent dire 
parlant hien. 

Eusèbe. Nom de saint {qui honore 
bien. Grec). 

. Enstaohe. Nom de saint. Vient 
du grec eustathios : vigoureux, bien 
portant. D'autres étymologistes lui 
donnent le sens de • cilme, tran- 
quille, riche en épis *. Euatathe, 
Euêtache , Euêtase , Eustaze et Eus- 
taiae sont des formes d'Eustache. 

Euvrard. F. d'évrard. 

Euzet. F. d'Henzet (jambière). 

Euzenou . Dér . â^Euzen : Yves 
(Bret.). 

Euzière. Plantation de chênes 
verts (oc). 

Évain. F. bretonne du nom de 
saint Tves (Even). 

Evans. F.anglaise d'Yves (Evan). 

Ëvariste. Nom de saint {bien 
excellent. Grec). 

Eve. Eau (oil). N. d. 1. Comme 
nom de femme, Eve passe pour hé- 
breu; les hébraisants le traduisent 
par dame, ou serpent, ou vivante. 

Éveraert , É verard , Éverart , 
Éverhart. F. du vieux nom germ. 
Everart qui e?t un nom de saint 
et qui vient d'Eberhard , Eberhart 
(tanglier-aguerri) . 



Fab 



157 



Évert. F. flamande des noms de 
saint Evrard et JÉvariste. 

Ëvette. Abeille {ewette, oil). Voy. 
Abeille. 

Evrard. Nom de saint. Même 
sens que E verard. 

^ Évrat, Évre, Ëvrot. Évrat et 
Evrot sont des dérivés d'Èvre ou 
Epvre, nom de saint, en latin Aper 
(sanglier), ce qui en fait l'exact équi- 
valent de l'Evrard germ. Voy. Eve- 
rard. 

. E'wig. F. du vieux nom germ. 
Eowig (ixc siècle) qui signifie temps- 
combat. 

Excoffier. F. d'Escoffier. 
Exertier. F. d'Esserticr. 

Exupère. Nom de saint signifiant 
qui est au-dessus, qui surpasse (latin). 

Eyguière.Kuisscau, aiguière (oc). 

Eymar, Eymery. F. d'Aimard 
Emmery. 

Eynard, Eynaud. F. des vieux 
noms germ. Eynard, Ainald (chef- 
agucrri, chef-ancien), ix' siècle. 

Esrraud, Eyrich. F. des vieux 
noms germ. Arioald, Airich (ancien 
de l'armée, riche de l'armée), ix' 
siècle. 

Esrriès. Voy. Hériot. 



F 



Faber, Fabert. F. de Fabro. 
^Heg ont conservé la tournure latine-. 
'foher : ouvrier en fer). 

Fabian, Fabien. Noms de saint. 



En latin Fabianus, c'est-à-dire qui 
est à Fabius, nom romain devant 
l'interprétation duquel on recule 
généralement. En^ 1103, No6l se de- 
mandait pourquoi ce ne scr.iit pas 



158 



Fao 



ao nom do fôvo (faba)j ot faisait 
observer que les légumes n'étaieut 
poiut dédaignés par d'illaatres noms 
romains, tels que ceux de Lontnlxis 
(lentille), Pison (pois), Cicoron (pois 
chiche^ Malheureuseiuent, faha no 
peut donner que faicB et non fàbi 
an génitif exigible eu pareil cas. Je 
penchcraii} plutôt pour le génitif 
Fabri (ouvrier en fer) qui a donné 
déjà le diminutif Fa^rtciiM au monde 
latin. On aurait dit Fabiu* en adou- 
cissant Fabrius. 

Fabre. Forgeron, maréchal-fer- 
rant, taillandier ;,oc). Le peintre 
Fabre s'en était souvenu lorsque, 
nommé baron en 1828, il mit une 
encluiue d'argent dans son blason. 

Fabregas,Fabrège,Fabrègae, 
Fabreguette. Forge, petite forge 
(fabrega, oc). 

Fabron. Petit forgeron inexpé- 
rimenté , d'où le proverbe méri- 
dional : 

Qui qaitia fabre pcr fabroan 
Perde sono ferre el soan carboan. 

(qui quitte forgeron pour fabron, 
perd son fer et son charbon). 

Fabry. Même nom que Fabre, 
seulement il a conservé la forme 
latine Fabri, origine méridionale. 

Fabvier, Fabvre. Ouvrier en 
fer (oil). 

Factlo. Abr. de Bonifazio (Ital.). 

Façon, Faconnet, Abr. de Fal- 
con, Falconnet (faucon). Il faut ajou- 
ter que, à la date de 817, le réper- 
toire de Fôrstemanu donne le vieux 
nom gcrman. latinisé Faeco qui 
80 traduit Faccon ( de Fag : se ré- 
jouii"). Mais c'est un exemple unique 
et la famille ne paraît pas nom- 



Fag 

brense. Néanmoins il en fait dériver 
le nom allemand Faek. 

Faoq. F. de Fack. Voy. ci-deisiu. 

Fadat , Fade, lo Le second est 
une forme de Fade qu'on prononce 
fade en langue d*oc, on de Faâet : 
esprit follet (Berri). Fadat veut dire 
prédestiné , charmé par Um féeê, et 
aussi niais ; 2» sens de Fadin. 

Fadin, Dér. de FocU, qui voulait 
dire triate, peu agréable, plutôt que 
inaipide (oil). 

Faes. Abr. flamande de Bonlfàee. 

Faffln. Badin. Du verbe Fc^finer 

(oil). 

Fagard, Fagel, Fage, Fagod, 
Fagerolle. Fages, Faget. Hêtre, 
bois de hêtres (oc). Noms de voifiii. 
et de lieux dont les souches sont 
Fag (hêtre), et Fagea (prononces 
fadje): bois de hêtres. — Exception- 
nellement, fagel signifie fouet (oe\ 
casaque^ besace (oil). 

Fagniez, Fagnon, Fagnoo. 

Dér. de Fagne : hêtre (oil, Centre). 
Noms de lieux. Eu langue d'oCi fa- 
gnous veut dire fangeux. 

Fagot, Fagotât, FagottiB' 

Noms de faiseurs do £sgots on de 
personnages qui ne se piquaient pu 
d'élégance. Noël du Fail parle, » 
ses Contes d'Eutrapel , d'un < vésé* 
rable emmaillotté et fagoté dansmw 
grosse robe fourrée. > En UngB* 
d'oc, Fagotât veut dire mal hahUtL 
Au xvie siècle, fagot se prenait déjà 
au figuré pour tracas, embroniJU- 
ment. 

Fagu,Fague, Fagaer, Fagnat 

Dér. de Fag : hêtre (oc). Noms de 
lieux ou de voisin. 



Fal 

Faidide, Faidy. Banni, proscrit 
(Faidit, oil). 

Faille, lo Faute, tromperie, torche 
(oil) ; 2o forme de Faye (hêtre). 

Fafllet, FaiUlot, FaiUot. lo 
Dér. de Faille ; 2» formes de Fayet, 
Fayot. 

Pain, Faisneau. Hâtre (oil). Du 
latin Faginus. 

Falsandier. DÊleveur de faisans 
et aussi industrieux, adroit (Jeaan- 
dier, oc). 

Faitot. Fait tôt. Nom d'homme 
prompt. La paresse, la lenteur s'ap- 
pelaient faitardisef en langue d'oil. 

Faivre, Faivrel, Faivret. Ou- 
vrier en fer (oil). 

Fagole. Bois de hêtres (faiola, 
œ). 

Fajoa. Haricot et, au figuré, 
simple, naïf (fajoou, oc). 

Falcimaigne. Grande fauchée 
(magne- faîeie, oil). Nom de lieu. 

Faloon, Falconet, Faloonnet. 
Faucon. Falco est de langue d'oc. 
Bon classement parmi les vieux 
noms germ. me paraît peu probable. 
Voy. Fauque. 

Faloonnier. Fauconnier (oil). 

Faloot, Falcoz. F. de Falco. 
Les Falcoz du Dauphiné portent 
d'asur un faucon d'argent. 

Falempin. Originaire de Pha- 
lempin (Nord) qui se disait Fanopi- 
neiuUf en 1108, c'est-ù-dire temple 
du pin (des deux mots Fanum pini). 

Falgas, Falguerolles, Falgi- 



Fal 

nèroB, Falguières. 

fougères (oc). 



159 
Champ de 



Falio. Dér. de Faîi : Philippe 
(oc). 

Fallsse . Falizo. i» Falaise (oih 
< mainte falizo l'Angleterre a sur la 
mer posée > , dit Enstache Den- 
champs ; 2*> tromperie (oil). 

Falkenberg , Falkenburg , 
Falkensteln, Falkner. Montagne 
du faucon, bourg du faucon, rocher 
du faucon, fauconnier (Allem.). 

Fallet, Fallin, FaUon, Fallût, 
Fallote, Falloux, Falot. Réguliè- 
rement, tous ces noms pourraient 
dériver des mots Fall, Fal: trom- 
peur (Bret., oc), j'en trouve trace 
pour falon qui était une forme de 
félon (oil), et pour falot qui, comme 
faloie, voulait dire tromperie (oir. 
Mais il doit y avoir un autre seni?. 
Le mot Fallotf qui s'emploie au 
xvie siècle pour plaisant, grotesque, 
m'a donné d'autant plus à penser 
que Littré déclare son origine fort 
incertaine. Eu considérant attenti- 
vement les exemples justificatifs de 
son Dictionnaire (exemples dont le 
secours m'est toujours précieux), je 
vois successivement : 

lo c Cy dessous gist ce très gentil 
fallot Jan Serre » (Marot), 

2o Ce vray cynique Diogène es- 
toit ung vray fallot » (Garasse). 

3o f Je vins ma dame embrasser et 
la baise falotement un petitet tant 
seulement * (R. de Collbrye). 

Dans ces trois exemples , le sens 
de petit fou, de follet me paraît bien 
mieux convenir que celui de plai- 
sant ou grotesque; maintenant, reste 
à savoir si fou a pu se changer au- 
trefois en fau. J'en trouve une 
triple preuve : dans le Perche, où 
l'on dit faulot pour follet; dans la 
Bourgogne, où l'on dit faulau ; dans 
le Midi, où l'on dit faligaudas pour 



IGO 



Far 



fonligaudaa (folâtre). Jo puis donc 
croire que l'étymologio do radjoctif 
falot j incertaine selon Littré, ne 
doit paB û;re cherchée ailleurs qao 
dans fol : fou. De niôine, les noms 
de Fallet, Fallin, Failot, etc., 
peuvent être considérés comme des 
équivalents de Follet, FoUin, Fol- 
lot (pcti; fou, folâtre). 

On a dit que Fallonv venait du 
latin Jlarua: roux (Comte). Il con- 
vient d'attendre sur ce point un 
texte justitlcatif. Faîlon est ausui 
un nom de lieu à examiner. 

Falluel. Dcr. de Fallue : galette 
(Norm.). 

Famchon, Famechon. Dérivés 

de Falmèrhc : étiucelle , flammèche 

(Norm.). 

Fanchon. Françoise (Est). 

Fane, Faxiet. Abr. de Stefan 
(élienue). 

Fangart. IJombier (/onj/ar, Ca- 
talogne). 

Fanny. Abr. de Stéphanie. 

Fanon. Fanion, pcti: étcndart 
(oil). 

Fanouillet. Fenouil (oc). Cette 
plante jouait liu plus grand rôle 
dans raucienne cuisine. 

Fantln , Fan ton , Fantou. En- 
fant (oc). Fanton est ici pour Fan- 
toim. 

Faravel. Farceur (/arvcï, Bret.). 

Farconnet, Farcot. F. de Fal- 
connct, Falcot. Loi Farconnet du 
Dauphiné out des faucons dans leurs 
armes. 

Fardel, Fardouè, Fardouet. 



Far 

' lo Sens defardet: rase, dâgvdsement 
(oil); 2» fardeau (oil, oo). La dési- 

! nence dou est dn Midi, où l'on dit 
fardeou. 

Fare, Farette. Lanterne , Uaal 
(oil). Terre i blé, métairie (oc). 

Fargara. Dôr. de Fargaire : for- 
geron (oc). 

Farge. Forge (oil). 

Fargeau, Farges, Farget, 
Fargeton , Fargier . Noms de 
forges et do forgeurs. Fargea» est 
aussi un nom de saint, f^rgeaa, 
premier évoque de Besançon (iu< 
siècle), y fut martyrisé avec saint 
Fergeon, son frère.- Ckis deux noms 
viennent du latin Ferreolua (ouvrier 



en for) , qui se dit encore ,. dans le 
Midi, Ferriolf Ferreol et Fer«ol; en 
Franche-Comté, Ferjeux et Ferjus; 
dans les Ardennes, Fergevx; en 
Bourbonnais, Fargeol ; dans le Ly- 
onnais, Forgeux ; dans Tlle-de- 
France, ForgeU 

Fargne, Fargues, Fargnette. 

Forge (oc). Noms de lieux. 

Farigol. Thym {farigouUiy oc). 

Farin, Farinooort. Ce denier 
est un nom de lieu qui signifie ékèr 
tean de Farin, vieux nom germaB. 
qui s'écrivait Fariein au vni« siècle 
(marcheur-ami). 

Faron. Nom de saint, en latin 
Faro. Les étymologristes n'ont pai 
expliqué son nom. FSrstemann seil 
lui donne une origine g^rmaniqnei 
avec le sens de c marcheur *. Le 
nom du roi Pharamon est de U 
môme souche. 

Faroux. F. du vieux nom genn. 
Farulf (loup qui marche)} vik siècle. 
L'interprétation de ces non» parut 



Fan 



Fan 



161 



Barre quand oa vent bien 
er à ceax des tribus saava- 
Lmérique du Xord, dont les 
jrbares ne devaient guère 



U. Enclos, champ dot (far- 



). 



Y, Farreyre. P. de Fer- 
rière. 

Inder. Relieur de tonneaux 



a. Fastueux {faêtuous, oc). 

d, Faton. Dér. de Fat: 
il), hêtre (Berri). 

létre (oc, oil). 

ler, Fauchery, Fauche- 
AUOheron. Faucheur (oil). 

Let. Faucille, serpe (oil). 

taux, Fauchey. Faucheur 
désinence ey est de l'Est, 
«y vaut Fauchier. 

dUe, FauchUlon, Fau- 
stucil, Faucillhon. Serpe, 
, faucille et aussi arme of- 
Le fauchon et le fauciilon 
les lulllebardes à fers en 
faux. 

ta. F. de Faueoun : faucon 
e Faiichoux : faucheur (oil). 

»t, Faudoas, Faudouas. 
Taud : étable, bergerie (oil, 
I Faude : charbonnerie (oil). 

18. Peut avoir été un faux 
sque son opposé Bongars et 
nyme Maugas existent. 

ire, Faugière. Fougère 
1 de lieu. 



Faultrler. lo Conspirateur. De 
Faulterie : conspiration (oil). Ou di- 
sait de môme fautier pour fautif ; 
2*» fabricant de feutre, feutrier. On 
disait f autre et feltre pour feutre. 

Fauque. Nom de saint. En latin 
Falco. FSrstemann classe ce nom à 
part parmi les vieux noms germani- 
ques, mais sans l'expliquer d'une 
façon claire. Ou Faleo est latin et 
signifie faucon ; ou, s'il est germani- 
que, il devient une forme du nom 
Fulco ou Fouques, dont la souche 
fuie (peuple) a de nombreux dérivés. 
Pour conclure, Fctleo peut être latin 
et signifier faucon, comme il peut 
être germanique. Eu ce cas, c'est une 
forme de Fouques. 

Fauquemer. Ou c'est un fauche- 
mer (nom de rameur) , ou c*est jine 
forme du vieux nom germ. Folcmer 
{foie : peuple ; mer : illustre, c'est-à- 
dire : illustre du peuple). 

Fauquet. Faucille, sorte de halle- 
barde (oil). 

Fauqueux,Fauç[uier. F.de Fau- 
cheux. Les Fauquier de Fr. -Comté 
ont trois faux dans leur blason. 

Faur, Faurau, Faure. Ouvrier 

en fer (oc). 

Faurèal , Fanreau , Faurè , 
Fauriat. Ouvriers en fer (dér. de 
Faur, oc). 

Faurle. Forge (oc). N. d. 1. 

Faoriol, Faorisse. Petit com- 
pagnon forgeur (oc), d'où le pro- 
verbe méridional : c Mieux vaut 
payer faure que fauristoun. > 

Fanssemagne . Grande fosse. 
Nom de lieu. 

Faust, Faustln. Noms de saints. 
Du latin Fauêtut: heureux, favorisé. 



162 



Fav 



Fauvart, Fauve, Fauveau, 
Fauvel, Fauvelet, Fauvet, Fau- 
vin, FaUTiot. Dér. do Fauve : de 
couleur jaune, tiraut sur le roux. 
Nom de chevelure. Exceptionnelle- 
ment, on a donné à fauvin le bous 
d*hypocrite , et les romanciers du 
moyen âge ont appelé fauvel Tâue, 
comme ils ont appelé regnard le 
goupil. Mais le regnard (renard) a 
fini par ôtre seul employé, tandis 
que fauvel n'a en qu'un temps. 

Fauvre. Ouvrier en fer. Forme 
curieuse en ce qu'elle tient à la fois 
à Faure et à Favre. 

Favand, Favard, Favarger, 
Favart. M. s. q. Favier. En Pro- 
vence, on appelle aussi favart, le 
pigeon ramier. C'est aussi une sorte 
d'armure (oil). 

Favel, Favelet. l© Dér. de Fa- 
vêle : babil, flatterie (oc) ; 2° formes 
de Fauvel, Fauvelct. 

Favereau. 1° Dér. de Favier ; 2» 
forme de Faverot : fève (oc). 

Favergeon, Faverial. Dér. de 
Favier. 

Faverle. Forge. Voy. Favier. 

Favier, Favlères. Champ de 
fèves (oc). De môme , ce nom passe 
pour avoir été celui d'uu marchand 
ou d'un cultivateur do fèves, mais 
c'est une carrière si limitée, et le nom 
est si répandu que je ne m'en tiens 
pas là. Pour Favières , le fait est 
constanf.C'est bien le champ de fèves 
au Nord comme au Midi, lofais pour 
Favier, il peut être une abréviation 
de Fabvier, qui, comme Fabvre, veut 
dire ouvrier enfer. Ce doit ôtre aux 
pays de langue d'oil. 

Favre, Favreau, Favrel, Fa- 
vrlaux, Favrin, Favrichon. Fa- 



Fei 

vrot. Ouvrier en fer. C'est i la fois 
une forme de Fabvre et de Fèvre. 
Honnorat dit que Favre vent dire 
charpentier dans une partie du Ifidi. 

Fay . Fayard , Fa3rart . 
Fasraut , Taye , Tayen. , Fayet , 
Fayette. Hêtre, bois de hêtres. 
N. d. 1. Dér. de Fay (hêtre), qui se 
dit au Nord comme an Midi. 

Taynot, Petit hêtre (de Foyes). 

Fayol, FayoUe. Haricot, champ 
do haricots. N. d. 1. (Midi). Les ma- 
rins fatigués de ee légume disent en 
plaisantant : « Quand doublerons- 
nous le cap Fayol ? » 

Fayon, Fayot. Dér. de Fofi: 
hêtre. 

Fayoat. Haricot (/ayoou, oc). 

Fèart, F6aa. Fidèle. De Fé: con- 
fiance (oc). 

Fèborier. Février. Mois de nsii- 
sance. 

Febvre, Febvrel, Febvret 

Ouvrier en fer (oil). 

Fechter. Escrimeur (Âllem.). 

Federle. Signifierait , en alle- 
mand, la petite plume (de Feier, 
plume, et du diminutif le). lÊMi» 
c'est plutôt une forme de VetttrU 
( petit - cousin ) , en Alsace, oft le 
parler est doux. 

Federmann, Federmasrer. fa- 
bricant ou marchand de plumes, df 

ressorts (Âllem.). 

Fedon. Agneau (fedoun, oe). 

Feil , Feillet , FeiUeal , Feil- 
liou. 10 F. de Fils, filleul; 8» formes 
et dér. de Feil : feuillage. 



Fér 



Fer 



163 



t. Gras (AUem.)' 

e. Foi, fidélité (Jeiz, Bret.). 

Cruel, doTi emporté (oo, oil). 

mann, Feldmayer. Culti- 
ferinier (Allem.). 

te. Petit-filB (felezen, oc). 

I. Félix (Bret.). 

c. Nom de saint. Du latin 
heureux. 

nr. lo Peaussier (Allem.) ; 2» 
ant (Bret.). 

lan. Âbr. de Feldmann. 

D. Dér. de Fel. 

lo Boche (Âllem.) ; 2° fou- 
Ue, oc). 

rt,Feneaa,Fenet. i«Dér. 
fourrage, foin ; 2» abrégé de 
hêtre (oil). 

K. 1° Nom de saint italien ; 
9 méridionale de Phénix. 

n, Fenot. M. s. q. Fénart, 
, etc. Hêtre paraît plus pro- 
e que foin (/en, oil). 

aillât, Fenouillet, Fe- 
o M. s. q. Fenart ; 2o dér. de 
. N. d. 1. (Midi). 

Perme, dur, fort (oc). 

|118, Fèragut. Fer aigu, 
rme. 

id, Fèrant. lo Abr. de Fer- 
trés-usitée au moyen âge ; 
■appe ; 3° cheval barbe. 

rd, Fèrat, Fèraud. Dér. 



deFere: hôte redou table. Fi^ra^ peut 
être aussi un nom de poisson ; Férau 
désigne, dans le Velay, un terrain 
volcanique. 

Ferdinand. Nom de saint sur 
l'origine duquel on est muet ou di- 
visé. Selon M. Scott, il est batave 
et signifie < qui garde un trésor >. 
Comme c'est le roi Ferdinand de 
CastiUe qui le fit surtout connaître, 
Macri a été chercher dans l'arabe 
des mots équivalents signifiant eon- 
lentement de la foi f joie de la religion. 
On peut objecter que les Arabes 
vaincus par lui ne devaient guère 
avoir envie de lui donner ce beau 
surnom. L'Allemand Skinner a, 
d'autre part, proposé pferd-éUenen 
(servir à cheval, ou cheval servant), 
ce qui n'est pas sérieux. FSrstemann 
le classe de son côté parmi les dé- 
rivés de la souche Fart (voyage), 
mais sans grande apparence. Le 
sens arabe est encore lo moins im- 
probable. 

Fèrèol. F. de Ferréol. 

Fèret. Dér. de Fer. C'est ainsi 
qu'on dit feretat ponrJUrté (oc). 

Fergeau. F. de Fargeau. 

Ferlât, Ferlet, Ferlin, Fer- 
luc, Ferlus. F. interverties déri- 
vées de Frite (fragile, peu solide, 
sans vigueur) qui a fait fretin : 
petite monnaie ; freluehe : petite 
honppe, petit ornement d'habit; 
freluquet: petit homme frivole. — 
Farluquet, qui se dit en provençal 
pour freluquet, confirme notre sap- 
position. 

Fermin, Ferminet. F. et dér. 
de Firmin. 

Feman , Femand , Feman- 
dez. Abr. de Ferdinand. Femandez 
veut dire ftU de Femand (Esp.). 



FUTB. Huho (B^arn). 
Forran.rorrand, Ferrandier, 

fenll ■aupfOUDCFnnjiQni du métlc 
■1 an n-nvaii dans Bimdler ei Tti 

DelUment, Ferrant vent dire chenal 
tri, (oc). 

FeiTSTl. Maricbiil-fe rnn t (lui 



FuTore. Do Fen 



Ferrlère. Utlne k 1er, mine de 
rer, bonlelJle (oii). Kieeptinnaglle- 

romain» (oia ferrala), FimcIib- 



FMnT, T. tnufàlH 
amt nbr^gj OD dii. 



Li<> J'irry KnI gicé- 
n fglporEép%tpl»Ua» 



FSiy. P. de Parry. 



Foanault. F«an«an. P. de Mr 


ntau (hêtre) 


ï» dér. de 


r««:B* 


Kle.climno 


oil). 




Foward 


Feaaart 


On a dft 


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plupart d 


■ e..,il 




nn pewonn 


ageâin. 


derrière. Le 


«ensde/e. 





dclafSe, ponriBDirluiwqr»'' 

Perte, Feetean. F9le,Mie(«ll! 
ie Fui : lollde (Allem.), et c'en» 
«iotPoimi(Jo,eM). 



Fett. Gru (/ctl, Allsm.)' 



BWDdie ont Ir-jU fsulltea de foniira 

TenllherBLde. Fenlllade, Fsnll- 
laTd.FeallléE,NDinBda Ueni biea 
ombragé.. Onappolii «aïoi/frif- 
IviIjIeBfugollser.an d-oneeigiK'E 
ani rabarùls rt cEriaina briginds 
poiléa •Hm lea boii (oll). 



FeoUlebola Feolllaraile , 
I^nlUet FenlUai FouUlle , 
TeulUot Feallloy FaulllBde. 



iMd, FenUItt. 
Fan^DièrMi. t. plurda da Foi 

Fvntrln', Fantry. Fabrlcaot d 

(•vtre ponr chapenni, drapier (oil' 

Thvtm. V. d* FUtj. 

Fkrra, F*Tr«l. OnTrlsr en te 



Fènier. X4 eu Uirier. 

Feyt. F. fltminde du nom di 

Feyeu. Fsywui. Dir. de Feu 
hêtre. Nom> da llaui. 

Fecard. 1° Mr. de Fa : loi, Bié 



Fialln, Flalon. Dér. da Fiai : AI 



Fiant. Flard, Fiat. Flanlt. 
Flaux. Dér. de fi (oll) on de Pi; 
>tucére, fldile (ac). Bu Normuidie, 
fiât icai diru euDËanro. FiauU, 



Flcbeux. 1» Dér. da FiOit : Bxr, 



nifl.iH(Anw.(oil). 



TIgarat, figaret, Figorol. Cul- 
;ure de tii^Uf ™ lj>g-yM,, oc). Pifu- 

:bltiil(nlar htlir. 



IGG 



Fis 



Figon. 10 Petite figue (oo); 8«> 
dér. de Figue : foi (oil). 

Filhon, Filhos. Petit-filB. Xom 
amical (Midi). 

Fildesoye. Fileur de soie. On 
trouve le nom do Fillesuye dans le 
Livre de la TailU de Paria (xi"?* 
Mîôcle). 

Fillatreau. Fils du premier lit, 
gendre (oil). 

FUleau, FiUet. Fllllat, Fil- 
Ueux, FUUol, FilUon. FilUot, 
Fillioux. FiUol, Fillon. FUlot. 
Hors Filial et Fillioux qui veulent 
dire filleul j et qui (chose singu- 
lière) ont voulu dire, en même 
temps, vaurietif tous ces noms sont 
des termes d'amitié voulant dire pe- 
tit-fiU. Ou s'appelait mon petit- fila, 
comme ou dit aujourd'liui mon vieux. 
Dans les campagnes, on dit encore 
mon fieu (pour filleux). Dans Rabe- 
lais, on trouve fillot à chaque ins- 
tant : « Fillot, dites m'en votre 
avis! > et ailleurs : t Tout beau, 
fillot ! > dit Pantagruel. Dans le 
Maine, fillot veut dire cependant 
filleul. 

Finard, Finat, Finaud, Finel, 
Finet, Finot, Finoux. Dér. de Fin: 
rusé (oil, oc) et aussi ingénieux, sub- 
til (oc, oil). 

Fion. Fiot. Âbr. de Fillon, Fillot. 

Firadd. Murène (oc). 

Firmin. Nom de saint. Diminutif 
de Firme, autre nom de saint (eu 
latin Firmus : inébranlable, ferme). 
A Paris, on nommait saint Firmin 
saint FremiSf d'où le nom de Fremy, 

Fisch. Poisson (Aliem.). 

Fischer, Fisher. Pécheur (Âll.). 



FU 

Fisse, Fissenz, Fissot. Dér. de 
Fils. M. 8. (i.fiUeuxtfiUot. 

Fister, Fistier. Boolanger (AIL). 

Fiston. Petit-Uls (terme amical), 
mauvais st^et (oil). 

Fitte. Yoy. Laffitte. 

Fitsjames, Fits-l^Hliam. Fik 

de Jacques, fils de Guillaume (Angl.). 

Fix. Originaire de Fix (Haute- 
Loire). Nom porté par des fitmillei 
israélites et, comme tel, probable- 
ment nom de Heu. Dans le sens ae- 
tnely fixe s'est dit Jî» jasqu^aa XTP 
siècle; il voulait dire aaturi, cer- 
tain. 

Fizeau, Fizel, Fisot. Hdèle, 
certain. Dér. de Fié. Voy. ci-dessus. 
On dit encore fizel en provençal. 

Flachat, Flaohot. !<> Mon, ûdble 
{fiache, oil)î dér. de Flaéh: béquille 

(Bret.). 

Flageul. Flûte (oil). 
Flambeurt, Flamand (oil). 

Flamerlon, Flammarion. F. dt 

Flameron: chandelle, lampe,laiDièM 

(oil). 

Flan. Voy. Flanet. 

Flandin, Flandrin. Flaïuand. 
La haute taille de la race flamande 
a fait plus tard donner à ce mot le 
sens ironique de grand flandrin. 

Flanet. Petit flan. Surnom de pA- 
tissior comme Vatel, Wattiaux Ab- 
trier, etc. Flanet se trouve avec ce 
sens dans le Dictionnaire du vUu* 
françait de Lacombe (1766), et Fkm 
est également employé comme non 
d'homme. Le moyen ftge n'accordait 



Fie 

%Dl moins d'estime que notre 
Lisez plutôt ce menu friand 
e vers : 

ins scoTent embrochez (mis en 

[perce), 
, bronets et gras poissons, 
flans et œofs pochei. 
Iris en toaies saisons. 

•ert. P. de Plobert. 

- Rouge, vermeil (oil), 

sn. Nom de saint. Du latin 
blond. 

sur, Flëchier. Fabricant 
8 (oU). 

h, Fleischer, Fleisch- 
lande, marchand de viande 



Flo 



167 



N. d. 1. (Vienne) dont la 
;ine est (qui le croirait?) 
» ; domaine de Flavius. M. 
ien. 

i. F. de Fleisch. 

tnt , Fleuret , Fleurian , 
., Fleuxiot, Fleuret. Les 
miers et le dernier sont, 
i, des dérivés du verbe 

exhaler une odeur. Noms 
I parfumés. Charles d*Or- 
i n'aimait pas les parfums, 

xv« siècle : t ICauvoise 
st plus fleurant que basme 
. Led formes commençant 
I peuvent être des dérivés 

• 

^ Ou c'est un nom de saint, 
a nom de lieu. Si c'est un 
ieu, il signifie plutôt do- 
Florus que domaine des 
remonte par conséquent 
de la domination romaine 
Unies. Nous le voyons par 
atine de Fleury (Moselle), 



qui s'appelait Floriacum en 760 
{Flori, de Florus ; aeum^ domaine). 
Florus était un nom de personne 
répandu dans le monde romain. 
Quant à saint Fleury, il n'est pas 
très-connu, mais il n'en est pas moins 
honoré le 13 novembre ; je cite d'a- 
près le martyrologe. Pour être bien 
assuré de ce qu'il veut dire, il me 
faut remonter à sa forme latine, 
point de départ nécessaire puis- 
qu'elle est antérieure à la forme 
française et par conséquent exempte 
de toute altération capable d'obs- 
curcir le sens primitif. Toutefois, 
ce n'est pas ici à craindre. Floridu», 
forme latine du nom de saint Fleury, 
veut bien dire qui est en fleur», 

fleuri épithéte qui a pu faire 

également allusion à l'épanouisse- 
ment de la jeunesse et à l'élégance 
dans le discours. 

Fleutiaux. Petite flûte (oil). 

FUck. Vif, gai (Allem.). 

FUpot. Dér. de Philippe. 

Flisot, Flizot. Âbr. de Felisot 
(Félix). 

Flobert. Je vois par la forme la- 
tine des noms de saintes Flobarde et 
Floberde (Frodoherta) que Flobert 
est une forme admise du vieux nom 
germ. Frodobert (Jrod : prudent ; 
bert : renommé) qui s'abrégeait en 
Frotbert on 847.- 

Flocon. M. s. q. Floquet. Nom 
de costume. 

Flond. lo Rouge comme le feu 
(flondf oil) ; 2° flux de ventre (oil). 



Floquet. Houppe de laine déco- 
rant soit lo bonnet, soit une autre 
partie du costume. En Normandie, 
ce surnom fut donné surtout aux 
habitants du pays de Oaux. 



168 Foi 

Flor. Florent (Flandre). 

Florange. N. d. 1. M. s. q. Flenry. 

Florent , Florentin . Noms de 
saints. Du latin Flor cm : florissant, 
brillant. 

Floriant, Floriet, Florin, Flo- 
rot. Les deux premiers dérivent de 
Hori : élégant, fier (oc). Le sens pri- 
mitif des qnatre est le môu:e que 
celui de Fleurent, Fleuret, Fleurot, 
etc. (parfumé). Florin est aussi un 
nom de saint. M. s. q. Fleury. 

Flory. F. de Fleury. En Hollande, 
ou dit Floriê pour Florent. 

Flouet. Mince, délicat (oil). 

Flour. 1*^ Nom de saint, en latin 
FloruSf do floa^ floria : fleur ; 2 ' fleur, 
bouquet (oil, oc). 

Flourens. F, méridionale de Flo- 
rent. 

Floury. F. de Fleury. 

Floutier. Fabricant de flûtes. 

Flox. Paresseux (oil). 

Flury. F. de Fleury. 

Foacier. F. de Foassier. 

Focas. F. de Phocas , nom de 
saint. 

FociUon. F, de Faucillon. 

Fock, Focke. F. du nom de saint 
Phocas (Hollande). 

Foignet, Foignot, Foillard, 
Foilliot. Hêtre (oil). Noms de 
voisin. 

Foisset, Foissey, Foissin. Dér. 



For 

bonrguignoiu de Fouace: galette. 
Foissey est une forme de Fouaàer, 
vendeur de fouace (Franehe-Comté). 

Folie. Fouillée, ombrage, folie. 
N. d. I. Voy. DeUfolie. 

Folin, Foliot, Follet. FoUian, 
FolUet, Follin. FoUiot. Follot 
Dép. de Fol, foll : fou (oil, Bret.), ou 
de Fol : hêtre. Les Folin de Bourgo- 
gne portaient de gueules au hèae 
d'or. D'autre part, en Poitou, foUo 
est synonyme de foUehon, 

Fombonne. Bonne fontaine. Le 
nom de Bonnefous est un synonyne 
plus répandu. 

Fonce. Abr. d'Alphonse. 

Fondary. Fonderie (Jowndanaj 

Oï). 

Fonrobert, Fonronge, Fon- 
seoa, Fonsèqiue. Fontaine de Ro- 
bert, fontaine rouge (ferrngiBeiiM)i 
fontaiue desséchée (oil, oe). 

Fontan, Fontana. Fontaine; 
source d'eau vive (oc). 

Fontanet, Fontelle, Fonte- 
naux, Fontenay, Fontenean, 
Fontenelle , Fontenille , Fonte- 
noy, Fontet. Source, terrain hu* 
mide, lieu marécageux d'où jaiUi*- 
sont des sources, petite source (oiii 
oc). N. d. 1. 

Fontfre3rde , Fontoynoiili 
Fonvieille. Source froide, soirce 
d'Antoine (Toinon), anc. source. 

Foroade. lo Bifurcation de che- 
min ; 2o exceptionnellement, eo^ 
de fourche, mûrier (/ottreada,oe)i 

Foreau, Forel. l» Oanal («D); 
2o forme de Faureau, Faurtl : o»" 
vrier en fer. 



Fop 

.. A signifié noB-Benlement 
oil), mais aussi TuiineaUf 
>igné de la ville (Midi). 

ler. Garde de forêt, et, an 
ivage, non civilisé (oil). En 
es gouverneurs se sont ap- 
Ique temps forestiers. Mais 
Ile d'ajouter que ce serait 
lommo de leur maison. 

lo F. de Porest ; 2° forme 
; ouvrier en fer, charpen- 



F. comtoise ou suisse de 
>mme de guerre ayant mis- 
urer le fourrage et les vi- 



ls. M. s. q. Forget. 

it. F. du nom de saint 
irillant, latin). 

t, Forget, Forgey. F. 

) saint Fargeau. Forgey a 

. nom de f orgeur, bien que 

paraisse pas antérieur au 



U Forgues. Forge. N. d. 



F. de Fauriel; ouvrier en 



5. lo Pâture (oil)j*2o lisière 
ord); 3» forge, atelier de 



T. Dér. de Faurisse : petit 
ifer. 

jeir. Fabricant ou mar- 
fromages (oil). 

ntin. F. de Fromentin. 

7, Forhet, Fomey, 

F. de Foumel, Fournet et 
Bjf vaut ier. 



Fou 169 

Forot. Dér. de Faure : forgeron. 

Forster. C'est le Forestier alle- 
mand. 

Fort, lo Vigoureux. Le sens de 
fortereêse ne paraît pas ancien; 2* 
abr. de Fortuné, nom de saint. 

Forteau, Fortel. Un pen fort, 
déjà grand (oil). Se dit encore dans 
le Centre. 

Fortier. Garde de bois (oil). — 
Abr. de Forestier. 

Fortin. M. s. q. Forteau. Comme 
lieu fortifié, le mot n'est pas ancien. 

Fossard, Fossart. Dér. A^Faux 

ou de Fosaer : creuser (oil). Nom de 
terrassier. 

Fossat. 1» Dér. de Faux ; 2» fossé, 
fosse (oc). 

Fosset. lo Dér. do Faux ou do 
Foêse (fossé, prison, oil) ; 2o forme de 
Fautset : voix aiguë (oil). Dès le xiii» 
siècle, dans le roman du Renard, on 
voit dom Renard chanter < en fau8< 
set ». Au XV* siècle, Froissart parle 
de quelqu'un qui sifBe i en fausset >. 
De plus, fausset s'écrivait indiffé- 
remment fosset f car les Curiosités 
d'Oudin citent ce dicton qui ne nous 
ramène pas encore au bon vieux 
temps des marchands de vin : c A six 
ou sept , tout passe par un fosset * , 
c'est-à-dire : c que le vin soit à six 
sous ou à sept, on le tire an même 
tonneau. Il y a au moins trois siècles 
de cela. 

Fossey, Fosseyeux, Fostior. 

Pionnier, creuseur de fosses (oil). 

Fost. F. de Fauste. 
Fouaohe.Galette.Voy. Fouassier. 
Fouan. Taupe (Nord). 



8 



170 



Fou 



Fouassler. Vendeur ou fabricant 
de fouace f galetle de fleur do farine 
cuite 80U8 la cendre. Au temps où 
le pain était bis, ce pain-galette était 
une friandise. On le volt par an 
texte de Du Gange qui dit au zir* 
siècle : c panes albosdictosfouaees. * 

Foubert. F. du vieux nom germ. 
Folbertf abrégé de Folcberth (foie : 
peuple ; berth : renommé , c'est-à- 
dire renommé dans le peuple) , ix* 
siècle. 

Foucard, Foucart, Fonoaud, 
Fouoauld, Foucault, Foucaut, 
Foucaux. Dérivés des vieux noms 
gorm. Foleard (aguerri du peuple) 
et Fulcaud (ancien du peuple), ix» 
siècle. Foucaut est aussi un nom de 
saint, en latin .F^Zca{cIu«| ce qui cou- 
firme notre opinion. 

Fouchard, Fouchault. Dér. des 
vieux noms germ. Folchard, Fol- 
chaud. M. s. q. Foucard et Foucault. 

« 

Fouch6, Foucher, Fouchet, 
Fouohez, Fouchiè. F. du vieux 
nom germ. Folcher (auguste du peu- 
ple), ix* siècle. 

Fouchs. Renard {fouchs, Allem.). 

Foucon, Foucque, Foucque- 
teau. Foucqueteau est un dér. do 
Fouquet. Les autres sont des dér. 
du vieux nom germ. Fougues, en 
latin Fulco (du peuple, populaire). 

Fouet, lo Sens actuel ; 2o petit hê- 
tre (de Fou: hêtre) ; 3° fagot (Nord). 

Fougnet, Fouignet. Hêtre (oil, 
Est). Nom de voisin. A ce sujet, je ne 
puis m'empêcher de faire une re- 
marque. Le village de Foug (Meur- 
the) s'appelait, au ix* siècle, Fao, et 
au vme Villa nuncupata Faho. Or, 
de même que fou, foug signifie 
hitre à l'Est, fao signifie encore 
Mire en Bretagne, où la forme cel- 



Fou 

tique a été oonservée. Oette forme 
celtique serait donc générale avant 
Charlemagne. 

Foulhoux, Foolllade, Fouil- 
lée, Fouillet, FooUleul, FooU- 
loux. Bien feuillu, fourré de boi> 
(oc, oil). FouiUoux dériverait plutôt 
de Fouiller ou de Fouille: pioche 
(oil). 

Fouinât, Fouineau, Fooinet 
lo Hôtre. On dit encore /ontaeoK 
en Berri; 2o dér. de Fouiner: s'é- 
chapper, sMnsinuer (oil). 

Foulard. Dérivé de Fouler (op- 
primer) ou de FouUu : fou (oil). 

Foulbœuf . C'est un nom de con- 
ducteur pressé. Piquebauf était le 
nom générique des conducteurs d'at- 
telages de bœufs. 

Fould. Originaire de Fulde (AIL). 

Foulon, Foulonneau. !<> Artisan 
qui travaillait au foulage des laines 
et des draps ; 2» extravagance, étoor- 
derie (oil). 

Foulquler, Fouquô. F. de Fon- 
chor, qui s'écrivait indifféremment 
Folckier, Folcker et Folcher. 

Fouque, Fouques. Abr. de Toni- 
ques, nom de saint, en latin FàUo. 
Voy. Foueque. 

Fouquet. Dér. de Fouques. C'é- 
tait aussi un des noms familiers de 
l'écureuil. Le fameux ministre F»*- 
quet avait adopté cet animal pour 
arme parlante ; un écureuil doréie 
voit encore sur tous les livres qjA 
lui ont appartenu. 

Fouquler. Abr. de Foulquier. 
Fourcade. Sens de Foreade (oe). 
Fouroault. M. s. q. Chaufoor 



Fou 

rohe,Foarohet, Foorchon. 

M signifiait chemin fourchu , 
'ourche (oli). Ses dér. Fourchet 
rchon peuvent aussi venir de 
7he : sauvage, misanthrope 

xdlxiois. Âbr. de Fourdrinoy. 

ffdrignier. Ce serait un nom 
mellier, si nous nous en te- 
àfourdraine (prunelle, en pa- 
card), ce qui faisait dire à un 
In pays par un campagnard 
Imait à jouer sur les mots: 
prônes (prônes-prunes) n'va- 
lie des fourdraines. * 

irdrinoy. Terrain couvert de 
mers (Picardie). 

iré. F. do Fourré. 

ireau , Foorel. !<> Chaîne , 
[cil). Dans le Livre des métiers, 
dit que nul maître ne peut 
forrel s'il n*a double fond 
I et dessous ; 2o forme de Fau- 
faurél : ouvriers en fer. 

Offès. 1» Forêt (oil) î 2*» Forez 
ss, oc); 2«> colporteur forain 
D'où le terme marchandises de 
t f interprété dans un sens dé- 
able comme marchandises de 
•Étienne-en- Forez, tandis qu'il 
de marchandises de colpor- 



uret. F. de Fauret (forgeron, 
)U de Fourest (f orôt, oil). 

nrey. Fourrier. Voy. Forey. 

arland, Fourichon. Compa- 
, ouvrier en fer. 

Arment, Fourmentin. F. de 
lent, Fromentin (Jaune comme 
lés mûrs). 

fumai, Foomanx, Four- 



Fou 



ni 



neau, Foumel, Fournelle. Che- 
minée, fourneau de forge ou de ver- 
rerie (oil), 

Foumerat, Foumerot, Four- 
nery. Dér. de Fournier. 

Foomet. M. s. q. Foumel. 

Foumeyron. Qarçon boulanger 
(oil). Dér. de Fouruier. 

Foumial, Foumiaux. Dér. de 

Fournal. 

Fournie, Fournier. Boulanger, 
fermier du four banal, ouvrier bou- 
langer chargé de la cuisson, comme 
on le voit par cette désignation du 
Livre de la taille de Paris : i Gefroy 
Fournil, le fournier, aide à four. * 
A pu être également un nom de 
chaufournier. 

Foumol. Foumon. M. s. que 
Foumal. 

Foumy. Fournil, lieu couvert 
construit devant le four. 

Fourot. F. de Faurot (ouvrier en 
fer). 

Fonrquet, Fourquier, Four- 
quin, Fourquot. Dér. de Fourque : 
chemin fourchu, fourche, gibet (oil). 
Fourquet veut dire aussi colporteur 
voil). 

Fourré, Fourreau. M. s. q. 

Fouré, Fourcau. Fourré peut égale- 
ment vouloir dire couvert de four- 
rure. Un poëte du xv« siècle, Ëaa- 
tache Deschamps, se plaignait déjà 
en ces termes des égards trop faci- 
lement accordés aux gens bien mis : 

Qn*ao8 homs soit bien Testas 
Et forrés, et qui (qu'il) sache faire an 

[petit le grand, 
On ly dira : Sir*», passes avant l 
Pour ion habit, — et c'est ce qni me 

[taa ! 



174 



Fre 



origine possible, qui est /r«e, freU' 
*[ue frais, dispos, éveillé, en ancien 
français). Noms semblables: Frécot, 
Frieaultf Friehet, Frichan, Friquet. 
En provençal, fric veut dire Jeune, 
ce qui est bien près de free. 

Frère, Frëret, Frâron, Frérot. 

Frôro, petit frère (oil). Frire est le 
religieux qui n'est pas prêtre. 

Fresne, Fresnean, Fresnel, 
Fresnois. Frôue, frênaie (oil). 

Fresquet. Dur. de Fresjue : vif, 
gaillard (oil). 

Fressard , Fressein , Fres- 
seinge, Fresson. Dér. de Freste : 
l'étro(oc\ Les Fre^isede Languedoc 
puneut d'or au frèue de sinople. 

Frestel. llûte i sept tuyaux, 
flûte de Pan (oil). 

Frétât. Fretaud. M. s. q. Fredin, 
car fret vaut fred. Noms d'hommes 
froids. Dans le Centre on appelle 
aussi f retaux les frotteurs et pei- 
gneurs de chanvre. Fretaud peut 
encore être une forme de Frestel. 

Frété, lo Orné, paré (oil) ; 2<» f. 
de Fretel (flûte). 

FrèTlUe. Nom de lieu répandu. 
Sa forme latine équivaut le plus > 
souvent à Frideavilla : domaine de 
Frid (pacifique), vieux nom germ. 

Frey. !<> Froid (oc) ; 2o libre, 
exempt d'impôts (ÂUem.). 

Freydier. F. du vieux nom germ. 
Fridher ( pacifique- auguste ) , ix« 
siècle. 

Frezal, Frezard. Le premier est 
un nom do sainl de la Lozère dont 
la forme latine est Fredaldus, ce qui 
nous permet d'y reconnaître le vieux 
nom germ. Fredald (pacifique-an- 



Fri 

cien). Par U même raison, Freiard 
devient une forme de Fredhert (pa- 
eiflqae-agaerri), interprétation con- 
tradictoire qui rivaliserait avec 
l'adage conna : Si vult paeem, pani 
bellum. 

Friand, Priant. Oatre le sens 
actuel, Friand a voulu dire 9^. 
éveillé, d'où le nom de friand donné 
i la linotte (Nord). 

Fribault. F. du vieux nom germ. 
Fridebald (qui a foi dans la paix}. 
Bald a le double sens do hardi, con- 
fiant, IX* siècle. 

Friboulet. Dér. de Frlboolt, 
nom formé par le vieux nom germ. 
Fridebold (qni a foi dans la paix). 

Friboorg. lo Originaire de Fri- 
bourg; 2« forme du vieux nom 
germ. Frideburg (ix* siècle) que 
FOrstemann considère égalemect 
comme un nom de lieu sign&ifiuit 
bourg de la paix, 

Frio. 1° Jeune (oc) ; 2« forme de 
Frick ; 3o forme abrégée du nom do 
saint African (Africain). 

Fricault. Voy. Friquanâ. 

Friohet, Friohot, Friohoa. i» 
Dér. de Fricque : leste (oil), on de 
Friche : terre non cultivée ; 2» le 
nom de saint Frichou (en latin Fre- 
culfu») indique une seeottde origiM 
possible : Frichot , Friehou vien* 
draicnt en ce cas de Freoald, Fre- 
culf (sens non encore détermliié), 
hors les finales ald (ancien) et «1/ 
(loup). Il convient d'ajouter quVu 
second saint Frichoux, dans l'Hé- 
rault, s'appelle en latin FmctnoifU, 
ce qui donne le sens bien différent 
de ( fructueux >. Je ne m'étends sor 
ces diversités de vraisemblances qnc 
pour montrer sur combien de pointt 
un étymologisto est obligé de se 
porter en même temps. 



Fro 

Frlok. Abr.de Frederick (Allem.). 

Frideriok, Friedriok. F. aile- 
mauides primitives de Frêderie 
(pacifiqae-riche). 

Friès, Friese, Friess. F. dn 
vieux nom germ. JFV»e« : originaire 
de la Frise (ix* siècle). 

Frignet. Frêne {fraigntt). 

Frigolet. Thym, frivole (oc). 

Frillotix, Frilotix. Frileux (oil). 

Fringant. Qui santé en dansant 
(oil). 

Frion. Forme saintongeoise dn 
nom de saint Fredulf (lonp-pacifi- 
qae), selon Fdrstemann qui a peut- 
être écarté trop absolnment en cette 
occasion le sens de teeours que 
d'antres étymologistes ont donné à 
ulf. lie sens de secoure pacifique se- 
rait plus vraisemblable. 

■ 

Friqae, Friciaet. Vif, Joli, élé- 
gant (oil). Ne pas oublier que Frique 
est encore une forme aneienno du 
nom de saint African (Africain). 

• 

Frison. De Frise. — Avec le sens 
de houele, le mot paraît nouveau. 

Fritsoh, Fritz. F. de Frédéric. 
(Allem.). 

Fkt>eIioh. Content, gai (Allem.). 

Froger, Frogier. Vieux nom 
germ. écrit tel dès le xi« siècle. Il 
vient de Frodger (prudent-javelot), 
vm* siècle. 

FrtShlioh. Voy. Froelieh. 

Fkt>iderval, Froidevean. Froide 
vallée. 

Froissard, Froissart. Frois- 



Fpo 



175 



sent. Surnoms de grands casseurs. 
Uue menace du Soman de la Boie 
est ainsi (fonçue : c (je ne sais) qui 
ne me tient que je ne vous froisse 
les os comme à poucin en paste (à 
poulet en pâté). > — Et dans Mons- 
trelet : € Baldadoch, froisseur des 
heaumes, fondeur des escus, per- 
ceur des hauberts, i 

Fromentanlt , Fromentel , 
Fromentin, lo Terre à blé. Noms 
de lieux (Oentre) ; 2o de èouleur de 
blé, jaune brunâtre. Dans les Con- 
tée de Bonaventure des Périers, uu 
pique-bœuf parle ainsi i ses bœufs, 
• Gareau (bigarré), Fromentin, Bri- 
ehet (tacheté), Chatan (châtain), 
ven (venez) après nous (moi)! > 
Dans un texte poitevin de 1432, il 
est question de deux bœufs , c l'un 
de pel rouge, et l'autre f romentin * . 
En Poitou, on dit toujours : un bœuf 
de poil froment. * 

Froment, lo Nous voyons par 
les formes anciennes de Froidmont 
(Aisne) que Fromont fut un équi- 
valent souvent employé. En ce cas, 
nom de lieu, mont exposé au Nord ; 
2° forme du viçux nom germ. Frot- 
mund (prudent -abri, prudent-pro- 
tecteur). 

Fron, Frond, Front. F. du 

nom de saint Front, un latin Fronto 
(qui a un grand /ront). 

Frontan, Frontean, Frontin, 
Fronton. Dérivés de Front. Fron- 
teau s'est pris pour diadème, or- 
nement de tête. • Aux filles, il faut 
manteaux, anneaux, chapel d*or et 
fronteaulx, * disait Eustache Des- 
champs (xv« siècle). Fronteau et 
Fronton peuvent avoir été des sur- 
noms de grands fronts. Frontin re- 
présentait le contraire, ce qui pour- 
rait paraître invraisemblable aux 
habitués de la Comédie-Française, 
où Frontiu, le type du valet intri- 



176 



Gab 



Oao 



gant, a préciiicmeut le contraire, 
c'est-àrdire une hardiosso, un front 
oxtraordiuniro. Ou est monté pins 
haut encore aujourd'hui, et on dit : 
Avoir du toupet. Mais pour l'hon- 
neur des auteurs dramatiques qui ont 
ùvideminont donné avec intention 
le nom de Frontin à un personnage 
cflfronté, ajoutons qu'autrefois ou 
disait que les effrontés étaient sam 
front. A preuve ce passage da Trésor 
de Brunetto Ijatini (xiii« siècle) où il 
est dit que l'éliouté € est apelez sans 
▼ergoigue et saus front » . — Ou s'ex- 
plique mainteuaut pourquoi on a 
pu donucr le nom de Frontin (petit 
front) à uu effronté. 

rroBOhammer. Pêcheur de gre- 
nouilles (Allem.)> 

Frossard, Froussard, l» F. de 
Froissard ; 2« dér.de Frosser : creuser 
un fossé (oil) ; 3° dér. de Fros, froua : 
|)àturage communal, chemin rompu 
(oil). 

Froust, Froux. lo Terrain in- 



culte (oil) ; 2o forme du nom de saint 
Fredulf. Voy. Prion. 

Fubert, Fuchet. F. de Fonbert. 
Fouoher. 

FachB. Renard (AUem.). 

Fugère. M. s. q. Fengère. 

Follhan. M. s. q. Feollhan. 

Fulconis. F. latine de Foulques. 

Fold, Folde. M. s. q. Fould. 

Fuller. F. de Feller: peauMier 

(Allem.). 

Fusier, Fosallier. Faiseur de 
fuseaux. Les Fuzelicr de Picardie 
avaient placé trois ftiseaoz à filer 
dans leur blason. Dans le Centre, 
le cornouiller s'appelle fuselier. 

Fustler. Charpentier, tonnelier 

(oc). 



G 



Gabaud. 

lerie (oil). 



Railleur. De Oahe : rail- 



Gaberel. F. de Gabriel ou de Qa- 
heur : railleur (oil). 

Gabert. F. du vieux nom germ. 
Gao&er^ (contréo-ronommé,renommé 
dans la contréc\ viiie siècle. 

Gabet , Gabillon , Gabin , Ga- 
billot, Gabiot, Gablin. lo Dér. de 
Gabe et Gabi, abr. de Gabriel 
(Flandre, Centre) ; 2° dér. de Qabe : 
raillerie (oil). — Gabin est un nom 
de saint, en latin Qabiniut (de Oa- 
binui campu3, près de Rome). Oa- 
biîlon peut venir aussi du vieux 



nom germ. latinisé Qabilù (donnant, 

généreux). 

Gaboreaa, Gaborian, Gabory- 

loF. de Gabeor: railleur (oil); >» 
formes de Gabriel {El vaut eau)i99 
dér. de Oabor : vapeur, chaleur (oe). 
— Eu Poitou , on appelle goioreo* 
lo blé vert donné au bétail. 

Gabrie. Raillerie {galerie, oil). 

Gabriel. Nom de saint (forée i* 
Dieu, disent Belèze et l'abbé Uu- 
chant ; homme de Dieu, dit Uttré). 
Hébreu. 

Gachelin, Gaoher, Gaohet, 



Gag 

lOt. Dér. de Oaehe : aviron, 
ier de ville , mare (oil) , senti- 
, pie, geai (oc). Une gaehetU 

une guérite. Qaeher voulait 
jros drap , et gaehére, jachère 

C'est de gaehe (aviron) que 
le nom de gâchent, donné aux 
18 qui, pour ainsi dire, rament 
le mortier. Le sens de geai (ta- 
ir) est le plus prob .blo. 

oogne , Gaoon , Gaooxmais . 
nnet. F. septentrionales de 
>gne, Gascon. 

IboiB. F. de Gfttebois. 

ieau. Chevreau. Do Gade: 
e (oil). 

lenne, Gadiche, Gfradot, 
at. F. de Cadenne (chaîne), 
v€ (Catherine), Cadot, Cadrât 
). 

il. V07. Gai. 

srtner. Jardinier (Âllcm.). 

Stan. Nom do saint, en latin 
mua : de Gt&Qle (Italie). 

Efard, Gattet, Gattlot. Dér. 
iffe : croc , crochet , crochu , 
à croc do fer (oil), ou de Gaffa: 
»c). — A pu être, dans les der- 
e«8. un nom de marinier, do 
ir de gué. 

ge, Gagelln, Oageot, Gfraget, 
a. Gage veut dire geai (oil). 
aires noms en dérivent. Nous 
▼n que les surnoms de pie 
it donnés aux causeurs et aux 
BUTS. Gaget , comme Gachet, 
le geai. Le Gage anglais est 
léformation de nom de lieu 
uid (Gaugy). 

inage. Gagne. Le gagnagc 
gnaerie était une terre cultivée 
n seul paysan, d'où le vieux 



Gai 



177 



proverbe ; • Bon gagnage fait bon 
potage. * Gagne est une abr. de Ga- 
gnage , car ce nom désigne encore 
bien des cultures. 

Gagnard. i© m. s. q. Gagneur ; 2« 
forme de Cagnard. 

Gagne. Voy. Gagnage. 

Gagneranz , Gagneré , Ga- 
gneur, Gagneuz, Gagnier, Ga- 

gnon.Caltivateur de gagnerie.(yoy. 
Gagnage)f d'où cet autre proverbe : 
t Hardi gaigneur, hardi mangeur, » 
pour dire que celui qui travaille bien 
mange bien aussi. Gagnon s'est dit 
pour chien (oil). 

Gagnière, Gagnieux. F. de Ga- 
gnage et Gagncux. 

C^de. Plaisanterie (oc). Voy. 
Gaidon. 

Gaidan. Guide (oc). 

Gaidon. lo F. de Guidon : valet 
(oc) ; 2° forme du vieux nom germ. 
Gaid (besoin, .désir), dont la forme 
latine Gaido (x^ siècle) équivaut i 
Gaidon. 

Gaignère , Galgnerez , Gai- 
gneux, Gaignon, Gaicpioux. 

F. de Gagnièrc, Gagneré, Gagueux, 
etc. Toutefois, on a dit gaignon 
pour chien de garde, méeJiant homme 

(oil). 

Gaildraad, Gaildrean, Gail- 
dry. M. s. q. Gantreau, Gaudry. — 
Exceptionnellement, gaildreau veut 
dire négligé, mal tenu, en Poitou. 

Gailhard. Gaillard. Siguifiait 

surtout sain , hien portant , de belle 
mine et belle humeur. Plus tard , la 
qualité devint intellectuelle. • Ceux 
sont appelez gaillards qui coura- 
geusement eutreprennent quoique 
chose, tant avantureuse soit-elle >, 



8. 



178 



Gai 



disait Boachet daus son livre des 
Séries. La forme Ih est provençale. 
On appelle gaillard, en Berrl, un 
haufhlanc. 

Gaillan. F. de Gayant 
Gaillard. Voy. Oailhard. 

Gaillardet, GaUlardln, GaU- 
lardon. Dér. de Gaillard. 

Gaillat. Gaillet. F. de Gayat, 
Gayet. — En Franche-Comté, gaillet 
est le nom du porc. En langae d'oc 
galiat veut dire trompé. 

GaiUiard. F. de Gaillard. 

Gaillion, Gaillon, Galllot. Dér. 

du verbe Oallier : se réjouir (oil). 
Oaillon est aussi un nom de lieu 
et un nom de gÂteau aux fruits 

(Centre). 

Gaime. F. de Jaime. 

Gaisneau. Forme do Chaisneau 

(chône). 

Gai. 1" Coq, forêt, pierre (oc, 
oil); 2o nom de saint qui est une 
abr. de Gaël (brave, courageux), 
nom que se donnent les Ecossais et 
les Irlandais. 

Galand, Galant, Galard, Ga- 
lat. lo Dér. de Gai : coq. Galand et 
Oalard sont, par lo fait, des équiva- 
lents méridionaux de Coquand et 
Coquard que les hommes se sont 
appropriés. La preuve s'en retrouve 
encore dans l'expression familière: 
( C'est un bon coq, • en parlant 
d'un vert galant. Oalan s'est dit 
aussi au moyen âge pour soldat va» 
leureux, et galand pour galon (oil) ; 
2o4ér. de Oale, Galer : joie, se ré- 
jouir (oil). Ce dernier sens est le 
plus probable. 

Galaup. Galopeur (oc). 



Gai 

Ctalibert. F. da yieux nom germ. 
Walihert (voyageur-renommé), vn« 
siècle. Wa vaut ga. O'estainsi qu'on 
a dit werrê pour guerre et wart»- 
tir pour garantir. 

Ctoliotaon. lo Jeune coq , oisean* 
cabrler (galluehoun, gaïliéhounfOe)] 
2o dér. de Galer : danser, se réjouir, 
faire bonne chère (oil). 

Galion, lo F. de Gallien ; S» ga. 
lion, vaisseau (oo). 

Galimard. étui à plumes (oil). 
Nom d'éci-ivain. 

Galinler. Poulailler, marchand 
de poules (op). 

Galland. M. s. q. Galand. 

Gallard, GaUart. lo Fort, eoa- 
rageux (oc) ; 2° dér. de Gai: coq, ce 
qui en fait un équivalent de Co- 
chard ; S» joyeux, réjoui, de &aU: 
réjouissance (oil). 

Galle. 1«> Français (Bretagne; 
Flandre) ; 2o réjouissance (oil). 

Gallet. Cochet, jeune coq (oc). 

Galli. Ganlois, c'est-à-dire Fian- 
çais (Italie). En latin comme en ita- 
lien, les Français étaient restés 
Gaulois de nom. A preuve une re- 
partie restée célèbre. — C'était aa 
concile de Trente où l'évèque de 
Verdun s'élevait contre eertalai 
abus de la chancellerie romaine. — 
Un prélat italien l'arrête par eette 
interruption moqueuse: GaUuêCÊer 
tat (1). * 

— Utinam ad huju» galli eaïUe» 
excitaretur Petrus (2) ! réplique 



(i) Le coq (le Gaolois) ehanU. 

(2) Plût à Dieu qu*au ehant dêcteof 
(do ce Gaulois) Pierre (le pape) •• »♦■ 



veillât ! 



Oal 



Gam 



179 



ibassadeur de France, en 
t avec un rare bonheur an 
i connu de la vie de saint 
li ftit le premier pape. Cet 
leur était Danès, évêqne 
Tf et , il y a une vingtaine 
Dnpin faisait encore en 
lat un rappel fort oppor- 
. riposte célèbre. 

rd. De OaUier: se réjouir. 

d1, Galllen. F. du latin 
r (qui est à OaUtts : Gau- 



r. lo Cordonnier (Franche- 
Jo petit cbône, vaurien (oc). 

Lard. F. de Galimard. 

. M. s. q. Gallet. Gallinet 
c) est son dérivé. 

b. Corsaire, batelier (gaîiot, 



B. lo Français, orig^inaire 
le Galles ; 2** aimable, fort, 
joie (oc, oil). 

bon Virois 
pagnon galois..., 
»• gales bon temps. 

BASSBLIIf. 

aux temps de la chevalerie, 
lit encore Oalois les mem- 
B secte poitevine où chaque 
ouyait, en s'imposantquel- 
rance, l'amour qu'il avait 
lame. L'été, par exemple. 
Tait de fourrures et se rô- 
dant un grand feu. L'hiver, 
ftit dans la neige en tenue 
légère. Il parait que ces 
d'un nouveau genre ne tin- 
ongtemps contre le ridicule 
ixions de poitrine. Ils ne 
onc entrer pour rien dans 
dn nom des Gallois d'au- 



Gallon. 1» Du pay<i wallon, du 
pays de Galles ; 2° mesure de capa- 
cité et de superficie (oil). 

Gallopln. Petit commissionnaire, 
marmiton (oil). 

Gallot. M. s. q. Gallon. 

Gally. F. de Galle. 

Gallye. Galère, navire (gallia, 
oc). C'est pourquoi une famille nor- 
mande de ce nom plaçait dans son 
blason une galère. 

Galxnier. F. lyonnaise du nom 
de saint B^ildomer (hardi-illustre}, 
vieux nom germ. 

Galpin. Abr. de Gallopin. 

Galopeaa^ Galpppe. M. s. q. 
Galaup. 

Galtler. F. méridien, de Gautier. 

m 

Gaxnard. !<> Dér. de Oamer: pren- 
dre (Centre), ou de Game : voix, dia- 
mant (oil) ; 2° forme de Camard. 

Gambard. Un Gambard, maire 
de Montdidier en 1624, portait d'ar- 
gent à la gambe ou jambe d'azur sur 
un brasier de geule {Oamb : jambe ; 
ard : brûle). Mais ce n'était qu'un 
jeu de mots et Oambard veut dire : 
Qui a de grandes ou grosse t janibes. 
Un duc de Normandie fut nommé 
Gambaron, parce qu'il avait des 
jambes grosses et rondes. 

Gambet, Gambetta, Gambet- 
te. Petite jambe (oc, oil). Dans le 
Midi, on appelle encore gamhelet 
celui qui a une jambe plus courte 
que l'autre. En langue d'oil, gamhet 
était croe en jambe ; gambette était 
aussi une béquille, un couteau. 

Gambey, Gambier. Qui a de 



180 



Gan 



maavalseB jambes {gambier, Nor- 
mandie,. On sait que 6cy vaut bUr, 

EsO. 

Gambin, Gambon, Gambut. 

Jje pi-einîer est petite jambe ; les au- 
tres siguifieut grosse jambe. Au Nord, 
§ambom, veut dire jambon. 

GameL 1° Gamelle, petite sou- 
piôre. Nom jadis masculin, comme 
le prouve cet exemple de Du Cango 
« deux petits gamcaux et uuo for- 
che d'argent à, trere (tirer) soupe » ; 
2« «hameau (oc). Ce dernier sens 
nrouTO quje le g peut remplacer le c, 
car on dit eamel an langue d'oil. 

Gamoi8« Gamon. Dér. de Oame : 
pierre précieuse , voix (oil). Gamon 
veut dire aussi goitre (gamoun , oc). 

Gancel.Oie sauvage (Normandie), 

CHmid. Outre le sens actuel do 
gant, peut être une abr. de Degand : 
originaire de Gand. 

GfiOidiUion. Petit champ {gan- 
dilhoun, oc). — Sans Vh, j'en aurais 
fait un équivalent de Qandillot. 

Gandillot. Dér. du verbe Gan- 
dilier : tourner à gauche , échapper, 
égarer (oil). 

Gandois. l» F. de Gantois; 2o 
conteur de bourdes : « Tu nous 
contes des gandoises • , dit-on dans 
le Berri pour : « Tu te moques de 
nous ! > Du vieux mot Gande : feinte 
(oc). 



Gar 

loup, Je me rallieraLg plutôt «i sens 
d*itineelle, et au figuré, brillant. 

Gandouaxd, Oandonin. Vieux 
noms germ. dérivés de Gand. (Voy. 
Oandon.) Leurs finales ward et in» 
(qui se prononcent ouard et dd») 
signifient garde et camarades ami, 
compagnon. 

Gandriaa, GandriUe. Dér. de 

Gandillot. 

Gane. !<> Petit ruisseau (oc), mare 
d'eau Berri) ; 2o forme de ChxMU : 
jaune (oil). 

Ganet. 1^ Jaune , fauve ; S» dér. 
de Gane : perfide (oil). 

Gangloff . F. allemande moderne 
du vieux nom germ. Qangolfqpitir 
gniHo • marcheur-loup >. 

Ganlé. F. de Gaguier. 

Gaoifet, Ganivet. Canif (of). 
Eu Provence, les Ganivet étaient, 
sous la Fronde, des partisans exe^ 
ces au maniement de cette arme pe- 
tite, mais dangereuse. 

Gannal, Ganne, Gannean. l« 

Le premier et le dernier sont doi- 
ves de Ganne : perfide , jaune (oO). 
On appelait aussi ganntau une terre 
bonne i cultiver (oil). C«nnea« (ro- 
seau). Dans le Contre, on appelk 
ganniau le roseau commun. 

Ganneron. Dérivé de €^•gnkr: 
cultivateur. 



Gandon, Gtandonnière. Ce der- 
nier nom signifie domaine de Gan- 
don, vieux nom germ. s'écrivant en 
latin Gando dès le vji« siècle, et ve- 
nant de gandr : loup, selon Fftrsto- 
mann, qui préfère ce sens à celui du 
haut allemand gande : étinccl'e de 
feu. Comme le mot vulf ou ulf a 
déjà pour Fdrstemann le sens de 



Oanot. Dér. de Ganne. 

Ganthamne. Casque étineelaiit 
Vieux nom germ. qui s'est écrit 
d'abord Ganthelm (gand: étineeUe; 
helm : casque). 

Garachon. Guéret, jachère {§»• 
raehf oc). 



Gar 

it. 1« Qui est regardé (oc); 
e (oil, Bret.). 

ind, Garaolt, Garant. F. 

ax noms germ. Qarald, Gu' 

'elot-ancien). Dans le Ceutre, 

veut dire qui a les jambes 



»an, Qarbet. Dér. do Garbe : 
n>ftee, fierté (oc). En Breta- 
irbst signifie : < qui a les 
tournées en dehors. • 

seau, Garcelon, Garcia, 
U Garçon. Dér. de Gars : 
omme. Les étymologistes es- 
I considèrent garda comme 
>nyme du gars français. 

l. lo Terrain entre deux fos- 
*dant l'enceinte d'une ville 
; 2o oie m&le {garz) en Breta- 

Bans doute aussi en Picar- 
' Du Gard, mayeur d'Amiens 

siècle, portait d'a2sur à trois 
oies mâles d'argent. Ici, gars 
forme de Jard. 

la. lÉiBinence d'où on peut 
ir les environs, lieu fortifié, 
tuteur (oil). 

toi. Dér. de Gard. 

telle, Gardères, Gardette. 

) Garde. Noms de lieux. 

lin. Jardin (Nord). 
liner. Jardinier (Angl.). 

Ion. 1° Rivière {gardoun, 
dér. du vieux nom g^rm. la- 
Wardo (gardien), viii« siècle. 

ly. Rude, ftpre (^arcIiSyBret.). 

19XL, Garel. Boiteux. De cou- 

g;arrée (oil). On dit, en Berrl, 

hienne garelle > . Une maison 

est enfin I en Berri, une mai- 



Gar 



181 



son à toit couvert de tuiles bigar- 
rées. £n Anjou, un taureau garreau 
est pie (blanc et noir). De môme, 
dans le Midi, pour le porc garel. — 
De ce côté, garel veut dire aussi 
boiteux. 

Gtaren. Témoin, protecteur; boi- 
teux (oc). 

Garet. !<> M. s. q. Garel : boiteux, 
bigarré ; 2» forme de Guéret : terre 
cultivée. 

Gargan. !<> Boiteux (gargam, 
Bret.) ; 2» dér. de Garg qui a fait 
gargante : gosier (d'où le nom de 
Gargantua: gros gosier), et garga- 
net : gosier (Centre). 

Gsuribaldi. — Voilà un de ces 
noms d'origine germanique, comme 
on en trouve un peu partout, soit 
en Italie, soit en France, soit en 
Est>agne, soit en Angleterre ; car si 
l'Allemagne moderne a crié bien 
haut contre les euvabissements de 
l'étranger, il convient, pour être 
juste devant l'histoire, d'avouer 
qu'elle a Jadis débordé sur toute 
l'Europe. Et, au cas où la doctrine 
des représailles serait établie logi- 
quement, ce qu'à Dieu ne plaise, 
on verrait que les ruines de HeideN 
berg n'étaient rien à côté de celles 
que les invasions des Germains ont 
laissées sur notre sol dans les pre- 
miers temps du moyen âge. Et si on 
comparait l'origine des noms fran- 
çais d'aujourd'hui à celle des noms 
allemands , ceux qui parlent de 
notre esprit conquérant seraient 
bien surpris de voir que l'Allema- 
gne s'est implantée de longue date 
chez nous dans la seule proportion 
qui soit vraiment redoutable. 

Que le lecteur me pardonne de bat- 
tre ainsi les buissons 1 II sait qu'un 
vrai chasseur ne doit rien négliger : 
dans le pays des étymologies, il en 
est de même. Le terrain est si cou* 



182 



Oar 



vert, qu'on ne saurait le reconnaître 
avec trop de soin. Je reviens donc à 
Torigine germanique de Oaribaldi, 
Au vi*^ siècle , son nom était Gari- 
hald. Ainsi s'appelait un duc de Ba- 
vière. Aux viiie et ixe S., on trouve 
des Garibald en Franco, à Bayenx, 
à Cliftlons , i Tonl , dans les capitu- 
laires de Charlomagno, et en Italie, 
du côté de Bergamo. Chez nous, où 
tont s'adapte au parler des habi- 
tants , Oaribald s'est déformé en 
Oairbald, puis on Gerbald, puis en 
Gerbaud, qui est môme devenu le 
nom d'un saint. Nos Gerbaud mo- 
dernes sont donc , probablement 
sans le savoir, de vrais Garibaldi, 
et saint Garibaldi ou Gerbaud pourra 
être inscrit au calendrier de la dé- 
mocratie. En Italie, comme dans le 
Midi do la France, ou conserve avec 
plus de respect la forme ancienne 
des mots; Gar^ald n'a donc point 
bougé , il a seulcmcut pris 1'» final 
du génitif latin, qui indique la filia- 
tion. Garibaldi signifie, à propre- 
ment parler, fils de Garibald. 

Il ne mo reste plus qu'à essayer 
d'expliquer Garibald. Comme tous 
les noms germains, il est composé de 
deux parties : Gar et bald, Vi ne 
jouant entre elles qu'un rôle passif 
d'intormédiaire. Bald voulait dire 
indiflféremment plein d 'audace, plein 
de confiance , plein de courage. Gar 
rend plus indécis les étymologistes 
allemands, que je consulte toujours 
en pareil cas ; ils flottent entre trois 
sens bien différents qui sont : l» 
trait, javelot ; 2° avide 'j 3° dispos. — 
Je choisis javelot comme le plus 
vraisemblable 1» parce que les noms 
de défauts ne so trouvent pour ainsi 
dire jamais dans les vieux noms 
germaniques ; 2o parce que dispos 
ferait presque double emploi avec 
hardi {bald). 

Je donnerais donc à Garibaldi, 
forme italienne du vieux nom germ. 
Garibald, le sens probable de hardi 
javelot. 



Oar 

Gharlel. Oér. de Garel. 

Gharlgae. Chônaiei terre peu pro- 
ductive {gariça, oc). Voy. Lagar- 
rigue. 

Oarin. F. du vieux nom germ. 
Guarin qui est lui- môme une forme 
de Varin (défenseur), ou bien en- 
core de Varin, nom de peuplade). 

Oariot. F. de Gariau : bigarré 
(Centre). 

Ctarlot. Dér. de Garel : bigarré 
(Centre). 

Oamaud, Gtamet. F. de Gari- 
nand, Garinet. dér. de Garin. 

Garnier. Vieux nom germaniqae 
ayant bien changé do physionomie 
avec le temps. — An yxi« aièele, il 
s'écrivait Waririher {Wariu: dé- 
fense ; her : auguste ou armée). Selon 
FSrstcmann, Warin peut ôtre aiuû 
un nom de peuple. Puis, Warinktr 
s'est abrégé en Wamher, qni s'eiW 
subdivisé en ClFuarTter et TTamer, sol- 
vant la loi qni faisait dire indi^taé- 
tement guerre ou werre, warantir on 
garantir. Dès 1089, on écrit Gamer, 
qui est presque notre Gamier. Vi 
ajouté doit ôtre une trantpositioD 
(le la finale du gameri latin. Duis 
les actes anciens, rédigés en latin, 
on nommait toujours les gens an 
génitif qui voulait dlre^I« de (ex. '> 
Gameri : fils de Gamier). 

Gamot. F. de Garnaud on de 
Garin ot, dér. de GarIn. 

Garot. lo F. de Gareau ; ^ gros» 
flèche (oil); S» pétard (oc). 

Oarrean. Grosse flèche (oil). 

Garrelou. Bon lonvetier (guerre 
au loup ou gare an loup I ). 

Garret. !<> F. de Garet ; S» dér. 



Oas 

de Oarre : gris CauvOi roux (oc) ; 8» 
matin (Béam). 

Garrey. F. de Garrier. 

Oarrler. F. de Gaorrier. 

Garrigoa, Oarrigoiiz, Garri- 
gue, Oarrigaenc, Garrlgoens, 
Garrygue. Habitant on lieu dit 
Oarrigne (Gard, Hérault, Tarn). 
Garrigue signifie terre peu produc- 
tive (garriga) on ehêne-yeu9e(garrig). 
La finale ene indique, dans le Midi, 
an voisinage. Le sens de terre inculte 
fut anssi reçu en langue d'oil. Les 
Du G«rric de Gascogne portent d'or 
au chêne de sinoplo. Voy. Lagar- 
rigue. 

Oarro. 1° Rude, dur (garo, Bret.); 
•auvago, grossier {garrot, oc); 2o 
gros trait de machine de jet, de ca- 
non (oit). 

Garrouase , Garrouste . Pois 
chiche (dans le Midi, gearousêe, ga- 
route). On sait que Cicéron s'appe • 
lait Harcus Tnllius et qu'il fut ap- 
pelé uvmaipoii chiche (en latin, cieer\ 
à cause d'une petite excroissance 
qu'il avait à la figure. 

Garros. Houx (oil). 



Oas 



183 



, Garsaad, Garsaux, 
Qarsianx. Dér. de Oan (garçon) 
on de Oan : oie mAle (oil). 

Garvin. Vieux nom germ. sig^ii- 
flant ami dispos , compagnon de 
honne volonté (viii« siècle). 

Gaao. Gascon (oc). 

Gaaoard, Gaacoin, Gascon. 
Gascon. — Oascard dériverait do 
Gase. En langue d'oil, Qaseard, 
Oaseon ont aussi signifié flaque 
d*eaHf mare. En Flandre, on ap- 
pelle gasconneuz ceux qui se pi- 
quent de parler français. 



Gfraspard, Gaspart. Ce nom se 
rencontre aussi sous les formes do 
Jaspar, Jassepar, Jasper et Casper 
(ces doux-ci sont flamands). Solon 
M. Scott, ce nom, écrit d'abord Kas- 
par, est d'origine germanique, et 
signifie mauvais génie. Le grand dic- 
tionnaire italien de La Crusea {Pa. 
doue, 1830) nous apprend que Gas- 
pard vient du latin easpar, qu'il 
n'explique pas. Les étyroologistes 
ont évidemment oublié que Gaspard 
était le nom d'un des trois rois ma- 
ges venus pour adorer Jésus , et que 
l'origine de son nom devait être as- 
syrienne comme celle de Balthazar 
et de Melchior. Il est à noter égale- 
ment que Gaspard n'est pas un nom 
de saint, bien qu'il soit employé 
comme nom de baptême. Au xvi« 
siècle, l'amiral de Coligny s'appelait 
Gaspard. 

Gasquet. Dér. de Oasc (gascon^ 

Gasselin. Dur. do Gars (garçon). 

Gassendi. F. latinisée méridio- 
nale. C'est le génitif du bas latin 
Oassindus : premier officier d'une 
maison priucièro. 

Gasser, Gassereau, Gasseret, 
Gassien, Gassier, Gassion. i» 
Dér. ûeGas : ruine, destruction, ba- 
dinage , raillerie , geai (oil) ; 2° dér. 
de Gosse i boue (Poitou), qui est 
une forme de Gasehe : mare (oil). 
Noms de lieux marécageux. De là 
les autres noms de lieux Gassot, 
Gassotto (Poitou), Gasserotte (Cen- 
tre). — Gassion est une forme an- 
cienne du nom de saint Gatien que 
j'ai relevée sur un calendrier du xv* 
siècle. 

Gtast. lo Solitude, désert, enragé 
(oc) ; 2o ruine, dévastation (oil) ; 3» 
forme du nom de saint Gaston. 

Gasté. Pillé, tourmenté (du verbe 



186 



Oau 



do Gaud : gai (oll); 2» forme du 
vieux nom germ. latinisé Waldo 
(de Wald : régner), 771. 

Gaudoaln. F. du vieux nom 
germ. Valduin (régnant-ami). 

Gaudrillier. F. de Caudrelier. 

Gaudrln, Oaudron. F. de Gan- 

trin, Gautron (Gautier). Oaudron 
peut être encore une forme de Oau- 
dron. 

Gaudbry. F. du vieux nom gorm. 
Oualdrich, qui vient de Waîdrieh' 
(régnant-riche), ix^ siècle. 

Gaudy. Réjoui, raillé (oil). 

Gaufres. Forme provençale de 
Gooffroi. 

Gaugain, Gaugez, Gaugois, 
Gauguet. Joyeux De Qaug : joie 
(oc), et Gogue : plaisanterie (oil). 

Gaulard , Gaulet , Gaulette , 
Gaullard , Gaullier , Gaulon. 
Dér. de Gaule, perche (oil). Noms de 
gaulenrs ou do personnes droites et 
minces. • Ma damoiselle se façonne 
comme une gaule >, dit au xv^ siècle 
Coqulllard. c Souple et droite comme 
une gaule », dit au xvi« siècle Marot ; 
2* dér. de Gaule : impôt (oil). 

Gault. Bois, taillis (oil). 

Gaulthier, Gaultier, lo F. de 

Gauthier, Gautier; 2° bûcheron. 
Voy. Bouteille. 

Gaumard, Gaume, Gauxnet. 

F. provençales de Jacquard, Jacques, 
Jacquet. 

Gaupillat. lo F. de Goupillât, 
dér. de Goupil : reuard (oil) ; 2» dér. 
de Gaupailler: bien manger (Norm.) 

Gaussant, Gaussebayle,Gaus- 



Oaa 

«en, Ganssin. Gai, Joyeux (gwM, 
gaussent, oc). Du verbe Gausser: 
s'amuser, railler (oil). Gaus^ba§U 
est joyeux berger, Bn Normandie , 
dans le Maine causant veut dire eon- 
trariant ; S» dér. de Qaus : bois , hi- 
bou (oil). 

Gaut.F. de Gault on de Gaod. 

Gautard. F. du vieux nom germ. 
Walthard (cbef-aguerri), ix* siéele. 

Ganterean, Gautey, Gautey- 
ron. Le second est une forme de 
Gautier ; les autres sont des dérivés. 

Gauthard. F. aucienne de Oaa- 

tard. 

Gautherln, Gautheron, Oaa- 
therot. Dér. de Gauthier. Gw^ent 
•était un.burnom de l'épervier (oil). 

Gfrauthey. F. de Gauthier (Eit). 

Gauthier. Nom de saint. Bn ii- 
tiu Valtherus. Du vieux nom geni- 
Waldher, qui s'est écrit aussi TfW- 
tfier, GuaUer, Gauter (toujours ptr 
l'effet de cette transformation de v 
en g et 4'aC en an, que nous avotf 
vue si souvent). — La plupart dei 
étymologistes traduisent ce lom 
par chef de la forêt (Waldher), ee 
qui cadre bien avec l'allemand vo* 
derne, mais non avec l'ancien, qaii 
selon Fdrstemann, donnerait plntftt 
chef d^ armée (wald: gouverne; kc^' 
armée), on chef auguste, car kir • 
aussi cet autre sens. 

Gauthret, Gauthron, Qtit 

throt. Abr. de Gautheret, Gairtkt- 
rou, Gautherot. 

Gautier, l© F. de Gauthier; ^ 
bûcheron. Voy. Gaultier, — Cette 
dernière acception a fait donner ^ 
nom de Gantiers i des campagnarfi 
insurgés, lors d'une révolte dite de* 



Gray 

"iautierSf daus le Maine et la Nor- 
aandie (xyi« siècle). 

Gautreau, Oautret, Gautron, 
ïautrot, Gautroche. Dér. do 
^(aatier. 

Gaavain, Gauvln. l» F. de 
^lauvain, Gauvin; S» formes du vieux 
lom germ. Qauavin, Gav^vin (bon- 
uni). 

Ctavaohe. Nom ironique donné 
>ar les habitants de la plaine anx 
nontagnards du Midi qai les valent 
lien, car, dit le proverbe : • lou ga- 
tot n'a de grouisier que la rauha. 
je gavot n'a de groseier que l'ha- 
»it. * Gavot est synonyme de <?a- 
raehe. 

Gavard. lo Dér. de Gave : grève 
oc) , on do gave : gosier (oil). Nom 
le mangeur ; 2o buisson, taillis {ga- 
tar, oc). 

CtaTarret. Oér. de Gavar : buis- 
oii« taillis (oo). 

Gâteau. !<> F. de Gavot ; 2» dér. 
le Gave : grève, gosier (oc, oil); 80 
[ni a les Jambes arquées {gavaud, 
}entre); 4o ouvrier inhabile (Poitou). 

Gavât. Oér. de Gave : ruisseau, 
KMrier (oc, oil). 

Gavot. Voy. Gavaehe. 

Gay. V> Chii (oil, oc) ; 2o joie (oc). 

Gayant,Gayet,aayoii, Gayot. 
• Dér. de Gay (gai) ; 2o formes de 
laillet, Gktillon, Gaillot. — Gayant 
'eut dire géant dans le Nord, où la 
été du Gayant de Douai est célèbre 
ntre tontes. 

Ga3nrakrd,Ga3rraad. F. des vieux 
vins germ. Gairard, Gairald (javc- 
ot-aguerri, javelot-ancien). 



Gel 



187 



Gazagne, Gazan. Gain, profit, 
intérêt (oc) , dans le Midi , un dissi- 
pateur s'appelle mangea gazan. 

Gazaox, Gazeau. F. de Cazeau. 

Gazier. Exécuteur testamentaire, 

tuteur (oc). 

Gazon. Terrain herbu et, par ex- 
tension, domaine. Le nom de Zola 
n'est autre que le gazon italien. 

Gebauer. Architecte (Allem.). 

Gebel.lo Aboiement (ClFebelZ, AU.) ; 
2*> classé par FSrstemann comme 
forme moderne du vieux nom germ. 
Gabilo (qui donne). 

Gebelin. Vieux nom germ. écrit 
Gebelind au viii« siècle (de Gab : 
donner). 

Gebhardt, Gebhart. Vieux nom 
germ. écrits tels au xi^ siècle. Leur 
forme première est Gebahard (géné- 
reux-aguerri). 

Geffroy. Abr. de Geoflfroy. 

Geiger. Violoniste (Allem.). 

Geins. Voy. Gense. 

Geisel. Otage (Allem.). 

Geiskop. Tôte do chèvre (AU.). 

Geisler, Geismar, Geissler. F. 

allemandes modernes des vieux noms 
germ. Giaelher, Giselmar (ix« siècle), 
auxquels les étymologistes alle- 
mands, hors Fttrstemann, donnent 
le sens do otage • auguste , otage- 
illuetre, conforme à celui du mo- 
derne Geisel. 

Gelibert. F. du vieux nom germ. 
Gislibert, interversion de GisilAert 
(otage-renommé), ix« siècle. 



188 



Oén 



OeUn. Kom de saint tourasgean. 
Un latin Gùlenu$. Da vieux nom 
germ. GisHa -otage). Voj. GMitier ; 
a* petit coq Frauche-Com;é". 

Gelineau, Gellnet, Gelinier. 

Les deux premiers ont le sens de 
Poulet. De Oelin^^, ponle oil\ qui a 
fait le nom de Gelinier, marchand 
de poules, poulailler. Au Midi, où 
l'on serre t^iujours le latin déplus 
près, on dit Galinier (GallinarUis). 

Gelis, Gelisaen. Dér.^e Geel on 
de Gclc (formes de ifiehel et Oall , 
Hollande*. 

Gelle. lo Brun, basané {gett, 
Bre:.' ; 2" forme dos noms de Miint 
Gelé ou Gcel (Gall, Michel, Holl.); 
30 le nom de lieu Gelaeourt (Mear- 
the\ qui était Gi^laeurt cbâteau de 
Gisel. Voy. Geitler), nous avertit 
enfin qu'on peut reconnaître dans 
Gtelle une forme du vieux nom germ. 
Giêàl (otage; ; A» mesure de vin (oil). 

Oellè. GeÙée. l» Gelé, froid ; 2» 
forme de Gillet. Voy. Gely. 

Oellin, Oelly. M. s. q. Gelin, 
Gely. 

Gelot. Peut être une forme do 
Gillot, puisque (}ely est une forme 
de Gilles. 

Gely. 1« P. de Hilaire. Voy. ce 
nom ; 2<> forme de Gilles {geli, oc). 

Gémeau, Oeminel. Jumeau (oil\ 

Gemond. F. de Germond. 

Gen. 10 Beau (oc) ; 2^ forme lor- 
raine de Jean, qui a fait Géuin, Ge- 
not, etc. ; 3« joue (Bret.). 

Génard. lo Dér. de Gehaigner 
(se plaindre) ou de Gekenner (mettre 
à la torture), qui est le père do notre 



▼erb« gêner^ dont le sens est bien 
adouci, comme on Tolt ; f» dér. de 
Gen. 

Gendrel, Oendrier, Oendria. 
Gendron, Gendronx, Oeodry. 

Dér. de Gendre (1« sens «etnel ; t» 
gardon boulanger, oil), hors Gm- 
dronx qui est une forme du nom de 
saint poitevin Generonx («n latbi 
gen^rùtUÊ : de race). Voy. L^fohdn. 

Generém. Dér. de CFmmto: gen- 
dre (Italie). Cestle pendant de notre 
Gendrel. 

Genès, Oenest. Oeneêt est nu 
nom de saint du Quercy (en latia 
Geni9iuM\ qui paraft, malgré cette 
forme latine, être une forme du non 
de saint Genès, en latin Gcaeeisi 
(du grec Genttis : prodactioa , flt- 
gendrement). 

Geneste, Geneetler, G«bm- 
tout. Oenestre, Genêt, Genètn. 

Genêt, terrain à genêts. Noms d. L 
Une exception pour ^«iBef, qda 
signifié aussi bon petit cheval (oil). 

Gen e viève. — Nom de laiste 

d'origine celtique signifiant ftlsseb 

et belle fille, selon M. deCostontjBb 

au risage pâle, selon M. HeeqMt; 

fille du eieh selon M. Belàse ; UmAi 

vague, selon M. liehéricher. BdIbUl 

Geneviève se dit Genovefa. ConmM M 

lo voit, on n*est guère d*aceord f* 

sur l'origine celtique de son bsb 

qu'Éloi Jolianneau a le premier ■!■ 

: en lumière , en le faisant dér. de 

j Ghem joue {§en, en breton), et de f< 

. pour gwev : pâle. If. Bourdonné M 

rallie i cette explication qui seaUl 

! la plus exacte. Il ajoute qne ee soe 

' do Geneviève (jone-pftie) était, dMi 

les Gaulois, celui de la luaeàM> 

déclin. 

Genieis, Génies. F. du non é* 

saint Génies. Voy. Qtneet. 



Gen 

Oénin, F. lorraine de Jenuin, 
abr. de Jehennin, dér. de Jehan. 

Gteiiqae, Oénisset Oènlsson, 
Gennequin, Gënot. Même origine 
qne Génin. Les noms do Hennique, 
de Jeannisset, de Henneqain, de 
Jeannot, sont des synonymes. — 
Qeniêstt et Geniêson peuvent pins 
rarement être des dérivés de Genis, 
forme du nom de saint Oeniès. 

Oenon, Genoud. lo Nom de 
saint berrichoni en latin Oendulfu$. 
Du vieox nom germ. Qendulf; 2o 
sens actuel. 

Qens, Gansse, Gent. Les deux 
inremiers sont formes de QeaB (en 
latin Qentiuê : national) , nom de 
saint proronçal. On rappelle aussi 
GefiM. Toutefois, le nom de Gen- 
somme, qui se rencontre aussi, me 
donne à supposer que getu a pu être 
une forme de gent : Joli (oil). En al- 
lemand, Gkïnt est le nom de la ville 
deOand. 

0«nta, Gentelot. F. et dér. de 
Qtni : joli (oil). 

0«ntil. De race. Gentaiê se disait 
à Borne de ceux dont les ancêtres 
afsraient Jamais dérogé. Cette signi- 
fleatton semble rester debout pen- 
dant tout le moyen ftge auquel elle 
adonné le mot < gentilhomme '.Tou- 
tefois, elle est prise en même temps 
ta flgnréi mais toujours avec le sens 
de f noble, sans rien de matériel». Si 
wm. XT* eièele, le roman de Perce- 
flHWt mot encore en opposition les 
fluitlls et les vilains, Froissart re- 
wmiatt qu'on peut être • gentil de 
mur (eœur) ». 

Ckmtllhmnm». C'était autrefois 
rkomme noble, quel qu'il fût. Le 
B o m a m de Sou fait épouser Adèle 
de Chartres par le comte Bstievenon 
• fentil home, noble barun (baron)*. 



Gér 



189 



— Pour cette raison, gentilhomme 
ue peut avoir été, au point de vue 
onomastique , qu'un samom indi- 
quant la noblesse des manières , 
affectée ou réelle. 

Genty. F. berrichonne ou wal- 
lonne de Gentil. 

Geoffray, Geoffrion. F. et dér. 
de Geoffroy. 

Geoffroy, Geofrin, Geofroy. 

Noms de saint. Ku latiu Qaufriduê. 
Du vieux nom germ. Gauz/rid, qui 
est une furuie de Godefridy (bon-pa- 
cifique). — C'est, par le fait, une 
abr. de Godefroy. Geofrin est un 
dérivé. 

George, Georgeau, Georgel, 
Georgeot, Georger, Georgery. 

F. et dér. de Georges. 

Georges. Nom de saint, en latin 
Georgiui. Du grec Georgioi : culti- 
vateur. 

Georget , Georgin . Dér . do 
Georges. 

Gérald. Gèraldi. F. de Geraud. 

Gérard. C'est un nom naturalisé 
dans les Gaules par la conquête 
franque. Il y a onze cents ans qu'il 
s'écrivait Gareliard, ainsi qu'on le 
voit dans un acte de 748 cité par 
Mabillon. Comme tous les noms 
francs, Gareliard appartient à la 
vieille langue germ. et se compose 
de deux parties : le gar qui avait 
deux sens, celui de javelot , et celui 
do désireux, prêt, diipot ; 2« hard, 
qui signifiait endurci^ aguerri. Après 
avoir passé lo Rhin, le nom de Ga- 
rehard s'est modifié peu i peu. Selon 
la prononciation de chaque province 
il est devenu Gerhard, puis Gérard^ 
Guérard, Gayrard, Girard, Griard 
et même Grard. Toutes ces variétés 



190 



Oer 



ne Bont que des formes diverses dn 
seul et mdme nom de Oirard. 

Oèrardln, Oèrardon, G6rar- 
dot. Dér. de Gérard. 

Oèraud, Oèrault. Nom de saint, 
on latin Oeraîdua. Du vieux nom 
fform. Qerald (javelot-ancien). 

Gerbaud, Gerbault, Gerbaat, 
Oerbauz, Qerbeau. Autant de 
formes françaises de Qaribaldi. 
Voy. ce nom. Gerbaud est un nom 
de saint, en latin Oerebaldua. 

Gerber. Tanneur (Allem.). 

Gerbert. Nom de saint, en latin 
Oerbertiia, du vieux nom germ. Ger- 
bert (javelot-renommé). 

Gerbier. Collecteur du droit do 
gerberie, meule de gerbes de blé 

(oil). 

Gerbod, Gerboulet, Gerboz. 

M. s. q. Gerbaud. 

Gerbron. Dér. de Gerbier. 

Gerhard. Gerhardt. F. ancien- 
nes de Gérard. 

Gerln. Dér. du vieux nom germ. 
Gar (javelot). Il se trouve tel au ix» 
siècle. 

Gerle. Gerlet, Gerlier. F. inter- 
verties de Grêle, Grelet, Grelier. 

Germain. Nom de saint. En latin 
Germanua, qui peut s'interpréter de 
trois façons : l» Germain de nation ; 
2o frère j S» vrai, naturel. 

Germer. Nom de saint, en latin 
Geremarua, du vieux nom gsrm. 
Garemar (javelot-illustre). 

Germiny. Nom de lieu devenu 



Oer 

nom de personne . n est porté par 
une commune de la Meurthe. En 
pareil cas la règle est, comme je l'ai 
dit déjà, de chercher quelle peut 
être la plus ancienne forme latine 
du nom de lieu ; plus elle remont» 
haut, plus on déduit avec quelque 
certitude le sens primitif du mot, 
qui a souvent subi des transforma- 
tions incroyables. C'est ici le oas. 
En 836, le village de Germiny s'iap- 
pelait Grimaldi vieinium, qui se peut 
traduire par bourg de Qrimamld.— 
Grimauld est la forme moderne dn 
vieux nom d'homme germanique 
Grimaîd, très-commun dès le ix* 
siècle ; il est composé comme tou- 
jours de deux parties, grim et M. 
— Aid veut dire ancien ; les éradito 
allemands flottent, pour grim, entre 
les deux sens de fantâme, apeetn, 
nuuque, et eruel, inhumain, qui (o/t 
pu d'ailleurs très-bien, se confondre 
dans l'origine, car un, spectre a tou- 
jours quelque chose de terrible. — 
Ce nom de Orimald est une des rar» 
exceptions à la règle flatteuse qui 
semble présider à la formation dei 
vieux noms germaniques. 

Germon, Germond, Germo- 
nière, Germont. Germoniire dési- 
gnait le domaine de Germon. Le* 
trois autres sont des formes dn vieux 
nom germ. Germund (javelot-freke- 
leur, ou préparé-refugt, proteeUvr- 
empreaaë). 

G-emet. Abr. de Guerinet. 

Gerold. Nom de saint, et riens 
nom germ. ^crit ainsi dès le TnP 
siècle (javelot-ancien). 

Gérôme. F. de Jérôme. 

Ctorvais. Nom de saint, en Isda 
Gervasiua. On le fait venir dn gtee 
sans lui donner un point de ûéput 
vraisemblable, tandis que le vieux 
nom germ. Gerv€u (ix« siècle) se re- 



Ohe 

Uns OervaHuê {ger : dispos , 
, Javelot; va« : parler). 

'aiseau, Oenraisot. Dér. 
raifl. 

et, Gervex, Oervolse. 
«rais et eervoUe (bière). 

'. lo Nom de Bainto>£n latin 
leuê. Du vieux nom germ. 
'Ji (riche du pays), 804; 2° 
léridionale de Didier. 

Bdn, GesUn. F. du vieux 
rm. Giêlenui (otage). 

lert. Abr. du v. nom germ. 
rt (v-' siôcle), otage renommé. 

laoïne, Qessiomme. F. du 

lom germ. GiseVielm (viii« 
Josseaume, Villaume sont 
es de même façon. 

1er. Voy. Oeitler. 

Ing. Origin. de Goettingue. 

nid , Oerelot. !<> Forme de 
an, Chauvelot (?), si j'en 
forme latine du nom de lieu 
f (Haute-Saône) qui est Cal- 
«m; 2p dér. de Oeu : israélito 
' on a pu dire gevelot pour ^a- 
>onune on a dit geveline pour 



irbrant. F. du vieux nom 
Berbrant (ix« siècle). Grimm 
k brant le sens de incendie, 
Uumi (d'où notre brandon). 
umn propose le sens de épie, 
s'accouplerait pas bien avec 
B javelot que je donne ordi- 
mt à Ger, L'autre sens de ger 
é| prêt) devrait donc être 
il nous donnerait pour 
'ondt: prit à incendier, ou 
yjourê prête. Si nous gardons 
de javelot, nous avons jave- 
ant. 



Oib 



191 



Oheers. Fils de Gher, qui est une 
abr. flamande de Gérard. 

Ghjrs. Abr. flamande de Gisbert. 
Voy. Gibert. 

Giaoomelli, Olacomoni, Gia- 
oometti,Glacomotti. F. italiennes 
de nos Jacquemeau, Jacquemot, 
Jacquemond et Jacquemet. Il en est 
bien d'autres, pour ne citer que 
Giacominuceio, Giacomino, Giacomi- 
notzo , Giaeomozzo, qui ont amené 
par voie d'abréviation, les noms de 
Minuecio, Comino, Nozzo et Mozzo, 
qu'il serait difficile de faire dériver 
de Giacomo (Jacques) à première 
vue. 

Gianetti. Gianlnl, Oianottl. 

Ce sont les Janet, Janin et Janot 
d'Italie. La Nana italienhe est une 
Jeanne, 

Gibassler. Gibecière (gibacier, 
uil) ; gâteau, craquelin (oc). 

Gibaudan. Du Gévaudan (oc). 

Gibault, Gibaut, Gibert. F. 

des vieux noms germ. Gislebald 
(otage-confiant) et Gielebert (otage- 
renommé), abrégés en Gitbald et 
Gisbert. Gibaut peut être aussi un 
dér. de Gibe : bosse (oil, oc). 

Gibiat. C'est le Bossuet méri- 
dional. 

Giboin. Vieux nom germ. écrit 
ainsi dès le ix« siècle. C'est une 
forme de Gebewin (ami-donnant, ca- 
marade-libéral). 

Gibon, Gibet. Le premier peut 
être une abr. anglaise de Gilbert, 
mais tous deux peuvent également 
dériver de Gibe : bosse. 

Gibou, Glboulot, Oibout. 1» 
F. du vieux nom germ. Gibulf(yin* 



192 



Oig 



Bièclo). L'interprétation do donne- 
loup x).ira!t ici moins yraisemblable 
que collo do donne-secoura. On sait 
que ulf est expliqué do ces doux fa- 
çons ; Sî« bossu (gibous, oil, oc). 

GibUB. C'est lo Bossu latin {Oib- 
bttt). 

Gioquel. Âbr. de Judieatl, nom 
do baptême breton transmis hérédi- 
tairement comme nom de famille. 
Li'IIistoire deê êaintt de Bretagne 
(imprimée à Nanteo en 1637), par Al- 
bert le Grand, consacre un chapitre 
intéressant à l'histoire de • saint Ju- 
dicatil ou Glcquel ». Il fut l'un des 
premiers rois do Bretagne, et re- 
poussa victorieusement les attaques 
(le notre roi Dagobcrt, dont il devint 
ensuite le bon ami. Maintenant, Ju- 
dicaOl vient-il de Judef ovl se rap- 
proche-t-il du Judic (juge) méridio- 
nal? La langue bretonne fournit 
iud : traicre; inda : hurler; kaël: 
grille ; mais ce ne doit pas 6tro là 
qu'il faut chercher, tant qu'on n'aura 
pas un texte primitif du nom, où 
eaël peut être , par exemple , gaël 
(brave, courageux). Voy. Oal. 

Gide. Âbr. anglaise de Gédéon, 
nom de saint {Qyde). 

Gidoln, Gidon. F. des vieux 
noms gorra. Gydoin (poëte-ami) et 
Giddo {on latin), ix»; siècle. — Comme 
Gide, Oidon peut également être 
une forme de Gédéon. 

Giffard. Giffault, Giffey. Jouf- 
flu. Giffe : joue (oil). 

Oigand, Gigault. Dér. de Gigue: 
jambe (oil). Dans le Centre, gigand 
veut dire boiteux; dans le Midi, 
gétmt, 

Gignon, Gignoux. l» Dér. de 
Oeheingner : tourmenter (oil) ; 2» m. 
sens q. Qigno* : ingénieux, rusé (oc). 



OU 

Oigon, Olgou, Olgonnonx, 
Gigoux, Giguet. Dér. deOigM: 
jambe (oil). — Gigou est aussi une 
forme lorraine et wallonne du nom 
do saint Gengon, en latin Gangtil- 
fus. Du vieux nom germ. Gangnlf 
(marche-Ionp), qui est le Gingioff 
allemand. 

Gil. Gide (Esp.). 

Oilan, Oilard. F. de GUland, 
Gillard. 

Gilbert. Nom de saint, forme da 
vieux nom germ. Giîlehert qui vient 
lui-même do GisUbert et de (Hta^ 
bert (otage-renommé), iz« siècle. 
Peut être aussi une abr. tVSngiïbert 
(jenne-renommé)| 784. 

Gilet. F. de Gillet. Le Têtement 
de ce nom est un mot du tièele 
dernier. 

Gilibert. Même sens que Gilbert 
dont les formes anciennes sont eoi- 
curremment Gislebert, Gislibert, 
Gislabert et Gislobert, yiu' sièele. 

Gillain. F. de Gislaln. 

Gilland, Gillant. Gillazd, Gil- 
lardin, Gillart. 1» Dér. de GiUe. 
Gillard peut être aussi une forme 
du vieux nom germ. Gialard (utage- 
aguerri), viiie siècle; 2» dér. df 
Gille : tromperie (oil). 

GiUe, Gilles. Nom de saint la 
latin Mgidiua, — JBgidiut doit venir 
des mots latins JEgia, JSgiâi» : bot- 
clier, égide, ou .Xgidua : fils dlâg*^ 
héros de la mythologie grecque et 
neuvième roi d'Athènes. — Ce de^ 
nier nom était répandu à Rome. 

Les Anglais ont on Gill (abr. de 
Gilbert) qu'il ne faut pas confondre 
avec celui-ci. 

Comment Gilles vient-il du latlt 
JEgidiu9 ? Cette origine, qui paxttt 



AigtdUtiii, 
fliilu.. Tool 



QUIobh, Olllflron. Ullet, Qll- 
liBTd. omianz, Gllller, Qllllet, 
eiiUn.QllUon, OOIoIb, OUlon, 
mOat, OOloa, OlUy. 1« Dér. dn 
GllleB. GU'y est un Gillsi métidlo- 
milC*"!!) quandiln'artpMnnnom 
da lien; 3° dér. de «Iltlt : tramperie ; 
gattrt, gaiert : fiiiBenr de toan, 



le (oil). 



allan. OUot, Gllonx. D£r. di 
CHUei ou de aille. Giloux sigslâiii 
JalaKe(oil). 

aUqnln, OUson. Dir, fl&minli 
at nglali da GUI {OUbtrl, leloi 
)M AdkIMi; Will, lelap loa FU 

Olmal. O^uil IQtvula, oc). 



GliudD, Olsat. 1° F. de Gainla, 
Oainat ; »- dir. do Mangtn, Doibbe- 
■b. — GlTUin éMt imsl im nom 
ta U«B du Nord (Oseinln). 

.OtDdra. Alie-boalaatetljol'idrt, 

da lBiiiiii'Hio'-(lo pins Jouue), ce 
fui no cadre guère aïoc lea inppo- 
•hlaiii qui doonuent AD mot reUti- 



Olnet. QlnetM. 1° Qenât {giTit 



QlDOt. F. de Quiaot. Le Qi 
ino, dér. de Luigi (Louli). 
QlnouK.i^F c1uf:uinuux{ 



glu (oo). 
OloberUnl. I 



aiat. F. de Quibl. 
Olovannl. Joua (Italie). 
alraldon. M. >. q. Oini 
Oiraid.K 






enl Soï difleroncDi defroDoD- 
n dans chaquii:i>y9. OuTrei le 

■itcle) pHblié par outra ra- 



194 



Oir 



gretté confrère et ami Màbîlle en 
1874, consultez la table des noms 
propres, — vons ne voyez que des 
Girald (Giraud) et des Girard. Il n'y 
a pas un seul Gérard. Consulteai en- 
suite Texcellente table de M. Man- 
nier {Flamands tués à la bataille de 
Casael en 1828); — vous ne Yoye» 
que des Gherard, mais il n'y a pas 
un seul Girard. — Il en est des 
noms comme du vin. C'est toujours 
le même liquide, mais chaque terroir 
lui donne un goût particulier. Au- 
jourd'hui que tout se croise et se 
mélange (vins et noma d'hommea)^ 
il est souvent difficile de s'y recon- 
naître, mais quand on se reporte- au 
passé, quand on compare des docu- 
ments originaux, on perçoit beau- 
coup mieux l'effet des influences pu- 
rement locales sur la forme de 
chaque nom. — Comme Gérard, Gi- 
rard vient donc du vieux nom germ. 
Garchard (javelot -aguerri). PSrs- 
temann l'a relevé pour la première 
fois dans un texte de 587. Il est 
écrit Girart. 

Girardin, Girardon, Girardot. 
Dér. de Girard. 

Giraud. Nom de saint, en latin 
Giraldua. La forme de Girald est 
cependant ancienne; elle est abré- 
gée de Gairoald (viii» siècle) qui 
s'est subdivisé d'un côté en Gairald, 
puis Gerald (Géraud), et, de l'antre,, 
en Girald. Partout le sens est le 
même (javelot -ancien). Nous procé- 
dons par même voie quand nous ap- 
pelons vieille lame un bon sabreur. 

Giraudeau, Glraudel, Girau- 
det, Giraudon, Giraudot. Dér. 
de Giraud. 

Glraald. Olranlt. M. s. q. Gi- 
raud. Ces formes ont conservé VI 
primitive. 

Qlrbal, Oirbaad. Vieux nom 
germ. Girbaud et Girbald (dont Gir- 



Gir 

hal est une forme) sont écrits tels au 
xi« siècle. Ils signifient javelot hardi. 
— Girbaud a été pris plus tard en 
mauvaise part (oo). 

Glrbe. Gazon (girba, oc). 

Gire. F. provençale de Gilles. 

Glreaud. F. de Giraud. 

Glrerd. F. de Girard. 

Giret, Glrin. Dér. de Gire. 

Glrod, Glrodln, Girodon. F. 

de Giraud, Giraudin, Giraudon. 

Girols, Glrolet. Dér de Giroier: 
virer, pirouetter (oil). 

Glrolt. F. de Gerold (vin« siècle), 
même sens que Giraud. 

Giron. F. du nom de saint G^- 
réon, en latin Gereonis, que Noël 
fait venir du grec gerôn : vieillard. 
D'autre part, F9rstemann classe 
Gereo co>mme vieux nom germ. à la 
date de 975, oe qui en ferait un dér. 
de Ger : javelot. Ce dernier sens 
concorde mieux, car il est celui de 
Girard, Giraud, etc. 

Glrot. 1° Dér. de Gire ou forme 
de Giraud ; 2» qui fait des grimaces 
(Normandie). 

Qlrou, Qirouard, Glrond, Gl- 
roult, Girout, Giroux. Le dernier 
est une forme gasconne du nom de 
saint Q«ronce, en latin Geruntiuê 
(du grec gerontos: vieillard); mais 
c'est une exception. Giroud, GirouU 
et Girout sont des formes de Girold 
et Girolt {ol vaut ou). Quant à Girou 
et Giroux, ils dérivent de Gire ou du 
nom germ. CIFiruZ/ (loup-dispos, selon 
Fdrstemann), x» siècle. 

Girouy. F. du vieux nom germ. 
Gerwih (ixe siècle), en latin Geruiug 
(javelot-combat). 



Olo 

Glalain. F. du vieux nom germ. 
OUlin (otage), yiii« siàcle. 

Glttard, Gitton. F. de Guittard, 
Gnitton, ou dér. de Giter ; Jeter, 
lancer (oil). 

Glaohant. Dér. de Olaeher : glis- 
ser, tomber, éviter le coup (oil). 

Glade . !<> Clairière (Ângl.) ; 2» 
content, g^i {gîad, Angl.) ; 8° fortune 
{glad, Bret.). 

Glaeser. Verrier {Qlaser, AU.). 

Glairon. F. de Clairon. 

Glals. lo F. franc-comtoise du 
nom de saint Claude {glaiz)^ 2o 
crainte, douleur, fleur d'iris (oc) ; 3** 
loir (glea, oc). 

Glaisa, Glaise, Glaise, église 
{gleUa, oc). 

Glas. 1« Bleu, poignard, hurle- 
ment, glace (oil) ; 2o pâle, gris, bleu, 
vert (Bret.). 

Glasmaoher. Verrier (AUem.). 

Glaudel, Glaodon. F. de Clau- 
del, Claadon (Claude). 

Glana. !<> F. de Clans (Nicolas) ; 
2o glouton (oc); S» glaïeul {glau, 
oil). 

Gleize, Glelzes. église (oc). N. 
de voisin. 

Oleyre. Gros gravier, grève 
(jflaira, oc). Nom de lieu. 

Gllse. M. s. q. Gleize. 

Oloppe. lo Boiteux {glop, oil); 
2o abr. de Galoppe. 

Glorian, Glorieux, Gloriod. 

lo Aimant la gloire (oil), tirant vo- 
lontiers parti de certains avantages. 



God 



195 



Bu Berri, les habitants d'Issoudun 
sont appelés les Glorieux; 2o dér. 
de Glory. 

Glory. Abrév. de Magloire. Au 
Midi, on dit Gloire pour Magloire. 

Gluck. Félicité , bonheur (All.\ 

Gobard, Gtobaat. Gobé, lo Dér. 
de Gobe: gai, poli, vaniteux (oil ; 
engourdi (Centre). Gobaut peut être 
une forme du vieux nom germ. God- 
bald (bon-hardi). 

Ck>bert. Nom de saint, en latin 
Godbertua. Du vieux nom german. 
Godbert (bon-renommé), abrégé en 
Gobert, dès 1065. 

Gobin, Gobinard, Gobinot. 

1^ Bossu. Brantôme raconte qu'on 
appelait un duc de Mantoue le Go- 
bin, parce qu'il était fort bossu. Se 
dit encore ainsi en Picardie; 2o f. 
du nom de saint Gobain ; 3» dér. de 
Gobe. V. Gobard. 

Goblin. Esprit follet (oil, Bret.). 

Gobreoht. F. allem. de Gobert. 

Goby. lo Engourdi (^o6y, oc, oil); 
go goujon (oc). 

Godailler. Buveur, brasseur de 
bière (god-ale)^ De là, notre godail- 
leur, qui boit tout sans distinction. 
Froissart parle des Londriens go- 
daillera (Londonniens buveurs de 
bière). 

Godard, Gk>dart. Nom je trois 
saints qui ont trois formes latines 
différentes : Gothardus , dans les 
Alpes; Gildardus, en Normandie; 
Godehardua, du côté du Rhin. Go- 
thard et Godehard sont deux formes 
du même vieux nom germ. (bon- 
aguerrl). Gildard est classé par 
Fdrstemann comme dérivé de Gald, 



196 



Gtod 



ce qui aurait dû. faire régalfèremont 
Gaudard (régn^ant-aguerri, maître- 
aguerri). Godard était autrefois le 
nom familier du cygne, et, vers le 
xvii« siècle, ondouna encore ce sur- 
nom aux maris dont les femmes ac- 
couchaient, surnom temporaire, bien 
entendu. 

Oodohau, Oodohauz, Oode- 
oanz. Semblent des formes du vieux 
nom gcrm. Godesehalh (bon-serf ou 
Goth-esclave), ixe siècle, qui a pro- 
duit le nom allemand moderne Gott- 
ichall. Chai valant Chau, la forma- 
tion du Godchau français serait 
régulière. Néanmoins,, j'iiésite parce 
que ce nom est porté par des fa- 
milles Israélites qui n'ont pas ordi- 
nairement de vieux noms germani- 
ques francisés. 

Godde, Gk>dd6, Qoddet» God- 
dier, Godeau. !<> Godde a pu être 
forme de Claude. (Voy. Godon, Gau- 
diche) ou de Gande : bois, forêt (oil), 
ou de Qaud. Goddet, Godeau se- 
raient, en ce cas, formes de Gaudet, 
Gaudeau ; 2» le Gode était un verre 
à boire de petite dimension. En lan- 
gue d'oc, on dit encore god pour 
gobelet. Auxiii« siècle, on disait que, 
pour se mettre en ménage, il fallait 
mesures, hanas (hanaps), voires 
(verres) et godes. Godet était sans 
doute un petit gode, mais n'avait 
point de rapport avec nos godets 
actuels, puisque Rabelais parle en- 
core au xvi« siècle de c boire à 
plein guodet >. Godeau vaut godet, 
Godier a pu être fabricant de godes; 
8° Godde peut être aussi une forme 
du vieux nom germanique Godd 
(bon), vii« siècle; 4° Godde signi- 
fiait enfin amante, paresseuse, femme 
galante (oil). 

Ck>decaux. F. de Godchau. (Voy. 
ce nom.) La finale eaux confirmerait 
notre étymologie (Godescal). 



Ck>d 

Gk>defrold, Godofroy. Nom de 

saint. En latin Qoihofriâui. De 
Gotho/rid, forme des vieux noms 
germ. Godo/rid, Godo/red, qui cor- 
respondent mieux à Qodefroif (bon- 
pacifique). 

Godelier. 1<» F. de GodaUier ; 2° 
m. s. q. GodeUreau : coorenr de 
filles (oil). 

Godélet, Godet. Verre à boire 
(oil). Noms de buveurs ou d'orfèvre 
fabricant de godes. Voy. Oodde. 

Godelle. !<> Poche, sac de enir 
(godel, Bret.) ; 2» dent, lame de cou- 
teau (Poitou). 

Godirin, Godfroy. H. s. q. Go- 

defroy. Godefrin est on diminutif 
comme Geofhdn. 

Godille, Godillon, GodQlot 

Dér. de Godde (voy. ce nom) ou de 
Gaud, Gaudi : réjoui, gaillard (oil). 

Godin. Godineau. lo Joli, oi- 
gnon (oil). On dit encore hainr 9M 
godinette. La godinette était au fé- 
minin ce que le godlnean était sa 
masculin : une amante , une maî- 
tresse, une femme aimant à s'ann- 
ser. De même, en argot paridffiDi 
on dit gigolot et gigolette. Cest ici le 
cas de rappeler trois vers de Co- 
quillart (xv« siècle) : 

Avez -TOUS point vu ci entrer 

Nagaères une godinette 

Qui vient rire, esbattre, danser? 

2° Godin a été nom de saint. En 1a* 
tin GaudinuSy ce qui en ûdt VM 
forme de Gandin ; 3o Godin peut «•* 
core venir de Claude comme Godea* 

Godon. lo Nom de saint, fonse 
du vieux nom germ. latinisé Goi» 
(bon), vii« siècle ; 2» diminutif de 
Claude, encore usité au xtiip li^ 
cle ; 30 au xvi(^ siècle, un groêgodêon 
était un riche viveur. 



Qol 

Gk>erts. Formo da nom de lien 
Ooritz (Prloal). 

Gotfard, CtoffaiÛE, Ctoffin, Oof- 
finet, GtofClnon. l» Dér. do Ooffe: 
mal arrangé, grossier (oil), qni dési- 
gne encore dans le Contre nn homme 
lourd, maussade, peuan courant des 
usages du monde; 2o Ooffin et ses 
dérivés peuvent dtre aussi des formes 
de Coffin ; S» le breton a gof (for- 
geron) et gofel (forge), d*oft le nom 
de liegoff. Peut-dtre ya-t-il aussi de 
ce côté interprétation i chercher î 

Ooffres. F. de Godefroy. 

Goglet. F. de Goguelet. 

Ctogniard. F. de Goguenard. 

Gogné. Goguel, Ooguet, Ck>- 
gney, Gk>giiln. Dér. de Qogue : 
plaisanterie, divertissement (oil). 
Dans le Centre, un Ooguelu est un 
homme replet, à deux mentons. Oo- 
guelu vient de Oogue : boudin (oil), 
qui est encore à considérer ici. 

Oobard. F. ancienne de Gui- 
ehard. 

OoL 1» Joyeux (oil); 2<» boiteux 
(œ) ; 8« serpe. Voy Legotuu, 

Ooillat, Ctoillet. Dér. de Goil: 
serpe à £frand manche (oil). Voy. 
Legowu ; 29 dér. de QoilU : fondrière, 
mare (Centre). 

Ooin, Gtoint. 1^ F. méridionale 
du nom de saint Goins, en latin 
Gnudeniiui (qui se réjouit) ; 2» f . de 
Ckrain ou de Coint ; 3o Fdrstemann 
classe Goin parmi les vieux noms 
germ. à la date de 734. 

Ooldmaiin. Homme d'or (Ali.). 

Ooldenstein. Roche d'or. Nom 
de lieu. 



Gon 1 97 

Goldper. Doré {golden, Âllem.). 

Ck>ld80limidt , Ctoldamith. Le 

premier est l'orfèvre allemand; lo 
second, l'orfèvre anglais. 

Goxnbault, Gombeault. Nom 

do saint, forme du vieux nom germ. 
Oumbald, qui est un abrégé de Qon- 
dehald (combat-hardi), vi« siècle. 

Gomhert. Nom de saint. En la- 
tin Gundebertus f da vieux nom 
germ. Gundebert, qui s'est abrégé en 
Gonbert dès 970 (combat-renommé , 
combattant-renommé). 

Gtomhrouze. F. de Combcrousse. 

Gk>xnxnerat, Goxnmery. Dér. du 
nom de saint Gommer, en latin 
GummaruSf par abr. du vieux nom 
germ. Gundemar (combattant-illus- 
tre), vie siècle. 

Ck>n. lo Nom de saint, en latin 
Godo, vieux nom germ. (bon); 2° 
abr. de Hugon. 

Gtonard, Gonat. !<> Dér. abrégés 
de Hugon ; 2«> dér. de Gone : casaque 
(oil). 

Goncourt. Nom de lieu (Haute- 
Marne) dont la forme latine primi- 
tive doit se rapprocher de Gundi- 
eurtia : domaine de Gund, vieux 
nom germ. rencontré dès 797; il 
signifie combattant, guerrier. 

Gk>ndal, Gondalier. Gondal- 
lier. F. de Goudal, Goudalier. 

Ck>ndel, Gondolier, GondeUe. 

F. de Goudal, Gondalier. Les finales 
el, elle semblent rappeler la pronon- 
ciation anglaise d'ale : bière. 

Gondolphe, Gondon. Deux n. 
de saints dont la forme latine est la 
même dans le martyrologe de Chas- 



198 



Gon 



telain (Gundulfus)^ mais pour Oon- 
don il y a eu faute d'impression, car 
la fonuo iatiue Oundo existe, et 
seule a pu faire en français Gondon. 
Tous doux viennent du vieux nom 
g^rm. Gund (guerre, combat). Avec 
son ulf final, Gondolphe veut dire 
loup-guerrier. 

Qondin, Gondinet, Gondouin. 

Môme origine que ci-dessus {Gund : 
guerre, combat). Gondouin, qui a 
probablement pour abréviations les 
noms de Gondin et Gondinet, est un 
nom de saint, on latin Gunduinus, 
du vieux nom germ. Gundioin (ami 
de la guerre, ami-combattant), 702. 

Gondreoourt , Gondreville , 
Gondrioourt. Noms de lieux dont 
la forme latine doit équivaloir à cM- 
teau de Gondry, domaine de Gondry. 
Voy. ce nom. 

Gondry. P. du vieux nom germ. 
Gundrich, Gonderie (guerre-riche, 
enrichi par la guerre), 419. Dès 
l'année 700, le c tombe, et on ren- 
contre Gunderih, 

Goneau, Gonel. !<> Dér. abrégés 
de Hugues ; 2° dér. de Gone : casa- 
que (oll). 

Gonelle. Robe d'homme on de 
femme, casaque recouvrant l'ar- 
mure (oil), 

Gonet. Dér. de Hy,gon ou de Gorie : 
casaque (oll). 

Goniche. Ooniché se dit eucore, 
en Bourgogne, pour mal mis, mal 
accoutré. De Gone : robe (oil), avec 
le péjoratif iche* 

Gonidec. Cultivateur, et aussi 
gagn ani, victorieux (gfountdcA:,Bret.). 

Gonier, Gonin, Gonnard, Gon- 
neaa, Gonnet, Gonnon, Gonnot, 



Gon 

Ck>non, Gonot. l» Dér. de Gone: 
casaque (oil); S» dér. abrégés de 
Hugues. — Le nom d'Hugues était 
autrefois bien pltu porté. De lA cette 
multiplicité de dérivés. Gimin a été 
pris longtemps pour rusé, trompeur. 
En parlant de cabales de la Comé- 
die-Française , Voltaire disait que 
MUe Dubois avait joué à sa camarade 
Durancy un tour de maUre Gonin. 

Gone, Ctonsse. F. du vieux nom 
germ. Gon% (763), qui est dérivé de 
Gund : combat, guerre* et qui a fait, 
on Allemagne, les noms d'hommes 
Gunz, Knntz, Kunz, Kunse. 

Ckmtard. F. du vieux nom germ. 
Gtmtard (955), qui est une forme de 
Gundhart : combat-agaerri (780). 

Gontaut. F. du vieux nom germ. 
Guntald (754), qui est une abr. de 
Gundovald (combat-régnant, qui rè- 
gne dans le combat). 

Gonthier* Gontier. X. de saint, 
en latin Guntherua, du vieux nom 
germ. Gunther (794), qui vent dire : 
auguste dans le combat. 

Gontran. Nom de saint, en latin 
Guntehramnu8, du vieux nom germ. 
Guntchramm. 

Gony. L'abbé Brizard, archirlite 
des Ordres royaux, a trouvé Qoitt 
comme forme d'Hugonin dans une 
même charte. Cette observation eon- 
firme nos étymologies précédentes. 
(Voy. Gonardj Gonet, GonUr.) 

Gonzalès. Nom de saint qui veit 
dire on espagnol^!» de GonsoZtTe. Oa 
ne le saurait point, que sa forme Is- 
tine (Gundiêalvua) suffirait à mettre 
Bur la voie de son origine première 
qui est germanique. Au ix« li^ 
cle, on disait Crundisalvus , puis on 
a dit Gondesalviuê, puis, au xi* siè- 
cle, Gonsalvue, Gund signifiant eof^ 



Oor 

bat et «alviM voulant dire tauf, Gon- 
zalye pouvait donc se traduire par 
êauf dans le combat. 

Ooosen, Goosaens. Ce nom fla- 
mand ne vient pas de ^oose : oie, 
comme on Ta cru avant nous, mais 
de Qoo$e, forme du nom de saint 
Qo»vinu$, qui se dit Gosvin en fran- 
çais. Du vieux nom germ. Oozwin : 
Goth-ami (xie siècle). Dans Goz, 
Grimm et F5rstemann semblent 
s'accorder pour y voir un nom de 
peuple (Goth). 

Ooret, Qorin, Ctoron. !<> Dér. 

abrégés de Grégoire; 2° pauvre, 
maigre, desséché (oil); 3o dans le 
sens de cochon de lait, ils ne sem- 
blent pas remonter au delà du xvi« 
siècle. Ils sont de langue d'oil. Goret 
fut aussi un nom de jeu de boules 
api>elé Cochonnet. 

Gorgeot , Oorgou , Gk>rgot , 
Ctorgu. V> Qui a une grosse voix, une 
grosse gorge. Bien gorgé se dit en- 
core en vénerie ; 2o dér. de Gorger : 
railler (oil). — On appelait aussi 
gorgeour un goulu. 

Gorgon. Nom de saint, en latin 
Oorgonius, 

QorL Abr. de Qregori : Grégoire. 
Le sens de cochon {gouri, Bourgo- 
gne) est moins vraisemblable. A ce 
sujet, Littré fait remarquer que 
gori est aussi, en Perse, un des noms 
de oochon. Il y a aussi un saint 
Ck>rr7, en latin Godericuêy du vieux 
nom germ. Goderich (bon-ricbe). 

Oorln. Voy. Goret. 

Ooriot. lo F. de Gorio : Grégoire 
(Italie) ; 29 dér. de Gorier : se glori- 
fler,oa de Gorre : maigre, pauvre 
(oU). 

Goriase. F. de Goris (Grégoire, 
Flandre). 



G09 



199 



Ck>r]at. Dér. de Gorgias : Joli, 
élégant , vain , galant (oil). Gorgeai 
est le nom du rouge-gorge en Berri. 
La fauvette s''appelle gorgette. 

Gôrju. M. s. q. Gorgeu. 

Gorlier. Bourrelier (Nord). 

Goron. Voy. Goret. 

Gtorsse. Lieu plein de pierres, de 
mauvaises berbes {gorsa, oc). 

CrOSS. F. allemande moderne du 
vieux nom germ. Gez : Goth de na- 
tion. 

Gossart. Voy. Goeaeau. 

Ck>8se. lo F. de Goss, ou forme 
flamande du nom de saint Gosvinus. 
Voy. Gooaen ; 2© chienne {goeea, oc), 
chèvre (Comté), et surtout raillerie 
(oil). Ce dernier sens doit être pré- 
féré à tons les autres. 

Gosseau, Gosselet, Gosselin, 
Gosset, Ck>ssln, Gossiome, Gos- 
son, Gk>8SOt. Hors Goenomey ces 
noms peuvent être des noms de 
railleurs. De Gausse ou goase : rail- 
lerie ; Goaaer ou gauaaer : railler, s'a- 
muser. Ou a écrit des deux façons 
en langue d'oil. Gossart a le même 
sens ; 2° f . de Goussard, Goussault, 
Gousset, Gousset, etc. On disait 
goaset pour goiuaet (oil). 

Pour Goaaelin, il y a une exception 
à faire, car c'est |in nom de saint, en 
latin Go«t2«nu«. Du vieux nom germ. 
Gozilin, abrégé en Gozlin et en 
Gaualin dès le x« siècle . Comme 
Goaaon (du vieux nom germ. lati- 
nisé Gozzo)f Goêselin peut donc être 
aussi un dérivé de Goz : Goth d'ori- 
gine. Quant à Goaaiôme, ce ne peut 
être aussi qu'un vieux nom germ. 
{Goth: casque); sa forme ancienne 
est Gozhelm (viii* siècle). C'est le 
même sens que Jossolme et Jos- 
seaume. 



200 



Goa 



GkMtean, Goster. F. de Costeaa; 
Goster. 

Gk>t. Peut 6tre un nom de Nor- 
mand (par abr. de Bigot) comme nn 
nom de Goth. 

Goth. Goth d'origine. 

Ctothier, Gothreau. F. de Gau- 
thier, Gauthoreau. 

Gotran, Ctotroil. F. de Gaufran, 
Gautron. 

Gk>ttlried. F. allemande de Go- 
defroid. 

Gk>ttier. F. de Gautier. 

Gottschalk. F. du vieux nom 
germ. latinisé Godasealeua : Goth- 
eaclave. 

Gotty. F. de Gotti, abr. d'Ugo 
(Hugues, Italie) comme Qotto, qui 
est une abr. de Ugotto. En Berri, 
Gotte est abrégé de Marguerite. 

Gtouaohe. Le sens de peinture 
étant moderne, je rattacherai ce nom 
au breton gwaîch (lavage), qui a fait 
gwaleher : laveur (?). 

Goualain. F. du breton Gwdlen : 
verge, baguette, bague. 

Gouas, Gouet. Grosse serpe, 
raisin {gouays, gouet, oil). A été un 
nom d'insurgé. Voy. Legouas, 

Gouault, Gouanz. F. du vieux 
nom germ. Godald (bon-ancien), 
804. God vaut gou. 

Ctoubaad, Gtoubanlt, Goubaut, 
Goubert. F. des vieux noms germ. 
Godbald (bon-hardi), et Godhert 
(bon-aguerri), qui se sont écrits 
aussi Gutbald et Gutbert (x* siècle). 

Goubillière. F. de GoupilUére: 
terrier de renard. 



Oon 

GonOhard, Ctouchault, Groa- 
Qhet, Ctouchon. F. picardes de 
Goussard, Goussault, Gonaset,Gou8- 
son. On le voit, au xy« siècle, par 
Mathieu de Concy qui écrivait gou- 
ehet pour gouêtet. 

Goudal,Gk>adailler. Biôre, bras- 
seur {goudale, goudalierf oil). 

Gk>udard, Ckmdchaux, Gon- 
deau, Ooudexnant, Goudel, Ooa- 
defroy , Ctoudier , Ctondoln , 
Goudon, Goudot, Goudry. Noms 
ayant le même sens et la mdme 
origine que s'ils commençaient par 
God ou Gaud au lien de Goud. Ceci 
est prouvé par le nom de Goudefroy 
qui est, à n'en pas douter, le même 
que Godefroy et Gaudefroy. 

Gouet. Voy. Legoua». 

Gouffè. Bouffi,orgueilleux(|rou#) 
oil). Cest aussi une forme du vieux 
nom germ. Vulf (loup), comme le 
prouvent Gouffler et Gonffln. 

Gouffier, Gouftin, Goufier. 

Noms de saints, en latin Vulferus, 
Vulfinu8,de6 vieux noms germ. Vul- 
fin (viiie siècle), et Vulfer, qu'on 
trouve déjà sous la forme plus rap- 
prochée do FitZ^er dans le polyp tique 
d'Irminon. Dérivés de Vulf : loup ; 
2o m. s. q. Gouffé. 

Gouffray. F. de Vulfred, vieux 
nom germ. Même sens que Gouffier. 

Gouge, Gougeard, Gougel, 
Gougelet, Gougenot, Gougeon, 
Gouget. Gougibus. A l'exception 
de gougeon qui peut être pris aussi 
dans le sens de poision, tous ces 
noms semblent dériver du premier 
qui, outre le sens de serpe (voy. 
Legouas) et de fille, avait au moyen 
âge le sens de valet. Le patois 
champenois l'emploie encore. Le 
mot gougeart nous est resté en Pi- 



Gkm 



GOQ 



201 



eardie avec le sens de valet de 
ferme. Il désignait autrefois eeux 
qui fréquentaient les femmes de 
bonne volonté ou gouges (oil). Oou- 
jat n'était pas pris en mauvaise 
part autrefois comme aujourd'hui. Il 
qualifiait simplement l'état, comme 
le montre cet exemple d'Olivier de 
la Marche : i Les gougeas de l'hostel 
(maison) du duc alloient tous les 
Jours veoir les dames à Devenler, 
qui sont femmes moult gracieuses 
et qui prennent plaisir à festoyer 
estrangers. • En langue d'oc, goujat 
est resté avec loeens àe jeune garçon, 

Oonln. F. des vieux noms germ. 
Qoduin (bon-ami), v* siècle, on Ga- 
loin (de gaw : district), auquel Fors- 
temann donne Qoin pour dérivé. 

Gtooion. F. ancienne de Goujon. 

Ooujart, Goujat, Goujand, 
Gk>ujeat, Ooujet, Goujon. M. s. 
q. Gougeard, Gougeat, etc. 

Ooulan, Goulard, Goulart, 
Goulet, Goulier, Ctoulin, Goul- 
lard, Ck>ulllart, Ckmlller. Dér. 
de Goule qui signifie encore bouche 
en Normandie et en Champagne. 
I>e là notre mot goulée. Goulayand 
en Normandie est un nom de gros 
mangeur. Nous avons aussi goulu, 
govdafre. Goulard signifiait goulu, 
déhauehi (oil). Pour la curiosité du 
fait, notons que Goulafre peut être 
nom de baptême, car il est nom 
d'un saint qui fut curé de Bernay, 
au diocèse de LUieux (en latin Gu- 
la/er). Aux divers sens énumérés 
ci -dessus, on peut Joindre celui 
d'Itomme à grosee voix, criant vo- 
lontierê ( comme notre moderne 
gueulard). On se rappelle que Mo- 
lière, dominé dans une discussion 
par l'avocat Fourcroy qui avait un 
timbre de tonnerre, finit par dire à 
Boileau : Que peut la raison avec un 
filet de voix contre une gueule 



comme celle-là? Goulier et GoulUer 
ont en plus un sens de libeninage 
(Est, Comté). De la bonne chère à 
l'amour, il n'y a pas loin. 

Goulet et Goullard peuvent égale- 
ment avoir le sens de ruiêêeau, ca- 
nal, embouchure, vaaAfi plus rarement. 

CtouIOB. lo Terrain raviné ^Dau- 
phiué) ; 2o forme de Ooulon (pigeon), 
en Picardie et dans l'Est. 

Gouexnand, Goumain, Gou- 
mard, Gouxnont. F. des vieux 
noms germ. Godetnan, Chtmard (745), 
Gummund (767). Ces deux derniers 
sont abrégés de Godemar (bon-illus- 
tre) et Godemund (bon-refuge). Je 
dois ajouter que Ménage donne 
Gounutr comme un nom de saint 
dont la forme latine serait Vulma- 
ru8, qui viendrait alors du vieux 
nom germ. Wulfmar (loup-illustre). 
Toulefois ce Goumar n'est pas ins- 
crit au Martyrologe de Ghastelain ; 
à moins que ce ne soit une forme de 
Gommer. Mais ici la forme latine 
est Gummaruê; }e me borne à en te- 
nir note. Goume : paquet (oil) ce 
semble point ici à considérer. 

Gounel, Gounelle. Habit long 
(gonnelle, oc, oil). Lo grand séné- 
chal Geoffroy, fils de Foulques le 
Bon, était appelé Grise-Gonelle à 
cause de sa casaque grise. 

Gounet, Ck>unin, Gounod, 
Gounot. lo Formes de Gonet, Go- 
nin, Gonot ; 2o dér. de Goune : robe 
(gone, oil). Gounod peut être en- 
core une forme du vieux nom germ. 
Golnod , classé par F9rstemann 
comme un dérivé de gol (chant), 
galan (chanter). Et FSrstemann 
donnait ce dérivé en 1856, alors que 
le succès de Faust ne pouvait faire 
penser à la prédestination de Gou- 
nod. 

Goupil, Goupille. Renard (oc, 
oil). Nom d'homme fin, rusé. 



9. 



203 Qoa 

OouplUlârs, Goupillon. Ter. 



I aonrg, Oouigaud, QomrBti- 
aet, Bourgs, Qourgsaa. Oour- 
gflon , Gourgaot , OoorguA , 
aourgueB, aourgulllon. Bourg, 



(hiurbliie. Corbeille (oo). 

Gourblon, Émerlllon (oc). 

Ooard, aourdalne, Qoordault, 
Oonrdeau. Ctourdat, Oourdiat, 
Oonrdln, Oourdlnel, Oourdon, 
Oourdot , Goiirdoux. Au 



ir Qanrdoii, dea ét^niDlaginea 
ml que c'etlDO nom de pèlerin, 
llaslon i 11 gourde de Toyage ; 



Oaurter. l'P. de florfcr .-homme 
(légaal, rcctaercbê 4AI1I ■■ toileltc, 
eu tlrsnt ï«.ilé (oil) ; S' ûér. io 



Groulier, Oronlol. Dér. de Grouter: 

Centre »ui enlremeltcnn et conr- 
(ier>, qnl, pu- métier, l'uglteal do 



Ooussard, OonsaBult, Oousbb, 
Goasset , aouBHier , Oonsaot , 



maot nu digovrdi. ht groj bâton 


enoolnr 


. 8,iiat-9 


»ppel« (oardin a Is rnSme racine. 


fignred 


Monlreye 






nud! [robo 








i, Donni. Ln forme latine (Goriio 


(M). Go 




nuj) de 00 laii» apprend qoe o'eBI 




n. le U 








ialln do greo gerdal (tisserand), qoi 


(oll).- 




en paraît bien éloigné. Ponrquo: 












nairB do Oordiu^, ville d'AslB-MI 




w) en fal 


neoreî Adrien est nn nom de ce 


s.q.Go 






Oou. 


Oout-Fo 


ftiugM arrondie Kfittiiipiclit {oil,.. 


gorm. 


lod (bon) 



le Uldl. Dér. abrégés 



nd lei noma d« Bvi, OnUt 
P*, cBveme (fsui). olL), pScbeiis, 
i= (30. «, oil), 

loutal, 'Ooutalller. Blire, n 



Ooathsrot, Oontbiera. F. fli- 



I OoyBTd, aoy«r, Goyon. Dér. 

! de Soy: >erpe, bolteui, ipée (oll). 
nuM-Hnlangnad'oll, joïon 
i|Ii>H/oa,eifii;cr, débancfai. 



de; )ir(^uvea ili! Ultuiou. .[naqno-ifi, 

dae7S, ealBipr«ide Coilnn.qneje 
m'; lies*. U. (. q. OoHclia, éorii 
aaitl 0«llil. 



Ooatta.l TarminhuniidoetéleTA 




d'où l'oiw Bï-gonlle (Cuiilre) ; Se 


QiTatfaicl, Oraltaitt. aratHn 




D^r, df Crnjj griffe. OraJUn ■ 


(Foni), mute UDrce (Gomli), éWiiE 




(C«n«.l. 


l'/,r.is,>Br. Peut-Si'rL' ces dériïéi de 
grafft i!qillïilenl-il! ri noire mo 


Qouvameur, Atlwhé un gon- 


•ernOBr delà TtlIeondaUprartnM. 


dama frcjl<r, ■[ ce ne lont pu dei 






Ooa-vlon. 1° GoB]on (Bit) ; a» 






onJl. Oratu», Qii-allM, Orall 




lot. FormQS et <lii\y6a de Oratte 


QoQX. Ooafl» (FriBcbs-CoiDlé). 


(flaeC m\t ou aroflla (clilron 




flfte), en langnoi rt'ut et d'oïl. Ei 


Oonjr , Oourat , Ckiuyos , 






IMjurso., flalrompeiw Logeai,!. 



feignlBe goBllc, erampt, ce -dernier 
■•eDg pitrsitrïlt plai applicabla. 



Oranoher. Métayer (oll). 
Grand, Entra daoi la compotl- 



204 



Gra 



de 86 reporter au second mot dans ce 
répertoire. Ainsi, pour Qrandeotlot 
(grand Nicolas), voy. Collot; pour 
Orandgenin (grand Jean), voy. Oe- 
nin ; pour Qrandcompain (grand 
compagnon), voy. Compain, etc. 

Grandet, Grandin. Dér. de 
Grand, de haute taille. 

Grandmange, Grandxnoagin. 

Grand Dominique. Voy. Démange. 

Grandperrier, Grandpenin, 
Granthille, Grandveau. Grand 
poirier, grand Pierre, grand tiUeul, 
grand val. 

Oranet. Grenier (oc). 

Orange. N'avait paï autrefois un 
sens restreint comme aujourd'hui. 
Se disait d'une ferme, d'une métai- 
rie et, escceptionnellemeut, d'un ar- 
senal. 

Granier. Se trouve au Midi avec 
les deux sens de grenier et de giro- 
flée (par abréviation de garranier)j 
mais ce ne peut être qu'une excep- 
tion. Oranier doit être une interver- 
sion d»origine germanique. De même 
qu'on a dit Oréard pour Gérard, 
Oribault pour Gerhault, Qrebert 
pour Oerhert, Grenier pour Guemier 
et peut-être aussi Grevin pour Ger- 
vin, ainsi Granier peut être correc- 
tement une forme intervertie de Gar- 
nier. 

GranthU, Grantll. Grand til- 
leul (oil). Noms de lieux. 

Granvau. Grand val {idem). 

Grapin Grappin. Dér. de Gra- 
per : accrocher, s'attacher fortement 
(oil). 

Grar, Grard, Grare. Grard est 
déjà signalé, en 1778, comme abr. 



Gra 

de Guérard par le Dictionnaire ro- 
man de Dom Jean François. Les 
deux autres sont des formes de 
Grard. 

Gras. On verra, par ces détails 
d'une émeute normande de 1382,com- 
ment de tels surnoms étaient moti- 
vés. Le P. Daniel, dans son Histoire 
de France, après avoir parlé de la 
sédition des Parisiens au sujet des 
impôts, continue ainsi : c Ce mé- 
chant exemple fut suivi dans les 
provinces, mais il n'y eut point de 
ville où l'insolence et la folie ftissent 
portées si loin qu'à Rouen. Deux 
cents compagnons de divers métiers 
s'étant attroupés, investirent la 
maison d'un marchand drapier, à 
qui sa grosse taille avoir fait donner 
le surnom de Gras. Ils le forcèrent 
d'accepter le titre de roi, lai firent 
un trône sur lequel ils le placèrent, 
le conduisirent, comme en triomphe 
dans un char par tous les quartiers 
de la ville, et l'amenèrent au mar- 
ché, où ils lui présentèrent une re- 
quête par laquelle ils lui deman- 
daient exemption de tous impôts. 
Il fut obligé, de peur d'être massa- 
cré, de contribuer à cette farce^, en 
entérinant leur requête, et l'exemp- 
tion fut aussitôt publiée par tous les 
quartiers de la ville. Ils allèrent de 
là aux maisons de ceux qui levaient 
les droits du Roi les pillèrent, et 
tuèrent tous ceux qui s'y rencon- 
trèrent. » 

Grassart, Grassat, Grasset, 
Grassi, Grassier, Grassln, Gras- 
sot. Dér. de Gras. AJlusion d'obé- 
sité. Celle des Grasset et Grassin 
était moins prononcée. Grassier 
peut être une forme de Gressier. 

Gratian, Gratien. Nom de saint, 
en latin Gratianus. De Gratus : 
agréable, reconnaissant. 

Gratiolet. P. de GrassioUt (gras- 
souillet). 



Gra 

Oratiot. F. de Gnusioti dér. de 
Grasset. 

Gran. l» Grève, gravier, sable 
(oc) ; 2o gris (Allem.) ; S» canal d'é- 
tang à la mer (oc). 

Grand. Abr. de Gnéraud. 

Grandexnenge. Gros Dominique 
Voy. Démange, 

Graux. Sens de Grau. 

GravadOp Gravadelle, Gravai, 
Gravas, Grave, Grave, Gravel, 
Gravelais, Gravelat, Gravelin, 
Gravelleau. Presque toujours, 
grave, qui est la souche de toutes 
ces formes, a signifié grioe, terrain 
pierreux et sablonneux, exception- 
nellement, forit (oc, oil). — Noms 
de lient. — En certains cas, au nord 
de la France, il ne faut pas oublier 
que grave est une forme flamande 
de graef (comte). Ainsi, le nom de 
Gravelines, qui paraît si bien se 
prêter au sens de grive, puisque c'est 
un port, signifie en réalité domaine 
du comte. On le voit par sa forme 
latine qui est, au xie siècle, Grave- 
ninga. — Dans le Centre, on ap- 
pelle gravelins les petits saules plan- 
tés dans le gravier des rivières. — 
En langue d'oil, gravel, comme 
graveUe, avait le sens de gravier, 
qui a été conservé dans la langue 
médicale. 

Graven. Comte (Flandre). 

Graverand. Collecteur d'impôt 
(oU). 

Gravereau. Dér. de Gravier ou 
m. s. q. Graverand. 

Graves. Nom donné, dans la Gi- 
ronde, aux terrains de gravier, de 
sable et d'argile qui couvrent les 
plateaux et les collines. 



Gré 



205 



Gravier. M. s. q. Grave (terrain 
sablonneux, pierreux). 

Gravln, Gravols. Dér. de Grave, 
Gravin pourrait être aussi une forme 
de Graven. 

Gravrand. F. de Graverand. 

Gray.lo Gris, grisonnant (Angl.); 
2" gros (oil). 

Grazlani. Gratieu (Italie). 

Gréard, Gréand. l» F. interver- 
tie s de Guérard, Guéraud; 2o dér. de 
Gré: grec (oil). 

Greban, Grebault, Grebaut, 
Grebauval, Grebent, Grebert. 

F. de Gerban, Gerbault, Gerbert. 
Grebauval est un noo) de lieu (val- 
Gkrbaut). Gerban, que nous n'avons 
pas eu occasion d'expliquer précé- 
demment comme Gerbault et Ger- 
bert,est une forme adouciedu nom de 
saint Gerbrand (javelot-enflammé), 
vieux nom germ. écrit tel au ixe 
siècle. — Enfin, pour ce qui regarde 
Grebert, notons qu'il peut être ex- 
ceptionnellement une forme de l'an- 
glais Greybeard : barbe grise, vieil- 
lard. 

Greff, Greffe. Comte (Allem., 
Flandre). 

Greffier. A côté du sens actuel, 
il faut se rappeler que, au xive siè- 
cle, les greffiers étaient des ouvriers 
armuriers qui fabriquaient exclusi- 
vement des greffes ou grefves (ar- 
mures de jambes). 

Grégeois. Grec d'origine. 

Grégoire. Nom de saint, en latin 
Gregorius. Du grec Gregorios : vigi- 
lant, selon tous les étymologistes, 
hors H. de Coston, qui donne le 
sens de ressuscité , 



206 



Gre 



Oregori, Gregory. P. méridio- 
nales de Grégoire. Comme toujours, 
elles serrent de plus près la forme 
latine. 

Greiner* De mauvaise humeur 
(Allem.). 

Oreissel. Dér.de Greias : vieillard 
(Allem.). 

Orel, Grelaud, Grelet, Grell- 
che, Greller, Grelle, Grellet, 
Grellier, Grellou, Grêlon, Gre- 
lot, Grelu. Noms d'hommes grdles 
et fluets. On écrit grelle et gratte au 
moyen âge. 

Exceptions : Dans le sens de c pe- 
tite clochette *, grelot ne paraît pas 
plus ancien que le xyie siècle ; il est 
un surnom du geai en Franche- 
Comté, à cause de son cri retentis- 
sant {graile signifie trompette en 
langue d'oil). C'est la même raison 
qui fait donner à grélier le sens de 
cor de chasee et de grillon en cer- 
tains pays. Dans le Centre, le gril- 
lon s'appelle aussi grelet. Dans le 
sens populaire de marqué de petite 
vérole, on ne sait si Orêlé est ancien. 

Grenand, Grenant, Grenard, 
Grenat , Grenaud , Grenault , 
Grenel , Grenet. Dér. de Gren : 
moustache, poil, barhe (oc). Noms 
d'hommes à tous crins, comme on 
dit vulgairement ; 2o dér. de Grain : 
triste (oil). 

Grenier. !<> Marchand de graines ; 
2» dér. de Gren (moustache) ou Grain 
(triste). Voy. Grenaud ; S® forme in- 
tervertie de Guernier. 

Grenon, Grenot. M. s. q. Gre- 
naud, etc. — En langue d'oil, grenon 
(moustache) est le pendant de gren 
en langue d'oc. 

Grenouille,Grenouilleaa,Gre- 
nouillet. Surnoms de grands bai- 



Gfrre 

gneurs. c - Pour toutes maladies 
ils se baignent et sont à grenouiller 
dans l'eau i, a dit Montaigne. — 
Exceptionnellement, formes de Gre- 
neuiUon : homme qui s'amuse à des 
bagatelles (Poitou), mot à mot à 
de petites graines, à des riens. 

Greppo. Levée de terre (Italie). 

Grès. Terrain graveleux, pier- 
reux, marches d'escalier ^oc, oil). 

Gresland, Greslè. Gresley, 
Greslou. lo Dér. de Oresle : cor, 
trompette (oil); 2° t. de Greland, 
Grelet, Grelier, Grelou (fluet). 

Gressant, Gresse, Gresselet, 
Gressent , Gresset , Grossier , 
Gressin, Gressot, Gressus. Gras, 

grassouillet. Dér. de Gresse : graisse 
(oil). Gressent peut encore être une 
forme du nom de saint Crescent (qui 
grandit, qui croît). Au Nord, le 
Grressier est aussi un épicier détail- 
lant, La chanson du Graissier est 
populaire à Lille. Comme la poterie 
de grès s'est appelée gresserie, ce 
peut être également un nom de po- 
tier. — Roquefort donne aussi à 
Gresse le sens de Gréée» 

Greuillet, Greuillot. F. de Gre- 
let, Grelot, ou dérivés de Greuille : 
gravier (Centre). 

Greusset. F. de Gresset. 

Grevet , Grevillot , Grevin. lo 
Dér. de Grever : chagriner, tourmen- 
ter (oil). Fâcheux se disait greveux 
en langue d'oil. En Champagne, 
grevain se dit encore. Toutefois 
Grevin peut être une forme inter- 
vertie du vieux nom germ. Gervin 
comme Grebert est une forme de 
Gerbert ; 2® dér. de Grève : lieu sa- 
blonneux et pierreux, armure de 
jambes, chevelure long^ie partagée 
au milieu de la tête (oil). 



Grt 

Griffant, Griffet, OriffeaUle, 
Griffon, Grlffoul, Griffuel. Dér. 
de Oriff: cruel, lier, résolu (breton). 
C'était au moyen âge le sens de gri- 
faigne. On a donné à divers oiseaux 
de proie le nom de Oriffet et Oriffon. 
Ce dernier a été classé par FSrste- 
mann, un peu légèrement peut-être, 
comme un vieux nom germ. rencon- 
tré tel dés 874 (sens inconnu). Au 
Midi, grifon est le nom du houx, à 
cause de ses piquants ou griffes. 
Kn langue d'oil, il voulait dire Orée, 
eroehêt. Oriffeuille et Oriffuel doi- 
vent être le mdme nom. 

Grignard, Grignè, Grignon. 
Dér. du verbe Origner : montrer les 
dents (oil), qui a été pris ensuite 
pour grincer, grimaeery être maus- 
sade. Le nom de lieu Grignoncourt 
annonce aussi dans grignon la forme 
d'un vieux nom germanique. Sans 
doute Orimo qui a pu s'écrire Qrino. 
De Orim : cmel (ce qui revient un 
peu an sens primitif de grigner dont 
Je parle plus haut). 

Grillât, Grillé, GriUe. Grillet, 
Grillenz, Grillon, Grillot. Dér. 
deOril: grillon (oil); grillet a le 
sens de grillon (insecte) au Midi et 
au Nord. Mais tous peuvent être des 
dérivés de Oreille : grêlo, fluet (oil), 
et, exceptionnellement, de Oriller 
(brûler, fermer par une grille). Dans 
le Maine, on dit griller pour se 
grUer. En Franche-Comté, avoir les 
grillotSf c'est s'ôlre grisé la veille, 
avoir mal à la tôte. 

Grlm. lo Triste, morose (oc). Ce 
premier sens doit avoir la môme ori- 
gine que le second ; 2» vieux nom 
germ. écrit ainsi au ii« siècle (FSrs- 
temann lui donne le sens de fan- 
tômtf sans trouver impossible le 
sens de cruel, furieux, donné par 
le philologrue Grimm i son propre 
nom, car Orimm et Grimme sont des 
formes allemandes modernes de 
<?r»»i. 



Grt 



207 



Grimard,Grimaacl, Grimault, 
Grlmanx. i» F. des vieux noms 
germ. Chrimhard (cruel, endurci) et 
Orimald ( cruel - ancien ) , dont le 
nom de saint Grimoald est une for- 
me primitive ; 2» dér. de Grimer : se 
rider (et par extension : grimacer), 
qui a fait notre grimaud : écolier 
(les écoliers sont grands faiseurs de 
grimaces) et qui se dit encore en 
Champagne pour gamin, et dans le 
Maine pour grognon. Par le fait, ces 
formes diverses ont la môme souche 
germanique que grimard et sans 
doute grignard, car l'action de se ri- 
der, de grincer des dents est un 
accompagnement physique de la 
cruauté. L'effet et la cause auront 
été représentés par un même mot. 
Des reflets de ce premier sens se 
trouvent dans Grimer : blâmer (Poi- 
tou), Orimoner: murmurer (Cham- 
pagne). 

Grimbert. Vieux nom germ. écrit 
tel dès 798 (cruel-fameux). 

Grime, Grimm. Voy. Orim. En 
langue d'oil, grime s'est dit pour 
petit écolier. Voy. Orimaud. 

Grimoin, Grimond. Vieux noms 
germ. écrits Grimoin et Chrimund,jx« 
siècle. Il faut avouer que le sens de 
Win (ami) et mund (protecteur) ae 
s'accorde guère avec grim (cruel ou 
fantôme) dans la composition de ces 
deux mots ; ceci ferait supposer que 
d'autres sens restent à connaître, ou 
que les finales n'ont point toujours 
de sens précis et pourraient avoir été 
de simples diminutifs. 

Grimont. Serait plutôt le mont 
gris, ou le mont de Grim. Allusion 
à la couleur des terres ou des roches. 

Grimoud, Grimoult, Grimouz. 

C'est le vieux nom germ. Orimulf 
(cruel-loup) ou Grimuld, Qrimold 
(cruel-ancien) du ix« siècle. Il peut 



308 



Ori 



comporter aussi un autre sens con- 
forme à celai de Grimaud. Je n'en 
ai pas vn traœ toutefois dans les 
textes. 

CMmprel. Nom de grimpeur. Il 
a été donné au pic, oiseau grimpant 
le long des arbres. 

Orinaud. F. de Grinald, vieux 
nom germ . écrit tel dés 877 } et 
classé comme rariante de Grimoald, 
Grimald. 

Ofinon. Moustache (oc). 

Orisard, Grisel, Oriselin, Gri- 
setp Giisier, Giisolet, Grison, 
Grisonnet, Grisot. Dér. de Gris. 
Noms d'hommes à cheveux ou à 
vêtements gris. C'est la même raison 
de robe qui a fait donner à l'âne le 
nom de grison, au goéland et au 
blaireau celui de grisard. 

Grlvard, Grivaad, Griveau, 
Grlvault, Grlveaux, Grivel, 
Grivellé, Grivet, Griviau, Gri- 
vois, Grivolat, Grivot. 1° Dér., 
comme notre adverbe < grièvement», 
de Grief: gfrave, redoutable, dange- 
reux (oil), qui a fait aussi en argot 
le mot grivier : soldat (mot à mot : 
homme dangereux aux voleurs) ; 2» 
dér. exceptionnellement de Griu: 
grec d'origine ; 3° pour ce qui re- 
garde Grivel, et à coup sûr Grivellé, 
il convient de rappeler que ce der- 
nier adjectif signifiait de eouleur 
mélangée comme le plumage de la 
grive, c'est-à-dire brun et blane, noir 
et blane. Un texte du xiiie siècle, 
cité par Du Cange, c parle de moines 
blancs, noirs, grivelés, bruns, bis ou 
bèges. » (Voy. Béjart). Les vieilles 
accroupies de Villon parlent de 
leurs cuisses grivelées comme aaul- 
ciâieg, ce qui indique un blanc à 
taches rougeâtres. Eufin, dans le 
Berri, on donne le nom de bœuf 
grive à celui qui a la couleur du 



6ro 

plumage de la grive. Ceci pourrait 
bien donner un sens plus probable 
pour les noms énoncés, qui auraient, 
par le fait, la même valeur que 
Grisard, etc. Noms de cheveux ou 
d'habits de couleur blanc-bmn mé- 
langé. Dans le sens actuel, grivois 
est un mot du xvii* siècle. 

Grizard, Grizel, Orisot. F. de 

Grisard, Qrisel, Grisot. 

Grob. Gros, lourd (AUem.). 

Groc. Sec, cassant, rude (Norm.\ 

Grogne t. Grogney, Orognier, 
Grognlet, Grognot. Noms de gro- 
gnards. 

Grogont. F. du nom de saint 
Gorgon, 

Groinet. F. de Groingnet: coup 
de poing (oil) . 

Groley, Grolier, Grollean, 
Grolleron, Grollier. M. s. que 

Groulier, grouUier : cordonnier (oil, 
oc), moins Cholleau, qui peut déri- 
ver de GroUe : corbeau (oil). 

Gromard, Gromean, Gromier. 

lo Noms de g^ommeletir. Grommeler 
se dit groumi en wallon, gromenchier 
en Normandie ; 2» dér. de Gramme : 
serviteur, voiturier (oil). 

Grongnet. F. ancienne de Gro- 
gnet ou de Groinet. 

Gronier, Gronnier, Gronon. 

Semblent des équivalents de Gro- 
gniet. Grognon, s'ils ne dérivent de 
G^ron : figure maussade (Champag.). 

Gross, Grosse. Gros, grand 
(AJlem.). 

Grossard. M. s. q. Grosset. 

Grossel, Grosselin. Dér. de 
Gross (Allem.). 



Gm 

Grosset, Orossln, Grosson, 
GroBSOt. Un peu gros. Le nom de 
Grossard peut également dériver 
de Grocer : murmurer (oil). 

Grou. Gros (oil| Centre). 

Groiialle. Terrain caillouteux 
{grouaiUe, Centre). 

Grouard, Groaet. Dér.de Grou: 
gros. 

Groulard. Dér. de Grouler : re- 
muer, murmurer (oil). 

Gronl, Groult. Abrév. de Gué- 
roult. Groul peut être une forme de 
Qroulle : savate (oil). 

Grouller, Grouiller. Voy. Saha- 
tier. 

Groussard , Grousseaud . 
Grousset, Grousson. lo Dér. de 
Grotu : gros (oil). Dans le Nord, 
grousHer signifie graê; 2o dér. de 
Groitaser : murmurer. On dit grous- 
êard : grondeur (oil). 

Gront. Gros (Centre), chien (oil). 

GrouTelle. Domaine de Gne- 
roult, villa de Gueroult. Nom de 
lieu. Ou dit velle pour ville en 
Comté. 

Grouz. Gros, gras, chien (oil). 

Grozelier, Grossier. Groseillier 
(oil. Nord). 

Om, Gruais, Gruardel, Gruat, 
Gruau. Le gru était autrefois le 
gruau. Il a signifié aussi fruit sau- 
vage, fruit de bois (oil). Selon Littré, 
Gruyer (officier forestier) vient de 
Gruo {vert en haut-allem.) et il ap- 
puie sa conjecture du n om de verdier, 
qui rappelle aussi la couleur des 
bois et qui était de même un nom 



Gnd 



209 



d'officier forestier. SI gruyer vient de 
gruo y pourquoi Gruais, Gruard et 
Gruat n'en viendraient-ils pas ? On 
ne saurait enfin négliger grue, dont 
gru peut être une forme. Gruais, 
Gruat, Gruard seraient en ce cas des 
noms d'hommes à longues jambes 
maignres ou de tapageurs, car on di- 
sait gruir : crier comme la grue, 
gruis : tapage (oil) ; 2o même sens 
que Grou, Grouet, Grouard. Ceci 
pourrait être le plus probable. 

Grub. Excavation, fosse (Âllem.). 

Gruber. Mineur, carrier, habi- 
tant une excavation (Âllem.). 

Gruel, Gruelle, Gruet. Gruel a 
signifié gruau en langue d'oil. Faut- 
il néanmoins y voir un dérivé de 
Grue (oiseau), comme les Gruel de 
Danphiné et de Normandie qui ont 
des grues sur leurs blasons ? Une 
forme de cruel ou de Orouel (gros) 
est aussi prob ible. 

Gruhier. P. de Gruyer. Voy. Gru. 
Grun. Vert (Allem.). 

Grunberg, Grunebaum, Gru- 
nen'wald, Grunhut. Vert mont, 
arbre vert, verte forêt, chapeau vert 
(Allem.). 

Gruot, Grut. Voy. Gru et Qruel. 

Gruter. Grainetier (Allem.). 

Gruyer. Officier forestier. Voy. 
Qru. 

Gualdan. Guide (oc). 

Guasco. De Gascogne (oc). 

Guay. Gai (oc). 

Gudin. Nom classé par FSrste- 
lUann comme une forme du vieux 
nom germ. Godin (bon). 



210 



Gue 



Guèbard. F. de Gebhard. 

Guèbln. F. du vieux nom germ. 
Oeboin (qui donne, généreux). 

Guede, Guèdèp Guedet, Gue- 
din, Guedon, Guedras, Gue- 
dret. lo En langue d'oil comme 
aujourd'hui , Guôde était le nom 
d'une plante qui teignait en bleu. 
Tous les dérivés rassemblés ici peu- 
vent donc être des surnoms d'habits 
bleus ; 2o on peut également sup- 
poser une souche dans gued : gué 
(oc) ; 3» Gtiedon a signifié aussi valet 
(oc) ; 4P peut-être encore faut-il 
supposer ici des formes de Guy, 
Gayet, Guy on, Guillerat, Guilleret. 
L'abbé Brizard signalait déjà, au 
siècle dernier, Guedon comme syno- 
nyme de Guy, dont il suit en effet 
la forme latine Guido (écrit aussi 
Waido. Le TTeide allemand équivaut 
au Guy français) ; 5° enfin n'oublions 
pas Gueder : manger et boire avec 
excès (oil), qui a fait guédé (ivre). — 
Je place cette conjecture en queue 
par politesse, mais elle pourrait 
bien être plus probable que d'autres. 

Gueffier. F. de Geoffroy. Bri- 
zard a trouvé dans une charte Gau- 
fier. 

Guemard. F. de Gueymard. Voy. 
ce nom. 

Guenard, Guenardeau, Gue> 
nau, Guenaud, Guenault, Gue- 
naut, Gueneau. Les deux formes 
latines des noms de saint Guénard 
(Winardus) et Guenault (Guinaï- 
liu) nous indiquent comme pre- 
mière souche possible de ces noms, 
le vieux nom germ. Win ou Guin 
(les deux se disent) : ami -compa- 
gnon, suivi pour Guénard de la fi- 
nale ard (aguerri), et, pour Gue- 
nault , de la finale ait (ancien). 
Guénard peut être encore une forme 
du breton gwennard: blanchâtre. — 



Gne 

Il convient d'ajouter que gtienaf$ et 
gueneau ont eu aussi droit de cité à 
la cour des Miracles. C'étaient des 
gueux (oil). Rabelais parle souvent 
des guenaulx du charnier de sainet 
Innocent. Guenau se dit encore 
dans le Centre. 

Gaenebaud, Guenebanlt. Il 

est facile, après avoir lu ce qui pré- 
cède, d'y reconnaître l'ancien nom 
germ. Winebald (ami-hardi, résolu). 

Guenepin. F. de Gagnepain. 

Guenerauz. Guenerot. lo Dér. 
de Guenier. Noms de cultivateurs; 
2« dér. de Gwener : piqueur, g^and 
chasseur (Bret.)> ou Gwennerc : blan- 
chisseur (Bret.). 

Guenet, Gaeneteau. lo Abr. de 
Huguenet; 2o dér. de Qioenned: Van- 
nes, ville de Bretagne. 

Guenier. Forme de Guaignier: 
cultivateur (oil). 

Guenin. lo Âbr. de Huguenin; 
2o nom de saint, en latin G^ininus 
selon Ménage, ce qui en ferait un 
dér. du vieux nom germ. Win (ami- 
compagnon). 

Guenne. Blanc. De Gwene: blanc 

(Bret,) 

Guenon. Si Guenin est Guininus 
ou Winninus, Guenon peut, par la 
même raison, être le nom latinisé 
Wino (vine siècle) qui s'est trans- 
formé en Quino et Chuino. C'est le 
vieux nom germ. Win : ami. — 
Guenon (singe) est du xvi° siècle 
seulement. Si une seconde hypothèse 
peut être émise, c'est celle d'une 
abr. de Huguenon (dér. de Hugues). 

Guenot Abr. de Huguenot on 
forme de Guenaut. 



Gué 

Gnenoud, Guenou^Ule. F. du 
vieux nom germ. Winulf (ami- 
loup.) Ouenottville est le domaine de 
Ouinoud. 

Ouépin. lo Bailleur; 2° Orléanais. 
Les dictionnaires du siècle dernier 
donnent Guipin (railleur, plaisant). 
Plus anciennement encorci Ou^in 
ou Queêpin était le surnom des Or- 
léanais. L'historien Le Maire l'ex- 
pliquait ainsi en 1645 : c Aucuns 
accusent nos Orléanois d'estre d'un 
naturel aigre et picquant, ce qui 
leur a fait donner ce nom de Gues- 
pins..., ce qui n'est croyable, mais 
c'est que les Orléanois es tans d'un 
esprit vif et prompt, ils ont des ré- 
parties, brocards et lardons...; 
qu'ainsi que les guespes ont des ai- 
guillons pour poindre, ainsi les Or- 
léanois ont des pointes de bien 
dire.... * Si vraisemblable que sem- 
ble cette étymologîe, on hésite pour 
ce qui regarde le sens de Orléanais ^ 
lorsqu'on met Ouépin en présence du 
nom latin d'Orléans (Oenabum) qui 
aurait pu faire Genapinus comme il 
a fait Oenahensis, et, par abr., Ge- 
pinus. 

Guèpratte. Dérivé de Guespre : 
guêpe (oil). Nom d'homme piquant, 
mordant. 

Guer. lo Louche (oc) ; 2» vert 
clair {gwer, Bret.). 

Guerain. F. de Gnérin. 

Guèrand. F. de Gaerrand. Dér. 
du vieux nom germ. Gar (javelot). 

GoôrandeL Originaire de Gué- 
rande (Bret.). 

Guérard. Guéraad. C'est Gé- 
rard, Géraud, écrits conformément 
à la prononciation germanique de 
Ghaerard (775) et de Gairald {59S). 
La forme latine de GuériUi qui est 



Gué 



211 



VariniM et Guarinus (voy. Guérin) 
devrait, je le sais, me reporter au 
nom de Warîiart (défenseur-aguerri) 
xie siècle, et non à celui de Qarehard 
(javelot-aguerri). Mais Fdrstemann 
no donne que deux exemples de 

WarlChrt, tandis que les Garéhard 
foisonnent. J'incline donc, dans la 
plupart des cas, vers une simple dé- 
formation de ce dernier sans repous- 
ser absolument la forme Warhart. 

Gaéraud. Voy. Guérard. Ajou- 
tons cependant que Guéraud peut 
venir de Werald (défenseur-ancien) 
comme de Gairald (javelot-ancien). 

Guerbert. F. de Gerbert. 

Guerbette. Petite gerbe. Il est 
difficile de dire si c'est un nom de 
lieu. Ainsi, on appelle guerbiére, en 
Normandie , une grande bouche , 
parce qu'on y pourrait enfourner 
une gerbe comme au grenier. 

Guerbols. F. de Gerbois, nom 
de lieu qui, comme Gercourt, Ger- 
ville, désignait le bois, le château 
(court), le domaine (ville) d'un Ger- 
main dont le nom commençait par 
Ger (javelot). C'est ainsi qu'au xi« 
siècle Gercourt (Meuse) s'appelait 
Oerrici curtis, 

Guerdat, Guerdet, Guerdon, 
Guerdin, Guerdot. La forme la- 
tine du nom de saint Guerdin, qui 
est Verdinus, nous livre une sou- 
che possible de ces noms qui est le 
vieux nom germ. Vard: gardien. £n 
langue d'oil guerdon a signifié ré- 
compense, mais ce sens serait excep- 
tionnel ; 2° de Guerde , forme de 
guède. Noms d'habits bleus. 

Guèrin. Nom de saint, en latin 
Varinus et Guarinus. Du vieax nom 
germ. Varin (défense, protection) 
ixe siècle. Fdrstemann pense qu'on 
peut y voir aussi un nom de peu- 



212 



Gue 



plade. On trouve le nom de Gnérin 
dés 697. Il peut être également une 
forme de Gairin (javelot), 710. 

Guerinat, Guerinaut, Gaerl- 
neau, Guerinel, Guerinet. Gue- 
rinot. Dér. de Guérin. 

Guérit, Gueriteau, Gueritte. 

Abr. de Marguerite. 

Guérie. !<> Louche (oc) ; 2» nom 
de saint. En latin Viriliru; 3o Guel- 
dres (oil), nom d'origine. 

Guerlain, Guerlet, Guerlin, 
Guerlot. !<> Dér. de Chierle (louche) , 
2o formes de Grelet, Grelin, Grelot. 

Guermond. F. du vieux nom 
germ. Ouarmund (défeuse-refuge), 
qui est le même nom que Warmund 
et Vermund. 

Guemard.Guemault.Guerne, 
Guemet, Gnemier, Guernon. 
lo Dér. du vieux nom germ. Warin 
(défense, protection), qui a fait les 
noms d'hommes WeHno (en latin) 
pour Cfuernon, Trcm^ari(défenseur- 
aguerri), pour Guernard, Vernald 
(défenseur-ancien), pour Guemault ; 
Owemher (défenseur-auguste), pour 
Gttcrnier(ixe siècle) ; 2° formes inter- 
verties de Grenard, Grenault, Gre- 
net. Grenier, Grenun. C'est ainsi 
que guernon (pour grenon) signifie 
mouêtache en Flandre. On dit par- 
tout guemier pour grenier ; 3° dér. 
de Queme: aulne (oil); en Bretagne 
on dit gwem pour aunaiej 4° eu 
Normandie on dit ^uern« pour jpouZc; 
50 Ouernier est un ouvrier mâteur 
de navires (Bret.). 

Guéroult. F. du vieux nom germ. 
WeroU (défenseur-ancien). 

Guerrapin. Guerre à pain. Kom 
de mangeur de pain. 

Guerrand. Abr. d'Enguerrand. 



Gue 

Guerre, Guerreau, Ouerriat, 
Guerrier. C'est bien le sens actuel 
de guerre, mais il était pris avec le 
sens bourgeois de acte hostile, nui- 
sible, comme le remarque M. Littré. 
Guerre et ses dérivés étaient donc 
noms d'hommes toujours armés en 
guerre, comme nous disons encore. 
Guerriat, Guerrier, peuvent ene<N*e 
venir de Quarie : impôt, ou de 
Guerry. 

Guerry. Nom de saint. En latin 
Vederieua. Môme sens que Viderie 
(ample-riche), 655. 

Guersant. Dér. de Guers : louche 

(oc). 

Guery. F. de Guerry. 

Guesde, Guesdon, Gueaneau. 

F. de Guede, Guedon, Gueneau. 

Guesnier. Fabricant de gaines. 
Il y avait beaucoup de gaîniers au- 
trefois, car chacun avait la dague 
ou le couteau à la ceinture à défaut 
de l'épée. 

Guesnon. F. de Guenon. 

Guessard . Dér. de Guei : en- 
gourdi ^oc)| ou de Gués : soldat, sen- 
tinelle, corps de garde (oil). 

Guet, Guetard, Guetin, Gue- 
ton. Guettant. En langue d'oil, 
Guet est guetteur, sentinelle. On le 
voit par un texte du xv« siècle, qui 
dit : t Nostre guet se leva de son 
guet et s'en alla sonner de sa trom- 
pette. » (LiTTiuÉ). — Noms de guet- 
teurs. A Lille, l'agent de police est 
appelé guet. 

Guettier, Guettrot. On dit en 
langue d'oil guettier pour guetteur, 
c'est-A-dire sentinelle. Guettrot est 
un dérivé. 



Gni 

« 

CKieodet, Gueadln, Ouendon . 
Gneudret. F. de Guedet, Ouedin, 
Guedon, Guedret. Gueude: société, 
compagnie (oil), n'offre pas une soa- 
che vraisemblable. 

Oneury-p GueuTln, Ouevin. F. 
des vieux noms germ. Gewerieh 
(riche du pays) et Gavin, de gaw, 
pays district. 

Guevel. Jumeau (Bret.). 

Gueydan. Guide (oc). 

Gueydon. F. ancienne de Guy 
(en latin Ouido). Voy. aussi Ottédon. 

Gaeymard. F. de Guiemar ou 
Guiomar. Il est resté trace dans 
nos patois de cette déformation de 
gui en gué qui concorde avec nos 
présomptions en ce qui touche Gue- 
don, Guenaud, etc. Ainsi, en Poi- 
tou, on menace les enfants du 
guémar, sorte de croqnemitaine fan- 
tastique. On dit à ceux qui ne sont 
pas sages: • Prends garde! As-tu 
entendu le gpiémar ? Il a fait hou ! 
hou! > Or, ce guémar, dit l'abbé La- 
lanne dans son Dictionnaire poite- 
vin, n'est autre que le chevalier 
Guiomar du vieux Roman de Merlin, 
personnage cruel, amant de la fée 
Morgane. 

Gnez. F. de Que» (voy. Guesaard) 
ou de Choez: sauvage habitant les 
bois (Bret.). 

Gagenheixn. N. d. l. (Bas-Rhin). 
Il est composé de deux parties : heim 
(hameau) et Gugen , vieux nom 
d'homme germ. que FSrstemann 
avoue ne pouvoir expliquer. Kom 
de famille Israélite. 

Gnglielmi, GnglielminL Guil- 
laume, Guillemin (Italie). 

Gai, Gniand, Guiard, Guiaud. 
P. de Guy, Guyand, Guyard, Guy- 



Gai 



213 



aud. Guiard est écrit tel dès 942 ; 
20 f. et dér. de Gui : juif (oil). 

Gulbal, Guibard, Guibaud. 
Guibert. La forme latine du nom 
de saint Guibert {Vichbertu8) nous 
donne le vieux nom germ. Wieh- 
hert, qui s'est abrégé en Wilert dés 
909 et qui veut dire comhat-renommé, 
renommé dans le combat. De même 
nous retrouvons Guihal et Guïbaud 
dans Wihald (combat-hardi), 801. 
Guibard, qui n'a pas d'équivalent 
germ., doit être un augmentatif de 
guibe : jambe (oil). Nom d'homme 
à longues jambes. Nous disons fa- 
milièrement encore guibolle. 

Guibet, Guibey, Guibillon, 
Guiblet. Dér. de Guibe : jambe 
(oil). Le Guibet était aussi une arme 
offensive (oil). 

Guibourg, Goibourge, Gul- 
bourt. F. du vieux nom germ. 
Wigburg. 

Gulboat. F. du vieux nom germ. 
Wibold (combat-hardi), 801. 

G'uicbard. Aguerri au combat. 
Vieux nom germ. qui s'est écrit 
Wichart, au ix* siècle ( Wic ou guic : 
combat ; hard : endurci, aguerri). 
En vieux français , Guichard a 
signifié aussi rusé . De G^iehe : 
finesse, détour (oc, oil); il a con- 
servé ce sens en Picardie comme au 
Midi. 

Goichazdet, Guichardot. Dér. 
de Guichard. 

Guichaut, Guichelot. Guiohe- 
rat, Guicheuz. Dér. de Guichet (pe- 
tite porte fermant au verrou), ou de 
Guiche (finesse). Guichaut pourrait 
dériver du vieux nom germ. Wiehald 
(combat-ancien), dont je ne trouve 
pas d'exemple, mais qui serait très- 
régulier. 



214 



Gni 



Guido. !« Guide (oc); 2° Guy 
(Italie). 

Guidon. Nom de saint, en latiu 
Quido et Vido, ce qui établit bien 
le sens unique de Guid et Vid, vieux 
nom gerrm. signifiant large, ample 
et encore hois, forêt. 

Guiet. F. de Guyet, ou dér. de 
GM»;juif(oil). 

Guifard, Goifand. F. des vieux 
noms germ. Vulfard (loup-aguerri) 
et Ful/ald (loup-ancien), viiie siècle. 

Goifrey. P. du vieux nom germ. 
Wigfred (combat -doux, clément 
dans le combat). Il se transforme en 
Guigfred vers le xi* siècle. 

Guigard, Gkilgardel, Guigar- 
det. F. ot dér. du vieux nom germ. 
Wighard (combat-ag^ierri), xe siècle. 
Peut être aussi forme adoucie de 
Guichard. 

Guignard. Guignardet. !«> Dér. 
de Guigner: regarder en clignant 
rœil (oil) ; 2© pluvier (oc). Guigner : 
farder, cacher (oil), sauter de côté 
(Centre), et Guigne : coup à la tête 
(Comté), sont encore à noter. Mais 
le sens de < clignottant * reste plus 
probable. Le vieux nom germ. Wi- 
niart : ami-éprouvé (774), peut enfin 
être rappelé, car Guignebard et Gui- 
gnebert prouvent qu'il y a pour ces 
noms en Guigne iune souche germ. 
possible. Winibald (ami-éprouvé) 
et Winibert (ami-renommé), qui da- 
tent du viiie siècle, sont, en effet, 
les formes anciennes des deux der- 
niers. 

Guigne, lo Clignement d'oeil ; 
2° cerise (oil) ; 8o bergeronnette, la- 
vandière, oiseau (oc). 

Guignedoux. Cerise {guindou, 
Ouest). 



Goi 

Guignet , Gulgnetet , Gui- 
gniaut, Ouignier, Guignolle, 
Gulgnon, Guignot. Dér. de Gui- 
gne. G^Mt^ter désigne spécialement 
le cerisier (oil). Guignon n'est nom 
de mauvaise chance qu'au xvie siè- 
cle ; il vient de guigne dans le sens 
de clignement d*ail. C'est notre Jet- 
tatura. Le pinson s'est aussi appelé 
guignot. Le g m'empêche de con- 
fondre Guignier avec Guinier. Voy. 
ce nom. 

Guigon, Guigou, CKdgoz, 
Guigue, Guigaet, Guiguin. l» 

Cinq dér. de Guigue, nom d'homme 
regardé eu langue d'oc comme une 
forme de Gui, et qui n'en diffère pas 
beaucoup, si j'en juge par la forme 
latine du nom de saint Guignon qui 
est Vigo. F9rstemann a déjà classé 
d'ailleurs Guigo comme une forme 
latine du vieux nom germ. Wigo 
(combat, combattant), ce qui nous 
donne, comme formes primitives de 
Guigou, Wigolf (combattant-loup), 
788 î — de Guigoz, Wihgoz (combat- 
tant-Goth), 889; — de Guiguin, 
Figru;in(combattant-ami), qui se con- 
vertit en Guigruin dès le xie siècle ; 
2o dér. de Guigua : instrument de 
musique à cordes, air de danse (oc). 

Guil. Nom de saint, en latin Vil- 
lus, du vieux nom germ. Vill : vo- 
lonté. 

Guilbart,Guilbaud,Guilbault, 
Guilbaut. Guilbeau. Guilbeaud, 
Gullbert. F. des vieux noms germ. 
Willibrath (volonté-renommé), ixe 
siècle ; Willebald (volonté-hardi), 
viii' siècle ; Willebert, 786. Ce der- 
nier a le même sens que Willibrath. 
Il s'écrit Guilhabert dés le xi« siècle. 

Guilhamat, Guilhamin. Guil- 
hem, Guilliemin. F. méridionales 
de Guillaumat, Guillaume, Guflle- 
min. 

Guilhen. F. de Guilhem. 



Gnl 

Gnilhennoz, Oallhenny, For- 
mes méridionales dn vieux nom 
germ, WUhelm, qui «fait Gnillaume. 

Guilliery, Ooilllery-, Goilhot. 
F. méridionales de Guillier, Goillot. 
Lies deux premières serrent de près 
le vieux nom germ. Williheri (vo- 
lonté-auguste), 828. 

Gaillain, F. dn vieux nom germ. 
WaUn (volonté), xx« siècle. 

Gollland. Dér. de Quille. 

Gaillard, Guillardet, Guillar- 
din, Guillardon, Guillardot. Le 

vieux nom germ. Willard (volonté- 
éprouvé) a fait Guillard ; les autres 
noms en sont dérivés. 

Gaillarme. F. de Guillerme^ 

Gnillaud. Dér. de Guille. 

Guillaoïne. Nom de saint, en la- 
tin WxUehnuê et Quitttlmuê, Vient 
du vieux nom germ. Will^lm qui 
signifie encore Otuillaume en alle- 
mand moderne, et qui s'est écrit 
OuUhélm, Guillelm au xi« siècle. 
Comme toujours, il faut en cher- 
cher le sens dans ses deux parties 
loill (volonté), helm (casque) qu'on 
prend ordinairement au figuré avec 
le sens de protection, défense. 

Gnillanmet, Guillaiimin,Guil- 
launont, Guillauinot. Dér. de 
Guillaume. 

Goillaut. Dér. de Guille. 

Guille. 1» Ruse, moquerie, trom- 
perie (oil) ; 2o f. du vieux nom germ. 
Wm (volonté). 

Gnillebaud, Gnillebaut, Goll- 
lébert, Goillebot. M. s. q. Guil- 
baud, Guilbert. Guillebot est une 
forme de (hiUlehaud , nom do saint, 
en latin Villibaldu» (volonté-hardi). 



Gni 



216 



Gnillebout. F. du vieux nom 
germ. WiHeloU ( volonté -hardi ), 
viii« siècle. 

Guillem. F. abrégée de Guillelm. 
Voy. Guillaume. 

Guillemain, Gnilleman, Gull- 
lemard, Guillemaut. Dér. de 
GulUem. Guiîlemar a été un nom 
de saint, en latin Willemaruif du 
vieux nom germ. TTiTZÎemar (volonté- 
illustre), 817. 

Gulllemenot. Dér. de Guillem. 

Guillemet, GuiUemin. Dér. de 

Guillem. 

Guilleminet,Guilleminot.Dér. 

de Guillenrin. 

GuiUemon, Guillemont. lo F. 
du vieux nom germ. Guilemund (711) 
qui vient de Willemund (volonté- 
refuge); 2o nom de lien signifiant 
Mont de Guille, 

Guillemot. Dér. de Guillem. 

Guillen. F. do Guillin. 

Guillermin, Guillermat, Guil- 
lerme.Ouillermier.Guillermon, 
Guillermy. GrttiZlerme est une forme 
méridionale de Guillelm. Les autres 
noms en sont dérivés. 

Guillet. F. de Guille. 

Guilley. F. de Guillier. 

Guillier. lo F. du vieux nom 
germ. WiHiher (volonté-auguste), 
ixe siècle ; 2o dér. de Guille. 

Guillierme. F. de Gnillerme. 

GuilUon. GuiUiot, Guilliout. 
F. de Guillon, Guillot, Guillout. 



216 



Gui 



Gulllochet, Guillochin, Guil- 
loohon. Dér. de Guillot ou do 
Quille. C'est un ouvrier de ce nom 
qui a été le créateur du guillochagc. 

Guillois, Guillon, Guillot. Dér. 
de Guille. Toutefois Guillon (rusé, 
trompeur, oil) peut être la forme 
du vieux nom germ. latinisé Willo 
(volonté), 814. 

Guilloteau, Goillotln, Guillo- 
ton. Dér. de Guillot. 

GuUlou. lo Dér. de Quille ; 2» 
forme du vieux nom germ. Willulf 
(volonté-loup), 742. Les Bretons don- 
nent au loup le nom de guillou. 

Guillouard. Guillouet. Dér. de 
Guillou. 

Gkdlloame. F. de Guillaume. 

Ouilloux. F. de Guillou. 

Guilmain , Ouilmard , Oull- 
mart, Guilmet, Ooilmin. Voir 
ces noms en commençant par Guille. 

Guimard. F. du vieux nom germ. 
Wimar (combat-illustre), 688. 

Guiinbal,Guimbar,Guimbert. 

F. des vieux noms germ. Wirthald 
(ami-hardi), viii« siècle, et Winhert 
(ami-renommé). Ea langue d'oc, 
guimbar signifie sauter, gambader. 

Gulxuert, Guimier. F. du nom 

de saint Guimer, en latin Vicmarus. 
Du vieux nom germ. Wigmer (com- 
bat-illustre). 

Guimond, Guimont. 1° F. des 
vieux noms germ. Wigmundei Wik- 
mund (combat-refuge); 2o exception- 
nellemeut,lf on< de Guy. Nom de lieu. 

Guinamard, Guinand, Goi- 
nard, Guinaud. F. des vieux noms 



Gui 

germ. TTînenmr (ami-illustre}, frxg- 
rtand (combat-risque), TXfi eiècle; 
Winehard (ami-éprouyé)i Wim/eAd 

(ami-ancien). 

Guinchard. Dér. de Guineher: 
regarder de côté, esquiver, fuir (oil), 
et de Guinehar: cligner de Pœil (oc). 

Guindé, Guindet, Guindon. 

Dér. de Guinder : hisser (oil). En 
langue d'oc, guindé est coq d*Inde, 
La cerise s'appelle aussi guindoul 
au Midi, G^Undole et Guindon dans 
le Centre. 

Guindor, Gulnedore, Guine- 
gagne. Qui ne dort, qui ne gagne. 

Guinet. !<> Dér. du nom de saint 
Guin, en latin Chtinninus. — Du 
vieux nom germ. Vinin (de Win : 
ami, qui s'écrit déjà Guine au yup 
siècle); 2» f. de Quinet. 

Guingand, Guingant. Nom de 

ville (Bret.) et nom d'étoffe légère. 
Ce dernier sens serait exceptionnel. 

Guingois. De travers. Au xvi« 
siècle, on disait c mettre son bonnet 
kgyngoia ». 

Guinier, Guinon. 1° F. des vieux 
noms germ. Winier (888), et Wino 
(forme latine), qui viennent de Win: 
ami. Winier s'est d'abord écrit Wi- 
niheri (ami-auguste); 2o abr. de 
Guignier, Guignot. 



Guinoiseau . 

Nom d'oiseleur. 



Guigne - oiseau . 



Guinot, Guinoux» Guiny. 1» 

Dér. de Guin (voy. Guinet) ; 2« abr. 
de Guignot, Guignou. 

Guiochin. Âbr. de Guillochin. 

Guiod, Guiomar, Guion. La 

forme latine de Guion (Fido), qui 



Gui 

est un nom de si^nti nous fait con> 
sidérer nea deax noms comme dér. 
du vieux nom germ. Vid: large, am- 
ple (et aussi : bois, forêt). La forme 
ancienne de Ouiomar est Widiomar 
(ample-illustre), vixi« siècle. Il est 
possible que Quiod, Guion aient été 
aussi abrégés de Guillod, GalUon. 
— £n se reportant à Gui| on verra 
que Chiion et Oui sont, par le fait, le 
même nom. Le premier a seulement 
g^rdé trace du latin. 

Gulonin, Guionnauz, Ouion- 
net. Dér. de Guion. 

Goiot. Dér. de Gui. 

Goiral, Guirand, Gulrard, 
Chliraud. F. anciennes de Girald, 
Girand, Girard et Giraud, comme 
Guérard est forme ancienne de Gé- 
rard. £t Giraud, Girard, etc., ne 
sont eux-mêmes que des Géraud et 
des Gérart. Xous ne le saurions pas 
que la forme latine du nom de saint 
Guirant, évêque de Béziers {Geral- 
dua) serait là pour nous l'apprendre. 

Gulraudat, Guiraudon, Gui- 
raudet. Dér. de Gulraud. 

Goiraut. P. de Giraud. Voy. 
Ouiral. 

Guiron. Nom de saint, en latin 
Viro f du vieux nom germ. Wir 
(guerrier), iifi siècle. Sur d'autres 
points, sa forme latine est Geruntius 
(vieillard, gree\ ce qui lui donne un 
double sens. 

Guis, lo F. du vieux nom germ. 
Wis, qui signifie chef ou sage ; 2ojui/ 
(oU). 

Guisard. l» Originaire de Guise ; 
29 dér. de Guis. Ce serait un parti- 
san du Balafré, si le nom datait du 
ZYi« siècle. 



Gui 



217 



Guise. N.d.l.(Ai8ne).Nombreu8e8 
sont les plus anciennes formes la- 
tines de ce nom que je relève dans 
l'excellent Dictionnaire topographi- 
que de VAiane par M. Matton. Au xii» 
siècle seul on trouve Gusia, Guzia, 
Goisia, Wizia,Gui8a, Gusgia, Gusium 
CastruTHy Castrum Guisiense. Ces 
variantes si nombreuses procèdent 
sans doute d'un seul nom celtique. 
Bullet pense que c'est guwys (posi- 
tion fortifiée) et le mot latin caatrum 
semble confirmer cette conjecture. 

Guiselin, Gulsle, Guislain. M. 

s. q. Gislain. Guisle semble l'alle- 
mand moderne Giesel écrit comme 
on le prononce. Comme Guislain, il 
vient du vieux nom germ. Gisal 
(otage) , qui a fait notre verbe gui- 
seler : donner caution (oii). 

Guitard, Guitaut, Gkiiter, Gui- 
ton, Guitry. F. des vieux noms 
germ. Witard (803), Witald, Witer 
(1056), WUo (762), Witerich (781), 
qui dérivent de Wit : ample (et 
quelquefois forêt). — Guiton peut 
être aussi une abr. de Marguerite. 
Voy. Guitton. 

Quittard, Guitter, Guitton. 

Même origine et même sens que les 
noms ci-dessus, écrits indifférem- 
mentavecunoudeuxi.On trouve dès 
838 la forme latine Witto, dont Guit- 
ton estl^traduction. Dans le Centre, 
nous avons aussi Guitte et Gnitton, 
abrégés dérivés de Marguerite et qui 
peuvent avoir été des noms d'hom- 
mes, tout comme Marie et Marion, 
mais la première origine que nous 
avons indiquée n'en doit pas moins 
compter en beaucoup de cas. 

Guizard, Guize, Guizelin, Gui- 
zellemette, Guizelmini. La pré- 
sence de ces deux derniers, qui sont 
très - certainement des formes de 
Guillemet et Guillemin, prouve que 
le 2 peut n'avoir été, dans Guizard, 



10 



218 



Gus 



qn*an simple enjolivement, ce qui 
donnerait Guiard. Qvitelin peut 
avoir été aussi une forme de Guis- 
lain ; Chiizard et (hiize peuvent être 
encore formes de Guisard et Guise. 
Ces réserves faites, il y a lieu de 
considérer aussi ces noms comme 
des dérivés du vieux nom germ. 
Wiê, Wi» : chef, sage. 

Goizot.Peut être considérécomme 
une forme de Gulot, si on se reporte 
à ce que j'ai dit de Guizelmini. Peut 
de même être une forme du vieux 
nom germ. Wisoâ, 719 (de Wis : 
chef, sage). On sait que W équivaut 
kGu. 

Gmnery. lo Nom de lieu (Aube), 
s'écrivait Guitmeriatum en 1107, 
c'est-à-dire domaine de Chuitmer, 
vieux nom gorm. dont la forme an- 
cienne est Widimer (ample-illustre) ; 
2o nom de saint, en latin Gomerieua. 

Gunter, Oonther. Vieux nom 
germ. très-répandu au moyen âge ; 
ses formes les plus anciennes sont 
Gwndher (ix* siècle), Gundechar et 
Gundachar (v* siècle). De Gund : 
combat et her ou har : augruste, pro- 
pice {almus, augustus). 

Guntz, Oontzer. De Gunts, 
nom de lieu (Allem.). 

Gurtler.Fondeur en cuivre (Ail .). 
— Fabricant de ceintures, s'il y a 
un tréma sur Vu. 

Gorit, Gury. Nom de saint écrit 
aussi Guris dans les calendriers du 
moyen âge. Sa forme latine Gode- 
rieus en fait un vieux nom germ. 
(bon-riche, Goth puissant). 

Gosmand. Nom de baptême qui 
n'est pas un nom de saint. Forme 
du vieux nom german. Gozman 
(homme-Goth , guerrier-Goth) qui a 
fait le nom allemand moderne GtUz- 



GUB 

mann. L'Bspagne, où Gusman s'est 
naturalisé par l'invasion, compte 
comme la France beaucoup de vieux 
noms germaniques. 

Ga8,GaS8e. l» Selon Fdrstemann, 
Guse et Gvsi sont des formes alle- 
mandes modernes du vieux nom 
germ. (?u« (sens inexpliqué) ; 2oabr. 
d'Auguste (?) ; S^ gueux (oil). 

Gustave. Nom de baptdme qui 
n'est pas un nom de saint. Il est 
chez nous d'usage moderne, et doit 
être d'importation Scandinave, écrit 
d'abord gustaf, il n'est pas dérivé 
d'Auguste comme on le croit, mais 
plutôt du vieux nom germ. Ciut 
(science, art), qui a fait les noms 
d'homme Custard (936), et CuêtiUn 
(ixe siècle). 

Gustard, Guste, Gustin. l» F. 

et dér. du vieux nom germ. Cust 
(science, art). Voy. G^utave. — Guste 
et Gustin peuvent être aussi des 
abrégés d'Auguste et Augustin. 

Guth. F. allemande moderne du 
vieux nom germ. God (bon). 

Gutxnan, Gutxnann. !<> Homme 
bon (Allem.); 2o formes allemandes 
modernes du vieux nom germ. Go- 
deman, qui a le môme sens. 

Guy. Nom de saint, en latin ^»- 
dits, Vidus et Vido, du vieux nom 
germ. Guid (xi» siècle), qui est une 
forme de Vid : ample, grand. 

Guyard,Guyet,Guyon,Guyon- 
nard, Guyonnet, Guyot. Dér. 

de Guy. Guy on peut être considéré 
aussi comme une forme de Guy, car 
il traduit correctement la forme la- 
tine Guido ou Vido. Voy. Guy. 

Guzman. F. de Gusman. 

Guzzi. Abr. italienne de Hugues 



Hac 

{Ugo) on de Henri (Enrlco)^ qui a fait 
les diminntifs Arriguzzo, puis Bi- 
ffuztOf pniB enfin Quitzo. 



219 

Oys. F. de Ociis, abr. flamande du 
nom de saint Gisbertus. 



H 



Haag. F. allemande moderne du 
vieux nom g^rm. Hag (adroit, utile). 

Haas, Haase, Haass, Hase. !<> 

F. de HcuM : rancune, ou de Hase : 
lièvre (Allem.), d'où les noms com- 
posés de Hiisenherz, cœur de lièvre, 
poltron ; Haienfusz, patte de lièvre, 
fuyard; Hasenkopf, tête de lièvre, 
écervelé ; 2» formes allemandes mo- 
dernes du vieux nom germ. Haa : 
beau, poli (dans le sens de lisse). 

Haber. l» C'est l'Avoine allem. ; 
2° cotte de mailles {habers, oil). 

Habert. Vieux nom germ. écrit 
tel dès le yiii« siècle (hab : posses- 
sion ; bert: renommé. Voy. Haber. 

Habon, Habrant. Dér. du vieux; 
nom germ. Hab : possession, qui a 
fait en latin Habo (812), et abrév. de 
Hadebrand {brand : ardent). Pour 
had, voy. Hadamar, 

Hacard,Hachard. Dér. du vieux 
nom germ. Hag (adroit, utile), qui a 
fait Hachar (930). Toutefois, Ha- 
ehard peut dériver de hacher. Voy. 
Aéhard. 

Haohe , Haohet , Hachette . 

Nom d'arme ou d'instrument de tra- 
vail. Le surnom populaire ^q Jeanne 
Hachette en est un exemple. 

Haokenberger. Orig. d'Hacken- 
bergi nom de lieu (eu allemand mo- 
derne, niontagne-croc)j que FiJrste- 
mann considère, en vieil allemand, 
comme une forme û!Hagenberg 
(montagne couverte de haies. — 
Westphalie). 



Hacquard, Hacque, Haccniin. 

loDér. deHachard, Hache, Hachiu; 
20 dér. de fTague, cheval docile (oil). 
On disait haquet pour petit cheval , 
et hacquenée pour jument. 

Hadamar, Hadamard. Vieux 
noms germ. écrits ainsi au ix« siè- 
cle. Ils sont dérivés de Hath ou Had, 
dont le sens divise les étymologistes 
allemands, car on y reconnaîi; tour 
à tour un nom de dieu, un nom de 
peuple, et un sommet, un point cul- 
minant. Une variante de Hadamar 
est Hadhemar, dont notre Adhémar 
est certainement abrégé, bien que 
je l'aie fait venir à tort de Athalmar. 
On sait que mar signifie illustre. 

Hadancoart. Nom de lieu (Oise) 
dont la forme latine est probable- 
ment Hadanicurtis : château de Ha- 
dan, vieux nom germ. dérivé de 
Had. Voy. Hadamar. 

Hadex^gue, Hadingue. N. d. 1. 

(Nord). M. s. q. Hadaucourt. 

Haendler, Marchand (Allem.). 

Haentjena. Fils de Haenfjen : pe- 
tit coq (Flandre). C'est le Coquet 
flamand. 

Haerynok. Hareng (Flandre). 
Haffner. Potier (Allem.). 

Hageman,Hagemann,Hager- 
man. Garde forestier (Allem.). 

Hagnoer, Hagnœr, Hague- 
nauet, Haguenoir. Originaire de 
Haguenau (Alsaoe). "* 



220 



Hal 



Hahn. Coq, robinet, fontaine 
(Allem.)* 

Hahnemann. Marchand de vo- 
lailles, marchand de robinets. 

Hain. Crochet, hameçon (oil). 

Halnoelin, Hainohelin. F. de 

Hinzelin. 

Halnque. F. de Haencke, qui est 
une forme flamande du nom de saint 
GalUcanus. 

Halnselin, Hainsselin. F. de 

Hanselin. 

Hairlon. F. du vieux nom germ. 
latinisé Herio (viJi« siècle), de Ber : 
auguste, propice. 

Haistre. Hôtre, arbre. 

Hal. F. d'Henri (Angl.). 

Halary , Halbert . Halbin , 
Halbron. F. de Alary, Albert, Al- 
bin, Auberon. 

Halèvy. Nom porté par la seule 
famille de Téminent compositeur, 
qui s'appelait d'abord Henry Aron 
Lévy. Ne conservant que les initia- 
les des deux premiers noms, il se fit 
par leur adjonction le pseudonyme 
Halévy, que ses succès convertirent 
en nom définitif. Ceci rentre dans 
la classe des cas que la science ne 
saurait expliquer sans information 
particulière. Voy. Chaix d* Est-Ange. 

Hall, lo F. anglaise de Henri ; 2o 
saline (AUem.) ; 3o grande salle, 
grande maison (Angl.). 

Hallais, Hallays. Noms de lieux 
dérivés du bas-latin Hala : chau- 
mière faite de branchages. 

Hallè. Desséché (oil). I 



Ham 

Haller. De Halle (Allem.). 

Hallet, Halleuz. Dér. de Balle, 

haHe : desséché (oil). HalUux peut 
aussi ôtre un nom de haleur (remor- 
queur à bras). Dans les deux sens 
de tirer et de sécher, le verbe haler 
s'est écrit indifféremment KaUer. 
Voy. Battez. 

Halley, Hallier. !<> Gardien de 
halle (entrepôt de marchandises); 
2o haleur de bateaux (oil). Dans le 
sens de fourré de boU, haUier ne pa- 
raît pas remonter plus haut que le 
xvi« siècle. 

Hallez. Hâlé de teint. S'écrivait 
autrefois avec deux l. ■ Il est fort et 
puissant, et moult noir et hallez >, 
lit-on dans an texte du xiv* siècle. 

Hallier. Voy. Balley. 

Halligon. F. du vieux nom germ. 
Balidgund {halld : héros ; gund : 
combat), vui« siècle. 

Halliot. F. de Helliet. 

Hallot, Hallu. Dér. de Batte : 
desséché. — En Picardie, hallot s'est 
dit aussi d'un arbre en buisson ; en 
Flandre, c'est un saule à tête. C'est 
aussi une saulaie, un hallier (oil). 

Hallouin, Halluitte, Halmer, 
Halouin. F. de vieux noms germ. 
dérivés de Bal (guerrier) mis en 
composition avec les finales win: 
ami ; wid : ample, grand ; mer : il- 
lustre. 

Halot. lo Petit valet (Normandie). 
En Champagne, le halotier est on 
petit cultivateur ; 2° forme de Hallot. 

Halphen. Changeur (hébreu). 

Hamand, Hambert. F. de 

Amand, Ambert. 



Han 

Hamard. Vieux nom germ. du 
viii« siècle signifiant marteau. 

Hamburger. De Hambourg. 

Hamblard. F. d'Amblard. 

Hamel. Hameau (oil, oc). 

Hamelin. Dér. de Hamel. Le 
nom de lieu Hamelincourt fait soup- 
çonner qu'il peut aussi avoir été un 
vieux nom d'iiomme germ. dérivé 
d*Amal. 

Hamet. Dér. de Ham : hameau. 

Hamille, Hamillon. F. d']£mile, 
émilion. 



Han 



221 



L. F. allemande moderne 
du vieux nom germ. Ham : maison. 

Hammer. Marteau (Allem.). 

Hammerioh , Hammery , 
Hammond, Hainolr« Hamon, 
Hamonet. F. des vieux noms germ. 
Haimerieh (728) ; Hamû (en latin), 
713 ; Heimwart (wart se prononce 
oir), ixe siècle, dont la souche est 
Ham (maison) en composition avec 
rieh : riche ; wart : garde, etc. Ham- 
merieh est, par le fait, une forme 
ancienne de Henri, Hamon est la 
traduction du latin Hamo ou une 
forme de Hammund, car c'est aussi 
un nom de saint, en latin Hamunduê. 

Hamot. Dér. de Ham : hameau. 

Hanappler. l» Fabricant de ha- 
naps. — Ce verre à boire était sou- 
vent un vrai travail d'orfèvrerie et 
ressemblait à nos calices; 2o étui 
de hanap, dressoir (oil). 

Hancke. F. flamande du nom de 
saint Ghillicanus. Il me paraît aussi 
une abrév. de Hanecke. Fdrstemanu 
le classe parmi les dérivés de Hano 



(qui accorde, qui permet), ainsi que 
Hanne, Hanecke, Hannecke, Hen> 
nicke, mais il ne donne pas d'exem- 
ples anciens de ces différents noms, 
ce qui me les fait considérer plutôt 
comme des diminutifs de Hannes ou 
Hans, abréviation de Johann, Jo- 
hannes (Jean). Nous avons de même 
chez nous Anot, Anet, Anneqnin et 
Hennequin. 

Handrioks. Henri (flam.). 

Hanecard. Dér. de Hanecke. 
Voy. Haneke. 

Hanel, Hanes, Hanet, Hane- 
tier. Dér. abrégés de Johanne, et 
Johannes. 

Hanicle. F. de Hanique, dér. 
abrégé de Johanne, ou de Hanick, 
forme flamande du nom de saint 
Anisius. 

Hangard. F. de Hanouard: 
garde de grenier à sel (oil). 

Hanioot, Hanioquant. Dér. de 
Hanique et formes de notre Janicot. 

Hanier. !<> Dér. de Hane : cro- 
chet (oil) ou de Hanne : culottes 
(Norm.) ; 2° abr. deAhanier : labou- 
reur (oil).^ Ce dernier sens est plus 
probable. 

HanlîX, Haniquaut, Haniquet. 

Dér. abrégés de Johanne, ce qui 
en fait des formesdeJanin, Janicot. 

Hann. F. de Hahn. 

Hanne. !<> Abr. de Johanne ; 2» 
forme de Hane : crochet (oil) ; 3° mu- 
let, cheval de somme (oil). 

Mannequin, Hann et, Hanne- 
ton, Hannioque, Hannier, Han- 
nlon, Hanniquet, Hannlsset. 
Dér. abrégés de Johan (Jean). Han- 



222 



Har 



nequin est gurtont flamand et s'est 
écrit d'abord Hannekin. S'il est pos- 
sible que Hanneton vienne de Han- 
net ou Hanne (comme Jeanneton, de 
Jeannette), il est très-possible que 
ce soit un surnom d'insecte, car 
notre hanneton se disait déjà hane- 
ton au xiiie siècle. Nom d'homme 
bruyant, écervelé. A ce propos, il 
me semble que Diez et, après lui, 
Littré n'ont pas assez songé pour 
rétymologie de hanneton (qu'ils vont 
chercher dans l'allemand hahn: coq) 
à notre vieux mot de langue d'oil 
hane : crochet, qui doit être parent de 
ham: hameçon (oc). Hane, quiadéjà 
fait évidemment Uanieroéhe (accroc, 
embarras, obstacle), a pu, de même, 
faire hanneton^ car cet insecte a des 
pattes particulièrement crochues. 
Hanier peut , comme Hannotier, 
avoir signifié cultivateur (oil, Cham- 
pagne). Ce serait alors une abr. de 
Ahanier. Voy. Lanier. 

Hannoyer, Hannulé. Du Hai- 
naut. 

Hanocq, Hanon, Hanot, Ha- 
noteau, Hanôtot. Dér. abrégés de 
Johan (Jean), ou de Haner : labou- 
rer (oil). 

Hanoyè. F. de Hannoyer. 

Haûqtuet. Abr. de Hanniquet on 
forme de Hancke. 

Hanriaa , Hanrion , Hanriot , 
Hanry. P. de Henry, Henrion, etc. 

Hans. Jean (Çlam. Allem^). 

Hanselet, Hanselin, Hansen. 
Dér. de Hans. 

Haquette, Haquin. Hachette 
(Picardie). 

Harang, Haranger, Haran- 
goler, garant. Hareng, harenger. 



Haraaoourt, Harcourt. K. d. I. 

(Meurthe, Eure) dont les formes la- 
tines, Haraeuria et HarieuriOf équi- 
valent à château ou domaine de Ha- 
riald, vieux nom germ. signifiant 
ancien de Vannée ou auguste-ancien. 
Harcourt voulait dire aussi esear- 
moucheur (oil), qui court à l'ennemi. 

Hardel. Jeune garçon, vaurien 
(oil). 

Hardier, Hardoln, Hardon, 
Hardou, Hardouin, Harduin. 

loVieux noms germ. dont la forme est 
restée presque intacte ; ils sont dér. 
de Hard : endurci, aguerri. Hardouin 
est aussi le nom de deux saints, et 
celui d'un négociateur en mariage 
(Norm.) j 2ode Barder : troquer (oil). 

Hardy. Hardi (avec cette nuance 
que hardy était toujours pris autre- 
fois en bonne part). Je dois faire 
observer cependant qu'on ne trouve 
jamais hardy dans les textes, tandis 
que les noms d'hommes prennent 
au contraire l'y. 

Harel. F. de Harelle : querelle, 
émeute (oil). On disait hareleux pour 
querelleur. 

Hariveau. Marchand de bestiaux 
{harivelier, Norm.). 

Harlaut, Harlay, Harlè» Har- 
let, Harleux, Harlin, Harly. 

Dér. de Harler : être hâlé (oil). 

Hanuand , Harmann , Har- 
mant. Nom de saint, en latin Hart- 
mannus, du vieux nom germ. Hart- 
man (homme-aguerri\ 792. Peut ve- 
nir également de Hariman (homme 
auguste, homme de l'armée), qui a 
fait Barman. 

Harxnois. F. de Ham ois (?) ou 
de Berme ; désert (oil). On appelait 
hamoia les pièces de l'armure défen- 
sive du soldat (casque, etc.). Cest 



Hat 



223 



un sobriquet qui a été diminué sans 
doute d'un adjectif. La famille Beau- 
barnais ( belle armure) avait con- 
servé le sien. 

Haro. !« De Haro (Castille); 2» 
cri normand sur lequel on a longue- 
ment disserté; il était poussé en 
temps de guerre ou de sédition et 
surtout quand un citoyen croyait 
avoir à se plaindre judiciairement de 
quelqu'un. Tous deux alors étaient 
conduits en prison jusqu'au juge- 
ment. De là l'expression crier haro 
sur quelqu'un. Le cri de haro avait 
tellement force de loi, que, d'après 
la tradition, il suffit à un homme de 
GaeB} nommé Asselin, pour arrêter 
la marche du convoi funèbre de 
Guillaume le Conquérant, jusqu'à 
ce que son flls Henri eût payé uo 
terrain pris sur la terre du plai- 
gnant, pour bâtir la chapelle funé- 
raire. — A ce dernier point de vue, 
le surnom de Haro a pu être donné 
volontiers à un grand erieur. Les 
exemples recueillis par Littré mon- 
trent en effet que haro, loin d'être 
pris toujours dans le sens judiciaire, 
se disait de n'importe quelle cla- 
meur. Ceci détruit l'ancienne éty- 
mologie de Ha Raoul! dont Haro 
passait jadis pour l'abrégé. En vé- 
nerie d'aillenrsi on disait aussi hare 
pour appeler les chiens. Bu 1. d'oil, 
harauàer était injurier et on appe- 
lait haraux l'enlèvement des che- 
vaux de l'ennemi. 

Harou, Harouard, Haroad. F. 

des vieux noms germ. Herulph et 
Harwart, dér. de Har (armée ou 
auguste, propice) en combinaison 
avec ulph (loup) et wart (garde). — 
Harou a été aussi une forme de 
Haro (2« sens). 

« 

Harriot, Harris, Harry. Les 

deux premiers sont dérivés de Harry, 
forme anglaise d'Henri. 



Hart. lo Dur, rude, rigoureux 
(Allem.) ; 2° abr. flamande du nom 
de saint Artemon ; 3o cerf (Angl.) ; 
40 corde (oil). 

Hartmann. Homme duri sévère, 
austère (allem. moderne). Comme 
vieux nom germanique, il a le sons 
de < homme endurci, aguerri >, mais 
il s'écrit avec une seule n (792). En 
Flandre, Hartman est une forme du 
nom de saint Hermagoras. 

Hartnaok. Têtu (Allem.). 

Hartog. F. de Herzog. 

Hartang. F. du vieux nom germ. 
Harding (aguerri-jeune), 762. 

Hartus» Harty. Semblent des 
formes latinisées du vieux nom 
germ. Hart : dur, aguerri. Hartua 
serait peut-être plutôt une forme 
d'Arthus. 

Hsurtvvlok.F.du vieux nom germ. 
Hardwie : dur-combat (xe siècle). 

Hase. Lièvre (Allem.), 

Hasenf éld.Pays de lièvres (AU.). 

Haspel. Dévidoir (Allem.). 

Hass.lo Haine, rancune (Allem.) ; 
2» vieux nom germ. qui veut dire 
Heaaois. 

Hauler. Chasseur de lièvres, 
confectionneur de vêtements (Ali.). 

Haste, Hastier, Hâte. Hcute et 
Hâte signifient c broche de bois à 
rôtir, lance >. Hastier se disait du 
rôtisseur et du chenet de tourne- 
broche. Il peut venir aussi de haater : 
irriter (oil). 

Hatin, Haton, Hatry, Hatte- 
mer» Hatton. F. des vieux noms 



224 



Haa 



germ. Battin (764), Batto (latinisé), 
756; Badrieh, Bathumer, qui déri- 
▼ent de Bath. Sens indécis on plutôt 
multiple, car il y en a trois diffé- 
rents : lo combat; 2o point culmi- 
nant ; 30 Catte, nom de peuple. On 
sait que les finales rich et mer veu- 
lent dire riche et illustre. Quant aux 
finales on et in, elles paraissent de 
simples diminutifs. Batin et Bâton 
peuvent dériver de Bast. (M. s. q. 
Haste.) 

Hauoheoome . Hausse - corne . 
Nom de buveur, car corne peut s'en- 
tendre de € corne a boire » ; lever le 
eoude présente une image de ce 
genre. 

Hauck. loNom que F5rstemann 
regarde comme une forme du vieux 
nom germ. Bucco (intelligrence, es- 
prit); 2o c'est aussi une forme fla- 
mande du nom de saint Audomar 
(Orner). 

Haudoœur.F.de Haaltcœur(oil). 

Haudebert,Haudeboarg,Hau- 
douard, Haudry. F. de Audebert, 
Audbourg, Audouard, Audry. 

Haudeville. Originaire de Hau- 
deville, village détruit sur le terri- 
toire d'Amance (Meurthe), qui est 
appelé Lialdi villa dans un titre de 
875. M. 8. q. Liouville. Sans la 
forme ancienne qu*on vient de voir, 
on ne pourrait se douter que Liou- 
ville etBaudeville étaient jadis deux 
noms semblables. 

Hauer. Mineur (Allem.). 

Hauet, Haueur. F. de Havet et 
Hauer. On appelle toujours hotieur 
celui qui travaille à la houe (oil). 

Haulard. F. de Heulard, ou dér. 
do Bauiller : crier (oil). 

Haulxne. Casque (oil). 



Han 

Haaltoœor. Cœur haut, grand 
cœur (oil). 

Haaptmann. Capitaine (AU.). 

Haurat . Haureau. Dér. de 
Baure : forgeron (oc). 

Hauregard. Vue étendue. Nom 
de lieu élevé. 

Hauret, Haury. Dér. de Baure: 
forgeron (oc). 

Hauser, Hausermcum, Hans- 
mann, Hausseman, Hausser, 
Haussmann. Dér. de HatM: mai- 
son (Allem.). 

Haussonville.N. d. 1. (Meurthe), 
eu 1170, Essonia villa : domaine de 
Hesson, vieux nom germ. signifiant 
originaire de la Besêe. On trouve sa 
forme latine Besso en 859. 

Haussoulier. Peut être un nom 
d'homme à grands talons, mais est 
plus probablement un nom de lieu 
signifiant haut plancher (oc). 

Hautcœur, Hautecœur. M. s. 

q. Haultcœur. 

Hautecloque. Grande cloche. 
Surnom de sonneur ou de fondeur. 
Une ancienne famille de ce nom 
avait un scel orné de trois cloches 
(Picardie). Peut être an«si origi- 
naire de Hautecloque (Pas-de-Ca- 
lais), qui aurait plutôt le sexus de 
grand clocher. 

Hautefaye. Grand hêtre (oil). 

Hautefeuille. Grand ombrage. 

Hautexnulle. No;n de pantoufle 
ou de bête de somme. 

Hauterive. Bord escarpé de ri- 
vière. 



Hav 



Héb 



év sm V 



Hanterre. Haute terre, terre sur 
la hauteur. 

Hanteserv^. Haute forêt, forêt 
couronnant une hauteur (oil). 



HanteveUe. Village 
une éminence (Est). 



situé sur 



Hautin, Hauton, Haatot. Dér. 
de Haut. Ils ne doivent pas être pris 
au figuré (oil). Hauton s'est dit 
dn menu g^rain. 

Hantpoal. Voy. D'Bautpoul. 

Hantregard, Hautrive, Haat- 
teoœur. M. s. q. Hauregard, Hau- 
terive, Haultcœur. 

Havard. !<> Vieux nom germ. qui 
8*e8t écrit d*ahord Hahwart (ix« siè- 
cle), puis Haward et Havardj sens in- 
connu. Tard veut dire garde ; 2o dér. 
de Eâve : pâle, ou haver : prendre. 

Havas. !<> Dér. de Hâve : pâle (en 
supposant que hâve ait fait havatse 
comme blond a fait hlondasse)] 2» 
dér. de Haver : prendre, arracher, 
qui a fait en langue d'oil havos: 
pillard ; 3^ nom de ville (Perse). 

Havemann. Homme du port 
(Allem.), dit Pott. Peut être aussi 
cultivateur, houeur. De Haue : houe 
(Allem.). 

Havet. 10 Dér. de Hâve : pâle 
(oil). On dit, en Champagne, hâve 
pour desséché; 2o crochet de fer, pio- 
che (oil), fourchette à deux dents 
(Korm.). 

Havette. Pioche, houe (oil). En 
Lorraine, on dit encore hawatte. 

Havin. !<> Dér. de Hâve : pâle ; 2° 
vieux nom germ. écrit Hawin an ix« 
siècle. Sens inconnu. 

Havrlal. F. d'Avrial. 



Haye. !<> Haie. N. d. 1. ; 2o forme 
flamande du nom de saint Hyacinthe. 

Hayette. Petite haie. 

Hayon. !<> F. du vieux nom germ. 
latinisé Haiio , Haio (719). Sens 
inexpliqué ; 2» étal (oil) ; 8o dér. de 
Haye. 

Hazard , Hazart . Semblerait 
dériver du vieux nom germ. Haz, si 
Fdrstemann en donnait un seul 
exemple, avec la finale ard. Je reste 
donc en présence de Hasard qui dé- 
signait au moyen âge le jeu de dés, 
et qui fut vite donné comme surnom 
de joueur, car au xiii» siècle. Bute- 
bœuf parle de •HasartleTavemien. 
Quant au sens précis de ce surnom, 
il ressort clairement de cet exemple 
cité par Du Gange, au mot hazardor, 
et reproduit par Littré. ■ La femme 
dudit Henri dit aux diz Robin et 
Gosselin : alez vous en hors de céans, 
vous n'estes que un hasart. Et ledit 
Robin dist : Je ne suis point hazart 
{sic). Cellul est hazart qui Joue sa 
femme aux dez i. Hatard et Hazart 
ont donc été des surnoms de Joueurs 
passionnés. 

Hébert. C'est un ancien nom na- 
turalisé dans les Gaules à la con- 
quête franque. Tel qu'il est aujour- 
d'hui, ce n'est plus qu'une forme 
adoucie d'Herbert. Nous avons dit 
déjà que la prononciation française 
finit toujours par supprimer les let- 
tres qui la gênent, et surtout les 
chocs de consonnes que les Alle- 
mands gardent au contraire avec 
amour. Si nous remontons très-haut, 
au vi« siècle, nous voyons que, sous 
les rois mérovingiens, Herbert avait 
une physionomie plus rude encore. 
Il s'écrivait Hariberaht (ce qui si- 
gnifie, dans l'ancienne langue ger- 
manique, renommé dans Varmée ou 
auguste renommé y herahi voulant 
dire renommé, et hari signifiant ar- 



10. 



226 



Hed 



mée oa auguste, propice (almus, au- 
guttus). Il est vraiment curieux de 
suivre dans nos actes anciens les 
transformations successives d'Ha- 
riberaht, qui, comme on s'en doute 
bien, n'a pas fait Hébert du pre- 
mier coup. En Tau 767, il se ré- 
duisait en Hariberct et Haribert ou 
Héribert. Avant la fin du yiiie siècle 
on rencontre déjà des Harbert et des 
Herbert . L'a et Ve sont toujours 
confondus en ces temps primitifs, 
ou plutôt employés l'un pour l'autre 
selon le dialecte de chaque pays. 
Nous avons déjà vu cela pour Gi- 
rard et Gérard. 

Hèbrard. P. d'Eberhart (san- 
glier-aguerri , endurci, fort)v. La 
forme Heberhard parait dès Tan 757 
et semble la plus ancienne, bien que 
la souche Ebar, Eber (sanglier) n'ait 
point Vh. 

Hecht. Brochet (Allem.). 

Hecke. !<> Haie, palissade {BecTc, 
Allem.) ; 2o forme allemande mo- 
derne du vieux nom germanique. 

Hecquard. F. du vieux nom 
germ. Heccard. 

Hecquet. F. de Baquet : petit 
cheval, charrette (oil). En ce der- 
nier sens, le mot vient de Hee qui 
signifie demi-clôture déporte (encore 
usité en Normandie). C'était une 
ch-irrette, sans ridelles, mais à hec 
pour retenir la charge. 

Hector. Qui tient fortement 
(Grec). 

Hédard. Vif, léger (oil). 

Hedd, Hedde, Hede. F. du 
vieux nom germ . Hed , en latin 
Hedo (847), qui a fait chez nous Hé- 
don. Sens proposés : combat, point 
culminant, Catte (nom de peuple). 



Hei 

Hedde est aussi un nom de sainiB, 
en latin Hedda, même origine. 

Heddebault, Hèdè, Hëdelixip 
HèdeUne, Hèdiard, Hèdon, H6- 
dou, Bédouin, Hèdrio, Hèduin. 

Vieux noms germ. dérivés de Hed 
(voy. Hedd) s'écrivant Hadobald au 
Yiiie siècle, Hadelin en 972, Hadvlf, 
Hadwin (786), et Haderieh (776). — 
Pour Hèdon, voy. la forme latine 
de Hedd. 

Exception: Pour Hédiard, je ne 
puis retrouver trace de 1'» que dans 
les dérivés d'une autre souche qui 
est HOd (héros), qui a fait Heliiard. 
Il peut aussi dériver de Hédard. — 
Enfin, Hédé peut signifier originaire 
d'Hédé (lUe-et-Vilaiue) ; la forme 
latine du nom de ce village est He- 
donicum castellum, ce qui veut dire 
château d'Hidon. Or, Hédon est on 
vieux nom germ. signifiant lie» 
élevé. — Il est à remarquer que la 
•lang. bret. a, de son côté, le parti- 
cipe hedet, qui veut dire àUongé. 

^dd'wlge. Nom de sainte, qu'on 
retrouve dans le v. nom de femme 
germ. Hedewiga. M. s. q. Hedd, en y 
ajoutant wig: combat. 

Hfrgéslppe. Qui conduit les che- 
vaux (grec). Nom de saint. 

Held, Heide. i» F. du vieux nom 
germ. Haid (sens indécis), très-usité 
au ixe siècle chez les Neustriens; 
2o lande, païen {heide ^ Allem.). 

Heil. Sain (allem. ancien et mo- 
derne), intègre (allem. moderne). 

Heilbroxmer. D'Heilbronn : 
saine fontaine , source minérale. 
Nom de lieu. 

Heilmann. Homme intègre (Al- 
lemagne). 

Heim. lo Maison (vieux nom 
germ.); 2o f. flamande de Aymon. 



Hel 

Heimaim. Voy. Heyman. 

Hein, Heine, lo F. flamande de 
Henri ; 2» f. du vieux nom germ. 
Hagan (yin« siècle). 

Heinrioh. Henri (Allem.). 

I. Ardent (Allem.). 



Hen 



227 



Heitz , Heitzel. F. de Hetz , 
Hetzel. 

Helbert. F. d'Albert, car Helbe 
eBt une forme flamande d'Albin. 

Helbronner. F. de Heilbronner. 

Held. Héros. C'est une forme du 
▼ieux nom germ. hUd. 

Helen, Hélène. Nom de sainte, 
éclat du soleil (grec). 

Helfrioh. Vieux nom germ. écrit 
tel en 806. C'est une forme d'Hilbe- 
rich, qui n'est autre lui-même que 
notre Ohilpéric (secours-puissant). 

H6Ue. Nom de saint, en latin 
Elias. De l'hébreu Eliiahou, qu'on 
interprète par : Dieu têt Jehovah. 
D'autres étymologistes le traduisent 
par Dieu Seigneur ou par force du 
Seigneur, 

Hélier. N. de saint, en latin Sele- 
riue et Hilariue, ce qui en fait une 
forme de Hilaire. 

Hèliot. Dér. de Hélie. 

Hell. éclat, sonerlté. C'<est aussi 
un nom de lieu (Allem.). 

Heller. lo Dér. de Hell ; 2o liard, 
denier (Allem.) 

Hellea. M. Le Héricher, &it 
d'Heleu une forme d'éloy. Comme 
Éloy s'écrit aussi £lloy, la seconde 



l ne serait pas une difficulté. Pour 
ce qui regarde l'h, il est & remar- 
quer qu'on écrit élie et Hélie. 

Hello. Vieux nom germ. latinisé, 
écrit tel au Yiiie siècle. De Hal : 
guerrier {vir\ 

Hellooin. Nom de saint. En la- 
tin Herluinui. Du vieux nom germ. 
Herloin (comte-ami), 762. 

HeUn. Casque X Allem. et vieux 
nom germ.). 

Heloin, Heloois, Hélnis. M. s. 

-qu'Hellouin. Helouis et Heluis doi- 
vent venir également de Erl {comte) 
mis en composition avec wis : sage. 
Le seul exemple cité déjà par 
FSrstemann est Erlois. 

Hèly. F. de Hélie. 

Hemard, Hemart. F. du vieux 
nom germ. Heimard. De Heim : mai- 
son. 

Hemerlin. Marteau. Dér. de l'al- 
lemand HammeTf qui a fait le dimi- 
nutif Hiammer^etn, d'où nous avons 
tiré par abréviation notre merlin: 
hache-marteau. 

Hèmery. F. du vieux nom germ. 
Hemerich (maison - riche). Elle a la 
même origine que Henri. 

Henuner. F. de Hammer. 

Hèmon, Hemonnot, Hemont. 

F. et dér. des vieux noms german. 
Heimo (latinisé) ; (786) ou Heilmunt, 
viiic siècle. De Heim (maison), et 
Heil (sain, sauf). 

Hemrioh. F. ancienne d'Hémery. 

Hen. Vieux, âgé (Bret.). 

Henault, Henaut, Henaoz. !<> 
Du Hainaut ; 2<> abr. de Johannaud. 



228 



Hen 



Hendersen. F. d'Andersen. 

Hendlè. F. de Haendler. 

Hendrlckz. F. flamande d'Henri. 

Henebert, Henguy. F. de Hcn- 
nebert, Hennegay. 

Hènln, Henique. F. de Hanin, 
Haniqae. 

Hexmebert, Hennecart, Hen- 
neguy, Hennequin. F. de Hanne- 
bert, Hannecart, Hannegtty, Hanne- 
quin. Le répertoire si complet de 
Fdrstemann ne pouvant rattacher 
aucun de ces noms à une souche 
nettement définie, et ne me donnant 
point d'ailleurs une suite d'exemples 
justificatifs répondant à leur noto- 
riété actuelle, je ne puis leur assi- 
gner l'origine exclusivement germa- 
nique indiquée par les finales bert, 
gard ou ward^ et wid ou guy {quin 
ou Jein est flamand). Comme Hanne- 
quin, Hannebert, Hannecart et 
Hauneguy, ils semblent des abrégés 
de Johann (Jean), doublés des fi- 
nales germ. > bert (illustre) , ward 
(garde), wid (grand), quin (fils). 

Hennet, Henneton, Hennier, 
Hennin, Hennicnie. F. deHannet, 
Hanneton, HanniUjHannique (Jean). 
Hennin peut être aussi un nom de 
lieu , et il a été un nom de haute 
coiffure féminine. 

Henoch, Henocq, Hénocque, 
Hènon, Henonin, Hénoque, Hè- 
not. Le premier est une forme du 
nom hébreu Enoch {long ou dédié). 
Les autres sont des formes de Ha- 
non, Hanoque et Hanot, dérivés de 
Johan (Jean). Le grand nombre de 
ces variétés (commençant par Hen 
et Han) n'a pu se rattacher qu'à un 
nom répandu comme celui de Jean. 
Cette initiale H indique une origine 
flamande, ou allemande, ou voisine 
de ces deux pays. . 



Hep 

Henri, Henry. Nom de saint, en 
latin HenHeug. Du vieux nom germ. 
Heinrieh qui, au yiiie siècle, s'écri- 
vait encore Haimerich {haim : mai- 
son, hameau ; rich : puissant, riche). 
On traduit généralement ce nom par 
puissante maisonf mais je l'interpré- 
terais plutôt par j>ui««an<, ou riche du 
hameau, comme on dit pour Lam- 
bert, le riche au paya. 

Henriat, Henrey, Henrich, 
Henriey, Henriek, Henriet, 
Henrion, Henriot, Henriqael, 
Henriquetw F. et dér. de Henri. 

Henry, Henryon, Henryot. 

Voy. Uenrif Senrion, Henriot. 

Heas. F. de Bans: Jean (Allem.). 

Hensel, Hensen. Dér. de Hens. 

Hepp, Heppe. Vieux noms germ. 
(félicité), ix« siècle. Heppe est aussi 
une abr. flamande du nom de saint 
Hipatius. Eîn donnant au vieux nom 
germ. Hepp le sens de félicité, je le 
fais venir du vieux nom germ. Hap, 
et non de Ab, comme F5rstemann. 

Hequet. F. de Hecquet. 

Hèrard. Nom de saint et vieux 
nom germ. écrit tel au viiie siècle ; 
il vient de Hari ; armée, — ard (en- 
durci, agruerri). 

Hèraud, Hérault, l» F. du vieux 
nom germ. Harald (ancien de l'ar- 
mée), 742 ; 2o héraut d'armes (oil). 
Au moyen âge, le héraut était un 
officier chargé des proclamations 
publiques. Il réglait aussi les tonr- 
nois et tenait registre des noms et 
armes de la noblesse. 

Herbaud, Herbault, Herbaut, 
Herbeaud. Nom de saint. En latin 
Heribaldus, Du vieux nom germ. 
Heribald (hardi de l'armée), 786. Voy. 
aussi la notice sur Herbet. 



Hep 

Herb6, Herbel. Lien herbu. Ra- 
belais dit 86 herber pour »*a»8eoir 
dana Vherhe. 

Herbelin, Herbelot. F. breton- 
nes du nom de saint Hermeland. 
Voy. Herhet. — Peuvent être aussi 
des dérivés de Herbel. 

Herber, Herbert. F. du vieux 
nom germ. Heribert (renommé dans 
Tarmée), 774. fl^erJer peut aussi venir 
de Herb : âpre, aigre, triste (Allem.). 

Herbet, Herbette, Herbier, 
Herbillon, Herbin, Herbinier, 
Herbinot, Herblln, Herblot, 
Herbon, Herbot, Herbout. Ou a 
reconnu des dérivés germaniques 
dans presque tous ces noms. Her- 
bland, Harblond, Erblain, Herblein^ 
et même Herbaud (ce devrait être 
HerblaiML) ont été en Bretagne des 
formes populaires du nom de saint 
Hermeland. qui est bien oublié au- 
jourd'hui. Hermeland est un vieux 
nom germ. composé de Herm (inex- 
pliqué) et land : pays. — Herbin et 
Herbon peuveut également être des 
formes des vieux noms germ. Her- 
bin, Herbo (latin), dont la souche est 
Arb : héritier. — Mais quant aux 
noms de Herbet, Herbette, Herbier, 
Herbot, je les crois dérivés de herbe 
et désignant des pâturages (en lan- 
gue d'oil herbée, herbier, herbette, 
herbelette). Herbier se dit aussi pour 
herboriste, fruitier (oil) , et en Nor- 
mandie pour mauvaises herbes. Sou- 
vent aussi Herbin dut avoir le sens 
de pâturage, car ses dérivés sont 
nombreux. 

Herbout, Herbrand. Ces noms- 
ci me paraissent franchement ger- 
maniques, car je les retrouve dans 
Herebold (armée-hardi), 869, et dans 
Heribrand (armée-ardent), 785. — 
On sait que bold vaut boud. Excep- 
tionnellement , Herbout signifiait 
famine (oil). 



Hér 



229 



Herbrard, Herbron. F. de He- 

brard, Hebrun. Gomme Hébrard, ce 
dernier vient du vieux nom germ. 
Ebar (sanglier), dont la forme latine 
Ebro (en français Ebron) est au 
moins de 825. 

Herbuland, Herbulot. F. de 
Herbland, Herblot. Voy. Herbet et 
suivants. 

Herckès. Fils de Herck : Her- 
cule (flam.). 

Herdevin. F. de Harduin. 

Hereau, Heret. Dér. àeHire: 
seigneur (oil) ; de mauvaise humeur 
(Normandie), homme sans fortune, 
homme continent (oil), d'où ce jeu 
de mot de Montaigne : c Les haires 
ne rendent pas toujours hères ceulz 
qui les portent. > On sait que la 
haire était une chemise de crin por- 
tée par esprit de mortification. He- 
reau signifiait aussi ferme, tonneau; 
2° dér. de Her : héraut, héritier (oil). 

Herembaud. F. du vieux nom 
germ. Herinbald (honneur-hardi), 
786. 

Heret. Voy. Hereau. 

Hergauld. l^M. s. q. Hericault; 
2© vêtement (oil). 

Hergotte. Seigneur Dieu (AU.). 

Hericart. M. s. q. Hericher. Les 
formes similaires Harcar et Heriker 
figurent parmi celles de Herigar ou 
Heriger. 

Hericault. F. du vieux nom 
germ. Herigaud {heri : armée ; gaud : 
bon, Dieu ou Goth). 

Héricè. Hérissé (oil). 

Hèriché, Hericher. Vieux nom 



230 H«r 

(erm. écrit Berlclur d«l TES. C'eil 
ono ronne de Herlger {hari : nrjpée ; 

pr«l). HériclU ■ pu être aae tormà 
plciude de Mriti^. 

HutoB. 7o;. fferlat. 

Herluoq, Barlng. Eaitoglflam., 
Allem.). — F9rglen»na cUue nu 
Hrlagpinni dai ileninoini genn. 
Dm famll[« Bering portant dei ha- 



jiut le Bsut de tant 
Auntnr, mitii ealle-cl 
.loi plu. TTslMimbU- 



in «émit .acigneiir-hoiinu 



Hermll. HermoDt, D 






dku la Huche e 



Bomandez. F. eapiga. de Fer- 

nudei. 

Ham6. Érelaté (Centre). 
Hemond, Hemonl. Bemoax. 

Xrnul/, dér. d'Srin : honnear. Un 



hârlaiûn, car il »Egalfl»1t Mprii bï- 
Herland, Herlant. Barle, Har- 



B«Tntl. Ongeui 



:o1ère (Nord). 
I et Blgnlfiut 



Eirlin el Htriui. |pÈ™ A» ^rl 



int diginéri ou 
eui, Tjigïbond 
ItnK loniiar le t< 



I. BonncT A Aerle 
icein. ^a N^rmaU' 
dire tvaetutitf. 



Heù 



231 



Herouard. F. da vieux nom 
germ. Herward (armée-garde), 986. 

Herouin, Heroult. F. des vieux 
noms germ. Herwin (armée-ami), 
Yiue siècle, et Heirolt ou Herulf, 

Herpè. Hérissé; 2oqui a de fortes 
griffes (h«rp«»), oil.En Poitou et en 
Cliam pagne, Tierpe veut dire encore 
harpe, grille de fer, herse. 

Herpin. l» Même sens que Herpé ; 
2*» forme du vieux nom germ. Her- 
phin (de Arp: héritier), vm"' siècle; 
30 dér. de Serper: se hérisser, saisir 
(oil, Norm.). 

Herr. Maître, chef (Allem.). 

Hemnann, Herroux. F. de 
Hermann, Hérou. 

Hersan, Hersant, Hersent. 

lo Qui perce, qui déchire (oil). Her- 
ser se disait pour cribler de blessu- 
res sur le champ de bataille ; 2° qui 
manœuvre la herse ; S» abr. de Hé- 
rissant. Ce dernier sens paraît plus 
probable. 

Hersoher. Dominateur, régent 
(Allem.). 

Hersent. Voy. Henan. 

Herson. F. de Hérisson. 

Hertebize. Voy. Heurtebize, 

Hertman. F. de Hartmann. 

Hertzog. Duc (Allem.). 

Hervé. Nom de saint. Plusieurs 
étymologistes le font venir du bre- 
ton et lui donnent le sens de c amer, 
rude, désagréable >. Ce nom fait al- 
lusion, dit M. Le Héricher d'après la 
légende, au désespoir qu'éprouvè- 
rent les parents de ce saint en le 
voyant aveugle-né. 



D'un autre côt^ , Fdrstemann 
classe Hervé parmi ses noms ger- 
maniques, et il faut reconnaître que 
les formes Hairveua et Heriveus, re- * 
levées par lui, correspondent mieux 
que le breton gwcerv au nom latin 
de saint Hervé, qui est Hervœus. 
D'après Fdrstemann, Hervœus ou 
Heriveus serait la forme latine du 
vieux nom germ. Heriwig (armée- 
combat). Le vieux nom germ. Hart- 
wig a de même pour forme latine 
HartveiM. 

Hervet, Hervey. F. d'Hervé. 

Hervier. l© Forme de Hervé; 
2° forme du vieux nom germ. Her- 
pher (de Erb : héritier), viti« siècle. 

Hervleu, Hervieux. Nom de 

saint qui est une forme de Hervé. 

Hervln. F. du vieux nom germ. 
Herphwin (héritier-ami), viii* siècle. 

Herz. Cœur (Allem.). 

Hess. F. ail. mod. du vieux nom 
germ. Haa» : originaire de la Hesse. 

Hesse. loHessois (Allem.); 2o hê- 
tre (Champ.). 

Hetzel. lo Vieux nom germ. écrit 
ainsi dès 1080. C'est une forme de 
Hezil, qui vient de Haz : haine. 
Grimm et F5rstemann hésitent à 
faire venir ce nom de Haz. Fdrste- 
mann lui donnerait plutôt le sens 
de hath, ce qui rend l'étymologie 
indécise; 2o dér. de Hetze : chasse 
(Allem.). 

Hetzer. Piqueur et, au figuré, 
boute- feu (Allem.). 

Heu. 10 Nom de lieu (Belgique) ; 
20 foin (Allem.) ; S» hélas I (oil). 

Heude, Heudes. F. de Eudes 



232 



Heu 



qui 8*écriyait Eudo, on Heudo (latin) 
il y a onze siècles. Il veut dire doux, 
^facile, 

Heudebert, Heudey, Heu- 
dler, Heudin. Dér. de Heude mis 
en composition avec les finales bert 
(illustre), her (auguste ou armée), 
u>in (ami). 

Heuer. Métayer (AUem.). 

Heulard , Heulhard, Heul- 
lant. lo Surnoms de grosses voix. De 
Heuler : hurler (Pic, Norm.). t Se 
faut heurler avec les leux >, disait 
notre ancien poëte £. Deschamps. 
2o En Normandie, heulard veut dire 
faible, délicat; 3o dér. de Heul : 
aïeul, heulle : huile (oil). 

Heurtant, Heurtanz, Heur- 
teaux. Dér. de Heurt : éminence 
(oil), ou de Heurt : jardin (Forez), 
ou de Heurter : choquer, pousser, 
combattre (oil). 

Heurtebise. Nom d'un lieu ex- 
posé à la bise ; elle s'y heurte. 

Heurteloup. Qui combat le loup. 
Nom de louvetier. 

Heurteux. Qui combat (oil). 

Heurtevent. Sens de Heurte- 
bise. 

Heurtier. Sens de Heurtant. 

Heuse. Jambière, guêtre de cuir, 
botte (oil). 

Heussier. Officier préposé à la 
garde d'une porte, menuisier fabri- 
cant de portes ou huis, fabricant de 
heuses (oil). 

Heozard , Heuzè , Heuzet, 
Heuzey. Surnoms d'hommes qui 
portaient habituellement leurs heu- 
ses. Les Heusey de Normandie por- 



Hil 

taient une houzette dans leurs 
armes. Heusey , comme Heuz^ , 
est un nom de fabricant de heuses 
ou heuzier. Ey vaut ier, 

Heyman. F. flam. du nom de 
saint Hospice (hôte, étranger). 

Hézard. Défrichement (hesart , 
oil) ; c'est une forme d'Essart. 

Hibert. Abr. de Hilbert, vieux 
nom germ. abrégé de Hildibert (hé- 
ro8*renommé), 812. 

Hibon. F. du vieux nom germ. 
latinisé Ibo ou Ibbo (625).* c Souche 
très- obscure >, dit Fdrstemann qui 
parait y voir cependant une forme 
de Abo (homme, vir), 

Hidoux. lo Nom de saint, en latin 
Hidulfus. Du vieux nom germ. Hi- 
dulf: héros-secourable (vii« siècle); 
2» hideux (oil). 

Hielard. F. de Hilaire. 

Higonnet, Higont, Hignet. F. 

de Hugonnet, Hugon, Huguet. 

HUaire. Nom de saint, en latin 
Hïlariua : gai joyeux. On se ferait 
difficilement idée des déformations 
qu'a fait subir à ce nom la pronon- 
ciation de chaque pays ; en Gévau- 
dan, il se nomme Chlirs; à Mende, 
Qely; à Saint-Denis, Hilare; dans 
les Pyrénées, Lary ; en Rouergue, 
Yglary; à Rennes, Hélier; en Bour- 
gogne, Hilier. 

HUaron, HUarion. l»Dér. d'Hi- 
laire; 2o m. s. q. hilairous : joyeux 
(oil). 

Hild. Héros (vieux nom germ.). 

HUdebert. Hildebrand. HUdl- 
brand, Hildprand. Dér. de Hild 
mis en composition avec bert : illus- 



Hi» 

tre, et hrand : ardent. Yietix noms 
germ. On trouve Hilthert, Hilde- 
hrand et Hildibrand aux yiii« et 
ix« siècles. 

Hileret, HiUalret. Dér. d'Hi- 
laire. 

HUl. lo Fils (Béarn) ; 2o colline 
(Angl.). 

Hllle. F. flamande d'Hilaire. 

HlUer, HiUeret. F. et dér. d'Hî- 
lier (marchand d'huile, oil). 

Hlllemacher. F. de Heiligma- 
cher : sanctificateur (AUem.). 

Hilson. Fils d'Hilaire (flam.). 

Hilt, Hiltenbrand. F. de Hild, 
Hildebrand. 

Hixnard, Hlmbert. F. des vieux 
noms germ. Heimard ( maison - 
aguerrii endurci) et Heimbert (mai- 
son-renommé), viiie siècle. 

Hlmmer. Abr. d'HiUmer, qui est 
lui-même abrégé d*Hildimar (héros- 
illustre), ix« siècle. 

Hincelln. F. d'Hainselin, dér. de 
Hans (Jean). 

Hlppert. F. de Hilpert, et même 
sens que Hilbert. 

Hlppol3rte. Ce nom de saint vient 
du grec et signifie déchiré par les 
chevaux. On dit que c'est une allu- 
sion au martyre de saint Hippolyte 
traîné par les chevaux dans la cam- 
pagne de Rome. Mais le nom exis- 
tait avant ce martyre, et il semble 
vouloir dire plutôt cheval délié {ip- 
po8-lutoà) que déehifé par les che- 
vaux. 

Hiranlt. !<> F. de Hérault; 2» co- 
lère (Picardie), horrible (Poitou); 
S® conteur (oil). 



Hod 233 

Hiroh. F. de Hirsch. 

Hlm. Bons sens (Allem.). 

Hiron, Hirot. Hiroa. 1» F. de 
Héron, Hérot, Hérou; 2° dér. de 
fl'»r:Iong(Bret.). 

Hirsch. Cerf (AUem.). 

Hirt. Berger (AUem.)* 

Hirtz. F. de Hirsch. 

Hirtzberger. Origin. d'EUrsch- 
berg (montagne du cerf). 

His, Hisse. Casaque, vêtement 
d'étoffe grossière (oil). 

Hitz, Hitzel. Vivacité, fougue 
(Allem.). 

Hobbema. Yoy. Abhema. 

Hoch, Hoche. 1° ]âlevé, noble 
de cœur (AUem.); 2® formes alle- 
mandes modernes de Hugo, selon 
Fdrstemann. — Hoche signifie aussi 
culture close (oil). 

Hochard. Qui hoche. — Sur- 
nom de tête branlante ou d'entail- 
leur de bois. De Hoche : entaille (oil). 

Hoche. Yoy. Hoch. 

Hochedez. Qui hoche les dés 
dans le cornet. Surnom de joueur. 

Hochet. Dér. de Hoche. Au mo- 
yen âge, c'était aussi un surnom de 
jeu de hasard. 

Hocqaart, Hocquet. F. de Ho- 
chard, Hochet (Nord, Picardie). — 
En Champagne, le hoomrt est un 
poisson blanc, et le hocquet, une 
charrette (en 1. d^oil, houlette). 

Hodan, Hodard. Qui fatigue. 



234 



Hom 



Da verbe hoder (oil) encore usité en 
Champagne. 

Hodé. Fatigué, ennuyé (oil). 

Hoefer, Hofer. Métayer (Ail.). 

Hoff, Hoffe. Ferme, propriété 
rurale (Allem.). 

Hoffer» Hoffherr, Hoffmsm, 
Hoffmann, Hoffmeister , Hof- 
mann, Hofmeister. Fermier, 
homme de la métairie (Allem.). 

Hogard. !<> Généreux, altier 
(Angl.); 2o dér. de Hogue : colline 
(OU). 

Hogedè. F. de Hochedez. 

Hogg. Pourceau ^Angl.). TTue 
famille de ce nom a mis trois pour- 
ceaux sur son blason. La famille 
Porcelet a fait de même en France. 

Holier. M. s. q. Hollier. 

HoUander. Hollandais. (Allem.). 

Hollier. Débauché (oil). A en- 
core ce sens en Picardie. 

Holmes. Pays plat, prairie en- 
tourée d'eau (Angl.). 

Holzbach. D'HoIzbach (ruisseau 
du bois). Nom de lieu allemand. 

Holzchuch. Sabot. Mot à mot : 
chaussure de bois (Allem.). 

Hombert. F. de Humbert. 

Homborger. De Hombourg. 

Hommel, Hommet, Homo. 

Ormeau (o^). — Hommel peut être, 
en allemandjUue forme de Hummel : 
frelon. Homo est une forme de Ha- 
meau, qui s'est dit aussi pour petit 
homme (oil). 



por 

Honde. F. de Hund : chien (Al- 
lem.). 

Hongre. Hongrois (oil). 

Honnard. !<> Grondeur. De 
HoneVf forme normande de hogner; 
2° t. du vieux nom germ. Honhard 
(Hun-aguerri). 

Honnorat. F. méridionale du 
nom de saint Honoré. 

Hooper. Tonnelier, cygne (Ang.). 

Hopper. Qui va à cloche-pieds 

(Àngl.). 

Horace. Ce n'est pas un nom de 
saiat. Son origine latine n'est un 
secret pour personne. Marchant sur 
les traces de Koôl, l'auteur du Die- 
tionnaire historique , les étymolo- 
gistes donnent au nom latin Hora- 
tiu8 la signification de digne d*ttre 
vu. Pour cela, NoSl le fait dériver 
du grec oratos , mais l'initiale h 
n'est pas expliquée et il parait en- 
core plus naturel de faire venir, 
avec M. Hecquet-Bochard, Horatiua 
du nom dî'Hora, déesse de la beauté. 
Au propre, Horatiua signifierait 
donc file d*Horatus {Horati-filiuê)^ 
et Horatua aurait voulu dire eonaa- 
cré à Hora. En ce temps-là, on se 
plaçait assez volontiers sous l'invo- 
cation de tel ou tel dieu. 

Horn-, Home. Corne, cor (Angl., 
Allem-.). Les Hom de Flandre ont 
trois cors dans leurs armes. 

Homer. Qui sonne du cor (Al- 
lem.), qui travaille la corne (Angl.). 

Homlg. A cornes (Allem.). 

Horry. F. d'Orry. 

Horsin. loÉtranger (/»or2a»n,oil) ; 
2° dér. d'Hors : ours (oil). 



Hon 

Horst. Buisson (AUem.). 
Horstmann. Charretier (Ail.). 

HortaSp Horteaux. Dér. de JSort: 
jardin (oc). 

Hortdloap. Heorte-Ionp. Nom 
de louvetier. 

Hortense, Hortensias. Hor- 
tense fut évêque de Gésarée, dit le 
Martyrologe de Chastelain. Les ec- 
clésiastiques auteurs du Diction- 
naire de Trévoux sont moins affir- 
matifsi et déclarent qu'on ne sait 
d'où vient ce saint évéque, dont le 
martyrologe de saint Jérôme a seul 
conservé trace. Le même mystère 
enveloppe Tétymologie de son nom 
qui doit signifier jardinier ou ami 
du jardinage, car Hortense vient du 
latin Hortennus, qui fut le nom 
d'une grande famille romaine. Bien 
que ce soit ua nom d'homme, il 
n'est guère porté que par des fem- 
mes. 

Hortholsm. Jardinier , ortolan 
ijiortoulanf oc). 

Hosch. F. de Hoch. 

HCMBOhedé. F. de Hochedes. 

Hosenne. Yoy. Otenne. 

Hostallier, Hoste, Hostel, 
Hostellet. Hôtelier, auberge (oc, 
oil). Hoteletf Hotelin étaient noms 
d'hôteliers {hoatellein, oil). 

Houard. !<> Jardin (oc) ; 2» forme 
de Huard, ou dér. de Souer : bêcher 
(oil). 

Houbert. F. de Hubert. 

Hondart , Hondaut , Houde , 
Houdet, Houdiiip Houdon. Tous 



Hou 



235 



ces noms dérivent du troisième, 
Houde, qui semble une forme de 
Heude. Ce dernier est lui-même 
une forme de Eudes, nom fort ré- 
pandu au moyen âge, qui s'est écrit 
en latin Bodo comme Odo. Ce qui 
me confirme encore dans cette pré- 
somption, c'est la forme latine du 
nom de lieu Houdancourt, qui est 
Audenei curtis , château ou enclos 
d'Âudin. Or, Audin dérive, comme 
Eudes, du vieux nom germ. Aud 
(possession, richesse). 

Hoadouin * Hoodry. F. des 

vieux noms germ. Auderie (riche 
possesseur) et Audowin (possesseur 
ami) , vii« siècle. Exceptionnelle- 
ment, houdri veut dire aouUléf mal 
tenu, en Normandie. 

Houel, Houet, Houette. Hoyau, 
houe, chat-huant (oil). Houette veut 
dire ainsi à la fois chouette et houe. 

Bouillon, Houillot. Yoy. Houl- 
liot. 

Houlard. Exciter , provoquer. 
Du verbe houler (oil). 

HouUè , HouUez , Houllier , 
Houllion, Houillot. En Champa- 
gne on dit houller pour courir et 
houllier pour coureur, dans le sens 
vagabond et libertin du mot. Les 
finales en ion et tôt paraissent ap- 
partenir à de simples dérivés. 

Houot. H. s. q. Houet. 

Houpillart. Qui houspille (oil). 

Houpin. Houppin. L'homme à 
la houppe (toufiPe de cheveux sur le 
front ou touffe de soie sur le bonnet). 

Hourdau,Hourdiau, Hourdln, 
Hourdon , Hourdry. Dér. de 

Hourder : salir, souiller (oil). La 
laugue française a encore ourdri 



236 



Hov 



avec le sens de tacM, tonilUf qui 
vient de owd pris pour ord : sale ; 
2o dér. de Hourd : palissade, rem- 
part, échafaud (oil). Hourdiau peut 
aussû être une forme de ourdiau : 
ourdissoir (oc). Kom de tisseur. 

Houreux. F. de Heureux ou de 
Hourieur : libertin (oil). 

Houry. N. d. 1. (Aisne), s'appe- 
lait Olherie» en 1117. Même sens 
qn^OllUre» : moulin à huile. 

Hoorteloux. Heurte-loups, lou- 
Yetier. 

Housel, Honselot. Jambière de 
cuir, bouseau (oil) . 

Houssaille, HouBsais, Hous- 
sard, Houssay, Houssaye. Ter- 
rain planté de houx. Les Houssaye 
de Normandie portent d'azur à trois 
branches de houx d'or. Houssard 
peut, plus souvent, venir de hous- 
êer: nettoyer, maltraiter (oil). Pa- 
miliôrement, brosser a ce même 
double sens de nettoyer et de hattre. 

Hoosseau. Petit houx. N. d. 1. 

Hoassemaine , Houssemen. 

lo Grande housse, grande robe, 
grande jambière (oil) ; 2° forme al- 
térée de Haussmann. 

Hou8set,Hou8slanx,HouB8in. 

lo Petit houx.N. d. 1. ; 2o f. deHouzé, 
Houziaux. 

Houyan, Houyel. Hoyau. Nom 
de cultivateur. 

Houzèp Houzelot, Houziaux. 

Porteur de jambières, de bottes de 
voyage (oil). 

Houzier. Fabricant de heuses 
(jambières de cuir, fausses bottes). 

Hovelaoque. Voy. Bovine, 



Hub 

Hovette. Petite houe. Les culti- 
vateurs lorrains ont continué d'ap- 
peler hawatte leur pioehe. 

Hovlne, Hov3ni> Oomme Havin 
et Hevin, ce sont de vieux noms 
germ. dér. de Hove (château) ou "hoh 
(élevé) mis en composition avec 
win : ami compagnon. Bn flamand, 
hoveline était courtUan (mot à mot : 
homme de chftteau). Le répertoire 
de FSrstemann n'en donnant pas de 
formes anciennes, je ne puis les 
rappeler ici. De même pour Hovt- 
laequej qui est évidemment aussi un 
vieux nom germ. dér. de la souche 
Hove. Gondelaeque , nom qui se 
trouve dans l'Est , est un dérivé 
semblable de gund (combat). L'in- 
terprétation de la finale laeqw 
laisse les germanisants indécis ; ils 
proposent le sens de hôte très- 
dubitativement. 

Hoyaux. Hoyet, Hoyon. F. de 

Hnaux, Huet, Huon (oil). 

Hozier. F. de Heuzier. 

Hu. F. de Hue. 

Hua, Huan. Huard, Hoart, 
Huau, Huault, Huaux. lo Dér. 

du verbe huer : pousser de grands 
cris. Ce qui a donné à huan et huau 
le sens de chat-huant (oil). On dit 
encore huard pour crieur en Fran- 
che-Comté, et -pow-T farfadet en Nor- 
mandie, farfadet hurleury bien en- 
tendu. 

Hubauld, Hubaut. F. du vieux 
nom germ. Huhaldy dér. de Huchald 
(798), qui veut dire esprit-hardi, 

Hubbard. Ce nom serait réguliè- 
rement huc-hard (esprit-géant) si 
le répertoire des noms vieux germ. 
en offrait un exemple, et si Lower 
ne semblait le rattacher aux varié- 
tés anglaises de Hubert, ce qui lui 



Hud 

donne, en fin de compte, un sens 
équivalent. 

Huber, Hubert, Huberty. F. 
du vieux nom germ. Hugubert (es- 
prit-renommé), VII* siècle, qui s'est 
abrégé en Huebert et Hubert dès le 
viii« siècle. 

Hubin. F. de Huyben, qui est un 
Hubert flamand. Peut être aussi un 
dérivé français de Hubert, car' on 
appelait Hubins les faux enragés de 
la cour des miracles à cause de saint 
Hubert, guérisseur de la rage. 

Hublin, Hublot. Dér. de Hu- 
bert, comme Lemblin est dérivé de 
Lambert* 

Huby. Triste, malade (Norm.). 

Huo. F. primitive de Hugues. On 
la rencontre en 773. 

Hu(^ard. Crieur, sonneur. Dér. 
de Hueher : appeler haut (oil), on do 
huehet, 

Hncheloup. Corne-loup. Nom de 
chasseur. Yoy. Huehet. 

Hncher, Huchery. Fabricant 
de huches, sculpteur sur bois (oil). 

Huehet. Cornet à dés, cornet 
pour appeler les chiens de chasse 
(oil). 

Huchon, Huchot. Même sens 
que Huchard ou Huehet. 

Huok. F. allemande d'Hugues. 

Hude, Hudelet, Hudelot, Hu- 
don, Hudri, Hudry . F. de Houde, 
Hondet, Houdon, Houdot, Houdry. 
(même sens que Eudes). Hudelet, 
Hudelot viendraient plutôt de ffu- 
del : charrette (oil). 



Hug 



237 



Hue, Huet. Le grand nombre de 
ces deux noms nous avertit que le 
sens seul de huer (crier) ne sufiQjrait 
pas, bien qu'il ait fait donner à 
huet les sens de cJuit-huant (oiseau 
de nuit) et de niais (mot à mot : 
huéf assourdi, hébété). — Dans 
presque tous les cas. Hue et Huet 
doivent être des abréviations de 
Hugues et Huguet. J'ai relevé Hues 
comme forme d'Hugues dans un 
texte de 1387. 

Huette. Chouette, chapeau de 
fer (oil). 

Hug. F. de Hugues. 

Hugand, Hugard. Dér. de Hu- 
gues. 

Hugedé. F. du nom de Huchedé, 
qui existe et n'est lui-même qu'une 
forme de Hochedez. — Nom de 
Joueur. 

HugeU, Hugelmann. Coteau, 
monticule, habitant du coteau (Al- 
lem.). 

Hughes. F. anglaise d'Hugues. 

Hugo (Victor). Hugo est un vieux 
nom germanique qui se dit encore 
en allemand moderne pour Hugues, 
et nous avons au martyrologe qua- 
torze saints ainsi appelés. En ce 
genre, il est rare de voir un type 
que les siècles et les idiomes divers 
n'aient pour ainsi dire pas entamé. 
Hugo, qui s'écrit sans changement 
dès le viii« siècle, veut dire esprit, 
intelligence. Ainsi donc, la traduc- 
tion exacte de Victor Hugo serait 
victorieux esprit. 

Hugon. Nom de saint. En latin 
Hugo. Voir ce nom. 

Hugonet, Hugonin, Hugon- 
net, Hugoxmier. Dér. de Hugon. 



238 Hum 

Hugony. F. latine de Hagon. 

Hugot, Huguenet, Huguenin, 
Hugueny. Dôr. de Hugues. 

Hugues. Nom de saint, en latin 
Bugo. (Voy. ce nom.) 

Huguet.Huguier. Dér. de Hu- 
gues. Huguier peut signifier Hon- 
grois, car on a dit Huguerie : Hon- 
grie (oil). 

Huiard. F. do Huard. 

Huignard. Grondeur (oil). 

Hulssoud. l*' F. de Wissous, nom 
de lieu ; 2» forme do Huit-sous. Le 
nom de Quatre- sous existe aussi. Ou 
a désigné jadis aiusi des serfs affran- 
chis en leur donnant pour nom le 
prix de l'affranchissement. On sait 
que le sou d'autrefois avait une tout 
autre valeur. 

Huiard. F. d'Heulard. 

Hulbert, Hulin, Hulot. Ces 
deux derniers seraient des dérivés 
de Hugues, d'après Tabbé Brizard, 
qui, dans les titres de Tordre du 
Saint-Esprit, a constaté qu'une seule 
personne était nommée Hulin et Hu- 
goUn dans le même acte. Je dois 
ajouter que Hullin figure aussi 
parmi les vieux noms germaniques. 
FSrstcmann le rattache à huld : 
fidèle, loyal. DehuJd pourrait alors 
venir Hulbert, mais on n'en voit pas 
d'exemple; Hulin, Hulot peuvent 
avoir le sens dehulant: crieur (oil). 

Humann. F. de Heumann : 
homme de foin, faneur (AUem.). 

Huxnbert . Vieux nom germ . 
écrit ainsi en 905. La forme la plus 
ancienne est Hunbert v.Huu-renom- 
mé, géant-renommé), 786. 



Hnp 

Humblot. Dér. de Ham1>«rt, 
comme Roblot est dérivé de Bob^rt. 

Humboldt. F. du vieux nom 
germ . Hunbold (Hun ou géant- 
hardi), 827. 

Humeau , Huxnel . Ormeau 
(Ouest). Humel a signifié aussi bouil- 
Ion, humble {huméle», oil). 

HumxneL Bourdon et, au figuré, 
étourdi (Allem.). 

Hunaud. Dér. du vieux nom 
germ, Hun : géant, Hun. 

Hund. Chien, méchant (Allem.). 

Hunebelle, Hunnebelle. Ce 

pourrait être correctement belle - 
hune. Ce dernier mot est ancien 
avec le sens de corde de halage, 
plate-forme de mât de navire. Néan- 
moins j'y verrais plutôt une forme 
de Uunebattlt {bau vaut &el), qui est 
la forme du vieux nom germ. Huni- 
bald (Hun-hardi, géant-hardi), viii« 
siècle. 

Hunt. Chien (flam.). 

Huon, Huot. l» Abr. de Hugon, 
Hugot ; 2o chat-huAut (oil). 

Hupè, Hupeau, Hupin, Hup- 
pe, Huppé. Ou sait (juc la huppe 
est une touffe de plumes dressée 
sur la tête d'un oiseau. Dès de xiu' 
siècle, le mot huppé était pris au fi- 
gfuré pour élégamment coiffé. Au xiv« 
siècle, il désignait, par extension, 
les gens riches (sens qu'il a toujours 
gardé), et il ne serait pas impossible 
que les mots d'argot rnpe et rupin 
(riche, élégant) ne soient que des 
formes de hupe, hupin. De plus, 
Hupe et ses dérivés peuvent avoir 
été , par analogie , des surnoms 
d'hommes à toupet élevé. 



Har 

Hurand, Hurard, Hurau, Hu- 
rault, Hurë, Hure, Bureau, Hu- 
rel, Huret, Hurey, Hurez, Hu- 
rian, Huriauz, Hurier, Hurlez, 
Hurillon, Huron. Au moyen âge, 
hure signifiait poil hérissé, qu'il fût 
de chevelure, de barbe ou de mous- 
tache. Les autres noms sont ses dé- 
rivés et leur nombre semble égaler 
celui des hommes à chevelure ébou- 
riffée. Au même temps, faire la hure 
était, en langue d'oil, faire un signe 
de moquerie, et il nous en reste 
très-probablement trace dans cette 
moquerie populaire et imagée qui 
consiste à allonger le bras droit, 
tandis que la main gauche contourne 
la tête à contre-poil comme si elle 
hérissait une hure en partant de la 
nuque. Sa langue d'oil, huraut et 
ureau ont eu aussi le sens de sauvage, 
farouche, brutal ; en Champagne, 
hurant et huraut ont conservé celui 
de étourdi, brutal, fou. Dans le même 
pays, Huron veut encore dire sau- 
vage, de même qu'en Normandie, 
où il a pris de plus le sens de étourdi. 
De là le nom de Hurons donné aux 
insurgés de la Jacquerie ; de là aussi 
le nom de Hurons donné aux sauva- 
ges américains. Dans toutes ces ex- 
pressions, on sent que le coup de 
peigne a représenté de bonne heure 
le niveau de la civilisation ; ceux 
qui s'y refusaient ont passé pour des 
antagonistes. — A titre exception- 
nel, rappelons que la langue d'oc a 
hurat : heureux (c'est une forme ab- 
sente ici, mais de rencontre possi- 
ble) et que les soldats mineurs du 
moyen ftge ont été aussi appelés hu- 
r<ms. 

Horpot, Hurpy. Noms de che- 
velures hérissées {hurepois, oil). 

Hurtau, Hurtaud, Hurtault, 
Hurtrel, Hurtu. Dér. du verbe 
heurter, qui avait au moyen âge un 
emploi plus fréquent. Les exemples 
anciens nous prouvent qu'il avait 



Hut 



239 



toujours le sens do presser, pousser, 
choquer, battre. 

Husbrocq.Nom de lieu; il signifie 
maison du torrent ou du marais. Hus 
se dit, eu viel allemand, pour Sans 
(maison), et broc pour bruch, qui 
signifie seulement marais aujour- 
d'hui. 

Husquin. Fils de Hus. Voy. Hus- 
son. 

Hussard, Hussenet, Husse- 
not, Husset, Husson. Dér. du 

vieux nom germ. Hus : maison. Hus- 
son est arrivé intact jusqu'à noup, 
car, dès l'an 819, on le trouve dans 
les textes sous la forme latine Husso, 
qui donne Husson en français. En 
Berri, le husson est un hérisson. 

Hus : criard (oil) doit être men- 
tionné comme une souche non 
moins probable. 

Citons encore hus (porte) et hus qui 
adoublesensde hors et do cri, huée. 
Deux interprétations concordant 
parfaitement, car on crie horsdHci! 
pour mettre quelqu'un à la porte. 
En Lorraine, on dit encore houss 
pour < hors d'ici! >. Le nom de Hus- 
sard pourrait donc être un nom 
d'huissier on de crieur, car nos hus- 
sards cavaliers ne sont arrivés en 
France qu'au siècle dernier. On sait 
que leur nom vient du hongrois 
huzhar (vingtième), chaque village 
de Hongrie devant fournir un cava- 
lier équipé sur vingt paysans dans 
les guerres contre les Turcs. 

Hustin. F. ancienne de Hutin. 

Huteau, Hutereau, Hutel. Pe- 
tite hutte, habitant de la hutte {hute, 
oil). On appelait huttiei's, pour la 
même raison, les eoliberts du Poi- 
tou. Voy. ColUbert. 

Hutin. Querelleur, vif, brusque, 
entêté (oil). On sait que ce nom fut 



240 



Ign 



donné à un roi de France. On ap- 
pelle encore hutinet le marteau du 
tonnelier qui fait tant de bruit. 

Hutinel, Hutinet. Dér. de Hu- 
tin. 

Huton, Hutteau. Hutte, cabane. 

Huttin. F. de Hutin ou dér. de 
Hutte (cabane). 

Huttner. Habitant de la hutte, 
habitant ou employé de fouderie, de 
forge (AUem.). 

Huvelin. F. d'Hubelin. 

Huyard, Huyot. Dér. do Huier: 
appeler, gronder (oil). Pour Huyot, 
voir aussi Roquefort. 



Imm 

Huysmans. Villageois (flam.). 

Huzard. Dér. de Hox {criard, 

oil). 

Hyacinthe (en grec, fieur). Au 
lieu d'Hyacinthe, on disait généra- 
lement autrefois Jacinthe {lej ayant 
la même valeur que Vi). Aujour- 
d'hui, ce dernier nom n'est plus 
porté que par la fleur et par les 
femmes, bien qu'il ait été celui d'un 
saint. 

Hyaume. F. ancienne de Heau- 
me : casque. 

Hjrp. Fruit d'églantier (Angl.). 

HiO'oninias. Abr. d'Hieronimu» : 
Jérôme (latin). 



lahn. Jean {Jahann, Bret.). 

Ibert. lo Vieux nom germ. (sens 
inconnu), 962 ; 2o forme de Hibert. 

Ibig. F. du vieux nom germ. Ibik. 
Sens inconnu. 

Ibled. F. flamande du nom de 
saint Apulée (Ible). 

Icard, Icart. Dér. du vieux num 
germ. le (sens inconnu). 

Ider. Didier (Bret.). 

lohon. Abr. de Perrichon. 

Idouz. lo Dér. du vieux nom 
germ. Idulf; 2° forme de Hidoux. 

Igier. Abr. d'Audigier. 

Ignard. Abr. de Huignard ou 
d'un nom plus allongé comme lÀsti- 
gnard. 



Igonel, Igounet. F. de Higonel, 
Higounet, dér. de Hugon. 

ndefonse. Voy. Alphonse. 

Imbart, Imbault, Imbert 

Vieux noms germ. qui devraient 
tous dériver de ima.Uiékbart (barde, 
géant, barbe), bald (hardi), bert (re 
nommé), si j'en juge par Imbert qvâ 
se rencontre en 632; mais il n'en est 
pas de même de Imbart et ImbauU 
qui ne se rencontrent pas. Fdrste- 
mann ne peut assigner d'étymologle 
probable à m qu'il trouve énigma- 
tique. Ceci me donne à supposer que 
les trois noms ci-dessus sont soit 
des abréviations de vieux noms 
germ. commençant par Haim (mai- 
son) ou Helm (casque),ou Sagan (con- 
seil) qui a fait Raimbaud, Rambert, 
âoit des dérivés de Ing (jeune), qui 
a fait Incbald (jeune-hardi). 

Immer, Immerxnann . Gardien 

d'abeilles (Allem.). 



Jae 

Infroy. F. du vieux nom germ. 
Jngofrid (jeane-paciflqae), 771. 

Ingres. On a cherché ici une ori- 
gta.^ Scandinave, mais ce nom étant 
méridional, il ne faut pas oublier 
que nous avons, en langue d'oc, un 
sens naturel dans ingres, lieu par 
où Ton entre. Nom semblable à nos 
Porte, Laporte, Delaporte. 

Zost. Abr. flamande des noms de 
saint Josse et Just.. 

Irénèe. Nom de saint. Du grec 
eirmiaio» : pacifique. 

Isaao. Rire (hébreu). 

Xéabel. Elisabeth (Flandre). 

Isabelle. Chaste, pure (hébreu). 

Isambart , Isambert. Vieux 
nom germ. écrits ainsi dés 821 et 
783. (I« : fer, glace ; bart : géant ; 
bert : renommé). 

labert. Abr. disambert. 

Isenhat. Chapeau de fer (AUem.). 

Isidore. Don disis (grec) [?j. 

Isnard. Vieux nom germ. écrit 
ainsi dés le viix^ siècle ; il est abrégé 
d'Isenkard (fer-dur). 



Jac 



241 



Isoardp Isouard. F. du vieux 
nom germ. Isuwarth (fer-garde), 
xe siècle, qui s'est abrégé en Itoard 
et lauard, 

Israfil. Plusieurs sens sont don- 
nés à ce nom hébreu : 1" Droiture 
de Dieu ; 2° Dieu naissant ; 8<> Dieu 
a combattu, il a combattu Dieu. — 
Le premier paraît le plus vraisem- 
blable. 

Issartier. Bûcheron, défricheur 
{eêsartier, oil). 

long. Jeune (Allem.). 

Iven. Yves (Bret, Flandre). 

Ivemaiilt,Ivemeaa. lo Champ 
de blé ensemencé i l'automne (oil); 
2o qui vient avec l'hiver. Aujour- 
d'hui, les ramoneurs, les maçons, les 
marchands de marrons sont des hi- 
verneaux pour Paris. 

Izambard , Izambert. Voy. 
Isambert, 

Izard. Si ce n'est un surnom de 
hardi grimpeur {isard : chamois), 
c'est une abrév. de Isoard. 

Izembert. Voy. Isambard. 



Jabert, Jabin, Jablln. F. de 
Jobert, Jobin, Jobelin. 

Jaoaod, Jaooolet, Jaooood, 
Jaoooux. Dér. de Jacques. 

Jack, Jackson. Jean, fils de Jean 
(Angl.) et non de Jaeqnes qui se dit 
James, 

Jaomard. F. de Jacquemard. 



Jacob. F. ancienne de Jacques; 
elle a été conservée en Allemagne. 
Elle vent dire en hébreu : qui passe 
sous la plante du pied, c'est-à-dire 
gui supplante, comme le Jacob de 
la Bible supplanta son frère Ésaû. 

Jacobé, Jacobl, Jacobs, Ja- 
cobson, Jacoby. Dér. de Jacob 
(Allem., Angl.). — Jaeobé peut être 



242 



Jao 



ttne forme de Jaeobie, féminin de 
Jacob. 

Jacoillot. Dér. de Jacques (Est, 
Comté). 

Jaoomelly, Jacomet, Ja- 
oomme, Jacomy. Dér. et formes 
de Jacques. Oa y sent l'influence du 
Oiacùmo italien. 

Jacon, Jacot, Jacotin, Jacot- 
tet, Jacquand, Jacquard, Jac- 
quart. Dér. de Jacques. 

Jacque. lo F. de Jacques ; 2<i geai, 
merle (Est) ; 3° vêtement court (oil), 
d'où notre moderne Jaquette^ 

Jaoqueau, Jaoquel, Jacque- 
Un, Jacquelot^ Jacquemard, 
Jaoquemet, Jacquemin , Jao- 
queminot, Jacquemot. Dér. de 
Jacques et Jacqu^me. 

On sait que Jacquemard ou Joc- 
quemart a désigné aussi un automate 
représentant un chevalier armé 
qui frappe les heures aux horlo- 
ges. Ce nom a fort intrigué. Mé- 
nage y a vu sans raison une altéra- 
tion de jaque de maille; d'autres, le 
nom de l'inventeur Jacques Marc. 
Après avoir constaté que ce dernier 
sens ne repose sur aucun texte, Lit- 
tré dit que la finale mart reste inex- 
pliquée. 

Mais la lettre m doit être mise de 
côté, car elle n'appartient pas à la 
désinence; elle marche avec Jac- 
queme, nom de saint (en latin Ja- 
eobus : Jacques), qui a fait Jacque- 
mard comme Jacquemin^ Jacquemot^ 
Jacquemet. Nous la retrouvons en- 
core, cette m, dans les radicaux Ja- 
comme et Jame, sigfnifiant tous deux 
Jacques, qui ont fait Jaeomin et «7a- 
min (de même que l'italien Oiaeomo 
a fait Giacomino). On reste donc en 
présence de la finale ard qui aurait 
une valeur augmentative, comme 
dans beuglard, criard, etc. 



Jao 

La raison qui a fait appeler Jac- 
quemart une pièce d'horloge n'est 
pas si facile à expliquer. En atten- 
dant des textes Justificatifs, je ris- 
querai aussi une conjecture. 

Nous avons vu que de bonne heure 
le mot jacque {dont jae2uemart est 
l'augmentatif) a désigné ce qui était 
bruyant, à commencer par le geai 
et le merle. Jacquet est également 
le nom de la pie et du perroquet, 
gi*ands tapageurs. De jacque (geai) 
est venu notre verbe jacasser. Eu 
argot, on dit encorejaeter pour crier. 

Toutes ces acceptions sont-elles 
la cause ou l'efRet du nom de jacque 
qui fut aussi donné, en langue d'oil, 
aux rebelles et aux mutins? — Si 
elles n'en sont que l'effet, il faut al- 
ler chercher la cause dans le soulè- 
Yement de la Jacquerie de 1358, 
ainsi nommé, dit-on, à cause du nom 
populaire des paysans, qu'on appe- 
lait Jacques Bonhomme comme l'An- 
glais s'appelle John Bull. '— Si, au 
contraire, jacque (pris dans le sens 
de bruyant) est antérieur à la Jacque- 
rie, l'augmentatif jacquemard, ap- 
pliqué au marteau retentissant d'une 
grosse horloge, aurait eu tout sim- 
plement le sens de tris-bruyant, ce 
qui est bien dans son rôle et se 
trouve antérieur de plus de cin- 
quante ans à la révolte de la Jac- 
querie, puisque le Jacquemard de 
Dijon a été pris en 1302 à Cambrai, 
où il s'appelait déjà ainsi. 

A Lille, on appelle encore Jac- 
quart la cloche de la retraite du 
soir. 

Comme J'inlindos sonner Jacqoart, 
A m'mason, j'm'ai sauvé sans retard. 

Ces deux vers du chansonnier lil- 
lois Desrousseaux viennent encore 
appuyer mon hypothèse qui fait 
dériver le Jacquemard d'horloge de 
Jacque, pris dans le sens de bruyant. 

Jacques. V> Kom de saint, en la- 
tin Jacobua, M. s. q. Jacob; 8o mu- 
tin, révolté (oil). Voy. Jacquemard. 



Jai 

Jaoquesson. Fils de Jacques 
(Bat). — C'est le tohn (fils) allemand 
francisé. 

Jaoquet, Jacquier, Jacqaillat, 
Jaoquillon, Jaccioillot, Jacquin, 
Jacqainet, Jacquinot, Jacquiot , 
Jaoquot. Dér. de Jacques, nom 
porté par plus de trente saints, ce 
qui explique le nombre de ses déri- 
vés. Jacquet était aussi un nom fa- 
milier de l'écureuil. On appelait Jac- 
quUr» les insurgés de la Jacquerie. 

Jadelot, Jadin, Jadot. Dér. et 
formes de Jade, Jadeau : grande 
écuelle, jatte (oil). Le jadeau ser- 
vait surtout i puiser le vin , et sa 
couleur empourprée l'avait fait 
prendre 'pour terme de comparaison. 
On disait dans l'Est, il a le visage 
rouge comme un jadeau. « Il a les 
yeulx rouges comme un jadeau de 
vergne >, dit Rabelais. Le bois de 
vergne est déjà rouge naturelle- 
ment. Le plus souvent, jadin est 
une forme bourguignonne de jardin. 

Jaeok. Jacob (Flandre). 

Jaeger. Cbasseur (Allem.). 

Jaffray, Jaffré. F. de Janffret. 

Jager. Cbasseur (Allem.). 

Jalian. Jean (Bret.). 

Jahlet. F. de Jaillct. 

Jaillant. Géant (oil). Dans le 
Nord, on dit gayant, 

JaiUon, JaUlot, Jailly. Dér. 
de JaiUe : vase, gallon (oil) ; 2o f. de 
Gkdllon, Gaillot, Gailly. — Cepen- 
dant Jailly peut être un nom de lieu 
de sens bien différent. Exemple : 
Jailly (Nièvre), dont le nom latin 
était Juliacum (domaine de Julius) 
en 781. Ceci donnerait à penser que 



Jam 



243 



Jaillon et Jaillot pourraient être 
aussi des dérivés de Jules. 

Jaixne. Nom de saint, en latin 
Jaeohus. Voy. Jacob. 

Jalabert, Jalbert, Jalibert. F. 

de Oalabert et Galibert, vieux noms 
germ. venant de Walaberth et Wa- 
llberth (voyageur-renommé). 

Jaladon, Jalladau, Jallade. 

Dér. et formes de Jalada: gelée 
(oc), et de Jale : seau, jatte (oil). 

Jalet. Dér. de Jal : coq (oc) ; 2» 
caillou (oil). 

Jallais. F. de Gallais. 

Jallasson, Jallet, Jallon, Jal- 
lot, Jaloureau, Jaloutot, Jalu- 
zot, Dér. de Jal : coq (oc). On dit 
encore jalassoun eu Provence pour 
petit coq ; 2» dér. de Jalle : baquet, 
cuvier (oil). 

Jeun. F. de Jame. 

Jaxnain. F. de Jamin. 

Jamais, Jaxnait. 1° Surnom dû, 
comme celui de Souvent, à une ex- 
clamation favorite ; 2o forme de Ja- 
met. 

Jaxnart, Jaxnault. Dér.de Jame. 

Jambon, Jambu . Qui a de 

grosses jambes (oil). 

Jame, Jamme. Jacques (oc). On 
écrit plus souvent Jamme. l» En Bre- 
tagne, on dit J^lm ; en Angleterre, 
Jame» ; 2<> exceptionn. : pierre pré- 
cieuse (oil). 

Jameau , Jamelin . Dér. de 
Jame. 

James, Jameson. Jacques, fils 
de Jacques (Angl.). 



244 



Jar 



Jamet, Jametel, Jamln, Jam- 
met, Jaxnon, Jamot. Dér. de Ja- 
mo. — £a Champagne, on appelle 
Jamin le dernier-né. 

Jan. Jean (Hollande). 

Jandart, Jandel, Jandet. F. de 

Jeandard, Jeandel, etc. 

Janet, Janiaud, Janioaod, 
Janicot, Janln, Janiot, Jania- 
•Ot* Dér. de Jean. 

Jann. Jean (Bret.). 

Jannet, Jaxmey. Jannlard» 
Jannicot , Jannin , Jaxmlot , 
Jannon, Jannot, Jannotin, Jan- 
noty, Janodet. Janolixii, Janot, 
Janquin. Dér. de Jean. Plasieurs 
de ces noms ont eu des sens péjora> 
iifSf mais leur emploi doit être ex- 
ceptionnel, à notre point de vue. 

Jansen , Janson , Janssen , 
Janssens, Jansson. Fils de Jean 
(Ângl., Flandre, Suède). 

Jantet. Janton, Janty. Dér. 

méridion. de Jean ou de Gent: gen- 
til, mignon. Janty est une forme de 
langue d'oc (Jantis), 

Janvier . lo Voy . Ahrial ; 2o 
nom de saint. En latin Januarius 
(consacré à Janns, qui est à Janus). 

Jaquandp Jacpiet, Jaquier, 
Jaquillard, Jaquinet, Jaquinot, 
Jaquot, Jaquy. Dér. de Jacques. 

Jard. Jardin (oil, Champagne). 

Jarla. Jarre (oc). 

Jarlat, Jarlaud. l» F. de Char- 
laty Chariot; 2» dér. de Jarle: cuve, 
jarre (oil). 



Jarles. lo F. de Charles ; 2» en- 
vier (Champagne). 



Jan 

Jarlet, Jarlier. F. de Charlet, 
Oharlier. —Dans le Ifidi, lejetrUt 
est an poisson. 

Jaronsse. lo G^ce cultivée (oil, 
oc) ; 2o terre inculte {Jaroêêe, Berri). 

Jarrand. Bancal (Centre). 

Jarrie, Jarrige, Jaxrljon 

Terre incultei jachère (Centre, Poi- 
tou). 

Jarry. lo Bftton de chdne (oil, 
Bret.) ; 2© rat (J^^h oc) ; 8o friche 
(Jarrie, Ouest). En ce dernier sens, 
Jarrie est une forme du Garrigue 
méridional, qui veut dire /ri<;A« et 
ehérte ; c'est pourquoi une famille La 
Jarrie porte trois glands dans son 
blason. 

Jars. Oie mâle (oil). 

Jarsain, Jarsin, Dér. de Jars. 

Jaspard. F. de Gaspard. 

Jassin. Dér. de Jas : coq (oil). 
Voy. Joachim. 

Jaubert. F. de Gaubert ou abr. 
d'Enjalbert, forme du vieux nom 
germ. Engalbçrt (jeune-renommé). 

Jaudin, Jaudon (Voy. Jodardj^ 
Jauffret. F. de Gandin, Gandon, 
Geoffroy. 

Jaulet, Jaulin. lo Petit coq 
(oil) ; 2o m. s. q. Jolaln. 

Jaame. Jacques, Guillaume (oc). 

Jault. Coq (Jau, oil, oc). Nom 
rendu célèbre par un groupe de fa- 
milles de la campagne nivernaise 
qui, restées unies, quant aux biens, 
et ne comptant pour membres effec* 
tifs que les mâles (d'où le nom de 
Les Jault : les Coqs), étaient le der- 



Jea 

nier vestige des anciennes commn- 
nautés. £n 1840, D^pi^ publia le 
récit d*ane visite qu'il loi avait faite. 

Janneau, Jaonet, Jaunin. 
Jaune de teint ou d*habit. 

Janaion. lo Joyeux (oc) ; 80 dér. 
de Jausi : Joseph (oc). 

JanssaTid, Jaossein. !<> Dér, de 
Jautte : jaune (oil) ; 2o f. de Josseau, 
Jossin. 

Jaavln. F. du nom de saint Jovin 
^.consacré i Jupiter, latin). 

Jay. Qeai, Surnom d'iiumeur 
gaie, bruyante. On a commencé par 
dire Lejay ; puis l'article resté en 
tête de certains noms est tombé. Le 
geai a été, comme beaucoup d'oi- 
seaux, baptisé de divers noms par 
nos aïeux. Dans l'Est, on l'appelle 
familièrement Jacques; à l'Ouest, 
Cola* et Ricard, ce qui n'empêche 
pas, comme nous l'avons vu, ces 
trois noms d'avoir une tout antre ori- 
gine. — Je dois ajouter qu'en an- 
cien provençal, jay a signifié aussi 
joyeux, ce qui nous donne un second 
sens probable ,et montre une fois de 
plus que ^ vaut g, car Jay et Oay ne 
font ici qu'un. 

Jayet. Dér. de Jay. 

Jean. Les auteurs du Diction- 
ruUre de Trivoua disaient en 1771 : 
• Autrefois on écrivoit Jehan, et en 
latin Johannea, comme font encore 
bien des gens, mais il ne faut point 
mettre d*h aujourd'hui, cela seroit 
contre l'usage. Ce mot s'est fait de 
Joannee, en ôtant la terminaison ea, 
et changeant l'o en e, et Joannee 
s'est fait de l'hébreu Johanan, en 
ajoutant la terminaison ee, et chan- 
geant le dernier a en e muet qui 
s'est retranché. Pour le mot hébreu 
JoJianan, ou Johhanan, il s'est dit 



Jen 



245 



pour Jehohhanan (comme Josui, de 
Jehosua, et Joeapkat de Jehoaaphat)^ 
et il est composé de Jehova (nom 
propre ^e Diou), et hhanan {jgratifi- 
catus eet), et signifie : Dieu accordé. 
Don de Dieu, Grâce de Dieu. > — 
Dans le pays messin, on fait encore 
sentir Vh de Jehan et l'on dit Chan. 

Jeandain, Jeandet, Jeandin. 

Dér. de Jean. 

Jeanxnaire. Le plus grand des 
Jean. Voy. Kaire. 

Jeanne. Fils de Jeanne, et aussi 
Jean prononcé en faisant sonner l'n 
comme dans Johanne ou dans la 
Jann ou Jean de Bretagne. 

Jeanneau, Jeannel» Jeanne- 
ret, Jeannesson, Jeannet, Jean- 
ney, Jeannier, Jeannin, Jean- 
non, Jeannot. Dér. de Jean. 

Jesmselme. Jean Anselme, par 
fusion des deux an qui répugnaient 
à la prononciation. 

Jeanson. Fils de Jean (Est). 
C'est le Sohn allemand modifié. 

Jeant, Jeantaud, Jeantel, 
Jeantet, Jantheao, Jeantelle. 
F. et dér. de Jean ou de Oent (mi- 
gnon, joli, oil). 

Jeaud. F. de Jaud (coq). 

Jeffersrs. Jeoffroy (Angl.). 

Jehan, Jehanin. F. ancienne et 
dér. de Jehan. 

Jendot, Jenin Jennequin. F. 

de Jeandot, Joanin, Jannequin. 

Jenny. Jeanne (Angl.). 

Jentet, Jenty. Gentil, joli 
(jant, jantil, oc). 



246 



Job 



Jeraud. F. de Qeraad. 

Jér6mie. iSlévation de Dieu 
(hébr.). 

Jérôme. Nom de saint, en latin 
Hieronymug {nom sacré, grec). 

Jesson. Fils de Joes, qui est une 
forme flamande de Josse. 

Jeulin. F. de Jaulin. 

Jiffard, Jirardot. F. de Giffiird, 
Oirardot. 

Jirbal. F. du vieux nom germ. 
Oirhald (javelot-hardi), 1080. 

Joachim , Joachin , Joakixn , 
Joaquim , Jouassin. Ces cinq 
noms m'avaient paru d'abord des 
formes de Joachim. Inquiet de voir 
les étymologîstes varier sur la si- 
gnification de ce nom hébreu, qu'ils 
traduisent par préparation, ou élé- 
vation, ou fermeté du Seigneur, j'ai 
fait appel k M. Alexandre Weill, 
qui a bien voulu me démontrer 
comment on a, mal à propos, con- 
fondu deux personnages de la Bi- 
ble : Joachim (élevé par Dieu) avec 
Joachin (établi par Dieu). Joakim 
et Joaquim proviennent donc du 
premier, tandis que Jouassin pro- 
cède du second. Joachim est un 
nom de saint. 

Joanln, Joannard, Joanne, 
Joanneau, Joannès, Joannet, 
Joanneton , Joanny , Joany. 

Jeanne et Joannës sont des formes 
de Jean (oc, Allem.). Joannèê serre 
d'aussi près que possible le Johan- 
nes latin. Les autres sont des déri- 
vés. Joanneton est un dérivé mas- 
culin de Joannet et non du féminin 
Jeannette. 

Job. Nom de saint (dolent, gé- 
missant, hébreu). Un vrai nom de 



Joh 

prédestiné, e&r, malgré toute ta ré. 
signation, le Job de la Bible a dû 
gémir quelquefois. 

Jobard, Jobelin, Jobert, Jo- 
bet, Jobin. Jobert est une forme 
de Jaubert. Les autres sont des dé- 
rivés de Job, et sont répandus dans 
l'Est du côté de la Bourgogne et de 
la Comté. Us ont été ailleurs des 
surnoms d'hommes naîfs et faciles à 
tromper. Littré et Scheler ne veu- 
lent point, comme Génin, que Jo- 
bard vienne de Job ; ils le font dé- 
river du flamand jobbé (nigaud). 
Mais jobard venant de Job nous 
semble aussi naturel que jeannot 
venant de Jean. Et jeannot a été 
aussi un surnom de naïf. 

Mais ce n'est pas tout, Jober si- 
gnifiant aussi railler (oil), Jobard a 
pu être unnomdepersiffleurcomme 
de persifflé. 

Jochixn. Abr. flamande de Joa- 
chim. 

Jocteur. Qui se moque, qui s'a- 
muse, qui ne fait rien. Du verbe jo- 
quer (oil, wallon). 

Jodard, Jodau, Jodon, Jodot. 

F. de Godard, Godau, Godon, Go- 
dot. On le voit par le nom de saint 
Jodard qui se dit aussi Godard. 

Joffin. F. de Goffin. 

Joffre, Joffret, Joffrin, Jof- 
froy. Joffre et Joffroy sont des 
formes de Geoffroy. Les autres sont 
des formes de Geoffret et Geoffrin. 

Jogand, Joguet. Amusant (oil). 
En langue d'oc, on dit joquet pour 
minauderie; on Poitou, on dit en- 
core joguenet pour amusant , qvi 
fait rire. La forme latine du nom 
de saint Jogond {Jucundxus) a le 
même sens de c divertissant >. 

Johanne, Johanneau, Jo- 
hanny. F. anciennes de Jean. 



Jol 

John. F. anglaise de Jean. D'a- 
prôs une statistique évoquée il 7 a 
quelque temps par nos Journaux, il 
y a, en Angleterre, environ 40,000 
noms de famille. On compte 53,000 
familles portant le nom de Smith, 
et 51,000 celui de Jone». Les Smith 
et les Jones comprennent à peu prés 
.^00,000 individus. En moyenne une 
personne sur 73 s'appelle Smith, une 
sur 76 Jones, une sur 112 Williams, 
une sur 143 Taylor, une sur 168 
Davies, une sur 174 Brown, 

Johnson , Johnston. Dér. de 
John. Ce dernier est un nom de lieu. 

Joignanx, Joigneau. Dér. -de 
Joigne : adolescent (oil). 

Joigny. N. d. I., en 1180 Jovi- 
niaeus (domaine de Jovin, nom latin 
signifiant consacré à Jupiter). 

Join. lo F. de Jouin; 2» bien fait, 
paré (Joint, oil). 

Joineau. Sens de Jouinot. 

Joire, Joiris. F. du nom de saint 
-Georges. 

Joiron. Dér. de Joire. 

* 

Jolain, Jolat, Joliat. Dér. de 
Jol : joli (oil), gai (Centre). 

Jolihois, Jolidero, Jolicœur. 

Bois riant d'aspect, clerc vif, per- 
sonne aimable. Joli avait autrefois 
le sens de vif, gai, spirituel. Dés 
le xiii« siècle, on voit les poiUes se 
plaindre des rig^ueurs des jolis cuers 
qu'ils ont tant aimés. 

Joliet, JoUn, Joliot, Jollvard, 
Jolivet. Dér. de Joli pris dans le 
sens de vif, gai, spirituel. Ou en 
trouve encore le reflet dans le Nord, 
où. joli vent dire bon, et surtout en 
Champagne, otjoli est aimable, gai. 



Jon 



247 



Jolivet avait le sens do ami du plai- 
sir en langue d'oil. Au xiiie siècle, 
le Livre des Métiers dit que si l'ap- 
prenti quitte son maître sans per- 
mission c par joliveté >, celui-ci peut 
refuser de le reprendre la troisième 
fois. Oresme dit aussi que les tem- 
péraments sanguins sont sujets à 
joliveté et esbatements. Conter fleu- 
rette à une femme se disait aussi 
joliver, 

Jolland, Joliet, Jolliet, Jolliot, 
JolUvet, JoUot, JoUy. Il s'agit 
évidemment ici d'une forme de Joli 
(y oy. -Joliet j JolUfois) et de ses dé- 
rivés. Le verbe jolloier {oil, Cham- 
pagne) nous af&rme l'existence, la 
possibilité d'une seconde l. Ke pas 
oublier que joliet signifie petit coq 
en Poitou, et, malgré moi, je suis 
plus porté à chercher dans notre 
vieux nom du coq (jau, jal) la ra- 
cine de joli que dans le Scandinave 
jul : fête, festin solennel, comme 
le pensent des étymologistes très- 
autorisés. 

Joly. F. de Joli. Voy. JoUbois, 
Joliet, Jolland. 

Jomain p' Jomand , Jomard. 

Dér. du nom de saint Jome, forme 
de Jacques. 

Jonahi, Jonard. Dér. de Jonne : 
jeune (oil). 

Jonas. Nom de saint (colombe, 
multiplicateur, hébreu)» 

Jones. Voy. John. 

Jongklndt. Jeune enfant (Flan- 
dre). 

Joniot, Jonnard, Jonnianx, 
Jonin, Jonot. Dér. de Jonne: jeune 
(oil). Nom donné, comme aujour- 
d'hui, pour distinguer des personnes 
du même nom. Le signe distinctif 
est seul resté. 



248 



J08 



Jonqaer. Jeune selgnenr (Flan- 
dre). 

Jonquet, Jonqnier, Jonq[aiè- 
res, Joncpiol. Nom de lieux cou- 
verts de joncB. Jonquiireê est méri- 
dional. 

JOOB, J0088. F. de JOBse. 

Jordan. F. de Jourdain (00/ Âl- 
lem.). 

Jore. 1° F. flamande de Georges. 
En Normandie on a dit aussi Joret ; 
en Languedoc Jory; 2o peu loigné 

(oil). 

Joret. Dér. de Jore. 

Jorissen. Fils de Georges, qui 
se dit Jori» en flamand. 

Jorot, Jorrat, Jorre. Dér. et 
forme de Jore. 

Joset. Âbr. de Joseph (Centre). 

Joseph. Nom de saint (accroisse- 
ment| hébreu), 

Jocdas. Feu du Seigneur (hébreu). 

Jospin. Âbr. de Joséphin, dér. 
de Joseph. 

Joscniin. Dér. flamand de Josse. 

Joss, Josse. Nom de saint, en 
latin Judoeut. {Jodoeut, qui se dit 
aussi, doit être considéré comme 
une forme de Judoeut), Judocu» est 
un dérivé do Jude {louange, eonfeê- 
sien, hébreu). 

Josseau. Dér. de Josse. 

Josseaume, Josselln, Jossel- 
me. F. de Gosêeaume et Goaselin, 
vieux noms germ. Voy. Ooateau. 
Gosseaume et Gosselme sont deux 



Jou 

formes du même nom. Les formes 
anciennes Joscelin et Jozselm se 
rencontrent aux va« et ix« siècles. 

Josserand. F. du vieux nom 
germ. Qozramn (Goth-fort), ix« siè- 
cle. C'est un nom de saint, en latin 
Joaeerannus, 

Josset, Jossier, Josslnet, Jos- 
sot. Dér. de Josse. Par ce que nous 
venons de voir, il peut y avoir id 
des formes de Gosset, Gossot, etc. 
Jottier pourrait , en ce cas , avoir 
pour forme ancienne le vieux nom 
germ. Qosheri (Goth-armé), 773. 

Jost. F. flamande de Josse ou 
Just. 

Jotte. lo Grosse joue (Centre); 
2o joute, combat à cheval, bette, 
choux (oil). 

Jooan. F. méridionale et bre- 
tonne de Jean. 

Jouandon, Jooanl, Jonanin, 
Jouanlque, Jouanne, Jooan- 
neau, Jouanneaud, Jouannes, 
Jouannet, Jouannin, Jouanny, 
Jouanot, Jouany. F. et dér. de 
Jouan. 

Jouard, Jouand , Jooaolt, 
Jouaust, Joubert. En voyant que 
Jouflfroy est une forme de Gode- 
froy par le changement de Oosfred 
(Goth-pacifique) en Josfred et Jof- 
fred (xie siècle), nous ne serons pas 
surpris que Jouard puisse être une 
forme du vieux nom germ. Gozhard 
(Goth-aguerri), x^ siècle, Jouaud, de 
Gr«(uzaZ<i(Goth-ancien), 959 ; Joubert, 
de Gozbert (Goth-renommé), 817. — 
Pour Jouauat, qui est un nom de 
Bretagne et qui a une ê, on peut pré- 
férer le breton jouauz : joyeux. — 
En somme, ces divers noms peuvent, 
hors Joubert, dériver do Jou : amu- 
sement (oil). 



Jon 

Jonbin* lo F. du nom de saint 
Jubin, évêqne de Lyon, en latin 
Oehuinua, du vieux nom germ. Oe- 
Imin (ami qui donne), xx« siècle; 
2o forme de Jouvin. 

Joiibinauz. Dér. de Jonbin. 

Jooblln. Dér. de Joubert, comme 
Lamblin de Lambert, Habelin de 
Hubert. 

Joudrain. F. de Jourdain. 

Jouenne. l» Garçon boulanger 
ou meunier (joenne, oil); 2° Yves 
(Bret. Comouailles) î 3° jeune (vil, 
oc). 

Jouffrey , Joutfroy. Voy. 
Jouard. « 

Jougla, Jouglar , Jouglas. 

Troubadour allant chanter ses vers 
pour vivre (Juglar, oe). On voit 
combien le jongleur moderne est 
éloigné de ses attributions pre- 
mières. 

Jouliannean, Jouliant. Dér. et 
formes de Jouan. 

Jouin. Nom de saint, en latin 
Jovinuê (qui est à Jupiter). 

Jouines. Le jeune, le cadet (oc). 

Jouinot. Dér. de Jonine on de 
Jouin. 

Jotilet, JouUn, Joolot. Peut 
dtre un dér. de Jules (oc), car on dit 
Joulian pour Julien; 2® forme de 
Jaulin, Jaulet, Jaulot (petit coq); 
9° Joulin peut être dérivé de Jous- 
seiin. 

Joumelle. Forme de Jumelle. 

Jouneau, Jounlau, Jounieau, 
Jounin. Dér. de Jooune .'jeune (oc). 



Jon 



249 



Jouqaelalre. F. de Juglere qui 
jouait au Nord le rôle du juglar an 
Midi. Voy. Jugla. 

Jourdain, Jourdan. 1« Nom de 
saint, en latin Jordanus. Nom donné 
jadis à ceux qu'on baptisait avec 
l'eau sainte du Jourdain, rapportée 
tout exprés de Palestine. C'était an 
nom nécessairement réservé à l'aris- 
tocratie. Dans le Midi, on disait 
Jourdan et Jordan, en Flandre, 
Jordaen ; 2o formes de Qourdin , 
Gourdan. 

Jourdanet. Dér, de Jourdan. 

Jourde, Jourdy. On y voit une 
abr. de Jourdain, mais il est si peu 
dans nos habitudes d'abréger en 
coupant la queue des noms que 
Jourde me paraît plutôt une forme 
de Qourd : gros, lourd* De même 
pour Jourdy. 

Jourgeon. Georges (Midi). 

Jourlet. F. de Gourlet. 

Joumault, Joumeaux, Jour- 
nè, Joumel, Joumet, Joomot. 

lo Terrain labourable en un jour. N. 
d. 1. (oc, oil). Ou dit journaux en 
Poitou, journau en Berri et dans le 
Midi, joumé, journel, dans l'Est; 
2° dér. de Jouméer : travailler à la 
journée (oil); noms de journaliers. 

Jousse, JouBBsrd, Jousselain, 
Jousselln, Jousset, Joussot. F. 

de Josse, Josselin, Josset, etc. 

Jouvard. Dér. de Jouve. 

Jouve. Jeune (oc). Dans le Midi, 
on dit aussi leis jouves pour les 
nouveaux mariés. Une femme ap- 
pelle son mari mounjouve. 

Jouvenceau, Jouvencel. Ado- 
lescent (oil, oc). 

11. 



250 



Jnd 



Joavenel, Jonvenet, Jowe- 
non, Jonvenot. Trës-jeane (oc). 

Joavent, Jouvente. C'est le 
Lajeanesse du Midi. 

Joavin. Dér. de Joave. 

Joux. N. d. 1. qui, selon Roque- 
fort, signifierait Jupiter en ce qui 
regarde Mont-de-Jonx (moiw JovU). 
S*est dit pour Jules dans cet autre 
nom de lieu Dan^ouz (Saint-Jules), 
Doubs. 

Joay. Nom de Heu répandu. Bn 
745, le nom de Jouy (Moselle) était 
Gottdiaeum : domaine de Qaud 
(vieux nom germ. signifiant bon et 
Ooth). Selon Roquefort, serait ail- 
leurs domaine de Jupiter {Joviaeum). 

Jovart, Jovenet, Jovet, Jovl- 
gnot, Jorinel, Jovinet. Dér. de 
Jove : jeune (oc). 

Jo3rant , Joywa. , Joyet , 
Joyeux. Dér. de Joy : joie (oc, oil). 
JoyatU s'est dit ausai pour géant 
(OU). 

Jozan , Jozon. Dér. de Jostse. 
Jozon est aussi une forme du vieux 
nom germ. latinisé Jozo (1096), qui 
est lui-même une forme de Qozo : 
Goth (813). 

Jobelln. F. de Jolelin : naïf (oil). 

Jubert. F. de Jonbert. 

Jobin. F. de Jobin. 

Jn binai. Dér. de Jubin. 

Jublin. Abr. de Jabelin. 

Jad, Judas, Jude. Louange, 
concession (hébreu). Le dernier est 
un nom de saint. Jude peut signi- 
fier aussi juif en allemand {iude) et 



Jni 

en provençal (Jmdeu). FSntemaim 
pUee Jûde dans on répertoire 
comme forme d*un vieux nom germ., 
mais le cas semble douteux. 

Judeao, Judel. Dér. de Jude. 

Judic. lo CTest, en Bretagne, la 
forme de Jude {Judik)^ 2» juge (oc). 

Judicaèl. Yoy. Giequél et JmJuI. 
Pour ce dernier, je crois avoir été 
plus près du vrai sena. 

Judice, Judicis. Jugement, juge. 
Le premier serait une abr. dejudiei 
(oc); le second est le génitif latin 
(filtre juge). 

Jndlin. Dér. de Judel. 

JueL lo F. de Jnhel; 8» joyau 
(oil). 

Juery. Georges (oe). CTest une 
forme de Joiry. 

Jugand. Qui joue, qui s'amuse. 
Du YQTbejugar (oc). 

Juge, Juger, Jugier, Jugieu. 

Juge, jugeur, connaisseur (oil). 

Jugla, Juglar, Ju^^ard. Trou- 
badour. Voy. Jouglar. 

Jubel. Âbr. de JudicaSl, nom de 
saint, diminutif de Judic, qui est le 
Jude breton (en hébreu, louange). 

Juhlin. Dér. de Juhel. 

Joigne, Juigny. Noms de lieux 
dont la forme latine peut équivaloir 
& Janiacum ou Joviniacutn : domaine 
de Junins ou Jovin. 

Juillac. Domaine de Julius (Ju- 
liaeum). 

Juillard. F. de Juliard. 



jQl 

Jolllerat. lo Dér. de Jaillet ou 
de Jaliers (nom de lieu) ; 2o dér. de 
Julier : geôlier (oc). 

Jaillet. lo Né en jaillet ; 2o dér. 
de Jules. 

Jailliard, Julllien. F. de Jul- 
liard, Jullieu. 

Jules. Avant d'être porté dans 
le inonde chrétien par quatorze 
saints, ce nom distinguait une fa- 
mille romaine, la famille Julia; elle 
prétendait venir en droite ligne du 
fils d'Énée, Jules, qui aurait pris 
ce nom à la suite d'un combat où 
son extrême jeunesse ne l'avait pas 
empêché de vaincre. Aussi en avait- 
il voulu, dit-on, conserver le sou- 
venir en se nommant louloê {en 
grec: poil follet, duvet d* adolescent), 
absolument comme si, de nos jours, 
on grognard eût voulu perpétuer le 
nom de blane-hee. C'est Caton qui 
nous garantit l'intention dans ses 
Origines, et il ne -faut pas moins 
pour nous enhardir à présenter une 
telle étymologle. Virgile disant dans 
VÉnêide que le Jeune Ascagne (ap- 
pelé llus tant qu'Ilion subsista) 
porta ensuite le surnom de Jules, 
il me semble que Jules est plutôt 
dérivé dllus. La femme d'Ascagne 
s'appelait aussi Ilia. 

Julhe. Juillet (oc). C'est-à-dire : 
né en juillet. 

Jolia. Julie (oc, latin).yoy. Jules. 
Comme nom d'homme, il peut être 
encore une forme de Juliat et signi- 
fier né en Juillet (juli, oc). 

Julian. Julien (Bret., Allem., 
Angl.). 

Julien, Julin, Juliot. Dér. de 
Jules. 

Jollemier. F. intervertie de Ju- 
mellier : pore de jumeaux (?). 



Jnr 



251 



Julliard, Jullien, Jollin, Jul- 
lion, Julliot. Dér. de Jules. 

Jumel, Jumelle. Jumeau (oil, 
oc). Le dernier est aussi nom do 
lieu. 

Juxuentier. Conducteur ou éle- 
veur de bétes de somme dites ju- 
ments (oc). 

Junet. lo Dér. de June : jeune 
(oc) ; 20 juiUet (oil). 

Jung. Jeune. — •Junghlut : jeune 
personne, mot à mot : jeune sang 
(Allem.). 

Junger, Jungers. Plus jeune, 
cadet (Allem.)* 

JungfleiBCh. Chair tendre (Al- 
lem.). 

Junier. Genévrier (oc). 

Junot. Dér. de -June ; jeune (oc). 

Junquet. Terrain de joncs (oc). 

Jupille. N. d. l.,<Sarthe, Belgi- 
que). Ce serait domaine de Jovius 
(si la forme latine de Jovii villa 
qu'on lui donne est ancienne). Jovius 
était un surnom d'Hercule et de 
Dioclétien qu'on faisait venir de 
Jupiter {Jovis). 

Jupin. lo Débauché (oil) ; 2o dér. 
de Juper i crier. Je ne crois pas que 
le nom de Jupin donné familière- 
ment à Jupiter ait été porté en 
dehors de la littérature comique. 

Juquin. Dér. de Jucke, forme 
flamande des noms de saints Jucun- 
dus et Judocus. 

Jurbert. F. du vieux nom germ. 
GFurt&erf (javelot-renommé), 826. 



252 Kap 

Juré, Joreau. lolâchevin, bour- 
geois, ^aaaal (cil); 2<> dér. de Jure, 
forme du nom de saint Q-eorge, ou 
de Jur : serment (oc). 

Jarien. Georges (Flandre). 

Jurisch. Julien (Hollande). 

Jury. Dér. de Jure (Gkorges), ou 
nom de lieu dont la forme latine 
est Qeriaeutn (domaine de GF«r, vieux 
nom germ.). 

Josseau, Josseauxne. F. de 
Jossean, Josseaume. 



Kel 

Jussien. Israélite (oc). 

Juteau, Jutet, Jaton, Jut- 
tean , Juttel. Dér. de Jiute (équi- 
table), ou de Jut : nivelé, égal 
(Centre), ou de Juxte : auprès, dans 
le voisinage (oil). On appelait aussi 
juterie le quartier des juifs (oU), et 
peut-être le sens le plus prolMible 
est-il ici. Jute serait alors une forme 
de jude. 

Jnven, Juvenauz, Juvenne- 
ton. M. s. q. Juuvin, Jouvenet, 
Jouvenot. 



K 



Kaeffer. Escarbot (Kâfer, Âl- 
lem.). 

Kahn. !<> F. de Cahen ; 2o nacelle. 
Ce second sens serait exceptionnel 
(AUem.). 

Kaindler. Dér. de Kind : enfant 
(Âllem.). 

Kaiser. Empereur (AUem.). 

Kalbfleisch. Viande de veau 
(AUem.). 

Kalkbrenner. Chaufournier (Al- 
lem.). 

Kaxnmer. Chambre (AUem.)- 

Kaxnpf. Combat (Allem.). 

Kaneguissert. Discoureur poli- 
tique (Kannengieaser, Allem.) ; a pu 
être aussi un nom de potier. 

Kann. l» F. de Kahn; 2» pot, 
pinte {Kanne, Allem.); 80 bataille, 
blancheur (Bret.). 

BUapp. Bonnet {Kappe, AUem.). 



Karger. Parcimonieux (AUem.). 

Karlbach. De Karibach (rivière 
de Charles). N. d. 1. (AUem.). 

Karr. Charrette (Bret.), brouette 
(Allem.). 

Karrer. Charron (Bret.). 

Karst. Pioche, hoyan (AUem.). 

Kastner. Caissier. De Kasten: 
caisse (AUem.). 

Katz. Chat {Katze, AUem.). 

Kaufmann. Négociant (AUem.). 

Kayser. Empereur (AUem.). 

Kees. F. flamande du nom de 
saint Cornélius. Voy. Corneille, 

Keller, Kellermann, Kellner. 

Keller veut dire cellier à provisions, 
cave (Allem.). Le sommelier s'appe- 
lait Kéllermann. En allemand mo- 
derne, on dit Kellner ou Kellermeit- 
ter. 



Ker 

Kerchkotre, Kerokoff . Cour da 
temple, domaine de Téglise (Flan- 
dre). 

Kergaradeo. Domaine, maison 
ou village de Caradec (f. de Karct- 
dek: aimable), Bretagne. 

Kergorlay. Pourrait signifier 
domaine on village du bord de la 
mer qui se dit gorîenn en breton. La 
différence des finales me fait douter. 

Kerjégu. Domaine de Jégn, f . de 
Jagu, nom de saint, en latin Jaeu- 
tus. 

Kergoff. Maison du forgeron 
(Bret.). 

Kerkoffe. Domaine de l'église 
(flam.). 

Kermenguy. Domaine de Men- 
gnyj vieux nom germanique. 

Kemioysan. Domaine de Moy- 
san, nom d'homme dér. de Moïse, ou 
mai»on-7iumide (de Jfoez : humide), 
Bretagne. 

Kern, élite, quintessence (Âll.). 
On dit Kernig pour vigoureux. F9rs- 
tcmann en fait aussi une forme du 
vieux nom germ. Kerne, qu'il ne 
classe pas, mais que je regarde 
comme l'abrégé de Kerine, forme 
de Ouérin. Voy. ce nom. 

Kerrexuans. Charron (flam.). 

Kersauzie. Domaine du Saxon 
{Saozie, Bret.). 

Kersalnt. Lieu saint (Bret.). 

Kerteuz. Charretier (Nord). 

Kervèguen. Maison ou domaine 
de Yeguen , nom d'homme breton. 



Kle 



253 



Kerwin. F. du vieux nom germ. 
Kerêwind, qui est lui-même une 
forme de Gerwint (ami-dispos), 793. 

Kerzauson. Domaine du Saxon 
{Saozon, Bret.). 

Kesler , Kessler , Keszler. 

Chaudronnier ambulant (Âllem.). 

Kesnel. Chêne (Nord). 

Kestner. Layetier (Âllem.). 

Kestelaer. Chaudronnier (flam.). 

Kettel. Chaînette, crochet (Âll.). 

Kiefer, Kieffer, Kiffer. lo Sa- 
pin (Âllem.); 2» tonnelier (Alsace) ; 
3» mâchoire (Âllem.). 

Kien. Bois résineux (Âllem.). 

Kllbert. F. flamande de Gilbert. 

Kixu, Klmmes. Cime {Kimmef 
Âllem.). N. d. 1. 

King. Roi (Ângl.). — Kingêhury: 
colline ou tombe du roi. — Kings- 
ford : gué du roi. — Kingaley : 
plaine ou prairie du roi. — Kings- 
ton : ville du roi. 

Kipper. !<> Billonneur (Âllem.) ; 
2o saumon (Ângl.). 

KJroh. église (Âllem.). 

Kirsch. Cerise (Âllem.). 

Klaine. F. de Klein. 

Klaus. Âbr. de Niklans. 

Kiee. Trèfle. — Kletiberg : monta- 
gne du trèfle (Âllem.). 

Klein. Petit. — Kleinfelder : de 
Kleinfeld (petit champ). — Klein- 



254 



Koh 



fuê9 : petit pied. — Kleinhans : petit 
Jean. — KUinjaaptr : petit Gaspard 
(Allem.). 

Klotz. Qai a une bosse (selon 
Pott), grosRe souche, et, au figuré, 
homme rustique (Allem.). 

Klump. BouIe(JS7ui»j>en; Allem.)» 

Knab. Jeune homme (Allem.). 

KnausB. Parcimonieux (Allem.). 

Knecht. Serviteur (Allem.). 

Kneip. Taverne (£he»pe, Allem.). 

Knight. Chevalier (Angl.). 

Knopf . Bouton (AUea.). 

Koch, Kock. Ouiâinier (Allem,). 
Les De Kock de Bavière ont gardé 
souvenance de leur origine en «fai- 
sant fig^irer dans leur blason un 
homme qui tient de chaque main une 
cuiller d'argent. 

Kœchlin, Kœklin. Ce nom si 
noblement porté par une famille 
d'Alsace, a dû être, dans l'origine, 
celui d'un petit cuisinier (de Koch, 
Kœehin, cuisinier, cuisinière, en al- 
lemand). 

Kœhler. Charbonnier (Allem.). 

Kosnlg. Boi (Allem.), 

Kœnigsivarter. Garde du roi 
(Allem.). 

Kohi. Chou (Allem.). 

Kohler. Charbonnier (Allem.). 

Kohn, Kohnstamm. Eohn est 
une forme de Kahn. Ce qui explique 
le nom de Kohnstamm: tribu des 
Cahen, tribu sacrée. 



Kolb. Massue {Kolbe, Allem.). 

Koller, Kollxnann. Charbon- 
nier. De kohle : charbon. KoUer si- 
gnifie aussi rage et collerette (Allem.), 
mais ces derniers sens, plus corrects 
d'apparence, seraient exceptionnels. 

Kop, Kopp. lo Tête (flam.) ; 2» 
abr. de Cop, abr. de Jacob ;So forme 
de Koppe : cime (Allem.). 

Korn. Cultures de blé ou de sei- 
gle (Allem.). 

Komemann . Négociant en 
grains (Allem.). 

Komprobst « Komprochst. 

Préposé aux grains, garde on mesu- 
reur (Allem.). 

Krabbe. Petit enfant (Allem.). 

B[rœxuer, Kreraer. Marchand 
de détail, mercier (Allem.). 

Kraetzer. Grattoir (Allem.). 

Kralft. Force, vigueur (Allem.). 

Kramer, B^ramxn. Marchand 
de détail, commerce de détail (Al- 
lem.), 

B[r£Ultz. Couronne de fleurs (Al- 
lem.). 

B[ratz. lo Carde (Allem.) ; 2o for- 
me de Erantz. 

Kraus, B[rau8S. Crépu, frisé 
(Allem,). 

Krebs, Krebz. iécrevisse (Al- 
lem.). 

Kremer. Marchand de détail (Al- 
lem.). 

Kreutz. Croix.— Kreutxiberger : 
de Kreutzberg (montagne de la 
croix), Allem. 



Lab 

Kriegel, Krieger. Guerrier (Âl- 
lem.). 

KrolL Bouclé (AUem.). 

Krug, Krager. Cabaret, caba- 
retier (Allem.). 

Krupp. Abr. de KrUppel: rabou- 
gri, contrefait, infirme (Allem.). 

Kobler. Cavelier (AUem.). 

Kagelxnann. Homme -l>onle, 
homme-boulet (Allem.). Nom d'o- 
bèse ou de fondeur de projectiles, 

Kuhn. Intrépide, audacieux (Al- 
lem.). 



Liab 



255 



Kommerlin. Soucieux, peiné 
(Allem.). 

Kunst, Kttntz, Kunz. Art, 
adresse, ruse, manière artistique 
(AUem.). 

Kuper. Tonnelier, sommelier 
(AUem.). 

Kurtz. Bref, raccourci (AUem.). 

Kuss, Kusseler, Kussler. Bai- 

seur, embrasseur. Les deux derniers 
peuvent ôtre aussi des formes de 
KUtzler : chatouilleux (AUem.). 

Kûster. Marguillier, sacristain 
(AUem.). 



[Nouê avons Jugé inutile de re- ' 
produire Vartiele dans la plupart 
des interprétations suivantes.] 

Ijaage. £au, haie (oil). 

Itabadie. Forêt de pins !(oc). 

Iiabalestrier. Arbalétrier. 

Icabalxue. Voy. Labaume. 

I«abarchède. Pays de buissons 

(barcha : buisson, oc). 

Labarre. Barrière, retranche- 
ment. 

Labarthe. Hallier (oc). 

Labastide, Labastie. Domaine 
rural , lieu fortifié (oc), aujourd'hui 
maison de plaisance (Provence). 

Labat. Qui est à l'abbé {abat, oc). 

lâabatte. Buisson (oc). 



Lflîbatal. Se disait d'un homme 
tombé, terrassé. « D'abatus est la 
terre jonchée >, lit-on dans un vieux 
poëme sur la bataille de Roncevaux. 

Iisibauine, Labalme. Caverne 
(oil). « Quelquefois les terres sont 
arrêtées par des rochers apparais- 
sant avec des faces verticales comme 
de grands pans de mur ; les grottes 
percées dans ces rochers prennent 
le nom de balmes ou baume, et ce nom 
de •balrae est quelquefois donné à 
ces murs verticaux, bien qu'ils ne 
soient pas toujours percés de grot- 
tes. > (Sieffer). 

Labbaye. Voisin ou tenancier 
de l'abbaye. 

Labbé, Labé. Qui est i l'abbé. 

Labélonye. Domaine d'Isabelle. 
{Beloun, oc.) 

Laberge. Rempart, barque, émi- 
nence (oil). 



256 Lab 

Labeme. Aulne (oil). 

Ziabesse. l» Liea bas, maréca- 
geux, à broosBailea (oil) ; 2« qui est 
à l'abbesse. 

Labey. F. de Labbaye. 

I«abe3rrie. Plaine {herrie, oil). 

Labèse. Le bief (oc). 

Lablohe. Sarnom d'homme léger, 
bon coureur. 

I«abille. lo Surnom d'homme 
gros ; 2» Phabile. 

Laboissière. Terre à buis (oil). 

Labonde, Labonne. La borne 
(oc, oil). 

Laborde. Petite maison isolée 
(oc,oil),cxploitationrurale(Landes); 
léproserie (Est). 

I«abordenave. Borde neuve (oc). 

Laborderie, Labordette, La- 
borie. Exploitation rurale (oc, oil). 

Laboaeaae. Terre à buissons 
(oil). 

Laboolge. Friche (Centre). 

Laboaillerie. Laboolaye. Plan- 
tation de bouleaux. 

Laboulbène. Terre 8lliceuse(oc). 

I«aboallèe. Plantation de bou- 
leaux. 

Labour, l» Bois blanc {aubour, 
oil) ; 2<' abr. de Labonreau. 

Labourdette. Petite métairie. 

Labourdonnaye. Domaine de 
Bourdon (Ouest). 



Ijao 

lAbonreaii, Labotorél, X«aboa- 
ret, Labourler, Labooriea. La- 
boureur, métayer chargé de diriger 
la charrue (oil). 

Labourgeade. Bourgade (oc). 

Labre, lo Lôvre, moue (oc); 
2<» l'arbre (oil). 

Labrège. F. de Laberge. 

Labren. De la Brenne. 

Labreveux. Qui abreuve, qui 
abrège (oil). 

Labric. loAbri, ombrage (odrie, 
oil) ; 2o briquetier {briea : brique, 
oc). 

Labrière. Bruyère, grand terrain 
marécageux, tourbeux (Ouest). 

Labro. lo BIve (oil); 2o lèvre 
(Ital.). 

Labrosse, Labroosse, La- 
brouste. Broussailles, ronces (oil). 

Labru,Labrue, Labroguière, 
Labruhe. Bruyère (oil). 

Labrune, Labrunle. Peut signi- 
fier le fils de la brune, ou la sala- 
mandre (Forez), ou rhomme à la 
cuirasse (&runAe, brunie, oc). 

Labrut. Lippu (oc). 

Labussière. Plantation de buis 
(oil, oc). 

Laoaille. Allusion à la chaleur 
ou au chant redoublé de la caille. 
De là le mot caillette usité au xvi« 
siècle pour désigner un homme qui 
cause beaucoup et qui n'a pas de con- 
sistance. 

Lacaine. La chaîne (Kord). 



Ijac 

lâHoaise. Sens de Lacaze. 

Lacambre. V07. Deleamhre, 

lâHcape. Manteau à capuchon 
(oc). — Laeapère : rencapuchonné 
(aeaperat, oc). 

Lacareille, Laoarelle. Querelle 
(oil, oc). 

Lacamoy. PL de charmes (oil). 

Laoarrère, Lacarrlère. La rue 
(oc), carrière (oil, oc). 

Laçasse. La chasse, la maison 

(oc). 

Lacatte. La chatte. 

Ijacaa, Lacaugiraud. V> La 
chaux ; 2° la cave, le creux, d'où le 
nom de Lacaugiraud : la cave de 
Giraud (oc). 

lâacaaohle. Chaussée (oil). 

laacaussade. Chaussée (oc). 

Iiacauz. Voy. Lachaux (oil). 

LacaTO. Le creux, la grotte. 

Ijacaze. Cabane (oc). 

X«achai8e. Maison (Centre). 

Lachaxnbre. Sens de Delcambre. 

Iiaohanal.Laohanel.Canal (oc). 

Iiacharmoise. 10 plantation de 
charmes (oil) ; 2o rhume de cerveau 
(Comté). 

Ijachartronlle, Lach&tre. Pri- 
son {chartre, oil). 

Iiaohau, Laohaud, Lachaux. 
Surnom de chaufournier (la chaux), 



Lac 



257 



ou nom indiquant le voisinage d'une 
chaussée, d'une route. 

Lachamne. Pâturage de mon- 
tagne (Vosges). 

Lachavanne. Cabane (oil). 

Lacheller, lo Constructeur ou 
loueur de barques {achelliery Nord) ; 
2o cultivateur pauvre {hachtlier, 
Champ.). 

Lachenal, Lachenaud. Le petit 
canal {achenau, chenal, oil). 

Lachenay. Chênaie (oil). 

Lâcher. Acier, archer (oil). 

Lacheré . L'acéré , surnom 
d'homme piquant (Picard ?). 

Lachère. Viande, charrette (oil). 

Lachesnez. Chênaie (oil). 

Lâchez, Lacheze. Maison (Cen- 
tre). 

Laclaverie. Trésorerie {clava- 
ria, oc). Le serrurier s'appelait cîa- 
veurier (oil). 

Lacoche. Outre le sens actuel et 
celui de gorge de montagne (Dau- 
phiné), Coéhe a pu, par exception, 
signifier le conducteur de la coche, 
carrosse primitif. Henri IV écrivait 
à Sully: « Je voulols aller vous 
voir, mais Je ne le pourrai, attendu 
que ma femme se sert de ma coche, t 
— Plus tard, eoehe est devenu mas- 
culin. 

Lacoin. Taverne {coina, oc). 

Lacolle. l» ]âcole {aUolle, oil); 
2° cou (colla, oc). 

Lacombe, Lacomxne. Petit val- 
lon. En Bourgogne, on dit aussi 



258 



Lac 



comme, d'où le nom de Lacomme. 
Les combes sont formées par les 
chaînes de petites montagnes de 
l'Est. Sur d'autres points, ce sont 
des plateaux concaves sur les mon- 
tagnes. 

Lacondemine. Voy. Condamine. 

Laoonte. De la Comté, qui s'é- 
crivait Conté, au féminin, en langue 
d'oil. 

Laoordaire. Accordeur, pacifi- 
cateur {accordaire, oc). 

Lacome. Outre le sens connu, 
corne a signifié : cor, clairon {corna, 
oc) ; coin, angle (de rue ou de route), 
Centre ; crête de roc à forme cornue 
(Suisse). 

Lacomèe. Coin de rue, de che- 
min. 

Lacorre. Ancre {acora, oc). 

Laooste. Coteau (oc). 

Lacoudre. Noisetier (Norm.). 

Lacoulonche. F. de Colongo. 

Lacour. Ce nom a d'abord dési- 
gné l'enclos d'une exploitation ru- 
rale, puis l'habitation du seigneur 
aux champs, puis enfin l'ensemble 
de son séjour et de son autorité. 
Le deuxième sens est le plus proba- 
ble ici. On le retrouve dans le châ- 
teau figuré sur le blason des La Cour 
(Franche-Comté). 

Lacourt, Lacourtablaise. F. 

anciennes de Lacour. La dernière 
veut dire domaine de Blaiêe. 

Lacouture. Culture maraîchère 
(oil). 

Lacquet. Arbalétrier (oil). 



Lad 

Laoqalt. Tranquille, vassis (oe- 
quiê, oil). 

Laorampe. Outre le sens connu, 
il est à noter que c'est une forme 
béarnaise de Lachambre. 

Lacretelle. éminence (oil). 

Lacrique. Terre inculte, baie 
(Norm., oil). 

Lacrouts. Croix (crouSf crotst oe). 

Lacroze. Grotte {croza, oc). 

Lactance. Nom latin dér. de 
Laetana : qui a du lait. 

Lacurie. lo p . d' écurie ; 2© désir, 
envie {curie, oil). 

Ladague. Poignard, persifflage. 
C'est du premier sens qu'est venu le 
second. Mais dès le xiye siècle, on 
se servait des deux, car un texte 
rapporté par Du Cange fait dire à 
un compagnon se disputant avec un 
autre : « Je te prie, ne me baille 
point de dague ( raillerie ); j'en ai 
assez d'une de mon côté. > 

Ladaxue. Qui est à la dame, c'est- 
à-dire à la femme noble. C'est encore 
un nom qui est parfois fort altéré, 
comme dans le nom de la Gratte- 
aux-Damea près de Metz, qui était 
autrefois la Grange-aux-Dèmes, ainsi 
nommée parce qu'on y apportât le« 
dîmes. 

Laden. 1° Fleuve {dcn, oc); 2» 
Adam (oil) j fto m. s. q. Ladent. 

Ijadent. lo Surnom de grande 
dent; 2© courbé {adent, oil). 

Ladeuze, Ladevèze. Pâture on 

bois communal {deves, devesa, oc). 

Ladislas. Nom de saint. Abr. de 
Vladislas (chef-glorieux, selon M. 
de Coston). Slave. 



Laf 

liadmiral, Iiadmiraolt. Qui est 

i Tamiral, an gonvemenr de pro- 
vince (oll). 

Ladoaoe,Ladoaoette,Ladouz. 

Outre le sens conna, rappelons celui 
de aouree (adouê, adoux, oc). 

I«adre. !<> Abr. de Lazare (oc); 
2o lépreux (oil, oc). 

I«adrech. L'adroit (oc). 

Ladreit, Ladret. l» L'adroit 
(oil, oc) ; 2o dér. de Ladre. 

Iiadrière. Léproserie (oil). 
Laf abrègue. Forge (oc). 
Ijafage. Hêtraie (oc). 

Iiafarge, Laf argae , Lafaurie. 

Forge (oil , oc) . Les familles La- 
farge (Auvergne) et Lafargue (Ile- 
de-France) avaient trois marteaux 
dans leur blason. Lafargue est le 
mot de langue d'oc farga (forge) 
francisé. Il a dû distinguer dans 
l'origine les ouvriers on les habi- 
tants d'une forge. Les Lafargue 
viennent généralement du Sud. En 
entrant dauB le Périgord et en al- 
lant vers l'Est et le Centre, dans le 
Berri, le Maçonnais, on trouve plu- 
tôt des Lafarge. Lafaurie est dau- 
phinois et provençal. 

Lafayette. Bois de hêtres. 

Lafenestre. Outre le sens connu, 
fene»tre s'est dit autrefois pour bou- 
tique, trihune, et même pour lunet- 
tes, témoin ce texte du xvi« siècle 
cité'par Littré sur les infirmités de 
la vioilesse : c Quand les oreilles 
demanderont cotton, les yeulx des 
fenestres, lei mains un bastou. • 

Ijalerrière. Usine, mine de fer. 



Laf 



259 



Lafère. lo Abr. de Laferté, n. d. 
1. ; 2o bâte féroce (oil) ; So métairie 
(oc). 

Lafertè. Forteresse (oil). 

Lafèteur. F. de Laffecteur. 

Lafève. Outre le sens actuel, 
peut-être qui est au forgeron^ car le 
nom de Laferon existe aussi. Voy. 
Ferron, Laffore. 

Laffaille, Laff argue. F. de La- 
faille, Lafargue. 

Laffecteur. Apprêteur de toiles, 
flatteur, affecté de manières (oil). 

Laffely. L'affligé {afflit, oil). 

LaffiUée. F. de Lafllé. 

Laffitte. Pierre druidique droite 
ou menhir (en vieux français : pierre 
fitte ; en latin : petra ficta ou fixa). 
Nom porté en France pour la même 
raison par plusieurs villages : Pier- 
refittc, Peyrefltte, Pierrefiche, Pey- 
rehitte. Il est à noter qu'en langue 
d'oc, Vafite» était une pierre blan- 
che. 

Laffly. F. de Laflfely. 

Laffon. Fontaine (oc, oil). 

Laffore. 1° Qui est au forgeron 
(l'à/awre ; f orgeron,oc) ; 2*> scie {fora, 
Limousin). 

Lafilë. Le rasé. On dit afUat en 
langue d'oc. 

Lafisse. !<* F. de Laffitte (on dit 
fiaêa pourra en 1. d'oc) ; 2« l'aiguil- 
lon (oc). 

Lafitte. Sens de Laffitte. 

LaQesselle. Petite flèche (oil). 



260 Lag 

Lafolie, X«afoll6e. Feaillée, bo- 
cage (outre le sens connu). 

Laf on, I^ond, Laf ont, I^on- 
tan. Fontaine, source (oc, oil). 

Laforcade. Bifurcation de che- 
min (oc). 

X«af oroe.Forteresse, fourche (oil). 

Lafuente. Fontaine (Bsp.). 

Lagaohe. Pie. Voy. Agaaae. 

Lagana, Lagane. Petit ruisseau 
(oc). 

Lagarde , Lagardette. émi- 
nence, poste fortifié (oil). 

Lagarrigue. Lieu montag^neux, 
à végétation rabougrie faute d'eau 
(oc). 

Lager. F. du nom de saint Léger. 

Lagesse. Pie. Voy. Agasse. 

I*agler. Sens de lAger. 

Laglaine. Poule (Nord). 

Lagogé, Lagoget, Lagogey. 

Plaisanterie, divertissement (goge, 
oil). 

Lagoroe, Lagorse. .Lieu plein 
de décombres et de mauvaises her- 
bes {gorsUf limousin). 

Lagoutte , Lagrange , La- 
grave. Voy. Goutte, Grange, Grave. 

Lagravière. Sol de gravier. 

Lagrellère. Lieu plein de gril- 
lons {grelier, oc). 

Lagrenèe. Glanage (Centre). 

Lagrèze. Lieu pierreux, mon- 
tagne de grès (Midi). — Exception- 



lAh 

nellement : !<> grfile, pluie de gré- 
Ions (oc) ; 2o Grecque de nation (oc). 

Lagroue. Terre caillouteuse 
{grouette, grouaUle, Oentre). 

Iiagaesse. Pie. Yoy. Agaêê9. 

Iiagnette. Guetteur (oil). 

Lagoille. Aiguille (oil). Surnom 
de couturier ou de rocher à pic très- 
elftlé (Provence). 

Lagulllermie,X.agiii]lonnière. 
Laguittonie. Le domaine de Guil- 
lerme, — Guillon, — Guitton. Voy. 
ces noms. 

Lahanier. Laboureur (oil). 

Laharagne. Araignée {aragne, 
oil. Centre). Jusqu'au xvx*^ aiècle, 
Varaignie n'était que la toile de 
raratync On a confondu les deux 

termes. 

La HaussoiB. Vieille maison. En 
vieux français comme en allemand, 
on a dit haus pour maison, et en 
Picardie particultôrement on appelle 
liaaoia un vieil édifice. 

LahiUe. Fille (TiUla, oc). 

Lahltte. M. s. q. La^tte. 

Lahoche. Voy. Desoucheê. 

Lahouche , Laliousse. lo La 

housse ou houche était autrefois xme 
robe de dessus ou une enveloppe de 
bouclier (oil) ; 2» dans le Nord, 
housse se dit encore pour bottine, ce 
qui en fait une forme de heuêe. Ce 
dernier sens doit être le plus fré- 
quent. 

Lahoossaye. Bois de houx (oil). 

Laliousse. Voy. Lahouche. 

Lahappe. Nom d'oi^au, et sur- 
tout crête emplumie. Surnom de pa- 
nache ou de toupet. 



Lahnre. Poil hérissé (cheveax, 
barbe on moustaches), oil. 

I«aigiieaa , Laignél. Agneau 
(OU). 

X.aignier, Lalgnlez. l» Ma- 
gasin de bois à brûler {laingne, oil, 
Nord); 2» lainier (oil); So dér. de 
Laigner : gronder (oil). 

Iiaigre. Outre le sens connu , 
aigre eut, au moyen âge, celui de 
actif, vaillant. 

Xiaigue. L'eau (oc). Une maison 
dauphinoise de ce nom a des gout- 
tes d'eau figrurées sur son écu. 

X,aillard, LaiUer , LaiUier. 
Marchand d'ail ou de aauee à Vail 
{VaUlier, oil). C'était une industrie 
fort achalandée au moyen âge. Pa- 
ris, en 1292, comptait neuf ailliers 
(deux de plus que les pâtissiers). 
Pouvait signifier, au ûgvL^ piquant, 
querelleur . Exceptionnellement , 
raillier est la mouette (Norm.), un 
oiseau de proie (oil). 

• 

I<air, Lalre. V* Oolère, courroux 
(oil) ; 2o sec, maigre {aire, oil) J 3° 
grange, aire (oil, oc) ; 4o en langae 
d'oc, Laire a le triple sens de souci, 
chagrin, homme ruiné et larron. En 
flamand, on donne aussi à lere cette 
dernière acception. 

Xiaisan. !<> Qui ne veut avoir 
aucune peine. Mot i mot : qui ne 
consulte que ses aises. Se disait en- 
core au zviii« siècle {laieant) \ 29 qui 
est dans l'aisance {aiaant. Centre). 

Laisné. L'aîné (oil). 

Laisney. Marchand de laine (oil). 

Laissas. Là haut (oc). Nom d'ha- 
bitation. 

Xaajaille. !<> Vase de terre (oil) ; 



Lai 



261 



2o source jaillisante, selon M. Sief- 
fer. On dit encore en Poitou ajaUIcn 
pour ajonc épineux. 

Lajarrlge. Friche (oc). 

Lajoinle. La jeunesse. De Joint : 
jeune (oil). 

Lajon. Ajonc (oil). 

Lajonquière. Lieu plein de 
joncs (oc). 

Lajouz. Ajonc (oil). 

Lajos. Là-bas (oc, oil). Nom de 
lieu du genre de Laissus, Lassus. 

Lalain. !<> N. d. 1. Voy. Delalain ; 
2«> l'Alain. Voy. ce nom. 

Lalaisse. Barrière , palissade 
{laisea, oc). 

Lalandre. Lande (oil). 

Lalanne. Plaine, laine {lana^ oc). 
Dans les Pyrénées, c'est un nom 
fréquemment employé pour dési- 
gner une grande lande. 

Lalauze. Alouette (oc). 

Lalègue. L'allègre (oil). 

Lalement. L'Allemand. 

Lalenf, Laleos. Alleu, terre pa- 
trimoniale. 

LaUgand,LaUgant,I«allgaier. 

Le raisonneur, le plaideur. De l'an- 
cien verbe alliguerf qui a fait notre 
alléguer. En langue d'oil, alligueur 
signifiait grand parleur. 

Itallia. Parent {alliât, oc). 

Lalller. lo F. de Laillier ; 2'> 
grand oiseau de proie (oil, oc)» d'où 



262 



Iiam 



Ie8 alertons des ducs de Lorraine et 
de Montmorency. Dans le Contre, 
tout gros oiseau de proie est appelé 
aille. 

Lalo. 1° Alouette {aloe, oil); 2° 
domaine, métairie ; 3<> f. du nom 
de saint Ladislas. 

Iialoge. Cabane de torchis (Cen- 
tre). 

Lalonde,Lalondre. Voy. Londe. 
Lalou. Alleu (oil). Yoy. LaUuf. 
Laloue. Alouette (oil). 

Laloy. l» Corps de ville , office 
municipal (oil); 2° métal d'or ou 
de cuivre, car au xv° siècle, Despé- 
riers parle d'une trouvaille de piè- 
ces antiques, c les unes d'argent, les 
autres d'aloy i, et, au xvi^ siècle, 
Ronsard dit : • Qu'il se fasse argen- 
tier, ayant tousjours les doigts jaunes 
de ton aloy. > 

Ijaluyë. Approuvé, loué {allouié, 

oil). 

Laxuadon. Qui est à Amadon. 

Lamagnère. 1° Chaudronnière 
{maignier, oil); 2*» manière, appri- 
voisée, familière (oc). 

Lamaille. !<> Massue (oc) ; 2° pe- 
tite monnaie, marne (mail, oil). 

Lamant. 1° Notaire (amant, oil) ; 
2o nom de saint, en la::in Lamanuts 
(Comté). 

Lamarohe. l» Frontière (oil) ; 2o 
du comté de la Marche. 

Laxuarle. Terrain marneux. 

Lamarque. Frontière (oo). 

Lamarre. Houe (oil). 



Iiam 

Lamartine, Lamartinie. Do- 

'maine de Martin. 

Lamas, l» Métairie (mate, oil); 
2° pré, jardin (nuue, oil). Dans le 
Midi, Maê se dit du bâtiment de 
ferme de la plaine ; horde se dit de 
la ferme de la montagne. 

Lamatte. Butte, tertre (oc); 2» 
lait caillé (oil). 

Lamaury. Qui est à Amaury. 

Lamaze. Métairie, maison (oc). 

Lamazière. Enclos rural (oc). 

Lamballais. Orig. de Lamballe. 

Lambard. l» F. de Lambert; 2» 
dér. de Amher : ambitionner (oil). 

Lambel. !<> Lambeau (oil); 2of. 
de Lambert. 

Lambelet, Lambelin. Dér. de 
Lambert, comme Roblin de Robert. 

Laml^ert. Nom de saint, en latin 
Landobertus. Du vieux nom germ. 
Landobercth (renommé du pays), 
vii>^ siècle. On trouve Lambert dès 
791. 

Laxnberterie, Lambortye. Do- 
maine de Lambert. 

Lambin. En voyant que Lam- 
bert a fait en flamand l'abréviation 
Lamm, et les dérivés Itammin, Lam- 
mekin, ou peut régulièrement voir 
dansikim&tnun dérivé de Lambythr. 
de Lambert. On a beaucoup disserté 
sur l'étymologie de lambin pris, an 
xvi« siècle, dans le sens actuel, qui 
nous paraît an simple jeu de mots 
sur la première syllabe (lam et Unt). 

Lambinet;LambHn,Lamblot, 
Lambotin. Dér. de Lambin et 
Lambert. 



Lam 

Lamboley. Fossoyeur {lambau- 
lays, oil). 

liambqnin. l» Fils de Lambert 
(flam.); 2» petit agneau {lamàkin, 
Angl.). 

Ijambre. Lamproie, grosso pièce 
de terre ou de pré (oc). 

X<ainbrecht. F. ancienne de 
Lambert. Elle est restée au Nord. 

I«azn6. Aimé {améf oil). 

Laineaii. Hameau (oil). 

Lamellerie. l» Dér. de Meller: 
exciter des querelles; 2» plantation 
de néfliers {mellierf oil); 8° bois 
d'amandiers {amellier, oc). 

I«aznendoiir. lo Celui qui saute 
dans l'eau (Bret.); 29 dér. d* Amen- 
der : améliorer (oil). 

Ijameimais . Montagne {menez, 
Bret.). 

Iiamer. l» Amer : voisin de la 
mer ; 2° sauteur (Bret.) ; So amant 
(jamere, oil). 

Laméthéry. Métairie, exploita- 
tion agricole dont le fermier par- 
tage par moitié avec le propriétaire. 

Xaamette. Limite, borne (oil). 

I«amey. F. de Lamier : amant, 
amateur (oil). 

laamio, Lamich, Lamlel, La- 
mlot. Ami. Lamich est catalan, La- 
mic est de laug^ue d*oc. Les autres 
sont de langue d'oil. 

Xaamirail, Lamiraux. F. de 
Ladmirault. 

I*axnxn. !« Agneau (AUem.) ; 2o 
saut (Bret.). 



Lam 



263 



Lammens. Fils de Lammen 
(Lambert, flam.). 

LaxQoise. Mouche {muiaaa, oc). 
LaxQole. Meule de moulin. 
Laxnoline. Moulin (oc). 

Laxnoxne. Mascarade, grimace 
(oil). Ce dernier sens a fait momerie 
et morne (enfant). 

LaxQon. A mont, au-dessus (oil). 
Nom de demeure. 

Lamorelle. Basanée, femme ou 
domaine de Morel. 

Lamoricière. Domaine de Mo- 
rice. 

Lamorliëre. Domaine de Morel. 

LaxQortelllère. l» Fabrique de 
mortier, femme de mortelier (gâ- 
cheur de mortier) ; 2» réservoir de 
saline (mortelayra, oc). 

Laxnote, Lamothe. éminence 
naturelle ou élevée artificiellement 
pour la construction d'un château. 

LaxQOUille. Pré humide (Est, 
Centre). 

Laxnouque. Mouche (Nord) ; 
moustache {motMque, oil). 

Lamour. !<> Outre le sens connu, 
veut dire 'sauteur en breton ; 2o sens 
de Lamouque. 

LaxQOuroux. Amoureux, hu- 
main, sensible (oil). 

LaxQOUSse. !<> Outre le sens con- 
nu, mousse veut dire fraise (Ouest); 
2o sens de Lamouque. 

Lampèrière. Qui est i l'empe- 
reur d'Allemagne {ampérière, oil). 



264 

Peut avoir été an samom de grandes 
manières. 

Z«ampre. Grosse pièce de terre 
ou de pré, lamproie (oc). 

Lamprlère. F. de Lampérlèro. 

X<am8. Fils de lia,m{Lambert,û.). 

Z«amare. Oatre le sens connu : l» 
nom de lion ; 2» fourrure ; S» sau- 
mure (oil). 

Z.amy. L*ami. 

Z<an. F. des noms de saints Lon- 
gin et Laviu (flam.). 

Ijanauze. Noise, bruit, fracas 
{nauta, oc). 

Lanave. Navire, barque, prairie 
marécageuse (oil). 

Lanoel. l» M. s. q. Âncel ; 2» dér. 
de Lancé : homme grand et maigre 
(oil). 

Ijanoeleux. Lance-loups. Nom 
de louvetier. 

Lanoelln, Lanoelot. Dér. de 
Lancel. Lancelot est aussi en France 
une forme de Ladislas. £n Flandre, 
c'est le nom vulgaire qu'on donnait 
à saint Landelin. 

Lanoereau. Dér. de Lancier ou 
de Laneerer : frapper de la lance(oil). 

Lanoluse. Bnclume (oc). 

Lanoon, Lançon. Le premier 
est une pique, un angon, mais la cé- 
dille fait du second un nom de lieu 
répandu des Bouclies-du-Rbône aux 
Ardennes. 

X<anorenon. Longue moustache 
(Nord). 

Lanoret. Mauvais sujei (Norm.). 



Landa. Lande, désert (oe). 

Landais. V* Lande (oil) ; i» habi* 
tant des landes. 

Landan, Landard. lo Dér. de 

L€uider : ne vouloir rien ISaire, se 
promener (oil); 2^ X/andord est aussi 
un vieux nom germ. qui se trouve 
déjà dans le polyptique d'Lrminon; 
il est abrégé de Landohard (aguerri 
du pays), x« siècle. 

Landeau, Landel. lo m.* s. q. 

Landan; 2^ dér. de Roland. En 
Italie on dit, dans ce dernier sent, 
Landelino. 

Landelle. Petite lande. 

X^andemar, I«andoin. Vieta 
noms germ. signifiant Uluêtre ifo 
payé, et ami du peuple. Landoin 
s'écrit ainsi dès 690; il est abrégé 
de Landwin (Itutd : pays ; — win : 
ami, compagnon). 

Landin. lo Dér. de Roland. Ed 
Italie ou dit Landino ; 2o sens de 
Landan. 

Landola. F. de Landais. 

Ziandolet. Indolent. Voy. Lan- 
dan. 

Ziandon, Landot, Landoat 

lo M. s. q. Landan ; 2o Landon est 
un vieux nom germ. dér. de Land : 
terre , pays. Sa forme latine Lando 
est de 744. Landon est encore un 
nom de lande (oil). Landoux veut 
dire paresseux en Poitou, ce qui 
confirme notre premier sens, mail 
il est en même temps une forme du 
vieux nom germ. Landulf (loup du 
pays), viii« siècle. 

Landragin. On rencontre aussi 
le nom de Landragain. Il signifie 
chef dû pays {land : pays; ragan ou 
regin : conseiller, selon les uns, cAe/, 
selon les autres). Vieux nom germ. 



Lan 

Ijandrè , Landrevin , Lan- 
driau , Landrieux , Iiandrin , 
Landron, Iiandru, Landry. F. 
et dér. de André ; 2» déi*. de lan- 
dore et landreux qui signifiaient 
lent, infirme (oil).— Landry toutefois 
est surtout un nom de saint, en la- 
tin Landericus, du vieux nom germ. 
Lcmderich (riche du pays), 632. Ce 
double sens fait que Landry est le 
plus répandu de la série de noms à 
la fin de laquelle il est placé. Lan- 
drin était aussi une abréviation de 
Flandrin (oiH. 

Xaandur, Landureau. Infirme, 
valétudinaire {landore, oil). 

I«aiie. Outre le sens connu : 1» 
Taulne (Nord); 2o canard (oil). — 
Lane vcnl dire aussi lande dans les 
Pyrénées. 

I<anel , Laneaa. !<> Dér. de 
Lane; 2o abr. de Lagnel et Lagneau 
(oil) ; 30 anneau (oil). 

X«aneele, Lanelle. Lieu maré- 
cageux {neeîe, noyelle, oil). 

I«aiiel. Ane (oil). 

Ijaneret. V* Dér. de Laner : pa- 
reiweux (oil); 2° marchand de laine 
{laneron, oil). 

Lanet. 1^ Nain (oc) ; 2» petit ca- 
nard (oc); 30 Janet. — Voy. Anet. 

Iianeuville. Ville neuve. 

Iianfray, Lanfrey. Formes du 
vieux nom germ. Lantfred (pacifi- 
que du pays), 731. 

Lang. Long (flam., AUem.). 

Ijangbein. Longue jambe (AU.). 

Lange. 1<> Comme Langelin et 
Langelot (petit ange), Ledieu, Da- 
blin, DebloU} Debloteau (diablo- 



Lan 



265 



tins) et Langé rappellent soit des 
caractères opposés, soit des rôles 
joués aux représentations de ces 
grands mystères religieux auxquels 
se bornait le théâtre du moyen âge ; 
2") f . flamande du nom de saint Lon- 
gin ; 30 vêtement de laine (oil). 

Langelée, Langellè. Engourdi, 
froid (oil). 

Langelin, Langelot. Dér. de 
Lange {ange, oil). 

Langenbach, Langenhagen. 

Long ruisseau, longue haie (Allem.). 

Langènieux. Ingénieur, ingé- 
nieux (oil). 

Langenstein. Longue pierre 
(AUem.). 

Langhat. Long ohapeau (Al- 
lem.). 

Langlacè. Froid, engourdi. 

Langlade. Angle de roche, coin 
de rue (oc). 

Langlès. Anglais (oc). 

Langlet, Langlols. Anglais. Le 
premier peut avoir le sens de Lan- 
glade, mais il est relativement trop 
répandu pour ne pas être aussi une 
forme de Langlais. 

Langlume. Enclume (oil). 

Langorroux. Langoureux, lan- 
guissant (langourouê, oc). 

Langot. Malade (oil). 

Langrade. F. de Langlade. 

Langrand. 1° Kmpressé, ardent 
(oil) ; 2" Knguerrand. 

Langrais. F. de Langlais. 

12 



266 



I«aii 



Ijangrognat , Langrognet , 
Ijangrongnet. Grognon (oc). 

Langsdoiif . C'est le Longeyille 
allemand. 

Languereau , Languet , Lan- 

goin.Faible, languissant. En langue 
d'oil, languerer se dit pour être ma- 
lade et languine pour faihteiêe. 

Languignier. Ingénieur (oil). 

Laniel. F. de Lagnel. 

I«anler. !<> Anier; 2o avare, pa- 
resseux (oil) ; 30 laboureur {ahanier, 
oil). 

Lanjuinais. Territoire de Jui- 
nais (Bret.). 

Laxuuan. Paysan {Landmann , 
AUem.). 

Lanne. Plaine (Pyrénées). Il est 
à remarquer que ce mot a le sens 
de lande en bretoi). 

Lannecaube , Lannegraoe , 
Lannelongue. Plaine pelée, plaine 
fertile, grande plaine. 

Lannoy. 1° Aulnaie (Nord) ; 
20 peine, chagrin (oil); 3» pays de 
canards (une), s'il faut en juger par 
les Lannoy de Beauvaisis qui portent 
d'argent à trois canes de sable. Mais 
en ce sens, on disait plutôt annefiëre. 

Lanoaille,Lanoë,Lanoae. Pré 

marécageux (oil). 

Lanore. Honneur, âef (onor); 
bru {nore, oil). 

Lanos. l» Laineux, crépu (oc); 
2o noix (noêe, oil). Le nom de La- 
noix existe aussi. 



Lanougarède. Plantation 
noyers {nougareda, oc). 



de 



Lap 

Lanouz. Xjainenz {laiMu, oe). 
Voy. Lanoue, 

Lanoy. F. de Lannoy. 

Lansard, Lanson. Bér. de 
Lanee ou lancer. Dans le Haine, 
lanêard veut dire couperet. — Voy. 
Lançon, 

Lantelme. Voy. Anthelme. 

Lantenols, Lantenoy. Agé d'un 
an. Se dit du chevreau et de Fagnean, 
dans certains pays, du poulain dans 
d'autres, comme le Maine {<uUenoit, 
oil). 

I«antemier. Fabricant de lan- 
ternes. En Normandie, une famille 
noble de ce nom en a gardé mé* 
moire dans son blason, qui porte 
trois falots d'argent emmanchés d'or. 
Au moyen âge, lanterner est inju- 
rier grossièrement; il est du XVP 
siècle dans le sens CL^être irrétolu» 

Lantbeaume. F. d' Anthelme. 

Xantier, Lantiez. Ancien {an^ 
Hé, oil). Lantier est plutôt une 
forme du vieux nom germ. Laniher 
(auguste , propice dans le pays, 
land-her)f 763. 

Lantivy. Territoire de Saint- 
Divy (Bret.). 

Lanton, Lantonnat . Lanton* 
net. F. et dér. d'Anlone (Antoine). 

Lantas. Lance {lawte, Allem.). 

Lanusse. l» Laine fine {lanuîoa, 
oc); 2o péjoratif de lanne .«plaine. 
Nom de lieu fréquent dans le Béam. 
On y dit maintenant la nus»e , mais 
au moyen âge, on disait la lanwêt, 

Lapallu, Lapalu, Lapalos. 

Marais, étang (oc, oil). 



liap 

I«apanne, Lapannouse. An 
moyen âge, panne s'est dit pour 
plume, fourrure, étoffe, tache de 
roueêeur (oc, oil), mais presque tou- 
jours il a du s'agir ici d'un nom de 
lieu, et on ne peut voir dans panne 
qu'une forme de Penna : rocher (oc). 
Ainsi la Pauouse est un nom de lieu 
de l'Aveyron, sans quoi Je l'eusse 
fait venir de Panous : taché de rous- 
seurs (oc). 

Lapareillè. Prêt à tout faire, dé- 
terminé (oil). 

Ijaparra. Moineau {aparrat, oc). 

Lapatixne. 1° Surnom de joueur 
on de maître de jeu de paume; 
8« palme. Surnom de pèlerin. 

Laper. Habile (appert, oil), 

Laperohe. Surnom d'homme 
long et maigre. 

Laperouze. Lieu pierreux (oc). 

X«aperrelle, Laperriëre. Lieu 
pierreux, carrière de pierres (oil, oc). 

XaaplÇTCie* Outre le sens connu, 
pique veut dire rocher à pointe très- 
effilée (Pyrénées). 

liapisse. Petite source (oil). 

Lapize. Lavoir {piza, oc). 

]l«apla. Sans façon {apla, oc). 

Laplagne , Laplagnolle. 

Plainte, plaine (plagna, oc). — Pla- 
gnol est une petite plaine (oc). 

Laplaiohe. Canal, place publi- 
que {plache, oil, Picard.). 

Laplanohe. Cabane, passerelle 
de bois. 



Lap 



267 



Laplante. 1° Jeune vigne 
(Centre) ; 2» plainte (oc). 

Laplasse. Place publique (oc). 

Ijaplatte. !<* Barre de fer, gan- 
telet de fer ; lame d'or ou d'argent 
(oil) ; 2» terrain pelé {pelata, oc). 

Laplorè. éploré (oil). 

Laporte. Porte de ville. 

Lapostol, Lapostolle, Lapos- 
tollet. Apôtre, évoque, pape, qui 
est à l'évoque, au pape (oc, oil). 

Lapersonne. lo Curé (personne, 
oil) ; 2o femme du Person (Piorson, 
fils de Pierre). 

I»apertot. Habile (apert, oil). 

Lapesrre. F. de Lapierre (oc). 

Lapeyrëre, Lapeyrie, Lapey- 
rière, Lapey rouse. Carrière, lieux 
pierreux (oc). 

Laphrase. La fraise {fraae, oil). 
— Dans le 8en8aotuel,j7Ara«eestdu 
Viv siècle, 

Iiapiootlère. Domaine de Picot. 

Ijapied. !<> Ruche {apU, oil) ; 2° 
dér. di^Apie : douceur (oil). 

Lapierre. Roche, ou lieu ainsi 
nommé pour la même raison. Beau- 
coup de communes, dont le nom com- 
mence ainsi, ont eu sans doute une 
pierre druidique sur leur territoire. 
Voy. Laffite, Pierrefitte. 

Lapotaire, Lapoter. lo Poterie 
{poteria, oc) ; 2» pape (apoatoire, oil). 

Lapoype. Montagne, maison bâ- 
tie sur une hauteur (oc). 



268 

Laprade, Lapray, Laprée. 

Prairie (oc, oil). 

Lapsolu. Absous, acquitté enjus- 
tice {absolu, oil). 

Laqualne. Cane, canard (oil). 

Laç[aeyrière. Carrière (oil). 

Laquière. Angle, coin (quierre, 
oil). Mare, étang {laqtterotaf oc). 

Laquis. Fatigué {aquis, oil). 

Laquit. Acquitté en justice (oil). 

Larabit. Arabe (oc). 

Laran. Hareng. 

Laras .* Talus , terrasse , canal 
{rasa, oc). 

Larau, Laraud. Hérault d'ar- 
mes {araut, oc). 

Larbelettier. Arbalétrier (oc , 
oil). 

Larcena. Arsenal {arsenac, oil). 

Larche. Outre le sens actuel, 
arche avait celui de salle couvertef 
archive, coffre. 

Larbouillat , LarbouUet . 

Dans le Centre, rebouler (repousser 
avec humeur) a fait par interversion 
erbouler et erboulé, qui se dit pour 
bourru au lieu de bourré. Nos deux 
noms peuvent donc être considérés 
comme des formes de le reboulat, 
le reboulet {le bourru). Dans le Midi, 
reboxilet désigne un petit homme, 
gros et trapu ; 2» dér. d'Arbout : 
broussailles (oil). 

Larcher. Tireur d'arc, franc-ar- 
cher (oil). En Bretagne , archer dé- 
signe, dit M. de Courcy, les faiseurs 
de huches ou arches. 



Larèherôque. Qui est à r«rche- 
vôque. 

Larohey, Larchier. F. de Lar- 
cher. La première est comtoise et 
Baisse ; la seconde est aussi bien du 
Midi que du Nord. Les Larchier 
du Poitou, portent d'azur à trois 
arcs d'or. 

Lard. 1« Gras (Bret.) ; 2© abr. de 
Colard , Gilard, etc. Voy. Lardet; 
3» brûlé {art, oil). 

Lardans. Brûlant (dans les deux 

sens). 

Lardé. Brûlé {ardi, oil). 

Lardenois. Ardennais (oil). 

Lardet, Lardin. Abr. de Gilar- 
det} Qîlardin. 

Lardière. 1<> Mésange (oc) ; 
2o hallier {ardillier, oc). 

Lardinois. Ardennais (oil). 

Larèche. Rude, raboteux. Nom 
de terre ou de personne. 

Larenaudle, Larenaudière. 

Domaine de Renaud. 

Larentie. F. de Laurentie. 
Largeau. Dér. de Large (libéral). 

Largentier. Trésorier, orfèvre, 
changeur (oil). 

Largeot, Larget, Largetean, 
Largier. Dér. de Large : digne, 
gros, libéral. — Largier a été aussi 
nom d'impôt. 

Largilller, Largilliôre. Ter- 
rain argileux (oil). 

Larglantier , Larguillon . 

églantier, aiguillon. 



LAr 

Laribe. Rive (oe). 

Larible. lo F. de LaHbe ; 2o abr. 
de ^bUrie : maraude, libertinage. 

Ijaride, Laridan. Maigre» sec 
(oil). 

Ijarleux. Ruisseau rapide (oc). 

I«ariont. l» F. de Larieux (Sud- 
Ouest) ; 2o abr. de Hilarion. 

I<ariotte. Tapage (oil). 

Ijarlvaz, Larivelle.Larivoire. 

Cours d'eau rapide (Loire, Aude, 
Jura). 

Lark. Alouette (Angl.). 

Larmandieu. Ame eu Dieu, dé- 
vot (oil). Arme se disait pour âme. 
De là cette expression populaire 
peu comprise maintenant : l« diable 
en prendra lea armes. 

laarmet. Casque (oil). 

Lannier. !<> Armurier (oc); 2» 
dér. de Larmer : pleurer (oil). 

Xjarminaoh. l» Décombres, aU 
manach ( armenache , armenaque , 
Nord) ; 2» f . de Larminat. 

Larminat. !« Fourré d'hermine 
(armina, oc) ; 2© Arménien {armine, 
oU). 

I«annonier. Charitable. D'Ar- 
moigne : aumône (oil). 

Larmoyer, lo Dér. de Larmer 
(pleurer), ou Armoyer (peindre dos 
blasons, oil) ; 2o armurier («rmeyeua;, 
Nord). 

Lamaude, Lamaudes, Lar- 
naudie. lo Vie débauchée, vie de 
querelles (du verbe amaitder, oil); 
2o domaine d'Arnaud. 



Lar 



269 



Larochefoacaolt, Larocheja- 
quelin, Laroche-Joobert, Laro- 
che-Lambert, etc. Roche do Fou- 
cault, roche de Jacquelin, roche do 
Joubert, roche de Lambert, etc. 
Voy. CCS noms. Boche s'est dit pour 
château, et pour roche; le château 
étant toujours bâti sur une émi- 
nence, ou a pris le support pour 
l'édifice. 

Larochelle, Larochette. Petite 
roche, petit château. 

Larocque. F. de Laroque. 

Laronohe, Laronoière. Lieu 

plein de ronces (oil). 

Laronde. lo Hirondelle {aronde, 
oc, oil) ; 2» floche (oe) ; 3» édifice de 
forme ronde. Nom de lieu. 

Laroqaejjaroquette. Château- 
fort, rocher (oc). Voy. Laroche. 

Laroserie, Larosière. Bosquet 
de roses. Selon Roquefort, rosière 
sç dit aussi d'un lieu plein de ro- 
seaux. 

Larousse* Laroossine. i» Nom 

donu^ à une terre ou à une maison. 
Ainsi, dans I|5 Centre, appelle-t-on 
rousaièrea les terres ferrugineuses; 
2o fils de la rousse. — Noms sembla- 
bles : Lablanohe, Labrune. 

Larout, Larouz. Roux de che- 
veux {arrouSf oc). 

Laroaverade , Larouvière. 

Bois de«chônes (oc). 

Laroox. Vuy. Larout. 

Larouy. l« Fatigué, exténué (ar- 
rouitf oc) : 2« ruisseau rapide. 

Ijarpin. Ilarpon, croc (harpin, 
oc, oil). 



270 Lap 

Larcpiemin. Alchimiste (oil). 

Iiarcpiet. Petit arc, archet (oc). 

Laniuler. Archer (oc). 

Larribau, Larribe. Cours d*eau. 
On dit arribet (ruisseau) et arribera 
(rivière) en-Béam. 

Larriea, Larrletuc, Larrlvé, 
Larrivet. Ruisseau rapide (oc). 
Bivé est ici une forme de rivet. 

Larroohe, Lsuroqae. ChAteau, 
roc (oil, oc). 

'Larroollet. Ruisseau (Béarn). 

Larrouxnès. Ronce (oc), 

Larroussixi. Roux {arrom, oc). 

Larrouy. Maigre, exténué (oc). 

Larsonnler. !<> Brûleur (de arson 
incendie, oil) ; 2» cardeur (de arçon: 
instrument à carder, oil). 

Lartaud. Qui est à Artaud. 

Lartigue. Tertre, terre défrichée 
{artigue, oc). , 

Iiartilleur. Servant de machines 
de jet ou de bouches à feu. On sait 
que le mot d'artillerie est antérieur 
au canon, et désignait l'ensemble 
des engins propres au siège d'une 
place. Do là le mot artilUux, pris 
aussi dans le sens de fin, rusé. 

I<artl8len. !<> Artisan (oil); 2o 
d'Ai tois. 

Larue. Au moyen âge, rue a 
voulu dire aussi ruisêeau, roue et 
mêlée, bataille. Dans le sens actuel 
de rue, qui était le plus usité et qui 
doit être surtout accepté ici, le nom 
de Larue voulait dire sans doute 
habitant la grande rue. 



Las 

Larzat, Larzet. Brûlé {arter, oil, 
oc); 2<* dér. d*Arê : adulte, art, 
science (oil). 

Larzillière. Terre argileuse (oc). 

Iiarzar. Incendie, 8on£Erance {ar- 
mre, oil, oc). 

Lasabatié. Qui est au cordon- 
nier (oc). Voy. Sabatier. 

Iiasaigne. Marais (oc). 

Lasalzède. Saulaie (oc). 

Lasalle. Habitation, manoir de 
gentilhomme, cour, palais, place 
d'armes (oc, oil). 

Lasarus. Lazare (Allem.). 

Lasaulce, Lasaussaye, La- 
sauBse. Saule, saulaie (oil). La- 
saulce peut être aussi un nom de 
eauleier, une spécialité culinaire 
perdue, mais florissante autrefois. 

Lascases , I<asoaux , Las- 
ohamp, Lascombe, I<a8C0UX, 
Lascroux. Les maisons, les chaus- 
sées, les champs, les vallons, les 
cours, les croix. N. d. 1. (oc). 

Xiasègue. l» Clôture {eegua, oc) ; 
2® ciguë (oil) ; 3° les eaux (oc). 

Laselve. Forêt (oc, oil). Voy. 
Laaêault. 

Laserre. Montagne, scie, ser- 
rure, vivier (oc, oil). 

Laserve, LaservoUe. lo Réser- 
voir (oc); 2o f. de Laselve; 9° ex- 
ceptionnellement, femme de serf. 

Iiasfargues. Les forges (oc). 

Lasinolle. Cigogne (oil). 



I4U» 

Lagmarias. Qui est aux Marie, 
qui est Yoisin de Harie (oc). 

Lasouche. Outre le sens actuel, 
êouche voulait dire peine, chagrin 
(oil). 

Z.a88agne, Xiawudgne. Marais 
(tagna, aaigna, oc). 

Itaasalle. Voy. LasalU. 

Lassaugue. Bateau de poche 
(oil). . 

Ijassanlt. Forêt. La êault était 
semée de clairières ; la forêt qui 
n'en avait pas s'appelait aelve. 

ItaBsansay, liaiwaiiT, Ijassau- 

. Saulaie (oil). 



Lat 



271 



liaBsègne, Laaselannes, Las- 
aègne. Les marais , les clôtures , 
les plaines, les eaux {aignes, oc). 

TiftimeUTi. Qui est à Asselin. 

i. Calme (d*-4«»cHr, oil). 

. F. de Laserre. 

IiaBserteux. !<> Qui affirme son 
droit, qui certifie {tuêerUur, oil); 
90 qui assorte (essarte) un bois, dé- 
fricheur (oil). 

I«asaiat. Fatigué (oc). 

Jmuïbt, Lassieur. 10 Collec- 
teur d'impôts {aaaaieur) ; 2° certain 
assuré (a««aj«ttr, oil); S» triste (de 
Loê), 

X«as8iinoime. Qui est à la Si- 
monne. 

Lassls, LasBon. Dér. de La» : 
triste, affligé (oil). 

Lasaons. Qui demeure en bas 
(I&-SOUS). 



Iiasanere. Qui est aux sœurs, à 
la cordonnière {»uere, oil). 

Lassos. Qui demeure en haut 
(lÀ-sus). 

Lastonrs, Lasvlgnes. Les vi- 
gnes, les tours. K. d. 1. (oc). 

Latapie. Mur de torchis (oc). 

Latard. Large (de lat, oc). 

Laterrade. Terre ensemencée, 
Jonchée de fleurs (oc). 

Laterrière. Lieu d'où l'on tire 
de la terre (oil). 

Laterrlsse. Cabane de torchis 
(terriz, oil), 

Lathelise, Lathelize. Bosquet 
de tilleuls (de Thel : tiUeul, oU). 

Latheulade, Lathoille, La- 
tieole. Tuilerie, tuile (de Teule : 
tuile, oc). Surnoms de tuilier. 

Latil. Tilleul (oc). 

Latouohe. Bouquet de hante 
futaie (oil). 

Latoorte. Ce mot n'a pas tou- 
jours désigné une pâtisserie. C'était, 
an contraire, le pain noir du temps 
jadis. Les statuts des Chartreux 
leur prescrivaient de manger de la 
tourte, sansjamais toucher au pain 
blanc. Dans le Berri, le comte Jau- 
bert nous apprend qu'on appelle 
encore ainsi les grandes miches de 
pain bis, pesant ti'ente à quarante 
livres, d'où la plaisanterie popu- 
laire : Il re9$emhle à «n rat sur une 
tourte, en parlant d'un petit homme 
marié à une grande et forte femme. 
— Le surnom de Latonrte a donc 
dû désigner un homme d'une appa- 
rence bien nourrie, quand il n'a 
pas été surnom de boulanger. 



272 Lan 

Latrèe. M. s. q. Delatre. 

Latrille. Treille de vignes (oc). 

Latrobe. Découverte (troba, oc). 
Surnom d'inventeur. 

Latraffe. Plaisanterie, raillerie, 
tromperie, bombance, parure : truffe 
a voulu dire tout cela au moyen âge. 
R'.en du Pérîgord juî qu'au xvi» siè- 
cle. 

Iiatry. Parvis {atrie, oc). 

Lattier, I<atteux. Couvreur et 
poseur de lattes. Lattier fut aussi un 
nom de percepteur d'amendes, et un 
nom de saint dauphinois, en latin 
Lanterius, f. de Lantier. 

Lattu, Latu. Large (de Lat, oc). 

I<atullaye. Tuilerie ( tuilleye, 
oil). 

Iiau. Âbr. flamande de Laurent. 
Voy. Dulau. 

Laubanie. Domaine d'Auban. 

Laubespin. Aubépine (oil)« 

Laubjois. Albigeois, sectaire al- 
bigeois (oil). 

Laubrier. !<> Bois blanc ; 2» oi- 
seau de proie, hobereau (oil, Cham* 
pagne). 

Laubry. Qui est à Âubry. 

Lauche. Oie {ancha, oc). 

Laucou. Petite oie (aueoun, oc). 

Laudain,Laudat, Laude, Lau- 
del, Laudet, Laudeux, Laudiè, 
Laudier. La souche de tous ces 
noms paraît être laude, dont le sens 
naturel devrait être louange, mais 



La« 

hors les Laude» de l'église et les 
mots champenois lauder (louer), Icm- 
deux (bavard), rien dans les textes 
ne confirme cette présomption. On 
reste en présence de laud (arbitrage) 
et laude ( impôt ) , qui n'auraient 
pu produire tant de dérivés. Aucune 
trace de ces dérivés ne se retrouve 
d'ailleurs dans les glossaires de lan- 
gue romane, de patois et de noms 
de lieux. Ceci m'induit à supposer 
que laude et ses dérivés peuvent 
être considérés comme des formes 
de leude : vassal, impôt de . transit 
(oil). Laudier serait alors une forme 
de Leudier (percepteur). On a vu 
plus haut comment Laude signifiait 
aussi impôt; ce qui confirme notre 
conjecture. 

Laudieu. Loue Dieu {loe-Dieti, 
oil). 

Laugelot. Auge où se déposaient 
les enfants abandonnés (Champ.). 

Laugeois. Du pays d'Auge. 

Lauger, Laugier. lo Léger (oil) ; 
2° qui est à Auger, Angier ; 3» éela- 
sier de moulin (Champ.). 

Laujardiëre. N. d. I. signifiant 
la propriété d^Aujard, nom d'homme 
venant du vieux nom germ. Aldê* 
gar : ancien javelot. Le nom de 
Laugardiôre a la même racine. 

Laulagnier, Laulanhler. Noi- 
setier (oc). 

Iiaulan. l» Qui perd son temps 
{à'Auler, oil) ; 2« noisette (Béarn). 

Laulède. !<> Dér. d*Aule : église, 
halle (oil) j 2° petite brebis {aulheta, 
oc). 

Laulerie, Laulbë. Bergerie, ber- 
ger (aulher : berger, Béarn). 



Ijan 

X«aiilon, Iianly. Dér. à^Aul: 
Tuaéj dangereux (oc). 

Laumailler, TiatimwIlHer. éle- 
veur, gardien de bétail. 

I<aiixneaa. !<> Ormeau {hommeau, 
oil) ; 2o jeune bœuf (oil). 

I<auxillère. 1" Terrain maréca- 
geux, plein de joncs ou laume» (Cen- 
tre) ; 2° femme du heaumier : for- 
geur de casques (oil). 

I«a\i2nonle. Hôpital (oc) ; oseraie 
{d*Au7fiaune : osier), oil. 

Xjauxnondais. Domaine appelé 
l'Aumondaie, du nom de son pos- 
sesseur, Awnùndf vieux nom germ. 
Ces désinences en aie sont particu- 
lières à nos pays de l'Ouest. 

Xjauxnonnier. Charitable (oil). 

Ijauxnont. !<> Haut mont (oil); 
2o qui est à Âumont. 

Iiannay , Laune, Lannet* Iiau- 
ney, Launois, Launoy. Le deu- 
xième et le troisième nom annon- 
çaient le voisinage d'un aulne ; tous 
les autres sont des noms de lieux où 
se trouvaient des aulnaies;par excep- 
tion, laune a signifié cour« éPeau (oïl). 

Xjiaaprètre. Qui est au prêtre. 
Mot à mot : le au prêtre. Ces expres- 
sions sont communes dans l'£st. 

I<aaqpie. Oie (oc, oil). 

Laur. lo Laurier (oc); 2» f. de 
Laure, nom de saint, en latin Lan- 
ruê: laurier. 

Iianre. 1° Nom de saint. Voy. 
Laur; S» nom de sainte, abrégé de 
Laurence ; 3« hameau, village, lèvre 
(oil, oc). 



Lau 



273 



Lauraln. F. de Lorrain ou de 
Laurin. 

Laurë. Doré (auré, oc). 

I<aureau. l» Dér. de Laur ; 
2» forgeron {Tiaureau, oc). 

Laureilhe. Oreille (oc). 

Laurence. !<> Laurent (Angl,); 
2° c'est la forme féminine de Lau- 
rent, mais ce nom et ses dérivés se 
rencontrent tellement que j'y vois 
le plus souvent une forme de Lau- 
rens (Laurent, oc), quand il n'est 
pas le Laurence anglais. 

Laurenoeau, Laurenoel, Lau- 
renoin, Laurençon, Laurençot, 
Laurency. Dér. de Laurent. 

Laurendet, Laurendon. Dér. 
de Laurent. 

Laurens. Laurent (of ). 

Laurent. Nom de saint. En latin 
Laurentiuê : originaire de Lauren- 
tum (aujourd'hui Sau-Lorenzo, ville 
de l'ancienne Italie, qui était le 
chef-lieu du pays des Laurentes.) — 
Ou lui donne aussi la signification 
de couronné de laurierê, mais cela 
ferait laureatitu et non laurentiuê. 

Laurentie. Domaine de Lau- 
rent. 

liauret. Laurier (oc). 

Laurette. 1° Dér. de Laure ; 2° 
fauvette (oc). 

liauriëre. Bord du chemin {au- 
riera, oc), plantation de lauriers. 

Laurillard. Qui a de grandes 
oreilles (oil). 

I<aurln. l» Doré (oc) ; 2° dér. de 
Laur. 

12. 



274 liau 

Laoriol. !<> Jaane, doré ; 2« lo- 
riot (oc). 

Laoriste. Ouragan, boorraaqne 
{auriêtre, oc). Sumom d'impétaeux. 

Lauron. Torrent {lauroun, oc), 

Laussaoy. Voy. Lautêture, 

Iiaussel. Oiseau (auêêel, oe). 

Z<aa88eare, Lansaon, Lans- 
sot, Laassu. Noms marquant une 
élévation ; ils dérivent de Ausaer 
qui s'est écrit pour hauêter. Ainsi le 
nom de Laussacy vent dire le haut 
8acy : la haute saulaie (oil). 

Iiaatemann. Joueur ou fabri- 
cant de luth {LauUf Allem.)* 

Z<auterbaoh. Ruisseau pur (Âl- 
lem.). Lauter est un nom de rivière 
en Allemagne. 

Lauth, Lauthe. F. de Laut • 

sonore, bruyant, ou de LauU : luth 
(Allem.). Je suis d'autant plus porté 
à cette dernière conjecture que le 
français a conservé la finale h. Tou- 
tefois, le nom de lieu Lauthenthal 
indique un autre sens possible. 

Lautliier, Lauteiy, Lantier. 

Luthier (de Laut, Lahut : luth, oc). 

Lautoor. l» Qui est des environs 
(au tour'^ ; 2» autour, oiseau de proie. 

Lauvent. écouteur (auvant, oe). 

Lauvergeat . Lauverjat. Re- 
vêtu de la cotte de mailles. Ou di- 
sait aussi auberge. C'est une forme de 
ce dernier mot. 

Lauvray. Plantation de bois 
blancs (auhraie, oil). 

làBUwerB. Fils de Lauwer (f. fla- 
mande de Laurent). 



Lanse. Boche (latisa), lonance 
{laut, oc). 

Iiauset. Loué {iauÊat, oe). 

X«auzière. l» F. de Laorière; 
So osier {oniire, oil, Champ.). 

laaTatoe. Ravine {vahre, oe). 

laavail, Lavaille. Terrain maié- 
cageux, orage, averse. D'J.ve : eau 
(oil. Ouest). 

LaTaiasière. Semble dérivé de 
Lavaisse (prunelier sauvage) onde 
vaysêe (vigne sauvage), oc. Les La- 
vaissière d'Auvergne portent cepen- 
dant d'or à une branche de coudrier 
de sinople, ce qui semble indiquer 
le sens de eoudrcde, mais Je n'en 
tronv« point trace dans le diction- 
naire d'Honnorat. 

Lavalvre. lo Friche {wonâvre,- 
nom de pays); 2» vipère (voirre, oil). 

Iiaval. lo De Laval ; 2o qui est 
en aval, qui demeure plus bas, en 
descendant C'est l'opposé de La- 
mont. 

Iiavalard. lo Surnom de gros 
mangeur ; 2o qui descend {à* Avaler, 
oil). Ces deux sens n'en font qu'un, 
car avaler un aliment, c'est le faire 
descendre dans l'estomac. Mais Xa- 
valard doit être surtout l'habitant 
de la vallée. On disait aussi avaMê 
(oil). 

Lavale, Lavalette. Vallée, pe- 
tite vallée. 

Lavallard, Ijavallart. Voy. 
Lavalard, 

lATandier. Blanchisseur (oil). 
Le lavandier du Roi était chargé de 
la lingerie. 



Lav 

Lavaraime. Garenne, terrain 
réeerTé au gibier. 

Zaavareale.loLayeuBe (lawtrella, 
oc); 2o yacarme, désordre {varail, 
oc). 

Ziavau, Iiavand, Lavault, La- 
vaulz, Lavant, lo Vallée (oil); 
29 qui est en ayal, au bas de la ville. 
Exceptionnellement : chdne {avauê, 
oo), grand-pôre {aveau. Centre). 

I«avaatto . Voûte, souterrain 
(oU). 

I«avaiix. Voy. Lavau, 

LaTayrao. V07. LavaUêUre, 

iMV^axLt Laveaux. Grand-père 
(cil). 

Lavechin. l» Abr. de Laveéhiner : 
layer mal (Korm.); 2» laye-chien 
(Nord). 

Lavadan. Du comté de Layedan 
(Grascogne) ; d'où le nom de lavedan 
donné Jadis aux bons cheyaux qu'on 
en tirait. 

Itaveille. lo Ayeugle (Poiton); 
80 abeiUe (oil). 

XiaTeiBsière. Voy. LavaUHére. 

X«avttl. lo F. de Layeau : le grand- 
père (Centre); 80 volonté, désir 
(oil), Joie, amourette (Champ.). 

XiaTalill. Dér. de Layel. On disait 
avélot: plantation de noisetiers (oil), 
et aveltt : petit enfant (Champ.). 

lAvelle. F. deLayeille ou La- 
ville. 

Xtarenant. AiEable, qui plaît 
(oil). 



Ijav 



275 



LaTenas^Laveneor.Lavenin, 
Lavenne. Noms de marchands 
d'avoine ou de cultures d'avoine. 
Laveneur a pu être un contrôleur 
d'écurie (avenier, oil). Avenas veut 
dire paille d* avoine en Champagne. 

La.verdet. Aulnaie. De Verd: 
aulne (oc). 

Lavergnat. D'Auvergne (oc), 

Larergne, LavergnoUe, La- 
veme. Aulne, aulnaie (oil). 

Laverrlëre. Vitrail peint. Bien 
que les textes anciens n'en fournis- 
sent pas d'exemples, il est présu- 
mable qu'on a donné ce nom aux 
verreries ; je n'en veux pour preuve 
que le grand nombre de lieux ap- 
pelés Verrières (oiJ). 

Laversin. 10 Fou, frénétique, 
fantasque {averêat, J&it, Norm.; aver- 
titt, oil) ; 20 dér. d'Avers : avare. 

Lavesnèra. Champ d'avoine 
{avoinière, Champ.). 

Lavesslère. Voy. Lavaiêaiêre, 

Lavet, Lavetta. Abeille (avete, 
oil ; avetta, oc). 

Laveur. Outre le sens connu, 
peut être la colére,le/urieux{aveuri, 
oil). 

Lavialle. F. de Lavlelle. Mais 
peut être aussi le Laville du Midi, 
où l'on a dit viala pour villa. 

Lavie. Chemin (oil). 

Lavlelle. Joueur de vielle. La 
vielle du moyen âge était une sorte 
de violon dont on jouait à l'aide 
d'un arçon (archet). 

Lavier. lo Nom de saint, en latin 



276 

Laheriuê. On lo fait venir de lahrum : 
lèvre (qui devait faire labriuê). 
Surnom de grosses lèvres ; 2^ homme 
de loi {Lawyer, Angl.) ; S» pdcherie 
(vier, oil). 

Lavieville. Vieille ville. C'est 
Topposé de Lanenviile (ville neuve). 
Ces villes étaient, on le sait, des 
villas, domaines ruraux devenus 
villages. 

I«avlgerie Tiguerie, résiAenee 
du viguier (Provence). 

Lavignol. Petit vignoble (oc). 

Iiaville. Yoy. Lavieviîle. 

LavlUèle, LaviUette. Petit do- 
maine, petit village. 

Lavisse. lo F. de Lautisae, qui 
veut dire ce qui e»t en pente (oc), gre- 
nier; 2» visière de casque (t;i*«e, oil). 

Lavoignat, Iiavoignet. V. de 

Lavoinat, Lavoinier. Voy. Lavenat, 
Laveneur. 

Lavoisier. F. de Lavoisîez. 
Lavoisière. F. de Lavaissière. 

Iiayoisiez, Lavoisot, Lavoisy. 

Avisé, fin, spirituel {avoisie, avoisié, 
oil). 

Lavoivre. Voy. Lavaivre. 

Lavolè, Iiavollèa. Étourdi-, lé- 
ger (avolé, oil) ; banni {avoley, oil). 

Lavotte. Voûte, souterrain, cave, 
omelette (vote, oil). Lavôtre aurait 
uu tout autre sens. 

Lavoyer. Qui est à Tavoyer, 
magistrat suisse. 

Lavril, LavriUat, Lavrilliat. 
Né en avril. Voy. Abrial. 



Xacrrot. Qui a de grosses lèvies 
(de Laifra : lèvre, oc). 

lA VulpiUière. N. d, 1. signi- 
fiant la renardière (de VulpU : re- 
nard, en vieux français). 

ItBCW. lo Abr. de Laurent (AngL); 
2o éminence, loi (Aagl.). 

Xa'virranoQ, Xtav^renoe. ^* 

rent (Angk). 

Xaz. Large, mou (oc). 

Lay, Laye. !<> Bande de terrain 
séparant deux forêts. De là beau- 
coup de noms de lieux dont le phu 
connu ost Saint-Germain-en-Laye ; 
2o eau (oc), laïque, voisin (Iay«, oil). 

XAya. lo SSan (aya, oc). Nom de 
voisinage. C'est le Deleau du Midi; 
2o f. de Layat. 

JLayat. Fatigué, ennuyé (oc). 

Xiaye, Layeloup. Voy. Lay. Le 
second indique une forêt infestée 
par les loups. 

Laydet. P. de Leydet. 

Layet. Dér. de Lay. 

Lazard, Iiazare,'Ijaxarl. Lazare 
est nom de saint (aidé par Dieu), 
hébr. — Lazari est méridional. 
Exceptionnellement , lazard peut 
être une forme de Hasard. 

Laze. lo F. mérid. de Lazare; 
2o voy. Aze. 

lidzert. lo Lazare (oc) ; 2» tueur 
(TLazer, Bret.). 

Lazon, Lazou, Lazouet. Dér. 
de Laze. 

I<eal. lo Loyal (oc, oil, Bret.); 
2o exceptionn. : ange^ poulaèn {tal, 
Bret.). 



Léb 

Leandrl. F. mérid. da nom de 
saint Léandre (homme calme), grec. 

I«eaa. Abr. de Deloan on f. de 
Leal. 

Itoamneau. Ormeau (oâl). 

Leaumont. Haut mont (oil). 

Iiéautaud. F. de Léotaud, vieux 
nom germ. écrit LeodoaM (ancien 
du peuple), en 615, puis abrège en 
Leotald ; àld vaut aud, 

Ij6aut6, Leautey, Xieautier, 
Leauttôt Loyauté, loyal (oil). 

Lebachellèi Lebaohelier. Voy. 
Baçhelet et BacJielier^ 

Lebague , Lebaigne. Bègue 
(oil). 

XiObail. Voy. BaH. 

Itebaillif , Lebailly. Qui est an 
ballU. Voy. BaUly. 

Iieballeur. Danseur (oil), 

Iiebar, Lebard. Voy. Bar, Bar A. 

IiebariUier. Tonnelier (oil). 

Ijebaron. Qui ess au baron. Voy. 
Barùf^ 

X<e Bas. Petit, court. Ne se pre- 
nait pas dans le sens péjoratif qu'on 
lui donne aujourd'hui au figuré. 

laObaBsao. Bissac (oc). 

Ijebasteiir. Qui illusionne, fas- 
cinatenr, trompeur (oil). 

laObaube. Bègue (oil). 

Iiebaud. Fier, hardi, gai, alerte 

(oil). 



Leb 



277 



Lebaudie, Lebaudy. Réjoui 
{ehauâi, oil). La souche doit être 
haud comme celle à^éhauhi : trou- 
blé, stupéfait, doit être haube (bo- 
gue). Quand ou est troublé, on bé- 
gaye. 

Lebault. F. de Lebaud. 

l«ebaume, Lebazeille. Qui est 

d'un lieu dit Baume (voy. Làbaume) 
ou Bazeilie (église). 

Lebayle. Voy. BayU. 

Lebé. Beau (oil). 

Lebealle. Canal (oc, oil). 

Itebeaud. Lebeaudy. F. de Le- 
baud, Lebaudy. 

Lebec« Lebecq. Voy. Bec, Beeq. 

Xiebedel. Voy. Bedel. 

Lebel, Lebelle. Beau (oc, oil). 

Xiebennerois. F. de Bannerot. 

Xieber. Voy. Ber. 

Iiebercher, Leberquier. Ber- 
ger (oil). 

Lebert. Brave, généreux (oil). 
Voy. Bert. 

l^ebeschu, Lebescu. !<> Qui a 

le nez poiutu, aquilin. Augmentatif 
de bec pris pour nez qui a fait au 
moyen Âge les noms de Bechard, 
Bechet, Beequard, Becquet. Le bro- 
chet s'appelait hécUH -parce qu'il 
avait le museau pointu; 2^ qui a 
deux pointes aiguës (oil). 

Lebesgue. Bègue (oil). 

Lebesque. Qui est à i'évéque 
(oil). 



278 



Iieb 



Lebidois. Qui a du ventre. De 
Bide : ventre (oc, oil). En langue 
d'oo on dit bidouire pour ventru ce 
qni a fait notre Bidoire. 

ZiObiez. Canal, bief, c Dans le 
Jura, beaucoup de ruisseaux rapi- 
des prennent le nom de bief, bien 
que ces ruisseaux ne soient nulle- 
ment des prises d'eau pour faire 
marcher des moulins et même n'aient 
jamais en leurs sinuosités modifiées 
par la main des hommes. D'une 
manière générale, bief signifie une 
dérivation et, par extension, cours 
d'eau ni navigable, ni flottable, ni 
utilisé par l'industrie. > (Sieffer.) 

Lebigle. Louche (oil). 

Iiébigot. Yoy. Bigot, 

Lebigre. Garde-abeilles (oo). Les 
bigres avaient jadis le soin de cher- 
cher, rassembler et élever les 'es- 
saims d'abeilles eu forêts. Us pou- 
vaient abattre les arbres sur lesquels 
étaient les essaims et prendre leur 
bois de chauffage. Charge supprimée 
en 1669. 

Lebihannic. Très-petit (Bret). 

Lebis, Lebizay. Noirâtre (oil). 

Lebissonnais. Dér. de Biaeon, 

LeblTois. C'est le Forcade de la 
langue d'oil. 

Leblais, I<eblay. F. de Leblois. 

ZiObleveo. Chevelu, velv (Bret.). 

Lebohec. JoufSu {bpehek, Bret.). 

Lebonnois, Lebordois. F. de 
Bonnier (poseur de bornes, arpen- 
teur) et Bordier (métayer). 

Leboreau. F. de Borel. 



ïééb 

Xiebome. Borgne (oil). 

Z<ebo886. Qui a nne bosse (oil). 

Lebouis. Buis (oc). H. d. L 

Leboul. Astuce (oil). Bav^ iu 
boule était savoir tromper, 

Leboolch. Bec de lièvre, qui a 
de naissance une fente à la lèvre 
(Brpt.). 

Lebouleuz. Rusé, gros et petit 

(oil). 

Lebonr. Canard, trou («il). 

XiObourdais. Dér. de Bourde: 
raillerie, bâton, béquille (oil). 

Z<eboat6iller. Àshanaon, tonne- 
lier, attaché & la personne d'an 
grand bouteillerde roi ou de prince. 
Sous la féodalité (1379), le grand 
boutier on bouteiUer ne cédait le 
pas qu'an connétable et pr^ndait 
avoir le droit de présider la Cham- 
bre des comptes. A ces privilèges 
honorifiques s'enjoignaient d'autres 
plus humbles mais non moins so- 
lides, comme de s'approprier la 
coupe du roi à chaque grande récep- 
tion, de prendre son vin au tonneau 
du roi, de prendre sa viande & la 
cuisine, et ses fruits à la fruiterie 
du roi. Ses torches et ses chandelles 
étaient même prélevées sur les pro- 
visions royales, sans parler des piè- 
ces de vin entamées aux jours de 
grande fête ou de guerre, qu'il avait 
droit de garder pour lui. On voit que 
le souverain pouvait, sans se miner, 
engager ses convives à boire sec. 

Lebouteiiz. Qui pousse, qni 
chasse, qui excite (oil). D'où notre 
boute-feu et notre boute-en-train, 

Lebraly. Débraillé {ebralMatf 

oc). 



laeo 

ZiObreo. Roc escarpé, brèche for- 
mant passage dans des rochers (oc). 

Lebreolit. Petite vérole, canal, 
bras {brèche, breaeh, oil, Bret.)* 

Lébret Court, petit (oil). 

X«ebret. 1«> Breton; lièvre, cri, 
pleurs (oil). 

I«ebreail. Yoy. BreuiU 

I«ebrigant. Yoy. Brigand. 

JjébriB, Lebrisec. Tacheté, bi- 
garré, taché de ronsseors (Jniz, hri- 
zennee, Bret.). 

Xjebrou. Yoy. Brou, 

I«ebroa88art. l» Impétueux, ir- 
rité (de Brouner, oil) ; 2o lien plein 
de broussailles (prousse, oil) ; 3° ra- 
masseur de bois (de Brotuser, oil). 

Itebmment. l» Gendre ; 2o ba- 
teau (oil). 

X«ebagle. Bœuf sauvage, jeune 
buffle (oil). 



. Y, de Lecat. 



Lec 



279 



Xaeoatiheaz. Chasseur (oil). 

X<eoadre. Cercle, cadran, souf- 
frant, triste (eadrott, eadru, Poitou). 



. Bnelos, haie {kai, Bret.). 
. Beau, fort (Bret.). 



I«eoaille. 1° Bariolé de rouge et 
blanc, grisonnant {eailUt Ouest) >2o 
ardoise {écaille, oil). 

I«eoallier. Couvreur (oil). 

I«eoalonec. Qui a du cœur (Bret.). 



Ijocalvé. Charpentier {kalvi, 
Bret.). 

Lecam. Boiteux , tortu (kmn, 
Bret). — Par ce nom, comme par 
les précédents, on voit que relative- 
ment la Bretagne donne un nom- 
bre bien plus grand de noms à la 
lettre X. Cela tient à la fidélité avec 
laquelle ce pays a conservé la tradi- 
tion. Tandis que beaucoup de noms 
français laissaient tomber Tarticle 
initial {le, la ou les), les noms bre- 
tons ont gardé le leur intact. De là 
leur nombre apparent i la lettre L. 

Ijecan. !<> Chien, champ (oc) ; 
2o canal {kan, Bret.). 

I>ecante. Chant (oc). 

Lecanu. Tête chenue (oil). 

I<ecaplain. Chapelain (oil). 

Leoaraoz. Route, charriére, car- 
rière (oc). 

Z<eoardoxinel. l» Chardonneret 
(oc) ; 2o qui est au cardinal {eardo- 
naH, oc). 

I«eoarlier« I<eoaron, Leoar- 
pentier. Yoy. ces noms, sans le. 

Lecarme. I» Charme, arbre (oil) ; 
2o qui est au carme, moine. 

Z<eoart. F. du nom de Lequart, 
le quatrième né de la famille. 

Iieoas. Chat, fatigué, meurtri 
(oil). En langue d*oc, cas est petit 
en^os. C'est aussi le pendant du 
eazeo italien, comme le montre ce 
proverbe : Qu'a beau nas a beou cas. 

Lecat. Chat (oil). 

Ijecaud6,Z<6oaudet,I«eoaadey. 

Un étymologiste doublement cruel 



280 



laec 



n'a pas craint de voir ici d'anciens 
mutilés {excaudati) plas mallieareaz 
encore qne ceox de la chapelle Six- 
tlne, ce qui aurait compliqué étran- 
gement la question de descendance 
directe. Mais je n'en crois rien et je 
▼ais le démontrer. Au moyen âge, 
ce mot s'est dit non-seulement pour 
brûlé par accident, mais pour qui 
9*iehauffe par habitude. Deux sens 
qui conviennent parfaitement à Lé- 
eaudé et Lteaudet, sans compter ce- 
lui de pâtisserie f éehaudé, qui est de 
très-bonne date. Au xiii*' siècle d^à 
il était enjoint aux talemeliers ( bou- 
langers) de ne pas cuire le jour des 
Morts, si ce n'est eschaudés à donner 
par Dieu (à donner gratis, pour 
l'amour de Dieu). Lecaudey, qui est 
une forme de Lecaudier, peut être 
un surnom de chaudronnier ou de 
faiseur d'échaudés. 

LecaTelier, Lecavellèe* Leca- 
vey. Dans un premier sens, ils se- 
raient des synonymes de caver, ra- 
vier, cavée : tenancier, vassal devant 
le service de cavaliers (oc) \ dans le 
second, ils viendraient de €a- 
vilhaire : chicaneur (oc). 

Leoène, Lecenne^ Lecesne. F. 

de Lechêue. Les deux premiers peu- 
vent être des formes de Lesenne. 

Lecerre. lo Pois chiche (oil)^ 
2» forme do Lescrre. 

Lecer tisseur. Défricheur, D'Es- 

sert : terre défrichée (oil). 

Lechable. Cordage, câble, meur- 
trissure, machine de gaerrc, arbre 
abattu (oil). 

Lechalier. Barrière de champ 

(Ouest). 

Leohaptois. Fermier de cheptel 
(oil). 



Iieo 

Letihard. Qui aime la table etle 
plaisir (oil). Ceit ie père dn Uehard 
moderne. 

Leohatellier. Cltâtean^ort (oU). 

LeGhenaut, laOOlienaïuL Petit 

canal, jeune chêne (oil). 

Lécher, lo Agréable, chaiiot(oil); 
2o sens de Lechard {leeherreê, oil). 

Ijochertier. Charretier (oil). 

Leohesne. Chêne (oil). 

Leohevalier , LeohevalUer. 

Qui est au chevalier. 

LeGhevreL Chevreau (oil). 

Leohiffre. Marin. De l'allemand 
Schiffer, francisé eu achiffre (?). 

Leohin. Le chien (oil). 

Lechoneux. Grognon. De Choui- 

ner : gronder (Champ.). 

Leclafre, Leclefre. Crieur. De 
l'allemand Kldffer, francisé en elafre 
ou Klejre, selon qu'on aura fait sentir 
le tréma. — On disait aussi esclaffer 
pour éclater de rire (oil). 

Leclalr^ Leclalre. L'honoré, le 
recommandable (oil). A ne pas con« 
fondre avec Leclere, bien que Leelair 
ait dû souvent être écrit pour Le- 
clere. 

Lecler, Ledero. Le nom de 
clerc est fort répandu, parce qu'il 
servait â distinguer, an moyen âge, 
des personnages fort divers. D'a- 
bord, on appela clerc tout membre 
du clergé; puis, comme le clergé 
seul cultivait les lettres, le nom de 
clerc s'étendit ensuite aux laïques 
réputés instruits et savants. Ceux-ci 
se trouvant attachés aux seigneun 



Lee 

qui avaient surtout besoin de leurs 
services, on finit par appeler clercs 
les secrétaires, puis les commis de 
n'importe quelle administration , 
petite on grande. Tons ces sens 
avaient cours dôs la fin du xiii« siè- 
cle. De là le nom de Mauclerc 
(homme moins instruit que sa posi- 
tion ne l'exige). 

Leclercq , Leclère , Leolerq , 
Ijeolert. F. de Leclerc. La pre- 
mière et la troisième sont flamandes. 

Lecloarec, Lecloirec. C'est le 
clerc (JUoarek) breton. 

Lecoat. Forêt {koat, Bret.). 

Lecocq. Voy. Leeoq. 

Lecœur. Courage, intrépidité, 
vigueur. C'était un surnom comme 
celui de Lecuru (celui qui a un 
grand cœur j mot à mot : qui est 
cœuru). Son opposé est le nom de 
Maucour. 

Lecœuvre. Cuivre (oil). 

laecoin, Lecoint, Lecointe, 
Ijocointre. Gentil, aimable, doux, 
tage(oil). 

IjOCOispellier. Ouvrier en bois ; 
mot à mot : faiseur de copeaux 
{eoispel, oil). 

liOCOlant. Qui instruit, qui en- 
seigne. Du verbe écoler (oil) ; 2" dér. 
de Coler ; chérir, honorer (oil). 

Leoomte, Leconte. Qui est au 
comte. — Voy. Comte, 

IjOCOq. Autrefois comme aujour- 
d'hui, ce nom a été pris au figuré 
pour désigner soit le plus impor- 
tant du pays, soit un amant infati- 
gable eu recherché. — Bonaventure 
des Périers parle d'un homme choyé 



Lec 



281 



et traité par les femmes < comme 
un petit coq au panier * . 

I<ecorbellier. Vannier (oil). 

Lecorneur . l» Sonneur de corne ; 
2° décrieur, médisant (oil). 

Lecot. l» Abr. de Lescot; 2" cotte 
(oc) î 30 coq (Suisse). 

Lecouffle. Milan , oiseau de 
proie {eseoujffle, oil). 

Lecouffô, Lecouflet. Dér. de 
LecoufSe. 

Lecoursonnals. 10 De Courson 
(n. d. 1. répandu) ; 2° dér. de Cour- 
son : fiux de ventre, ou de Courser : 
se courroucer (oil). 

Lecousturier. Voy. Couturier. 

Lecouteux.lo Libertin {coueteux, 
oil) ; mot à mot : coureur de lits. 
Peut être aussi le nom d'un fabri- 
cant de eouetes (lits de plumes) , 
comme Lecoutey ; 2o l'écouteur. 

Lecoutey. Fabricant de lits de 
plumes {coueteSf oil). 

Leoouvè. Brossé, caché (escouvé, 
couvé, oil). 

Lecouvette. Brosse, balai (oil). 

LecouToy. Brossier (oil). 

Lecoy. Paisible {coy, oil). 

Lecoz. Vieux {koz, Bret.). 

Lecrao. Court (krak, Bret.). 

Lecran. Hardi, bizarre, impru- 
dent (oc). 

Lecrespe. Crépu (oc). 

Lecressier. Marchand de graisse 
{crassier, oil). 



282 



Led 



Ziecrinier. Coffretier, tsbletier. 
"D^Eserin ; coffret (oil). 

Ijèorivaln. Outre le sens connu, 
avait celui de procureur, avoué (oil). 

ZiOcrom. Oourbé (kroumm, Bret.)* 

Leoroq. 1° Croc, b&ton, lance 
(oil) j 2» blond, jaune {crocs j oc). 

Lecrosnier. Voy. Cronier, 

I«eoaoq. Cuisinier {cutCy oc). 

Lecuireau, Leculrot. Dër. de 

Cuir : collet ou camail de bu£9e (oil). 
Nom de l'ouvrier qui préparait cette 
pièce d'équipement, ou de celui qui 
la portait (?). 

Iieoureox. !<> Nettoyeur, cura- 
teur (oil)} 2« écureuil (?). 

Z<ecara. Voy. Lecœur. 

Leouyer. Voy. Lescuyer. 

Ledall. Aveugle (dall, Bret.). 

Ledan. Gendre {dan, Bret.). 

Ledant. !<> Seigneur , maître 
(oil); 2o dent {dant, subst. mascu- 
lin, eu breton). 

Ledantec. Qui a de grandes 
dents {dantek, Bret.). 

Lèdard. 1° Dér. de Led : laid (oc) ; 
2» nom de saint normrvnd que Chas- 
selain croit être une forme de Léo- 
tard } 30 vif {hédard, oil). 

Lédat, Leddet. Dér. de Led: 
laid (oc). 

Leday. La faux. De Day (oc), 
qui est un subst. masculin. 

Ledean. Doyen {dean, Brot.). 



Ijee 

Leder. Percepteur {laider, oil). 

Ledert. Dressé, élevé (ce). 

Ledlen. Doyen (oil). 

Ledermann. Corroyenr (AU.). 

Ledler. lo Didier (Xeidier, oc); 
2o m. s. q. Ledreux (?). 

Ledieu. Voy. Lange. 

Ledonnè. Eut au moyen âge 
plusieurs sens et surtout celui de 
serviteur perpétuel d*un couvent, 

Ledos. Doux {dos, oc). 

Ledot. Dér. de Led : laid (oc). 

Ledouarin. Petit-fils (Br/^). 

Ledoable. Dissimulé (oil). 

Ledoyen. Voy. Doyen, 

Ledran. Gai, vif, joyeux {dranl, 
Bret.). 

I<edteff. Barrière {draf,dréfen, 
Bret.). 

Ledret. !<> Droit ; 2o m. s. q. Le- 
dreux. 

Ledreoz. 1» Qui maltraite en 
paroles ou en actions. Du verbe 
laider (oil) ; 2o dér. de Laidre : La- 
Eare, lépreux (oil). 

Ledra. GKii, galant, fort, favori, 
compagnon (oil). 

Leduo. Qui est au duc. 

Ledunois. De Dun, nom de lien. 

Lôe. F. du nom de saint Léon. 

Leenhof. Domaine de Léonard. 
Leen est une forme flamande de 
Léonard. 



Lef 

Z<efaivre. Sens de Lefdrre. 

Lefan, Lefant. lo Faon (oil); 
2o forme de Lenfant. 

Iief ancbetuc. Faucheur (cil). 

Lefanre, Lefaurltibon. Ouvrier 
en fer (oc). 

Lefay, Lefaye. Hêtre (oil). 

X<efelire, LefAbtire, Lefelrrre, 
M. 8. q. Lefèvre. 

X«efel. Cmeli dangereux (oil). 

Lefer. Dur, ferme (oil). 

Ijeferon. Marchand de fer, ou- 
rrier en fer (oil). 

Iiefeubre, Lefeuve, Lefeuvre. 
Lefôvre. 

Lefeiix. Cruel, Méchant {/tut, 
oil). 

I««fèvre. En vieux français, Lb- 
fèvrt veut dire 2e maître onvritr en 
fer. Bationnellement, il devrait 8'<é- 
crire Le Fivre, comme il s'écrivait 
toujours autrefois. Deux noms très- 
répandus aussi, Lefehvre et Leféburej 
qui signifient la même chose, ne 
sont que des formes plus anciennes 
de Lefèvre. On le voit parce qu'elles 
ont conservé le h du mot latin fàber 
qui est leur souche commune. Ce h 
a disparu plus tard comme toutes 
les lettres qui gênent la prononcia- 
tion française. En ce qui regarde le 
V de Lefebvre et Vu de Lefébure, la 
différence n'est qu'apparente, l'u et 
le V ayant autrefois la même valeur. 
Ajoutons enfin que tous les Lefôvre 
sont originaires de la France sep- 
tentrionale. Une différence de pro- 
nonciation a seule produit les formes 
Lefeubre, Lefeuvre, etc. 



Lef 



283 



Lefes. loFoi, fidélité (/eis^Bret.); 
2w vaincu (Bret.). 

Lefler. Dur, cruel. 

LefièTre. F. de Lefèvre. 



IiOfilliastre. Gtendre, fils 
premier mariage (oil). 



d'un 



Leflaguais. Mare, canal {JUl- 
quais, oil). 

Leflam. Brillant {flamm, Bret.). 

Leflan. Outre le sens de pâtisse- 
rie, peut avoir voulu dire couleur 
de feu (Jland, oil). 

I<eflo. lo Houppe (Jlo, oc); 2o f. 
de Lefloch. 

Lefloch, Leflohio. "Acay erifioch, 
Bret.). 

Leflon. lo Couleur de feu {Jlond, 
oil) ; 2o abr. de Félon. 

Lefol, Lefolle. Fou, hêtre (oil). 

Lefortier. Garde de bois (oil). 

Lefoulon. Outre le sens connu, 
a signifié /o2»e, étourderie (oil). 

Lefoxir. Four banal. Nom de voi- 
sinage. 

Iiefoumier. Boulanger (oil). 

Lefouz, Lefoye. Hêtre (oil). 

Letrano. De libre humeur, affran- 
chi d'impôt. Le premier de ces deux 
sens est une extension du second, 
mais tous deux sont fort anciens. 
On sait que les francs-archers étaient 
ainsi nommés parce qu'ils ne 
payaient pas de taille. Ceux qui ne 
payaient pas l'impôt du sel avaient 
reçu le nom de/ranc«-«aMs. 



IiSfratter. Qui donoe dei Foapi, 

L«Craa. Terre lncnl;8 (oll|. 

I^foal. Fol (/auel, ov). 

LegagnetiT, LttoalgiiBnr. I<*- 
hoorenr (oc). 

Irfgal. Coq,torM(oc). 



Lesallaia, I.sgallolB. Vo^- Ooi 



Lagand. Gant, grani {job, m). 
LegangnoQX. F. de LvgigaPttr 



t. Cbat, fatigué, ga£ (oc). 



cominoilD polo 



(la coq d'Iode, Hldl]. 



d« Le Qaj, rnnysaF de ] 



« daalac- 
'cr, ebMit d'ut 



I.ag6. F. de Léger on L^eiy. 

Iiogaard. Dér. de I.égar eu r, da 
Lejard. 

I^geu. Bergttie Igtai, oe). Vtj. 

LegemblA. Jenne (oll). 

Logenlsoel. F. de Qealitet ou 
Geoestel : genSl (oil); de JimiMM 
(Jow). 

Logent. JoU, gncieni (oe, aO). 

LAgar. Nom de iiloi, en IkUi 

Ltoitsor (javelot du ppqplo), MP, 
■hrégé en Lendgar al Lantger, pnli 
an LugQr (970) el Léger. Ce nom 
>.\-st crautf.iriui;, selon loî pay^ SE 
Lagcr, Lagîrr. Li-lnire ot LtjmUr. 

ooniio, bien qu'iUVfriïe plnlfi: «- 
;l<rdka> le> aocicDB loiioi. 

LAgter. Wgar, prompt (oll). 

Iieglgaa. Géant [oc). 

LaglTO, J^vftvn. Vlpira (iK)i 
si M est nn tu bal. masculia. 

Legla*. Conlenr blana , erl, 

LogoEurant. Dér. de Ooar : 

Legoaston, Dér. de Qoat i viual, 
aenltear (Brel.). 



Leh 



285 



I«egois, Legoix. lo Gai, Joyeux 
{goiSf oil) , 2° serpe à grand manche, 
et, par extension, insargé. Yoy. Le- 
gouas. Le goiSj qui s'appelait aussi 
vottge, servait à tailler les arbres et 
les buissons. 

IjOgonideo. Cultivateur, journa- 
lier, victorieux (Bret.). 

Ijogorgeu, Legcrju. Gourmand. 
On disait en ce sens gorgeour (oil). 

Ijogorrec. Lent, tardif (Bret.). 

Ziegost. F. méridionale de Le- 
gont. 

Legouas, Legouay, Legouest, 
Legouez , Legouis , Legouix. 

Serpe à grand manche, dont le nom 
se modifiait selon les pays. Elle ser- 
vait à tailler les arbres ou les vi- 
gnes. £n 1413, elle devint nnc arme 
entre les mains de campagnards in- 
surgés qui furenc appelés pour cette 
raison îês Qouays. De là les noms 
ci-dessus et bien d'autres, car les 
variantes sont nombreuses {gouaia, 
gouays, goit, goil, gois, goué» gouet, 
goujard, goyart, goioust etc.). Le 
nom de Legouez doit être mis à part, 
il signifie en breton, le farouche, le 
sauvage, vivant dans les bois sans 
relations avec la société , ce qui 
rentre un peu dans le sens dont 
nous venons de parler. 

IiOgoupil , Legoupy. Renard 
(oc, oil). 

Legout. Sens de Legoux. 

IiegoUTÔ. F. de Legouez ou Le- 
couvé. 

IiegouToUo. Les forges (Bret.). 

Legoux, Legouy, Legoyt. M. 
s. q. LegouiSf LegoU. 



Legraln. l» Triste, affligé (oil) ; 
2o moustache {gren, oc). 

Legraverand , Legraverend . 

F. do Gravereux : percepteur (oil). 
E^le semble bretonne, et cependant 
les glossaires locaux n'en ont point 
trace. 

Legravier . Terrain graveleux 
(oil). 

Legray. Gros, gras (oil). 
Legrè. Grec (gré, oil). 
Legrelle. 1° Grêle ; 2© cor (oil). 
Legressier. Épicier (Nord). 

Legret, Legrlô, Legrlel. Grec 

(oil). 

Legroux. Gros ^oil). 

Leguay. Gué, gai (oil). 

Leguède. Gué (gued, oc). Yoy. 
Ouède. 

Leguen. Adroit (gwen) ; blanc 
{gwenn, Bret.). 

Leguem. Aulne (Bret.). 

Leguemet. Aulnaie (Bret.). 

Leguerronic. Dér. de Qwer : vert 
clair (Bret.). 

LegueTOl. Jumeau {gevel, Bret.). 

Leguillé. Aiguillior, fabricant 
d'aiguilles {eguillier, oil). 

Leguyadec. Tisserand {guiader, 
Bret.). 

Lehaen. Coq {haen, flam.). 

Lehalleur. Haleur de bateaux (?). 

Leharivel. Marchand de bestiaux 
(harivelier, Norm.). 



286 



Leh 



Leharle. Hâlé, basané {harUz, 
oil). 

Lehec. Chicane (hek, Bret.). 

Lehenaf. Aîné (Bret.). 

Lehericey.Leherioy.Lelieris- 
8ler. Hérissé (oii). 

Leherre. l*» Héraut, héritier, co- 
lère {her, oil, Norm.) ; 2» audacieux, 
intrépide {her, Bret.); *> pauvre 
homme, seigneur {héref oil, Ohamp., 
flam.). 

Leherpeur. Harpiste , hérissé 
(oil). 

Leheurtre. Tertre, rocher (^eur<, 
oil). 

Leheut. lo Hibou (oil) ; 2o mala- 
droit {heut, Bret.). 

Lehlr. 1« Long jAiV, Bret.) ; 2© f. 
du nom de saint ïÀleuthère {libre, 
grec). 

Lehmann. Paralytique (mann : 
homme ] lahm : paralysé; Idhmung : 
paralysie, AUem.). 

Lehoc. Croc, crochet (oil). 

Lehodey. Fatigué {hodé, oil). 

Lehon. Chien (flam.). Des Fia- 
mands de ce nom sont déjà tués à la 
bataille de Cassel, en 1328. 

Lehongre. Hongrois (oc). 

Lehot. lo F. de Lehant (grand) ; 
2o troupeau de moutons (oil). 

Lehouck, Lehoucq. Hameçon. 
Nom porté par une faction flamande. 
Ce sont peut-être aussi des formes de 
houch, qui est le Fourchet breton. 

Lehouerfl . Amer {chouerv, Bret.). 



Lehonssel. Houaean (oil). 

X«elir,I«elire.Initraction, seience 
(AUem.). 

Lehu. lo Hiboa (oil) ; So on dit 
en Normandie faire le hu pour faire 
ou avoir mauvaise mine, 

Lehuby.lo Tri8te,affligé(Norm.)î 
2o bien nourri (oil). 

Lehugeur. Faiseur de huge» (ha- 
che, baraque, oil). — An xiv« siô* 
cle, les huchers ou hugeurs s'appe- 
laient menuiaiera. 

Lehugueur. Faiseur de hngne» 
(robes et mani:eaux, capuchons), oil. 

Xiehupe, Lehure. Hérissé (oil). 

Leidlè. lo Didier {JUidier, oe); 
2o outragé (oil). 

Leigniez. F. de Laignier. 

Leinen. Fils de Lein : Léon 
(flam.). 

Leistner, Leltner. Mouleur de 
formes puur cordonniers {doLeisten: 
moule, AUem.) [?]. 

Lejalley. Faiseur de jalle8(seaax, 
baquets), oU. 

Lejard, Lejars. lo Jardin (oil, 
Champ.) ; 2o oie mâle (oU). 

Lejault. Coq, petit garçon (oil)> 
Lejay. F. de Legeay. 
Xiojeau. F. de Lejault 
Lejemble. Jeune (oil). 

Lejoindre, Lejolivet. Yoy. cei 

mots. 

Lejongleur. Troubadour(oil,oc). 



fe 



Lel 

Ijejonna. Jeune (oil). 

Ijejoatenx. Jouteur (oil). 

Lékieffre. lo Chef {kief, Picard.) ; 
2o forme francisée de Kiefer : sapin 
(Allem.). 

Ijélaizant. Voy, LaUant, 

Lelasseur, Lelasseoz. Fabri- 
cant de fliets {ltU9i oil). 

Ijelanraln. F. de Lorrain. 

I<èl6dier. Qui offenseï qui blesse 
(oil). 

Xielen,Z<eleuz.Loap (oil). Se dit 
encore en patois picard , comme l'at- 
teste ce proverbe encourageant : 

Il ne feat (hat) qa'ein keu (coa^) 
Poar tuer un leu. 

Ijéleesart. lo Défrichement ; 2o 
dér. de LaUse : faible, abattu (oil). 

Lèlevain. Etranger, enfant 
trouvé (oil). 

Lèleyter. Guide (flam.) [?]. Eu 
allemand on dit Leiter. 

Lèlezant. Qui prend du loisir 
(Ies€, oil). 

Zjellège. Vassal (oil). 

X«elioaz. lo ]âclair (elioux, oc) ; 
2« verrat (Norm.) ; S» teinture» encre 
{liou, Bret.). 

Leloareo. Lunatique {loarek , 
Bret.). 

liélogè, Lelogeals. Dér. de Lo- 
ger (loyer, louer, récompenser) ou 
de XrO^e (maisonnette). 

IjOloir. Outre le sens connu, peut 
«tre l'héritier, le lévrier {loir, oU). ' 

XiOlorier. Laurier. 



Lem 



287 



Lelonard, Lelouet. Dér. de Lou : 
loup, luth (oil). 

Lelouarme . Renard ( louam , 
Bret.). 

Leloutre, Leloutrel. Loutre. 
On disait un loutre au moyen âge. 

Lelu. Loup {lu, oil). 

Lelubez, Lelubois. Capricieux 

(de Lube : caprice, oil). 

Leluc. Luth, bateau (oil). C'est 
aussi un nom de lieu. 

IiOly. Joyeux {lye, oil). 

Lemadre. Faucheur (âam.); 
agathe, onyx (oil). 

Lemagourouz , Lemaguet . 

Maigre (oil). 

lAemaignan. Chaudronnier (oil). 

Lemainque, Lemainquet. Le- 

grand {maing, oc). 

Lemaire. Premier officier muni- 
cipal d'une ville, juge, régisseur, 
chef de corporation ou de confrérie. 
L'ancien nom de maire (du latin 
major, plus grand) a désigné jadis, 
selon les pays, ces diverses fonc- 
tions. 

Lemaistre, Lemaltre. Maître, 
docteur, savant, capitaine, méde- 
cin (oil, oc). 

Lemal, Lemale.Mauvais, dange- 
reux, redoutable, intrépide (oc, oil). 

Léman. Hors de la Normandie, 
selon Roquefort, leman signifie Nor- 
mand. En Normandie, selon Dumé- 
ril, leman vent dire bandit, et, selon 
Lehéricher, pilote. En Flandre, le- 
man est le feudataire, l'homme du 
fief. 



288 



Lem 



Lemanaoh . CTest le Lemoine 
breton. 

Lemsmcel. 1° Manceaa (oil) ; 2» 
petit duinaiue rural {maruel, Norm.). 

Lemanlcher , LemaxiiBsier . 

Menuisier (oil) [?]. 

Lemann. Yoy. Lehmann. 

Lemaout. Celui qui est le plus 
considéré, le plus influent de la pa- 
roisse (Bret.). 

Lemarchal. Maréchal (Est). 

Lemarcis. 1° P. de Marquis ; 2» 
voisin (de Iforcir; être contiga, oil). 

Lemardelay. Pour Lemartelier ; 
ouvrier travaillant au marteau (?). 

Lexnardelé. Marqué, bigarré. Un 
texte du xvi* siècle, cité pal* Littré, 
parle d'une queue toute martelée et 
coulourée comme celle d'un tigre. 

Lemare. F. do Lemaire. 

Lemareschal. 1*' Maréchal fer- 
rant ; 2o qui est au grand-officier dit 
maréchal. 



Ijeni 

' à des métairies. Ainsi, sur les pla- 
teaux du Midi, appelle-t-on wuu la 
grange où parquent un troupeau 
de moutons et son berger. Les gre- 
niers du ma» abritent la maigre ré- 
c jlte de seigle et de pommes de terre 
qu'il a pu faire entre deux roches. 
Kn général, dans le Midi, mas dési- 
gne aujourdliui le bâtiment de 
ferme ; 3^ sorcier (ce). 

Lemasson. Maçon. Nom donné 
pendant le moyen âge aux arehi- 
tcctes comme aux maçons. 

Lemat,Lematte. Triste, abattu, 
fâché, fou (oc, oil). Mot resté dans 
la langue des Joueurs d'éehecs(éeiiec 
et mat). 

Lemay. Les arbres de mai(qai 
étaient au moyen âge un grand 
motif de réjouissance) n'ont pss 
grande raison d'être dans la forma- 
tion de ce nom, qui me semble une 
forme de mai : maire, chef de cor- 
poration (oc). Il peut être aussi une 
forme de Lemey, abr. de Meyer 
(flam.). 

Lemaznxier. Métayer (oil). 

Lembert. F. de Lambert. 



Lemariè. Oomme on s*en doute, 
ce nom n'a été donné à l'origine que ' 
pour distinguer celui qui n'était pas ; 
célibataire entre deux hommes por- 
tant le même nom de baptême. 

Lemarois. Marais (oil). 

Ij8marq[uand. Marchand (Nord). 

Lemarquis. Qui est au marquis. 

Lexnarreo . Cavalier (mareJe, 
Bret.). 

Lemas. l» Triste, abattu (oil) ; 
20 petit domaine rural, maison. Ce 
nom de mas n'est pas donné toujours 



Lemeignan. Chaudronnier (oil). 

Lemeille. F. de Lemelle. 

Lemeire, Faucheur (oc). 

Lemelle. l» Merle, milan, merlan 
(oil) ; 2« ballon (mell, Bret.). C'est 
ce ballon qui est appelé aussi sotde, 
et dont le jeu mettait aux prises des 
villages entiers. 

Lemelorel. F. de Lemenorel (?). 

Lemembre. Prudent, avisé {mem- 
brat, oc). 

Leménager. Métayer (oil). 



Lem 



289 



Iiemenanx. Tuteur {meneur, 
oil). 

Iieménil. Voy. DumeeniU 

Lemenorel. Le plus petit, le mi- 
neor, le manoir (dér. deMenor, oc). 

Lemenuel. 1« Cornet de chasse 
(oil); 2» dér. de Menu : mince. 

I«exn6ny. F. de Leménll. 

I«exner. lo C'est le Lemaire bre 
ton; 2o par {mer, oc); 3° lac (oil). 

I«emerchier. Mercier (Picard.). 

IfOmeroier. Voy. Mercier. 

IjOinère. Maire, le plus grand, 
le pur (oil, oc). 

Xtemerre. F. de Lemôre. 

Lemosle. Merle (oil). 

laemesre. Voy. Lemaitre. 

I«exn6tai8. Métayer (Ouest). 

I«einear. !<> Mûr, prudent; 2^ ma- 
rais (oil). 

IjOrnière. l^F. de Lemire; 2» pur 

{mier, oc). 

laOniire. Médecin. Il y avait 
vingt-neuf mires en fonctions dans 
Paris eu 1292. Le dicton connu : 
c Ceux qui sont sains n'ont pas be- 
■oin de médecin *, se disait ainsi 
Jadis : « Cil qui êont sains n''ont mes- 
lier de mire. * Le blason d'une fa- 
mille de ce nom (d'azur à trois mi- 
roirs d'argent) ne doit être considéré 
que comme un Je a de mots. 

Liemit. Doucereux (oil). 

Ziemmel, Lemxnens. Dér. de 
Lem, abr» flamande de Lambert. 



Lemmer, Lemmeur. Rémou- 
leur {JLemmer, Bre t.). 

Lexnoal. Chauve {moal, Bret.). 

Lemoigne, Lemoine. Qui est 
au moine, qui est attaché à son ser- 
vice ou qui est sou parent. — A pu 
être encore un surnom dû à di- 
vei-ses causes. 

Lexnoltre. Métayer (moifrier, oil). 

Lemonier. Meunier (oc). 

Lemonnler. Meunier (oil). A pu 
vouloir dire aussi monnayeur, fa- 
hrieant de monnaies, mais plus ra- 
rement, quoiqu'au moyen âge bien 
des villes, des petits princes et des 
évéques eussent le droit de battre 
monnaie, avec leurs monnier». spé- 
ciaux. 

Lemonnyer. Semble plutôt (à 
cause de l'y) un nom de monnayeur 
que de meunier, Voy. Lemonnier. 

Lemonon. Meunier (oil) [?]. 

Lemor. Lemore. l«> Basané; 
2o Maure (oc, oil). 

Leino8q[uet. Émouchet (oc). 

Lemoulan, Lemoulant. 1° Gar- 
çon meunier (oil ; 2«> mou (oc). 

Lemoult. F. de mou ou de moulu, 
liïn langue d'oil, moult sigaiflait 
beaucoup, mais cela ne se prô;e pas 
à la composition d'un nom de per- 
sonne. 

Lemousln. F. de Limousin. 

Leznousaya. Velu, poilu (oil). 

Lemosme. F. de Lemoine. 

Lempeirière , Lempereur , 
Lexnperière. Qui est à l'empereur. 



13 



290 lien 

Lemuel. Maet (oil). 

Lemulier. 1° Meunier (wallon) ; 
2o enfant légitime (oil). 

Lamyre. F. de Lemire. 

Lenard. F. flamande de Léonard. 

I<enert, Lenera. Noir, triste 

(oc). 

Lengellè. Froid, engourdi (oil). 

Lenglè, Lenglet. F. de Lan- 
glais, Langlet 

Lenhardt. F. de Léonardj[All.). 

Lenioe. Simple, naïf (oil). 

Leniefte. F. deNiep: neven (oil). 

Lenier. Neveu (oil, Champ.). 

Lenique, Lenlez. F. de Lenieker: 
le nègre (flam.). 

liOnoay. Terrain marécageux 
{noë, oil). 

Lenoël. Voy. Noël. 

Lenorrois. Qui est du Nord (oil. 
Champ.). 

Lenouvel. !<> F. de Lenoôl (oc) ; 
2o nouveau (oil) ; comme nom sem- 
blable, on peut citer Leneuf. 

Lens, Lentz, Lenz. !<> F. du 

vieux nom germ. Lanz (pays); 2» 
f. flam. de Laurent (Iien«); 3<> n. d. 1. 
(flam.) ; 4o printemps (lenz, AUem.). 

Lenthèric. F. du vieux nom 
germ. Lentrich (riche du pays), vui^ 
siècle. 

Lentonnet. Dérivé d'Antonne 
(Antoine). 



Zjep 

Léo. lo F. latine de Léon; 2» 
joyeux (oc). 

Léon. Nom de saint (en latin Léo: 
lion). 

Léonard, Lèonet. Dér. de Léon. 
Le premier est un nom de sfànt 
FSrstemann le classe parmi ses vieux 
noms germ., mais il ne donne point 
la série des dérivés qu'il devait pré- 
senter en ce cas à la suite de Léon, 
etc., si Léonard était franchement 
germanique. 

Léonce. Nom de saint, en latin 
Leontiitê. Du grec leontio» : qui a la 
force du lion. 

Léopard. Outre le sens connu, 
rappelons qu'il est un nom de saint 
en latin Leobardus, qui se dit aussi 
Liehard, Du vieux nom germ. LU- 
hertf qui est une forme de Liuthraki 
(renommé du peuple), ix« siècle. 

Lêopold. Nom de saint, qui est 
une forme allemande moderne du 
vieux nom germ. Leohold (659), abr. 
de Liutbold (hardi du peuple). 

Léotard. On trouve déjà dans le 
Polyptique d'Irminon cette forme du 
vieux nom germ. Leuihard (aguerri 
du peuple), viii» siècle. 

Léotaud. F. de Léautaud. 

Leouzon. F. du vieux nom germ. 
latin Liuzo (peuple), xi« siècle. 

Lepage. Lepaige. On appelait 
page, un petit garçon employé aux 
services que comportait son ftge, 
dans les plus hautes comme les plus 
humbles conditions. Il y avait des 
pages de roi et des pages de cuisine. 

Lepain. F. de Lepin. 

Lepan. 1© Paon (oc, oil) j 2© bâ- 
ton ferré, pieu (oil) j 3o Paul (oc). 



Lep 

Ijepape. !<> Qui est au pape. En 
1681, Le Laboureur disait, eu par- 
lant des noms de famille : c Les di- 
vers degrez de la hiérarchie ecclé- 
siastique ont donné à nostre France, 
des papes dont la religion s'accorde 
fort mal avec ce beau nom. On ne 
sait pas bien d'où il leur est venu > ; 
99 en Provence, on dit aussi Lepape 
pour Lepère. 

Ijepareur. Foulon, ouvrier qui 
pare les draps (oil). Ou disait aussi 
pareur de cuirs pour corroyeur, pa- 
veur de maisons pour maçon. 

Xaepargneoz. Qui épargne, éco- 
nome. 

Ijepart. Sens de Léopard (oil). 

Xjepas. Défilé, passage de mon- 
tagne. 

Lepaul. Pieu, Paul (oc, oil). 

X«epaulxnler. lo Pèlerin revenu 
de Terre sainte avec la palme oon- 
sacrée ; 2o joueur de paume. 

liepaute, Lepautonnler, Le« 
pantre. Le patUe ou pautre était 
un homme dépourvu d'éducation. 
Le péjoratif était bien oublié quand 
le fameux Lepautre se fit un nom 
dans l'horlogerie. Pour Pautonnier, 
voyez ce nom. 

I^epavec. Qui a de groBsea mains 
et dé gros pieds (Bret.). 

Z<epeo. lo Engourdi, niais (oc) ; 
2o méchant (Korm.) ; 3o n. d. 1. ; 4° 
pic -vert {epec, oil); 5i° montagne 
(peeh, oc). 

IiOpeL 1» Chevelure, pavillon 
toc) ; 2o poteau (oil). 

Lepeltier. Fourreur (oil). 



Lep 



291 



Lepennetier. F. dePannetier: 
boulanger (oil). 

Leper. lo Echevin, compagnon 
(oil) î 2« bleu (pers, oil). 

Leperchois. Du Perche. 

Leperdriel. 1*> Perdreau ; 2o ma- 
chine de jet (oil). 

Leperrler. Poirier, joaillier, ma- 
chine de jet, soldat préposé à sa 
manœuvre. 

Lepers.lo Bleu foncé (oil) ; 2» mai- 
gre, desséché (oil). 

Lepesant. Outre le sens connu, 
a voulu dire tourmentant (oil). 

Lepeaqaeur. Pêcheur (oil). 
Lepesteur. Pâtissier (oil). 
Lepet. Montagne (oc). 
Lepeu. F. de Lepeut. 
Lepeuple. Peuplier (oil). 

Lepeut. lo Laid (oil. Est) ; 2o pieu 
(pens, oil). 

Lepic. Montagne, houe, pivert 
(oc, oil) j de couleur pie (oc). 

Lepichon. Petit {pichoun, oc). 

Lepilleur. Pillard. Nom donné 
aux anciennes compagnies de gens 
de guerre qui désolaient la France. 

Lepinois, Lepinoy. Terrain 
plein d'arbustes épineux. N. d. 1. 

Lepipre. Fifre (de Pipe : sifSet, 
oil). 

Lepissier. F. de Lépicier. 



292 I*8p 

Leplanqoais, Leplanquet. Pe- 
tit pont, passerelle (Kord). 

Leplay, Lepley. érable, haie, 
bois {plat, oc). 

Lepoldvln. Poitevin. 

Lepoint. Poulet^ peint, pi^oé 
(oil). 

Xiopointe, I«epolntre< Peintre 
(oil). 

Lepoivre. Pourpre. 

Lepoix. C'est an Poorchet du 
Midi. 

Leponner» Pesant^ lourd (Bret.). 

Lepp, Leppe. Leppich. Fade, 
naïf (Aliem.). 

Leprat. Pré (oc, oil). 

Lepredour. Soigneux (de Pre- 
der: soin, prévoyance, Bret.). 

Lepresle. Pré (jpraille, oil). 

Leprost. Préparé, preste. — 
Preêt est aussi une forme méridio- 
nale du nom de saint Priest. 

Leprestre, Leprètre. Qui est 

au prêtre. 

Lépreux. Prudent, courageux, 
homme de bien (oil). 

Leprevost. Voy. Prévôt. 

Leprieur. Qui est au prieur. 
Dans le sens de diseur de prières, on 
disait plutôt priant. 

Leprince. !<> Qui est au prince ; 
2o qui a des manières de prince ; 
3» le principal (oil). 



Lepron. 1» Alerte, aiêé (oil);8« 
profit (oc). 

Leprou. 1« Sens de Lépreux; 8» 
profit (oc, oil), ce qui a fkit notre 
expression peu ou prou. 

LeprouBt. F. de Leprevost. Le 
second o a disparu. On sait que l'u 
était le v du moyen âge. 

Leprovost. Voy. Prévôt. 

Lequart» Lequatre. Quatrième 
né. 

Lequen. 1« Le beau (ken, Bret.) ; 
2o de Lequin ou de Lequeiu {Leeonte, 
oU). 

Lequenne. Chêne (Nord). 

Lequèrè. Carré, cherché (cil). 

Leqaertier. Charretier (oil). 

Leqaesne. Chêne (Nord). 

Lequel. !<> Coi, silencieux (oc); 
2<' guet, garde de nuit (oil). 

Lequeu» Lequenx. !<> Cuisinier; 
2» attaché au maître queu. Car, il 
faut qu'on le sache, c'était, il y a 
quatre cents ans, un des grands of- 
fiées importants de la couronne que 
celui de grand queu, magnus eoquut, 
comme l'appellent magistralement 
les comptes latins. Le grand queu 
avait la surintendance générale de 
tous les o£Bciers de cuisine auxquels 
il transmettait ses ordres par le ca- 
nal de deux lieutenants on maîtres 
queux. Cest un Louis de Prie qui 
fut le dernier grand queu en. 1490. 

Lequien. Chien (Nord). 

Lequin. Petit (Nord). M. Ver- 
messe nous apprend qu'on dit en- 
core amicalement à Lille, en don- 



Ler 

maia aux enfants : viens, 
. — Bn Flandre, le redouble- 
nical quinquin est fort usité, 
e forme da flamand Kind. — 
a pu se dire aussi pour le 
I cinquième). 

oi, Lecpioy. F. de Lecoy. 

Ide, Lerade. 1» Vif, gai; 
ij dur (oil); do conseiller 
am.). 

f. F. de Lerey. 

sur. F. de Lerebonrs. 

i, Abr. de Lehéricé. 

1. Alouette. — Lerehental: 
e Talouette (Allem.). 

JOtllet. Court et trapu (oc). 
boulet. 

xmr, Lerebonrg, Lere- 

Pillard, revécbe, convales- 

). 

mley. Lieu retiré, enfonce- 
kchot {reculet, oii). 

le, Leredde. Sens de Le- 



ait. Gros et gras (oil). 
idu. Frère convers, ermite 

ry. Ré:if (r^#i«, oc). 

le. Coureur de nuit. Du 
tter qui a fait ribleur et ri- 
il). 

Otdet. F. de Lereboulet ou 
et: sentier (oil). Bxception- 
li, peut être un dérivé de 
[ui, comme rehoul, rent dire 
rdin (oc). 



Ler 



298 



Lerldais.. F. de Bidoiê. Petite 
éminence (oil). 

Lerlque. Riche (Kord). 

L6rl8. lo Hérisson (ériê, oc); 
2o friche {lairis, oc). 

LerlBSê. Hérissé (oil). 

Lermat. !<> Désert {erma*, oc); 
2o dér. de Lermar : larmoyer. 

Ijenuenier. l» Arménien, (er- 
menif oc) ; 2o f . de Lherminier. 

Lerznenat. l» Fourré d'hermine 
(oil| oc); 2o Arménien {ermin, oil). 

liermuseaux , Lermusiau. 
l-o Lézard (de larmuêe, oc); 2o dér. 
de Lermer : pleurer (oil). 

Leroi. Voy. Leroy, 

LeroUe. Rouleau (oc, oil). Sur- 
nom d'homme rond. 

Lerondeau, LerondeUe. !<> Hi- 
rondelle (oii) ; 2» gras. On disait 
rondelin pour groê et gras (oil). 

Leros. Roux (oc). 

Levosey. Rosier (oil, Bst). 

Leroudler. Fabricant de roues, 
charron (oc). 

liO Rouge. Ronge de vêtements, 
de teint, de cheveux ou même d'ar- 
mure. Dans le roman de Lancelot 
du Lac, on voit un chevalier Vermeil 
ainsi' appelé parce que son heaume 
et la housse de 'son cheval étaient 
de couleur vermeille. 

Lerousseau, Leroussel, Le- 

rout,Lerouxel. Ce n'étaient pas des 
hommes à cheveux tout à fait roux, 
mais tirant sur le roux. 



294 



Les 



LerouviUois, Lerouxrillois . 

lo Le rouge village (oil) ; 2© de Rou- 
ville ou d'Hérouville. 

Leroy. Qui est au roi, qui relève 
du roi et non d'autre seigneur. Un 
document du xiii« siècle (la Chroni- 
que de Reims) dit ainsi que c le 
liuens (comte) de Campaigne estoit 
comme le roi. > C'était encore le 
nom de certains chefs de corpora- 
tions. 

Leroyer. !« Charron, faiseur de 
roues (oil) ; 2° exceptionnellement, 
voisin. 

Lerozay. Lieu plein de roseaux 
ou de roses. 

Lerroumest. F. de Lesrowaeta : 
les ronces (oc). 

Lerust, Leruste. Fort, vigou- 
reux et rustique. Dans le sens de 
grossier, ce mot ne paraît pas plus 
vieux que le xvi« siècle. 

Lenith. Ruisseau (rupt, oil). 

Lesachë. Desséché, secoué, sac, 
fourreau (oil). Peut dériver aussi 
de sache (sage) ou être une forme de 
sachet : religieux. 

Lesaffre. A pu vouloir dire : 1° 
le goulu, le vorace ; 2o le vif, le rusé 
l'agréable. Saffre a ces deux sens en 
vieux français ; avec un accent sur 
Ve (saflfré), il signifierait brodé d'or et 
de soie (oil). 

Lesage. Avec le sens actuel, sage 
avait celui de savant instruit. 

Lesannier. Dér. de Sagne : jonc 
(oil). 

Lesaulier. Dér. de SauUe : saule 
(oil). 



Les 

Lesatdnier, Lesannier. Se di- 
sait du marchand comme du fabri- 
cant de sel, et du préposé au grenier 
à sel (oil). 

Lesault. lo Sauvé (oil) ; 2o forêt 
(oil). 

Leabazellles. Les églises (oil). 
Lesbonne. Les fondrières (oc). 
Lesbros. Les ronces (oc). 

Lesbrœsart, Lesbronssard. 

Les broussailles (oc). 

Lescaller. Couvreur (oil). 

Lescaloppler. Dér. d^Eiealope: 
coquille (oil). Surnom de pôleriu. 

Lescamela. Escabeau (oc). 

Lescanne, Lescandieu. F. 

d*Escame : escabeau, prie-Dieu (oc, 
oil). 

Lescard, Lescarin, Lescarret 

économe {escar, escars, oc). 

Lescases. Les maisons (oc). 

Lescelle. Forme de Léchelle: 
échelle, pilori, gibet. 

Lescène. F. de Lesenne. 

Lesceurre. F. de Leseurre. 

Leschères , Lescherin . !<> 

Friand, libertin {lecheres, oil). C'est 
le Uchard du moyen âge ; 2» n. d. 
1. (Est). 

Leschi. Banni (eschis, oil). 

Lescop. Crachat {escop, oc). 

Lescot. Ecossais (oc, oil). Excep- 
tionellement, mis en liberté, délivré. 



Les 



295 



mart. Mugasin de cuirs 
oil). 

>afle. Milaui oiseau de proie 



yavé. Brossé (du verbe Es- 
oil). 

minier. Fabricant de coffres 



roart. Jâcrivain {d'Eseroe : 
sriture, oil). 

ire. lo Métairie (oil) ; 2o 
>c). 

irler. lo Métayer. WEseure : 
1 (oil); 2o dér. ù^Escurer : 
*, promettre (oil). 

7er.0atre les jeunes gentils- 
écuyers, c'est-à-dire appreu- 
Aliers, il y avait des écuyers 
erneurs d'écuries de toutes 
depuis le grand écuyer du 
a'à l'écuyer modeste du va- 
roturier. Dans le premier 
re Lescuyer voudrait dire qui 
iuyer ; dans le second, il se- 
1 une désignation d'emploi. 
3ut plus maintenant préciser 
ge. 

Ile. F. de Lescell«. 

nèoal. Sénéchal. La même 
on doit être faite ici que 
scuyer. Il a pu vouloir dire 
au êénichal lorsqu'il s'est 
grand sénéchal (grade que 
t assimile à celui de grand 
tandis que d'autres textes 
liens le représentent comme 
(tendant de l'hôtel royal, fai- 
Buler le vin et les coupes). Il 
igner l'office même lorsqu'il 
i d'un sénéchal ordinaire, 
it subalterne, qui était ce- 
lé supérieur des baiUis et 
nt-général du comte. 



Lesenne. Saxon, Suisse (oil). 

Lèsent. Pieux, saint («an<,Bret.). 

Léser. Lecteur, vendangeur (Al- 
lem.). 

Lesergeant, Lesergent. Le 

premier sens de ce mot fut celui de 
servant ou serviteur. Avec le temps, 
le sergent prit place un peu par- 
tout. Il s'appelait sergent éC armes 
lorsqu'il précédait la personne du 
roi, avec une masse d'armes sur l'é- 
paule, sergent de pied lorsqu'il ser- 
vait à l'armée comme simple soldat, 
sergent des eaux lorsqu'il faisait 
l'office de garde des eaux, sergent 
volant lorsqu'il était garde champê- 
tre. Pins tard encore, ce fut un huis- 
sier, qui s'appelait sergent à cheval 
lorsqu'il allait instrumenter dans 
la campagne. Les anciens eommis- 
saires-priseurs ont été même nom- 
més sergents à verges. Les sergents 
de notre année ne paraissent pas 
plus anciens que le xyi« siècle. 

Leserre. Défilé de montagnes, 
col (oc). 

Lesert. Assuré, certain (oc). 

Leseur, Leseure, Leseurre. 
lo Beau-père, sureau, certain, as- 
suré {seur)'y 2o tuteur {seure, oil). 

Lesevre. F. de Leseure. 

Lesguem. Les aulnes (Bret.). 

Lesieur,Lesieiix. Moissonneur 
{silleur, oil). Dans le sens de sei- 
gneur, sieur ne paraît pas an«ien. 

Lesigne. Cygne (oil). 

Lesillard, Lesilleor. Moisson- 
neur (oil). 

Lesiznple. Candide, affligé (oil). 



296 



Les 



Leslre. Qai est an sire , aa sei- 
gneur. 

Lesjean, Lesxnarle, Lesmu- 
railles. Qui est aax Jean, aux Ma- 
rie, près des murailles (oc, oil). 

Lesné, Lesnler. L'aîné, lainier 
(oil). 

Lesobre. Outre le sens actuel, 
peut vouloir dire celui qui ett au- 
deasus {aohre, oc). 

Leson. Le sommet, hauteur (oil). 

Lesort, Lesortier. Sourd (oil). 

Lesotier. Extravagant (de Sotie : 
extravagance, oil). 

Lesoudier. Soldat payé par un 
prince ou une commune (oil). 

Lesouef. Doux, suave (oil). 

Lespadin. F. iVEspadon : large 
épée (oil). 

liOSpalier. Terrain couvert de 
broussailles (de Espaille, oil). Les 
autres sens paraissent modernes. 

Lespes. Lourd, épais (oc), 

Lespiat. 1° Épieu, javelot (oc) ; 
2<» dér. d'Espin : sui-veill«nt (oil), 

Lespinas, Lespinasse, Lespi- 
nay, Lespine, Lespinois. N. d. 
1. entourés ou couverts d'épines et 
de buissons (< c, oil). 

Lespingard. Dér. du verbe Ea- 
pinguer : gambader, se réjouir (oil). 

Lesquerreux. lo Qui fait ou ma- 
nie l'équerre (caqiUerre, oil); 2° qui 
porte ceinture de pèlerin {eaquerre, 
oin. 



lies 

LeBqaerselle. Eaeareelle. Nom 
d*homme riche. 

LasqoieD. Les chiens (Kord). 

Lesquilller. F. de Lescuyer. 

Lessard, Lesser. Terre défri- 
chée, essart. 

Lesse. Hôtre (heêse, oil). 

Lessertear, Lessertisemor J>é- 

fricheur (oil). 

Xtossetir. l» Qui laisse (oil); 2» 
chanteur, poète (de Lesae: chant, 
pièce de vers (oil). 

Lessore. lo Jaune-brun {êaure^ 
oil); 2o celui qui laisse (lessor, oil); 
S» hâle {eaaort, oil); 4o qui est au 
dessus (êore, oil). 

Lestage. Grand chemin (o'.l). 

Lestan, Lestand. étang. 

Lestelle. étoile (oc). 

Lesterlin. Peut être un nom de 
monnaie anglaise (eaterling) donné 
«omme sobriquet. Elle eut cours en 
France au xv* siècle. — Peut être 
aussi un nom d'origine. On ap- 
pelait au moyen âge eaterlina on 
auaterlina les Saxons de l'Est qui 
étaient venus s'établir au nord de 
notre pays. Dans les deux cas, de- 
vrait s'écrire VEaterlin. 

Lestear. !<> Ballon, balle de 
paume (eateur, oil) ; 2*^ violent, sédi- 
tieux (ealere, oil).. — Je relève la 
forme ealeur dans Roquefort, mais 
on écrit plutôt eateuf. 

Lestlboudols . Dér. de Eatib 
(d'été, oc). Sans doute nom de moi- 
sonneurs, comme Estlbadour (oc). 



Lestievant , 

Etienne (oil). 



Lestievent. 



Les 



Let 



297 



ent. F. de Lestievant ou 

iver : mener paître les trao- 

moutagne pendant Tèié 



■art, Lestocq., Lesto- 

ir. etf. à^Eêtoe : b&ton ferré 

, épée droile et longue 

Normandie, toeard veut 



do. Route pavée (oc). 

Age. étranger (oil). 

, Lestret. Grand chemin 



ngant , Lestxingaat . 

ité (oc). 

or. Cordonnier, ou plutôt 
le chaussures ; car, autrc- 
irporation comptait : y> les 
)rs (cordouanier9)f irsvail- 
rdeOordoue, le maroquin ; 
etiers (çavetierê au Nord; 
an Midi), ne pouvant tra- 
ue la basane, 1o cuir de 
les tueurs. Ou ne voit pas 
lit au Juste leur spécialité, 
orme latine de leur nom 
le donne à penser que la 
' jouait un grand rôle. «En 
is possédait 226 .cordona- 
I çavetierê et 25 sueurs sou- 
1 est à not«r que les sueurs 
raude minorité tandis qu'ils 
irdliui la majorité dans les 
famille. On rencontre, en 
ite Lenteur et onze Sueur, 
Cordonnier. Il est vrai que 
voulait dire aussi sureau 
ouvait être un nom do voi- 
oy. Sabatier. 

re, F. de Lesueur. 

, Lesure. l» Celui qui de- 
i-dessus (sur). Nous avons 
es noms de ce genre dans 



Lamont, Laval, Lesobre. etc. ; 2» 
beau-père {sure, oil) ; 3o aigre (oil) ; 
4o abr. de le êuer qui se disait pour 
le eueur eu langue d'oil. 

Letac, Letacq. !<> De couleur 
pourpre {tac, oil) ; 2° poteau, guide 
{ettae, oc, oil). 

Letaillandler. Au zv« siècle, 
taillandier signifiait encore tailleur 
d* habita, 

Letalle. Siège de bois (estalle, 
oil). 

Letard. Lent, tardif (oil). 

Letargat. Enorgueilli (oc). 

Letellier.Fabricant ou marchand 
de toiles (oil). Les Letellier de Hau- 
terocqne (Normandie) ont trois na- 
vettes dans leurs armes. 

I«etendre. Qui n'a pas la force 
(oil). 

Letenneur. Tanneur (oil). 

Leter. l© Vif, violent (Bret.)î 
2o tertre, éminence (oil). 

Leterme. Borne (oil). 

Xeterrier. Tertre, bord de ri- 
vière, juge de la terre, seigneur de 
la terre (oil). 

Letessier. Tisserand (oil). 

J«eteiirtre. 1° F. de Letertre; 
2o tourtereau (oil). 

Letexier. Tisserand (oil). 

Leteux, Lethel, Letheu, Le- 
thielleux. Lethel est une forme de 
le telh : le tilleul (oc). Lethielleux 
est é videmmen t une forme de tilleul, 
dont Leteux et Letheu semblent des 



13. 



298 



Let 



abréviations, s'ils ne sont des formes 
de Leteuf : la balle de paume (oil). 
Ce jeu était si répandu que do tels 
surnoms ont pu être nombreux. 

Lethorel. Taureau (oil). 

Lethoit. Cour, habitation (Nor- 
mandie). 

Letiche. lÊconome (Limousin). 

Letlec. Fermier économe (tiekf 
Bret.). 

Letieroe. Troisième né. 

Letièvent. Etienne (oil). 

Letilbois. Taille-bois. Surnom 
de sculpteur. 

Letocq. l» F. de Lestocq ; 2o 
chapeau rond {toque, oil ; tok, Bret.). 

Letoffe. On appelait geru d'eatofft 
ceux qui avaient du mérite et du 
courage. Mais ce doit être une forme 
de Leteuf : balle de paume. 

Letombe. Tertre, éminence (oil). 

Letondor, Letondot. Tondeur 
de draps ou de brebis (oil). 

Letoquart. 1° Qui frappe, qui 
heurte ; 2o entêté (Norm.). 

Letomeur. Tourneur (oil) 

Letort. Courbé (oil). 

Letot. lo Cour, habitation (Nor- 
mandie); 2» extravagant (yeêtot, 
oil). 

Letoulle. Caverne, trou {touU, 
Bret.). 

Letourmy. lÊmn, étonné, sédi- 
tieux {têtourmir, oil). 



Lietoamel. Etoumeaa, étourdi, 
évaporé. Ce dernier sens a eu eonrs 
de bonne heure, car un texte da 
zye siècle, cité par Littré, contient 
ce reproche : c As-tu bien teste d'ei- 
toumel? Ne me crois-tu mie? • 

Letonmier. Voy. ToumUr. 

Letouzé, Letonzy. Rasé, sans 
barbe (oil). Ce qui avait fait donner 
le nom de totuiau aux jeunes gens 
imberbes. 

Letrillard. lo Treille d'arbre, 
vigne haut montée {trUhard^] P 
dér. de TrUle : maigre (oil). Dans le 
sens de battre, étriller est du xvi< 
siècle. 

Letroadec. Qui a de grands pied< 

(Bret.). 

Letrosne. lo Poids publie (oil); 
2o auge (oil). 

Letteron. lo Lézard (Zefrotm, 
oc) ; 2o lutrin {leetrun, oii) j 3© lettré, 
de Lettereê : lettres, études, (oilj. 

Letrucheux. Yoy. Truéher, dans 
le Dict. de Roquefort, page 664. 

Letu. Tilleul {tu, oil). 

Ijetulle. Etourdi, extravagant 

Leturquier, Leturcpiis. Dér. de 

Leturc. 

Lètuvè, Letavet. Semblent 
plutôt des noms de baigneurs (e«to- 
viers) que de baignés (estuvés), bien 
que cette dernière origine soit pln« 
correcte. On sait que nos bains pu- 
blics s'appelaient ituves. 

Leu. lo Loup (oil), leste (oc); 
2o f. du nom de saint Loup. 

Leadet, Leudière, Lendon, 



Lendot. On ne peut faire dériver 
eei noms de leude (yassal), qui n'a 
en cours qne dans les premiers 
temps de la monarchie. Ils vien- 
draient plutôt du mot leude qui dé- 
signait tout impôt. Le receveur 
d'impôt était le leudier, d'où le nom 
de Leudiire, bureau de perception 
(oil), à moins que ce n'ait été le 
domaine d^Eude*. On peut avoir 
employé aussi Leud«t, Leudon et 
iMudot comme dérivés de Eudes. On 
a de même Levattier^ Levaltier, 
Lejean, etc. 

X«eilitroy. Nom de saint, en latin 
Leufridfu, du vieux nom ^emuui. 
Lentfrid (pacifique du peuple), viii« 
■ièele. 

Xteoller, Lenllier. Huilier (oil). 

Leone. Lierre (oc). 

X^eure. 1« Subtilité, fausse pro- 
messe ; 2o forme de Lèvre «* lévrier 
(oil). 

Leurent, Lenret, Leuriot. Dér. 
de Leure. Le premier peut être une 
forme de Laurent. 

IieTadoar. Percepteur, reoevaur 
{Uvador, oc). 

Levalgneur. Fermier (Est). 

laevain. Faible, abattu (oil). 

laevaiqtie. Qui est à l'évéque. 

Xterallet. Yoy. BeauvaiUL \ 

Lerallois. Du duché de Valois 
ou du pays de Galles. 

Iieraltier. Yoy. Vautier. 

Levaslot. Dér. de Vassal. 

Lerasseur, Levassor. Passe 
pour une forme ancienne de Vassal. 



LeT 



299 



Je dois faire observer cependant 
qne va»4al me parait au moins aussi 
ancien que vcuaeur, car, dès le xi<^ 
siècle, il se trouve dans la charuon 
de Roland. Aussi me semble-t-il 
avoir été simplement une abrévia- 
tion de Levavoêêeurf qui aura fini 
par gêner la prononciation. Oe qui 
me confirme encore dans cette idée, 
c'est que Levtuêor (qui doit être 
une forme méridionale de Levas- 
seur) n'existe pas dans le provençal 
qui a vavoêsor seul ; vcuaor n'en peut 
donc être qu'un abrégé. 

Xievattier. Voy. VattUr. 

LeTanchë. Vacher (oil). 

Ijevaufre. Vallon sauvage (vau- 
fera, oc). 

JLevaux. Vallon (oil). 

Levavasseur. C'était le vassal 
du vassal, et sa qualité était natu- 
rellement moins relevée. 

Levayer. Officier chargé de la 
tenue des voies publiques ou vaieê 
(oil). Je ne oroisjpasque le voyer 
ait été un vicomte, comme le dit 
Roquefort. 

.Jjsvé. lo Gué; 30 vrai (oil). 

Xe-veau, Le-veanz. i« Vieux; 
2® vallon (oil). 

Leveel. !<> Vieux ; 2o veau (oil). 

Xerèigneiir. F. de Levaigneur. 

lierai. 10 Vieux ; 2o veau (oe). 

Levèque. Qui est à l'évéque. 

Leverd. Vert d'habillement. — 
En parlant d'une famille lyonnaise 
du nom de Verd, c il y a des gen- 
tilshommes de toute couleur, dit 



300 



lieT 



tm auteur ancieu (Le Laboureur), 
Car il 7 en a des Blanc et dos Noir, 
des Rouge, des Roux et des Gris. 
Quant à nos Verd, ils étaient nobles 
et anciens. » — 11 faut ajouter que, 
souvent aussi, Leverd a signifié 
Vaulne (oc). Nom de voisinage. 

Ifeverdler. Garde forestier (oil). 

Lerere. Bigarré, printemps, 
aulne (ver, oil.). 

Levergeois. loM. s. q. Verger ; 
2o dér. de Vergié: rayé (oil). 

Levert. Sens de Leverd. 

Xtevesque. Qui est à l'évéque. A 
Metz, le palais épiscopal s'appelait 
court Vévesque. 

I«evet. lo Sapin (evtt, oc) ; 2» lé- 
ger, facile (levet, oc). 

Leveugle. Aveugle (oil). 

Le-veziel, Levezou. Rusé, fin 
(vezié, vezioue, oil). 

IiOvi. Lié, conjoint (hébr.). 

Leviau. Chemin (oil). 

Levicoxnto. Qui est au vicomte. 

Leviel, Leviez. Vieux (oil). 

Levillaln. Villageois (oil). 

Levlno, Levlnvlelle. Vin jeune 
(vinot, oil), vin vieux (vin-viel). 

I«evl8. lo F. de Lewie : Louis 
(Angl.); 2» pont-levis (oc). Dans 
TYonne existe aussi une commune 
de ce nom. Enfin, le Dictionnaire 
de Roquefort donne un quatrième 
sens, p. 722. 

Levltte. Blanc (flam.). 



Iferolr, Levois. N. d. 1. élevés, 
ayant une vue étendue sur les envi* 
rons. De là Beauvoir et Beauvois. 
Levoir peut vouloir dire aussi le vrai 
(oil). 

Levol, Xierolle. l« Hiéble (eool, 
oc) ; 8* étovrdi, inqidet (evoM, oil); 
S» volonté (vciy oc). 

laevni'tf Lerraiid, Ijervret. Dér. 
de Livre ou de lièvre, on même de 
lévrier qui s'est écrit aussi lèvre, an 
dire de Roquefort. 

Levrlen. Ami, friaad {prUn, 
flam.). 

Levy. Voy. Lévi. — Exception* 
nellement, recrue (Angl.), 

Lewal. Wallon, Gallois (waU, 
flam., oil). Sept Flamands de ee nom 
figurent parmi les morts de la ba- 
taille de Cassel (1328). 

Ley. lo Loi (oc, oil) ; 2o plaine, 
prairie (Angl.) ; 9o proche, à côte 
(layê, oil). 

Leygae. Bau (eigue, oc). 

Leynadier. Aîné (aynoAet, oe). 

Leyssus. Là au-dessus, en mon- 
tant (oc). Nom de demeure. 

• 

Lézard J«ezaud, Lezeau, Leze* 
ret, Lezier. l» Dér. de Leze : repos, 
loisir (oil). Surnoms d'inoeeupés; 
2o exceptionnellement, dérivés de 
lez : proche, auprès. — Pris au fi- 
guré, le surnom de lézard convient 
à notre premier sens, car on dit 
faire le lézard pour rester eatu bou- 
ger. Le Midi a lezeroê (inoccupé) qui 
est bien près de notre Lezeret. 

Lheman, Lhéon, Lher. F. de 

Lehmann, Lehr, Léon. 

Lherbette. Lieu herbu. 



Lhn 

Uiérldhon. HériBBon (oil). 

Lherme. Lieu désert (oil). 

Lhermeroat. Larmoyenr ( de 
Lermer : pleurer (oil). 

Itherminé, Lherminler.Fourré 

d'hermine, fourreur (oil). 

Ubiemaalt. Dér. de Hergne (cha- 
grin, maussade), qui a fait an Nord 
(emu (orageux). De même en argot, 
on dit amaud pour mécontent, et re- 
nauder pour murmurer. 

I«hérondel. Hirondelle (oil). Ce 
nom était autrefois masculin et fé- 
minin. 

Xihealler. Huilier (oil). 

Uioiner. F. du nom de saint 
Laumer, en latin Launomam», Du 
vieux nom germ. Latmomnr. 

XihozDme. Orme (oil). Le sens de 
8ujet, va»êal, nous paraît moins 
probable. 

Iihomond. lo Hautmont; 2^ pe- 
tit homme {homons, oil). 

Ubionneux. Grondeur (hongneux, 
oil). 

UlOBte. Hôte. S'est dit de celai 
qui recevait comme de celui qui 
donnait et qui vendait l'hospitalité. 
Lie sens de maître d'hôtellerie est ici 
le plus vraisemblable. Hoate s'est 
dit aussi pour hostel. 

lihoameau. Ormeau (Ouest), pe- 
tit homme {homeau, oil). 

XJmintre. F. de Le vintre : l'hiver 
{tointer, flam.). 

LhtOller. Huilier (oil). 
lihaiier. Libertin {hurrier, oil). 



Lie 



301 



Lladouze. Source d'eau {adous, 
adoutZf oc). Oa «ait que li vaut le. 

Liais, lo Fléau (Norm.) ; 2» f. de 
Lié : gai, aimable (oil). 

Llandier. Grand chenet {andier, 
oil). 

Llard. !<> Gris-brun, gris-pom- 
melé (oc, oil); 2o dér. de Lie .'joyeux 
(oil). 

Liatard. F. de Liautard. 

Llaudat, Llaudet. F. de Olau- 
dat, Claudet (Bresse). 

Liautard, Liautaud. F. de Léo- 
tard, Léotaud. 

Liautey. F. de Léautey. 

Libaude, Libeau. Le Baude, lo 
beau. Voy. Baude. 

Libert. !<> Nom de saint, en latin 
Lihertu» (affranchi) ; 2o le bert (voy. 
Bert) î 30 f. de Liébert. 

Libigre. F. de Lebigre. 

Libion. F. de Leblond. 

Libxnaxin. Homme aimable (liefr- 
mann, Allem.). 

Liborel. Voy. Borel. 
Liboz. Le bois (oil). 
Librott. Le breuil (oil). 

Licken, Lickens. Dér. de Liicke, 
forme flamande de Nicolas. 

Liebout. Nom de saint, en latin 
Leodovaldua. De Leodebald (hardi 
du peuple), 662. 

Liebe. Amour (ÂUem.). 

Liebenuann. Homme charmant 
(AUem.). 



302 



Lia 



Uebert. F. du yieox nom germ. 
Lietbert, qui s'écrivait Liudberct (re- 
nommé du peuple) an vii« siècle. 

I«lebhsd)er. Amant, ami, amateur 
(AUem.). 

Liebich, Liebig. Aimable {lU- 
hlieh, Allem.). Fdrstemann a trouvé 
des Libich en 812 (même sens). 

Idebxnan. Homme aimable (Al- 
lem.). 

Llebrelch. Aimant, charitable 
(Allem.). 

Llebschutz. Bel-abri. O'est le 
Beaurepaire allemand. 

Idedet, Uedot. Dér. du nom de 
saint Liede, en latin Lœtus : joyeux. 

Liègard. 1*> F. du vieux nom 
germ. £>iu<ie(jrar (javelot du peuple), 
yni« siècle ; 2» f. de Liégeard. 

Liège. A pu se dire du chêne liège 
comme du liège : vassal lié par ser* 
ment particulier (oil). 

Llègeard, Llégeas, Llëgeot, 
Llegerot. Dér. de Liège, ou de 
Léger. 

Liegey. F. de Liégier, qui est lui- 
même une forme du nom de saint 
Léger (xiv* siècle). 

Liënard. Nom de saint, en latin 
Leonardua, ce qui en fait une forme 
de Léonard. 

Lienhardt. Léonard (AUem.). 

Liesse. Joie, plaisir (oil). 

Liet.Content,j oyeux (de Z>i^> oil). 
Liet serait plus près du lœtuê latin. 

Liètard, Liètaud, Liètot, Liè- 



tout. Dér. de Liet. Liétard et lié- 
taud sont aussi des vieux noms ger- 
maniques. Lietart, écrit ainsi dès 
955, est une forme de Liudhari 
(aguerri du peuple), ym» siècle. Lié- 
taud et Liétont sont des formes de 
Leotajld (ancien du peuple) etLieMf 
(loup du peuple). 

Lieutard, Lieataod. M. s. 4. 

Léotard, Léotaud. 

Lieux. F. du nom de saint Lien, 
en latin Léo, ce qui en fait une 
forme de Léon. 

Liéval, Lié-vaux. Yal Joyeux 
(oil). On trouve de même des Mont- 
joyeux. Surnoms dus i de riants as- 
pects. 

LiéTin. 10 Nom de saint, en latin 
Livinu», Du vieux nom germ. LMn, 
abr. de Lidwin et Liudvin (ami du 
peuple), 723 ; 2o forme de Lieuvain: 
de Lisienx ; 80 nom de lieu (Pas-de- 
Calais). — LUvin a été enfin une 
forme hollandaise de Gratien. 

Lièvre. Surnom de timides. 

Lièvrel,LièvTin.Dér. de Lièvre. 

Lies. Joyeux (oil). 

Ligeard, Ligeaux* Liger, Li* 
geron, Ligerot. Liger ebt une 
forme de Léger, Les autres noms 
sont ses dérivés. 

Ligey. F. de Ligier. 

Ligier. F. du nom de saint Léger 
(xye siècle). 

Ligneau. F. de Lignel. 

LigneL i» Prompt {ignel, oil); 
2ogros fil à coudre {lignel^ oil). Peut 
être aussi un dérivé de Ligne : bois à 
brûler (oil). 



Lim 

lâignwreaz. Marchand ou dé- 
ehsrgenr de bols. Voy. JAgnier. 

IiigneroUes. Dér. de Lignière. 

Ligney. F. de Lignier ou Ligny. 

Ligniel. Yoy. Lignél. 

Lignier. Fagot, bois à brûler, 
grenier à bois (oil). 

Ugnière, Lignières. Cultures 
de lin (oil). 

Iiigny. N. d. 1. assez répandu, 
dont les interprétations sont varia- 
bles, car elles sont basées sur des 
formes anciennes variables aussi. An 
Nord, Liffny qui s'est dit Latiniacum 
■erait le domaine de Latinus, nom 
romain. Mais dans la Meuse, Ligny, 
qui se disait Lineium en 952, semble 
désigner plutôt nne culture de lins. 

Idgonnet. Le Higonnet. Voy. ce 
nom. 

Ugot. Le Got. Yoy. ce nom. 

xagreau, Liguey, laguier. F. 
de Ligerot, Ligey, Ligier. 

Ijigris. Le gris. 

lâiguey, Uguier. Voy. Ligreau, 

Uguière. Chef, guide (oil). 

Umagne. 1° Le grand (oc, oil) ; 
2o nom de pays (B.-Auvergne). 

liimal. Le méchant. 



Ijimanton, Limendouz. Je ne 
cite ces deux noms que comme exem- 
ple de la défiance avec laquelle on 
est forcé d'accueillir les explica- 
tions les plus faciles. Limanton n'a 
rien de commun avec le mentoiif et 
dans Limendoux, le travail de la lime 



Lin 



303 



n'entre pour rien. Ce sont deux 
noms de lieux de la Nièvre (en latin 
Limentum) et des Basses-Pyréuées 
(en béarnais, Lue-mendos). 

Liznard. Dérivé de Idme (sens 
connu), ou de lime (pénitence), ou 
de limer (regarder de travers), oil. 

Limonaire. Limonier (oc). 

Limozin. Limousin. 

Linard, Linardon. !<> F. berri- 
chonne de Liénard; 2» abr. de Coli- 
nard. 

Ijinaud. loNom de saint, en latin 
Leonardus. Yoy. Léonard; 2° abr. 
de Colinaud. 

Ijind, Lindeman. Doux, tendre 
(Allem.). Lindé veut dire aussi til- 
leul (Allem.). 

Linden, Ijindenberg. Les til- 
leuls, montagne de tilleuls (Allem.). 
En anglais, linden veut dire aussi 
tilleul. 

liindenberger. De Lindenberg. 

Linet. Abr. de Colinet. 

Linget. Dér. de Linge : faible, 
délicat (oil). 

liingot, Ungnet. Diminutif de 
lingue, qui signifie encore médisant 
dans les dialectes du Centre. Lan- 
got, Languet, Linguet, Lingard, sont 
des noms semblables. 

Linière. Culture de lin. 

Linjean. M. s. q. Linge {?) 

Link. Gaucher (Allem.). 

Linon, Linot. Abr. de Colinon. 
Colinot (outre le sens connu de Zi- 
not, oiseau). 



304 lAv 

Uns. F. flamande de Léonce. 

Lintz. F. de Lentz. 

Llobard, Iiioger. M. s. q. Lio- 
bard et Léger. 

Lion. Nom de ville, d'animal et 
même de saint, car Lions est aussi 
une forme de Léonce, ce qui donne 
i penser que Lion a pu être une 
forme de Léon. Ce nom est porté 
par beaucoup de familles Israélites, 
ce qui me ferait incliner en^ce cas 
vers le nom de la ville, quand il 
n'est pas une allusion au lion de 
Juda (emblème de la nation juive) ou 
le nom de Loewe francisé comme 
l'a été celui de Hirsch. Voy. Cerf, 

Lionel. Dér. de Léon. 

liioneton, Lionnet. Dér. de 
Lion. 

Lions. Voy. Lion. 

Lior. Jardin {liorê, Bret.). 

Liot. M. s. q. Liet 

Liotard. loDér. de Liot ; 2» forme 
de Léotard. 

LiouviUe. N. d. 1. (Meuse) dont 
la forme ancienne est Liauville (en 
latin Lialdi villa, domaine de Llaud 
ou Liald, forme du vieux nom germ. 
Leoaîd: vieux lion). 

Lipp. Abr. flamande de Philippe. 
On dit de même Lippo en Italie. 

Lipmann. F. de Liebmann ou 
dér. de Lippe : lèvre (Allem.). 

Lippold. F. de Léopold. 

Lips. Fils de Philippe (flam.). 

Lirand, Lir6, Lireuz, Liron, 



Lirot. Dér. d'Ire : colère (oil). Sur- 
noms de courroucés, Liron et Urot 
veulent dire aussi loir, rat. 

Lisambert. Voy. Uembert. 

Liscoët. F. de Lescoat : cour, 
lisière de bois (Bret.). 

Lise. Abr. d'iélisabeth. 

Lisle. Habitant Itle. 

Lisse. Barrière (2»Ma, oc). Ba 
langue d'oil on appelait Ueeê la 
place réservée aux tournois. Ren- 
n«8 avait sa place des Lices. 

Littleton. Petite ville (Angl.). 

Litre, Littrè. N. d. 1. (Oaest). 
Listreium en 1170. M. le Gomman> 
dant Mowat a publié sur ce nom une 
dissertation intéressante. On s 
donné à littré le sens de lettre, mais 
cette forme ne se trouve pas dans 
les textes anciens. 

Livergne. Aulne (oil). 

Livemaux, Liverneaux, Li- 
vemet, Livemois. Aulnaie (oil). 
Voy. IvemauU, Ivemeau. 

Livet. lo If . d. 1. où croissent les 
roseaux, selon M. Cocheris ; 2? abr. 
d'Olivet; S^* forme de Livek (teint 
coloré, Bret.), ou de livel: niveau i 
plomb (oil). — Au siècle dernier, on 
appelait livet celui qui jouait le der- 
nier au billard. 

Livier. Nom de saint, en latin 
Libariuê (pâtissier). 

Llzambert. Voy. Lisembert. 

Lizard, Lizars. Lézard (oil). 

Lizô. Dér. de Liz : luisant (oc). 

Lizeret. Dér. de Liz,er: lézard 
(oc). 



X«oc 

, I«izoxi, Llzot. Dér. de 
lant (oc). Lizon est aussi une 
lise. 

i, Xilech. Laid (lach, laieh, 



ire. Repaire de loap {Llo- 
)• 

<t. Petit loup. 

1© Loup (oc); 2o louange 
; S© rustre (Angl.). 

B. lo Forme flamande de 
2° raillerie, tromperie (oil), 

b. Raillé, trompé (oil). 

reau. Dér. de Lobeur (sens 
•). Voy. Hobereau. 

y, I«obler. Railleur, trom- 
i verbe lober (oil). 

I, Lobineau. Dér. de Lob 



. 1° M. s. q. Lobbé ; 2° mort 
). 

ds, XiObligeois. Le pre- 
t une forme de Lanbejoia, 
lisait an moyen Age pour 
t (originaire d'Âlby ou sec- 
bigeois). — Le second est 
le intervertie de VAtUbigeoiê 
ens). 

iohon, Lobrot. Dér. de 

railleur, trompeur (oil). 

ir. Aubry. Voy. ce nom. 

rd. lo Poisson, meunier 
Champ.) ; 2" dér. de Loque : 
) défense, lambeau d'babil- 
Dans ce dernier senS) on 
issi loqueteux. 



Loe 

IiOCb. Fosse (Âllem.). 



305 



Locbe. 1« Jardin, verger {oehe, 
oil); 2« poisson (oil), limace (Maine). 
Le nom de Lochard a pu être un 
surnom d'obèse. On dit encore grcu 
comme une loche ; 3© hutte ( loeha , 
oc) ; 4© nom de lieu (Indre-et-Loire), 
en latin Lochiœ (marais). 

Lochet, Locbon. !<> Pioche 
(oil) ; 2© abrév. de Guillochet, Mail- 
lochon, etc. 

Lock. Bcluse, enceinte (Angl.). 

Lockroy . l©écluse rouge. Roy est 
une forme ancienne de red (rouge) ; 
2» enceinte royale (?). Lock peut être 
aussi une forme de loch : lac (Angl.) ; 
3© cellule du roi {lok-roué, Bret.). 

liOcmaria. Hermitage de Sainte- 
Marie (Bret.). 

Locque, Locquet, I«ocquln. 

l©Le premier a voulu dire arme défen- 
êive, bâtotif lambeau ; les deux antres 
noms semblent en dériver. Loquet a 
signifié petit bois; 2» formes et déri- 
vés de Lauque. Voy. Loison. 

Loderlque, Lodibert. F. des 

vieux noms germ. Enoderic (riche 
du peuple) et Hludipehrt (renommé 
du peuple), iz« siècle. 

Lodd6. Mouillé {Iodé, oil) ; fati- 
gué, ennuyé {hodé, oil). 

Loillet, Loeillot, Loeuillet, 
Loeuillot. Le premier et le qua- 
trième ont pu avoir le sens d^aillet 
(fleur) et ù^œillet (petit œil, oil) ; les 
autres n'ont que ce dernier. 

Loeve, Loevel, Loe'we. Lion 
(Allem.). Pour les familles Israélites 
de ce nom, Loeve fait allusion au 
lion de Juda. Voy. Lion. 



306 



Loi 



I«œ'wenl>erg , Lœ'wenstein, 
I«œ'wentlial. Montagne , pierre , 
vallée des lions. 

I«offel. Cailler (AUem.)- 

XiOfficial. Qui est à l'official, ma- 
gistrat ecclésiastique. Il a voulu dire 
aussi employé, officieux (oc). 

Ijoffroy. F. de Lenfroy. 

I«ogerot. !<» Dér. de Logler ; 2o 
dér. de Loger : loyer , récompense 
(oil, oc) j 3» Augereau (dér, d'Auger). 

Logler. !<> Propriétaire de bien 
cédé à loyer (oc) j 2« Augier. Voy. ce 
nom. 

Ziogne, XiOgnand, Logniot. 1° 
F. et dér. de Loiffn : loin (oc), qui a 
fait lognan : éloigné ; S" Loigne (di- 
seur de fadaises) et loigne (forêt) 
offrent encore deux souches possi- 
bles. 

liOgrière. Domaine du Hongrois 
{ogre, oc). 

» 

Lohier. !<> F. de Loyer ; 2° dé- 
bile. De Ohie : débilité d'un membre 
(oil). 

Loignon. Outre le sens connu, 
peut dériver de Loigne : grand cau- 
seur (Champ.). 

Loil. lo Œil, oui (oil); 2o huile 
{oile, oil). 

Loilier. Huilier (oil). 

Lointier. Marchand de graisse 
et suif {oint, oil). 

Loir. Outre le sens connu qui se 
retrouve complètement dans le nom 
de Leloir, peut être une forme de 
Voir : héritier, grande route (oil). 

Loïse. F. de Louise ou Louis. 



Loisel. Oiseau (oc, oil). Surnom 
d'homme gai, car oieeler veut dire i 
la fols voler et «s r^jotàr (oii). 

Loiselenr, Loiseller. Le pre- 
mier prenait et le second vendait 
des oiseaux. 

Loison. Petit de Poie, et au fi- 
guré, homme d'entendement encore 
peu ouvert, se laissant conduire. 
Montaigne disait de lui-même qn'é- 
tant un oison, il arriverait facile- 
ment à réaliser son ambition, qui 
était < le contentement de peu de 
fortune >. Oison désigne encore 
dans nos campagnes lorraines l'en- 
font inexpérimenté. Ainsi, on dit 
en voyant venir une mère et sa pe- 
tite fille ; < C'est une telle et son 
ouiotte > (mot à mot : sa petite oie). 
Au midi de la France, Poie se dit 
Lauqne, et Poison Lixuquet, Lamftêe- 
ton, Laueou. Tous ces mots exis- 
tent comme noms de personnes. 

Lotzelet, Lolzillon. Petit oi- 
seau. Surnomt de gens vifs et gais. 

Lokroy. Voy. Lockroy, 

Lola. Abr. de Dolorés (Esp.). 

Lolagnier. Noisetier (oe, oil). 

LoUey. F. de Loilier, qui a pn 
vouloir dire potier, chaudronnier 
{olier, oc) î huilier {oUier, oil) ; va- 
gabond {hollier, oil). 

Lombard, Loxnbart. Lombard, 
et surtout agioteur, changeur, pri- 
tew -eur gages (oil). Nos premiers 
hommes d'argent furent des Lom- 
bards gibelins, réfugiés en France 
et le nom de leur nationalité se con- 
fondit avec celui de leur industrie. 
Les monts-de-piété s'appelèrent an 
moyeu âge des lombards, et le prôt 
lombard était un prêt sur gages i 
tant par mois. 



Lon 

11, I»omet, I«ominé. Or- 

ommel, oil). 

yne. Voy. Laumone, 

le. F. de Lande, dit-on. Mais 
leolas-du-Bosc (ISure) a pour 
Atine, ganctua Nieolaus de 
'.undd, ce qui donnerait à 
sens de bois, forit. 

"OOStè. Long couteau (eo«teZ, 



reart, I«onget, I^ongin, 
I. Long de taille on de mon- 
I, car longin et longU se sont 
T Itntf peêant, tardif. Longis 
[ un nom de saint, en latin 
.êUu»; de Lonogiail, Tienx 
rm. (vne siècle). 

me. Forêt, bûche {loingncy 



[non. lo Ognon (oil) ; 2o 
X (de Hongner : murmurer, 
C'est aussi le nom d'une ri- 
inc-comtoise. 

:our. Longueur (oc). 

[pas. Long défilé de monta- 
tut être encore un surnom 
e à grandes jambes. 

pèrier. Grand poirier, 
sarrier, joaillier, pierrler 
e de jet), soldat servant de 
(oc, oil). Le sens de terrain 
; n'est pas indiqué par les 
98, mais il est probable, car 
iconp de lieux nommés pe- 
perriera. Il faut enfin tenir 
de Périer, forme de Pierre, 
s donnerait encore le sens 
dpierre. 

re. Longue. Hongrois {on- 



Iior 307 

Longuet. M. s. q. Longet. 

Longueval, Longuève, Lon- 
gueviUe. Long val, longue eau, 
long domaine (oil). 

Lopes, Lopez. Loup (Esp.). 

Loque, Loquet, Loquin. lo M. 
s. q. Locque, Locquet, Locquin ; 
2o formes < de l'auque, l'auquet, 
l'auquin *. Yoj. Loiêon. 

Lor. lo Laurier (oc) ; 2o nom de 
saint (en latin Laurtu : laurier). 

Loradoux. lo Forme de Vora- 
dùur, nom de lien, eu latin orato- 
rium : oratoire ; 2» orateur {oratour, 
oc). 

Lorain. Lorrain. 

Lorant. F. de Laurent. 

Xiord, Lordat, Lordè. Lord si- 
gnifiait lourd et Ord signifiait né- 
gligé de miee, êouillé (oil, oc). On di- 
sait de même ordat, d'où Lordat, 
Ordé voulait dire aussi alarme, toc- 
sin (oil). 

liOrdel. loM. s. q. Lordé ; 2o haie, 
mur {horéhl, oil). 

Lordereau, Lordier, Lordon, 
Lordreau. Dér. de Lord. 

Loreau. Forgeron (fuiureau, oc). 

Loreidet. Le raide, le dur (oc). 
Lo est l'article le (oc, oil). 

Loredan. F. française du nom 
italien Loredano : de Loredo (états 
de Venise). Nom de famille vénitien 
qui a passé en France avec les Vê- 
pres aieiliennes de Casimir Dela- 
vigne. Après la tragédie sont venus 
l'opéra comique de Haydée, et un ro- 
man de Méry {La Floride, je crois). 



308 



Lor 



Lorélat. F. de Voreilîu (qui a de 
grandes oreilles). 

Lorëmy. Le Rézny (Est). 

Lorens. Laurent (oil). 

Lorentz, Lorenzo. Laurent (Al- 
lem., Italie). 

Loret. lo Dér. de Lor : laurier 
(oc) ; 2» f. de Lauret qui, comme le 
Lauretto italien, vient de Laurent. 
Dans l'Est, les Lorat sont aussi des 
Laurent (du latin Laurentitt* : origi- 
naire du pays de Laurente, qui fai> 
sait partie du Latium, et dont la 
ville principale s'est sanctifiée au- 
jourd'hui sous le nom de San-Lo- 
renzo). 

Loreur. TTéraut {oreur, oil). 

Lorey. Le roi (oc). 

Lorgerè, Lorgerie, Lorgeril, 
Lorgeron, Lorget. Cultures d'or- 
ges. Orgerie avait cependant le sens 
général de halle aux grains (oil). 

Loriette, Lorieuz. F. de Loril- 
lette (petite oreille), et Lorilleux. On 
dit encore dans l'Est orille pour 
oreille. 

liOrillard, Lorilleux, Loril- 
Ion. Qui a de grandes oreilles. Lo- 
rillard a voulu dire aussi épieu, ja- 
velot. Lorilleux peut être une forme 
de Vaurilleux (né en avril) ou auril- 
leur : fermier du droit d'abeille dans 
une forêt. 

Lorimey, Lorimier. Fabricant 
do mors de bride (oil). 

Lorin. !<> Dér. de Laurent ou de 
Lor : laurier (oc); 2" forme de Lor- 
rain. 

Loriol, Lorion, Loriot. !<> Dér. 



Lor 

de Lor : laurier ( oe); 8o loriot, oi- 
seau de couleur dorée, jannfttre; 
3o formes AeLauriol: de couleur d'or 
(oc). Si nous prenons lo pour le, il 
peut encore s'agir ici de noxM de 
cours d'eau (Hon, riol, riot). OrM 
signifiait aussi porehe, galerie (oil). 
A titre exceptionnel, signalons en- 
core loriot : fausse tresse de eheraa 
blond doré (oil). t Femmes porteront 
des loriots *, a dit le po6te Coqnil- 
lart (xv« siècle). — Rien de nouTean 
sous le soleil de la mode. 

Loriqae. Le riche (oc). 

Lori(iaet. lo L'Henri, le grillon 
(oc). Voy . Biquet ; 2© dér, de Lorique. 

Lormand. Homard (oc). 

Lormaye. Plantât, d'ormeaux. 

Lormelet, Lorxneteau. Petit 
orme. 

Lormier. Abr. de Lorimier. Lor- 
mier a voulu dire aussi or pur (oil). 

Lomé. F. de Lorme (?). 

Loron. Dér. de Lor (laurier). Lan- 
ron signifie torrent (oc). 

Lorquet. l» Abr. de Loriquet; 
2o dér. d'Orq : enfer (oil). 

Lors. L'ours, l'or (oil). 

Lorsa. Ourson (oraat, oe). 

Lortdgnol. Rossignol (oil). Sur- 
nom de chanteur mélodieux. 

Lorson. Ourson (oil). 

Lort, Lortat, Lortet. Jardio, 

petit jardin {ort, oc). 

Lortie. Ortie (oc). 



lioa 

laory. N. d. 1. En 945, Lorry 
[Moselle) s'appelait Lauricusum : do- 
maine de LaoruB* 

I«Ot. 1<> Nom de saint, en latin Lau- 
dhM, dit Ménage. — C'est probable- 
ment nne forme chartraine du nom 
de saint normand Lô, en latin Lautua: 
lavé, magnifique; 2» lent, tardif (oc) ; 
8o nom de rivière ; 4° boue, limon, 
mesure de capacité (oil). 

XjOtll. Enveloppé (hébreu). 

XaOthier. l» Lorraine (oil); 2o 
nom de saint, en latin Eleutlierius : 
libre (grrec). 

lâOthon. M. s. q. Lotbin (?). Voy. 
Othon, 

XiOthin. 1° Dér. de Chariot; 2o 
dér. de Lot : lent, tardif (oc); 3« forme 
da nom de saint Lotein, en latin 
Latenuê, 

Xaooage. l» L'eau (o^e, oil; lou 
▼ant la) ; S» bien tenu à loyer (oil). 

laouandre. 1° On a donné à ce 
nom le sens de lavandier et de grais- 
seur. J'y verrais plus correctement 
une forme de le André (lou-Ândre, 
oc). Lou étendre se disent pour le et 
pour André au Midi. C'est un nom 
comme ceux de Lothonj de Loremy 
et de Loualenx ; 2» femme noncha- 
lante {ouande, oil). 

XiOuarleux. F. de le Ouarlux, 
nom de saint. Ce nom m'a causé 
bien des recherches, et, faute de tex- 
tes, j'en arrivais à supposer que c'é- 
tait une forme de le hurleur, lorsque 
j'ai eu le bonheur de rencontrer saint 
Ouarlux, dont les reliques étaient 
honorées à Amiens et que Baillet 
croit être le même que saint Urloux, 
abbé de Quimperlé (en latin Oar- 
UbHus), 



Lou 



309 



Louart, Louauld, Loubat. 

Louveteau (oil, oc). 

Loubens. N. d. I. infestés par 
les loups (oc). Les Loubens (lie-de- 
France) avaient un loup dans leurs 
armes. 

Loubers. N. de saint, en latin 
Luperculus : louveteau. 

liOUbert. F. du vieux nom germ. 
Ludbert (renommé du peuple), abré- 
gé de Liudbert (yii^ siècle). 

Loubet. Louveteau, chien, diable 
(oc). 

IjOUbière. Plantation de peu- 
pliers blancs (oc). 

Loubinoux. Dér. de Lou^in: 
étranger au pays (oil). 

Loubon. Louveteau (oc). Peut 
être aussi une forme de Lebon. 

Louohart, Louche, Louohet, 
Louchin. Louche. Notons les sens 
exceptionnels de lac, mare, étang 
(Bret.), de cutlïer (oil) pour louche, 
de biche pour louche, louehet (oil). 
En Limousin, on appelle louche un 
myope. Ouehe signifiait aussi enclos 
(oil). 

Loude. Bourbe {louda, oc). 

Loudier. Libertin, habitant une 
chaumière, courtepointe (oil). 

Louet. lo Louveteau (oil) ; 2» gri- 
sonnant, blanc et noir (Bret.); 3o 
pesant, peu adroit (oc). — Les Du 
Louet de Bretagne ont trois têtes 
de loup sur leur écu. 

Louette. Chouette [Jiouette,Cha,m- 
pagne). 

Louiche, Louichon. F. et dér. 



810 



IjOU 



du yieax nom g^rm. Lodwieh. Voy. 
Louiê. 

liOals. Kozn de saint, en latin 
Ludovicu» . D'origine germanique 
comme tous les noms francs, il se 
confond avec Clovis et Ludovic, 
qnand on étudie ses formes primi- 
tives qui sont Chlodowieh au v« siè- 
cle, ChlodoiCf Cludovie et Bludovie 
au vu« siècle, Lodwieh au xi« siècle. 
En Allemagne, on dit toojonrs Lud- 
wig pour Louis, Lud paraît ici une 
altération de Lod (peuple) qui est 
dans nos exemples la forme ancienne 
et dominante. Joint à wiéh ou wig 
(combat), il signifie combattant du 
peuple. 

Loumeau. Ormeau, petit homme 
(Ouest). 

Louot. Louveteau. Par excep- 
tion, en Bretagne, dans le pays de 
Cornouallles, Louot était un surnom 
donné aux hommes naïfs et peu di- 
ligents. 

Loup. Nom de saint, qui s'écri- 
vait saint Leu à Paris, saint Lop 
dans le Rouergue, saint Lou à Sens 
(en latin Lupus, loup, et au figuré 
homme d*humeur sauvage, ravisseur). 
Les quatorze saints Loup honorés 
dand réglise ont suffisamment réha- 
bilité leur terrible surnom aux 
yeux de leurs brebis. 

Looradour. lo Orateur (ourafour, 
oc) ; 2o oratoire (Midi). 

Lourdel, Loordelet, Loiirdin, 
Lourdot. F. anciennes de lourdaud. 

Lourdoueix. N. d. 1. qu'on ne 
pourrait expliquer sans sa forme la- 
tine oratorium : oratoire, chapelle. 

Lourë. Ventru, repu. Quand les 
Normands parlent d'une personne 
qui a bien bu et mangé, ils disent 



X«oa 

qu'il a rempli sa loure, Allniion i 
la vessie de la musette ou loure 
qui peut encore avoir Looré pour 
dérivé (Norm.,Bret.) } 2o LouripwX 
être aussi vâdori {aouré, oil). La 
suppression de l'a s'expliquerait par 
la difficulté de la prononclatlcn. 

Lonrier. Joueur de musette 
(Ouest). 

Lonrme, X«ouniiel. l» Orme, or- 
meau (oil) ; 2« coquillage (Bret). 

Iioossel. Jambière {honssel, oil). 

Loustadie. Voy. Eustaehe. 

Louatalot, I«ou8tal, Loostau. 
Hôtel, habitation (oc). En Comté, 
on dit l'ousteau pour Vhospiee, 

LoatreL Loutre (oil). 

X«ouvard , Louvat , I«oitTeaa . 
Louvel . Louvet. Louveteau (oil). 
Des familles du nom de Louvai et 
Louveau en ont gardé le souvenir, 
en plaçant un loup dans leurs bla* 
sons. 

Louvler. Comme Louîier, e'est 
l'ancien nom du louvetier, officier 
de chasse. Il y en avait autrefois on 
par forêt; il était payé par les villa- 
ges à tant par tête de loup. 

Louvin, Louvot. Voy. Louvari. 

Louvrier. Au moyen ftge, ce mot 
s'appliquait à tous les travailleurs, 
quelle que fût leur classe. Au xiT* 
siècle, un chirurgien s'appelait ou- 
vrier. Restreint à tort et détourné 
de son premier sens, le mot ferait 
croire aujourd'hui qu'il n'y a pas de 
travailleurs dans les classes libé- 
rales. 

Louyat, liouyet, liouyer, 
liOuyot. lo Dér. de Louis (Est); 



a OuiUe : oie (Est), ce qui a 
de Louyer le marchand ou 
' d'oies. Louyat veut dire 
ia en Lorraine. 

m. Abr. de Leouzon. 

Amour (Angl.). 

. Louis (flam.)- 

I. 10 Lion (Allem.) ; 2« col- 
ittn, bas (Angl.). 

inberg. Lo'wenstein, Lo- 
ti. Montagne, roche, vallée 
Allem.). 

khr. flamande d'Éloi. 

T. Marchand ou rôtisseur 
ies {oyer, oil). 

il, Loyson. F. de Loisel, 



le . liozano. Né le diman- 
Rameaux {ozanne, oil). Lo- 
semble une forme de Loza- 



mifl. F. de Louis. C'est 
:e Loaois a le mâme sens au 



Loué. De Loz : louange (oc). 

ir. Voisin d'une oseraie ou 
re de l'Ozier (Isère). Peut 
isi une forme de Lauzier 
, en langue d'oc), ou un 
mt de lozin, qui veut dire 
rnt dans presque tous les 
e langue d'oil. 

>uet, Lozouet. lo Herbo- 
lédecin (lousaouer, Bret.); 
9 d'Ozouer, nom de lieu, en 
Uorium : oratoire, chapelle. 

o Lumière (oil); 2o ridicule 
80 abrév. flamande de Lucie. 



Luc 



311 



Lubbert. F. flamande des noms 
de saint Libert (en latin Libertu» : 
affranchi) et Leobard (du vieux nom 
germ. Liub : chéri). 

Lubière. F. de Loubiére. 

Lubin* lo Nom de saint, en la- 
tin LeobintUf forme du vieux nom 
germ. Leubin (de Liub : chéri), 555 ; 
2o loup, poisson de mer ; 3o dér. de 
Lube : lubie, caprice (oil). 

LubineaUfLubls, Lubize. Dér. 
de Lubin et Lube, Voy. Lubin. 

Luo. Voy. Ltteaa. 

Lucand. F. du nom de saint Lu- 
can, en latin Lueanus : originaire 
de Lucanie. 

Lucas. C'est un nom de saint 
comme Luc, mais les deux ne font 
qu'un en matière d'étymologie, car 
Lueà» est la forme latine de Luc. 
On est loin de s'accorder sur son 
interprétation. JLouj),.dit M. Scott; 
Lumière, dit M. Hocquett. Qrotius 
pense que Lucas, esclave afifiranchi 
à Rome, aurait pris le nom de Luci- 
lius, son patron, d'où Lucas. Je 
dois ajouter que Lucas est une 
abréviation de Lucanuê (originaire 
de Lucanie), mais saint Luc était 
Syrien et non Lucaniou, et les Ita- 
liens font venir, avec plus de raison, 
son nom de l'hébreu, avec le sens de 
résurrection, 

Luce. Nom de saint, en latin 
Lucius: né à la lumière du jour. 

Lacet, lo Dér. de Luce ; 2o pioche, 
bêche (oil). 

Luchaire. Lutteur (oc). 

Luchet. lo Bôche (oc) ; 2o pique 
de fer (oil) ; 30 cornet d'appel (Jia- 
ehet, oil). 



312 



Lam 



Luoheux. lo Dér. de Hucher: ap- 
peler, crior (oil'; So forme de Lehu- 
geur ou dér. de Luehe : porte (oil). 

Lucian, Lucien. Nom de saint, 
en latin Lueianus : qui est à Lucius 
Voy. Luee. 

Lucot, Luoqueau, Lucqoin. 

Dérivés de Luc. 

Luoy. N. de 1. (Yonne), en latin 
Luciaew : domaine de Lncias (859). 

Ludger. Nom de saint qui est un 
vieux num germ. abrégé de Ludiger 
(710) et Liudger (javelot du peuple). 

Ludovic, Ludv^g. Voy. Loui». 

Luet. lo F. de Louet ; 2» dér. de 
Lue : luth (oil) ; 3° Huet. Voy. ce 
nom. 

Lugagne. Lumière {lugana, oc). 

Lugan. !<> Bizarre, traînard 
(Norm.) ; 2» étoile du matin (oc). Eu 
lisant {'u^an,* ce nom voudrait dire 
de cette année (oc).* En langue d'oil, 
on dit Vhougan. 

Lugnot, Luguet. Huguenot, 
nuguet. Voy. ce nom. 

Luigi. Louis (Ital.). 

Luis, lo Louis (Esp. , flam.) ; 
2o porte {uia, oil). 

Luiset. Louiset. 

LuUier. Huilier (oil). 

Lullion. Petit œil {ulhon, oc). 

Luxninais, Lumineau, Lumi. 
net. lo Dér. du nom de saint Lu- 
mine, qui est une forme bretonne de 
Lubin ; 2o f. de Luminier: allumeur 
de cierges, marguiliier. 



Lunaud, Luneao, Lunel, Lu* 
neteau. Lunler. Rond eomme la 
lune (notre mot lunette n*a pas d'an- 
tre sens). On a dit aussi UNayMr 
pour fant€têqu«f ce qui offire un se- 
cond sens. Enfin, on s dit lun pour 
lampe (oil). Lunel peut dtre aossi le 
nom de lieu {LunéUvan ecutma). 

Lupart. Léopard (oo). 

Lupel, Lupin, Lupot. Louve- 
teau (oo). 

Lucpiet, Luquin. !<> Dér. de 
Luc; 2» dér. abrégés de Liugue; 
louche, qui a fait luaquet (oc); 3» Lo- 
quet a voulu dire aussi loquet, code- 
lias (oil) et allumette (oc). 

Lurat. lo Fin, éveillé (oc); 8" 
heureux {hurat, oc). 

Luro. Sauvage, bmtal {ureau, oil). 

Lusignan. N. d. L, en latin Im- 
ciniaeum : domaine de Ludniiu 
(borgne). 

Lussao. N. d. 1., en latin Lwia- 
cum : domaine de Lucius. 

Lusse, lo Brochet {lue, oil); 2' 
porte (oil) ; 8o f. de Luce. 

Lusseau. l» Dér. de Lasse; 2^ 
châsse de saint {lueeau, oil). 

Lussereau, Luasier. Garde de 
porte, huissier {ussier, oil). 

Lutereau. Voy. Luthereau. 

Luther, lo Vieux nom germ. écrit 
tel dès le viu« siècle {liud: peuple; 
her : propice, auguste) ; 3» forme 
de Luter, abr. flamande du nom de 
saint Éleuthère {libre, grec). 

Luthereau, Lutrot. lo Dér. de 
£ut^«r: joueur ou fabricant de luth; 
2o luthérien (?). 



Mab 

XiQtterbaoh. N. d. 1. signiflant 
par raissean (Allem.). Lutter est ici 
pour latUer, car la Tille de* Lutter- 
herg s'appelait aussi Lauterberg, 

laQtton. 1° F. du vieux nom germ. 
latinisé i^t^to (de Liud: pcnple), viiie 
siècle ; 2o latin, esprit follet (luthon, 
oil). 

Ijatz. lo Vieux nom germ., en 
latin Lutzo (xi« siècle) , de Liud : 
peuple ; 2o forme flamande de Lucie 
{Luts) ; 3<* porte {utz, oc) ; 49 abr. de 
Luixel, qui voulait dire petit, car le 
fort de Lntzelstein (Alsace) s'appelle 
en firançais Petite-Pierre. 

Luxembourg. F. de Lutzelhourg 
(petit bourg, Allem.). 

liUys. F. de Louis (flam.). 

Ijxyten. F. flamande de Lucas 
(Luytjen). 

liiize. Luth {lus, oil), brochet, lu- 
mière (luz, oc). 

Luzet, Lozier. Dér. de Luz î luth. 



Mac 313 

Luzdn. Luisant (Juzint, oc). 

Lyet. Dér. de Lye : joyeux (oil). 

Ijyon. 1° Nom d'animal ou de 
ville. En latin Lugtuiunum , puis 
Lugdunum, ce qui veut dire Mont- 
luisant, selon Herîcus, poëte du 
temps de Charles le Chauve , et 
Mont de LueiuSf selon Coquille, en 
mémoire de Lucius Munatius Plan- 
eus, fondateur de la colonie romaine. 
Il est certain que dunum a signifié 
éminence et vient du celtique ; — la 
montagne de Fourvières semblerait 
confirmer ce sens ; 2o le nom de 
Lyon, qui figure dans les calendriers 
du xv siècle, montre aussi qu'il s'est 
dit pour Léon ; 3° pour les familles 
Israélites de ce nom, voy. Lion, 

Lyons. Lion (Angl.)* 

Lyot. Dér. de Lye : joyeux (oil), 
ou abrév. d'Hélyot. 

L3r8. 1° Originaire de Lys (Nord, 
Nièvre, Indre) ; 2° fleur. Fleur de 
Lys a été donné comme nom de 
baptême au XYi<' siècle. 



M 



Kabileau. Dér. de Habille. 

Habille. -F. de Habile, nom de 
saint, en latin Mabilis, par abrévia- 
tion d*Atnabili8 (aimable). Mabile a 
été aussi un nom de sainte. 

MabiUon. Dér. de MabUle. 

Mabire. F. de Habille, comme 
Bauzire et Bazire, qui sont des for- 
mes de Bauzille et Bazile. 



Mabm. 

(oil). 



Dér. de Mabre : marbre 



Mao - 

(Ecosse). 



Henry. Fils d'Henry 



Mac-Mabon. Fils de l'ours 
(Ecosse). — Ce suruom symbolisait 
la force et la prudence. On le re- 
trouve, comme l'a fait observer H. de 
Coston, dans de grandes familles 
comme celles des Ursins en France 
et des Or^ini en Italie. 

Maoablau, Maoabies. As- 
somme-bœuf. Nom de boucher. 
Maeabiau est d'origine limousine. 



U 



314 Mad 

Maoalre. Nom de saint, en latin ' 
Maeariuêf du grec Maeavoa : heu- 
reux. 

Maoô. F. da nom de MatthUu, 
La foire de la Saint-Matthieu à Saint- 
James (Bfanche) s'appelle encore la 
Saint-Hacé.. 

Maoh0t,, M&chiflls, Maohin, 
Maohon. V* F. flamandes de Mi- 
chet, Michiels, Miehin, Michon, s'il 
faut eu croire Ménage, qui donne 
Maehelin comme une forme de 2£i- 
ehelin dans les Pays-Bas. Machiels 
le donne à penser, car c'est bien 
évidemment une forme de Michiels ; 
So dér. de Moche : masse d'armes 
(oil) ; mœh : pétrin à^ pain (oc). 

Machurad^Machurè, Maoliu- 
ron. Barbouillé de noir,, meurtri. 
Maehuré peut avoir ces deux seus 
(oil). Mais il se disait surtout des vi- 
sages barbouillés de noir. Ainsi 
l'Octave des Rois s'appelait à Metz 
les Bois machurez, parce que les rois 
mages étaient représentés avec d.es 
figures noires. 

Maciet, Maciot. Dér. de- Macé, 
forme ancienne de Matthieu. Un na- 
vigateur normand du xv« siècle 
s'appelle indifféremment Maciet ou 
Maciot de Bethencourt. 

Macquart. Dér. de Maequer : as- 
sommer ; macque : massue (oil). 

Madeleine, Madellne. Nom de 

sainte, porté pour la première fois 
par une compagne des disciples du 
Christ, Marie surnommée Madeleine 
(en latin Magdalena), en mémoire 
du bourg de Magdala où Jésus l'avait 
guérie d'une maladie dangereuse. 

Madré, lo Abr. du nom de Saint- 
Amadour (en latin Amator : qui 
aime); 2° faucheur (flam.) ; S» ta- 
cheté, veiné, agathe onyx (oil). 



Madron, Madroiuc. Dér. de 
Madré. Madré (malin) n eit pu un 
mot ancien. 

Maës. Abr. flamande de Thomu. 

Magdelain^ Magdelen, Mag- 
delin. F. ancienne du nom de Ma- 
deleine, 

Mage. Le pUis. grand, Taîné, ma- 
gistrat consulaire (oc). Du latin ma- 
jor (plus grand), qui a fait main; 
29 sage (oil). 

Mager. Maigre (Allem.). 

Magnao. l» Douillet, délicat 
(Midi) ; 2o nom de lieu dont la forme 
latine a dû signifier : domobté de 
Magnue (grand) [?]. 

Magl. L'aîné (oc). 

Magnan. Chaudronnier ambu- 
lant (oil), ver à soie (oo). Le premier 
sens est seul probable. 

Magnard. Vieux nom germ. qui 
s'est écrit d'abord Magenhard. Il si- 
gnifie robuete-aguerri {magan: force ; 
hard : endurci, aguerri). Voy. Minkr. 

Magne. Nom de saint. Du latin 
magnus : grand. Dans le Midi, tMigiu 
se dit pour grand, de haute t<Ulle. 

Magneln.Magniant,Magnien. 

Chaudronnier (oil). 

Magnler. Magniez. Meunier 
(Picardie, Nord). ^ Peut être aussi 
un vieux nom germ., on latiuJfa- 
gnariua, signifiant robuéte guerrier, 
s'écrivant Ma^iriher au vine sièele. 

Magnin. F. de Magnien. 

Magny. N. d. 1. répandu. Jfo- 
gniacu» est la forme latine te 
plus ancienne de Magny (Yonne); 



Mab 

elle date du xn» siôde et signifie : 
domaine de Magnus (grand). Dans 
la plupart des autres cas, la forme 
latine est un équivalent du mansio- 
nUe latin (Mesnil français, petit do- 
maine rural). M. Houaé Ta très-bien 
«tabli. 



. Maigre (oc). 



Magrlmatuc. Maguerot, Ma- 
gnat, Magoin. Dér. de Magre. Les 
deux derniers semblent venir du 
Nord-Kst, où domine la forme wal- 
lonne (nieUg, mag), qui ne fait pas 
sentir IV. A titre de contraste, no- 
tons que nutgue signifie grot ventre 
en patois normand. 

Mahaud, Mahaut. MaJuiut se 
disait jadis pour Mathilde. Mais, 
comme nom d'iiomme, il semble une 
forme de Mahat, dér. de Mathieu. 
Ijes noms de Maheut et Méheut, 
Màku et Méhu, qui présentent exac- 
tement le même caractère, sont 
aussi des abréviations de Mathieu. 

lEaliô. C'est le Matthieu breton, 
comme le prouve le nom de saint 
JfoM^lui8e dit en latin Matthœue. 

Maherault. lo F. de Mahereau : 
officier forestier (langue d'oil); 2o 
dér. de Mahier. 

Maheu, Maheut, Maheux. 
Abr. de Mathieu, par suppression 
du t et de 1'»'. 

Kahi. F. ancienne de Mathieu. 

Mahier. Mahiet. Dér. de Mahi. 

Mahleu. Abr. de Mathieu. 
Mahieu est mis pour Mathieu dans 
les calendriers du xv« siècle. 

Mahlot. Dér. de Mahi. 

Kahler. Meunier (Aliem.). 



Mai 



315 



Mahon. lo Coquelicot , garde 
champêtre (oil, Picardie) ; 2» bègue, 
bredouilleur (Normandie, Maine), 
mot à mot, qui mâchonne ; 3» Maho- 
met (oil) ; 4o voy. Mae-Mahoi^ si le 
nom est d'origine écossaise ; 5o origi> 
naire de Mahon (Bsp.). 

Mahou, Mahoux. F. bretonnes 
de Maio. 

Mahoudeau. Dér. de Mahou. 

Mahu, Mahut. Mahuy. Roque- 
fort fait de Mahut, Barthélémy, et le 
Diot. de Trévoux dit que c'est ef- 
fectivement une forme orientale de 
Barthélémy, maib j'ai peine i croire 
que Mahut ne soit pas une forme de 
Mahou ou Maheult. 

m 

Mahy. F. de Mahi. 

Mai. 1° Maire, cheif de métier (oc) ; 
2o arbre planté le 1*^' mai, pétrin 

(oil). 

Maignan. Chaudronnier (oil). 

Maigne. Grand (oil). 

Maignè. Estropié, souffrant, frère 
puîné (oil). 

Maignen , Maignien . Chau- 
dronnier. • Pour le maignen, pour 
avoir réparé la grande leschefrite. • 
(Compte de l'Hôtel-Dieu d'Evreux, 
1459.) 

Maigrat, Maigret, Maigron, 
Maigrot. Maigre. 

Mailfaire, Mailfer, Mailfert. 
F. de Maillefer. 

Maillard. !<> Nom de saint, en 
latin if aie Aardii«, vieux nom germ. 
abrégé dès 636 en Mallard {mal: 
broyer ; — hard : endurci, aguerri) ; 
2o dérivé de Mailler : frapper (oil), 



Maltlat. Voj. Voflli. 



Iran à deux létei, et qui ■ donaé 

kDjDDrd'btil siDlnedimodâ qu'on ne 
la crolrslt, eu od la retrouve diiiia 
le cnciel cbirl de ddi «isloinatiei. 

HaUlelert. Frappe-for (da vleni 



MailUam. F. de ïUilUrd. 
HailUenx. Qoi nurlèle (otl). 
Hallloohoii. DAr. da nialllach 



aslllet). 
HalUot. M. 1. 



Mallly. lA famlIlB da Ihlllj ■ 

oui! et n'BBl qn-iin Jon de nioU, 



Halairoy. Hom de uint, en 11* 
tin tianfredai, dn vieux nom gem. 
Magenfred, qal l'est écrit ennilt 
HiUnfrtd {maton: ton ; /ru ifÊci- 
flqne). 

Haingard, Malngand. 1° Dfr. 



mSme ponr H^nEord (de Jfofa.' 

Halngoa.Hslngot.MaUgiMt 

1' Dér. de JfoiTis ; grand (ot); ^ 
manchol.hoiteui. (rrancha-Conl*). 
Poor MalDfot, 10J. Maingaaâ. 



Haïra. Ca nom, a1>rég4 de U 

lalrcasigniflÉii'aborfl l.?p]iugnnd 
lu latuiii.i^or).ILn désigné annlu 



Halrst. Dér. ds Maire. 

Molstro. MaltES. Abrégé de L( 
Majire qnl, ponr le cm qnl nooi oc 
eape, B'entendait de Tbomma l< 



lui 

•vé en poaiUon a 



■ BppslLentiKiUTHleanprD- 
sté. UafiracluUKrsd'iEllBs, 



MBlbranohe. M, i. q. Uslbo. 

On encore ■awaiJ atiocié (l»ngne 

Haloona. Ibnnlie cott^ e'esc- 
Ù-ilirc iii»L .«tu. 

Maldan, Moldant. Kbd 



ToL Sapérlïiu-, chef (Uidl\ 
Uol. Liprsoi {•lala-iltia. 



lUdle, dérinl (oll). 



laphyil- 
loe, Ou mùdiaBiiliiii mural. 

Malègne. Mnuvklse «an (luli- 
Halsntant. Oppoté de Bodod- 
Malepeyre. Huntie pierre, 
Halesplns. MguTaiao ipine, ter- 



inay. T07. jraiiveni. 
ire. Malude, m&luln (Midi). 



B, MsQTali benD-flli. 
M alloy, Opioi* de Bonnefoy. 
Halgraa. Mstgn. 



OppcMj de Bon 

MaUoat, Hallnet. Msilsteni 
msliD. 

MaliTema. Hanr^ inliie. !.< 

"I grand U niSms lina(e, 



318 






MallTOire. Opposé de BeauToir. 
Nom d'an lieu enfoncé, bsub aucune 
espèce de yae. 

Malizard. lialicienx. 

Maljean. Opposé de Bo^jean. 

Mallard. lo Son opposé est le 
nom de Bonnard; 2*> canard sau- 
vage (oil). 

Mallat. Opposé de Bonnat. Il si- 
gnifie aussi battu (langue d'oc). Avec 
une seule l, ce serait irrité, furieva. 

Mallepeau. Vilaine peau. 

Mallessard. liauvals essart. 

Mallet. Méchant. Opposé de 
Bonnet.' 

BCalleterre. Terre stérile. 

Malleval, Mallevergne, Mal- 
lèvre. M. s. q. Malaval, Maliverne, 
Malabre. 

Malxuain. Opposé de Bonne- 
main. 

Malxnenaide. Mauvaise terre 
{mala-menada, oc). Terre qu'on 
laisse reposer un an sur deux. . 

Malo. F. bretonne du nom de 
saint Maclou, appelé en latin Ma- 
ehutiUf Maeliavus, Mcuslovius, Ma- 
euttu, et resté inexpliqué jusqu'ici. 

Malot. 1» Opposé de Bonot; 
2o guêpe, taon (oil). 

Malou. Malice, malignité (oc). 
C'est aussi un nom de saint, en latin 
JHedelupuê, Magdalupue» 

Malouet. Dér. de Malou. 

Malpas. Défilé dangereux. 



BKftn 

llalBis. Abr. de MalaHsts. 

Malteste. Mauvaise tête. 

Malvau, Malvaux. M. s. q. 

Malaval. 

Malvesin. Mauvais voisin. 

Malvin. l» Mauvais vin; f> 
forme du vieux nom germ. Midia- 
ufin, 

Maine. Abr. du nom de saint 
Maxime. 

Mamon. Dér. de Marne. 

Manant. Habitant du lieu, riche 
(oc). 

Manasse. lo Grosse main {ma- 
ncuta, oc) ; 2o oublié (lîébreu). 

Manoeau, Manceanz, Manoél. 
lo Orig. du Maine ; 2» abr. de Cle- 
menceau ; 3o Manetl s'est dit aassi 
du possesseur d'une manse on bies 
rural (oil). 

Manoet. Abr. de Clémaneet. 

Manche, lo Manchot (oil); V 
abr. de Dimanche (Dominique). 

Manchin, Manohion, Man- 
chon. Dér. de Manche. 

Mandard,Mandart, Mandon. 

lo Dér. de Mande (panier) ou de 
mander (faire savoir) qui ont fait 
mandier .* vannier, huissier (<^1) : 
2o abr. dérivés d'Armand. 

Mandre. l» Moindre , panier 
(oil) ; 2o nom de lieu équivalant à 
manoir, 

Manec, Manèque. !<> En Breta- 
gne, manek veut dire gant ; en lan- 
gue d'oc, manee veut dire arrêté. 



ICan 

forme de Manneck, dérivé 
d du vieux nom germ. man 
r). 

«oau. Maréchal ferrant 



Mar 



319 



i, F. de Maneehe : me- 
) ou de Menée» Voy. Meri' 

MHder. F. de Mannessier. 

it. Voy. Dumanet. 

fe. Abr. de Domange (Do- 

feard, Mangeoa, Man- 
iangin. Dér. de Mange. — 
i et Manginot dérivent de 

[OU. Be vendent (oo), fripier 
kgne), apprenti (cil). 

ir. Manière. F. de Me- 

lieniére. Manier peut être 
3 forme de Magnier, 

Sfller. Marguillier (Est). Ou 
■-latin Manigleritu. 

1. Chaudronnier (Midi). 

laier, Mannessier. Fabri- 
utnneê : paniers (oil). 

ier, Man niez, lo Meunier 
|o vannier, faiseur de man- 
mpagne). 

D. Synonyme de Marie (oil). 

ary. Abr. de Malnoury: 



ird. lo Métayer (oe), ser- 
.1) ; 2° dér. de M^s, forme 
le saint Maxime (Nord). 

99LVL, Mansel. l» Du Man», 



du Maine ; 2o abr. de Clemenceau ; 
So forme de Mansau, métayer (oc) ; 
40 dér. de Mans ; 5» m. s. q. Mansion. 
Voy. Mantard, 

Mansillon, Mansion, Manson . 

Habitation (oil). Pour les autres 
sens, voy. Maneean. 

Mansoy. Du Mans (oil)« 

Mansuy. Nom de saint, en latin 
Manêuetu* : doux (Lorraine). 

Manteuffel . Homme • diable 
{mann-teuffel, AUem.). 

Mantz. F. flamande de Maxime. 

Manuel. Abr. d'Emmauuel. 

Manvleu. Nom de saint, en latin 
Manvœua, , 

Maqaaire. F. de Maoaire. 

Maquart, Maqaet. Dér. de ifa- 
que : trafic, houlette, pique (ofl). Ma- 
quet signifiait aussi monceau, meule. 

Mar. lo Abr. flamande de Maxi- 
milieu ; 2o grand, haut, méchant, 
mardi (oil). 

Marache,Marage. Rivage, ter- 
rain bas, marais (oil). 

Marais. M. s. q. ci-dessus. Le 
Marais ne se disait pas toi^Jours 
d'un lieu complètement marécageux, 
mais d'une -sorte de pré humide 
inondé Thiver. 

Marbeau, Marbot. F. du vieux 
nom germ. Marabaud (iv* siècle), 
qui s'est abrégé ensuite en Marbod 
(illustre-hardi). 

Marc. On ne me paraît pas bien 
d'accord sur l'étymolog^e de ce 
nom de baptême, porté par une 



320 



Mar 



trentaine do saints et devenu nom 
de famille, soit en France, soit de 
Taatre côté du Rhin où, conservant 
sa physionomie latine primitive, il 
se dit Marcti». C'est pourquoi on 
peut supposer une origine allemande 
ou flamande à tous les Mareus qui, 
naturalisés français , paraissent à 
première vue venir des bords du 
Tibre. Latin en effet semble le nom 
de Marc qui fut celui de tant de fa- 
milles romaines. Dès le ic>^ siècle, 
Yalère Maxime affirmait que ce 
nom voulait dire né en mars, et une 
autorité si ancienne entraîne pres- 
que tous nos étymologistes, malgré 
la difficulté de faire venir correcte- 
ment Marcua de Mars, comme en 
viennent Martial et Martin. Il y a 
dans Marcua un e qui ne peut s'ex- 
pliquer de la sorte. Frappés de cet 
inconvénient, certains érudits ont 
préféré donner à Mareus comme 
racine, non Mars, mai» Mamercus, 
qui était également le nom de Mars 
dans la peuplade ancienne des 
Osques. Pour admettre cette version 
nouvelle, il faut supposer une abré- 
viation, il faut de plus renoncer au 
sens donné par Yalère Maxime et 
mettre le nom du dieu à la place du 
nom de mois. Mais ce qui met le 
comble à l'incertitude, c'est l'opi- 
nion des étymologistes ilaliens qui, 
descendant de Yalère Maxime, de- 
vraient être les plus enclins à con- 
firmer l'origine latine; ils croient 
au contraire la trouver dans l'hé- 
breu, avec le sens de c affiné, poli, 
net > {limato, polito). Ce n'est pas 
encore tout. Eu 1671, Henri Ott, un 
de nos prédécesseurs en l'art épi- 
neux d'expliquer les noms de per- 
sonnes, se contentait d'énoncer en 
trois lignes les deux interprétations 
contraires dont je viens de parler ; 
il y joignait une troisième (dont je 
n'ai plus retrouvé trace après lui) 
qui fait venir Marc d'un mot syria- 
que signifiant élevé. Toutefois, Ott 
ne concluait point, et je ne saurais 



qu'imiter sa prudente réserve, après 
avoir donné toutefois une place 
beaucoup plus grande au résumé des 
débats. Ce résumé ne serait pas 
complet si je ne mentionnais qne 
FSrstemann considère Jforeiti 
comme un vieux nom germanique, 
sans pouvoir toutefois l'interpr^r. 
Jusqu'à preuve du contraire, j'y 
verrais plutôt une importation lâtiite 
germanisée. 

Au fond, toute la question ert de 
savoir en quel pays on a porté d'a- 
bord le nom de Mare. Si e'est en 
Italie, comme le feraient supposer 
tant de Mareus nommés dans l*hûi- 
toire de Rome, le syriaque et l'hé- 
breu ne sont que des coïncidencefl 
fortuites comme les langues en of- 
frent au sujet des noms les plus 
dissemblables. Il n*y a- plus à s'en 
occuper. Mais en admettant l'ori- 
gine latine, assez vraisemblable 
bien qu'on la dédaigne en Italie, 
faut-il admettre aussi l'opinion de 
Yalère Maxime? Ici, le doute est 
plus grand et le diminutif latin mar- 
culus (marteau) me paraîtrait expli- 
quer pins correctement Mareus que 
ue l'explique If ar«, d'où l'on ne peat 
tirer que Martius. A ce compte, le 
Mareus latin vaudrait donc le 
Martel français. 

Marcadè, Marcadet, Maroa- 
dier. F. de Mercadet, Mercadier 
(commerçant, trafiquant). 

Marcadoux. F. du breton Mar- 
chadour (marchand). 

Marcau, Marcault. Maréchal 

(oil. Est). 

Maroeau. Nom de saint, en la- 
tin Mareellus. Forme de Marcel 
comme chapeau est forme de cAc^I. 

Marcel. Nom de saint, en latin 
Marcellua (marteau) .Ce dut être dans 
l'origine un nom de guerrier victo- 



Mar 

lieux, écrasant rennemi, comme 
celui de Charles Martel, 

ICaroelat. Dér. de Marcel. 

ICaroelin. F. de Marcellin. 

Karoalis. F. flam. de Marcellin. 

Marcellet, Marcellin, Mar- 
oellot, Marcelot. Dér. de Marcel. 
— Marcellin est aussi un nom de 
saint (en latin Mareellianus)^ ce qui 
l'a fait porter bien plus fréquem- 
ment que les autres dérivés. 

Varohadier. M. s. q. Marcadier. 

Martihais, Marchois. lo Origi- 
naire d'un pays ou lieu de la frontière 
dit Marche; 2» marais, mare (oil); 
rusé (Berri). 

Marcdial. Abr. de Maréchal (ma- 
réchal ferrant). 

Karchandeau, Marohandon. 
Dér. de Marchand. Le second veut 
dire, dans le Midi, c mercier, colpor- 
teur >. 

Karohant. F. de Marchand (tra- 
fiquant). 

Marchaiidoii. Dér. de Mar- 
chault. 

Karohault. Abr. de Maré- 
chault, qui se dit encore pour Maré- 
chal dans l'Est; 2o marais, cours 
d'eau (oil). 

ICarohe. Originaire de la Marche 
ou d'un lieu dit Marche (frontière). 

MaroUlao. N. d. 1. méridional 
dont la forme latine doit équivaloir 
à domaine de Mareellus. 

Marollly. C'est le Marcillac du 
Nord. 



Mar 321 

Marck. C'est le Marche flamand . 

Marcon, Marcot. Dér. de Marc. 

Marcou, Marcoux. l» Nom de 
saint, en latin Mareulfua, du vieux 
nom germ. Marculf; 2ogros matou 
(oil). Scarron les appelait encore 
ainsi dans ce vers de Virgile : 

Les gros marcoas s'entreregardent ; 

30 septième enfant mâle, sans inter- 
position de fille. 

Marcuard. Y. n. germ. écrit 
ainsi dés 835. S'écrivait Marquard 
en 909, et plus anciennement Mare- 
ward, Mareuwart. Est-ce un gardien 
de frontières (march-ward), ou un 
simple dérivé du Mareua que les 
germanisants réclament comme 
leur, sans l'expliquer toutefois ? 

Maroy. N. d. 1. dont la forme la- 
tine doit équivaloir à Marciacum 
(domaine de Marcus). 

Mard. Abr. de Médard {Maard, 
oil). 

Mardelle. Excavation (Berri). 
Nom de voisinage ou d'habitation. 

Mardon. Dér. de Mard, abrévia- 
tion de Médard. Saint-Mard (Meur- 
the)sedit/S>anc<u« Medardua en 1292. 

Marelle, l» Petite mare, petit 
étang. Nom de voisinage ; 2» poids, 
subtilité, jeu (oil). 

Marèschaux, Mareschal. An- 
ciennes formes de Maréchal. 

Marescot. F. de Mareacaux : ma- 
réchal (langue d'oil). 

Mareacq, Marest, Maret. Ma- 
rais, nom de voisinage. La première 
forme est flamande et s'est écrite d'a- 
bord Dumareaeq au singulier. La 



14. 



IbraT.l^N.d-l.dont la tma» 

laltna ■ pu é tn iroriafli» .' damstDS 
da lUrtai ; a° F. da MarUr. Da 
■<«■«■ ;a»yijner(oil). 



Hugs. HoDiicDle (oc). 
MargeUdon, Hargaridon. Flli 

Ibrgarln. F. ds Mugoarln, di- 
ralnadf nugcalluile Marguerite, aam 

Imlin «uirgarila. perle, tioilc-nai Ini 
Tnlleoii la fonl venir du vlelJ allc- 

Idloma qaa Le jiom M&rggor, qui 
B'eBTrpprDche ll-lUtedii vitfBftlËcle 
elveut dlro chivalrfiècht. Catle orl- 
glus ett improbable. 



lidégolinntlaF] 



Margra. F. de Uilirai (mnlgre; 
Hargiierle. Perle (olll. 
■Cai^pierlte. Voy. Margtrin. 
Marlolial, Xarlcot. Haréchi 



Korislla, KBilnte. Dér. 4e 

Haiigny. S. A. I. dent U forM 

]almedoil.ïqiiiva]oiFiirarMa«M: 
damsino Je Marinus. Vaj. Marin, 

HarlUler. Est 
lueibr. 

Marin. Peal Stre nu oam t* 

L'iillte houoce trola Harin. (Da la- 
lla MoHaiu, qui ait de la mer.) Ma- 
rin »'eil dit anul pour iTsIiUrfa ta 
lï' liède. 



le Karnf lin- : a 



Marjolet, Marlolla , Marlomii. 

étourdi, lucDQiéqueat, > fat, «U- 
tant . (011). 

Harlaud, Marlet. 7. de Mer- 

Harle. Marne, Vo;. AumtUt. 
Karller. MargnilUer (oU). 



Map 

Marlin, Xarlot. F. de Merlin, 
Herlot. Dans le Berri, le merle s'ap- 
pelle toujours marlot. 

Marmagne. Grande mare (mare- 
magne). Nom de yoisinage. Mar 
signifiait aussi mauvaiê et grand 
(oil\ mais ce serait un redouble- 
ment d'adjectifs. 

Marme, Marmier. F. de Menue 
et Mermier. La souche commune est 
Hêrme : moindre, plus petit (oc, oil), 
qui désignait éyidemment le plus 
petit ou le moins âgé de plusieurs 
hommes portant le même nom de 
baptême. 

Marmigiiat, Marmignon. Di- 
minutifs de Marmin. 

Marmin. Dér. d« Mar me. 

Karminia. F. de Marmignat. 

Marxnontp Marmontel. K. d. 1. 
{mauvais mont, grand mont). 

Iffamao, Mamay^ N. d. l. dont 
la forme latine doit équivaloir à 
Mariniaeum ou Matemaeum (do- 
maine de Matemus). 

Marois. F. de Marais. Nom de 
yoisinage. * 

Maron.Voiturier, montagne (oil). 

Marot, Marotte. F. de Mariot, 
Mariette. Marotte se dit toujours 
pour Marie en Franche-Comté. 

Marquand, Marquant. F. de 
Marchand. 

Marque. F. de Marc ou de 
Marche. 

Marquet. !<> Dér. de Marc ; 2^ 
enfant qui vient au monde avec un 
signe sur le corps (Centre). 



Mar 



323 



Marquis. Qui est au marquis 
(gouverneur de frontière). 

Marquiset. Dér. de Marquis. 

Marre, Marrel, Marret. 1» F. et 
dér. de Mar : grand, méchant (oil) ; 
2» f. de Mare, Marelle, Maret. — 
Marre veut dire aussi houe (oil). 

Mars. Nom de saint, en latin 
Martius (consacré à Mars). 

Marsaud, Marsauz. F. poite- 
vine de Martial, nom de saint ; 2» 
saule (oil) ; 3» Marsal, nom de ville 
(Lorraine). 

MarsoUier. Garçon boucher (oc). 
Mart. Âbr.de Médard (ilfaaW,oil). 
Martenot. F. de Martinet. 

Martelet. Martelot. Dér. de 

Martel. 

Martel. Marteau, épée (oil). 

Martha, Marthe. Nom de 

sainte, en hébreu : provocante (?). 

Marthory. F. de Martory. 

Martial. Nom de saint, en latin 
Martialis (voué à Mars). 

Martignon. F. de Martinon. 

Martin. Nom de saint, en latin 
Martinus. De Martius, qui voulait 
dire martial, belliqueux. M. de 
Courcy a, dans ses recherches sur 
les noms bretons, passé une revue 
amurtante des physionomies que ce 
nom prend selon les pays : « Ker- 
martin en Basse-Bretagne ; La Mar- 
tinière dans la Haute; Martinville en 
Normandie ; Martincourt en Picar- 
die ; Martinhourg en Flandre ; 
O^Martin en Irlande ; Mac-Martin en 



324 Mas 

écosse; FUt-Xartin oa Martiruon 
en Angleterre ; Martinski en Po- 
logne; Martinwitz ou Martinoff en 
Russie ; Martini en Italie ; Marti' 
neng en Dauphiné ; Martignae en 
Gascogne ; Martinoz eu Espagne, etc. 

Martinet, Martinot. Dér. de 
Martin. 

Martory. Nom de saint, en latin 
Martyriu* (martyre). 

naîtrait, Martroy. Place pu- 
blique où se faisaient les exécutions 
criminelles {martray, martroy, oil). 

Marty. F. de MartU, qui est le 
nom de saint Martin (Bouergue). 

Marrille. La Meuse possède une 
commune de ce nom qui s'appelait 
au ix« siècle Martia villa (domaine 
de Mars). 

Mary. Nom de saint, en latin 
Mariuê (fils de Thomme courageux, 
viril). 

Mas. Yoy. Lemat. 

Masqueller, Mascpiilller. i» F. 

de masclier : boucher (oc) ; 2° dér. 
de masqueler : tacheter de diverses 
couleurs (oil). 

Massabiau. Assomme • bœuf. 
Nom de boucher (Limousin). 

Massard, Massart. l» Trésorier 
de ville ; 2o dér. de Masse ou de 
Thomas. 

Masse. Nom de saint, en latin 
Mazimus (très-grand), ce qui en fait 
une abr. de Maxime, 

Masse. F. de Macé. 

Massebeuf. C'est le MoisaUau 
de langue d'oil. 



ICai 

Masselin, Mawelot. v» Dér. de 
Thomas oa de Masse ; S» dér. de «la* 
zel : boucherie (en latin maeéUimm) ; 
30 abr. de Marcelin, Marcelot. Oa 
donnait aussi le nom de macelotte 
à une petite massue (oc, oil). 

Massemln. F. de Maximln. 

Massenet, Massenot. Dér. de 
Massin. 



. Dér, de Masse 



ou de Thomas. 



Massias, Massiea. F. de ICa- 

thias, Mathieu. 

Masson. Maçon (oil). M. s. q. 
Massot. 

Masaot. Massa, Massy. Abr. 
dér. de Thomas ou de Masse. 



I. Petite exploitation ru- 
rale, comme le mas. SUe n'avait 
toutefois rien du sens aetuel de 
< maison ruinée, dégradée >. 

Masarier. Fermier d'une maiiire. 

Mat. lo Abr. de Le Mat : Le Bon 
(Bretagne); 2o abr. flamande de 
Matthieu ; 3» extravagant, triste 

(oc). 

Mataillet. Dér. de Matatt : bat- 
tant de cloche. Surnom de eauseor 
ou de sonneur. 

Matelin. Mathurin (Bretagne). 

Matheret, Matherion, Mafhe- 
rot. Dér. de Matheri , forme dn 
nom de saint Mathurin. 

Mathey. F. de Mathieu; elle 
se rapproche plus du génitif latin 
Mathœi. 

Mathias, Mathieu, Mathis. 

F. de Matthias, Matthieu, Matthis. 



Haa 

Kathon. F. de Mathieu (oil). 

Mathurél. Dér. de Matur. Voy. 
Mathurin, 

Mathnrin. Nom de saint. S'est 
écrit d'abord Matur (en latin Matu- 
rui : mûri, sage). 

Maton, lo F. de Matliieu (oil); 
fo extravagant, triste (oc). 

Matras. !<> Matelas (oil) ; 2» trait 
de grosse arbalète à tête de fer qui 
brisait sans percer. Sagette est un 
nom de ce genre. Matras a été pris 
pour étourdi, ineotuidiré, sans doute 
par allusion au projectile (oc). 

Matrot. F. de Maitrot ou dér. de 
Matur. Voy. Mathurin. 

Matthias, Matthieu. Noms de 
saints. — Signifiant gui est donné 
(hébreu). 

Maturel. F. de Mathurol. 

Maubert. Nom de saint, en latin 
Madelbertus, du yieuz nom germ. 
Madelbert : orateur renommé (ma- 
dal : discours ; hert : renommé). 

Maublano. Basané. Par une iro- 
nie semblable, le peuple appelle un 
nègre mal blanchi, 

Maaolaire , Mauolero. Peu 
lettré, mauvais clerc. On dit de 
même d'un homme peu capable : Ce 
n*ېt pas un grand elere. 

Manoonrand. Peu ingambe, 
eoarant mal. 

Maudet. l» Abr. de Grimaudet ; 
8<» abr. de Maué^hait : malheur (oil). 

Mandonx. Dur, mal doux. 

Mauduit. Mal mené, mal conduit. 



Maa 



325 



mal tourné. Ce nom n'existe pas au 
Martyrologe de Chaste lain. Je l'ai 
relevé cependant sur les martyro- 
loges manuscrits du xv« siècle. 

Maoffray, Maufra. F. du nom 

de saint Maufroy, en latin Madel- 
friduMf du vieux nom germ. Madel- 
frid (orateur-pacifique). 

Maugard. F. du vieux nom 
germ. Madelgard (orateur-gardien), 
x« siècle. 

Maugars , Maugaa. Mauvais 
garçon. Le nom opposé est Bongars. 
On prononce toujours dans l'Ouest 
go» pour garé. 

Maag6. !<> F. de Manger; 2o dér. 
de Mauge : massue (oil). 

Mauger. Nom de saint, en latin 
Madelgariuêy du germain Madélgar 
(orateur-auguste). 

Maugln* F. de Mauguin, comme 
vieux nom germ. 

Mauguin. 1° F. du vieux nom 
germ. Madalwin {win vaut gwin) qui 
signifiait orateur-ami; 2» forme de 
Maugain (mauvais gain). 

Maugras. Maigre, mal gras. 

Maujean. Mauvais Jean. Opposé 
de Bonjean. 

Mauler. F. de Moller. 

Maulvault. F. de Malaval (mau- 
vaise vallée). Le nom bien connu 
de Mollevaut pourrait n'être qu'une 
forme de Maulvault, 

Maume, Maum6, MaumuB, 
Maumy. 1» F. et dér. de Morne : 
mascarade (oil) ; 2» f. de Maxime, si 
J'en Juge par le nom de lieu Maumi- 
gny, en latin Maximinia^wn (do- 



336 



Maa 



nudne de Maxime); 9» forme de 
Meaame. 

Maumenè. M. s. q. Mandait. 

Maonlar. F. de Meunier. 

Mannonry. Maigre, mal nonrri. 

Maupas. Défilé peu accessible, 
lien dangereux (oil). 

Maupeou. Si ce nom s'écriyait 
comme il se prononce {Maupou)y ce 
serait un nom de lieu signifiant 
mauvais mont, mont dangereux. Si 
nous nous en tenons à Heaupeou, il 
signifie mauvais poil {peou, oc), et, 
au figuré, mauvaise humeur, « Bs 
pas de bon peou >, dit-on dans le 
Midi, pour • il n'est pas de bonne 
humeur •. 

Maupertoia. Trou dangereux, 
excavation (oil\ Voy. Pertuis. 

Mauprivez. Brusque, peu socia- 
ble, mal privé. 

Maur. Kom de saint. Yoy. Mau- 
rice. 

Bfaurand, Maorant. Dér. de 

Maur. 

Mauraoz. F. de Maureau. 

Maure. D'origine maure ou de 
peau brune comme celie d'un Maure. 
Le premier sens serait exceptionnel. 

Maurel. Dér. de Maure. Se dit 
toujours dans le Midi, pour tanniré, 
tirant sur le brun. 

Maorer. Maçon (Allem.). 

Maurioe. Nom de saint, en latin 
Manritius, dér. de Mauriu : basané, 
noir, d'origine maure. 



Mauriè. M 

Mourler. 



May 

, s. q. Maurupt on 



Maurin. !<> Dér. de Maure, comme 
Morin est dérivé de More; 9» dér. 
d'Amaury; 9» ruisseau dangereax 

(oc). 

Maurits. Maurice (Allem.). 

Manrapt. Mauvais eoun d*6sa, 
ruisseau dangereux (Est). 

Maury. F. méridionale de Maure, 
ou abr. d'Amaury. 

Mau8. 1» Méchant (oil); 2o sooris 
(Allem.). 

Mauvais, Mauvet, Kavet. En 
dehors de l'acception connue, ce 
peut être des formes du nom de 
saint Mauve, en latin Madalveui, 
VIII* siècle. On a dit marais pour 
mauvais (oil). 



:. Abr. de Maxime (Allem.), 
de Maximin et de Maxence (oil). 

Maxime. Nom de saint, en latin 
Maximus (très-grand). 

May. lo Voy. Lemay ; 2o en Hol- 
lande Maj^ est une abréviation de 
Maria ; c'est aussi un nom de saint, 
en latin Marius. Voy. ce nom; 
3" très-souvent, Jfa;^ est un nom de 
famille Israélite ; il semble alors an 
nom de lieu {May ou Mey). 

Mayard, Mayaud. F. de Mail- 
lard, Maillot. 

Mayer. lo Nom hébreu signifiant 
<jui a jeté lumière, qui a éelairi; 
2" forme de Meyer, comme' le prou- 
vent les noms Ohermayer et Ober- 
meyer. 

Mayet. 1* F. de Mahiet (Mathieu) 
ou de Maillet ; 2» dér. du nom de 
saint May. 



Mao 

or. Maire (oil). 

ix. F. de Hayeuri ou de 
iCathien). 

Burd. F. de Magnard. 

r. Maire (Angl.)* 

le. N. d. 1. S'est dit de la 
ta champs qui ayoisinent 
1 de campagne (oc). 

idier. Métayer (oc). 

Assemblage de fermes, 
orale (oc). 

la , Mazel , Mazelier. 

le| boucher (oc, oil). 

.et, Mazelln. Dér. de 
ïïazelin voulait dire aussi 
>ire. 

ine. F. du nom de Made- 

•). 

rolle. Exploitation rurale 



b. Dér. de Mase. 

»r. Métayer (oc). 

^re. F. de Mezière. 

lier. Boucher (oil). 

yer. Métayer (oil). 

ire. Exploitation rurale 

• 

rier. Métayer (oil). 

me. Forme du vieux nom 
que Madelm (orateur - pro- 



In. Jeune garçon , jeune 
f (oil). 



Mel 



327 



Mèorant. Qui n'est pas catholi- 
que (oil). 

Mèdard. Nom de saint d'origine 
germanique, écrit ainsi dès le vi« 
siècle (respecté-aguerri). 

Meder. Faucheur (ÂUem.). 

Meffray, Meffre. Sens de Mauf- 
fray. 

Mège. !<> Médecin (oc, oil) ; 2*» mé- 
tayer (oc). Se dit encore dans les 
campagnes du Midi pour vétéri- 
naire, rehouteur. 

Mègret, Maigrot. Dér. de mai- 
gre. 

Mëhard. F. de Méard, qui est 
lui-même une forme de Médard. 

Mehl. Farine (Allom.). — Nom 
de boulanger ou de meunier. F9rs- 
temann en fait une forme du vieux 
nom germ. Mahal (alliance), mais 
Mahal me paraît moins une souche 
qu'une abrév. de Mathal, Notre 
sens est confirmé par le nom Méhler 
qui existe. 

Meignan, Meignen. F. de Mai- 
gnian, Magnin. 

Meillet. Dér. de Meille, abrégé 
d'émile. 

Meiner, Meinher.Voy. Ménier. 
En allemand moderne, signifieraient 
mien et monsieur, mais c'est impro- 
bable. 

Meissonier. Moissonneur (Midi, 
oc). 

Meister. Maître (AUem.). 

Me Jean. Celui qui est entre les 
deux, entre l'aîné et le cadet (Midi). 

Melchior. Nom d'un des rois 
mages. D'origine hébraïque selon 



328 



Mèn 



les uns, phénicienne, selon les 
antres, ce qui est plus probable. 
Mais le sens attribué par tous est le 
même {roi de la eiti), 

MeUan. Âbr. d'émilUn (éœi- 
lien). 

Mëlin. lo Jaune (oc), blond 
(melen, Bret.) ; 2o moulin (Bret.); 
So forme de Merlin, car Mellimont 
(Eure) se dit en latin Merlini mofu ; 
40 abr. d'émilien ; 5o dér. de Mêle : 
néflier (oil). 

Melles. lo Merle (Maine) ; 2o né- 
flier {inele, oil). 

Mollet. F. de Merlet ou de Meil- 
let. Les Mellet de Bretagne portent 
trois merlettes dans leur blason. 

MelUer. Néflier (oil). 

Mellon, Melon. l^Nom de saint, 
en latin MellOf classé par F5rste- 
mann dans les vieux noms germ., 
sens inexpliqué ; 2o dér. d'Emile. 

Mellinet. lo Dér. de Mélin; 
2o meunier {melinerf Bret.). 

Mellot. Melot. 1» F. de Merlot ; 
2o abr. d'Amelot ; 3o dér. d'Emile. 

Melon, Melot. V07. Mellon, 
MeUot. 

Melqoion. F. de Melchior (oc). 

Melse. Melchior (flamand). 

Memain. F. de Mesmin (Maxi- 
min). 

Membre. Vigoureux (oil). 
Ménage. Métairie (oil). 
Ménager. Métayer (oil). 



Menant, l» F. de MaùuuU : riehe 
(oil), ou de manant. On appelait 
ainsi ceux qui étaient orifl^oidrei 
du lieu; les autres s'appelaient koU* 
tante ; 2° même origine que Menanlt. 

Menard. Vieux nom germ. éerit 
ainsi dés le xx* siècle. Il était abrégé 
de Menhard, qui venait lui-même de 
Megnhard et de Megênhard{ro\imtiè- 
aguerri). 

Menault. Nom de saint, en la-, 
tin Magnoalduê, D'origine genoani- 
que {magan : force ; ald : ancien). 
Voy. Minier. 

Menegaut* Vieux nom d'origins 
germ. écrit déjà Manegaud en 1068. 
La forme primitive est Managald 
(guerrier-valeureux). Le nom de 
Maingaud a le même sens. 

Menessier. lo Dér. de Menés: 
voiture, voiturage (oil) ; 2of . de Man- 
nessier. 

Menetret, Menetrey. Méné- 
trier, trouvère (oil). 

Mënëtrier. Ar^san, employé, 
inusicien, conteur (oil). 

Menget, Mengin.F. deManget, 
Mangin, ou dér. du nom de saint 
Menge, en latin Memmius. 

Mënier. En langue d'oc, le me- 
nier était le mineur, et l'exploitation 
minière était la Minière, Menier 
peut être aussi une forme de Meu- 
nier. — Mais nous ne sommes pas 
encore au bout. En bien des cas, 
Minier peut très -bien être un nom 
de saint, en latin Meginheme in 
vieux nom germ. Maginher, qni 
date du viii« siècle, et que nous 
voyons se transformer successive- 
ment en Meginher (an 802), Meinher 
(à ne pas confondre avec Meinherr) 
et Meiner. Il signifierait alors forée 
(magin) auguste ou guerrière {her a 



ees deax sens, d'aprèe FSrstemann). 
— En tout, quatre Itypothèses qui 
peuvent se trouver vraies chacune, 
selon le temps et le pays où le nom 
de Menier fut porté pour la pre- 
mière fols. Le Menier d*origfine ger- 
manique parait à première vue le 
moins vraisemblable, mais il ces- 
sera de rêtre si on pense aux noms 
analogues et bien connus de Ménard 
qui vient de Magehhard (force- 
aguerrie), de MenatUd qui vient de 
Meginald (force-ancienne), de Menou 
qui vient de Meginulf (force-douce). 
Parfois, ces démonstrations par ana- 
logies semblent les plus convain- 
eantot et les plus intelligibles. 

Mënière.lo Mine (oc) ; 2° manoir 
rural (oil). 

Menigault. F. de Menegaut. 

Menil. Abr. de Dumesnil. 

Menin. Le petit enfant, le plus 
petit de la famille (Flandre fran- 
çaise). C'est à une époque bien plus 
récente qu'on a donné ce nom aux 
enfants qui partageaient les jeux 
des princes. 

Menlssier. !<> F. de Manissier ; 
2o menuisier. Cette forme ne se 
trouve pas dans les anciens textes, 
ce qui rend le sens bien douteux. 
On disait Menuisier ou Menutier. 

Mexmessier. F. de Menessier. 

Mennetrot. Ménétrier. 

Menon. Nom de saint, en latin, 
MInulfuêf du vieux nom germ. Megi- 
nulph, Voy. Minier. C'est aussi un 
nom de lieu. 

Merand, Merard, Merat, Me- 
raod, Hérault. 1° F. de Morand, 
Morard, Moreau, etc. ; 2» la forme 
latine du nom de raint Méraud 



Mer 



329 



(Meralduê) montre que ces noms 
peuvent aussi être germaniques, 
moins Merat (pur, en langue d'oc) 
et dériver du radical mer, qui, 
comme mar, signifie illustre. 

Meroadier. Marchand. 

Merceron, Meroerot, Meroe- 
rou, Meroery. Dér. de Mercier. 

Meroey.loF.de Mercier; 2onom 
de lieu dont la forme latine équi- 
vaut généralement i Mareiaeum: 
domaine de Marcius. 

Mercier. Nom d'une profession 
bien connue, mais qui n'était pas 
tout à fait la même. La mercerie 
était un commerce de luxe, qui com- 
prenait les tissus d'or et d'argent, 
les soieries. On le voit par les dé- 
tails du Livre de» Métiers, d'é tienne 
Boileau. 

Merck. Limite (Flandre). C'est 
notre marehe. 

Mereau, Merel, Meret, Me- 
rieu. F. de Moreau, Morel, Moret , 
Morieu (basané de teint). 

Meriat, Meriau. De teint ba- 
sané. Voy. Merieu, 

Merle. Abr. d'Aymeric. 

Merigot, Merljot. Dér. de Me- 
rle. 

Merland, Merlaud. loYoy. ir«r- 
lin; 2° dér. de Merlée: querelle (oil). 

Merle. !<> Surnom de querelleur; 
2o marne (oil). 

Merlet. Dér. de Merle ou forme 
do Morlet. Voy. Merlin. Les Merlet 
de Normandie portent d'or i huit 
merlettes de sable. 



330 



Uet 



Mériter. !<> Néflier (Poitou) ; 2° 
forme de Merlietu: querelleur (oil). 

Merlin. F. d*un vieux nom an- 
glais. Merlin, l'enchanteur, qui joua 
un si grand rôle dans nos romans de 
chevalerie, était un barde anglo- 
saxon du ye siècle, nommé Merrdin. 
Plus tard, on donna son nom à 
ceux qui passaient pour sorciers. 
— Tout en admettant ce premier 
sens, Je crois que, le plus souvent, 
Merlin, comme Merlet, Merlot, Mer- 
laud, a du être un diminutif de 
Morel (basané) et Merle, sobriquet 
de tapageur. Merlia et Merlieux 
avaient ce sens en langue romaine, 
par allusion aux sifflements et aux 
. combats des merles. — Pour ne rien 
omettre, disons qu'en Poitou on ap- 
pelle poil merlet le poil des bœufs 
chfttain foncé. Ce renseignemeut, 
que je dois au glossaire de M. l'abbé 
Lalanno, me donne à penser qu'en 
certain pays on a dit merlet, merlin 
et merlot pour morlet, morlin, mor- 
lot (petit maure, noir, basané). 

Merlot. Voy. Merlin. 

Mermat, Merme, Mermet, 
Mermier, Mermillod, Mermin, 
Mermoad, Mermoz. Merme veut 
dire < mineur, petit enfant, le plus 
petit de la maison > (oil). Les autres 
noms sont ses dérivés. 

Merre. lo Nom de saint, en la- 
tin Mitrias; 2o f. de Marre: houe 
(oil). 

Mertens. Fils de Martin (Flan- 
dre). 

Merville. N. d. 1. (Calvados, 
Hante-Garonne, Nord, Luxem- 
bourg). En latin: Mauronti villa, 
Marci villa, Marii villa (domaine 
de Mauront, do Marc ou de Marins, 
selon les pays). 

Mery. 1«> F. du nom de i^aint 



Mat 

Merry, en latin Mederieus (hon- 
neur-riche) , vieux nom germ. ; S» 
originaire de Mery (Marne, Oise, 
Cher,Calvado8, Aube, etc). A en ju- 
ger par la forme latine de Mer; 
(Aube), qui est Mauriacus eamput, 
la signification serait : champ da 
Maure ou domaine de Manr. 

Meslandp Meéle, Meslet. F. de 
Merland, Merle, Merlet. 

Meslier. Néflier (oil). 
Meslin. F. de Merlin. 

Mesnager, MesnBrdfMeanier. 

F. de Ménager, Ménard, Ménier. 

Mesnil. C'est le mansionUe latin. 
D'abord petite habitation rurale, 
maison avec un champ, puis hameau. 
S'est écrit d'abord Du MesniL 

Messager. Courrier (oil). 

Messemaoker. Fabricant de 
mesures, de setiers {Metzwuuher, 
Allem.). 

Messier. Garde champêtre (oil). 
Messin. Originaire de Mets. 

Mestral, Mestraud^Mestreao. 

Homme de métier, artisan exerçint 
nne profession mécanique plus éle- 
vée que celle de journalier, rece- 
veur de cens, vent impétueux (oe). 

Mestre. F. de Maistre. 

Mètais^Mètay. Métayer(0ne8t). 

Mètôrie. Petit domaine. C'était la 
terre que labouraient quatre bœaf> 
en un an. 

Metivier. Moissonneur en Poi- 
tou, où la moisson se dit mêtiva. 



Mes 



Mie 



331 



Métrai, M«traiid. F. de Mes- 
tral, Mestraud. 

Mettais. F. de MeUIs. 



\ lo F. de Maor; 2o long 
(Bret.); 9o prudent, Mge (oil). 

Menrand, Meuret, Meurice, 
Meuriot» Meorisse, Meuriset. 
F. de Haurand, Mauret, Maurice, 
Mauriot, Maurisset. Cette forme 
meur se trouve en Flandre. 

Meurgè , Meurgey. Tas de 
pierres (Franche-Comté). 

Meuanier. Meunier. 

Mervls. C'est un Barthélémy fia- 
mand. On y retrouve le m«tM final 
de Bartholomeus. 

Meyer. lïn allemand, ce nom a 
signifié d'abord «uiir«, majordomey 
puis métayer f fermier. Dans ces dif- 
férentes acceptions, il a évidemment 
le sens de mat^e, de major (plus 
grand) qui a fait aussi en France le 
nom presque identique de Mayeur. 
Ce sens se retrouve dans la plupart 
des noms composés ou Meyer joue 
un rôle, tels que KirschvMyer (mar- 
gnillier), Rittmeyerf Kohlmeyer, Zu- 
kermeyer (maître cavalier, maître 
charbonnier, maître en l'art de faire 
des sucreries). Ooldmeyer et Selten- 
meyer (Meyer éCor et Meyer le rare) 
devaient être d'excellents fermiers 
on des maires fort populaires. 



Mesrnadier. 

(Midi). 



Chef de famille 



Sens de Mainard. 



Meynier. Sergent appariteur 
(meinier, oc). 

Mèzard. F. de Médard (oc). 
Meierette» Mezière. Meterette 



se disait de l'enceinte d'une petite 
exploitation rurale. C'est un dimi- 
nutif de Matière f Maizière, Méziére» 
(en latin naeeria). Comme ou voit, 
par le glossaire de Du Cange, que 
maeeria signifiait aussi bois de eotu- 
truetion, il ost à supposer que l'en- 
ceinte était faite de poutrelles. 

Miallie. Maille, petite monnaie 
(oc). 

Mianet. Dér. abrégé d'^milien. 
On le voit par la forme latine du 
nom de saint Miani {^miliahus). 

Miard. Mias, Miat, Miaud. 
Surnoms d'enfants ou d'hommes pe- 
tits, comme Mion, Mioche. Cepen- 
dant, Miard est aussi une forme 
de Médard, MUm est une forme du 
nom de saint Medon (Medulftie), 
Voy. le Dictionnaire de Trévoux. — 
Miaud et Mion pourraient être aussi 
des abréviations de Millaud et Mil- 
Ion: émile. 

Micard. M. s. q. Michard. 

Miohal. F. de Michau. 

Michalet, Michalon. Dér. de 
Michal. 

Michard. Dér. de Michel. Peut 
dériver aussi du vieux verbe micher . 
pleurer (Normandie). 

MichaUp Michaud, Michanlt. 
Michaut, Michaux. F. de Mi- 
cheau. 

Michêa. F. du nom de saint Mi- 
chée, qui vient de Michah (pauvreté 
du Seigneur), hébreu. 

Micheau. F. de Michel, comme 
chapeau est une forme de cîiapel. 

Michée. Voy. Michea. 



S82 



liliT 



MioheL Kom de Mint (en hébreu ! 
êtMibUUfU à Dieu, qui éêt eomwu 
Dtéu). Ce n'est pas, à proprement 
parler, an saint, car la tradition en 
fait l'areliange, le chef des anges du 
eiel. Il est le patron des pâtissiers. ' 
Sons Charles YII et Louis XI, il 
était le patron et le protecteur de la 
France. Aussi, les formes et dériyés 
de ce nom sont innombrables. 

Mlohelant'. Mlohelat, Miohe- 
let. Michelin, Miohelon, Miohe- 
lot. Dér. de Michel. 

Miohels, Miohiels. Fils de Mi- 
chel (flam.). 

Michin, Michon, Miohot. Dér. 
de Michel. Les deux derniers dési- 
gnaient aussi les hommes d'esprit 
peu ouvert (oil). ifiehon était la 
forme féminine de Michel. 

lEiohoa. Michel (oc). 

ICiclet, Miolos. Abr. dérivés de 
Miquel. 

Micol, Micolaud, MicoUet. F. 
et dér. de Micoul qui est un Michel 
du Midi. 

Miccpiel. F. de Miquel. 

Miège. Médecin (oil). « Et ccstui 
miège le doit veir et taster son pos 
(poulx) et voir son orine >, lit-on 
dans les Aaeises de Jérusalem (code 
Judiciaire du xiii« siècle), au sujet 
des formalités de constatation de 
maladie. 

Miellé. F. de Miel, nom de saint 
(en latin Michaeî)f qui est une abré- 
viation de Mihiel (Michiel, Mi- 
chel). 

Mies. Abr. de Barthélemi (flam.). 

Migeon, Migeot. F. de Michon, 
Michot. 



Mlgnan. F. de Meignan. 

Mlgnard. Mignand, Migne, 
Mignet, Mignon, Miipiot. Gra- 
cieux, JoU. Mignon et MigitaréiM 
nous sont restés avee eette aeeep- 
lion. Plus tard Mi§not a pris awi 
le sens d*enfantgàté,diffieU9àtri9re. 

MIgon, Migot. Mlgovi, IB* 
gaet. F. de Michon, Michot, MI- 
chou, Miohet. 

Milcent. F. de Milsent (en ktin 
de mille êanetia). Synonyme de Tom* 
saint. 

Millan. îo Abr. diSmUian çkaù- 
lien) ; 2o f. de Mllhan, nom de ssint 
(en latin JSnilianuê : lâmilien). 

Millardp Millardet. Dér. abré- 
gés d'Emile. 

Millaud. lo F. du nom de saint 
Millau, en latin {Miliavue); 8* n. 
s. q. Millard ; S» originialre de Mil- 
lau. (Ces derniers noms sont sou- 
vent portés par des Israélites); 4» en 
Normandie, Jfillattd signifie pauvre. 

Mille. Abrégé d'Emile, qui s'écri- 
vait jadis Emilie. 

Miller. Meunier (Angl., Bret.). 

Millerand, Millereaa. Mille- 
ret. lo Dér. de Minière, champ de 
millet (oil); 2o dér. de MUUw: 
meilleur (oil). 

Millet. Dér. d'émile. 

Milliand, Milliard. Milltaad. 

F. de Millaud, Millard, Millaud. 

Millière. Champ de millet (oU). 

Milllet, MilUon, Milllot. F. de 
Millet, Millon, Millot. Le milan 
s'est appelé mUion, 



Miq 

MUloohail, lillloolion.Dér. de 

MUlot. 

Mlllon, BEiUot. Dér. d^émile, 
ce quB confirme la forme latine du 
nom de saint Millon (Amilianiu). 

mine-Edi^rards. Moulin d'E- 
douard (Angl.)* 

MUon, Milot. Dér. d'Emile. 
Hilon peut être un nom de saint, en 
latin Milo. Saint Milon fut évêque 
de Bénéveut. Le nom de Milon 
était célèbre dans l'antiquité. 

Mllsent. Voy. Mileent. 

MUvlUe. N. d. 1. (^mUii villa : 
domaine d'jSmile) [?]. 

Mil^i/ard. Garde-moulin (Angl.). 

Mlmard, Mlmault, Mimerel. 
MlSmeiir. Outre le sens connu, peu- 
vent venir du nom de saint Mime 
(en latin Mimut, mime, comédien). 

Kinard, Minault, Minatiz, 
Mln6, lUnet. lo Dér. de Guillemin ; 
9» except. , dér. de Mine : jeu de dés 
(oil). 

Mingnet. !<> Mince (de Mingou, 
oc) ; 2o dér. de Maing : grand (oc). 

Mini6, Minier. Mineur, voy. 
Minier, 

Mlnoret. lo Le plus petit, celui 
qui n'est pas majeur (oxi^dit aujour- 
d'hui mineur) ; 2» père de l'ordre de 
Saint-François (Frères mineurs). 

Wnot. Abr. de Guilleminot. 

Minqaet. F. de Minguet. 

Mlot. Voy. Miard. Peut être 
auësi abrégé de Millot. 

lli<iael. Michel (oc). 



Moc 333 

ICiquet. F. de Michot. 

Mirabeau, Mtrabel. Admirable 
{Vue est sous - entendu). K. d. 1. 
comme Beauregard , Beauvoir , 
Beauvais. 

Mirail, Mirai. Miroir (oc). 

Miramont, Mirecourt, Mire- 
mont, Mireville. Beau mont, 
beau château, beau domaine. 

Miret. Dér. de Mire : médecin. 

* Miribelle. Mirmont. F. de Mi- 

rabel, Miramont. 

Mirvault , Mirvaux , Mir- 
veauz. Belle vallée, merveilleuse 
vallée. 

Missier, Missonier. F. de Mes- 
sier, Mcissonier. Missier signifiait 
aussi prêtre (oil). 

Mistral. Voy. Mestral, 

Mithouard, Mitoire. F. du 

vieux nom Mitouart. Mitou était le 
nom familier du chat, et, par exten- 
sion, des personnages d'apparence 
féline. Mitouart dey&it être un mtïou 
par excellence. Le nom de Miton a 
lo même sens (oil). 

Miton. Voy. Miihotuird. 

Mitouflet. Poupin, délicat (lan- 
gue d'oc). 

Mitteau, Mittel, Mitton. M. s. 

q. Mithouard ; 2» dér. de Mitte : petite 
monnaie de cuivre. 

Moch. lo Nom Israélite (eau, hé- 
breu) ; 20 abr. de Moschech : Moïse 
(hébreu). 

Mocker. Moqueur (Angl.). 



334 



Mol 



Mooqoand, Mooqoartp Moo- 
qaereau, Mooquet. Surnoms de 
moqaeurs. On écrivait mocque pour 
moquerie (oil). 

Mohr. C'est le Maure Allemand. 

Moignard, Moignon. Dér. du 

vieux mot Moingne : Moine. 

Moine. 1» Qui est an moine ; 
2o surnom dliomme de mœurs mo- 
nacales. 

Moire, Moireau, Moiret, Moi- 
rin. Ce sont des formes de Moreau, 
Moret, Morin (de teint basané). ' 

Moisand, Moisard. !<> Dér. de 
Moiê, qui voulait dire indifférem- 
ment, en ancien provençal, prudent, 
avieé, réservé, ou mou, êoumoU; 
2o dér. de Mots : métairie (oil). 

Moïse. Nom de saint {tiré deê 
eaux, hébreu). 

Moissenet. F. de Moienet : Moi- 
neau (oil). 

Moisseron, Moisset, Moisson. 

Moineau. Moiseeron signifie aussi 
pinson (Norm.). 

Moitessier, Moitrier. Métayer. 
La métairie s'appelait moitresse, 
moiterie (oil). 

Molardp Molas, Molasse, Mo- 
let. Dér. de Mol : mou, sans vigrueur 
(oc). Molard signifie aussi monta- 
gne, mamelon arrondi (Sud-Ouest), 
comme le prouve le nom de Du 
Molard. Molasêe est enfin aussi un 
nom de saint Irlandais, en latin Mo- 
loëauê. 

Molènes. Je ne vois qu'un mou- 
lin de ce nom dans la Dordogne 
(commune de Saint-Geniez). Molétie 
doit être une forme de Moline ou 
Molina, petit moulin (oc). 



SIOA 

Moleux. Nom de mennier oo de 
tailleur de meules. 

. Molière. loMoalin(oil);9<>roelie 
(oc). On dit encore meuUire ; 9» te^ 
rain marécageux (molUirt). 

Molin. Moulin (oo, oil). 
MoHnari. Meunier (Italie). 

Moline, Molinean, Mblinet 
Petit moulin. 

Molinier. Meunier (oc). 

Molinos. Meunier (£sp.). 

Molitor. Meunier. C'est le rom 
latin conservé dans son intégrité. 

Moll. Myope (AU.). Cest aussi U 
Marie anglaise. 

Mollard. MoUet. Dér. de IM: 
mon, avee la réserve faite déjà povr 
Molard. Voy. ce nom. Mollet veot 
dire aussi marais. M. Du MoUet (de 
la fameuse chanson) devait avoir ce 
nom de voisinagre. Le wiollet de la 
jambe ne semble pas ploa anei» 
que le xvi« siècle. 

Molle. 1<* F. de Moll on nom de 
saint flamand, en latin MeUtus; 
2o mesure de bois (oil). 

MoUer. Meunier (Allem.). 

Mollière. Voy. Molière. 

Mollot. Sens de MoUet. 

Molveaa. F. de Maulvau : mau- 
vaise vallée. 

Monard. Abr. de Mosnard ou de 

Simonard. 

Monosumy, Monoarrè, Mon- 
oassin. Mont du charme, mont 
carré^ mont du chêne (?). 



Mon 

Xonceaa, Moncél. Petit mont. 

Monchau, Monohaiiz. Mont 
elurad, mont pelé (Midi), petit moût 
(Nord). 

Xoncait. Mont exposé au soleil. 

Xondetp Mondin, Mondiozip 
Mondot. Abr. dérivés de Baimond, 
on de Monde : net, propre (oil). 

Mondy. Abr. deBaimond(Midl). 

Mbnet. Abr. de Simonet. 

Monge. Moine (langue d'oc). 

Mongenot, Mongeon, Mon- 
geot, Mongin, Monginot. Dér. 
de Monge. 

Monier. Meunier (oil). 

Monin, Moniot, Monnard, 
Monneau. Dér. de Simon, hors 
Moniot (forme de Moiniot, enfan. 
de chœur, oil). 

Monneret, Monneron, Mon- 
nerot. Dér. de Monnler. 

Monnet. Abr. de Simonnet 

Konney.F. de Monnier. 

Monnier. Meunier, monnayeur 
(oil). Le blason des Monnier portait 
des anilles ou des fers de moyeux 
des roues de moulins (Norm.). 

Mennin Abr. de Simonnin. 
Konnlot. Dér. de Simonniot. 

Monnot. Abr. de Simonnot. 

• 

Monpoa. Ce doit être un nom do 
lieu, bien qu'il ne soit pas sur la 
liste des communes. XSn vieux fran- 
çais, l>ou signifie moiUcigne, ee qui 
nous en donnerait deux pour une. 



XULUU 



335 



mais il signifie aussi Poï, e'est-à- 
dire Paul, et ce sens doit être pré' 
féré. Ou aura dit Monpou (moût de 
Paul) comme on dit Montferrand 
(mont de Ferdinand). 

Monod, Monot. Abr. de Simo- 
uot. Monot se rencontre aussi comme 
dérivé abrégé de Ramon (Raymond), 
et s'est dit pour meunier (Franche- 
Comté). 

Monoury. F. de Maunoury 
(maigre). 

Monsabrè, Monségur. Moût 
sain, salubre (Midi). Noms d'habita- 
tion ainsi que les suivants. 

Monselet. Monticule,colline(oc). 

Montagnao, Montagny.Mon- 
talgnao. Domaine de la montagne 
et, exceptionnellement, de Monta- 
nus (montagnard), nom de saint. 

Montaigu. Mont à cime pointue. 
C'est l'opposé de Moutrond (aussi 
nom de personne). 

Montaill6, Montailller. Mont 
taillé à pic. Comme nom semblable, 
ne peut citer Rochetaillée. 

Montalembert , Montalivet. 

Mont à Lambert ou mont d'Alem- 
bert, mont A Livet. (Voy. ces noms.) 

Monteil, Montel. Monticule 
(Midi). 

Montelet. Dér. de Montel. 

Montenard , Montesrnard. 

Mont d'Ainard. 

Montferrand. Clermont-Fer- 
rand. Yoy. Monpou, 

Montier. Monastère (oc, oil\ 
Montigny. M. s. q, MotUagnae. 



336 



Hor 



Montreoil. En latin monoêterio- 
Uim, petit monastère. 

Moore. C'est le Maure anglais, 
à moins que ce ne soit an marais 
{moor). 

Meran. Kom de saint devenu 
nom de famille. La forme latine du 
nom de saint Moran, évéque de 
Bennes, est Moderamnuê ; elle seule 
doit ôtre étudiée comme point do 
départ. C'est un vieux nom germ. 
composé de wod : esprit, ftmci et de 
ram : fort, forte (fort' esprit, âme 
forte). Peut être aussi, mais plus 
rarement, un dérivé de Jfore. 

Morand. Nom de saint, comme 
le précédent. Mais celui-ci n'est plus 
de Bretagne, il est Bourguignon. 
Saint Morand, moine de Cluni, 
mourut au pays do Bftle. Il se dit 
en latin ilorandu» et se traduit par 
devant être retenu (parmi nous), sons 
qui conviendrait parfaitement au 
nom d'un saint. Mais il peut être 
aussi, et plus souvent que Moran, 
un dérivé de More (Maure). Il si- 
guifierait en ce cas, non précisé- 
ment liomme basané do peau, mais 
homme en train de le devenir. Dans 
cet ordre d'idéeé, c'est la différence 
de noirciBeant à noir. La finale and 
ou ant indique l'état de transi- 
tion plutôt que le fait accompli. — 
Les Morand sont nombreux. On ne 
doit pas prendre au sérieux les 
trois cormorans qui figurent sur le 
blason des Morand de Normandie. 

Morard. Dér. de More. 

Moraudp Morault, Moraux. 

Trois formes de Moreau. 

More. F. ancienne de Maure : 
brun do peau comme un Maure, ou 
plus rarement, d^origlne mauresque. 
Ce nom, qui a servi de souche à tant 
d'autres, est bien moins porté que 
ses nombreux dérivés. 



Kor 

Morô. Nom de laint aoxenrol», 
en latin JfoderotiM (modéré). 

Moreau, Moreaux, Morel. Dér. 
de More. Beaucoup de familles de ce 
nom ont des tdtes de Maures sur 
leurs blasons. On sait que Jforsas 
vaut Jforel. Ces adjectifs désignaient 
aussi bien le bnm foncé du poil que 
celui de la peau. Ainsi »4-on dit 
longtemps ehtoal nortau, ehswU 
morel. 

Morellet. Diminutif de MoréL 
Les Morelet de Bourgogne ont une 
tête de Maure dans leurs armes. 

Moret. V* Diminutif de Jfore avec 
lequel il se confond parfois. Ainsi 
saint Maur de Reims est-il appelé 
aussi Moret, comme on le voit dans 
le Martyrologe de Obastelain. Y07. 
Taupin ; 2o nom de lien. 

Morgan, Morgand. l» F. bre- 
tonnes du nom de saint PéUf e. Pé- 
lagie se dit Morgana ; 2® arrogant, 
agrafe, ardillon (oil). 

Moricand, Morioard, Mori- 
oault. Dér. de Moriaque ou de Mort : 
Maure. Moriequê se disait poor 
Mauresque. Aujourd'hui encore, on 
appelle familièrement Morieaud on 
homme de peau* excessivement 
brune. 

Morice. F. de Maurice. 

Moriceau, Morioet. Dér. de 

Morice. 

Morillon, Morlllot. Diminutifs 
de More. Le premier a été nom de 
saint. Montmorillon dut être on 
mont de couleur brunâtre. 

Morln Dér. de More et ayant 
par conséquent le même sens. Dans 
certaines campagnes, les paysans 
appellent encore morin ceux de 
leurs bœufs qui ont la robe noire 
ou brune. Morin et Maurin ne sont 
qu'un même nom prononeé dlifê- 



remment, selon le pays, et écrit selon 
cette prononciation. A pu être sou- 
vent un nom de baptême devenu 
nom de famille, car il y a quatre 
saints de ce nom, et le saint Morin 
de rAgenoisseditenlatinJirattriAu», 
ce qui confirme l'identité dont je 
viens de parler. Des étymologlstes 
très-sérieux ont pensé que ce nom si- 
gnifiait originaire de la Moriniey et 
non hrun de peau comme un Maure. 
Ont-ils réfléchi que : 1* à l'époque 
où le Boulonnais s'appelait Mori- 
nie, on ne pensait guère à porter les 
noms de famille dont je m'occupe ; 
2o dans les noms de famille, il n'est 
resté trace ni des Carnutes, ni des 
Arvernes, ni des Bellovaques , ni 
d'aucune de ces peuplades primiti- 
ves ; 30 la différence de Morin à 
Jfattrin ne saurait constituer une 
objection, attendu qu'on écrivait 
indifféremment Maure et More et 
qu'on traduisait le nom de saint 
Morin par Maurinus, comme nous 
l'avons vu plus haut. 

Korlnat, Morineau. Dér. de 
Morin. 

Xorinerie , Morinière. Do- 
maine de Morin. Nom d'habitation 
ou d'origine. 

Moris. F. de Maurice. 

Morisot, Moiisseau, Moris- 
set, Morisson, Morissot. Dér. de 
Moris. 

Morize. F. de Maurice. Elle est 
sans doute bretonne, car c'est sous 
la forme Moriz que saint Maur est 
honoré en Bretagne. 

Xorizet, Morizot. Dér. de Mo- 
rize. 



Morland, Morlent, Morlet, 
Horion, Morlot. Abr. deMorellet, 
Morellon, Morellot (basané). 



Mps 



337 



Morlière. Propriété de Morol. 

Morlon, Morlot. Voy. Morland. 

Mornand, Momeau, Momet. 
Dér. de Morne, qui a toujours signi- 
fié triste. ■ Amors n'a cure d'omme 
morne > (Amour n'a souci d'homme 
triste), dit-on déjà dans le vieux 
Roman de la Rote, 

Morot. Brun, basané, noir. Dér. 
de More. 

Mory. F. de Maury. 

Mort. F. ancienne et peu recon- 
naissable du nom de saint Maur. 
Je ne m'en serais pas douté si je ne 
l'avais retrouvée sur les calendriers 
du moyen ftge. 



Mortemart. 

mx>rtuum mare 
morte, étang). 



N. d. 1., en latin 
: mer morte (eau 



Mortelier. Qui fait le mortier 
(oil). 

Mortet. Dér. de Mort, ou f. de 
Mortex : cruel (oil). 

Mortier. 1<* Abr. de Mortex : 
cruel (oil); 2° vase ou l'on pile, 
bouche à feu (oil). 

Mortixner. C'est le Mortemart 
anglais. 

Moses. C'est le Moïae allemand. 

Mosneron. Dér. de Mosnier. 

Mosnier. Meunier (oil). 

Mosson, Mossot. Dér. de Mosae : 
Maxime^ nom de saint. 

Mossy. F. méridionale de 
Mosse. Yoy. ci-dessus. 

15 



338 



Mon 



Motard, Moteau. Motel. Mo- 
telet, Motin, Moton, Motot. Dér. 
de Guillomot. Moteau voulait dire 
aussi petite motte, fagot (oil). 

Motte, éminence formée à main 
d'homme, château élevé sur une 
motte, chaussée, digue (oil). 

Motteau, Mottelet, Mottet, 
Mottheaa. Dér. de Guillemot. 

Moachard, Mouchel» Moa- 
ohet, Mouchot, Mouchoux. Dér. 
de Mouche. — Mouchel et Mouehet 
signifient aussi monceaux, tas (oil), 
probablement comme formes de 
Monchel, Monchet (monceau, monti- 
cule), et tel pourrait être le sens de 
Mouchot et Mouchard, qui est aussi 
un nom de lieu. Ceci n'empêchait 
pas le receveur général des finances 
Mouchard de mettre trois mouches 
dans son blason (1783). Une famille 
dauphinoise, du nom do Mouehet, 
porte trois émoucbets dans ses ar- 
mes, mais cette interprétation doit 
être exceptionnelle. 

Mouflard,Moufle,Mouflet.Qui 

a les joues rebondies. En wallon, 
on dit encore moufier pour enfler les 
joues. Mouffle signifiait aussi gros 
gant, poulie et mouflet : pain mollet 
(oil). 

Mougenot. Dér. de Mougin. 

Mougeot, Mougin. Abr. de De- 
mougeot, Demougin (formes de Do- 
mangeot, Demaugin). 

Mouillefaxine.On pourrait soup- 
çonner ici le surnom d'un débitant 
de farines avariées. TVIais il n'en est 
rien. Mouille est ici une forme de 
moule, qu'on retrouve dans le nom 
d'homme Moulfarine (nom de meu- 
nier). 

MouiUard.MoulUet, Mouillot, 



Mon 

Monlard, Moolet. Dér. û»MoueU: 
mou, débile (oil). 

Moulfarine. Voy. Mouillefarine. 

Moulinier, Mouniw. Meunier 

(00). 

Moure. F. de Maure : brun-noir, 
bMané. 

Moureau, Mouron, Mouret. 

Dér. de Moure. 

Mourey. F. de Moorier (Comté, 
Suisse). 

Mourgue. Moine (oc). 

Mourier. 1» Dér. de Moure ; 2» 
ce serait un mûrier s'il fallait s'en 
tenir au blason des Mourier de Pro- 
vence, qui porte deux mûres, mais 
les armés parlantes ne sont pas ton* 
jours une preuve, et le mûrier s'ap- 
pelle morier et non mourier dans le 
Midi ; 3^ m. s. q. moureur : triste, 
abattu (oil) ; 4<» dér. de Mourie : eau 
propre à faire le sel (oil). S'autori- 
sant du vieux verbe moure (mou- 
dre) employé en langue d'oil et au- 
jourd'hui encore en langue d'oc), 
M. Moisy propose mourier comme 
une forme de meunier. CSela serait 
également plausible s'il existait d'an- 
ciens textes justificatifs. 

Mouriot. Dér. de Mouret. 

Mourize. F. de Maurice. 

Mourlon, Mouriot. F. de Hor- 
ion, Morlot. 

Mourot, Moury. Dér. de Moore. 
Un cbien noir s'appelait mourot 
(oil), ce qui confirme notre sens. 

Mousnier. Meunier. 

* 

Moue»ard, Moussaud. Dér. de 

Mousse. 



Mol 

Mousse. Triste, boudeur (oil). — 
Peut être aussi et plus souvent une 
forme de mouche. 

IfouBselet, Mousseron. Dér. 
de Mousse. 

Moussu. Velu (oil). 

Moustier, Moutler. Monastère 
(oil). 

Moutonnet . Nom d'homme 
doux, paisible. 

Mouzard, Mouzet, Mouzin. 
Dér. de Mousse. 

Mojrau. Cuve, tonneau (oil). Ce 
doit être aussi une forme de muiau : 
muet (oil). 

Moynat, Moynet. Dér. de 
Moine. 

MosTSe. F. de Moïse. 

Mugiiier,Mugnerot,Mug]iiot, 
Mugnot. F. et dér. de Meunier. 

Muguet* Bien m'empêche que 
ce soit un nom de fleur comme La- 
rose ou Jasmin. Surnom dû à une 
bonne mine ou à une fleu|^ favorite. 
Dans le sens d'élégant, Muguet ne 
paraît point remonter au delà du 
xvi« siècle. Les Caquets de Vaccou- 
ehée parlent les premiers d'une pe- 
tite muguette de la rue saint Mar- 
tin. Muguet devait avoir le sens de 
mfuqué, 

Mulhbacher. Originaire de 
Muhlbach (ruisseau du moulin, AU.). 

Mulron. Ouvrier travaillant à 
extraire le sel de la muire (eau sa- 
lée). 

Mulard.Mulat, Mulet. Dér. de 
Mul : mulet (oil). Mulard veut dire 



Mur 



339 



entêté, bondour . en Normandie. 
M. Travers a pris soin de nous le 
confirmer par ces deux vers de sou 
édition des Vaux de Vire de Basse- 
lin : 

Vaut mieux qu'un vieux mulard 
Qui est toujours en ire (colère). 

Muller. Meunier (wallon). 

Muller. Meunier (wallon). Ex- 
cept. : enfant ou femme légitime (oil). 

Mullet. Mullot. Mulon, Mulot. 
Dér. de Mul : mulet (oil). — Cette 
souche me paraît plus probable que 
mule (meule), ou mule (pantoufle, 
chaussure de dessus, galoche). 

Mulnier. Meunier. 

Munch. C'est le moine allemand. 

Munerot. Dér. de Munier. 

Munier. F. de Meunier. 



Munzer. F. de Muntzer 
uayeur (AUem.). 



mon- 



Murat, Muraton. Murât est un 
nom de lieu dont la forme latine veut 
dire généralement ville entourée de 
i»urai22e«. Toutefois, la fréquence de 
ce nom, ses dérivés Muratel et Mu- 
raton, pourraient bien en faire aussi 
un dérivé de Mure. 

Mure. 10 F. de Moure (Maure). 
La mûre elle-même est un fruit noir ; 
2° except. : fourrure d'hermine, 
saumure. 

Murel, Muret. Dér. de Mure. 

Muriel, l» Idem ; 2° mur (oil). 

Mûris. F. de Maurice, comme 
le nom de saint Mury, eu latin Mau- 
ritius. 

Muron. l» Dér. de Mure ; 2° fram- 
boisier. 



340 



Nad 



Musard, Museux. Qai perd 
son temps à des rieusi qui esc un 
peu fou, bateleur. Musard est fort 
ancien. 

Musnier. F. de Meusnier. 

Massard, Mussat, Mussault, 
Kusaal, Musset, Masson. Mus- 
sot. On a dit en langue d'oil Musser 
pour cacher f mutêC pour eachetie et 
mu8»itr pour cachottier. Mais ces 
cinq dérivés peuvent être quelque- 
fois des formes de Mo nssard, Mous- 
set, Monssot, etc., qui sont eux-mê- 
mes des formes de Mouchard, Mon- 
chet, Moucliot, etc. C'est ainsi qu'on 



appelle muMcU les moustiques à 
la Rochelle. 

Mutaux, Mutean, Mutel, Ma- 
tin. Dér. de Mvt : muet (laifue 
d'oc). Mutin peut avoir aoMi le sens 
actuel. 

Mutte. F. de Mut: muet. Ce nom 
était porté par la grande ctocbe de 
Metz. 



Mu3rard. Dér. de Jftu : muet 

(oil). 

Muzard. F. de Hasard. 



N 



Mabière. F. de Navière (champ 
de navets, oil). 

Machet. Sens de Nachon. 

Machmann. Homme de la nuit, 
veilleur {Nachtmann^ AUem.). 

Nachon, Machet. 1<> M. s. q. 
Nacheur, Nachoux : difficile, délicat ; 
2o dér. de Nache. Voy. le Diction- 
naire de Roquefort, p. 225. Nachon 
peut être abrév. de Tournachon, 
Bernachon, etc. 

Nacquart. Narquois {riacard, 
champ). 

Nadal. F. méridionale de Noei. 

Madar. Abr.de Tournadar, sur- 
nom familier donné à Tournachon, 
artiste bien connu. La mode de ter- 
miner les mots en ar régnait alors. 
Nous faisons ici de la personnalité, 
car, sans la personnalité, nous eus- 
sions fait fausse route. 



Madaud , Madeaod , Madot. 

Abr. de Bernadot ou formés de Na- 
dau, équivalent de Kadal <sh. hmgoe 
d'oc. 

Maessens. Fils de Naes (KTamire, 
fiam.). 

Nagel. Ongle, clou (AUem.). 

Nageotte, Naigeon. Dér. de 
Nages et naige. Voy. le Diotionnftire 
de Roquefort, p. 225. 

Mail. C'est le NoÔl irlandais. 

Mais. Naïf (oil). 

Malin, Mails, Mallet. Dér. abré- 
gés de Nadal. 

Manoelle. Voy. Nansot. 

Nanin, Mannon. Dér. de Nane: 
petit (oil). Nannon peut aussi être 
forme familière du nom de Jeanne. 



Nap 

Nansot. Nasse, nacelle. (De 
nanse, oil.) 

Mant. Nain (langue d'oc), ou 
abr. de Ferdinand. Elle est usitée 
aussi en Flandre, où l'on dit Nan, 
Nantes. 

Manteau , Nantet. Dér. de 
Nant. 

Nanteuil. N. d. 1., en latin Nan- 
togilum. Dér. du celtique Nant : 
▼allée. 

Manthier, Nantler. F. du vieux 

nom germ. Nanther (de Nant : ris- 
quer, hasarder), ixe siècle ; 2*' dér. de 
Nant : gage, caution (oil). 

Napoléon. Nom qui a donné lieu 
aux interprétations les plus diverses 
sans compter les anagrammes. Si 
nous nous en référons an vocabu- 
laire des académiciens de la Grusca, 
qui sont là sur leur terrain (Dizio- 
nariOf t. Vil. Padova, 1830), ils nous 
donnent Napoleone, comme un nom 
propre, avec les dérivés Napoleon- 
einOf Napolino, et l'abrégé Nappo. 
La forme latine est Napoléon. L'ori- 
gine du nom est déclarée inconnue 
et on ne lui donne par conséquent 
point d'interprétation. 

ISn France, on n'en est pas resté 
là. M. de Coston a relevé dans son 
livre sur VOrigine des noms propres 
(1867), les formes italiennes Neapo- 
lion (xiii«* siècle), NapoUone (1199)} 
Napoleone, Neapoleone (1278). Sur 
notre territoire, il a retrouvé de 
plus un Neapolion, bourgeois de 
Paris en 1292, et un Napoléon, car- 
dinal près d'Avignon, en 1848. Tou- 
tefois, la finale on ne semble pas 
prise en considération par l'Ency- 
clopédie catholique de l'abbé Migne, 
qui donne le nom comme une 
forme de Neapolus ou Neapolos, 
saint martyrisé à Alexandrie sous 
Dioelétien. 



Map 



341 



Si maintenant. J'ai recours au 
Martyrologe romain publié par 
Chastelain en 1709, j'y trouve que le 
martyr d'Alexandrie s'appelait non 
Napoléon, mais Néopole et que sa 
forme latine est Neopolis et non 
Neapolus. Ou s'est donc trompé en 
confondant Neopole et Napoléon. Si 
l'Académie de la Grusca n'a pas rat- 
taché Napoleone à un nom de saint, 
ce n'est pas faute de connaître saint 
Neqpole , car elle lui donne une 
place dans son vocabulaire onomas- 
tique, sous la forme italienne Neo- 
poloy en latin Neopolus ; elle le fait 
venir du grec et lui donne le sens 
de nouvelle eonvereion. Est-ce Chas- 
telain qui s'est trompé en mettant 
Neopolis (ville nouvelle)? Ou les 
Italiens ont-ils eu tort de mettre 
Neopolus (nouvelle conversion)? 
Cest un détail secondaire dans notre 
recherche qui aboutit à ces conclu- 
sions : 

lo La plus ancienne forme de Na- 
poléon qui soit connue vient d'Ita- 
lie î elle est NapoUone (1199) ; 

2« L'origine de NapoUone est in- 
connue, et jusqu'à plus ample dé- 
couverte, c'est encore de Napoli 
(Naples) qu'il paraît dériver ; 

3" NapoUone n'a rien de commun 
avec le nom de saint Neopolus ou 
Neopolis. 

4fi Saint Napoléon ne se trouve pas 
au calendrier avant le xix* siècle. 
Les Bollandistes, qu'on a cités 
comme ayant placé au 15 août la 
fête de saint Napoléon, martyr d'A- 
lexandrie sons le nom de Neopolus, 
n'eu ont point parlé ; comme le 
Martyrologe romain, ils placent 
au 2 mai cette fête de Neopolus 
qu'ils appellent Néopole et non Na- 
poléon. 

Le plus drôle dans toute cette 
mêlée de saints^ est qu'un hagiogra- 
phe a fait, par méprise sans doute, un 
saint de plus. A côté de saint Napo- 
léon, il a placé un saint Nappole, eu 
latin Nappolus, martyr à Twrst le 



342 



Naa 



10 vuii. Mais comme Tarse n'est que 
le nom moderne d'Alexandrie, et 
comme l'ancien Néopole était fêté 
en mai, il est évident que Nappole 
doit ne faire qu'un avec Néopole. 

Naqaet. lo Marque de Jeu de 
paume , domestique de louage ; 
2o dcr. do Naque (dent), qui a fait 
le verbe nogucfer: claquer des dents 
(oil). 

Nardl, Mardin, Mardon. ])ér. 
abrégés de Bernardin, Beruardon, 
Bernard se dit de même en Flandre 
Xaerdis, et en Italie Nardi. 

Naret. Dér. de Nare: dérision, 
mépris (oll). C'est ce dernier sens 
qui fait encore appeler dans l'Est, 
naretix, les gens qui ont à table des 
répugnances continuelles ; 2» rusé 
(naré, Norm.). 

Narret. Qui parle du nez (lan- 
gue d'oc). 

Nash. Près du frêne (Angl.). 

Nathalie. F, féminine de Noël. 

Nathan. Abr. du nom hébreu 
Nathanaël: don de Dieu. C'est le 
Dieudonné hébreu. 

Nattier. !<> Fabricant de nattes ; 
2o bas officier de marine (oil). 

Nature, lo Né dans l'endroit; 
2o médecin, physicien {naturex, oil). 

Nau. Source, cours d'eau, terre 
humide, noix, noyer. Ces divers 
sens se rencontrent en notre an- 
cienne langue et indiquent un nom 
de voisinage. — Notons encore Nau: 
gros navire, cognée, cercueil, ba- 
teau (oc). — Nau a été enfin une forme 
de Noël (oil). 

Naucaze. Nouvelle caze, maison 
(langue d'oc). 



Nav 

Naad. Abr. d'Arnaud. 

Naudeau, Naadet, Naudin, 
Naodot. Abr. d'Amaudean, Arnau- 
det, Arnaudin, Arnaudot ou de Re- 
naudeau, Renaudet, Renaudin, Be- 
naudot. Les deux hypothèses ont 
des chances égales. 

Naulet, Naulot. Né le jour de 
Noël. En langue d'oil on appelait 
Jésus-Christ Naulet, pour cette rai- 
son. Dans un ancien no61 on berger 
dit, arrivé à Bethléem : 

▲donc prins ma bouleite 
Pour aller voir Naalet. 

Naurois, Naxiroy. Peut être une 
forme de Norois : fier, hautain, on 
homme du Nord, en vieux français, 
mais signifie plus probablement ori- 
ginaire de Nauroy (Aisne, Marne). 
Nauroy (Aisne) se disait en latin, 
Nogariduih : lieu planté de noyers. 
Les lieux dits Norroy ont le même 
sens. 

Navallles. Voy. NoaiUes. 

Navas, Nave. Prairie maréca- 
geuse, navire (oïl). 

Naveau, Navel, Navelet, Na- 
vet, lo Dérivé de Nave : prairie ma- 
récageuse, navire (oil) ; 2o navet 
(oil). Dans le Midi , on dit encore 
navet pour navire.lie navet (légume) 
se disait plutôt naveau, navel (oil)^ 

Navier. lo Pilote (oil) ; 2o dér. 
de Navie : prairie marécageuse (oil). 

Navières. Culture de navets, 
prairie marécageuse (oil) ; 2o batean 
(Berri). 

Navlet. Dér. de Navelet. 

Nazaire. Nom de saint, en latif^ 
Nazarius (séparé, couronné, Iiébr.). 



Nep 

»t, Naaon. Dér. de Naœ : 
»oU). 

1. M. 8. q. Nau (N06I). 

d. Brouillard (oil). 

mt. Neveu (langue d'oc). 

:er. Taquin^ mutin, railleur 
). . 

UPd. Dér. de Nec : nez (oil). 

)lec. C'est le N06I breton. 

liieu humide, marécageux 



. lo Gravure niellée (oil) ; 2° 
Corneille et Cornélie (flam.) 

e. Nom d'homme à peau 
'est écrit d'abord Le Nègre. 

el, Megret. Dér. de Nègre, 

\, Nelissen. NelUsen veut 
de N'élis, qui est une abré- 
de Corneliê, forme flamande 
elius, nom de saint. 8ohn en 
:ne. Son en Angleterre et 
8en en Flandre et Danne- 
(ulent dire fils. 

\ éléonore (Angl.). 

m. Fils d'éléonore (Angl.). 

rd, Nenot. Nain, petit pou- 
ame Nenet (langue d'oc) [?] 
nd - père, comme Nenin 
?]. — On voit que les ex- 
e touchent. 

eu. F. de Neveu. 

>z. lo Lieu consacré (oil); 
de Nemours {Nemox, oil). 



Nez 



343 



Ménard, Ménot. Dér. de Nain ou 
de Nen: non (oil). Surnom d'homme 
petit ou de contradicteur. 

Neran, Nerat, Neraat. Mère, 
Meret, Néron, Nerot. Dér. de 

Ner : noir (oc). 

Nerestan,Nervaiix, Nervllle. 

Noir étang, noire vallée, noir do- 
maine (noms de lieux). 

Nerv6. Nom de saint breton. F. 
d'Hervé [?]. 

Nestlé. F. de Nestîer : marchand 
ou» fabricant d'aiguillettes (Ail.) 

Nestor. Nom de saint ; du grec 
Mneator : qui se souvient. 

Neubourg, Neuburger. Bourg 
n«uf (France), qui est de Neuburg : 
bourg neuf (Allem.). 

Neulville , Neustadt. Ville 
neuve (France, Allem.). 

Neuhaus. C'est le Maisonneuve 
allemand. 

Neumann. Nouvel homme, der- 
nier né [?] (Allem.). 

Neumarck. Nouvelle frontière, 
marché neuf (Allem.). 

Neuveu. F. de Neveu. 

Neavy. Bourg neuf (du latin no- 
vus vicus). 

Nevière. F. de Navière. 

Neyman, Neymarck. F. de 

Neumann, Neumarck. 

Nezard. l» Grand nez; 2o dér. de 
Neiz : blanc (oil). Neiz ; non (oil). 



344 Nie 

Mezel, Mezot. Petit nez. 

Mibort, Mibaut, Nibelle. F. de 

Nivard, Niveault, Nivelle. 

Nicaise. Nom de saint (vain- 
queur, grec). 

Micaud, Micaut. F. de Nicot. 

Nichaud. M. s. q. Nichon. 

Nicholson. Fils de Nichol (Ki- 
col). — Angleterre. 

Nichon. lo Dér. de Niche : simple, 
naïf, négligé de tenue ou de ma- 
nières, badinage, plaisanterie (oil) ; 
2o abr. dérivée d'Anne. 

Nicier. F. du nom de saint Nicié 
(en latin Nieetius). 

Nick. Nicolas (anglais). 

Nickel. Nicolas (flamand). 

Niclau, Niclaus. Niclot, Ni- 
clou. Abr. de Nicolau et de Nico- 
laus, qui est le Nicolas allemand 
Daus Niclaus et Niclou, on retrouve 
Nicolaus, car Nielou a gardé le reflet 
de la prononciation de l'tt qui deve- 
nait ou. 

Nicod, Nicodeau. Dér. de Do- 
minique. Voy. Nicoud. 

Nicolaï. F. méridionale de Nico- 
las. Le Midi a conservé l'ancien gé- 
nitif latin qui désignait chaque nom 
au bas des chartes latines et signi- 
fiait fils de {Nieolaï: fils de Nicolas). 

Nicolardot. Dér. de Nicolard. 

Nicolas. Nom de saint d'origiue 
grecque (vainqueur du peuple). 

Nicole. Abr. de Nicolas. 



Nil 

Nioolet. Dér. de Nieolat. 

Nicolle. F. féminine de Nicolas, 
mais il ne faut point la coasidérer 
toujours telle. Les Nieolle sont si 
nombreux qu'ils doivent être des 
Nicole mal écrits. 

Nicora. Hibou (nieoraee, oil). 

Nicot, Niooud. Dans le Midi on 
considère ces deux noms comme des 
dérivés abrégés de Dominique, mais 
ils peuvent dériver aussi de NieoUu. 
Nicol peut faire Nieou comme col a 
fait cou. Nicot peut être aussi abrégé 
de Janicot. 

Nicouleau. Ce dérivé évident de 
Nicolas confirme notre présomption. 
Voy. Nicoud. 

Niderer, Nidriche. Nieder- 
meyer. Dér. de Nieder : en des- 
sons, niedrig: inférieor (Allem.). Y. 
Meyer. 

Niel. l» F. de Néel (noir) ; gra- 
vure niellée (oc); 2o abr. de Daniel. 
— C'est aussi un nom de saint bre- 
ton (forme latine inconnue). 

Niellon. Dér. de Kiel. 

Niepce. Nièce (oil, oc). Mais ce 
doit être aussi une forme de Niept : 
neveu. 

Nier, l» Neveu (oil) ; a© noir 
(oc, Poitou). 

Nieuwerkarke. Neave éfi^K 

(flam.). 

Nigon. Qui s'amuse avec rien 
{nigeon, oil). 

Nillon. Dér. abr. d'Anne (oU), 
comme Ninon. 

NillBon. Fils de Comll, f. d« 
Corneille. 



Ninet, Ninot, Minous. Dér. de 
Nin : enfantin (oc). 

Nion, Niot. Dér. abr. de Denis 
un Jean. Les noms deDenion, Jeau- 
niot existent. 

Miq[aet. !<> Délicat (Norm. ); 
2<» dér. de Nique : raillerie (oil) ; S» 
assoupissement, bagatelle (oil) 

Nisard. !<> Abr. de Denisard; 
S» dér. de NU : dénégation (Champ.), 
de couleur blanche (oil). 

Nisson. 1<> Dér. du vieux nom 
germ. latinisé Nizzo (envieux), 862 ; 
2» dér. abr. de Jean ; 3» fils de De- 
nis (flam.). 

Nitliard. Vieux nom germ. écrit 
tel dés 861. F9rstemann lui donne 
le sens d'envieux. 

Nival, Nivard, Niveault, Nl- 
▼elet. Nivelle, Nivelleau, Nive- 
lon, Nivelot, Nivet, Nivière^ 
Nivon, Nivot. Bien des dis- 
tinctions sont à faire dans tous ces 
noms qui sembleraient de prime 
abord dériver de même souche. 
Nivard et Nivon sont incontestable- 
ment des vieux noms germaniques. 
Le premier est un nom de saint du 
Yiie siècle, en latin Nivardus. Lie 
second se retrouve- dans les diplô- 
mes de Pardessus, à l'an 665, avec 
une mention assez curieuse en ce 
qu'elle en fait un équivalent absolu 
de Kivard {Nivo sive Nivardiis). JEàn 
eitant ces noms , Fdrstemann se 
range à l'avis des germanisants qui 
leur reconnaissent pour souche 
jyiv: Jeune, adulte. Mais Nivelon est 
rattaché par lui à Nibul qu'il admet 
eomme uu dérivé possible de Niv 
(jeune), tout eu hasardant le sens de 
brumeux. Quoi qu'il en soit, il a 
trouvé dés le ixe siècle un Nivelung 
qui peut être la forme ancienne 
de Nivelon. — Nival, Niveault j^axtkiB- 



Noë 



345 



sent des équivalents de nivel : ni- 
veau (langue d'oil). Surnoms d'ar- 
penteur ou de constructeur. Nivelle 
semble plutôt être uu nom do ville 
ou d'habitant. {Nivelle :' prairie 
basse, humide, Nord.) Nivellet, îU- 
velleau, Nivelon, Nivelot semblent 
des dérivés de Nivel : niveau (oil), 
ou de Nivelle, nom de ville. Quant 
à Nivière, comme Neviére, ce nom 
semble signifier neigée (de nevieyra 
et nivieyra : nappe de neige, en an- 
cien provençal). Surnom de cheve- 
lure blanche (?). En langue d'oil, 
neige se dit nive, ce qui peut encore 
donner le sens de nivière aux nom- 
breux dérivés que nous venons de 
citer. On ne peut conjecturer au 
milieu de probabilités si diverses. 

Nizet. Abr. de Denizet. 

Noailles. N. d. 1. signifiant, 
comme Navailles, étang, marais. 

Noble, Noblesse, Noblet. Sur- 
noms dus à un grand train de maison 
ou à la noblesse des manières. S'il 
s'agissait de la noblesse de race, un 
autre nom se fût imposé à la place 
de celui-là. 

Noché. Pilote {nocher, oil). 

Nodet. Nodier, Nodln, No- 
don, Nodot. F. de Naudet, Nau- 
din, Naudon, Naudot. Par excep- 
tion, Nodier veut dire moqueur 
(Franche-Comté;. 

Noë. lo N. d. 1. signifiant, comme 
Noaillee, eau stagnante, bas-fond hu- 
mide (oil) ; 2o nom hébreu signifiant 
repos; 3® Noël (oil). 

Noël. Nom de fèie devenu un nom 
propre comme Toussaint, Sa forme 
latine {natalis) est une abrévia- 
tion de Christi natalis dies,q\xi vent 
dire: jour de lanaissancedu Christ. 
Noël se dit au Nord. Au Midi, on 



15. 



346 



Noi 



dit surtout Nouvel. — Il existe un 
saiot de ce nom, en latin NatalU, 

On a voulu que Noël signifiât 
nouvel an. Mais sa forme latine est 
nataliê%>vi natale (Jour natal, fête 
natale). Or, la forme latine, plus 
ancienne que la forme française, 
peut seule guider pour l'interpréta- 
tion de cette dernière. Sans le latin 
Maximus, se douterait-on que saint 
Mesme signifie très-grand 9 An der- 
nier siècle, les noms de baptême 
NoëU Toussaint et Esprit étaient 
prohibés par l'église, comme se 
Rapportant à des fêtes et non à des 
saints. J'en ai trouvé la preuve dans 
un Rituel de Clermont (1733), re- 
nouvelé par Massillon. 

Noellat, Noellet. !<> Dér. de Noël; 
2o né à NoCl. Voy. NaUt. 

Nogaret. Lieu planté de noyers. 
(On dit encore Nougareda en lan- 
gue d'oc.) Les Nogaret de la Valette 
avaient un noyer dans leurs armes. 

Noguè, Nogue, Nogues, No- 
guet, Noguier. Les quatre pre- 
miers me paraissent des abréviations 
du cinquième, qui signifie noyer en 
langue d'oc. Nom de voisinage. 

Noilat. F. do Noellat, dérivé de 
Noël. 

Noir. Noir de peau ou d'habit. 

Noireau, Noireaut, Noiret, 
Nolriel, Noiron, Noirot. Dér. de 

Noir. 

Noiseux, Noize, Noizelet,Noi- 
zet, Noizeux. La souche est ici 
noize forme de noise : bruit offensif, 
tapage, querelle : — t De petite 
chose vient souvent grande noise », 
dit un vieux proverbe. Les quatre 
autres noms sont des dérivés, et 
tous ont du distinguer des tapageurs. 



Nor 

Molau, Nolet, Nolin. l» Dér. 
abrégés de No61 ou de Jean ; 29 nés 
à Nofil Voy. Naulet. 

Noley. Abr. anglaise d'Olivier. 

MoU, Molle. C'est l'abréviation de 
Nicolas en Flandre et d'Olivier en 
Angleterre. La connaissance exacte 
du point de départ peut seule déci- 
der ici. 

NoUeau, Nollet, Nollin. No- 
lot. Dér. de Nofil. 

NoUeval. Originaire de Nolleval 
(Seine-Inférieure). Comme je trouve 
aussi Oharleval en Normandie, je 
suis autorisé à penser qu'il s'agit ici 
d'une vallée baptisée d'un nom de 
saint, ce qui me donne le val de 
Nolle, abr. de NoH. Nolleval signifie 
donc le Val de Noil. Si l'usage an- 
glais de dire ^oll pour Olivier s'était 
répandu en Normandie, Nolleval 
pourrait également signifier le val 
d*Olivier (nom de saint, venant da 
latin Olivariuêy olivâtre, de conlear 
d'olive). 

Monat. !« Dér. de Non : nea- 
Tiéme (oc) ; 2° nom de saint, en 
latin non natus : qui n'est pas né 
dans des conditions ordinaires (dit 
la légende). 

Nonnon.Monon, Nonot. loAbr. 
redoublées de Toinon, Toinot, dér. 
d'Antoine (Bourgogne) ; 2o dér. de 
Non : neuvième (surnom de nea- 
vième né) [?]. 

Norat. F. de Noirat on abr. 
d'Honnorat. 

Norbert. Nom de saint, en latin 
Norbertus. S'écrivait en 765 Nord- 
berctus : renom du Nord, en vieil 
allemand. 

Nordman. C'est Normand en 
Allemagne. 



Noa 



Nom 



347 



Norès, Moret. Homme du Nord 
(Norait, oil). 

Morgain. De Norwége {Nor- 
guinge, oil). 

Norgeau, Norgeot, Morget, 
Norgeu, Norguet. Je considère 
ces noms comme abrégés de Nor- 
guegean, Norguegeot, Norgaeget, 
Norgncgen, qui doivent dériver de 
Norguège {Norwége, oil) et signi- 
fier Norvégien. La difficulté de re- 
doubler le ge, à la prononciation, 
aura fait abréger. 

MoTmandin. De Normandie. 

Norroy. l» N. d. l. signifiant 
plantation de noyers; 2<» f. de Nor- 
roi9 : homme du Nord (oil). 

Nortet. A pu vouloir dire noir, 
comme nùrtin (oil.) 

Nortier. Nourrisseur de bestiaux 
(Flandre). 

Nos, Not. Abr. de Jeannoz, Jean- 
not, ou forme de no<« : noyer (Berri). 
Kn ce dernier cas, nom de voisinage. 

Nottelet. Dér. de Nottelle. 

NotteUe, Mottet. Mottin. Abr. 
de Janotel, Janottet, Janottin. 

Nots. Noyer (oil, Berri). 

Nouailhat, Nouaillon^ 
Nonaille. M. s. q. Noailles. 

Noubel. F. de Nouvel. 

Noae, Nouette. V* Pré maréca- 
geux ; 2° except. : nage, No€l (oil), 

Nouel. 1** F. ancienne de Noèl ; 
2o bouton, nœud (oil). 

Nougaillon, Nougarède, Nou- 
goier. Cerneaux, noiseraie, noyer 
(Midi). 



Noulet, Noulin, Noullet. Dér. 
de No61. 

Nourat. F. d'Honoré (oc). 

Nourigat. Nourrisson (oc). 

Nourrisson. Outre le sens actuel, 
on appelait ainsi le page (oil). 

Nourrit, Nourry ,Noury . Gras , 
c'est l'opposé de Malnoury. 

Nourtier. F. de Nortier. 

Nouveau, Nouvel, Nouvelle 

Voy. Nouvel. 

Nouseille, Nouzillet. Noisette 

(Centre). 

Nouvel, Nouvelet, NouveUe, 
NouveUon. F. et dér. de Nouve : 
NoSl (oc), nouvel: nouveau (oil). 

Nouvion. 10 Dér. do Nouve : 
Noël (oc); 2o f. dofNovion. 

Nouyer, Nouzières. Noyer, 
plantation do noyers (oc). 

Novel. Novet, Noviant, No- 
vion. Dér. de Nove : pré humide 
(oil). Novel signifiait aussi nouveau 
et ou a dit noweil pour No6i (oil). 

Noyelle. Prairie humide (oil). 

Nozière. Plant, do noyers (oc). 
Les Noziers do Guyenne portaient 
d'argent au noyer de sinople. 

Numa. lo Nom latin qu'on fait 
venir du grec nomos (loi). Plus sage- 
ment réservés, les étyraologistes 
italiens n'ont émis aucune hypo- 
thèse ; 2» forme de Numat, nom de 
saint auquel le Martyrologe de Chas- 
telain donne la forme latine hutna- 
tuê : enterré. 



34S 



Obr 



Nunès. Ea France, les étjrmo- 
logistes ont cru que ce nom espa* 
gnol voulait dire nonne , mais les 
étymologistcs espagnols ou font un 
dérivé du vieux nom germ. Mun 
(vi« siècle). Sens inexpliqué. 

NuB. Nnd {nuê, oc). 



oir 

Nasse. !<> Nndtté, simplicité 
(nuoêse, oil) ; 2» plaine, par abr. de 
Lanosse^ en Béarn, où beaucoup de 
lieux nommés jadis la Lanuêêe, sont 
appelés la Hfusae. 

Nyon. Abr. de Denlon (Denis). 

Nys. F. flamande de Denis. 



Oberhauser. De la liaute maison 
(Allem.). Ou appelait , de notre 
temps , oberhaus la Chambre des 
pairs. 

Oberlè. OberUn. F. d*Eberlé. 
Ebcrlin (Alsace). 

Obermayer. Obermeyer. Le 

premier majordome (Allem.). 

Obert. Vieux nom germ. écrit 
ainsi dès lo xi« siècle, par abr. d'Ot- 
bert (possosseur-s/Bnommé), 758. 

Obertbar. Haute porto (Allem.). 

Oberthal. Vallée supérieure 
(Allem.). 

Oberweiler. Hameau du haut 
(Allem.). 

Obin. F. de Aubin. 

Objois. Albigeois {Auhjois, oc). 

Obled, Oblet. F. d'Aubled. 

Oblin. Dér. d'Obin. 

Obre. Au-dessus (ober, Allem.). 

Obrecht. F. aucienue d'Obert. 

Obrlot, Obron, Obry, Ochard. 

F. d'Aubry, Auberon, Aubry, Ho- 
chard. 



Oobs. Bœuf (Allem.). Oeh»tnb9in: 
jambe de bœuf, grosse Jambe. 

Odart, Oddo, Ode. Dér. et for- 
mes de Eudes. L'abbé Brîzarda va 
dans une charte la môme personne 
nommé Odard et Budêê. 

Odilon. Nom de saint, en latin 
Odilo, vieux nom germ. du Tni^ 
siècle, que FSrstemanu fait dér. de 
Othal (patrie). 

Odln. Sens de Audin. 

Odiot. Dér. d'Odi : haine, répu- 
gnance (oil). 

Odoin. Sens de Audoin. 

Odon. Nom de saint, en lalin 
Odo (forme de Eudes). 

Odoyer. Sens de Audoyer. 

Offenbacb. Libre raissean, et, 

en vieil allemand, petit ruisseau. 
Nom de lieu. 

Offmond, Offroy. Le nem de 

sainte Offe, qui est Vulfia, nous in- 
dique la souche de ces deux noms ; 
c'est le vieux germ. Vol/ ou Vmljf 
(loup), qui a fait Wol/mnnd (vin» 
siècle) et Wolffred (789), formes 
anc. d'Offmond et Offroy. Ne pas 
confondre avec Offémont| nom d« 
lieu. 



tu™8dorang!»i.ftcs,i 



•eur), 90», CI, <laii3 le Dcccind, do 
Ottlger {de Olhal palrii-) Lo »0!i 



OUirel. Wr. d'OlivJBr. 
Ollague, OUagnlsr. NalHIle, 

Ollandort. Nnm d'im lien roliln 
de WciidiiP lAllom.), Cor/ïtQl dira 
vUlage. V^!Miaaiiu<a^atiMnolUa 
cgmiuB diirivaul lia loh (âlBïéj. 



d< ditpoié, qnl Inl loot duuuéi égS' 
Ogier. F. d'O^or, conuno Ai 



Olller. Sanii de Olier 
OUiviar. F. d'OllTiei 
Olinads. PUnt. d'on 
Olon. Abr. d'Odiloo. 



L'Olr; fciku;idi es 



Mmblublï, 0]oii,junl,âati9lopa^ 
de Bninoy, 1» /orra frai.cla^n d 
■^nt OdllDD, vieux Iloa£«flu.,OI> 



OUt«. 1» Olivier (oil)i î" nom de 
Mime. 

OllTlBr. Nom de Mini, an Utiu 



rlcbaj-Surlcrùpertoire do FBnil. 
iDBDii, Ulrich, furme nDclenu 
d'Oln(,»puur .onclipOdaJrkftfrldli 
delapslrieJ.SOt. C-o.t Une nuHiii; 
légère qnlneMIrleuila oitumi: 
nsuli d'orlglaa, Ju duli ojuuu 
qu'il Fiiaic ËD hébreu le uu,,^ O, 

n'uurull pa foira Otry. 

OltraniEUV. C«t le Dontrame 

Olympe, (fuiu de »lnl, an IstI 



350 



Ora 



O'Mahon. Descendant de Malion 
{ourSf Irlande). 

Orner. Nom de saint, en latin 
Audomaruê, du vieux nom germ. 
Audoaiar (possesoear-célèbre), 690. 

Oxnetz. F. de Anmetz, nom de 
lieu, Moselle. Eu G3d, ce lieu s'ap- 
pelait, en latin Talmatio ; en 933, 
Aimas; en 1212, Amez; en 1275, Aul- 
metzjen 1675, Ometz ; aujourd'hui, 
Atmetz. Je réunis tout exprès ces 
formes pour montrer combien on 
est exposé à faire fausse route éty- 
mologique quand on n'a pas les plus 
anciens textes sous la main ; mais, 
par malheur, il est si peu de villages 
qui puissent établir une série sem- 
blable. 

Omont. F. d'Aumont. 

Ondedleu. Homme de Dieu. 
De On : homme (oll). 

Onèsiphore. Nom de saint tiré 
du grec et signifiant utile ; mot à 
mot : portant utilité. 

Onfray. F. de Onfroy. 

Onfroy. Nom de saint, en latin 
Unfridus (qui donne paix), ix« siècle. 
Vieux nom germ. 

Onimus. Abr. de Hieronimus : 
Jérôme (Allem.). 

Oppenheim. Nom d'une ville 
située sur le Rhin. Au viii« siècle, 
son nom était Uppenheim (maison 
do IIupp, vieux nom germ. signi- 
fiant qui vit dans Vabondance). 

Oppermann. Qui reçoit l'of- 
frande (Allem.). 

Oradour. Oratoire (oc, oil).Nom 
de lieu. 



Ors 

Orbelln. Dér. d'Or&e ; avengl 
(oil). 

Orbez. Avengle (oil). 

Oroel. 10 Dér. d'Oree : ours (oil); 
2o yase (oil). 

Orcet. lo Dér. d'Oree: oun; 2» 
nom de lieu, en latin Urtieetw. 
lieu plein d'orties. 

Ordinaire. Juge ecclésiastiqtte 
(oil). Doit être interprété dans le 
sens de qui est au juge, appariteur 
déjuge. 

Orfaure. Orfèvre (oc). 

Orillard. l» Qui a de grandes 
oreilles (oil. Centre) ; 2o épieu (oil). 

Oriol, Oriot. Loriot. Sens con- 
firmé par ces deux vers (oil) : 

L*orioI cante dons ei bas, 
Tcus l'escoute et ne Tentent pac. 

Oriol veut dire aussi porche, galerie 

(oil). 

Orlandi. Roland (Italie). 

Orlandini, Orlanducci. Dér. 
italiens d'Orlandi. 

Orlhac, Orliao. N. d. 1. ; enlatia 
Aureliacum : domaine d'Aurélius. 

Orry. 1° F. d'Olry; 2« grange 
(orrt, oc). 

Orsat, Orsel. Ourson (oc, oil). 
JSn vieux français, ors se disait d'an 
ours et d'un homme négligé de mise 
ou peu séduisant d'aspect. Plus an- 
ciennement, l'ours était un symbole 
de force et de prudence. Voy. Mae- 
Mahon. 

Orsetti, Orsini. M. s. qu'Orsat 

(Italie). 



Osa 

Orsset. M. B. qu'Oraat. 
I, Ortet. Dér. d'Ort ; jar- 



ï , Ortigier. Ortie, liea 
rties (oc). 

in. Jardinier (oc). 

Orville. N. d. 1. signifiant 
domaine doré, si j'en juge 
forme latine d'Orvilliers 
ai est Aureum viUare. Sar- 
omaine fertile on bien ex- 
oleil, comme laCôte-d'Or, 
)ore, etc. 

br. d'Olry. 

», Né le dimanche des Ra- 
)il). Ce nom est porté par 
tes. Voy. Ozanam. 

i. Vieux nom germ. écrit 
I 854. C'est, selon F9rste- 
le abréviation d'Ansobert 
ommé). 

Nom inconnu en France 
dernier. Les poésies d'Os- 
irent à la mode sotis le 
mpire. Selon M. Scott, il 
6te et vient du celtique, 
de Ooston , il signifie éner- 
ient de l'irlandais. Selon 
' danois, Worsaae, il vient 
nave et veut dire armé de 
Te ne crois pas qu'il y ait 
ième étymologie. La troi- 
it être la plus yraisem- 



id, Osmont. Nom de 
atin OsmundtUt du vieux 
. Osmund(ô6d)f qui est, se- 
îmann, l'abr^ d'Ansemund 
ige). 

, Osset, Ossez. Dér. 
ddacieux, dur à la peine 



Oad 



351 



(oil). En Champagne, on dit tou- 
jours oêêé pour hardi. 

Osier, Ostermann. Homme de 
l'Est (Allem.). 

Osterwald. Forêt de l'Est 
(Allem.). 

Ostey. F. d'Ostier : vautour de 
chasse (oil). 

Offwald. Nom de saint, vieux 
nom germ. abrégé d'Ansovald 
(Dieu-règne), vu* siècle. 

Othenin. Le nom de saint Othe- 
nin, on latin Othino, permet d'en 
faire un dérivé de Othin, vieux nom 
germ. dér. de Aud (possession, 
richesse). 

Othon. Nom de saint, en latin 
Otho, forme d'Odo, selon Fdrste- 
mann, ce qui lui donne le même 
sens qu'à Eudes. 

Ott. Abr. allemande de Othon. 

Ottemer. Vieux nom germ. écrit 
Otmar en 744. Ce dernier nom est 
une forme d'Audomar, ce qui lui 
donne le sens de Orner. 

Ottin. !« F. du vieux nom germ. 
Auttin (770), qui a le sens de Audin ; 
2o abr. de Gilottin, Hanottin, Per- 
rotin, etc. 

Ottoz. F. de Othon. En langue 
d'oc, on abrège en disant Otz. 

Ottramare. F. d'Oltramare. 

Ouamier. F. de Varnier. 

Oudard, Oudart, Oudet, Ou- 
dln , Oudinet , Oudinot. Dér. 
d'Eudes, comme le prouve la forme 
latine de Oudon. 



852 



Ont 



Ondon. Nom de saint, en latin 
Oudo, forme du vieux nom germ. 
Audo, De Aud (possesseur), qui a 
âtit aussi Hodo, Odo et OtKo. Ainsi 
Houde, Houdon, Eudes, Oudon et 
Othon ne sont par le fait qu'an seul 
nom. 

Oudot. Dér. dis Bndes. Voy. 
Oudon. 

Oudry. Sens de Houdry. 

Ouffe. Golfe {ouf, Bret.). 

Oolllon. C'est le Loyson de VEst. 

Ouin, Ouinet. Le nom de sainte 
Eugénie, honorée au Mans sous le 
nom de sainte Ouinc, m'autorise à 
supposer dans Ouiu une forme d'Eu- 
gène. Ouinet est son dérivé. 

Oulhmann, Oulman , Oul- 
mann. F. d'OhImaun : huilier 
(Allem.). Oulmann est aussi un nom 
Israélite dont le sens m'est inconnu. 

Oulry. F. d'Olry. 

Ouradou. F. d'Oradour. 

Ouri. Prince, noble (hébreu). 

Ours. Nom de saint, en latin 
Usus. 

Oursel, Oursin. Sens d'Orsat. 

Oury. Nom de saint, en latin 
Uldrieus ; c'est une forme d'Olry. 

Ousselin. Ousset. !<> Petite oie . 
Ou dit encore ouaaon en Lorraine ; 
2» formes de Jousselin, Jousset. 

Oussière. Houssaie (Comté). 

Outhenin. F. d'OthenIn. 



Oaso 

Oatin. Dér. d'Out (Augustin). 
C'est un nom de saint, qui est une 
fomie berrichonue d'Auguste. 



Ouvrard. Travailleur. 

vrer : travailler (oil). 



D'Ott- 



. GuTray. F. d'Aavmy t pla&k de 
bois blanc. Nom de lieu. 



Ouvre. P. d*Ouvray ou d'Ouvrey. 

Ouvrey. F. d'Ouvrier (qui ouvre, 
qui travaille, porûer, journalier). 

Ouzilleau. Petit oiseau (oil). 

O'wen. F. anglaise d'Audeuia. 

Oyon. Bons de Ooillon. 

Ojrsonville. Domaine où se fai* 
sait l'élevage des oies. Ancervilie 
(Moselle) est un nom de ce genre. 

Oxenstieme. Front de bœuf 
{Ochsen-stii'n, Allem.). 

Ozaire. F. de Ozouer, en latin 
Oratorium. Oratoire. Nom de lieu. 

Ozanam, Ozanaux, Ozane, 
Ozanne, Ozanneaux, Ozenne. 

Surnoms d'hommes nés le jour des 
Rameaux, qui s'appelait le dimanche 
de l'Ozanne (dominica Osanna). 
Du vivat hébreu hosannah! qui 
était poussé ce jour-là. Ozenne peut 
âtre une forme de Hotenne: lien 
plein de buis (Poitou). 

Ozouf. Vieux nom g^erm. qu'on 
retrouve dans le nom de lieu Ose- 
ville (Manche), en latin Ozulffi vUla: 
domaine d'Ozouf. Cest un dérivé 
d'OduIf (de Aud : possesseur). 



353 



Paban. Nom de saint breton, en 
latin Pabantu, 

Pabst. O'est le Lepape allemand. 

Paoard.Paoaud, Paoaiilt,Pac- 
card, Paooaud. l» F. de Pascard 
et Pascan (Pascal) ; 2o dôr. de Pac 
(pacte, convention), ^ja première 
interprétation est d'antant pins pro- 
bable qne la forme Paqnard n'existe 
pas i côté de nombreux Paquin, 
Paquet, et que Paquot est, de son 
côté, relativement pen représenté. 

Je dois ajouter cependant que, en 
Champagne, paeand a le sens de 
rustique. 

t 

Pacl&e,Pacli6,Paohon,Pacliot, 
Pachoax. Semblent, i première 
vue, des dérivés de Paehe (pacte, ac- 
cord), mais Paehe est plutôt ici une 
forme de Poêehe (Pâques, oil), et les 
autres noms en dérivent, comme 
Paehoux, qui est évidemment une 
abréviation de Pasehoud. Surnoms 
d'hommes nés à Piques. Voy. Paque, 
Pcueal. Paehon signifie aussi glan- 
dée (oll). 

Pacini. Fils de Pacino, dér. du 
nom propre italien Paee (du latin 
Pox : paix). 

Padet. Dér. de Paquet. 

Pacon, Pacot, Pacout. Yoy. 
Pacquot. 

Pacquet. F. du nom de saint 
Pcuehaêiuê. Voy. Pasquier, 

Paoquetet , Pacquier, Pac- 
quot, Pacon, Pacot, Pacotte, 
Pacont. Dér. de Paque et de Pac- 
quet. Surnoms d'hommes nés à Pâ- 
ques. Pacquier a le même sens que 



Pasquier. Paeotte a le même sens 
que Paquette, nom de sainte, en la- 
tin Poêéhaeia, Voy. Pasquier. 

Pacton.Pactet. Dér. de Paquet. 

Padel, Padet. !<> Poêle, poêlon 
(oc) ; 2o dér. de Pade : arbre résineux 
(oil). - , ' 

Padié, Padieu. 1° Abr. de Par- 
dieu, Dié vaut Dieu; 29 m. s. q. Pa- 
del (?). 

Padoux. F. du nom de saint 
Pardoux, en latin Pardulfus. La 
forme |>a« doux (dur) n'aurait rien 
d'impossible non plus. 

Paer. F. du nom de saint Paterne 
(flam.). 

Pagan, Pagani. Payen (oc, Ita- 
lie). 

Paganel, Paganelll, Paga- 
netti. Dér. de Pagan. Les deux der- 
niers sont italiens. 

Pagard, Pagaud. i» Dér. de Pa- 

gue : paiement (oil) ; 2«» f. de Pa- 
card, Pacaud. 

Page. Voy. Lepage, 

Pagel, Paget, Pageot. Dér. de 

Page. En langue d'oc, pagel est un 
montagnard, un homme rustique. 

Pages . Fermier , paysan aisé 
{pages, oc). Il faut tenir compte 
aussi du mot de langue (Vocpaages: 
bourgeois propriétaire (ce qui étend 
singulièrement le sens du mot). 

Pageze. 1° F. de Pages ^ 2o qui 
ne se pique pas de civilité (oc). 



354 



Pal 



Pagezy. !« Dér. d Pageze ; 2» 
domaine donné àrente(|>a9e«ie, oil). 

Pagnerre, Pagnlère. Panier à 
deux anses {pagneira, oc). 

Pagnier , Pagnlez. F. de Pagner: 
panier, ou dér. de Pagn : pain (oc). 

Pagnon, Pagnot. Voy. le Dic- 
tionnaire d'Honnorat au molPagnota 
qui a Pagnoun pour synonyme. En 
Cliampagne Pagnotte veut dire pare«- 
êeux. Le Berri a pagnot (mou, sans 
énergie). 

Pagny. La Lorraine et la Bourgo- 
gne ont six communes de ce nom. 
On ne croirait pas que le Pagny de 
la Meurtbe veut dire domaine de Pa- 
ternus. Rien n'est plus vrai, car ce 
village est appelé Patemiacum dans 
une charte de l'an 932. En 12G7, Pa- 
temiacum s'était réduit à Pargnée; 
cent ans après, c'était Paigney. On 
disait Pagny en 1633. — Si je ne re- 
doutais les comparaîsous ambi- 
tieuses, je dirais que les noms des 
hommes sont un peu comme les hau- 
tes montagnes, qui vont perdant, 
avec chaque siècle, un peu de leurs 
cimes. — On sait que Patemua (pa- 
ternel) était un nom d'homme latin. 



Pagot, Paguet. 

Paquot, Paquet. 



F. adoucies de 



Paignant, Palgnard.Paignat, 
Paignien, Paignon. M. s. q. Pa- 
gnon, Pagnot. Paigae vaut Pagne. 
On levoitparpatj/newWe (paresseux) 
qui est le synonyme du pagnotte 
champenois. Voy. Pagnon. — La 
forme Paignant se retrouve dans le 
pagnant (lourd , rustique) de Nor- 
mandie. 



Pai 

La Fontaine appelle encore pail* 
lards les batteurs en grange.Pendant 
le moyen âge, ce nom ftit donné par 
extension aux hommes ou femmes 
vivant misérablement et prêts à tout 
faire. C'est ainsi que, parlant de la 
révoltedes Maillotins, Eustache Det- 
champs les appelle c coquins et pail- 
lars * . C'est ainsi encore que Comini- 
nés montre l'armée suivie par une sé- 
quelle à»paillarê etpaiUardt» ba> 
tinant après la bataille. En langue 
d'oil on appelait paiUer» les soldats 
pillards. Dans ces exemples, paSii' 
lard semblerait presque une forme 
de pillard f et n'a guère, avant le 
XV*: siècle, le sens de diêaolUf qui 
règne aujourd'hui sans partage. — 
Le sens de coucher tur la paille se 
retrouve en Champagne, où paillard 
signifie paretseuac. 

Pailleret, Pailleron. Dér. de 
Pailler ; soldat pillard (oil), ou de 
PaiUier : meule de paille. 

Paillet. Paillasse (cil), natte de 
Jonc (oc); dér. de Paille : manteau, 
couverture (oil). 

Pailleur^Pailleux. Rempailleur 
(pailleux, Centre) ; pillard (oil). 

Pailliassler. Chaume (oc). On 
donne, encore ce nom à ceux qui 
restent longtemps au lit. 

PalUier. 1° Voy. Pailleron ; 2» 
meule de paille (oc). 

Paillon. Manteau (pallion), poê- 
lon {pailhon, oil). 

Paillot. lo Manteau, couverture, 
tapis {paliot, oc) ; 2° paillasse (oil, 
Champ.). 



Pailhou, Paillard, Paillart. Painblanc, Painchaud. Pain- 
Ce fut d'abord l'homme de campa- debled, Painlevé, Paintendre. 

gno (>il), ainsi appelé parce qu'il ■ Ce n'était pas toujours des surnoms 
couchaltsur la paille. C'est ainsi que , de boulangers, car un Pierre Panit 



Pal 

ealiéU (du pain clLaad), chevalier, 
est cité par Yalbonnais. 

Paine. Païen (Angl.). 

Painvert. Pin vert. Nom de 
voisinage. 

Painvin. n existe en Angoumois 
une famille qui a conservé le nom de 
Panem Vinum, (Notes de Brizard.) 
L'emploi de l'accusatif montre qu'il 
7 avait ici un verbe {eonêomme ou 
demanda). Un Hélie Pain et Vain 
rend hommage, en 1251, i l'abbé 
de Saint-Cyba, d'Angouléme. 

Paire. F. du nom de saint Pa- 
terne. 

Pairon, Pairot. l» Chef de fa- 
mille, patron (oc) ; 2® f. de Peyron, 
Peyrot. 

Paisseau, Pdissot. l«> Dér. de 
Paiste : passereau (oil Champ.) ; 
2° échalas, barrière (oil). 

Paitre. Pâtre (oil). 

Pajard, Pajaud, Pajol, Pajot, 
Pajou. Dér. méridionaux de Page. 
C'est aiusi que Pajou est une forme 
de Pageou : montagnard, rustique 
(oc). 

Palade. Palissade (oc). 

Paladine. Dér. de Palade. 

Palagry. Poêle à frire (palagril, 
oc). 

Palangiè. Pécheur {palangrier, 
oc). 

Palanqne. 1° Poste palissade 
(oil) ; 2° chaussée {palanc, oil). 

Palasset, Palasson. Dér. do 
Palas : pâle (oc). 



Pal 355 

Palat, Palats. Palais (oc). 

Palazot, Palazy. M. s. q. Pa- 
lasset. 

Palfroy. Cheval de parade (oil). 

Palhier, Palhlez. Grenier, 
meule de paille (oc). 

Paliard. F. de Paillard. 

Palis, Palisse. Palissade, clô- 
ture (oil). 

Palisson. Pieu, corbeille de 
paille (jpaliêêounf oc). 

Palizzi. Palissade (Ital.). 

Pallandre. Habit long et large, 
appelé aussi halandran (uc. Li- 
mousin). 

Paliard, Palleron, Pallet. F. 
de Paillard. Pailleron, Paillet. Eu 
Angleterre, Pallet est une forme de 
Paulet. 

Pallatin. Nom de saint, en latin 
Palatinus, du nom d'une des mon- 
tagnes de Rome. Le nom de Palatin 
fut donné aussi à certains hérétiques, 
comme ceux de PatcUin, Patevin et 
PateUn. 

Pallez. F. de Pallaise, qui est 
lui-même une forme du nom de 
saint Pelage (Ouest). 

Pallu, Pallud. F. de Palu : ma- 
rais, étang (oil, oc). 

Palluel, Palluot. Dér. de Pallu. 
On a dit pailluel pour paillasse . 
Mais ce sens est moins probable. 

Palmé, Palmer. Pèlerin revenu 
de Jérusalem avec la palme consa- 
crée. Palmer est. anglais, ou méri- 
dional. 



356 



Paji 



Palmerston. Domaine du pè- 
lerin (Ângl.). 

Pâlot. Outre le sens connu, pent 
signifier : l© bêche (oil) ; 2o rustre 
(oc). 

Palombo. Pigeon (Ital.)* 

Palun. Marais (oc). 

Palyart. Voy. Paillard, 

Pamard, Pamart. Qui tombe 
en faiblesse. De pâme (détiillanee) 
ou du verbe pâmer, qui se trouve 
déjà au xii« siècle dans la chanson 
de Ruland. 

Paxnphile. Nom de saint {anU de 
touê, grec). 

Panard. 1° Boiteux (oc) ; 2«> grand 
couteau (oil) ; S» dér. de Pan : enlè- 
vement| gros filet (oil). 

Panas, Panassier. Qui a des 
panas ou rousseurs au visage (oc). 

Panât. Volé, séché (oc). 

Panchaud , Panchou. Pan- 
chaud peut être une forme de Pain- 
chaud. (Si c'était le Pancho espagnol, 
ce serait une forme de François.) 
Mais PaneJiaud et Panchou doivent 
être des surnoms d'obèses, car on a 
dit panche pour panse (oil, Nord). 
Voy. Pansiot. 

Panokoucke. F. du flamand 
PannekoeJe : tranche de pain trempée 
de lait et frite dans la poêle. Ce mets 
national est encore en honneur dans 
le Nord ; on le rafi&ne en trempant 
le pain dans des œufs battus après 
l'avoir trempé dans le lait. On l'ap- 
pelle aussi pain perdu et pain 
crotté. Un Pankouke fut tué à la ba- 
taille de Cassel (1328). 



Paneau, Panel, Panelle, Pa- 
net. lo Claie, piège, filet à gibier, 
petit pain, lambeau (oc, oil); Sodér. 
de Pan : mar défensif, enlèverait, 
habit (oil). 

PanelUer. Vannier (Ohamp.), 
entremetteur de mariages (oc), ten- 
deurs de panel ou filet à gibier. Ce 
dernier sens est le plus probable, 
parce qu'il doit être le plus anden. 
Les ennemis du mariage l'auront 
ensuite pris an figuré. 

Panetier. Boulanger (oc, oil). 

Panier. Outre le sens connu, il 
a pu se dire quelquefois pour vm- 
nier {paniaire, oc) ou dériver de Pa- 
ner : saisir (oil). 

Panis. lo Millet (oc) ; 20 galette 
de maïs et de farine de pois (poniMa, 
Provence). 

Panissard, Panlsset. l» Dér. 
de Panis; 2« m. s. q. PanitHer: 
boulanger (oc) ou pannissour : huis- 
sier (oil). 

Panloup. Voy. Dupanloup, 

Pannelier. Sens de Panellier. 

Pannemaker. Boulanger (flam.). 

Pannetier. Boulanger (oil, oc). 

Pannier. M. s. q. Panier. Gomnie 
nom de lieu, Pannier veut dire 
lieu pierreux (F. -Comté). 

Pansiot, Pansât. Dér. de Pam : 

gros ventre. 

Pantalèon. Nom de saint, en 
latin Panteleemon (tout miséricor- 
dieux, grec). 

Pantenier. P. de Pautonier. Voy. 
le Dictionnaire de Roquefort, 
page 29(>. 



\ 



Pap 

Pantou. Mal Téta, rustique (oc). 

Paoll, Paoldttl, Paolinl. Paul, 
Paulet, Paulin (Ital.). 

Papaut. Aïeul {papo, oo). 

Papavoine. MAche-avoine (oil). 

Pape.Yoy. LepaiM. BnProTence 
pape s'est dit potir pore. 

Papegay. Perroquet (oc, oil). 

Papet. Grand-père (oc). 

Papillon. Oe nom est si répandu 
que, outre le sens connu qui se- 
rait un surnom d'homme inconstant, 
imprudent : 

Je me brulay à la diandelle 
Aiosy qae fait le papillon 

(Ch. d'Orléans), 

il pourrait aussi dériver de Papyer: 
babiller ou Paper : mâcher (oil). 

Papin. lo Nom de saint, en latin 
Papinu», diminutif de Papiuê, nom 
d'une ancienne famille romaine (de 
Pappuê : gnrand-père , aïeul , vieil- 
lard). liCs noms de Papeau et Papon 
ont encore chez nous le sons de 
grand-père, et Papin peut, en beau- 
coup de cas, avoir le môme sens ; 
2o bouillie (Cliamp.). 

Papinot. Dér. de Papin. 

Papiot. Babillard. De Papier: 
bégayer, babiller (oil). 

Papoin, Papolnt, Papon, Pa- 
pot. Papou, Paponnet. lo Âleul, 
grand-père. Papon et papoun sont 
de langue d'oc ; Papon est aussi du 
Poitou ; 2o dér. de Paper : mâcher 
(oil). — Papoux veut aussi dire pa- 
vot (Berri), et le nom de saint Pa- 
poul (en latin Papuluêy de Papuê : 
grand-père) peut avoir fait Popou^ 



Par 



357 



mais c'est en fin de compte, comme 
on vient de le voir, pour remonter 
ad môme sens. 

Papy. Grand-pôro (Lorraine). 

Paque. Pâques, surnom d'homme 
né ce jour-là. Voy. Ozanne, Noël, 
Touêsaint, qui rentrent dans la 
môme classe. 

Paquelet, Paquelin, Paquet. 
Dér. de Paque. Voy. Paquette. 

Paquette. F. ancienne du nom 
de sainte Pasohase, en latin Pas- 
chasia. De Pcucha (Pâques), ce qui 
confirme notre étymologie de Pa- 
quet. 

Pàquler, Paqulet. l» Kom de 
saint, en latin Pascharius selon les 
uns, Paschasius selon les autres. 
Dans tous les cas, c'est un dérivé de 
PcucAa : Pâques; 2o pâturage (oc, 
oil). 

Paquignon, Paquin, Paqulot, 
Paquot. Dér. de Paque. Kn ce 
qui concerne Paquignon^ il peut 
ôtre aussi une forme de Péquignon 
(petit). 

Paquotte. Sens de Paquette. 

Parageau. Frère puîné (oil). 

Parain. F. de Parrain. 

Paraire. Foulon, fouler! e de 
draps (oc). 

Paranquet. Cloche-pied (oo). 

Parant, Parard, Parât, Pa- 
raud, Parault. Dér. de Par : com- 
pagnon, semblable, époux. Parant 
peut ôtre une forme de Parent ; Parât 
peut aussi vouloir dire omi, moi- 
neau (oc). 

Parc. Grand clos, étable (oil); 
retranchement (oc). 



358 



Par 



Parohappe. Tailleur de chapes, 
mot à mot pare-ehapes, La chape 
était une robe à chaperon (oil). 

Parohe. Perche (oil), nom de 
pays. 

Parçon.Partage,a880ciation(oil). 
Paroot. Dér. de Parc. 
Pard. Cheval (flam.). 

Pardessus. !<> Qui demeure au- 
dessus, sur la hauteur; 2° officier de 
justice, homme supérieur (oil). Voy. 
Lassus. 

Pardo. Léopard (Ital.). 

Pardon, Pardou. P. des vieux 
noms germ. Pardo (forme latine) et 
Pardulf, dont la souche Pard signifie 
poëte, hache, barbe ou géant. On le 
voit par le nom de saint Pardoux, 
en latin Pardulfuê. 

Parel. Pareil (oc) ; paire (oil). 

Parent. Outre le sens connu, pa- 
rent a signifié égal, pareil {oil). C'est 
auss. uu nom de saint, en latin Pa- 
rens (obéissant). 

Parer, l» Égal (oc) ; 2° forme de 
Par aire. 

Parés, Paret. 1° Mur (paret, pa- 
rets, oc) ; 2o Paret peut être aussi 
dér. de Par : compagnon (oc). 

Parfait. Nom de saint, en latin 
Perfectus : parfait. 

Parfond. Profond (oil). 

Parfoury, Parfourru. Ruis- 
seau profond (oil). 

Pargez, Pargond. Parguel. 
Dér. de Parque .'jardin, parc, enclos 
(oil, oc). 



Parioand, Parlgot, Parin- 
gault. Pareil (parigal, paringàl, 
oc, oil). Parieaud peat être une 
forme de Perrieaud (Pierre). 

Parin, Parlnaud, Parlnet. 
1° P. et dér. de Parrain ; 2» dér. de 
Par : semblable, égal. 

Parlnganlt. Voy. Parieaud, 

Parion, Pariot. Dér. de Par 
(égal, semblable), ou de Parier : as- 
socier, unir. 

Paris, lo. Originaire de Paris. 
S'est écrit d'abord De Paris; 2oDom 
de saint, qui vient du grec et si- 
gnifie presque igal^ selon Noël. Ceci 
paraît plus vraisemblable que prit 
d'Ieis (sens proposé par les étymolo- 
gistes italiens) et concorde avec la 
fameuse tradition , puisque Parii 
peut se croire , grâce à Vénus, 
presque égal aux dieux qui avaient 
joui de cette divine intimité. NoSl 
dit qu'en souvenir de Ménélas les 
Latins donnaient à tous les adul- 
tères le surnom de Parie. 

Parise. Nom de saint, en latin 
Parieitu : Paris (ville), Parisien, 
Ce fut aussi un nom de femme, 
comme le prouve l'ancien poème 
intitulé : Parité la ducheaee. 

Parlseau, Parisel, Parlser. 
Pariset, Parisez, Pariain, Pari- 
sis, Parlsod, Parison, Pazlsot, 
Parissot,Parizot,Parizy.io Pari- 
sien, moins Parisiê et Parisy qui 
s'appliquent aux hommes originaires 
du Parisiê. Pariser veut dire Pari- 
sien en allemand. Pour Parizot, 
voy. aussi Parrizot ; 2^ dér. du nom 
de saint Paris. 

Park. Parc (Angl.). 

Parker. Garde-chasse (oil, Ang.)- 

Parkin. Pierre (Angl.). 



Par 

tant, Parlier , Parlon. 

parleur (oc). Parlier signi- 
ocat, procureur (oil). 

nantier, Parmentier. Un 

l8 spécialistes qui représeu- 
'art du tailleur. Celui-ci cou- 
3 couturier cousait, le par- 
ornait, fitisait ce qu'on ap- 
tjourd'hul la garniture (bou- 
tions, fourrures, etc.). 

let, Pamot. F. de Pemet, 
(Pierre). 

»n| Parot. F. de Pérou, 



•y. Lieu pierreux (Comté). 
Mdat. Dér. de ParpaL: prince 

;aet. Enceinte, préau, banc 

llier. Gardien (oil). 

ilin. 1«> Sens de Parquet ; 
) de Parkin (dér. de Parr : 
Angl.). 

a. Moineau (oc). 

an. Petit jardin garni de 
(oc). 

sau. lo. F. de Perreau; 
3 palet (oil). 

ta«. F. de Paraire. 

ior. Pierrier (oc). 

Izot. lo Parisien ; 2» dér. de 
nom de saint, en latin Pa- 
patricien. 

xl, Parron, Parrot. F. de 
Perron, Perrot. Cette pré- 
n est confirmée par les Pa- 
ranche-Gomté qui sont des 



Pas 



359 



Pierre. En Anglais, parrot est jper- 
roquet , mais l'étymologie reste la 
même. 

Parry. Fils de Harry (Henri, 
Angl.). — Par abr. de ap Harry, 

Parseval. F. de Perceval. 

Parson. !<> Pierre (oil, Angl.). ; 
2" curé, prêtre (td.) ; 3° associé, cohé- 
ritier (oil). 

Parsy. F. de Persy. 

Partarrieu. Au delà du ruisseau 
(oc). 

Parturier. Accoucheur (?). De 
Parturier : accoucher (oil). 

Parville. N. d. 1. (Eure) dont la 
forme latine était, au xiiie siècle, Pa- 
tervilla (abr. de Paternivilla : do- 
maine de Paternus). Voy. Pagny, 

Pasca. Pâques (oc). 

Pascal. Nom de saint, en latin 
Paêchaliê : qui est de la Pâque, né 
le jour de Pâques. 

Pasoaud, Pasoault. F. de Pas- 
eau (Pascal, oc). 

Pasohal. F. ancienne de Pascal. 

Paschoud. Dér. de Pasche : Pâ- 
ques (oc, oil). 

Pasclot. Dér. de Pascal. 
Pascot. Sens de Pascau. 

Pasdeloup. Pourrait être un 
surnom d'homme marchant en si- 
lence. Mais c'est plus probablement 
un nom de lieu hanté par les loups. 
Voy. Chantéloupf Cantelnt, Canta- 
loube, etc. 



360 



Pas 



Pasqual, PaaqnaH , Pasqua- 
Uni. F. et dér. de Pascal (Ital.). 

Passe. 1" Sentier, passage (oil) ; 
2o notaire, officier public ^oil); S» 
moineau (Centre). 

, Passelelgue. Passe Teau.'Nom 
de passeur (oc). 

Passeleu. Paftse-loup. Nom de 
lieu hanté par les loups. 

Passemard. !<> Passe-mer; 2° 
forme aucienne de Pamard. Pâmer 
s'eBt écrit d'abord pasmer. 

Passerai. Passereau (oc). 

Passerleu. Passe-ruisseau (oc). 

Passet. Dér. de Passe (passage, 
défilé). Aller le passet, c'était aussi 
« aller à pas comptés * (oc). 

Pasquel, Pasquelle. F. de Pas- 
cal. 

Pasques. Né le jour dô Pâques. 

Pasquet, Pasquié, Pasquier, 
Pasquiou. Dér. de Pascal. Pasquier 
peut aussi avoir le sens de pâturage 
(oc, oil). 

Passabosc. A la rencontre du 
bois, au delà du bois (oc). 

Passager. Passeur do rivière 
(Bretagne). 

Passajon. Dér. de Passager. 

Passavant. !<> Sauf • conduit, 
machine de guerre (oil) ; 2o surnom 
d'homme pressé, ambitieux. 

Passelelgue. Mot à mot : pcuse 
Veau (passe l'eigue). Surnom de pas- 
seur, conducteur de bac (Midi). 

Passier. Berger (Comté). 



Pat 

Pasie. Pasteau, Pastèlot. Pâ- 
turage {pastf pastel, où), 

Pastlson . Pâturage (de Pastù, 
oil). 

Pastor, Pastoret» Paston. Pi- 
tre (oc). Ce que M. de Pastoret voa- 
lut rappeler en plaçant un berger 
dans les armes i lui oetroyées par 
le premier Bmpire. Pastou est ici 
pour pa^tour. 

Pastoureau,Pastourel.Berger, 

pâturage (oc, oil). 

Pastre, Pastrô. Pâtre (oc). 
Pastnreau. F. de Pastoureau. 

Patard, Pataud, Paitanlt. Qui 

a de gros pieds. C'est du reste le 
sens primitif de notre pataud mo- 
derne. Le patard fut aussi une pe- 
tite monnaie (oil). 

Patè. Outre le sens eona.njpttté 
veut dire crotté (Poitou). — C'étsit 
aussi un pâturage {pâté vaut pastel). 
C'est pourquoi certains lieux sont 
appelés le Pâté. 

Patenotte. On appelait les cha- 
pelets patenostres parce que lenn 
grains servaient à répéter l'oraison 
dominicale (Pater noster). Surnom 
d'homme dévot ou de pcUernosMer 
(fabricant de chapelets). On en 
comptait quatorze à Paris en 1292. 
Patenote signifiait aussi j>riér« (oil)' 

Paterson.Fils de Patrick (Angl.)- 

Pathier. F. normande du nom 
de saint Paterne (jpatejfiel, latin). 

Patin. Comme Houzel, c'est un 
nom de chaussure transmis à o^ni 
qui la porte. Le patin était une ga- 
loche de bois ferré, très-bruyante 
et employée l'hiver. De lA le nom 



Pat 

de Patin donné à celai qui fait du 
bruit eu marchant (Polton) ; 2» nom 
de saint, dn latki Patinut, abrévia- 
tion de Patrinuê : parrain , patron, 
père spirituel. 

Patinier. Faiseur de patins (oil). 

Patlnot. 1° dér. de Patin ; 2» f . 
de Patinout : souffrant, misérable 
(oQ). 

Patois. Lieux bourbeux {pa- 
toii, oc). 

Paton. F. du nom de saint Patton, 
en latin Pato ou Patto, vieux nom 
germ. dér. de Bad (hardi), 806. 

Patou. lo F. du vieux nom germ. 
Patulf (loup-hardi) ; 2© abr. de Pat- 
tou : berger (Norm.). 

Patoaeille, Patouillet, Pa- 
tonillartp.PatouL Lieu bourbeux 
(paioueilf oil; patouilhy patoitilh, 
patotUh, oc ; patouille, Berri). 

Patout, Patoux. F. de Patou. 

PatraB, Patrat. i» Trôs-gras, de 
tenne négligée (oc) ; 2" forme de 
Pastrciêf qui est un péjoratif de ber- 
ger (oc). 

Patrelle, Patret, Patriat, Pa- 
triau. Petit pâtre (oil). On aura dit 
pmirtllé comme on a dit pastourelle. 
Patrelle peut être aussi forme de 
PcUrelie : oraison (oil). Voy. Pate- 
notte, qui est un nom de ce genre. 

Patrice. Kom de saint, en latin 
Patrieiue (patricien). 

Patridge. Perdreau {partridge, 
Angl.). 

Patry. Semble un nom de lieu 
mais je ne le trouve point dans le 
DietUmnaire des eomiHune». I) fau- 
drait donc 7 voir une forme de Pa- 



Pan 



361 



trice et plus probablement du vieux 
nom germ. Paterih (hardi-riche). 

Patte.Patterson.Patti, Patto. 

Patte est-il forme do pâtre (berger), 
ou de pacte (promesse ^ qui semble 
faire les noms italiens Patti et Patto f 
Kst-ce encore une forme de l'anglais 
Patt, abr. de Patrick (Patrice), qui a 
fait Patterson (fils de Patrick) ? Kst- 
ce enfin notre mot patte qui, dès le 
plus beau temps de la chevalerie, se 
disait pour pied, bien qu'il soit relé- 
gué aujourd'hui daus le vocabulaire 
familier. Lisez plutôt Olivier de la 
Marche qui nous dit en ses Mémoi- 
res : « Fut la chutto des deux cheva- 
liers telle que le dit Pietois cheut le 
dos au sablon, et ledit messire Ja- 
ques cheut à pattes. » 

Patu. lo Qui a un gros pied ; 
2o nom de B:iint, en latin Patuaiuê ; 
3o forme de Patus : pâturage, che- 
min (oc). 

Pataral,Paturaud, Pâturant, 
Patureau, Paturel,Paturle, Pa- 
turot, Paty. Pré mis en pâture 
(oil, oc). Du côté de l'Est, on a dit 
aussi patureau et paturel pour pas- 
toureau (petit pâtre). Paty est ici 
pour pâtis, 

Pau. lo F. de Paul (flam., oc, oil) ; 
2o pieu, poil, paon (oil, oc). 

Paubel. Poil beau (oil). Le nom 
de Beaupoil existe aussi. 

Paublan. Cheveu blanc. De Pau: 
cheveu, poil (oil). 

•Paubry. Pauvre {paubre, oc). 

Pauchard,Pauchet, Pauohon. 

lo Le provençal paue (petit), qui a 
fait Pauquet, peut avoir eu au Nord 
son équivalent pauehe, d'où Panchet 
(voy. Podut), mais aucun texte ne 
permet de l'affirmer ; 2o dér. de Pau- 



16 



362 



Pau 



e^: pêche (oil), chaagsée (NonD.)t 
gros doigt (Nord), d'oft le nom de 
paucheur donné aux rebouteura de 
LUle. 

Paofard, Paufert, Pauffard, 
Pauflin. Pauferre se dit d'an levier 
ou pince de fer (oc). De là sans 
doute le vieux moi pauferri: mince, 
délié (oil), dont ces quatre noms me 
semblent des équivalents. 



Paul. Nom de saint. Du 
Pauloa : petit. 



grec 



Paule. 1° Nom de sainte, forme 
féminiue de Paul ; 2» ville de Cala- 
bre, d'où le nom de saint l^rançois 
de Paule. 

Paulet,Paullac,Pauller, Pau- 
lin, Paullard, Paullet. Dér. de 

Paul ou de paul, hors Paulier qui 
signifiait receveur de dîmes (bil). 
Pauliae est un nom de lieu ou une 
forme de Pauliag qui s'est dit pour 
Paulin (oc). 

Paulmaire , Paulme » Paul- 
xuier. 1° Pèlerin revenu des lieux 
saints avec la palme consacrée ; 2» 
joueur de paume, maître de j'en de 
paume, car on jouait à la paume 
du temps de Froissart, et au xvi« 
siècle, Henri édenne signalait la 
nation frauçaise comme plus adon- 
née que toute autre à cet exercice. 

Paultre. l» F. de Pautre : dé- 
pourvu d'éducation (oc); 2» pail- 
lasse, grabat. 

Paulus, Pauly. Le premier est 
un Paul d'origine allemande. Le se- 
cond doit être méridional, ayant 
conservé la forme latine. 

Paumerat, Pauznier. Dér. et 
forme de Paulmier. 

Paupardln. F. de Poupardin. 



Paupe. Pauvre {paupré, oc). 

Paupélin, Pauplnet. F. de 
Poupelin, Poupinet. 

Pauq[aet. Petit, faible (oe). 

Pauraux, Paurin, Pauion. 
Dér. de Paure : pauvre (oc, oil). 

Pautard, Pautet. La lan(pie 
d'oc a Pautard : qui a la main 
lourde. Pautet doit être un équin* 
lent. 

Pauthler, Pauthonnier, Paa- 
ton, Pautonnier. Le Dictionnaire 
de Roquefort consacre à Pauton- 
nier un long article. Pauthier et 
Pauton semblent des abréviations 
de ce péjoratif. 

Pautrat, Pautrel, Pautrot 

Dér. de Pautre : dépourvu d'édaca- 
tion (oc). 

Pautte . F . de Pautre . — Voy. 
Pautrat. 

Pauvert. F. de Pauber : panne 

(oc). 

Pau"w. Paul (Angl.). 

Pau^nrels. Fils de Paul ^flam.). 

Pavard, Pavart. 1° Grand bon- 
olior (oil) ; 2° surnom de paveur (?)• 

Pavé, Pavet. 1° F. de Pavait: 
grand bouclier (oil) ; 2o couverture; 
manteau (oil, oc). 

Pavie. 1° Originaire de Pavie; 
2o pêche (oil). 

Paviet. F. de Pavillet ou deiMt- 
vier : pêcher (oil). 

Pavillet, Pavlllier. Dér. de Pa- 
vail : grand bouclier (oil). 



Ion. Outre le sens actuel 
a signifié papillon (oil). 

i. Nom de saint, en latin 
t : de Padoue. 

t, Pavyot. Dér. de Pavie 
in de pavot, car une famille 
»orte trois têtes de pavot 
armes. 

on. Fils de Paul (Angl.). 

?aix (oc), 

, Payan, Payant. Payen 

rd. !« P. de Paillard; 2© 
oc). 

L F. de Paya. 

t>in. Paie bien. Surnom de 

H. Ne professant pas la re- 
,tholique(oil). 

p. F. méridionale de Parier: 
ton, feudataire. 

lal, Paymalle. Voy. Paye- 
t il est Topposé. 

. C'est le Payen anglais. 

t, Payoud, Payouz. Dér. 

père (oc). 

9t. Cour (peyrat, oc). 

9. Chef de famille (oc). 

oux. Pierreux (oc). N. d. 1. 

an, Paysant. Homme du 
telle que soit sa 'condition 

L» Paix(oo); 2o toux (Bret.). 



Péc 363 

Pé. Pierre (oc). 

Péan, Péant. F. de Payant. 

Paaucellier. Sens de Piaucel- 
lier. 

Pébayle. Pierre-bayle. Voy. ce 
mot. On dit de même Pédelaborde. 

• 

Pebemard. Pierre Bernard (oc). 

Pecard. Dér. dePec: engourdi, 
mécliant, qui ne sait rien faire (oc). 

Pecatier, Peccate. Dér. et f. 
de Pecat, peccat : péché (oc). 

Pech. lo Colline, poisson ; 2o ne 
sachant rien faire (oc). 

Pechard, Peohaud, Peohaut, 
Pechel. lo Les noms de lieux Pe- 
charic et Pechaudier indiquent ici 
la possibilité d'une dérivation de 
Pech : montagne ; 2° dér. de Peeh : 
poisson, ou pech : ne sachant rien 
faire (oc). Pechan veut dire aussi 
poitrine {oc). Pechard est forme de 
Peschard. 

Pecheloohe. Pêcheur de loches. 
Un surnom ironique de ce genre 
était porté par un chevalier du Bon- 
lonnais, Pécheveron (1234). 

Péchenard, Péchenet. Petit 
(oil). C'est le sens de pechenot en 
Franche-Comté. 

Pécheraud, Pëcheuz. Pécheur 
(jteeherre, oil). 

Pechin. Petit (oc). 

Pëchlgnler, Peohinet, Pechi- 
not. Dér. de Pechin. La forme ign se 
retrouve dans Péquignot. Cepen- 
dant, Pechignier semble plutôt être 
une forme de PencJUgnier : fabricant 
ou marchand de peigaes (oc). 



364 



Ped 



Peohon, Péchot. Dér. de Peeh 
(montagne), ou de peeh (ne sachant 
rien faire). Péchot veut dire aussi 
petit poisson (oc). 

Pechouz. Pêcheur (i>e«c/»our, oil). 

Peoker. Çmballear {Paeker, Ail.). 

Peclet, Pecdnnet. Dér. de Pec- 
quet. 

Pecoul. Grosse jambe, bras dodu 

(oc). 

Peoourt. 1° Pied court. Le moyen 
âge euf de même la reine Pédaque 
(pied d'oie) ; 2o f. de Pesehour : pê- 
cheur (oil) ; 30 n. d. 1. (î). 

Pecouz. M. s. q. Pécard ou Pé- 
choux. 

Pecquenard. Dér. de Péquin. 

Peoquereau. F. de Pécheraud. 

Peoqaerie,Peoqaeur. Pêcherie, 
pêcheur (oil). 

Pecquet. 1© Dér. de Pee : ne sa- 
chant rien faire (oc); 2« genévrier 
(pequet, oil). 

Pecqueur , Pecqueux, Pé- 
oriaux, Pècron. Pêcheur (oil. 
Nord). Le dernier est un petit pê- 
cheur (pecqueriau, pecqueron). 

Pècrlaux, Pécron. Pécru. i" 
Dér. de Pecqueur; 2o dér. de Pècre : 
vaurien (Centre, Poitou). 

Pedelaborde. Pierre de la borde, 
c'est-à-dire Pierre fermier. 

Pedemagnau. Grand pied. 

Pedesclaux. Pied mis dehors 
(ped-esclos , oil) , c'est-à-dire pied 
nud. 



Pei 

Pedezert. l» Pied dépouillé (ped- 
detertf oc), c'est-à-dire pied nud; 
20 forme de Pied de cerf. Snmom 
de coureur. 

Pedon. Courrier à pied (oc). 

Pedone. Fantassin (Italie). 

Pedrelli, Pedretti, Pedrlni, 
Pedroli. Pedrolini, Pedron, Pe- 
drone. Dér. de Pedre : Pierre (Eap.). 

Peeters. F. de Peters. 

Peffau,Peffaalt. Qui n'a qu'âne 
jambe, dont le pied fault (manqae). 

Peghaire. Mesureur. De Peghe : 
mesure (oil), fabricant de poix (pe- 
gairos, oc). 

PeghouB. F. de Pegotu. V07. 
Pegard. 

PegQn,Pegot,Pegout,Pegoiiz. 

M. s. q. Pegard. 

Pegresse. Paresse (pigressa, oc). 

Pegoard, Peguet,Pegain. Dér. 

de Pegue : poix (oil). On appelait 
pegous et pegoux (oc, oil) ceux dont 
on ne pouvait se débarrasser. 

Peigne , Peigner , Peigney. 

Peintre, enlumineur . Olivier de 
Serres parle des ouvriers imagers, 
peigners et autres faiseurs de choses 
délicates . Notre peigne s'écrivait 
plutôt pingne et son fabricant s'ap- 
pelait pingnier. 

Peignian, Peignon, Peignot 
Dér. de Peigner. Peignon peut être 
forme de Paignon : petit pain (oil). 

Peillard, Peillon. Poilu. De 

Peil : poil (oil). Peillier voulait dire 
marchand de chiffons (oil). De Peille: 
chiffon. 



Pel 

Pelsse, Pelsson. Poisson (oc, 
oil). 

Peitavin. Poitevin (oc). 

Pelabout. écorce-bois {pela- 
hous, oc). 

Pélagaud, Pelagot. Dér. de Pe- 
lage, nom de saint, ou Pelage : four- 
rure (oîl). 

Pelafosse. écorce-hêtre {pela, 
faus, oc). Voy. Pelhcùtire. 

Pelage, Pélagie. Noms de saint 
et sainte. Du grec Pelagoi : mer. 

Pelaxme. Peau d'ftne, tond-âne. 

Pelard. Chevelu, poilu. De Pel : 
poil, chevelure (oc). Le bois pelard 
(écorcé) d'aujourd'hui présente un 
sens contraire. 

Pelardy. Poil hardi. Surnom de 
hérissé. Un chevalier nommé Pel- 
fort (12d2) sur son sceau, est appelé 
Pilus fortis (poil fort) dans une 
charte latine conservée aux Ar- 
chives nationales. 

Pelatane. lo Platane (oil); 2° 
forme de Pelletan. 

Pelaux. Pôle-ail, économe, rus- 
tique (pelau, oc). 

Pelay. F. de Pelage. 

Pelcef, Pelcer, Pelcerf. Peau 
de cerf, écorche-cerf (oil). 

Pelohat. Peau de chat, écorche- 
chat (oil). 

Pelë. Garni de fourrures (oil). 

Pelecier. F. de Pelissier. 

Pelegrin, Pelegry. Pèlerin 



Pel 



365 



(oc). Les Pelegry de Gascogne por- 
taient d'azur au bourdon d'argent 
accompagné de trois coquilles du 
même. 

Pelet. Barbe, poil (oc). 

Pelgrain. F. de Pelegrin et du 
nom de saint Peregrlnus (même 
sens). 

Pelhaistre. lÊcorce-hêtre. Voy. 
Pelafosse. 

Pelioier. F. de Pelissier. 

Pèller. lo Fourreur (oil), écor- 
cheur (Bret.) ; 2© f. de Peillier. Voy. 
Peillard. 

Pelin. lo F. flamande de Belin ; 
2» poilu. De Pelain : poil (oil). 

Pelissier. Marchand de peaux, 
préparateur de fourrures, d'où -ce 
vieux quatrain provençal ; 

Barbier sensa glori. 
Non tari sensa escritori, 
Peilissier sensa peou, 
Valoun pas nn cascaveou. 

(Barbier sans vanité, notaire sans 
écritoire, pelissier sans peau, ne 
valent pas un grelot.) 

Pellabaut. écorce-bois (pela- 
boêf oc). Un chevalier d'Auvergne 
(1257) s'appelle Pelaboc et Pelabosc 
dans le même acte. 

Pellaprat. Tond-le-pré, faucheur 
(oc). Pelar Vherha se dit toujours 
pour I couper l'herbe à la faucille >. 

Pellard, Pellassy. Chevelu. De 

Pel : chevelure (oc). 

Pellat. Chauve, pelé (oc). 

Pellaton. Dér. de Pellat ou de 
Pelatier : peaussier (oc). 



366 



Pel 



Pellaodin. Dér. de Pellauder ; 
(battre, étriller), ee qui avait fait 
Appeler pelauditr le barbier-étuviste 
(oil). 

Pellaumall. écorche les bêtes à 
cornes, pille-troapeaux (oil). 

Pelleoat, Pelleohet. l» Peau de 
chat ; 2o écorohe-chat (oil). 

Pellecler. F. de Pelissler. 

Pellegrin, Pellegry. Dér. de 
Pelegrin, Pelegry. 

Pelleno, Pelleng. Pâtis, pe- 
louse, fosse de tanneur {pelenCf oo). 

Pelleport. lo Poll de porc ; 
2o épile-porc. Surnom de charcu- 
tier. Ou dit toujours jpelar un porc 
pour dipiler un pore, 

Pelletan. écorce-tan (oc). Sur- 
nom d'écorceur de chênes. 

Pelletereau, Pelletreau. Dévr 

de Pelletier : fourreur. 

Pellevillain . écorche-paysan , 
pille-campagnard. Surnom de rou- 
tier (oil). Le nom de Beaupoil, qui 
existe, donnerait à penser qu'il 
s'agit ici du sens contraire (Poil- 
Vilain). Mais il n'eu est rien. Le 
vUlain est ici le villageois, Pelle est 
une forme dérivée des verbes peler 
(écorcher), ou piller, ou poiller qui 
s'est dit certainement pour arracher 
les cheveux, car le picard a conservé 
le verbe époillier pour épiler. Ceci 
nous est prouvé par un sceau de 
1257 (Archives nationales) représen- 
tant un chevalier monté, qui traîne 
un pauvre diable par les cheveux. 
Sur la légende, on lit Jehan Poile- 
vilein, et dans l'acte que le scel au- 
thentique, le nom est écrit, comme 
toujours, avec une variante, Johan- 
nea dictuê PoillevUlain. Pour ne 



Pel 

rien oublier, ajoutoni que PoUeti- 
loin fat un nom de monnaie au 
moyen âge. 

Pellevoisill. Les noms de Mal- 
vesln, Mavesin, Mauvoisin, Beehi- 
gnevosin, n'annonçaient pas dea 
hommes commodes, mais Pellevoi' 
êin (écorche-Yoisin, pèle-voisin) les 
surpassait tous. H peut aussi von- 
loir dire originaire de PeUevoitk 
(Indre), lieu qu'habitait sans doute 
jadis quelque châtelain dangereux. 

PeUier. Pellin. PelliBsier. F. 

de Pelier, Pelin, Pelissier. 

Pellisson. Vêtement fourré (oil). 

Pellon, Pelloquet, Pellot, Pel- 
lou, Pellouz, Pellaard, Pelon, 
Pelot, Pelon, Peloux. Poilu, 
velu, et, au figuré, d'aspect inculte, 
de tenue peu soignée. Bzceptioa 
doit être faite pour Pelloquet, qui 
vent dire pauvre, chétif (pelouqwt, 
oc). Pelon et Pelou sont, surtout su 
Midi, des péjon^ifs; au Nord, ils ne 
signifient que poilu. Tous ces nome 
dérivent de Pel : poil (oc, oil). 

Pelooze . Terrain non cultivé 
couvert d'une herbe menue (pelotue, 
en vieux français). A signifié aussi 
duvetf poil follet. Â pu être, en ce 
dernier cas, un surnom d'adoles- 
cent, comme le Jules des Grecs. 

Pelpel. épile-poil, écorche-poil 
— Surnom d'épileur ou de barbier. 

Peltereau, Peltier. Dérivés et 
forme de Pelletier. 

Peltzer. Pelletier (Allem.). De 
Pelz : fourrure. 

Pelus. F. de Pelons (oo). 

Pelvey. Abr. de Pellevé (poil- 
levé). Une famille de ce nom por- 
tait dans ses armes une tête i che- 
veux hérissés. 



Pen 

Penant, Penard, Penas. Pe- 
lUUBse, Penaud. Dér. de Pêne ou de 
Pener: châtier, tourmenter (oil). Cea 
noms peuvent recevoir d'autres in- 
terprétations. Deux sont restés dans 
la langue : Penard, avec le sens 
d'homme cassé, de galant vieilli, et 
Penaud, avec celui de eonfus, hon- 
teux. Autrefois , penat signifiait 
encore gueux, Penaut et Penasse 
rentrent dans le même ordre d'idées. 
— Ptfncwfa est péjoratif, comme Pe- 
noê, s'il ne veut pas dire getiêt 
(Limousin). Ce serait alors un nom 
de lieu. — Penard peut être de plus 
an coutelas (oc) et un plumet, une 
Ugrette (penare, oil). 

Penanlle. Habits en lambeaux 
{peneauix, oil). 



. Boche verdAtre (oc). 



Penohon. lo F. de Penjon ; 
2» éclose de moulin (oil) ; 8» peigne 
(oc). 

Pendefer. Tête de fer (Bret.)? 
roc de fer (oc). 



Peq 



367 



t. Plume, rocher, fort (oc), 
fourrure (oil, oc). — Aussi faut-il 
considérer comme un Jeu de mots 
le blason d'un chevalier albigeois 
de 1251, Olivier de Penne qui por- 
tait une plume en bande, et qui da- 
tait ses actes du château de Penne 
(rocher). 

Penet. lo Dér. de Pêne ; 2o petit 
pain , gâteau (oil) ; 3" flèche em- 
pennée (pennet, oil). 

Penfontenio. Têto des fontaines 
(Bret.), c'est-à-dire source. 

Penguilly. Tête du revers, c'est- 
à-dire sommet du revers de la mon- 
tagne (Bret.). 

Penioaud, Penlgot, Penissat, 



Penissau. 1° Dér. de Peniaus : pe- 
tite bannière, panonceau (oil) ; 2o 
dér. dePeneaux (haillons), qui a fait 
autrefois p en wo/i .- pauvre (oil), dont 
Peniêêat et Penieeeau paraissent des 
équivalents. 

Penjon. Pigeon (oil). 

Pennotier. Tendeur de pan- 
neaux. On dit panneauteur aujour- 
d'hui. 

Penner. lo Garde champêtre 
(AU.) ; 20 flls unique (Bret.): 

Penneret, Penneroux. Dér. de 
Pennier : pannier (oil). 

Penolet. F. de Pernolet. 

Penon. V» Petite bannière (oil), 
petit pied (oc); 2o f. de Pemon. 

Penot. lo Petit pied {penoti, oc) ; 
2o f. de Peneau ou de Pernot. 

Penquer, Penqoler. Chef-lieu 
{penn-kaer, Bret.). 

Pensière. Pensif {peneier, oc). 

Pépin, lo Nom de saint, en latin 
Pippinue, du vieux nom germ. Pip- 
pin (vii« siècle), que FSrstemann 
fait dériver de Pib : mouvement; 
2o pépiniériste (oil). 

Pepouey, Pepujol. Au pied de 
la montagne. De Pe (pied) et puy, 
pujol : montagne (oc). 

Pequègnot. Petit (oil). 

Pèquereau , Péqaeor , Pè • 
queux. Dér. et forme de Pêcheur. 

Pequet. lo Genévrier (oil); 2'» 
dér. de Pec : méchant (oil), niais 
(oc). 

Pequlgnot. Petit (oil). 



368 



Per 



Pèquin. lo F. de Peehin : petit ; 
2o dér. de Pee, Voy. Péquet. 

Perard, Forasse. Peraad, Pe- 
rault. Dér. de Père (Pierre, oil). 
Pératae Bignifiait groêêe poire (oc). 

Peraadin, Perannaa. Dér. de 

Péraudi fonuc de Perroneaa. 

Peroaad. Abr. de Pericand. 
Peroeron. F. de Percheron. 

Peroeval, Percevault. Sor- 
uom trÙB-aacien. La forme Percival, 
qui est anglaise, est arrivée de Bre- 
tagne par les Normands, dit M. 
Lower, et je trouve en eflfet Perce- 
val classé parmi les surnoms bre- 
tons do M. de Courcy. Le sens n'est 
pas expliqué, et il n'est pas très- 
clair. Les formes val et vault indi- 
quent bien ici un vallon. Perce vient 
bien du verbe percer auquel Littré 
assigne paraer comme forme bour- 
guignonne, ce qui achève d'établir 
la synonymie de Parseval. Enfin, 
Pereevalat Pereevaus ne font qu'un, 
puisqu'une charte conservée aux 
Archives nationales nous montre 
un chevalier qualifié Pereevauê dans 
le texte et Perceval sur le sceau 
d'une charte de 1275. Perceval, Par- 
êeval, Perseval voudraient donc dire 
qui pause au travers du val, car 
percer a eu ce sens, et Rabelais dit 
percer un fossé dans le sens de tra- 
verser. 

J'avoue cependant que je hasarde 
cette explication sans être séduit. 
La forme Pars-val ou Psrs-val : val- 
ion bleu (on a dit pars et pers en 
langue d'oll), vaudrait peut-être la 
peine d'être étudiée. On a bien dit 
VaublaJie et Nerval (val-noir). 

Perchaud, Perohet, Perchel- 
let, Perohin. Abr. de Perrocheau, 
Perrichet, Perochel, etc. Exception- 
nellement, on doit tenir compte du 



netmtLnàperehinut (iiB]nobile,tnuui, 
e'est-à-dire : raide eonnne uib per* 
ehe) ; da ehampenoiaixreftelltf : per- 
che, poisson. Il ne faut pas oublier 
non plus que perekot a signifié pi^w 
(oil). Ici, eomme en beaneonp de 
cas, on ne pent qa'indiqaer les pos- 
sibilités sans choisir, ear je n'ai 
point fini ma nomenelatnre. h% 
Bretagne noos oflRre encore loi 
peréhen (maître, propriétaire), qni s 
pu faire Perehin. Enfin, à Lille, m 
appelle pereftêlle la persicaire, i 
eaose de sa eonleor bleue (perche u 
dit pour perse en Picardie et en 
Flandre). — Total : six sens dont le 
dernier n'est pas à dédaigner, car 
les Champenois appellent aussi per- 
einette le blnet des champs. 

Peroilliè. Bleui (de Pers, bleu), 
que nous retrouvons dans leperMi 
du fromage de Roquefort dont les 
moisissures lui conviennent à mer- 
veille, ear elles sont blenâtres et 
n'ont rien du vert-persil. 

Peroin. 1« F. do Persin; fo bien, 
de Percinet :bleu (Champ.). 

Perderiset. F. de Perdriset. 

Perdlgoler. Chasseur de perdrix 

(oc). 

Perdonnet. Dér. de Perdon, 
nom de saint, qui est nne forme de 
Pardon. 

Perdriaa, Perdrlel. l» Perdresn 
(oil) ; 2o pierrier, machine de jet 
(oil). 

Perdrier, Perdrienz. Chassear 
de perdrix (oil). 

Perdrigeon. Perdxiget, Per* 
drillat, Perdrizet. Petit perdreau 
(oil). La prune dite aujourd'hui 
perdrigon s'appelait perdigoine an 
XYi« siècle. 



Per 



Per 



369 



». I« Abr. de Pierre (oil). De- 
puis U Bretagne Jusqu'à la Nièvre, 
il y a beaacoap de lieux dits êoirU 
Pire. L'abbaye de Saint-Père de 
Chartres était célèbre ; 29 le sens 
•etnel (père) peut auesi être admis, 
mais exceptionnellement» 

Pereira, Pereire. !<> Plerrier, 
machine de Jet {pereirai , oc) ; 
80 poirier (Portugal); 2o carrière 
{peiriera, oc). 



Pierre (Bsp.). 



Peret, Perey, Pareyon, Peri- 
oand, Parichard, Perlohon, Pe- 
richot, Perldon. Dér. de Père 
(Pierre) et de Perie : Pierre (Bret.). 

P6rier. 1« Dér. de Père (Pierre) ; 
in poirier (oc). 

Perlgaod. l» F. de Perleaod; 
8o pierraille {peirigal, oc). 

Perigneau, Perignon. Dér. de 
Périn (Pierre). Au xyi« siècle, à 
Amiens, Perrine se disait Perrigne. 

Perillio. Périlleux (oo). 

Perllle. MU en péril (oil). 



U 1© F. de Père (Herre) ; 
2» grande salle, escalier (oil). Ce der^ 
nier sens est exoeptiennel. 

Parinard , Perinand , Perl- 
naaa, Perinet, Perinon, Pexi- 
not. Dér. de Perin. 

PeriBiM. Dér. de Père. 

Perken. Pierre (Angl.)* 

Perlet, Perlin, Perlot. Dér. de 
Perrel (Pierre). 

Pamard, Pemel, Pemelet, 
P«niallo,P«m«t, Pamatte, Par- 



netty, Pamey, Pemioha, Par- 
nier, Pemin, Pemolet, Pemon, 
Pamot, Pamotta , Parnoud , 
Pemoux. Dér. de Perrin ou de 
Perron. Femelle est an nom de 
sainte, en latin JPetronilîa, Permet 
bigiiifiait aussi baronnet (oil, Angl.). 

Parochaau, Paroolial, Paro- 
deau, Perodil. Dér. de Perot et 

Perod. Je ne crois pas qneperoche : 
paroisse (oil) ait, m ilgré les apparen- 
ces, contribué à la formation des 
deux premiers. 

Paroi. Chaudron (oc). 

Pteon. lo Dér. de Père (Pierre); 
2o f. de Perron : gaillard, drôle de 
corps (oc) ; S*' except., oie (oil). 

Peronin, Peronnauz, Paron- 
neau, PeroBnet, Péronny. Dér. 
de Pérou. 

Perot. 1° Dér. de Père (Pierre); 
2» exceptionnellement, gros arbre, 
baliveau (oil). 

Perotte, Perottet, Perottin. 
Dér. de Perot. Perotte a pu signifier 
exceptionnellement pierre, poire, 
pelote (oc). 

Paron. l» Dér. de Père ; 2o m. s. 
q. Peyrou. 

Perpère, Perperaau. l** Terrain 
communal {perpètre, oil) ; 2° pau- 
pière (perpera, oc). 

Parquin. Pierre (flam., Angl.). 

Perrard, Parras, Parraad, 
Perrault, Perreaa. Perrein, 
Perrel. Dér. de Pierre^ moins Fer- 
ras : poirier sauvage (oc). 

Parray, Perrë, Parréa. N. d. 1. 

pierreux (oil). La perrie était une 
chaussée pavée. 



16. 



S70 For 

Perrel. Dér. de Pierre. 

Perrelet, Perrenot. Dér. de 
P.errel et Perrin. 

Perret, Perreton. Dér. de 

Pierre. 

Perretiae. Nom de saint, en latin 
Petroeuê. De Petruê : Pierre. 

Perrenz. N. d. 1. pierreux. 

Perrey. F. de Perrier : carrier, 
carrière, poirier, pierrier (machine 
de jet) et servant de pierrier (oil). 

Perriat, Perriau, Perrlchet, 
Perrichon. Dér. de Pierre. 

Perrier. Voy. Perrey, 

Perrière. Carrière, machine de 
jet (oil). 

Perrilliat. !<> Dér. de Perriat; 
20 mis en péril {perWiat, oc). 

Perrin. Dér. de Pierre. 

Perrinel, Perrinet, Perrinon. 
Perrinot. Dér. de Perrin. 

Perriquet. Dér. de Perric : 
Pierre (Bret.). 

Perrochat, Perrocheaa. Dér. 
de Perrot. 

Perrodin, Perrodon. Dér. de 

Perrod. 

Perrollaz. Chaudronnier. De 
P«roI : chaudron (oc). 

Perron, lo Dér. de Pierre. Tous 
ces dérivés ' avaient, comme je l'ai 
dit déjà, une valeur plus familière 
et amicale que diminutive. Ainsi un 
texte de Gautier de Coinsi nous 
montre un fidèle priant oaint Pierre 



qu'il appelle Perron. Voy. Pefre»; 
2o groêêe pierre (oil), comme le 
prouve le nom de Duperron ; 9* 
gaillard (oc). 

Perronneau, Penronnet. Dér. 
de Perron. 

Perroaaier. Poirier sauvage , 
(jperruaeier, oc). 

Perrot. Dér. de Pierre. 

Perrotin,Perroton,Perrotttt 
Dér. de Perrot. 

Perroud, Perroadon, Dér. de 
Pierre (Est, Suisse). 

Perrouz. !<> Dér. de Pierre; f> 
f. de Peirouê ; pierreux. N. d. 1. 

Permohant, Permotae, Ptr* 
ruohetti,Perruohet,Perrachoii, 
Permohot. Encore des formes de 
Pierre (Bourgogne, Comté). Lear 
souche Perruche a servi A baptiser 
un oiseau bien connu. De mém« 
pour Perroehet qui me paraît avoir 
fuit perroquet. Je suis ici l'avis de Mé- 
nage, et non celui de philologaei 
plus érudits qui semblent fiaire fausse 
route en faisant dériver perruche et 
perroquet de perruque. Pourquoi le 
perroquet ne serait-il un petit Pierre, 
comme le moineau qui est déjà 
Pierrot ? N'avons - nous i>a8 aossi 
Margotf la pie, Jacques, le geai, et 
bien d'autres encore ? En pareil cas, 
l'analogie des exemples est la meil- 
leure des preuves. 

Pers. lo Bleu de toutes nuances, 
depuis le bleu violet jusqu'au blea 
azur (oil); S» maigre, perdu, égal 
(oil). 

PemeU. F. de Persil. 
Perseval. Voy. Pereeval. 

Persignat, Persil, Persillard. 



Porain, Peitdnet. Dér. de Pierre, 
nom de saint, et de Per» (bleu). Pev 
tin voulait dire pérêil (oii), mais ce 
•ens paraît moins probable. PerHn 
peut, en effet, Atre aussi bien nue 
abréviation de P^rûsin(Pierre).Yoy. 
Perasin, 

Per8on,Per8onnaz, Personne. 
lo Dér. de Pierre, comme Pierson ; 
2o Curé, recteur de paroisse, bénéfi- 
cier, li» finale os est du Midi. 

Personnië, Penonnier. Asio- 
eié, eopartageant (oil). 

Perssln. Abrév. de Périssin 
(Pierre). 

Pertat, Pertet. F. de Prêtât, 
Pretet. 

Perthol, Perthois, Perttrait, 
Perîiny. F. de Pertuis. 

Paitrand. F. de Bertrand. 

Pextois, Pertuiiot, Pertns, 
Pertusot. Trou, ouverture, passage 
d'éelnse, défilé àemonUkgn% détroit 
de mer (oo, oil). 

Pem, Pemanx, Penune. !<> 
Poire sauvage (peruêfperuêêa, oc) ; 2» 
dér. de Pierre, comme Peyrusse. 

Peaoadère, Pesoara. Pêcherie 
{peae€uU)ira, peêcaria, oc). 

Pescatore. Pécheur (Ital.). 

Peachard. loSens de Peschon; 
80 couleur de fleur de pécher (oil) ; 
8» bigarré (Bret.). 

Pescheux. Pêcheur (oil). 

Pesohler. Vivier, étang (oil). 

Peaohon, Peaohot. !<> Petit poi- 
son (oil) ; 90 f. de Pechou, Pechot. 



Pat 37 i 

Pesme. Trés-méchaat (oil). 

Pesne. Bssuie-mains (oil). 

Pesquet. loDér. àePes^e : lam- 
beau; 20 m. s. q. Peschon. 

Peesard. Dér. de Pesse. 



. Peuplier, pieu (oil). 



Pesse. lo Peuplier, pin, pieu (oil') ; 
2» forme de Pes : colline (oc). 



. Poisson, glandée, écha- 



las (oil;. 



Pessonneau. l» Dér. de Pesson ; 
20 f. de Peêêonnier : piéton (oil). 

Pestât, PesteL Pieu, pilon 
{peitax, peetel, oil). 

PestiUat. Pilé, écrasé. De Pe»- 
teiller (oc). 

Pestre. Pâtissier^ boulanger(oc). 

Petaud. lo Fantassin, picton 
(oc) ; 2o Poitevin. Une locutiou bleu 
connue : « la cour du roi Petaud >, 
se dit en latin Petavii rtgiê euria. 
Petavii ressemble fort à PictavUif 
qui veut dire du Poitou. D'autre 
part, Peitau se dit pour Poitou, dans 
ranclenne langrue d'oc. 

Peteau, Peteauz. M. s. q. Pe- 
taud ou Pestel. 

Petel. F. de Pestel. 

Peter. Pierre (AU., Angl.). 

Petersen. Fils de Pierre (flam.). 

Petet. Douillet, délicat, petit 
pied (oc). 

Petetin,Petetot.Dér. de Petet. 



372 



Pat 



Pèthe, Pethiard. Pethlon. 
Dér. de Petha : poitrine (oc). Sur- 
noms de torses larges. Sans Vh, je 
leur supposerais le sens de Petiard. 

Petiard, Petieaa, Petiet. Dér. 
de Petit. 

Pétillât, PetilUot, PetiUon. 
Petillot. Dér. de PeteilUr : piler, 
foulesi battre (oil). 

Petin. Petit pied (pedin, oe). 

Petiot, Petitot. Dér. de Petit. 

Petitolerc. Enfant de chœur 

(Nord). 

Petitdemange, Petitmangin. 

Petit Dominique. 

Peton. Petit pied, dernier né 
d'une nombreuse famille (oc). 

Peter, l» Chariot (oil) ; 2© abr. 
de Pettor : boulanger (oc). 

Petot. Petit pied (Nord). 

Petouraad. F. de Pastoureau. 

Petre. lo Ces tPefcr écrit confor- 
mément à sa prononciation étran- 
gère ; 2" except. : paresseux (Nor.). 

Petrement. F. de Petermaun. 

Petrecniin. Fils de Pierre 
(flam.). 

Pétrin, Petron. Dér. de Petre. 

Petrus , Petry. F. latines de 
Pierre. 

Pettel, Pettelot,Pettez. Pilon 
(peatel, peatax, oil). 

Petton. F. de Peton. 

Pettoux. Surnom de flatueuee 
apparence, mais de cause parfois 



plus variable qa*on ne saandt le 
supposer. Ainsi appelait-on pettour, 
dit Barbazan, un feudataire qui, à 
Nofil, jouissait du pririlége de péter 
une fois par an devant le roi d'An- 
gleterre. 

Peubre. Pauvre {pauhre, oc). 

Peuoh. F. de Pech (colline). 

Peaohant, PmiGhet, Peuchot 
Dér. de Peuch. 

Pedef er. Pieu de fer, colline de 
fer (oil). De Peu : colline (oil). Sm- 
nom de mine. 

Peudouz. Opposé de Ledonx. 

Peule^ey, Peulvè. Poil levé, 
hérissé. De Peu : poil (oil). 

Peaple. Peuplier (oil). 

Peut. Laid (oil) ; eolIine(j»»8, oc). 

Peotat, Pentot. Dér. de Peat. 

Peavergne. Colline des sai- 
nes (?). 

Peuvrier. épicier (oil). 

Pey. Pierre (oc). Il y a deux 
Saint-Pey dans la Gironde. 

Peyohand. Dér. de Pegéh'.foh- 

son (oc). 

Peymal. F. de Paymal. 

Pesrral. Carrière (oc). 

Peyrsurd. lo Terre siliceuse (oe); 
2o dér. de Peyre (Pierre). 

Pejrrat. Masse de rochers, oonr 

(oc). 

Peyre. l** Pierre, nom d'houme 
(oc) ; 2o pierre, roc. 



. Boo erensé (oc). 



Phe 



373 



Bire, PesrraUe. Petit roc, 
(oc). 

enègre. Roc noir (oc). 

ère , Pesrrièra. Carrière 

ln.lo Dér. de Pierre (Peyre) ; 
in (oc). 

61. Chaudron (oc). 

olle. N. d. 1. pierreux. 

on. Sens de Pierron. Il est 
donné, dans le Midi, aux 
ïgéBj chefs de famille. 

ranU, Peyroxmet, IPey- 
1. Dér. de Pejron. 

"Ot. Sens de Pierrot. 

xmlx. Lieu pierreux. 

'Otel. Dér. de Peyrot. Le 
>minin Perrotte se dit en 
d'oc Peiroutouna. 

rouBe, Pesrroiix. Lieu pier- 

rao. Lieu empierré. De Pei- 
empierrer (oc). 

i8on. Poisson (oil). 
;al. Poitou {PeiiaUf oc). 
ATin. Poitevin (oc). 
tel, Peythlea. Poitou (oc). 
trlgnet. Dér. de Peptrina: 

B (oc). 

ird, Pezardy, Pez«nd,Pe- 
»n>n, Pezot, Pezoa. lo Dér. 



de Pes que le Martyrologe de Chas- 
telain donne dubitativement comme 
une forme de Pierre qui se dit effec- 
tivement Pezr en breton ; 2<» dér. de 
Pez : paix, tranquillité (oil) ; 3o dér, 
de Pez : pois chiche (oc), qui a fait 
pezeau : champ de pois. — Pezon et 
Pezo signifient aussi fantasêin (oc). 

Pfatf . Prêtre (Allem.). 

Pf effer, Pf elferle, Pf eiff er. Fi- 
fre, siffleur, petit fifre (Allem.). Le 
sens de Pfeffer : poivre, est excep- 
tionnel. 

PfeU. Flèche (Allem.). 

Pfennlng. Denier (Allem.). 

Pfilfer. Sens de Pfeffer. 

Pflster. Boulanger (Allem.). 

Pflager. Administrateur, bien- 
faiteur (Allem.). 

Pflager. Laboureur (Allem.). 

Pfitzer. F. de Pflster. 

Pfund. Demi-kilo (Allem.). 

Phalempin. K. d. I. (Nord). 

Phalipaa, Phalipon, Phalip- 
pon. Dér. de Philippe. « 

Pharon, Pharoux. F. de Faron 

(nom de saint) et Faroux, qui vien- 
nent des vieux noms germ. Faro 
(latin) et Farulf, dér. de la souche 
Far : aller, marcher. Ils paraissent 
dans les textes dès 658 et 690. 

Phelebon. F. de Phalipon. 

Phelion. Abr. de Phelizon ou 
Pholipon. 

Phelippe. F. de Philippe. 



874 



PU 



Phellnm, Phelisot. F. de Feli- 
son, Felizot, dér. de Félix. 

Phellion. Abr. de Phelixon ou 
Phelipon. 

Phèta. Fétu. Surnom d'homme 
frdle. 

Philarète. Voy. Chaslea, 

Phllbert, Philebert. Nom de 
saint, en latin Phaihertut, du vieux 
nom germ. Filibert (sens Inexpli- 
qué), 604. 

Philip. Philippe (Ângl.). 

Philipart, Philipeaa, Phili- 
pon, Philipot. Dér. de Philippe. 

Philippe. Nom de saint, du grec 
Philos-ippoê (ami du cheval). 

PhiUppeau. Philippet, Philip- 
pon, Phllippot. Dér. de Philippe. 

Philips. Fils de Philippe (Angl.). 

Philippsohxi. Fils de Philippe 
(AUem.). 

Philis. Abr. de Philips. Gomme 
nom do femme, il voudrait dire ro- 
seau (grec). 

Phipps. Abr. de Philips. 

Phorxnion. Nom grec signifiant 
pttit panier. 

Phulpin. F. de Philpin, dér. de 
Philippe. 

^ Piacentini. De Plaisance (Ital.). 

Pialat. lo Sans poils (oc); £<> dér. 
de Pialler : boire fortement (oil). 

Plat. 1° Nom de saint flamand, 
en latin Piatuê (purifié); 2o petite 
pie (oil). 



Fio 

Pian, Piand, Pianlt. Petite 

pie (oil). Ce sens me paraît préfé* 
rable A celui de poil (oc) et de jmo» 
(oil). 

Piaaœllier. Homme vierge, oq 
suborneur de flUes. De PiaueMt: 
pucelage (oil). 

Pibalot. lo Peuplier (p»&ale,j»i- 
houl, oil, oc) ; 20 anguille (piftole, 
Poitou). 

Pio. Blanc et noir (oc). Outre lei 
sens connus (montiMgrno, pioehe), 
c'est aussi un nom de saint {Pieo en 
italien, Pieque en français, en latin 
pieui : pivert, oiseau). 

Pioaase. Pioche (oc). 

Pioat, Pioaad, Pioanlt, Pi* 
caat. Dér. de Pie: blanc et noir 
(oc). Les dindons s'appellent jneouiU 
en Normandie. 

PiooJni, Piccolo. Petit (Ital.). 

Piohard, Plohat, Piohand, Fi- 
chant. Dér. de Piech : mont, cot 
Une (oc). — Piehaut se dit en Langue- 
doc pour haute montagne comme Pn- 
jaul et Pujol. Pichard peut venir de 
picher, pichar : piquer, creuser, pis- 
ser (oil, oc). 

Piohelin. lo Dér. de Pieeh : col- 
line (oc) ; 2o douillet (Maine). 

Piohenet, Piohenot. Dér. de 
Piehkn (petit). 

Picherè, Piohereau. Dér. de 
Picher : cruche (oil). 

Pichet. Colline {piechet, oc), 
cruche (oil). 

Pichevin. Pisse-vin. — Surnom 
de grand buveur. 



Pld 

Ploiilo, Plohon, Ptohot, Pi- 
àhou. 1» Petit enfant, mince, nou- 
veau-né (oc) ; 20 dér. de Piehê : pie, 
Diane et noir. — Pichon eat aussi un 
nom. de saint, en latin Pido, 

PlooU, Pioolo. Petit (Ital.). 

Pioolller. Piochenr. De Pieola : 
pioche (oc). 

Picon, Picot, Piooa. Dér. de 
Pie (nom de saint), ou pie : pioche, 
pie, pivert. ^ Su Bretagne, pikou» 
vent dire aussi ehoêêieux. Picot veut 
dire aussi dinéion en Normandie. 

Picq. F. de Pic. 

Pioqae. Outre le sens connu, 
e'est un nom de saint, en latin Pieu* 
(pivert). 

Pioqaenard. Piquier (pieque- 
naire, oil). 

Picquet. Dér. de Pic. Voy. Piquet. 
Un chevalier Piecuet est nommé de 
pede eoeto (du pied cuit) dans une 
«harte latine de 1253 (Archives na- 
tionales). Bayard porta le surnom de 
Piquet dans sa jeunesse, parce que 
la première fois qu'il parut à cheval 
devant le roi, les pages lui crièrent 
plusieurs fois piequen, picquex. Le 
eheval avait sans doute besoin de 
l'éperon. — Pour ce qui nous occupe, 
ce trait montre une fois de plus 
combien il est difficile de tout ex- 
pliquer. 

Pioqaot. lÊpée (oil). 

Pictet. Dér. de Picte : Poitevin 
(oil). 

Pictot. Poitevin {Pictauê, oc). 

Pidanwt, Pidansat. Dér. de 
Pidanêa: miséricorde, compassion 
(oc). 



Pie 



375 



PidoG, Pidot, Pidou, Pidoiiz. 

F. de Pis d'oe et Piê d^oue (poitrine 
d'oie , oil). Surnoms qui se ren- 
contrent souvent dans le Livre de 
la taille de Paris de 1292. 

Piedagnel. Pied d*agneau, pied 
faible. 

Piedefert, Piedfer. Pied de fer, 
surnom de bon marcheur. 

Piedelea,Piedlea. Pied de loup, 
pied léger. 

Piedoie , Piedoz. Pied d'oie, 
pied large. 

Piedqoin. Pied de chien, pied 
léger. 

Piedsooq. Bien que eoeq (chaus- 
sure) soit assez ancien, je verrais 
plus volontiers ici pied de soeque : 
pied de souche (oc). Surnom de gros 
pied. 

Pielfort, Piefort. Gros pied 
(oil). 

Pieffroox. Fifre. DePi#re (oil). 

Piegard, Piegart. Pied d'oie. 
Voy. Gard, Piedoie. 

Plegot. Pied de coq (gau). Sur- 
nom de jambe grêle. Ou appelle 
toujours Jambe de coq celle qui n'a 
pas de mollet. 

Piegu, Pieguet. lo Pied aigu, 
pied pointu. Surnom d'homme 
chaussé à la poulaine; 2° nom de 
lieu (Basses-Alpes); abr. de pieeh- 
égut : mont aigu (oc). Pieguet peut 
être une forme de Piecuet. Voy. 
Picquet, 

Piel. to Poil (oc) ; ao longue col- 
line (jpiela, oc). 



376 Pie 

Pialard. Dér. de Piel. 

Piellion. Pied de lion. 

Pierèe. Chaussée pavée (oil). 

Pieret, Pierlet, Ptorlot, Ple- 
ron, Pierot. Dér. de Pierre. 

Pl«rpont. Pont de pierre. 

Plerquin, Pierrord, Pierrat. 
Dér. de Pierre. I«e premier vient 
du Nord. 

Pierre. Nom de saint, en latin 
Petruê. Son histoire est ainsi don- 
née par le Dictionnaire de Tré- 
voux : c Le premier qui ait porté ce 
nom, est êaint Pierre, apôtre de 
Jésus-Christ. Ce saint se nommait 
Simon. André, son frère, l'ayant 
amené à Jésus-Christ, le Sauveur 
lui dit : Vous itea Simon, fil» de Jo- 
wu ; vous uouê nommerez Céphaa (ce 
qui signifie Pierre, ajoute saint 
Jean, qui rapporte ceci dans son 
Évangile, ch. I, v, 4A). Jésus-Christ 
lui confirma encore ce nom, et lui 
apprit plus particulièrement la rai- 
son pour laquelle il le lui avait 
donné , lorsque ce saint apôtre 
ayant confessé la divinité de son 
maître, et ayant dit : Vou» été» le 
Christf le Fila du Dieu vivant, Jésus 
lui répartit : Vous ëtea heureux, Si- 
mon, fils de Jonaa. Et moi Je voua âia 
que voua itea Pierre, que sur cette 
pierre, je bâtirai mon Êgliae. 

« Pierre a donc été fait du grec 
rs-cpa, une pierre, un rocher, pour ex- 
primer celui de Cépha, que Jésus- 
Christ donna à ce saint, et qui fid:: 
eu hébreu une allusion bien mieux 
marquée qu'en grec et en latin. » 

Il ne faut pas oublier que aaint 
Pierre passait pour le plus puissant 
des saints, pour le gardien du para- 
dis. Aussi, son patronage fut tou- 
jours de mode ; TÉglise honore cent 
seize saints nommés Pierre. 



Pierredon. l» Montagne ronde 
(pierdoun, oc) ; 9» dér. de Pianet, 
oomme Perredon dérive de Perret. 

PierresoB. Fils de Pierre (Est, 
Allem.). 

Pierrot, Pierrin, Pierron, 
Pierrot. Dér. de Pierre. Voy. /Vr- 
ron, 

PierragiMS. !<> N. d. l. empierré. 
De Peiruguar : empierrer (oc); 
S« Pierre-Hugues. 

Pierson. Abr. de Pierreson. 

Piet. Dér. de PU (pieux) onde 
pie (oc). 

Piètrement, Pietrequln, Pie- 
treson. Dér. de Pierre (Nord}. 

Pietri. Pierre (lUl.). 

Piette. lo F. de Pieatre : alerte, 
vif (oil); ou Piètre : pauvre, pi- 
toyable ; 2o canard sauvage (oil) 
Champ.). 

Piffard. Dér. de Pifi're : flfre (oU), 
gros, replet (oc). 

Piffaretti. Piffaut , Piffert. 

Fifre. (Voy. Piffard.) — Le premier 
vient du pifferetto italien. Le der- 
nier rappelle le Pfeiffer allemand. 

Pittorcat. Mont fourcha, pied 
fourchu {jfie-foreat, oo). 

Plffoux. Fifre. Voy. Piffrwat. 

Pigaoe. Houe, cognée (pig€uaa, 
oc). 

Plgache. !<> F. de PIgace; 2» 
pointe de terre, ornement de robe 
en forme de pointe (Norm., oil). 

Pigal, Pigale, Pigalle, Pigal- 

let. Tache, hlgmrTVire{pigalfPigaJka, 



va 

oe). Samom de Tisaget taeMe de 
rouiwears. 

Pigat. H&rqnô de petite vérole 
(oc). 

Piganlt. F. de PigaU 

Pige. Taehe de roossenr {pigea, 
oc). 

Pigealre, Pigeard, Pigeât. 

Taché de ronssears (oc). 

Pigeau. Noir et blanc, rouge et 
blanc (Poitou). Surnom de visages 
grivelés ou de chevelures grison- 
nantes. 

Piget. Dér. de Pige. 

Pignard. l» Qui pleure, qui 
gronde (Ouest) ; 2° dér. de Pigne : 
(peigne), quia fait pigné : ajusté, co- 
quet (cil); So dér. de Pigne : pomme 
de pin (oc). 

Pignatelli. Petit pot (Ital.). 

Plgnerot, Pignauz, Pignier. 

Fabricant de peignes, oardeur de 
Uine (oil). 

Plgnet. Pin sauvage, peigne, 
ehampignon (oc). 

Pignon, PIgnot. !<> Amande de 
pommes de pin (oc); So dér. de 
Pigne : peigne Coil). 

Pigny. Plantation de pins (?). N. 
d. I. 

Pigoreau. !<> Grand chemin (pi- 
goriau, oil) ; 2© dér. de Pigour : fa- 
bricant de mesures (oil). 

Piguenet, Pignet. Dér. de Pi- 
gne : picoté, tacheté (oc). 

Pljon. Pigeon (oc). 



PU 



377 



Pilate, Pilatte. Long, cfBan- 
qué {pilata, oc). Allusion au pilier 
dit pilastre ; 2«> chauve, large col- 
line {pielat, oc). 

Pilet. lo Javelot, trait, pilon, 
piller, pieu ferré (oil) ; 2° dér. de 
PU, forme flamande du nom de 
saint Peregrln. 

Pillais. Porte-cierge, bâton de 
sapin peint et orné, sur lequel on 
portait le cierge aux processions 
{pilléêt oc). 

Pillard, lo Surnoms de soldats, 
quand ils n'ont pas été des dérivés 
de Pille : argent monnayé (oil). Il 
fut un temps où la guerre était tel- 
lement affaire de butin qu'on appe- 
lait pillard tous les fantassins, sans 
distinction (voy. Brigand). Au xvi^ 
siècle, Brantôme s'en étonnait en- 
core et trouvait ce nom plaisant ; 
2o forme de Billard. Car 11 ne faut 
pas oublier que le latin pila a fait 
notre mot bille, comme 11 a fait pi- 
lule. Le changement du B en P se 
retrouve d'autre part dans Fortran d 
et Pelln. 

Pillaud. lo M. s. q. Pillard (lo); 
2o f. de Billaud. Voy. Pillard. Les 
Bretons disent de môme pill pour 
bille : morceau de bois, et pilgoz 
pour billot. 

Pillet.Pilliet. Pillion, Pillois. 
PUlon, Pillot. lo F. de Billet, Bil- 
llet, Billon, Billot, Billou, etc. Voy. 
PiUard; 2»» dér. de Pille : butin, ar- 
gent monnayé (oc, oil). Le blason 
d'une famille Pillot, qui porte trois 
fers de flèche, ne semble pas devoir 
donner un autre sens à Pillot qui ne 
pouvait se confondre à la pronon- 
dation avec pilot : trait d'arbalè'e 
(oil). PUlon a voulu dire aussi bou- 
chon. Il peut enfin être un nom de 
lieu. Ainsi Pillon se retrouve plu- 
sieurs fois dans la Meuse i cause du 



378 



PlB 



Fin 



ndsceau dit des Pilles qui est dans I Pinohaud. Surnom de bonlaa- 
le voisina^. ger. 

Plnchedes. Pince-dés (NoTd). 
Samom de Joueur. 

Pinchon. C'est le pinson As- 
mand, normand| picard, espagnol. 
Au Midi, c'est l'action de lorgner. 
L'homme qui fait pinehoun regarde 
les dames du coin de l'œil. Le second 
sens doit être exceptionnel. 

Pinçon. F. de Pinson. 

Pinoaa. Jeune pin. C'était snui 
le nom d'an raisin fort noir et bon 
à manger. Le yin qu'on en tirsit 
s'appelait vin auvema» à Orléans, 
et ri» pineau en Auvergne. 

Pinède. Bois de pins (oc). 

PInel. Pinet. Jeune pin. Pùul 
signifiait aussi bauçuet, paquet (oe). 

PInatte. Sens de Pinède. 

Pingard, Pingat, Pingauli. 
Plngrenon, Pingres, Pingoe* 
net, Pingnet.Dér. de Pmg (poing) 
ou de Pingueta (graisse). On ne 
sait trop si pingre a pu faire 
souche ici, car Littré n'en donne 
pas d'exemple ancien, et il n'est 
pas même dans le Dictionnaire àe 
Trévoux (xviii« siècle), tandis qne 
ping etpingueêa sont de langue d'oe; 
néanmoins ils ne paraissent pas non 
plus avoir laissé de dérivés dans la 
langue. J'aimerais mieux voir dans 
cinq de ces six noms des dérivés 
abrégés du vieux verbe Bspingner : 
sauter, danser, se r^ouir (oil), qui 
a son pendant en langue d'oc {eêpin- 
guar). Quant à Pingrenon, il ne se- 
rait pas impossible qu'il ait été le 
surnom d'un homme qui teignait sa 
moustache (peint-£nrenons) [?]. 

Pingeon. Pigeon (oil). 



Pmoo, Pilla. Je suis tenté de 
voir ici des formes de PeiUou, 
PoiUu : poUu (oil). 

Pilon. Outre le sens aetuel, qui 
ne date que du xvi* siècle, PUon a 
signifié Jlëcàs, SON d'argent. Il peut 
être une forme du vieux nom germ. 
latinisé mu (doux). 

Pnot. Trait d*arbalète, pilote, 
tas, amas ^oc, oil). 

Pilout. 1» Pilote (oc); 2» mau- 
vaise terre (Champ.); 3«f.de Pillou. 

PUpré. Semble un Pellaprat de 
langue d*oil. 

PiU. lo Fils de Pil.forme flamande 
du nom de saint Peregrin(voyageur); 
8» champignon {piU, Allem.). 

Piltan. lo F. de PeUetan ; *» pUe- 
tau. 

Pimpaneao. Dér. de Pimpe. Le 
pimperueau était un poisson (oil). 

Pimpe. Cornemuse (oc). 

Plnat. épais (oc). 

Pinatel. Forêt déjeunes pins(oc) 

Pinœbonrde. Surnom de gros 
maugeur de tartes. Dans son accep- 
tion anoienne,j»»iieer n'a que le sens 
familier actuel (s'emparer de). £n 
Normandie, d'où le nom de Pince- 
bourde est originaire, on appelait 
bourde la tarte aux pommes qui 
était un mets fort populaire. Dans 
le sens actuel, pineebourde voudrait 
dire attrape-eornettee, êai*it-men- 
eongeê. 

PincemaiL Abr. de Pince-maille. 



Pio 

PInhèd*. F. de Pinède. 

Pinier. !<> Pin (oe, Ouest); 2o f. 
de Pignier. 

Pinon, Pinot. Pin. La forme la- 
tine de Pinon (Aisne) éteit Pinum 
(pour Pineium) en 1143. Le pinot 
était aussi un raisin. Yoy. Pineau. 

Pinoteaa. Dér. de Pinot. 

PinpaL Dér. de Pimpe : corne- 
muse (oc). 

PInpemel. Léger, alerte (oil). 

Pinsard. lo Pinson (oc) ; 2o dér. 
de Pincer : prendre, s'emparer. 

Pinson, Plnsonnat, Pinson- 
liean. Surnoms de joyeuse allure. 
On dit gai comme un pinaon, 

Pinta, Pinte. Pinte (oc, oil). 

Pint«ux. Buveur de pintes. Lo 
potier de pintes s'appelait pintier 

(oil). 

PlntO. Poulet (Portugal), chopino 
(pintot, oil). En Espagne, c'est un 
nom. de ville. En Italie et en Es- 
pagne, il voudrait dire aussi p«»n(. 

Pioohe.Pioohon. Colline (pioch, 
oe). — Le sens actuel est aussi pro- 
bable. Pioehon s'est dit T^onr petite 
pioche (oil). 

Piolet. Moucheté blanc et noir, 
taché de rousseurs {pioU, oil). 

Piolinne. Hachette. De Piola: 
hache (oc). 

Pion, lo Fantassin, pionnier, 
buveur (oil); 2o nom de saint, en 
latin, Opio (pour OpUio : pasteur [?J). 

Piorry. lo Pire, plus mauvais 



Pir 



379 



(pior, piri, oc); 2» dér. de Pior, nom 
de saint. 

Piot. lo Vin (oil) ; 2» dindon (oc). 
Selon Du Méril, ce serait un nom 
de buveur en Normandie , haute 
Bretagne et Dauphiué. 

Piotet, Piotin. Dér. de Piot. 

Pion. Le dernier né. On appelle 
ainsi, dans le Centre, le plus petit 
d'une couvée. En Languedoc, ptot* 
est pieUf pou ; mais le premier sens 
est plus probable. 

Pipard. lo Dér. de Piper : sé- 
duire, tromper, attirer les oiseaux 
(oil); 2o m. s. q. Pipaut. 

Pipant. Joueur de cornemuse 
(oc), cornemuse (oil). 

Piperean. Dér. de Pipaut ou 
Pipard. 

Pipon. Pigeon {pipion, oil). C'est 
aussi le sens du nom de saint Pipe, 
en latin Pipio : pigeonneau. 

Piquenard. Piquier (piquenaire, 
oil). 

Piqaerë, Piquerez. Terrain 
couvert de galets (i>l9tieray, Norm.) ; 
2» poitrine carrée {piê-queré, oil). 

Piquet, Piquet. Dér. de Pieque 
(lance, moquerie), ou de Pic (pioche, 
éminence). C'était aussi , comme 
Pi£^et, Pigot, des surnoms de vi- 
sages marqués de petite vérole. 

Piret,Pire3rre,Pirodon,Piron, 
Pironin, Pironon, Pirot, Pirou, 
Pirronnet, Pireon. Pireyre, Pi- 
rodon, Pirronnet et Piraon sont si 
évidemment des formes de Pereyre, 
Perrodon, Perronnet et PicrBon,que 
Je puis supposer dans les autres des 
formes ou dérivés de Pierrot, Pier- 



380 



Plt 



ron, Plerrou. Exceptionnellement, 
rappelons que pire voulait dire oie 
(Poitou), ce qui a fait Pirot, Piron : 
oison (oil). De même, Pirou était à 
la fois un dérivé de Pierre et un 
des noms de l'oie. Le château de 
Pirou, en Normandie, était célèbre 
par le séjour de prédilection que 
les oies sauvages faisaient «nr ses 
murailles et dans ses étangs. 

Plscatory. Pêcheur (Ital.). 

Pisloup. 1° F. de Pisseloup. Nom 
de lieu hanté par les loups, comme 
Pisscleu ; 2° abr. de Pisqueloup. 
J'ai rencontré ce nom dans une an* 
cienne charte sous la forme latine 
Pejor lupo, nom d'homme à redouter. 

Pissard, Plsseau, Pisset, Pis- 
son, Pissln, Pissot. Pisson signi- 
fiait poisson (oil). Piêêin voulait 
dire ttsine (oc), mais il serait difficile 
de dire si, comme les autres noms 
rassemblés ici, il n'était pas aussi 
dérivés de Pis : doux, miséricor- 
dieux, pire, plus mauvais, poi- 
trine (oil). D'autre part, M. Rittcr 
y voit des abrégés dérivés de Sul- 
pice, ce qui a pu se produire par- 
tiellement. Il faut enfin compter 
avec un proverbe picard bien connu : 
Saint Médard est ein grand pis- 
sardf ce qui a fait appeler pisse, 
par analogie, les chutes d'eau en 
Franche-Comté. 

Piston. Petit pied (oil). 

Pistor, Pistoren, Pistomis. 

Boulanger. — Le dernier est mé- 
ridional (Pistouriê). Pistor est la 
forme latine pure. N'oublions pas 
de rappeler le nom de saint Pis- 
taur, qui devait avoir le môme 
sens. 

Pitance. Pitié, distribution ou 
portion de vivres (oc, oil). 



Fia 

Pitard. Oompatissant. De Pité : 
compassion (oil). 

Pitat. Dévotion, compassion (oc). 

Pitaoz. loMi8érieordieuz(]>ftof, 
oe) ; 2o fantassin, dévot (oil); 9" en- 
fant d'hospice (moine). 

Pitè, Pitel. Sens de Pitet (oU). 

Pitet, Pitiot. Petit(i>i<tt,oc).De 
même piteta se dit pour powfit 
(petite), oc. 

Pitoin, Pitois. !<> Dér . de Pitone : 
jeune et gros garçon (oe). Pitoii s 
pu être une forme de pUouat qui s 
le même sens. C'est également une 
forme de putois (Bourg) ; 2» dér. 
de P^otta; : miséricordieux, dérot 
(oil). 

PitQisselle, Pitoltet, Piloiset 
lo Dér. de Pitois ; 2« petit oisean. 

Piton, Pitond, Pitout, Pitonz. 

lo Compatissant, dévot (pitons, pi- 
toux, oil) ; 2o jeune et gros garçon 
(pitoue, oc). En breton, pitoul vent 
dire friand. Piton est aussi on nom 
de saint et un nom de sorcier {fi- 
toun, oil). 

Pitrat, Pitre, Pitroa. PUre e<t 
une forme de Piter {Pierre, flam.)- 
Les autres paraissent en dériver. 

Pittard, Pittaud, Pittet, Pit^ 
tiè, Pittois. F. de Pittard, Pitet, 
Pitois. — Le nom de Pittié (com- 
passion , générosité) , qui existe 
aussi, confirme le redoublement da^ 

Pivsurd. Dér. de Piva : voix pe^ 
çante (oc). 

Piver, Pivert. Pic-vert, oisean. 
La première forme est du Midi. 

Pla. Contestation, procès (oc). 



Pla 

t. Tabouret. — Le aene de 
me paraît moins souvent 



ir. Désœuvré (oc). 

lat. Dér. de Plaçât : plain- 

lOl. Petite plaine (oc). 

»au. Dér. de Plaid : que- 
pute, tribunal (oc). On ap- 
lidereau le plaideur, comme 
reur et le juge (oil). 

SVLC, Plaideuz. Avocat, 
). Le sens actuel est moins 

neau, Plaignières. Dér. 
ne : plainoi place (oil). 

. lo Plantation d'arbre8(Cen- 
pémissement {plaint, oil). 

champ, Plainemaison . 

)lat, maison plate (oil). On 
lemont pour mont plat, mont 
é d'un plateau. 

ant. Qui plidt. N'avait pas 
omique actuel. 

. 1° F. bourguignonne du 
saint Placide; 29 contesta- 
)cés (oc). 

ont. Voy. Plainehamp. 

, Planard, Planât. N. d. 
iines. Plan-pays, c'est pZaine 



ïard.Planchadauz.Plan- 
i, Planchard, Planchât, 
le, Planchenault. Noms 
îrelles. C'était des planches 
moins fortes jetées en tra- 
petits cours d'eau. Planeard 
Nord; les autres sont du 
9t du Midi. 



Pla 



381 



Plancher. Grenier (oil), scierie 
(Franche-Comté). 

Planchon. iÉpieu, bâton ferré 
(oil) j gerbier, voix plaintive (oc). 

Plançon. Jeune arbre, poteau. 

Planesse. Petite plaine ver- 
doyante, agréable Coc). 

Planhol. Petit plateau, espla- 
nade (oc). 

Planier. Qui est en plaine. D'où 
le proverbe limousin : Tout loupaia 
n*eê paê planter (toutes les affaires 
ne sont pas sans difficultés). 

Plann6,Plannaz.Plaine(pZan/ia, 
planas, oc). La finale a» indique 
plus d'étendue. 

Planque, Planqnet, Plan- 
quette. Planquols. Sens de Plan- 
che (Nord). 

Planson. Jeune arbre, poteau 
(oc). 

Plantade. Jeune vigne (oc). 

Plantevlgnes. Vigneron. Se di- 
sait pUmta-vit en langue d'oc. 

Plantlè, Plantler. Pépinière 
(oc). 

Plantin. Jeune arbre (oil). 

Plassant, Plassard. Qui ertre- 
lace, qui enveloppe (oil). 

Platard, Plataut. Plate. Pla- 
teau, Platel, Platelet, Platiau, 
Platte, Plattard, Plattet. Plate, 
qui est souche de ces nombreux dé- 
rivés, se disait autrefois d'une feuille 
de métal aplatie, et surtout de celle 
qui entra dans la composition des 
armures, au xiv» siècle, lorsqu'on 



382 



Pie 



abandonna les coties de mailles. 
Roquefort nomme plate un gant 
lamé. On disait i une armure à 
plattOB * de fer, d'argent ou d'or. 
Le blason en a gardé trace dans Ie6 
besants d'argent , appelles platteê , 
qui ont eu le sens d'argent monnayé 
en Espagne. De là viennent aussi 
les mots "plaitl ^iplattau qui étaient 
d'abord des plats de métal assex 
creux I pour servir de récipients, ce 
qu'ils ne sont plus aujourd'hui. Pla- 
teîf Plateau et Platiau ne sont qu'un 
même mot. Platelet est un dérivé. 
Ceci est prouvé par le nom d'un che- 
valier de Flandre qui, dans un acte 
de 128G (Archives nationales), s'ap- 
pelle Platel sur le sceau, et Platiaus 
dans le texte de l'acte. Dans le Nord, 
pleUiau et platelet ont conservé le 
sens d^écuelle, qu'il faut donc con> 
sidérer comme le plus probable ici, 
car le platel ou plateau était l'as- 
siette creuse du moyen âge, comme 
le prouve cet exemple : < Mon mari 
. . . demande poisson à areste, se 11 
a mis en son platel. i — Une allu- 
sion de conformation physique ou 
de pays plat, offrirait à première 
vue plus de vraisemblance, mais les 
textes anciens que j'ai vus n'offrent 
pas, je l'avoue, de quoi confirmer 
cette hypothèse. — Au Midi, platel 
(comme au Nord plateau) veut en- 
core dire madrier. 

Plauchut. Lourd, pesant (oc). 

Plaud, Plant. !<> Poilu, couvert 
de fourrure. De Pel (poil), et pelé 
(fourré) oc, oil ; 2o avare (pelau, 
oc). 

Play, Plasrs, Plaz. Procès (oc). 
Plaz peut aussi être une forme do 
Plaze : plaisir, contentement. 

Plé.loIIippolyte (Berri); 2ochauve, 
fourré (pelé, oil) ; 3» village (Bret.). 

Plegnlère. F. de Plaigniôre. 



PlO 

Plenaooste. Coteau plat (oc). 

Plesant. Agréable (oc, oil). 

Plenart. Plessier, Plenb. 
Plessy. Portion de forAt fermée, 
par une clôture de bois vif. 

Plet. loHippolyte (Berri); Sopro. 
ces, assemblée de justicei plaidoirie 
(oc, oil). 

Pleutln. Dér. de Plet. 

Pleuvier. !<> F. de Plonvier; 
2o dér. de Pîevir : cautionner (oc). 

Plichon, Plissant. Pllanid, 
Plisson. lo Pelisse fourrée. PU- 
chon est une forme picarde et fla- 
mande de Pliison, qui est abr. de 
Polisson ; 2» dér. abrégés de 8ap- 
plice, forme de Sulpice. Le nom de 
SupplisBon existe. 

Plivard. Dér. de Pliu : engage- 
ment, promesse (oc). 

Plo. lo Carrefour, plaine (oc); 
2<» village (ploe, Bret.). 

Plocque. 1« Plus loin {pelloch, 
Bret.); 2« sens de Pelloquet (?). 

Plom6e. Balle de plomb, mat- 
sue (oil). 

Plomion. Tas de gerbes {pUm- 
meofij oil). 

Plonquet. lo F. de Plunkett; 
2o dér. de Plone : plomb. 

Ploquin. Sens de Pelloquet. 

Ploton. Dér. de Pellot 

Ploo. lo Village (Bret.) ; 2o f. de 
Pellou. 

Ploagonlm. Village de Colom- 
ban (Bret.). 



Poo 

n. Dér. de Pellou. 

I, Ploux. Abr. de Pelons, 
comme on le voit dans le 
1 Maine, oùploux a conservé 
le velu. 

rler, Plonviez. !<> Pluvier ; 
q. Pluvinal. 

î. Pluie {pleia, oc). 

jr. Pluvier. De Ployé (?). 

Pluart, Pluche, Pluohet. 
nneaa. F. et dérivés de 
)lu. 

itte. Petite pluie (oc). 

lalL Plumet (oc). 

lerau, Plnmerot. Dér. de 
: apprôteur de plumes (?). 

let. Jeune homme sans 
il). 

iiner. Plumassier (Angl.). 

kiett. Dans l'anglais mo- 
lunket veut dire bleu, azur. 
an flge, M. Bardsiey regarde 
comme une forme de blanket 
lotre Blancbet. 

i. Dér. de Plu. 

ae, Plucniin, Plusquin. 

uehe et ses dérivés. 

Inal, Pluvlnet, Pluviot. 

»nt avoir le mémo sens que 
: manteau contre la pluie 



Btte. Petite pluie. 

t, Pocoard. Dér. de Pauc: 
ivert (oc). 



Poi 



383 



Poohard, Pochât, Pochet, 
Pochinot.Pochon. loDér.de Poche: 
sac, besace (oil) ; 2» formes de Pau- 
char d, Pauchet , etc. , etc. Ce qui 
me donnerait à croire que Poehet 
comme Pauchet a pu signifier petit, 
court, c'est que la langue d'oil à 
l'adverbe pochet : un peu, trés-peu. 
Le pochin était une mesure de vin 
(2 pintes); pochon s'est dit d'une 
tasse, 

Podevin. P. de Poldevin. 

Podlo. Nom propre italien {petit 
piedi grec). 

Podufay. Colline du hêtre (oc). 

Poelxnans. Habitant de marais 
(Flam.). 

Poggi,Poggiale, Poggioli. Col- 
line, tertre (Ital.). 

Pognant, Pognie, Pognon, 
Pognot. Voir ces noms par Poig. 

Pohier. Lo Originaire du pays de 
Poix (AUem.) ; 2» forme de Poyer. 

Poiohet, Poiohot. 1° Dér. de 
Poig : montagne (oc); 2» dér. de 
Poiche : église, paroisse (oil). 

Poidevin, Poidvin. F. de Poi- 
tevin. 

Poidras. Poil de rat. Voy. Poi- 
lane, Poimullet. 

Poifol. Un peu fou (oil), poil fou. 

Poignant, Poignard, i» Pi- 
quant, aigu, poigaard (oil) ; 2«> dér.de 
Poignie. 

Poignée, Poignie. Combat, 
choc (oil). 

Poigneux. Ouvrier qui emploie 
ou fabrique des alênes (oil). 



384 



Pal 



poigiiet, Polgnon, Poignot. | 
1* Dmrd. aiguillon, poignard (oil) ; 
i» dér. de Poigmer : piqner, percer , 
(oa\ : 

Poilane. Poil d*âne. 

PoUdoiix, Poileoot. Poil 
soreux, plume-coq, plnme de coq ! 
(oil). 

PoUerè. Hérissé, poil leré. 

Poillat. Poflleaaz. Foffleox. 

Poilu. roilUnx peut être aussi une 
forme de Poiloup. 

Poilloae. F. de Poiloup. 

Poiloup. V* Poil de loup. Surnom 
fort ancien. Dans un acte du xp , 
siècle vCartnlaire de Saint-Père de , 
Chartres", je vois siiçner un Pî/iu de ' 
Lupo (poil de loup) ; â» f . de Poi- 
loNX : veln^ négligé (oil). 

Pollpot. F. de Pelleport. 



PoilTè, Poilvey. Hérissé, poil 
levé. I 

Poil^eault. Poil vieux, poil de 
veau. 

PoimuUe. PoimuUet. Poi est ici 
pouriK>jfif:pique.M.8.q.Poincheval. 

Poincelet, Poincelot, Poln- 

C8t. Dér. de Point, nom de saint 
qui est une forme bourguignonne 
de Pons. 

Poincheval. Pique-cheval. Sur- 
nom d'écuyer éperonneur. 

Poincloux. Pique doux. 

Poindrel, Poindron. Dér. de 
Poindere : Peintre (oil). 

Poineau , Polnet. Dér. de 
Point : chagrin, souci (oil). 



Pal 

Poinsard. Poinaignon, Poin- 
ainet, PoinaoD, Polnsot. !<> Dér. 
de Poins. Yoy. PoineeUt; 2» dér. de 
Poins : poing. — Poinson a voola 
dire Kanifliehe, pieu (oil). 

Pointard, Pointeau, Pointèl, 
Pointelet, Pointln, Pointis, 
Pointon, Pointot. !<> Dér. de Poni, 
forme bourg, du nom de saint Pons; 
2» dér. de Pointe, qui s'est pris trèi- 
anciennement dans le sens d'affo^ne, 
wMrehe en avant ; S** dér. de Pots<.' 
peint, poulet (oil), ou de Poindn : 
piquer, frapper. 

Poirat, Poirel, Poirtt. loDér. 
de Poire : pique, pieu, bâton (oil). 
Poirel pouvait être une forme de 
Poireau: poreau. Surnom de per- 
ruque (voy. Poreau) ou de vieilUrd 
encore vert.Ijire àce sujet leehspitre 
28 du livre m de Pantagruel ; »> dér. 
de Poirre (voy. le DictUnuMin de 
Roquefort, p. 372). 

Poiron, Poirot. Voy. Poirat. 

Poirson. F. de Pierson on de 
Porson. 

I Poisat. lo Grave, lourd. De Pmt: 
pesanteur, gravité (oil) ; 2» dér. de 
poitar : percer, trouer (oc). 

I 

Poisle. Pavillon, dais, mantesa 

, (oil). 

I Poisnel. Dér. de Poisson. Le nom 
Peyseonel (petit poisson) est de ce 
genre. 

1 

Poisot. Sens de Poisat (1). 

I Poix, lo N. d. 1.; 2o forme da 
nom de saint Paterne (Ouest); S" 
porc (oc). 

I Poizat, Poizot. Dér. de Potser: 
peser, chagriner (oil). 

I Pol. lo Paul (oil, Bret. flam.); 

2o coq, poulet, peuplier (oc} ; 3" ahr. 

1 de Polycarpe, d'Apollinaire (flam.). 



Pol 

Polao, Polaok,Polak. Polonais 
(AUem.). 

Polart. Dér. de Pol ou de Poler: 
éplier (oil). 

Polatier. F. de Ponltier. On ap- 
pelait aussi polentier l'ouvrier bras- 
aear (oil). 

Polet. Poussin (oc). 

Polh. Poulet {polhe, oc). 

Polbès. De la Ponille (oe). 

Poli. 1° Abr. de Paoli : Paul(Ital.); 
^ poulain (oc). 

Polldor. Vient du grec et veut 
dire heaneoup de dons, 

Pollgnao. N. d. l., en latin Po- 
domprUaeum. « De Podium : monta- 
gne en pain de sucre, et d'Anieiuntf 
nom ancien d'un bois situé entre 
Polignae et lePuy-en-Velay. » Je re- 
produis ici r^terprétation d'un 
étymologlste autoriséi mais il me 
parait difficile de l'accepter en co 
qui regarde Anicium, avant la pro- 
duction d'autres textes. 

Polinl.Pollno. Abr. de Paolino : 
Paulin (Ital.). 

Pollack. F. de Polack. 

Pollart, Polleau, Pollet. Dér. 
de Pol. Pollet veut dire aussi pous- 
sin (oc). 

Polleuz. 1» F. de Poilleux ; 2o dér. 
de Potier : parler sagement, savam- 
ment (oil). 

PoUlBse. F. de PatUiê : Paul 
(flam.). 

Polton. Dér. de Polet. 
Poly. P. de PoU. 



Pou 



385 



Polycarpe. Nom de saint (beau- 
coup de fruits, grec), 

Pomadère. Fabricant de cidre dit 
pomade (oil). 

Pomaret. F. de Pommeret. 

Pomerel, Pomeriau. Petit 
pommier. 

Pomeren, PomeirTol. Pomme- 
raie, verger. Les Pomereu (Ile-de- 
France) avaient trois pommes d'or 
dans leurs armes. 

Pomey. Pommier (oil). 

Poxnmeraye. S'est dit, parex.cn- 
sion, de tout verger. 

Pommeret. M. s. q. Pomerel. 

Pommereul , PommeroUei 
Pommery. Voy. Pommeraye. Les 
Pommereuil du Nivernais ont placé, 
comme les Pomereu, trois pommes 
dans leur blason. 

Pompée. Nom de saint qui fut 
porté par une illustre famille ro- 
maine. M. Hecquet seul lui donne 
une étymologie {pompœ : triomphe, 
d'où Pompeius). Il est vrai que Pom- 
pée reçut trois fois, à Rome, les 
honneurs du triomphe. 

Pompon, lo Le pompon du sol- 
dat est moderne. Pompon a d'abord 
signifié courge (sans doute de l'es- 
pèce des gourdes); puis, il a voulu 
dire bouffette de rubans, ornement 
dé tête féminin, n a pu devenir en- 
suite un sobriquet d'élégant. Ou dit 
encore se pomponner pour se parer; 
2o forme du nom de saint Pompoine, 
en latin Pomponius, dér. de Pompée. 

Ponard, Ponaut. !<> Dér. de 
Philipon; 2o dér. de Pon : pont 
(oil), ou de Poner : asseoir, coucher 

(0..). 



Ht dira piadu ifoiKha). 



FoDoy. F. de Pom (GuUl). 
Ponat. Pstlt ponl (pos, oll). 



PoiuBt, PoDset, Ponaln. Pon- 

■ou. l''Dùr.del>ODs;î"pctilpaat. 



Pontaaa, Pontat. Petit poai. 
PODtanler.Ponthsnlêr. Pésgei 

Pontio, l" Pointn (oc) ; î" rotmi 



Por 

PonUUOB. Petit pODt. 
Pontin, PonUDB, Pontl*. Fer- 
Ponton. Petit pont,l»e lertail 
ds poDt (oll). 

PontoimiU'. Péager d« pmi,!»- 
teller puHiir (oe). 



Vapaxd. !■• Qui ■ la polirin* M- 

leloppée. Do Popo ; «In (m) j ("a- 
ureUec (ail, leloa U. de OoiM- 



Islliâ qai en nue rorms da BU 
(petit garton), ' 

PopellD. 1» P. do Ponpelii; 



Porohat. 1° PourinjM, Intrl^ 
fpardmi, oil), proBt, gain [pmK. 
uc);ÎPf. doPorehel. 

Porohè, Porohel, Porclialot 

para (gncali dt porc) était èvCqui 
do Ram« i II cbHDgBB da Dom (fin- 



Por 

Porcher. Sens actuel. Le nom de 
saint Porchaire (en latin Poreariuê) 
n'a pas d'antre origine , et il est 
représenté quatre fois au Martyro- 
loge. 

Porcherat, Poroherean, Por- 
cheret, Porcheron, Poroherot. 

Petit porcher. 

Porchet, Porohon. Sens de 
Porehel. Porchet est aussi une forme 
de Porcher. 

Poreau, Porèe, Poret. 1° Dér. 
de Paure : pauvre (oil , oc) j 2» po- 
reau (oil). Poreau a pu être un sur- 
nom de vieillard encore vert (voy. 
Poirel)f il signifiait aussi perruque. 
IX paraît que les perruques ont été 
à la mode avant Louis XIV, si on 
en Juge par les vers de Coquillard 
(xy« siècle), qui ne cessa de les poùr- 
Boivre. Ainsi, dit-il, dans un texte : 
« Femmes porteront des loriots 
(fausse tresse blonde), et les hommes 
de srrands poriolx velus qu'on em- 
prunte aux barbiers. > Ces poreàux 
de coiffeur devaient être des appen- 
dices chevelus comme la racine du 
légume. — Dans cet autre passage : 
« Quelque jour, en lieu d'uug poi- 
reau, on portera une sonnette > , 
poireau veut dire pendant d'oreille ; 
30 dér, de Por : peur (oc, oil). 

Forges. F. de Porge : portique, 
porche (oc). 

Porter. Portique, porche {poriet, 
oc). 

Porion. !<> Poireau (Nord); 
2o narcisse, surveillant de houillère. 

Pomin , Pomot. Sens de Pour- 
nin, Poumot. 

Porquer. Porcher (catalan). 
Poniaet, Porqaier. F. de Por- 



Por 



387 



chet. Porcher (oc). Porquier est 
aussi un nom de saint qui a le 
môme sens. 

Porra, Porral. Porraz. Dér. de 
Porre. Porrat est le poreau jeune. 
Poral signifie tique (Bret.). 

Porre, Porret. Poireau (oc). Le 
premier est plutôt le poreau sau- 
vage r2o forme et dérivé de Paure: 
pauvre. Porre signifiait massue (oil). 

Porson. Fils de Paul (Angl.). 

Porst. P. de Prost. 

Port. Nom de saint, en latin Por- 
tus. Mais le plus souvent : port de 
mer, défilé de montagne, comme le 
prouve le nom de Duport. 

Portai. Grande porte (oc). 

Portalet. Petit portail, passage 
voûté (oc). 

Portaller, Portallier. lo Con- 
cierge de porte de ville (oc) j 2» co- 
quetier (Limousin). 

Portanier. Commis d'octroi (oc). 

Portaux. lo Sens de Desportes ; 
2° bac {porteaUf Comté). 

Porte. Outre le sens connu, si- 
gnifiait aumônerie (oil). 

Portelet. Guichet, petit portail 

(oc). 

Portenseigne. Porte-drapeau. 

Porteret. Dér. de Porter : gui- 
chetier (oc), messager (oil). 

Porterie. Habitation ou oSLce du 
gardien de porte (oil). 

Portron. Sens de Porteret. 



388 



Pot 



Foii 



Poesard, PoMon, Possot. Dér. 
de Poêse : ponce (oil), mamelle 
(po4*a, oc). Poê9on était aasBi ane 
mesure de yin, ane burette (oil)^ ce 
qnl ferait aiusi supposer des foruies 
de Pocliard, Poctioiif Pochot. Ce 
dernier sens est peut-être le pro- 
bable. 

Postal. Btfaque (oe). 

Postel. lo Poteau (oc, oU'. Le po- 
teau portant les armes du seigneur, 
le poteau servant au carcan, le po- 
teau indicateur du chemin dans un 
carrefour, ont pu serrir à indiquer 
le domicile en un temps où les nu- 
méros de maison étaient inconnus. 
Les noms de Poteau et Potel, assez, 
répandus, confirment cette origine. 
Poste aux chevaux et poste aux let- 
tres sont des mots relativement nou- 
veaux ; 2o f . de Posterle : poterne 
(oil). 

Postolle. Pape (postoli, oc). 

Postulard, Postalart. Sollici- 
teur (oil). 

Pot. lo Abr. de Pbilippot ; 2° pot 
(oe, oil) ; 3° lèvre, baiser (oc) ; 4© 
montagne (poM, oc). 

Potalier. P. de Portalier ou de 
Potaillier : buveur. 

Potancier. Qui marche avec une 
béquille (oil). Voy. aussi Potence 
(Roquefort, p. 382). 

Potard, Poteau, Potel. Dér. 

de Pot. Pour Poteau et Potel : petit 
pot (oil), voy. aussi Postel. 

Potelet, Potelixt. Dér. de Potel. 
Potelet peut être encore une forme 
de Potelé. 

Poterat, Potereau, Poterin. 
Poterlet. Dér. de Potier ou de Po- j 



tre : poulain (oil), on de Paatn: 
déponrvn d'éducation (oe). 

Potet. lo Dér. de Pot ; 2» petit 
pot, petit baiser (oc). 

Potbant, PGtbélet, Pottwy, 
Pothler. F. de Potean, Pot^et, Po- 
tier (oc). 

Pothin. Nom de saint, en htin 
Pothinus (désirable), grée. 

Pottapnier. F. de Potonlé. 

PothaatL Qui a de grosses lè- 
vres. De Poiu (oc). 

Potië. Potier. Potier d'étain ou 
de terre, officier d'échansonnerie 
(oc, oil). 

Potin. 1» Dér. de Pot ; i» forme 
de Pothin ; S» alliage d'étain. 

Potinière. Domaine de Potin, 
fabrique de potin. 

Potoniô, Potonne, Potonniée. 
lo F. de Pautonier on de Pontonnier; 
2o dér. de Poton : baiser (oc). 

Potot. Pér. de Pot. 

Potrasson. Dér. de Poiroa on de 
Poiouras : grand broc (oe). 

Potrel, Potron. Dér. de Potrt: 
poulain (oil), ou de PtùUre : dé- 
pourvu d'éducation (oc). 

Pottier, Pottin. F. de Poder, 
Potin. 

Pota. Qui a de grosses lèvres 
{pot, oc). 

Pou. lo Colline, montagne (oil, 
Ouest) ; 2o forme de Pol (oil). 

Ponard. lo Dér. de Pon ou de 
Pott« ; peur, terreur (oil) ; 2o sens de 
Porchel (pouar, oc). 



*.P<apIi«r. On dltpo 
'Imie itoiir plutmtloD d« penplli 
Berri). 



Hal, PoonlMi (od). 

Pouotaard, Ponohst, Poucho- 
lon,Ponohet, pDnahln.Pouohaï , 
IPoucbon. Si j*ou Jugo parPonikH, 



(Dll.ifocd] 








Mn |o6|. 


« 


n„rt 


Pondra 


Po 


nUl 


n (0.). 


PCRUOh 


Co 


lin 


eote» 


Foui>t.l 


Di 


.de 


Pou:» 



Pouge, Pougoard, Poncrsault. 
Ptmgaola. Pougot. Pougln. Di^r. 
ds-Pouje cullloe (OueBIJ. 



Pon 389 

Poulain, Ponlaino, Ponlalnt. 



IHBD 


DèJ.dll <U 


DO de PoBial», 


ri'r'i 


ge» EntrB F 


rsucftl.e. 


t8ï- 


onliere al poiniui 


ppeUlBn 




ier>i1 


panlnlna.puee^Uâ 
«poUuilu. Ou dLuU 


-Pdu- 


aini po 


ar PoCo^c 


011), el M 


elue 



Paalalii pour J'alonaif. 

Ponlard, Ponlat. D jr. de Pool. 
Panl«nO. Lu étroll, iluig m- 

Ponlet. Dir. daPoDi. 



Ponllsla. F. de I 



Ponllenot. Pulon&li (dérivé d< 
'oull^n). 

PonlleUsr. Hurehud de lulan 



Ponltler. P. dé Ponlle 



Poomet, Ponmlar. Pou 



390 



POQ 



Poupard , Poupardln, Pou- 
part, Poupau. Petit enfant (oil). 

Poupelart, Poupeller, Poupe- 
Un, Poupllller. Peuplier (oil). 
Dans le Maine, Poupeîin veut dire 
rBcherehé de tnaniire* ou de toilette. 
C'eet un dérivé de Poupin. Poupeîin 
Bignifie aussi petit gâteau (oil). 

Poupin. Charnu (oc, oil). Il eut 
plus tard le sens de coquet. 

Poupineau, Poupinel, Poupi- 
net, Poupinot, Poupion. Dér. de 
Poupin. Poupion peut venir de Pou- 
pie : poulet gras (oil). 

Poupon. Enfant potelé, enfant 
chéri (oc, oil). 

Pourat. lo Poreau (Limousin); 
2» dér. de Poure : pauvre, poussière, 
(oil, oc). 

Pourcel ,Pourcelet,Pourcelot, 
Pourcet. F. et dér. de Porchel. Au 
xiv« siècle, le nom de porcelets fut 
donné dans les Flandres à des com- 
pagnies de routiers. Les familles 
nobles de ce nom ont pris des porcs 
pour armes parlantes. 

Pourchaire. Lieu où se réunis- 
sent les pourceaux. 

Pourchasse. Profit,travail persé- 
vérant {pourchas, oil). 

Pourchè, Pourchel, Pourchet, 
Pourchon. F. de Porchel (oil). 

Poure. Pauvre, poussière (oil). 

Pourèe. F. de Porée. 

Pouret , Pouriau , Pourin, 
Poumin, Poumot, Pourot. Dér. 

de Poure : pauvre (oil). Pouriau peut 
être une forme de Poreau ; Poumin, 
Poumot, dérivent de Ponsin. 



POQ 

Pourrat,Pourreau.Poiixret.l« 

Poreau (oc) j S*» dér. de Pour*; pau- 
vre ; poûrre : sable, poussière (oil). 

Poursain, Poursin. F. du nom 
de saint Pourçain, en latin Portto- 
nuê ; de Poreuê : porc. 

Pourtalet, Pourtanel, Pour- 
tel Petite porte (oil). 

Pourtier. F. de Portier. 

Poussard. 1° Dér. de Pousie; 
2o peut équivaloir au poutêaire da 
Midi (qui suscite des querelles). 

Pousse. Puits (poua, oc). Â 
voulu dire plus tard garde de police. 

Poussin, Pousson, Pousaot. 
Dér. de Pousse. 

Pouteau, Pouthier. F. de Po; 
teau. Potier (oc). 

Poutet. 1» F. de Potet : petit bai- 
ser, petit pot (oc)î 2« dér. de Portt: 
coq (oc). 

Poutredn. Jeune cheval (oil). 

Poutre, Poutre!. Cheval vigon- 
reux (oil). 

Pouvret. Pauvre (pouvre, oil). 

Pouy. F. méridionale de Puy : 
montagne. Nom de beaucoup de vil- 
lages de Gascogne et des Pyrénées. 
Par exception, vers le Nord, dans 
l'Aube, la forme latine Pisiaeum 
(xii« siècle) annoncerait une culture 
de pois. 

Pouyadou , Pouyau , Pon- 
yaud, Pouyet. Dér. de Pouy: col- 
line. 

Pouzadou, Pouzadouz. Cuiller 
à puiser l'huile (pousadou, oc). 



Pra 

Poazet, Pouzin, Pouzot. !<> 
Dér. de Pouzê : gros doigt ; 2» f. de 
Poageti Poogin, Ponjot on de Pous- 
sât, Poassin, Poussot. 

Povel. Paai (PauwBÏ, flam.). 
PO'wer. Pouvoir, force (Angl.). 
Poy. Mont&gne (poi, oc). 

Poyant, Poyard, Poyaud, 
Poyen, Poyer, Poyet. Dér. de 
Poy (oc). Ou a dit poyon pour poulet 
^oil). 

Posier. l» Potier. De Poz : pots 
(oii) ; 2o dér. de Poze : puits (oc). 



. Puits (Ital.). 



Pra, Praoomtal, Pradal. Pré, 
pré du comte (oc). 

Pradeau, Pradel, Pradelle. 

Petit pré. Pradelle est un mauvais 
pré. On a dit pradeau pour bâton 
de charrette (oil). 

Pradln. Voisin du pré, arroseur 
de pré (oc). 

Pradina, Pradines. Mauvais 
pré (oc). 

Pradon, Pradoux. Petit pré, 
préau (oc). 

Praire. Prêtre (oc). 

Prajoux. Pré du bas (oc). 

Pralong, Prarond. Long pré, 
pré rond. 

Prat, Pratz. Pré (oc, oil). 

Praolt. lo Abr. de Perault} 2© 
méchant {prau, oc) [?]. 

Praun. F. de Braun. 



Pré 



391 



Pravax, Pravas. Dér. dePrau: 

méchant (oc). 

Prôau, Prèault, Préaux. Petit 
pré (oil). 

Prêcherai . Prédicateur {pre- 
eherre, oil). 

Prechet. Friche {presehe, oil). 

Predal. Petit pré (oii). 

Predalier. Receveur de dîmes 
ou pridialea (oil). 

Pregniard, Pregnon. Dér. de 
Preigner : prendre, entreprendre 
(oil). 

Preire. Prêtre (oc). 

Prelard, Prelier, Prelot. ]o 
Dér. de Prèle : pré (oil); 2© dér. 
de Prel (Pierre), car le village de 
Domprel en Franche-Comté a pour 
forme latine Sanetus-Pelruê. 

Premard. Dér. de Prem : mînco 
(oc), ou Prem : le plus proche parent 
(oil). 

Prëmont. Pré du mont, prés dn 
mont. 

Prempin. Prend pain. 

Prenat, Prenot. Dér. de Pren : 
mince, délicat (Comté). 

Prenay. F. de Preney. — Ainsi 
s'écrivait, en 1444, le nom de Prény 
(Meurthe), ancienne ville appelée 
Prunidum (lieu planté de pruniers), 
en 735. 

PrenveiUe. Prend le nerf de 
bœuf, prend de la joie, court les 
fêtes {veille a ces deux sons en langue 
d'oil). 

Prère. P. de Preire. 



892 



. Pré (Berri). 

. 1*> Qui presse ; 2» dér. 



de Presse. 
•Pressât. Affairé (oc). 
Presse. Pêche, fruit (oil). 

Pr es s e n oe. Pressensè. Pres- 
cience, prescieat. Oes deux mots se 
sont écrits ainsi dès le xiii' siècle, 
mais ils peuvent s'être déformés en- 
suite, ce qui arrive souvent. 

Presseq. Pèche (pressée, oc). 

Pressigny. N. d. 1., en latin 
PriseinicLcum : domaine de Priscinus 
(de Priscus : ancien). 

Presson. F. de Bresson ou Per- 
son. 

Prest. l» Presto ; 2o nom de saint, 
en latin Priseus (ancien); 3o forme 
de Preste : prêtre (oc). 

Prestat. Presteau, Prestel. 
Dér. de Prest on do Prester : payer 
(oll). 

Prestol. Dér. de Preste : prêtre 
(oc). De là notre prestolet dont l'é- 
tymologie a paru embarrassante. 

Prestrot. Dér. de Prestere : prê- 
teur (oil). 

Prétard,Prétè,Prètet,Prètot. 
Dér. de Prest, ou de Prester : payer 
(oil). 

Pretrel. Petit prêtre (oil). 

Preudhomme. Homme sage et 
prudent (oil). 

Preuve. Nom de sainte, en latin 
Proba : probe. 

Preuvost. Voy. Prévôt, 



Prenz. Prudent, sa^e, généreu, 
homme de bien (oil). 

Prevtd, Prerwolt. Val du pré, 
pré dn val. 

Prevel. Forme de PreveUes: vil- 
lage dn pré, domaine du pré ^sr* 
the). Gela me parait plus vrai- 
semblable que de le eonsldéicr 
comme une forme de Pr4veU : assem- 
blée de villageois pour U veUMe 
(oil). Voy. Privitte. 

Prevenchère. Lieu où erolssat 
les pervenches (Lozère). 

Preverd. !<> Pré vert;2oprdtre 
(prever, oc). 

Prèvllle. Villige ou domalLf 
du pré. 

Prévost, Prévostean, Prévôt. 
Prèvoteaa, Prèvotel, Prévôts. 

Prévôt, qui est au prévôt. Le prévôt 
était le plus souvent un magistrat 
chargé de rendre la Justice en pre- 
mière instance aux roturiers. Selon 
les pays, il s'appelait châtelain, ri- 
guier, vicomte, prévôt. Le nséme 
titre servait encore à qualifier d'an- 
tres charges dont rénnmératlon 
serait trop longue. Ainsi, on a 
donné le nom de prevost à desjages 
d'épée, comme les prévôts de Pa- 
ris, de la counétablio, de l'armée, 
des maréchaux, à des magistrs'* 
élus, comme le prévôt des mar- 
chands, et à de simples préposés de 
finances. Le nom de privât Indi- 
quait, en tous cas, une sunreiUanee 
directrice. 

Prevré. P. de P révère : prêtre 

(oc). 

Prezat. Estimé (oc). 

Prié, Priest, Priet. F. et nom 
de saint Pi-iest, en latin Prœjeehu. 



Pri 

Projêctuê ou prûsjectuê siirnlflait en- 
^aut abmndonni, telon M. Mowat, 
lui a fait sur ce sujet une «ayaute 
lisBertation. On ne saurait imagi* 
aer le nombre des déformations du 
nom de Priest. Selon la prononcia- 
tion de ebaqae iMiys, il a fait Prié, 
IPrieêt, Priet, Prêté, Preil*, Prey, 
Prietf Prix, qui ont encore chacun 
leurs dérirés. En Angrieterre, priett 
veut dire prêtre. 

Prieur, Prienx. lo Qai est au 
prieur de l'abbaye : io qui prie. Au 
Midi, on donne le nom de jprieur au 
margulllier, au chef de cou férié do 
pénitents. 

Prillenz, PriUleux. Dangereux 

(oll). 

Prlinard, Primat, Primant, 
Primois. Dér. de Prim : premier, 
cousin, fluet, délicat (oil, Bret., oc). 

Primorin. Premier {primeirenc, 
oc). 

Prln. lo Premier (oil), fluet| déli- 
cat, ayace (oc, oil) ; 2^ abr. de Perrin. 

Prinand. Dér. de Prin. 

Prinoet, Prinoetean, Prin- 
Oitant. Petit prince. Surnom du 
mdme genre que Duquet, Contet, 
Xarquiset. Prince a voulu dire aussi 
ami, prineiptd, premier (oil). 

Prlngal, Pringaolt, Pringier, 
Prlngnet. l» Abr. et dér. de Parin- 
gal: semblable. Pringal peut être 
aussi une forme de Pringalle : ma- 
chine de Jet (oil) ; 2o dér. de Prim on 
prin : premier. 

Printc. Prince (Allem.). 

Priolet, PrioUet. Prioré (oil), 
nom d'habitation. 



Pro 



393 



Prlou, Prlour. Prionx. Prieur 

(oc, oil). PriotM signifiait aussi jpro- 
fond, ereux (oil). 

Priquet. Abr. de Perriquet, ou 
dér. du nom de saint Prisque (de 
Priêeuê : ancien). 

Prisse. F. de Priehe : friche 
(Nord). 

Prist. F. du nom de saint Priest. 

Pritohard. Fils de Richard 

(Angl.). 

Privât. loNom de saint. De Priva- 
tue: dépouillé ; 2o ami, parent, yoi- 
sin, lieux privés (oc). 

Privé. F. de Privât (oll). 

Prix. Nom de saint, en latin Pro- 
jeetua. Voy. Prié. 

Proal. Dér. de Pro : prudent, 
sage (oil). 

Probst. Prévôt, préposé, prieur 
(Allem.). Abr. du prœpoeitne latin. 

ProdeL Gros bÀton (oil). 

Prodhomme. Voy. Preudhomme. 

Prog6. lo F. du nom de saint Pro- 
jet ; 2® terrain vague (jprojé, oil). 

Progean, Progent. Sage-Jean, 
sage- aimable, sage-famille {pro-gent, 

oil). 

Proger. Fils de Roger {Prodger, 
Angl.). 

Promsaolt. Prompt saut. Sur- 
nom d'homme vif. 

Pron. lo Prompt, alerte (oil); 
2o profit (oc) ; 30 abr. de Peron. 



17. 



394 



Pru 



Pronier, ' Pronnier. Prnnier 
(oil). 

Front, Prontean. F. et dér. de 
Pron. 

ProBper. Nom de saint (heureux, 
prospère, latin). 

Prost. Abr. de Probst, qui est le 
Provost allemand. 

Prot. Abr. de Prévôt, et de 
Proth ou Perrot. Cette dernière est 
plus probable. • 

Protais. Nom de saint, en latin 
Protasiu* (premier, grée). 

Proth. F. du nom de saint Prote : 
premier (dans les calendriers du 
zvi* siècle). 

Protliais. F. de Protais. 

4 

Proteau, Protin, Protot. Dér. 
abrégés de Perrot. 

Prou. Sage, prudent (oil). 

Proudhon. F. de Prudhon. 

Proun, Proust, Prout, Prou- 
teau, Proutin. F. méridionales de 
Pr jn, Prost, Prot, Proteau, Protin. 

ProTonqulères. Lieu où crois- 
sent les pervenches. Un Auvergne, 
ce nom était porté par une famille 
dont le blason portait d'azur à deux 
branches de pervenche d'or. 

Proux. Sage, prudent (oil). 

Provendler. Prébeudier, prêtre 
desservant une église (oil). 

Provost, Provot. F. de Prévost, 
Prévôt. 

Pruche. F. de Perruche. 



Pmdhommé, Prudhon, Pra- 
don. lo Homme sage et de bon eon- 
seil ; 2» expert estimateur en ma- 
tière administrative ou judiciaire ; 
So visiteur Juré des marchandiaes 
de corps de métiers ; 4fi juge élu des 
pêcheurs dans certains ports, emaaa 
Marseille. 

Pmgneau, Prugnet. Pronean, 
prunier. A Toulouse, on dit oieore 
prugner pour prunUr, 

Pruhon. F. de Prudhon. 
Prumier. Premier (oc, oil). 

Prunel. Pruneau (oc, oil). 

Prunet, Prùnsjrre. Pnmier, 
prunelaire (oc). 

Pmngnat, Prongnaud. Pru- 
nier, pruneau (oil). 

Pruvost, Pruvot. P. de Prévost. 

Psahnon. Dér. de P*<Ume : psan- 
me (oc, oil). 

Pucci, Puoolnelli, Puccini. 
Pucclo. Ménage y voyait une abr. 
de Vespuccio, mais, pour les Italiens 
qui doivent avoir ici plus de crédit, 
Pueci et Pueeio sont abrégés de 
Jaeopueei qui est un dérivé de Ja- 
eopo (Jacques). 

Puoh, Puohe. lo Puits {pitek, 
oil) ; 2o colline, coteau {ptuéh, oc); 
3» haut, noble {pueh, oc). 

Puoheu, Puohot. Dér. de Puch. 

Puech. Colline (oc). 

Pueohal. Montagne (oc). 

Puechmagre. Colline stérile. 

Puget, Pugin. Monticule (ce). 
Pngin veut dire aussi triêtesse, eAs- 
grin. 



Pnl 

lior. Sujet «ncliagrln. 
M. P. ie Pngneti : toia 



PaUn. Pi>loui>C]>ullaJn, oll). 
PnlTermaoher. Fibrimuii d 



PupU. Pupille (m). 

Papuaat, Happé (i»). Burnom 



le. P. de Poujtde (oc). 
HsDie monugne (pujMul, 



Pareor. Purlau. l» Pleoreur 
(parain, oe) i »» lier, de Pur .- penr 
(oll). 

aiboyeur (Allsto.). 

Ane^-^OB (oil). 

Fulsan.Pnlegnat.Pntty.Pa- 

theHu, Putbon. Putlot, Patod, 

, PutoiB,Pulot.li>Ddr.<loPiii(pulii); 

». Je PMeljKfe (V. Koqnotort, 

[ pigM 40T et 408). I.B forme Pulh 

KDc â*oc puliJi (patU) no s'sppll- 
qucrslt qu'on prcmidr HDi. Conime 

puint 

pnts. Fait! (oU). 

Pay. lUnie mont>iue (o«). 

pnyo, PnyoD. D*r. da Pny. 



Pâlot, Palou. Dir. de 



P. de Plronneai 



S96 



Qua 



One 



Q 



Qoadri. Carré (Ital.). 

Qaain. F. de Quint. 

Qoaintenne. Blanc, mantteqnin 
Benrant de but aux tireurs (quintainCf 
oll). 

Quanonne. F. de Chanonê : cha- 
noine (oil). 

Quantin, Quantinet. F. et dér. 
de Quentin. 

Quartier. F. de Cartier. 

Quatesous. Peut avoir été un 
suruoin de serf racheté pour une 
somme énoncée dans la charte de 
son afiVauchisBement. Ainsi, dans 
la TattU de Parié de 13i)2, trouve- 1- 
00 des hommes appelés Trois-sols, 
Trente-escuB, Dix-livres, Quatre-Kle- 
niers, Huit-deniers, pour la même 
cause. — On sait qu'il y avait des 
sons d'argent. — On retrouve ces 
Qaatre-sous dans les Alsaciens ap- 
pelés Schilling. 

Quatrebarbes. Ménage a le pre- 
mier conté le haut fait qui valut ce 
nom à la famille de Montmorillon : 
L'un d'eux avait tué quatre Sar- 
rasins en Espagne, et porta leurs 
quatre têtes attachées par la barbe 
au fer de a% lance. De ià le nom de 
quatuor harbis (quatre barbes) qui 
lui fut donné par Alphonse VI, roi 
de Castille. M. de Coston nous ap- 
prend que la terre de Montmorillon 
ayant cessé d'appartenir à la famille , 
son num de guerre lui resta seul eu 
1G88 avec le titre de marquis. 

Quatrefages , Quatremère. 
Quatre hêtres, quatre mares. Il y a 



dans l'Eurei deux lieux dits Quatre* 
mares. 

Quatresols, QuaireiMQfl. Voy. 
Quatisêotu. 

QOAtteivavaL. Peut être un nom 
de lieu (quatre vallées), mais on 
Pierre qiKitre-en-vaiU, qui figure mr 
le livre de la Taille de Paru en 
1293 (p. 101), nous avertit qu'il y a 
également là un surnom d'homme 
fort ou courageux. 

Quederille, Qaedrae. F. de 
ChedevlUe, Chef de rue. Soraenude 
ceux qui habitaient en haut (ai 
chef) d'uue ville ou d'une rue. 

Quelsaier. Fabricant décaisses 

(oc). 

Quek. Bègue {quee, oc). 

Queloin. F. de Quelin. 

Quelen. Houx {kelen, Bret). 

Qaelin. Dér. de Miqnel, de Jm- 
quin, ou forme de Quelen. 

Quellier. Fabricant de chaises 

(oil). 

Quemenet. Cheminée {queme- 
naief Nord), petit chemin. 

Quemln. !<> Chemin (oil, Nord); 
2» abr. de Jacquemin. 

Quenard, Quenaut, Queneolt, 
Quenehem , Quenel , Quenet- 
court, Quenet. Dér. de Quine: 
chêne (Nord). Quenehem : hameau 
du chêne ; Queneecourt : cour on 
château des chênes. Qttenet peut 



Que 

être une forme de nom de saint. 
On jurait par saint Qaenet comme 
on le voit dans Rabelais et dans 
les Propoê rustiqueê de NoSl du Fail. 
Yoy. Cuénin, Quenùt. 

Qnenio. Dér. de Ken : beau, Joli 

(Bret.). 

Quenin. Est-ce une forme de 
Cuenin ou nu dérivé de Quène ? Ro- 
quefort volt dans Quène une forme 
dnâtienne, mais la transformation 
ne se conçoit guère sans Texplica- 
tion de Jaubert. (Voy. Quenot, voy. 
aussi Cuenin, p. 117.) Je dois ajou- 
ter que Quenin est encore un nom 
de saint méridional^ en latin Quini- 
diue qui semble dériver du nom 
dliomme latin Quinie. Quinie fait 
Quinidiê au génitif, d'où Quinidiu». 
II y a un saint Quinnit. Sens inex- 
pliqué. 

.Qnennwllle.Qaenon.Quenot. 

lo Village des chênes, petit chône 
(Nord) ; 2o Quenot est encore petit 
chien (Norm.), et, en Berrl, forme 
de Tiennot (Etienne), qu'on pro- 
nonce Quiennot, dit Jaubert. 

Quentin. Nom de saint. En latin 
Qttintinus, diminutif de Quintue, le 
cinquième (c'est-à-dire le cinquième 
enfant de la famille). 

Qaenn. Connu (oil). Je viens de 
donner l'interprétation la plus cor- 
recte ,' mats la plus vraisemblable 
est, selon moi, d'en faire une forme 
de Canu : blanc de cheveux, Yoy. 
Quenuel. 

Qnenuel. Dér. de Quenu (Canu), 
comme Canuel est dérivé de Canu. 

Qneral, Qaerat, Queret. Dér. 

de Quer : cuir, cœur (oil), de quere : 
chercher (oil). Çuerat, Queret pour- 
raient être aussi des formes de earr4. 



Que 



397 



En Berri, un querat est un carrefour. 
En Bretagne, le nom répandu de 
Quéré est considéré comme une 
forme de Kere : cordonnier. 

Querette. Charrette (Nord). 

Querey. F. de Querier, qui est 
une forme de Charrier. 

Qtierlaa,Claerière, Queriot. F. 

de Chariot, Charrière (Nord). 

Querman. F. de Carreman : 
charron (flam.). 

Querole. Danse, divertissement 
(oil). 

Querodrin. F. de Keraudren : 
village ou maison d'Âudren (Bret.). 

Qaerpet. F. de Carpet : charme 
(oil). 

Qoerroy. Grand chemin (oil); 
carrefour (oc). 

Quertier. Charretier (Picard.). 

Quera, Queruel. Charme, con- 
ducteur de charrue (Picard.). 

Qtiesnay, Quesmëe, Quesnel, 
Quesnerie, Quesneville, Qnes- 
ney, Quesnot, Qaesnoy. Chê- 
naie, jeune chêne, village des chê- 
nes (Nord, Picard.). 

Quest, Qnestel. l» F. de Qnet, 
Quetel; 2» gain, profit {quest, oil), 
coffre à argent {qtieste, oil). 

Quet. 1» Tranquille, silencieux 
(oe) ; ao abr. de Riquet ou de Àn- 
quet. * 

Quetand, Quetel, Qaetelet. 
Quetier, Quetil, Quetin.Queton. 
Dér. de Qnet. 

Quêta. F. de Qnet (l«). 



398 Qui 

Quettand, Quette. Quettier. 
Dér. de Quet (lo). 

Queulin. F. de Qaelin. 

Qaeuz. Caisfnier (oil). Dès le 
xiii« Bièclc, ceux qui portaient ce 
nom avaient déjà bien dégénéré, 
car nous voyons an chevalier qua- 
lifié Queux sur le sceau et Coqwu 
(cuisinier) dans le texte d'une chai-te 
du xiiie siècle. 

Qndral. Cheval (Picard.)* 

Queranne. F. de Ghevanne. 

QuevreiDont. Mont de la chèvre 
(Picard.). 

Quevreux. Chevreuil (oil). 

Quiolierat. loPeut être une forme 
méridionale de Guicherat, puisque 
quiehet se dit pour guichet. Je ne 
crois pas que ce nom ait une origine 
germanique. Si cela était, jU serait 
une forme évidemment de Wigehrad 
(ixe siècle) ou Wigerat, noms déri- 
vés de Vig (combat) et Bad (conseil), 
selon FSrstemann ; 2o dér. du verbe 
Qaiehar : presser, serrer (oc), ou de 
Q liehiera : bon accueil. Si faire qui- 
chiera, en provençal, c'est se témoi- 
gner amitié. 

Qtiidant, Quidet. Dér. de Quider 
(croire) ou de Quiet (calme), car on 
disait quidamerU pour quiétament 

(oc). 

Quiedeville. F. de Chedeville. 

Qulgnard, Quignon, Quignou. 

lo F. picardes de Chignard, dlignon; 
2« Quignet et Quignon signifient eoin, 
angle (oil) ; 3o dér. de Quignie : co- 
gnée (oil). 

QuiUard. QuiUaud. QuUlet, 
QuUUard, aoiUier, Otaillot, 



Qni 

Ctoillon, Gkoillot. l« Voir ces noms 
par Guill au lien de QuU; 2« dir. 
de Quillar (babiller, oc), et QuÏÏUr 
(jouer aux quilles, oil). Ce dernier 
sens peut lui-même se subdiviser. 
Ainsi quilhat veut dire droit comme 
une quille (oc). 

Quin. lo Petit enfant (Nord); 2» 
dér. de Jacquin. 

Quinard, Qtdnat, Qnlnaat, 
Quinel, Qninet, Qninot. Dér. de 
Quin ou de Jacquin. Quinaut a ù- 
guifié aussi chétif, myêtifii. 

Quinefaut. Quine/aitpasdé/atU, 
devrait s'écrire en trois mots ^u* ne 
faut (du verbe failUr), Sobriquet 
d'homme exact, sur lequel on peut 
compter. 

Qoinegagne. Sûmom d'homme 
malheureux en affaires. 



Ckoinemant. 

sincère. 



Surnom d'homme 



Quinepaye. Contraire de Quine- 
faut. C'était le nom d'un châtelain 
delphinal d'ISxiles ( Généalogie de 
Bardonnenche, citée par Brisard). 

Qulneri. Qui ue rit, sévère. Guil- 
laume Qui non ridet, curé de Bonne- 
ville, près Genève, à la date de 1843, 
est cité par Valbonnais, tome U» 
p. 466 (Brizard). 

Quinette.Petite hache {quignetie, 
oil). 

Qulnler. :Écorchenr (kiner, Bre- 
tagne). 

Quinquet. Le cinquième né de 
la famille (de Quinqu, qui se disait 
pour cinq. C'était presque lequinqne 
latin). 

Quinsat. Dér. de Quin» : cin- 
quième (oc). 



Rab 

Quinson, Qnlnsonas. Pinçoxii 
lieu où. chante le pinçon (oc). 

Quint. Cinquième (oc). 

Quintal, Quintard, Qolntin, 
Qninton. Dér. de Quint. 

Ctointlnie. Domaine de Quintus. 

Quinzard. Dér. de Quinz : cin- 
quième (oc, oil). 

Qninzelaire. F. de Kànzler: 
chancelier (Allem.). 

Qniuzin. F. de Quirin, nom de 
saint. Bn latin Quirinus. C'était un 
nom ajouté à celui de Jupiter, de 
Mari et de Romulus, lorsque le pa- 



Rab 



399 



ganisme fit un Dieu du fondateur de 
Rome. 

Qulqueran, Quiquerez. Roque- 
fort donne Quiqueron (gadonard), 
mais il est difficile de déterminer si 
les deux autres formes ont le même 
sens. 

Qnirlë, Quirot. Habit de cuir 
{quirée, oc). 

Quitton. F. de Guitton. 
Quost. F. de Gost. 



Quoy. Tranquille (oil). 
Qa3rron. Sens de Qalrié. 



R 



Raab. F. de Raban (Allem.). 

Raba. Arabe, rave, sans râleur 
{raba, oc), mouton {rabag, oc). Voy. 
Rabat, 

Rabâche, lo Tapage (Champ.); 
So haut de chausses (oil). 

Raban. Nom de saint, en latin 
Babanuê, du rieux nom germ. £a- 
han (corbeau), 945. Cet oiseau Joue 
un rôle dans la mythologie germa- 
nique. De là son emploi, dit Fdrste- 
mann, dans le symbolisme des 
noms. 

Rabanis. Qui porte rabat (oc). 

Rabany. F. latine de Raban. 



». lA Court, trapu (raboê' 
ê€t, oc); 20 truffe (oc), gaude, plante 
(oil). 

Rabat. Rabat, enragé, mouton 



maigre (oc), lutin (oil). C*est aussi 
un nom de lieu et de jeu. 

Rabatel. l» Dér. de Rabat ; 2» f. 
de Babaté : lutin, esprit frappeur 
(oil). 

Rabaud, Rabaux. F. du vienx 
nom germ. Batbald (rapide-hardi), 
yiii« siècle. FSrstem'ann n'admet le 
sens do eomeil pour Bat qu'à la fin 
du nom. 

Rabé , RsJ>eau. F. de Babel : 
enragé (oc). 

Rabeo. 1« Torrent (rabeg, oc); 
2o forme de Bebee : instrument de 
musique qui se nommait aussi rabet. 

RsJselle. Dér. de Babe : rave, 
navet (oil). 

Rabiat, RsJ>ier, Rabiet. Dér. 
de Babe : rave (on dit rabiau en 
Berri); 2» dér. dei2a&i(rage, rabbin) 



400 



Raè 



Baf 



auKsi nue formQ périgourdine du 
uom do saint Ribier, en latin Ribe- 
riu». Du vieux nom germ. Bicb9rt 
(riche-renommé). 854. 

Rablnaau, Rabinal. Dér. de 

Rabin : gro^uard, rabbin, ravine, 
rave (oc), avenue d'arbres (Bret.). 



ou de Rahey (rebec, oc). BàbUr est | Raohet,Xlaûliln,IlfludiiMi.Dér. 

de Roche : rage, rogne (oll). Bn 
Franche-Comté, racket veut dire 
ehétif, malingre. C'est TaneieB ra- 
ehais : maigre, décharné (oil). ficKhe 
(rage) a fiilt raeihtt : mormx 
(Champ.). Bodiin, Baehon, doirtst 
être des noms semblables, mai» on 
retrouve encore le second dam le 
vieux nom german. latinisé Baeko 
(banni, repoussé), yin* siÀete. 



Rabioula. Petite rave. 

Rabon. Courtaud, trapu (ra&oan, 

oc). 

Rabot, Raboteau, Rabou, Ra- 
bouan, Rabouin, Rabourdln. 

Outre lo sons connu qui a été pris 
(lo bonuo heure au tiiguré, puisque 
Joan-sans-Pour avait un rabot pour 
(MubhNmu favori, Kabot est employé 
dans les textes pour petit, rabougri. 
Kn Berri, rabotutin veut dire court 
et trapu ; eu Poitou, raboui signifie 
dépérisitement. Voir aussi le seus 
do Rabon : court, trapu. — On a vu 
dans ces noms dos altérations de 
vieux noms germauiquos, mais je 
no m'y résoudrais que faute de 
toute autro hypothèse. J'excepte 
Kabou qui pout venir correctomout 
do i2a(&<>Mv"^émeseus que Rabaud, 
liold vaut Boud). Do mémo, Rabouan 
peut à la rigueur, être une forme 
do Rabrouant : repoussant avec ru- 
do^so (oil), mais il est à remarquer 
que la lettre r ne s'élide pas dans 
les exemples anciens de ce mot qui 
semble eu avoir besoin pour mieux 
caractériser à rorelile la dureté de 
Tucto. Rabourdin pourrait plutôt 
é:re une forme de Raburdin : saule 
épineux (oc). 

RsJsy. Rabbin, rage (ra6t, oo). 

Raoary. Dér. de Raear : languir, 
dessécher (oe). 

Raobel. Brebis (hébreu). 



Racine, Racinat. Le rat et le 
cygne pris par notre grand trs^ae 
comme armes parlantes ne peaveat 
pas nous éclairer ici. JSaeine se disait 
pourearo</« (oil). 

Raok. F. allemande moderne da 
vieux nom germ. Bach (sens de Ba- 
ehon). 

Rade, Raclin, Raclot. 1« £a 
Poitou et en langrue d'oil, on dit 
raclet pour chauve ; 2° dér. de Bat- 
gler : railler (oil). 

Raçon. Raison {raaon, oe). 

Racque. Mare, fosse {raque, oil). 

Radel , Radet , Radigon , 
Radigue , Radiguer , Radi- 
guet. Dér. de Rade : vif, alerte, 
raide, dur (oil). Je n'oserais affirmer 
que Radiguer vient du vieux nom ^ 
germ. Radiger (prompt-javelot), vu* 
siècle. Pour mémoire seulement, 
disons que la langue d'oil a eu radi' 
wagon (chariot), avant l'anglomanie. 

Radepont. N. d. 1. (Eure), s'ap- 
pelait Rigiduê ponê en ISOl. C'était 
un pont à pente ralde. 

Radot, Radou. Sens de Radet, 
en ajoutant que BadoH peut être 
une forme du vieux nom germ. fis- 
dulf (rapide-luup), vin* siècle. 

Ralard, RaffanL i» Baillear 



Raff 

{raffarde: raillerie; raffarder ;rail- 
leVf oil); f*» dér. de Baffer : rafler, 
enlever (oil) ; 80 vieaz malet, vieux 
reitre (rafar, oe). 

Raftea. F. du nom de saint Ba- 
pbafil. 

Raffet. Baifort {ra/9t, oe). 

Raftiii, Rafin. Fin, rasé (oc). 

Rafflt, Rafit. Desséché, ridé 
(oc). 

Raffron. Dér. de Sajy*r : rafler 
(oil). 

Ragacha. Valet d'armée {ra- 
gaehf oc); qui menace toajoars 

(Norm.). 

Ragageot. Dér. de Bagage : gouf- 
fre, abîme (oc), mauvais sujet (Poi- 
tou). 

Ragalna. Yoy. Bagueneau. 

Ragey. !<> F. de BagUr: arracheur 
de souches (oil) ; 2o dér. de Bager : 
f&cher. 

Ragon, Ragonneau, Ragon- 
nat. 1» Abr. d'Aragon, comme le 
pronve Bagon (Meurlhe), dont le 
nom ancien est Thieullerie d'Ara- 
gon ; 2» voy. Bagueneau; 80 abr. de 
Dragon. 

Ragot. 1» Trapu (oil, oc) ; 2<>Jeune 
sanglier, cochon de lait (oil). De là 
sans doute le verbe Bagoter : gro- 
gner, Bagot est le nom d'un saint 
mancean. Yoy. Bagueneau. 

Raguaneau, Raguet, Ragoin, 
Raguinot. Bagueneau et Baguinot 
dérivent de Baguin. Eutre Baguin, 
Baguet et Bagon, Bagot, qui précé- 
dent, il y a probablement commu- 
nauté de souche. Mais les glo'ssaires 



Rai 



401 



généraux on locaux ne me semblent 
rien donner sur ce point. Si l'idée de 
jeunesse parait dans ragot (jeune 
sanglier, jeune pourceau) et ragain 
(agneau, Berri), Baguet et Bagon 
restent en dehors. Faut • il voir 
dans Baguin, Bagon les formes des 
vieux noms germ. latinisés Bague- 
nu9, Bagenus et Baco, dérivés de Bag 
et Bagan qui veui dire conseil, selon 
FSrstemann, mais auquel les autres 
étymologistes s'accordent pour don- 
ner le sens de commandement, êupé- 
rioritéî Selon Obermnller, il siguifle- 
rait royal, qui cet au roi {KCnigllch). 
Bagan est la souche de Begnard, 
Begnier, Begnault, et beaucoup d'an- 
tres. Baguet, Bagot et Baguiri peu- 
vent être aussi considérés comme 
formes de Baquet, Baquin, Baquot. 

Rahn. Nom donné par FSrste- 
mann comme forme du vieux nom 
germ. Ban, qui a les trois sons très- 
différents de Corbeau, de commande- 
ment et de rapine (le premier et le 
second par abréviation de Baban et 
Bagan). 

Rahon. F. du vieux nom germ. 
latinisé Baho (x" siècle). De Bah : 
spolier. 

Raibaud. F. de Beybaud. 

Raiche. Bude, aigre (oil). 

Raige. Bage (oil). 

Raignier. lo F. de Bégnier; 
2o plaideur. De Baigner : plaider 
en justice (oil). 

Raillard. Bailleur (oil). 

Ralmbaud, Raimbault, Raim- 
bert. Baimhert est un nom de saint, 
eu latin Bagnobertua. Du vieux nom 
germ. Bagnobert, forme de Bagan- 
bert (conseil-renommé), vii« siècle. 
— Baimbaud est de môme une forme 



402 



Ram 



du vieux nom germ. Raimhald {9Si), 
abrégé de Raganbald (conseil-b&rdi). 
Voy. Rtigtieneau, 

Raixnond. Voy. Raymond. 

Raimondie. Domaine de Bai- 
mond. 

Raln. Bord d'un bois (oil). 

Rainai. Grognard (oc). Mais 
c'est surtout une forme de Bainaud. 

Ralnaud. F. du vieux nom germ. 
Rainaldf abr. de Raginald (conseil- 
ancien), vue siècle. 

Rainbeaux. F. de Baimbaud. 

Ralnoelin. Dér. de Raineel : ra- 
meau feuillu (oil), qui a fait notre 
moderne rinceau. Baincol vient lul-^ 
même de Rains : arbre qu'on coupait 
et qu'on allait planter eu cérémonie 
le 1er mai, devant la porte des per- 
sonnages. 

Raine. Grenouille (oc). 

Raineau, Rainot, Rainouard. 
F. de Baynaud, Baynouard. 

Rainquin. F. de Bennequin. 

Raisal. lo F. de Rezal : mesure de 
grains ; 20 dér. de Raie (rasé, rayon), 
ou Raise : expédition en pays enne- 
mi (oii). 

Ralph. Baoul (Ângl.). 

Ram. Bameau (oc). 

Ramadier. Dér. de Ramade : ba- 
raque de verdure (oc). 

Ramage. Bamée (oc). 

Ramager. Garde forestier (oil). 
Ramaz. Balai (ramas, oc). 



Ram 

Ramband. F. da vieux nom 
germ. Ramhald (cooseil-hardi). 

Rambert. Nom de saint, en la- 
tin RagnebertiUf du vieux nom germ. 
Ragahbert (conseil-renommé), tu* 
siècle. 

Rambourg. N. d. 1. {Ramhurg. 
Bohême). Bageanburg, qui est on 
nom de femme germanique, n'est pu 
ici une origine probable. La pomme 
dite de Bambour est ainsi appelée 
du village de Bambares (Picardie). 

Ramboux. F. du vieux nom 
germ.ficUmbold (conseil-hardi).SoI<l, 
qui fait boudf est une forme de bald. 

Rame. F. de Bamel ou Bamée. 

Ramëe. Pêcherie, haie, bercean 
de verdure (oil). 

Ramel, Ramelet, Ramelot Ba- 
meau (oil). Ont pu être surnoms de 
pèlerin (à cause de ses palmes. Voy. 
Ramier) ou d'homme né le Jour des 
B^meanx. Ramelet , Bamelot sont 
des dérivés de RameU 

Ramier. !<> Pèlerin revenu de 
Jérusalem avec des rameaux de 
palme (oil). Voy. Paumier; 2*» fourré 
(oc), terre inculte pleine de broos* 
sailles (oil). 

Ramon. l» Baymond (Esp.); 
20 balai (oil). 

Ramond, Ramonet, Ramont. 

F. et dér. de Baymond (oc). 

Rampin. Inquiet (oc). 

Rampon. 1° Abr. deRampone: 
raillerie (oil); 2» vieux nom germ. 
selon FSrstemann qui lui donne le 
sens de bord, mais le tout parut 
douteux ; 3«> dér. de Rempe : éructa- 
tion (oil). 



Rap 

Rampont. N. d. l. qu'on retrouve 
trois fois dans la Meuse. Il semble 
venir d'un ruisseau appelé Rampont 
dès 1234. 

RamuB. Rameux (oc). 

Ranc. Boiteux, rocher formuit 
corniche (oc). 

Ranchin. Inquiet, chagrin (oc). 

Randoin. F. de Randouin. 

Randon. Impétuosité, élan (oil). 
Attaquer à grant randon était ce que 
nos cavaliers appellent charger à 
fond. On trouve aussi iîandon parmi 
les noms francs. FSrstemann le 
cite avec le sens de bouclier (au 
figuré, protecteur). 

Randouin. F. du vieux nom 
germ. Randuin (bouclier-ami), 744. 

Ranson. Rançon .de prisonnier 
(oil). Les noms de Rançon et Ran- 
chon (forme picarde) existent de 
même. On disait aussi rançonnerie 
pour pillerU, 

Ranvler, Ranvlot. Dér. de 
Faire ranviaux : courir sur l'ennemi, 
ravi^ger son territoire (oil). 

Raoul , Raoult , Raoulz , 
Raouz. F. du nom de saint Raoul, 
en latin Radulfus, du vieux nom 
Serm. Radulf (loup-rapide), vu* 
siècle. 

Raparlier. Dér. du verbe Rapar- 
ler : parler durement (oil). La lan- 
gue d'oil a le verbe raparlier (rac- 
commoder, réappareiller), mais il 
faudrait voir dans Raparlier une 
forme de raparlieur pour l'en faire 
dériver. 

Rapatel. F. de Rabatel. 

Rapet. Collée {raspet, oc). 



Ras 



403 



Raphaël. Nom de saint, en hé- 
breu : Dieu a guéri. 

Raphanaud, Raphanel. Dér. 

de Raphaël. 

Raphel. Âbr. de Raphaël (oc). 

Rapicault. Qui reprend de la 
vigueur, du verbe Repiquer, donné 
par Jaubert dans sou Glossaire des 
patois du Centre, où nous trouvons 
aussi repeeqner (récupérer); d'où 
le nom de famille Répécault, iden- 
tique comme sens et comme for- 
mation. 

Rapilly. Si ce n'était pns un nom 
de lieu (Calvados), comme il parai- 
trait naturel de s'en tenir à rapili : 
grimpeur (Forez)! Mais on risque 
bien plus de s'égarer quand on fait 
appel à la seule imagination sans 
consulter de textes. C'est ce qui a 
fait croire à un de nos prédécesseurs 
que Rapilly signifiait grappilleur. 

Rapin. En Normandie, on ap- 
pelle ainsi celui qui enlève dans les 
champs tout ce qu'il peut. 

Rapp. lo Cheval noir (AUem.); 
2o rave (rappe, Nord). 

Raquet, Raquin, Raquot. lu 
Dér. de Raque: mare (oil); 2o dans 
le Centre, raquot signifie court, étri- 
qué, et ro^um -signifie j)o»Z ras. 

Rasetti. Rasé, tondu (Ital.). 

Raspail. Balai (raspalh, oc. On 
prononce raspailh). Ne se dit que 
des balais de brins d'arbres. 

Rassant. Dér. de Rassar : scier, 
hacher (oc). 

Rasse. 1» Extorsion {rassa, oc). 
On dit aussi Fai me rassa : Fais-moi 
place (oc) ; 3o forme du nom de saint 
Rase, en latin Rasius : rasé. 



404 



Rat 



Rasson. Raison, sens (o«). 

Rastier. Yoy. Bâtard. 

Rastoul. Chaume (oc). 

Rataboul. Je serais tenté de le 
traduire par y ro« romaMs en &oule, en 
voyant quedans le Maine, on donne 
ce sens à ratapon. ReUaboul semble 
mieux s'y prêter encore, mais son 
origine doit être méridionale et non 
mancelle. 

Ratard, Rataud. l» F. des vieux 
nomsgerm. 12a<^arcl(rapide-aguerri) 
et Ratald (rapide-ancien), viu* et 
ix« siècles ; 2» dér. de Rater : ratu- 
rer (oil). Notre sens de rater paraît 
moderne, bien que Froissart ait dit : 
« Avec les dames et damoiselles, 
m'esbatoie très-volontiers, de ce 
n'estois pas ratier. > Mais ratier n'a, 
dans les glossaires, que le sens de 
cachot ou fantaêque. 

Ratel. Râteau. Les Rastel du 
Comtat Venaissin avaieut.un râteau 
dans leurs armes. Les Rattel de 
Lorraine en prenaient deux. 

Ratelot, Rathelot. Petit râteau. 

Ratliery, Rathler. F. du vieux 
nom germ. Ratheri, écrit aussi Ra- 
thari (rapide-armée), 744, et Rather 
(802). Rathier peut être une forme 
de Ratier. 

Ratier. Voy. Ratard, Rathier. 

Ratouin. F. du vieux nom germ. 
Ratwin (rapide-ami), viiie siècle. 

Ratt. Rat (Ratte, AUem.). 

Rattel, Rattier. F. de Ratel, 
Ratier. 

Ration, Rattot. Dér. de Rat. 
Dans le Midi, on appelle ratourij 



RaT 

eelai qui fnrette partout, eomme le 
rat. Ration peut être aussi rme 
forme du vieux germ. latinisé B$to 
(rapide), 761. 

Rau. Enroué (oil), lent, «ifieile 
(oc). 

Ranch, Ranohe. Velu (AUem.), 
enroué (oc). 

Rand, Randin, Randot. Abr. 
de Gi raud, Giraudin, Giraudot. £ait- 
éUn, Raudot peuvent dériver de An- 
der : plaisanter (oil). 

Ranlet. Raulin. Ranlot Dér. 
de Raoul. 

Ranlt. Abr. de Girault. 

Raust. Raide, rude (oc). 

Ravailhe. Petit poisson blanc 
(ravalha, oc). 

Ravaisson. Si le nom est d'ori- 
gine anglaise, comme on me le dit, 
ce serait une forme de Raves-aon{ùl» 
de Raoul) ou Ravenson {raven : co^ 
beau). Au Midi, ce serait un dérivé 
de Ravoê : rêveur, mouton. On disait 
aussi ravoêse pour torrent. 

Ravan. l» F. de Rabau ; 2« petit 
poisson blanc, mouton de Savoie 
(oc) ; 3» nom de saint, en latin Sa- 
vanuê, forme de Rabftn. 

Ravanis. Forme de Rabanis. 

Ravassard. Rêveur (rorosMtu, 
oc). 

Ravaud, Ravault, Rarant. 
Ravauz. lo f. de Rabaud oa de 
Ravel } 2° flâneur, eourenr. Voy. 
Raverot. 

Ravean, Ravel. Ravelet. Dér. 

do Rave : radis. Ravel est aussi uu 
nom de saint moderne. 



Rea 

Raveneau, Ravenel, RaTe- 
net. Dér. de Ravin. 

Ravarot. Dér. de Ravier ou du 
yerbe Baver : te promener, flâner 
(oil), qui a fait notre ravauder. 

Ravier, lo Terrain planté de 
rayes ; 29 flâneur. Yoy. Baver ot. 

Ravin, Ravinel, Ravinet. A 
moins notre sens de ravin, qni est 
moderne (xvii siècle), que celui de 
ravine : impétuosité , torrent (oil). 
Peut être aussi un dérivé de Bave : 
radis, ou de Baver : flâner (oil). 

Ravisé. Réfléchi, enragé {ravoiae, 
oc). 

Ravon, Ravot, Ravou. Dér. de 
Bave : radis. F. de Rabon, Rabot, 
Rabont {Batbold). 

Ray. lo P. de Reyj 2« jet d'eau, 
rayon (oc). 

Rasrer* F» de Royer. 

Raymond. Nom de saint, en la- 
tin Bagnemundue, du vieux nom 
germ. Baginmund (conseil-refuge), 
TIC siècle. — Son abréviation Bai- 
mund se trouve trds-ancleunement, 
dès 569. 

Rasmal. Sens de Raynaud. 

Rairnard. Vieux nom german. 
abrégé de Bainhard et Baginhard 
(conseil-aernerri). 

Rasrnaud. F. du vieux nom germ. 
Bainald, abr. de Baginald (conseil- 
ancien), Yi« siècle. 

Real, Réau. Qui est au roi (oc). 

Rèaume. Royaame (oc). 

Réaoz. N. d. 1. assez répandu. 
Les Réaux (Indre-et-Loire) s'appe- 
lait Arrolœ en 862. 



Réc 40â 

Reb. Vigne {rebe, Allem.). 

Rebeillard. l» Crieur de trépas- 
sés, clocheteur {rebeUler, oc) ; 2» re- 
belle. Du verbe BebeUir (oc). 

Rebeyrol, Rebière. F. de Rl- 
beyrôUes, Ribière. 

Rebiffé. Rehaussé (oil), requin- 
qué (oc). 

ReblUard, Reblllat. Rebillot. 

F. de Bhabilleur : rebouteur, cor- 
donnier (oil). 

Reboul, Reboulet. 1° Courtaud, 
trapu {rebouUt, oc) ; 2» Israélite con- 
verti (selon M. de Coston). 

Rebour, Rebours. Voy. Lere- 
bour. 

Rebout. Revdche (oil). 

Rebouthier. Dér. du verbe Be- 
bouter : refuser, repousser (oil). 

Rebuffet. Dér. de Bebuffer : re- 
pousser, chasser (oil). 

Rebut. Racheté (oc). 

Récamier.Brodeur.De Béeamer ; 
broder (oil). 

Réoard. F. de Réchard. 

Reob. Rude, aigre (oU). 

Recbard. Dér. de Rech. 

Rechin. De mauvaise humeur, 
mélancolique (oilM;efut le surnom 
de Foulques d'Anjou. Notre rechi- 
gné continue la tradition. 

Récioourt. N. d. 1. (Meuse). En 
930, je vois, par le Dictionnaire to- 
pographique de M. Liénard, que ce 
lieu s'appelait Baecherei eurtiê : do- 



406 



Red 



maine ou château de Roêéh&r (au- 
guste-banni. Vieux nom germ.). En 
allemand moderne et en anglais, 
rcueh et rcuh ont le sens de emporté, 
téiaéraire. 

Reck. Dans les dictionnaires al- 
lemands, reeke signifie hiro», géant. 
Toutetoisi FSrstomann a reconnu 
dans Beck, l'ancien nom germ. See- 
keo ou Beœheo, qui signifie exilé, 
banni (ix* siôclc). 

Reclus. Moine, hermite (oil). 

Recolin, Recordon. Dér. de Re- 
eoler (réciter de mémoire) et reeor- 
der (conter, rappeler). 

Reculard, Reoolet, Reculot. 

Le premier nom peut venir du verbe 
Reculer, mais pour celui-là comme 
pour les autres, il faut prendre en 
considération reeulet : lieu caché, 
cachot (oil), et reeulon : dernier-né 
(Berri). 

Reçus. F. de Reclus. 

Redaud, Redaut, Reddet, Re- 
det. Dér. de Rede ; dur, inflexible 
(oc, oil). 

Reder. Armateur (rheder, AU.). 

Redier. Qui vient après, puîné 

(oc). 

Redon. !« Rond (oil, oc) j 2° gros 
bâton (oil); 3° nom de lieu. 

Redond, Redonnet. Rond (oc). 

Redorte. Passage fortifié, forte- 
resse, lien de fagot. Le blason des 
La Redorte du Langraedoo portait 
trois redortos ou branches d'arbre 
tortillées en quatre cercles l'un sur 
l'autre. 

Redou, Redu. Sens de Redaud. 



Reg 

Reod. Ronge (Angl.). 

Reffray. Même origine que le 
nom de sainte Refroie, en latin 
Ragenfredis, du vieux nom germ. 
Baganfred (conseil-pacifique), 698. 

Régamey. F. de Récamier. 

Regard, Regardin. Admhiistn- 
teur, inspecteur, maître juré de mé- 
tier, sentinelle, défiance (oil). 

Regaudin, Regault. F. de Bi- 
gaudln, Rigault. 

Regeaud. Dér. de Rege : rigide 
(oc). 

Regenhard. F. ancienne da 
vieux nom germ. Raginhard (con- 
seil-aguerri). 

Regimbai. F. du vieux nom 
germ. Regimhald (conseil-hardi). 

Regimb8u:d. Qui regimbe. Le 
premier sens de regimber est ruer. 

Regimbeau. lo Sens de Regim- 
bard ; 2«> forme de Regimbai. 

Régis. Nom d'un saint françida 
du xviii« siècle qui s'appelait sans 
doute Leroy, dont Regia est la tra- 
duction latine exacte. Leroy signi- 
fiait autrefois du roi (qui est au 
roi). 

Regnard, Regnart. lo F. dn 
vieux nom germ. Reginhard (conseil- 
aguerri), 797 ; 2« renard (oil). Ce fat 
un nom d'homme jnqu'au Jour où le 
grand succès du roman allégorique 
dont maiatre Regnard était le héros 
en fit un nom d'animal. Auparavant, 
le renard s'appelait goupil, verpU, 
vulpiU 

Regnaud, Regnaudin, Re* 
gnauld, Regnauldin. Regnault. 



Et«giunlt. F. uclmiu dn nom i 



RBSnlar, F. «nelenne du nom 
de ulnt Reiiiar; da ileni nom 
(enn. Beginlitr (connll-anfula), 



Hagnon, RegUDiiI. F, de* vlen 

et Btginmlf. Toat deni n renooi 
irenl dti la nii' >lâcls «t â«riv« 
deK«g(i>;(soaieiI. 



BetobBiiBtalii. Rdober-rlcho. 




Héla. Bol, »>é(reJ[, OU). 

Belter, naittar. Cavalier (Al).). 

Relts. Abr. do Richard (Allem.). 

Seli. Rilionoabls (Bral.). 

B«ltmdln, Dur. do Rolud. 

BaUot, Bsln. Dit. de Uorel. 

Bemaole. Nom ds «101,00 lailu 
iennclui. 

Bemaiid, Remard, Bamaut. 



Béin«rt.Kachel«(oII). 
Bsmenr. Rameur (olI). 



408 



Ren 



Remion, Remiot. Dér. de 
Bemj. 

Resnlse. Abr. de Remisy, forme 
ancienne de Remy. 

Remon, Rexnond, Remondet, 
RexDondin, Remondit, Ramon- 
don, Remoneau, Remont. F. et 

dér. de Raymond. 

Remqpiet. F. de Rempcke, forme 
flamande de Rambert. 

Remy. Nom de saint, en latin 
Remigius. De Bemigium : action de 
ramer, chioorme. 

Renaldy. F. méridionale de Re- 
naud. 

Renan. Nom de saint, en latin 
Bonanus. Comme saint Renan mou- 
rut à Quimper, M. de Coston donne 
à son nom une origine celtique 
(ron: ami, compagnon). D'autre part, 
le Répertoire de F5rstemann donne 
le nom germanique Runant (yiii« 
siècle), comme un dérivé de Run 
(mystère), auquel Grimm assigne 
le sens féminin de amie, compagne. 
Il est vrai que FSrstemann, Mul- 
lenhoff et Liliencron s'en tiennent 
au sens de mystère, sorcière, car Win 
signifiant déjà ami, comp€tgnon, ils 
auraient dans Run un double emploi. 

Renard. Abr. de Regnard. 

Renardat, Renardet, Dér. de 
Renard. C'est surtout au maître Re- 
nard de la Fable qu'ils font allu- 
sion. Dans le Maine, on dit encore 
renaré ponr fin, madré. 

Renaud. Nom de saint, abr. de 
Regnaud, comme le prouve sa forme 
latine Ragenaldus, qu'on trouve 
abrégée en Renald dès le zi* siècle. 
C'était le nom familier du loup 
comme Renard était celui du goupil, 



Ren 

mail il n*a pas détrôné comme loi le 
vrai nom de l'animal. 

Renaudin, Renaudot. Dér. de 
Renaud. 

Renaudie. Domaine de Renaud. 

Renauld, Renault, Renant, 
Rénaux. Abr. de Regnauld, Be- 
gnanlt. 

Renbault. Sens de Raimbaad. 

Rendons. F. du vieux nom 
germ. JBandul/ (bouclier-loup), 747. 

Rendu, Renduel. Moine, ber- 
mite (oc, oil). 

René. Nom de saint, en latin JB^ 
natus: né pour la seconde fois, régé- 
néré. 

Renée. !<> Renégat (oil) ; S* fimi- 
nin de René. 

Reneaud. F. de Renaud. 

Reneaume. F. du vieux nom 
germ. Regenhelm (conseil-casque), 
840. Abrégé vers le même temps en 
Renelm qui a fait Reneaume, comme 
Villelm a fait VUlaume. 

Renet. Grondeur (oc). 

Renevey, Renevler. F. de Re- 
novier : préteur sur gagea. La pre- 
mière est bourgruignonne. 

Renier. Nom de saint, forme de 
Régnier, comme le prouve sa forme 
latine Ragnerùu. 

Renner. Coursier (AUem.). 

Rennevier. F. de Renevier. 

Renne-ville. N. d. 1. dont la forme 
latine peut être Banartun vilia: 



Ren 



Reu 



409 



domaine des grenouilles. On a de 
môme les noms de lieux Rennemou- 
lin, Rennepont) sans oublier Tan- 
eienne rue Chautereine. 

Renolf. F. de Renolf. Voy. Re- 
nou. 

Renoir. F. de Renouard. 

Renon. Nom de saint, en latin 
Bagenul/its. Du vieux nom germ. 
B€igenulf (conseil-lonp), 868. — Mais 
il est à présumer que le Martjrrologe 
a confondu Renon et Benou, car Ra- 
genulf ne peut faire que Benou, et 
non Benon, dont la vraie forme an- 
cienne est le vieux nom gérm. lati- 
nisé BainOf abr.de Raegino (conseil). 

Rencmoiat. Peut avoir le même 
sens que renégaf, car il a la même 
construction. 

Renon. 1« F. du vieux nom germ. 
Bagenulf, Voy. Benon ; 2» grondeur, 
f&cheux {renoue, oil). 

Renouard. Nom de saint. Du 
vieux .nom germ. Begintoard (cou- 
sell-gardien) qui s'est abrégé en Re- 
nouard dés 1068. 

Renood. !<> F . du vieux nom germ. 
Benold, abr. de Bagenold (conseil- 
ancien). OZdvaut oud;2«'abr. de Per- 
renoud. 

Renool Sens de, Renou. Voy. 
Benon. 

Renooil. Grenouille (oil). 

Renoult, Renoust, Renout, 
Renoux. Sens de Kenoud ou de 
Renonf. Les trois derniers peuvent 
aussi vouloir dire grondeur (oc). 

Renouvler. Prêteur {renovier, 
oc). 



Renech. Abr. flamande de Lau- 
rent. 

Renzi. Âbr. italienne de Laurent. 

Rèobour. Bourg royal. N. d. 1. 
comme Réaumur, Réau ville. 

Repéoanlt. Voy. RapieauU. 

Repin. F. de Rapin. 

Repicpiet. Carillon (oo). 

Requlllart. Qui remet, qui re- 
dresse (oil). 

Resle. lo Scierie (Franc-Comté); 
20 goûter, repas {reseie, oil). 

Ressayre, ResBèguier. Scieur 
de long (oc). 

Resslé. 1° Qui nourrit le bétail 
d'autrui pour le f amier(oc) ; 2» scieur. 
De Beeêe : scie (oil). 

Resslgnol. F. de Rossignol. 

Resson. Collation, goûter (oil). 

Restout. Arrogant {eatoua, oil). 

Reteau. Herse, barrière (retel, 
oil). 

Retoret. l» Dér. de Betort : rusé 
(oc) ; 2o m. s. q. Ritouret. 

Retournât. 1° Revenu dans le 
même lien (oc) ; 2» m. s. q. Reuon- 
ciat. 

Rettig. Raifort, radis (ÂUem.). 

Reuffelet, Reuffet, Reuflet. 

Dér. de Buf : âpre, rude (oc). 

Rouille. Ruisseau rapide, tor- 
rent (Centre^. 



18 



Rsulst, Beilloa. Dir. d« Ri 



(oll)i î. ordonnât en .leui <All.)l 
S' a. a. 1. (AlLem., Kep.); 4° qui ne 
pauI répondre (oll}; 5° dèteaisar 



(Miordrt. lihi tout ttfS iatfrfliit 



il fl le >ei» da mù.tou, si J'en juge 
e do Huairet ~ 



Bevlron, D'aleulonr (ol 
Ksvol, Xtevolon. Beml 



Bey. Hol (oe). Voy. £wi)i(. 



£af«n»<rl (i:ui!a«IL-ran<iiDid«]. 
Raydel, Boydallat. Bandât. 



pur la lonno ittiiun uj muu.ravBi 
(Jum), qui eil Jfcnt riBîlW. 


ondLteneore un ™id« pour Bai*- 






Rarallii. 1° Mr. de Reret; ua 




diSHil rwiW (baalaln) «L Tectl"ix 


Rsyer. P. flanmada de Repter. 


(robOlle), «n liingna d'oLl î» boule- 
«rd, ebanuure (o(l)i 3-p»vmoo, 
jloriellB (oe). 


Rsysrat. Dér. de Sigunr : n 
lenr, b.rbler(oil). 






Etsynaud. Keyneau Beynla, 


RevU, RerlUe. Xivil peui «tr» 


Beynolr.ll, s, ,,, u.jn,„„d,n™: 




harJ, Ra>nïud, Uiiiier, ltcLou.iri! 


n'est une forme de HMItr. nuià do 


Dsn. le -Midi, le rcuard »'<pp«IL< 




dmalflt rayai (njjia i>tlla, ri(|i> 
».■!(«). Du molD» Le. forme, latmo) 


BBynold. Renand (Angl.). 




Reyre. En arriéra (oe). Vii 



Blan. RoliBesa [oll, oc). 

TtUiBdIer.Rtbal.BIballler. Qai 
■bAiiHe le l,..r<l 4'm,., rWitro, d'ua 
boli Iribador, rliat, oc]. Un ribalil 



Klbat. Rnl*aeu (m). 
RlbBTTS. RiTièrg (oo). 
Bibter, 1° Nom da ttlal. 



tin de CliurtreB II ex riuDsIion 
d'au Allnrt, ±]i de Jitiaud, et co 
JUba»d (f>alrr cjW) e.l qualifié bu- 
nanbleiaeiii/ildli noilir ifibnldiu 
(il* (lAcLa). Ici, IIlbsM Beoiblenlt 

Rerm. (ricUe-lurdiJ. MbI> •luxi-- sIl-- 
dc, mbsMivliU (Himl-Bbia) B'vpe- 
ItU ijsfftnldi rilUsn-, et Klbeiu- 
^ne, JlalfiKOlihi ^Rulpol vulki 
KBdbold DU ttadbal) Slbasueaun 
lIei»e)>'HppeliiU au III- simule Ko- 
tatdiMfiUifdlatrlIi. 'Comme Ticai 
BWl «ena. Bllaud peut daiio âire 
nulbnaede KadAnId^riiplac-herail 
f(m0lni jirobsblBUCDl de BoMatd 
(raogc-hkrdl). 

BlbajTB- >*- de Ribe;re. 

Ribeanootirt. Vvy. Biftand. 



US9, 11 l'kppeUlt Bitodimont i rnool 



Biberol, BUieroUe. Bi'^trsl 



Rlboulst. 1° Coan et tnpB (se) ; 
oo dér, de HibouU : goardln (oo). 
HlbouUeau, Biboulot Sam de 

Riboort, EUbont. F. de Reboun, 



âa Porricsud. 
Blool, Rlooo. Biche (Ital.)- 

RUnrdui. C'est un yLcdi nom gern. 



I lae.ii 



412 



Rie 



sant-aguerri), vie siècle. An xvi« 
siècle, on voit paraître richard 
comme péjoratif de riche. 

Rlchardière. Domaine de Ri- 
chard. 

Riohaud, Rldianlt, Ridhant. 

lo Homme riche (oil) ; 2o sens de Ri* 
cand, Ricault, Ricaut. 

Rlchaame. lo Riche homme. F. 
de Kiehome : homme puissant (oil) ; 
2» forme du vieux nom germ. Riehelm 
(riche-casque), ix« siècle, que nous 
retrouvons encore derrière les noms 
Richem, Richême, Richerme, de 
même qu'on trouve Guillem, Guil- 
lerme , Guillaume dérivant de Wil- 
helm. 

Riche. Riche (oc). 

Richefeu. Riche fief. K. d. 1., 
comme Richebourg. 

Rlchel. Richard (flam.). 

Richem, Riolième.y. Riehaume. 

Richement. Mont de Richer, si 
on en juge par Richemont (Moselle) 
qui s'appelle Richemont au xiii» 
siècle. 

Richer. F. du vieux nom germ. 
Richher (riche-propice), 760. 

Richerand. F. du vieux nom 
germ. Richram (riche-robuste), 709. 

Richerme. Voy. Riehaume. 

Richet, Richeton. i» Dér. de 
Riche ; 2» abr. de Perrichet. 

Richier. F. du vieux nom germ. 
latin Rechiariua (449). A le sens de 
Richer. 

Richin. Dér. de Riche. Est aussi 
une forme de Richin, car Foulques, 



Rld 

comte d'Anjoa, fat somommé ^i- 
eftm < à cause de son humearmdB 
et aspre >. {Hiatoire de Vorin de 
FontevrauU, par Nicquet.) 

Riohon.Dér.de Riche, onfomede 
Richomme. Bon signifiait « homme • 
(oil). 

Richoux. Sens de Ricoux. 

Richstaedt. F. de Reichstadt 

Richter. Juge (Allem.). 

Ricker. Richard (flam.). 

Ricois. M. s. q. Richon. 

Rioome. F. de Riehaume. 

Rioord. lo F. de Rieor : rieheflae, 
mérite , vanité , insolence (oe); 
2o forme de Record : souvenir (oil). 

Ricot. F. de Rioaad. 

Ricou, Rioout, Ricoux. F. do 

vieux nom germ. Rieulf (puissant- 
loup), 777. Le loup était un animal 
révéré chez les Germains. 

Ridan, Ridard, Bidault. Dér. 
du vieux nom germ. Rid (chertn- 
cher), à en juger par les formes Bi- 
dand (viii>-' siècle; et Ridward. Je 
ne trouve pas Ridald, mais sa for- 
mation serait correcte vis-A-vis de 
Ridault. N'oublions pas que ces 
noms peuvent avoir le sens de ri- 
dent : souriant (oc), et de Ridde. 

Ridde, Rideau, Ridel, Ridet 

Petite éminence, rideau (oil). On 
appelait aussi ridelle un gros bâton 
(oil). 

Ridoire. F. de Ridouard (Bid 
ward). Voy. Ridard. 

Ridreau. Dér. de Riddre : petite 
éminence (oil). 



Rigr 

Rieder. Dér*. de Ried : 
jrécageux (Allem.)* 

. Remy {RievM, flam.). 

•Uesener, Bieser. Dér. 
gréant (Allem.)> 

erre en friche (oil). 

o Ruisseau (oc) ; 2^ nom 
m latin Bioeuê. 

anc, Rieusseo, Rieu- 

seau clair, tari, sinueux. 

Nom de saint Rieule, en 
ilu» (petit roi). 

1© P. de Rleu ; 2© f. de 
Sieg : moqueries (oil). 

erre en fiiche, moqueries 



l, Rlffart, Riffaud, 
Riffaut. Pér. de Biffer: 
déchirer, écorcher (oil), 
ait donner en Poitou le 
ffànt au radiS} à cause de 



Réprimande (Allem.). 

f Riflard, Riflet. Dér. 
r arracher, écorcher (oil), 
donner ensuite le nom de 
x. huissiers, et de riflure 
tUX arrachés par le rabot. 

lo Rouge -gorg^ (oc); 
rieux nom germ. Bigual. 
igaud. 

1, Rigault, Rlgaut, Ri- 
es trois derniers sont des 
I Bigavd, nom de saint, en 
Idus, du vieux nom germ. 
puissant-ancien), 753. La 
gald se rencontre dès le 



Rim 413 

Righetti. Abr. d'Henri (Ital.). 

Rignaiilt. F. de Regnault. 

Rignon. Abr. de Pérignon. 

Rigobert. Nom de saint, écrit 
ainsi dès 648 (puissant-renommé, 
riche-renommé), vieux nom germ. 

Rigodière. Domaine de Rigaud. 
Rigodot. Dér. de Rigaud. 

Rigolet, RigoUet. l© Petit ruis- 
seau (oc) ; 2° repas de noces (oil) ; 
3© dér. de Sigoler : plaisanter, 
boire, glisser (oil). 

RigoUot, Rigolot. Sens de Ri- 
golet (3). 

Rigoreau. Rigoureux {rigoroi, 
oc). 

Rigot. 1« Ruisseau, petit oajial 
(Artois) ; 2© forme de Rigaud} 8o 
tresse, frisure (oc). 

Rigottaz. Frisé {rigotat, oc). 

Rigoulot. F. de Rigolot. 

Rigour. Sévérité (oc). 

Rihouet. Dér. de Rihoult : ruis- 
seau (Nord). 

RUETT^in. F. du vieux nom germ. 
Bichmn (riche-ami), ix« siècle. 

Rilliet, Rillot.F. de Billon: pe- 
tite éminence (oil). 

Rimbaud, Rimbault, Rim- 
bant, Rimbert. F. de Raimbauld, 
Raimbert. 

Rimbœnf . Grille-bœuf. De Bimer : 
faire griller (oil). 

Rime, lo Grand bruit, grand cri 
(oil) ; 2o brûlé {rim, oc). 



i 



4U 



Mf> 



Rimet. Dér. de Bime. 

Rinaldi. Renaud (Ital.). 

Ring. Oirque poar coœbatt de 
taureaux (Angl.). 

Ringard, Ringand. F. dei vieux 
noms germ. Remegarf Bemegaud (?). 
De Bim (bruine), selon FSrstemi^nn. 
Peut-être mieux vaut-lI les rappro- 
cher de Blnguet. 

Ringer. l» ^Lthlôto (Allem.); 
2o sonneur de cloches (Angl.)» 

Ringuet. Petit (Poitou). 

Rinn. Canal {rintte, AUem.}* 

Rio. Ruisseau (Nord). 

Riooreux. Ruisseau profond. 

Rion. lo Nom de saint, en latin 
Biovennuê (origin. bretonne); 2on. 
d. 1. qui doit équivaloir à Ho, riou, 
rieu (ruisseau). 

Riot, Riotte. Querelle (Bret.), 
bruit, combat (oil). 

Riottot. Querelleur {Hotos, oc). 

Riou. lo Ruisseau (oc) ; 2o rieur 
(Nord) ; S® froid (Bret.) ; 4» f. du nom 
de saint Rieu. 

Rioublant. Ruisseau clair. 

Rioul , Rionlt , Riousset, 
Rioux. F.dèRaoul,Raoult, Raons- 
set o« de Riou. Daas ce dernier ^s, 
qui est non moins probable, car rioul 
se retrouve dans le latin rivulu», 
Bioutset serait petit ruisseau, s'il 
n'est une forme de Rioustec (ruis- 
seau desséché). 

Ripard, Rlpaud, Ripault, Ri- 
pauz, RipoU, Rlpoud. F. des 



lUti 

^eox noms germ. MUpof (8af), JiA- 
pàld (761), Bipold (817). Polâ nH 
poud. Ces troitf noms ne sont à leur 
tour que des formea de SUbtrt 
puissant-renommé), et Biehald{pTiis- 
Baat-hardl), car («M et béUL ne tet 
qu'un. Bipaud, BipatM peuvent être 
noms de lieux ou d'hommes rive* 
rains. Le château de BipaiUe Mt 
sur le bord d'un lac. 

Riqaart, Riqqe, Ricpicr. F. de 

Richard, Riche, Richer (Nord). 

Riquet. lo Abr. d'Henri ou ^ 
Pierre; 2o grillon (oc); 3o bossa 
(Norm.), d'où le type de Riqtretàla 
houppe. 

Ri^ez. Abr. d'Henriquet jfieiri 
(iisp.); 2» richesse {riquta, ec). 

Riquier. Nom de saint, en latin 
Biehariua : Richier. 

Ris. Ruisseau, gué (oil, oc). 

Rlspsdl. Rispal. Semblent deux 
formes de Baapalh : balai (oc), qui s 
fait Raspail. Dans le Midi, on dit 
aussi rinpaire (bourreau) et ritf^ 
(rebouteur), mais ces deux formes 
ont des désinences trop différeales 
pour être rapprochées de Bitpal. 

Risse. F. de Ris. 

Risselet. Ruisselet. 

Ritard, Ritaud. Dér. de Biffer . 
presser, forcer à faire (oil). 

Ritouret. Dér. de Biêtour : qoi 
presse, qui incommode (oil), on de 
Bitour : curé , recteur d'hôpital oa 
de confrérie (oc). 

Ritt. Course à cheval (Allem.). 

I 

Ritter. Chevalier (Allem.). • 

Riu. Courant d'eau (oc). 



Bobnln. T. de Roblo. 



Kt dDHC protAUs I 



Blvaaa. BiTeL BItoI 

•«•ii(all). 

Blvartn. 1* ^iTe^■ll■ ; 1 



Bolib«, Robbea.A 



Bobelet . Bobelln . BobAlot. 

Robert. Nom Ae ulnl. Du Tinx 

nOD. gorm, Si-od,i<rl (gloiM-re- 
aammé), qnl l'abrége ea JlnUiri 



l> doK<iber((AnEl., 



Rtvocet, Blvolre. Rlvolret, 
BlTolTon , KlTOIet , Hlvollat . 
HlvolUn, Blvot, Bivonre, RI- 
TTBt, RIttoq. Eiceplé Rteoirt «t 



m. F. Oe BiihDlu <Hut- 
inl .'sppelBit sn 8!S JHeftc 
<1imiLDim de Riofien, v[«ui 
ermnnUiue dir. de Bieh: 
t, rleba). 

l. Dtr. da Rli. 

4. IMr. de Ka : ronce (i^l). 



Robla. Mem de nlst, tu UUa 
nUé.,. do H'rf.odioiri (glorienu- 
<Jn, aiBl vsnt dlreauHl mif*- 



416 



Roc 



Robin Bont si nombreux et runique 
saint de ce nom si peu connu, qu'ils 
doivent presque toujours dériver de 
Robert. On en verra la preuve à 
Robinet. 

Robine. Canal, terrain raviné, 
montagne lAshisteuse (oc). 

Robineau, Robinet, Robinot. 

Dér. de Robin. Les dérivés étaient 
considérés comme des équivalents 
familiers de Robert^ puisque l'abbé 
Brizard a vu, dans les titres de la fa- 
mille du Buat, une même personne 
appelée Robert et Robinet. 

Robinson. Fils de Robin (Angl.). 

Robion, Robiou, Robiqaet, 
Roblin, Roblot. Dér. de Robert. 
Les trois premiers peuvent aussi 
dériver de Rob : rouge (oil). 

Robouam. Qui agrandit le peuple 
(bébr.). Nom biblique adopté par 
les calvinistes. 

Robquln. Dér. flamand de Ro- 
bert. 

Roca, Rocca. Roche (oc, Ital.). 

Rocantln. Habitant des rochers 
(oc). Ce n'était pas un péjoratif 
comme aujourd'hui. 

Roch. Nom de saint, en latin Ro- 
ehus, du vieux nom germ. ffrocch 
(hurler, pousser le cri de guerre), 
999. 

Rochas, Roohat. Dér. de Roche. 

Rocheblave, Roohefort, Ro- 
ohemure, Rocheq[aalrie. Roche 
bleue, roche fortifiée, roche brune, 
roche carrée. 

Rochereau, Rooheron. Dér. 
de Rocher. 

Bochier. F. de Rocher. 



RoiT' 

Roocfoe. Roche, chAteaii-fort(oe). 

Rooquat, Rooqoin. Dér. de 
Rocque. 

Rodai. Arrondi, p&tara^ gardé 
oo), gros bAton {rodoêf oil). 

Rodde. Ronge (flam.). 

Roddier. F. de Rodier. 

Rode, lo Bois fourré, ro«e(oe); 
palet (oil), défrichement (Nord); 
2o f. de Rodde. 

Rodel, Rodelle, Rodefc. Soae, 
cercle (oc). 

Rodler. Charron (oe, oil). Les 
Rodier de Bourgogne ont trois ronea 
dans leur blason. 

Rodin. lo Abr. de Perrodin; 
2** forme du vieux nom germ. Bho- 
din (glorieux), 860. 

Rodolphe. Nom de saint, en la- 
tin Rudolf us, du vieux nom germ. 
Ruodolf (glorieux-loup), 735. 

Rodrigues. Nom de saint, en la- 
tin Ruderieus, du vieux nom germ. 
Broder ieh (gloire-puissant), 741. 

Rodriguez. Fils de Rodrigues. 

Rœderer. C'est le Rodier alle- 
mand. La famille Rœderer en a 
gardé souvenir en portant d'argent 
à la bande d'azur chargée de trois 
roues d'or. 

Rœlants. Fils de Roland (flam.). 

Rœxner. F. de Romarlc (flam.). 

Rogat. 1» Nom porté par neuf 
saints, en latin Rogatu* : prié, de- 
mandé à Dieu ; 2° dér. de Kog : rouge 
(oe) ; S» semonce (oil). ' 



Roh 



Roi 



417 



Rogé. F. de Roger ou dér. de 
Sage : ronge (oil). 

Rogalln. Dér. de Roger. 

Roger. Nom de saint, en latin 
Bogerius, Du vieux nom germ. 
Bodger (798), qui est interprété de 
bien des façons ; homme de parole, 
selon M. Seott ; questionneur, selon 
M. Hecquet ; eoneeiller courageux, 
selon M. de Coston ; jeune homme 
vigoureux, selon ObermuUer ; avide 
de eoneeU, selon Ottius ! En conti- 
nuant de suivre les interprétations 
(toujours dubitatives d'ailleurs) de 
FSrstemann, nous trouvons dans 
Rodger, rod (rouge ou glorieux) et 
ger (javelot ou préparé), ce qui nous 
donnerait glorieux Javelot ou rouge 
javéM, ou préparé pour la gloire. 
lân tout, huit versions ! 

Rogereau, Rogeret, Rogeron. 
Dér. de Roger. 

Rogers, Rogerson. Fils de Ro- 
ger (Angl.). 

Roget. Dér. de Roge : rouge (oil). 

Rogler. F. de Roger, comme Au- 
gier est forme d'Auger. 

Rognon. J'y vois une abréviation 
de grognon, parce que le zvi« siècle 
a déjà rognioner (gronder) que je 
considère aussi comme une abrévia- 
tion de grognioner (gronder), et non 
un dérivé de rogner, comme on l'a 
cru jusqu'ici. 

Rogue, Roguet, Roguin. Bo- 
gue voulait dire âpre, rude, fier 
(oil). ■ Roguet et Roguin en dérive- 
raient, si tous trois ne sont formes 
et dérivés de Bog : rouge (oc). 

Rohard, Rohault. Comme Ro- 
hard est un vieux nom germ. (1042), 
Bohault me semble pouvoir comme 



lui dériver de Rohald, à moins que 
ce ne soit une abréviation de Boe- 
haut. RoeJuiuta a ce sens dans la 
langue d'oc, qui a aussi Altaroohe, 
nom bien connu. 

Roi. Qai, joyeux (oc). Voy. Leroy. 

Roidot. Dér. de Baide : dur, re- 
véche (oil). 

Rollle. Courreur (oil). 

Roisin. Raisin (oil). 

Roisselet, Roisset, Roiasln. 
F. de Rousset, Roussin, Rousselet, 
car roissoir se disait pour roueseur 
en langue d'oil. 

Roltel, Roltier. Dér. de Soiete : 
raide, rude (oil). 

Rolvrë. F. de Rouvray. 

Rojat, Rojot. Rouge (oc). 

Roland, Rolant. Nom de saint, 
en latin Rutulandtu. Du vieux nom 
germ. Ruotlant : gloire du pays 
(806), abrégé en Ruoland (909), et 
Roland. 

Rolin. Dér. de RoUin. 

Rolland. Sens de Roland. 

Rolle. lo Raoul (Angl.). Voy. 
Rollot ; 2° nom de saint, en latin 
Rutulus (peuple du Latium), selon 
Ménage; S» si nous avions affietire 
à d'anciens Italiens , Rolle serait 
surtout leur Raulo, considéré comme 
une abréviation de Roland. 

Rollin. lo Nom de saint, en latin 
Chrodolinuê, du vieux nom germ. 
Chrodolin (glorieux), 711, qui a fait 
Rothelin avant Rollin i 2° dér. de 
Rolle. 



18. 



4^8 



*flom 



nRoUon.iRoUot. Dér. de RoUe. 
Selon M. de Oostou, ees uoms se- 
raient dérivés da nom >de HpoMf, 

.premier duc de Normandie, mai» ce 
Hrolff ne peut être qu'une abrévia- 
tion de Radolf ou Kadulf, ce qui est 

■ eonforme à notre première ét^a^olo- 
gie de BolU (Raoul). Le Raoul mo- 
derne est Taneieu Radulf,i-et leslA^n- 
glais ont gardé la tradition 4e- son 
ancienne abréviation Rolf , dans 
leur Ralph moderne, .qui-efebiiaissi 
Raoul. Voy. Roulph. 

Romagnè, Romagny. N. d. 1. 
4oiitlar forage, latine doit être .fi*/na- 
niaeum : domaine de Romanus. 



Romain, Roman, .Romand. 

1» F. du nom de saint latin Roma- 
nu8 : qui est de Rome ; "^ocri^luairo 
de Rome. 



lAop 

Rommetin. iRomain (oe). iJ9aiu 
le Midi, on dit Romet pour Rome. 

Rommier. Sens 4e &9m«y. 

Romtaln. AA.%r. deRommttin. 

Rontoald. Yienx nom germ. de- 
venu nom 'de-saint.- Sa* forme la plot 
•aneienne est Bomoald (gloire-an- 
cien), yne aiôele. 

-Roneeray, iBoneerel, Jton- 
ehail, .llonolMrolleB, .Roaoh«i. 
Roncier, Romcière. .'Lieux: pleins 
de ronces. 

Roncdn. Gbeval4e «somme. 



rRondard, Rondeau, RoniUl. 
fRondelet, rRondelous, iRoBdet, 
Rondier, Rondin, iRondiaet. 
Rondonneau, Rondot, Rondou- 
lonsiRoiidu* Dérttde B^tèd .NarModi 
par l'embonpoint. Les fermes £mi- 
del, Roiidoul se rapprochent aussi de 
Rombault. F. du vieux nom ; l'hirondelle r€kLiMi«li^o7Mioia,-iEeuR- 
gcrm. Ruomhald (gloiro-hardi), 981. j delà), mais ce ne peut être qu'uie 

exception. 



Romaoet, ■Romanlot..Dér. de 
Roman. 



Rome. Nom de saint, en latin 
Romœns. C'est le Roméo itulien qui 
veut dire pèlerin. 

Romeron. Dér. de Romier ; pè- 
lerin. 

Romeu. F. de Romieu. 

'Romeuf. F. du vieux nom*gei*m. 
Romulf (glorieu3C-loup). 

'Romey. F. de Romier : pèlerin. 

'Romez. F. de Remj (oe). 

Romieu , Romieux. Pèlerin 
ayant fait le voyage de- Rome .(oc). 

iRomiliard. Dér de Romieu. 

Romin. F. de Romain. 



Ronel. Dér. de Perron. 

Rongeon, JRongeot, iRonger, 
Rongier. Dér. de Ronger : penser, 
ruminer (oil), hors Ronger ,ijtu^ re- 
trouve .dans le vieux jiom.germ. 
Runger. 

Ronneauz, .Ronot. .Dér. de 

Pierron. 

Ronsin. Cheval de somme (oe, 
oil). 

'Ron8iot,'Ron2ière. ' Lieu plein 
de ronces. 

Roob, Roôlf. Abr. de -Hébert et 
forme de Hrolflf. Voy. Roulph. 

■ Roper, Roperehe, Ropert, 
Rvpiquet. Fwde Robert,. Rol^i^nét. 



cRos 



viloe 



419 



Ropêreke est iei pour Rmprecht, 
forme ancienne do Kobert, qui a été 
conservée eu Allemagne. 

Roque. Boche (oe). 

•RocflltiBert. F. du vieux nom 
germ. Bocbert (tiii< siècle). 

lUxiaebla^M, «Roqoefer, -Ro- 
quefort, Roquemaurel. Roque- 
plan. Roclie bleue, roche fennigi- 
neuse, roche fortifiée, roche très- 
brune, roche plate (oc). 

Roques. Nom de saint, en latin 
Ratho, vieux nom gcrm. qui se ren- 
contre au Tiii* eiéele et qui signifie 
banni. Sans mon respect pour la 
forme latine, qui conserve des for- 
mes anciennes sans • lesquelles on 
se troropecait absolument, j'ensse 
fait venir Roques du vieux nom geim. 
latinisé £oeRO (678), qui a le sens de 
Koch. 

Roquet, Roquette. Petit roc, 
petite roehe (oe). -Eu langue d'oil, 
Roquet signifiait aussi t^f on ferré, 
blouse, fusée de guerre. Ce pouvait 
être un dérivé de Perrot ; roquette 
se prenait enfiu pour ehâteawfort. 
Dans le sens de petit chien, Roquet 
cdt moderne. Voy. Bosset. 

.Roquier. • Carrier, jainour, habi- 
tant du rocher (oc). 

'Roret. Dér. de Boire : chêne 
(oc). 

•Rosalie. 'Nom «de sainte. -En 
France, on le fait venir du latin 
(rose, rosée); In Italie, -du grec 
(couronne de roses). 

Rosan, Rosanin. Couleur de 

4»c). 



, Roeenf eld, Rosen- 



-Montagne, champ, couronne, vallée, 
forêt des roses. N. d. 1. (Àllom.). 

Roser. Rosier (oc). 

Rosey. F. de Rosier. 

•Rosier, lu Abr. de Darosier. 
Nom de voisinage; £<> exceplion., 
forme de Rogier (flam.). 

Rosière. M. s. q. Rozière. 

Roslin. Dér.. de Ro^sel. 

Rossard, Rossât, Rossé, Ros- 
sel, Rosselet, Rosselin. Dér. de 

Ros : roux (oc). Surnoms de che- 
velure. 

Rossemann. Marchand de che- 
vaux (Allem.). 

Rosset. Dér. de Bos (roux), ce 
qui en fait une forme de Rousset. 
Jadis, se disait en Artois pour ro- 
quet (fer do lance de joute, fer 
émoussé), ce qui fait qu*uuc famille 
nommé i^o««ef porto trois roquets en 
ses armes. 

Rossi. Roux (Ital.). 

Rossigneux«.Ro8aigiipn4 Rossi- 
gnol (oil). Surnom de brillant chan- 
teur. 

Rossin , Rosflini , .Rossino. 

Roussâtre. Les deux derniers sont 
italiens. 

Rossxnann. Voy. Bossemann. 

Rost. Gril (Allem.). 

Rossollln. lo Dér. de Rossin; 
Su forme deKÔsslHn : petit cheval 
(Allem.). 

•Rostain, Rostaing, Rostçind, 
Rostang, Rostan. R'>uge étang. 



420 



Ron 



N. d. 1. faisant allosion à la oonlear 
d'eaux stagnantes. On a dit stain 
(oll) et ftane (oe) pour étang. Ainsi 
la ville d'Étain (Meuse) s'appelle 
Stain et Stagnum (étang, latin) aux 
YUie et ixe siècles. Il existe un nom 
de saint Rostaiog, eu latin Rosta- 
gntUf mais comme ce saint vivait 
an xiy« siècle, son nom ne vient pas 
à rencontre de notre hypothèse, et 
11 a, pour moi, le même sens. 

RoUi. Ronge, rubicond (AUem.). 

Rothenflue, Rothkopf. Roc 

rouge {rothenfliihe)f tête rouge (Al- 
lem.). 

Rothschild . La traductiou 
exacte de Rotschild en allemand 
moderne serait rouge bouclier {Roth- 
tehild). Le nom de Sehwaitschild 
(noir-bouclier) existe. Comme vieux 
nom germ., Rotchild figure dans le 
répertoire de FSrstemaun, qui en fait 
le masculin de Clotilde {hrod : glo- 
rieux ; hild : héros). Reste enfin la 
ville danoise de Roschild (Zélande), 
qui ne nous paraît pas à dédaigner 
comme nom d'origine, car les noms 
de lieux ont fort contribué à la créa- 
tion des noms modernes de famille 
Israélites. 

Rotier. Routier, joueur de rote 
(vielle), gril (oil). 

Rotival. Val rôti. On dit bien 
Côte-rôtie. 

Rottl. Colère; dér. de Perotti 

(Ital.). 

Rottier. Routier (oil). 
Rotton. Dér. de Perrot. 

Rotureau. Regrattier (roturier, 

oil). 

Rouaimard. Qui rumine. Du 
verbe Rouamer (oil). 



Ron 

Rouan, Rouanan, Roaanet. 
Dér. de Roux. Surnoms de barbes 
et chevelures mélangées de noir, de 
blanc et de roux. On appelle encore 
rouan* les chevaux de cette robe. 
Rouanet peut être aussi une forme 
de RouanneUê (de Rouen). Ce nom 
existe. 

Rouard, Rouart. l*» Sara de 
Rouan ; 2o bourreau (oil). Ce dernier 
sens, plus rare, concerne la dési- 
nence art. Le ronart est ici rhomme 
qui roue le criminel. Une famille de 
ce nom porte d'arg^ent à la bande 
d'azur chargée de trois roues d'or. 

Rouault, Rooaax. Sens de 
Rouan. 

Roubaud, Ron beaux, Rotibé, 
Rouberal, Roobey, Roabier. 
lo Dér. de Roube (ohéne) on de RotA: 
tronc d'arbre (oc). Roubaud peut ve- 
nir du nom germ. Hrodbald (glo- 
rieux-hardi) ; 2» m. s. q. Rubat, Rabé. 

Roubin, Roubinaux, Ronbi- 

net. F. de Robin, Robinet, Robinot; 
2o dér. de Roubine : canal (oc). 

Roublot. F. de Roblot. 

Roucher. F. de Rocher. 

Roucaut , Rouohsisae , Rou- 
chaud, Roucher, Rouchet, Boa* 
chez, Rouchier, Rouchon. Oros 
ou petit rocher. Les trois premiers 
sont de plus forte dimension. 

Roucolle,Roucou. Courouge(?). 

Roudaire. Rôdeur (oc). 

Roudiez. F. de Rodier (oc). 

Rouel. Abr. de Rouelent : de cou- 
leur rouge (oc). 

Rouelle. Roue (oil). 



Rou 

Rouet, l» Sens de Bonsset ; S» roi 
roui, Bret.). 

Rouffard, Routfe, Rouffin. 
Voy. par Buf. 

Rougeot, Rouget. Dér. de 
Bouge. 

Rougier. Roger (oc). 

Roulier, Rouhier. Chaifron, 
fiibricant de roues (?). 

Rouillard, Rouillé, Rouillier, 
Rouillet, Rouillon, Rouillot. 
10 Un peu roux, par dér. de Roux ; 
2o dér. de Rouille pris au figaré dans 
le sens de usure (?). Ainsi en langue 
d*oc, en dit rouilloê pour rouillé et 
roulhoê pour usé, vieux. Le verbe 
rouiller a été pris pour rouler (oil), 
et il y a encore là une souche possi- 
ble. Réserve doit être également 
faite pour Bouillif nom de lieu, 
dont la f jrme latine doit équivaloir 
à celle de Rouillac (Charente). 

Rouin. lo Bouge (oil) ; 8«' nom de 
saint, en latin Rodingu», vieux nom 
germ. dér. de Bod : glorieux (vin*' 
siècle). 

Roujol, Roujon, Roujou. Dér. 
de Bouge, 

Roui. F. du nom de saint Rouis, 
en latin Badtafus, Voy. Raoul. 

Rouland, Roulant. Roland (oc). 

Ronlaud. Dér. de Roui. 

Roulet, Roulin, Roullain. F. 

de Rollet, RoUin. 

Roulland. F. de Rouland. 
Roulliard. F. de Rouillard. 
Rouiller. Boulier (oil). 



Rou 



421 

F. 



Roullin, Roulon, Roulot. 

de Rollin, Rollon, Rollot. 



Roulph. Abr. de Radulf (Raoul) 
ou de Rodulf (Rodolphe). II est cer- 
tain que le nom de HrollF, le premier 
duc de Normandie (voy. Rollon), 
viendrait plus correctement de Ro- 
dulf que de Radulf, si le nom de 
Rodolphe avait été de mode en 
Normandie au moyen âge. Mais il 
était inconnu, tandis que le nom de 
Raoul était au contraire fort ré- 
pandu. Cette considération d'usage 
appuie le sens qui paraît le moins 
probable. 

Rouma. Rome (oc). 

Rouxuanet. Voy. Roumanille. 

Roumanille. Dér. de Rouman; 
qui est une forme méridionale du 
nom de saint Romain. L'Eglise ho- 
nore une quinzaine de saints de ce 
nom. Roumanet est un autre dérivé 
qu'on trouve aussi dans le Midi. 

Rouxnette. Lieu plein de ronces 
ou roumets (oc). 

Rouxnler, Roumleu. Sens do 
Romieu. 

Rounler. Grondeur {rounaire^ 
oc). 

Roupert, Roupreoht. F. an- 
ciennes de Robert. 

Roucpiairol. Lieu rocailleux 

(oc). 

Rouquet, Rouquette. Petit 
roc, petite roche (oc). Rouquet veut 
dire aussi lièvre (oii). 

Rouq[uler. Mineur, habitant du 
rocher (oc). 

Roure. Chêne (oc). 



422 dRou 

I. Buiix(oc) 'r chAvalbai (fiil). ' 



Roussan, Roossat, Roussaud. 
Dér. de Rousse. 

Rousse. Roux (oc). 

•Roosseau, Ronssel. Qui tire 
sur le roux (oil, pour Rousseau ; 
oC| pour Boutêel). Roussel s'est dit ' 
aussi pour bUmd, 

Rousselet, Rousselin. Dér. de 
Roussel. 

Rousselle. F. de Roussel. 

Rousselon, .Roass^at, )R«as- 
set. Dér. de Roussel et Rous. 

Roussigné, Roussignol. Ros- 
sigaol (oil, oc). 

,'Ro08silliat,;Ron88ille. Un pou 
roux (oc). 

Roussin, Rousson, Roussot. 

Dér. de Rousse. 

Roustain, Roustan. Comme 
Rostaiijg et Rostan, ces uoras sigui- 
fieut rouge Httng' "^Nerestçui'^gn'iûe 
de même noir étang. Noms d'lLa.bit^- 
tioa fais|iut allusion à la couleur 
des eaux du voisiuage. -Si RotUA^n, 
le Mameluck de Napoléon 1er, a fait 
souche en France, il va sans dire 
que ses deecendaBts,^éees«aireiBent 
peu nombreux, ont .une tout autre 
origine. Roustan est alors une 
fjrme frauçaùe du . uom . otiantal 
Rustem, qui est d'origine persane et 
signifie vaillant, courageux. Rustem 
est le nom de L^liercule persan. 

Routhier, .Routier, Routtier. 

Fantassin, maraudeur (oc, oil) , 
garde-chasse, garde cliampéU^e^eil), 
homme fin, rusé (oc). 

Bomre. Ckéne (oil, oc). 



Hov 

RonveaaiRouviel.lo P«tiuhéae 
(oc) ; 2o rouge, roux (ronviau, oiU 

iRoUTexMIllt, ifloiwenAt. Dér. 
de Rouvent : rouge (oil), on de Bouve: 
chêne. 

RouTère, Rouveirre, RooYier, 
Rouvière.Cbênaie de chênes blancs 
(oc). Les Rauverie du 'I^iQgBedoc 
portent d'azur un chêne d'or. 

RouTlUain. De RonvUie. 

Reuville. N. d. I. (Kure), ea U- 
tiaRaâMlfi liilla : doniaine de Rçalf 
(Rodolphe ou Raoul). 

Rouvillois. lo De Rouville; 2» 
village rouge (?), 

Rouvray, Rouvroy. Chênaie 
(Nord). 

Roux, lo Sens actuel ; 2» Raoul 
(Berri). Ce dernier doit être excep- 
tionnel. 

Rouxel, Rouxelin. Dériv^és de 
Roux. 

Rouy. lo F. de Roy (vey. Lerof) 
ou de Ruy (voy. Duruy). Rouy, nom 
de lieu (Nièvre), s'écrivait Roy an 
xiiie siècle ; •2'' tapage {roui, œ). 

Rouyer. Fabricant de roues, 
charron {rouhier, oil). 

Rou3rre. Chêne (oc). 

Rouzaud, Rouzé, Rouzean, 
Rouzet. Ronge, rosé. 

RouKier. -F^'deRosier. 

Rouzière. M. s. q. Rosière. 

Rovère, Roirire. Chênaie [n- 
ver, oc). 

'RoviOain.- He JUmirme. 



Iloy..'Abr. de Leroy. Roquefort 
dit qu'on a donné aussi ce nom aux 
huissiers et aux bsdeaux. Voy. Le- 
roy. 

Boyer. 1<»^ Oharron, 'fabricant de 
roues; 2» exceptionnellement, voi- 
sin (oil). 

Ro3rzxiond. F. de Raymond. 

Ro3rn6rRoynet, Roynot. l» F. 
de Rouennftis (?) ; 2» dér. do Roine : 
Rhône, ou 4e Ruanoe,- nom de- ville 
(oc); 3» dér. de Boine : grenouille 
(oil), d'où vient certainement le nom 
de Roynettei qui existe aussi. 

Royon. émineuce (oil). 

>Ros. Roux,ro8oaa,cheval {ros, oc). 

Rozan, Rozat, Roze, Rozet. i» 
RDsé {rosan, roaat, oc) ; S» dér. do 
Roz. 

Rozière, Rozoy. Lieu plein de 
roseaux ou do roses. Il est difficile 
de choisir, car on a dit roz pour ro- 
êtau (oil), et ce dernier sens semble 
probable. Une plantation de rosiers 
se disait plutôt roserie. 

Ruas, Ruât, -Ruau, Ruatdt, 
Roaut. Dér. de Rn : ruisseau. Ruaut 
est aussi un nom de saint, en latin 
RodalduSf du vieux nom gcrm. Ro- 
dald (gloire-ancien), 962. 

Rabat, Rubbé, Rubè. Rubi- 
cond. Du verbe Ruber: tirer svr le 
rouge (oc). 

. Jiuben. Vision du fils (hébr.). 

Rupert. F. de Robert (Âllcm.). 

Robin. F. de Rubien, nom de 
sjkint, en latin JBu6ta»tt«. 

R«biiil.'R(iHi (Ital). 



Uni 423 

I 'Ruch. Rugissement (oc). 

i 

' Ruchet, Ruchon. Dér. de Per- 
ruchet,- Perruehon . 

Rudder. Voy. Derudder. 

Radeau, Rudel. Dér. de Rude. 

•Rudemetre. F. du vieux nom 
germ. Hruadmar (gloire-illustre) , 
796. 

Rudolph. Rodolphe (Allcm.). 

Rué, Ruel, Ruet. Dér. do Ru : 
ruisseau. Rué peut encore venir de 
Ruer : renverser (oil). 

Ruf , Ruffe. !• Apre, rtfde (oc) ; 
2° nom de saint, du latin Ru/us : 
rouge. 

Rufaut^ Ruffel, Ruffey, Ruf- 
fier, Reffieux. Dér. de Ruf. Ruffey 
est un n. d. 1. (domaine de Rufus). 

Ruffiu, Rufin. Nom de saint, eu 
latin Rujinu8, de Rufus .«-roux. 

Ruggieri. Roger (Ital.). 

Rugeot, Ruget. Dér. de Ruge : 
rouge (oil). 

'Ruilhet. Dér. de Ru : ruisseau. 

Rulllé, Ruillier. Dér. de Ruille : 
rouille, règle, mesure. Vie ruilée : 
vie réglée (oil). 

-Ruin.- lo Dér. de fin : ruisseau ; 2» 
forme de Ruaiu, nom de saint, eu 
latin -fiodanu». 

Ruinard , 'Ruinaud , -Rulnet. 
Dér. de Rnin ou de Ruine, 

Ruis, Ruissel. Ruisseau (oil). 

Roitier, Rulton. Dér. de Riut : 



424 



Sab 



ruisseau, ou de Buit : rut (oil). On a 
dit aussi ruiête : violent, dur (oil). 

Rulland, Rullet, Rullin. F. de 

Bolland, Rollet, Bollin. 

Rulller. Dér. de Bulle : jeu de 
boule (oil). 

Rmnilly. N. d. 1. {Bomuliaeum : 
domaine de Romulus [?]). 

Ruzmnel. Vacarme (AUem.). 

Rumpf. Amputé des jambes ou 
des bras (AUem.). 

Rund. Rond (AUem.). 

Ruot. Ruisseau (oil). 

Rupert, Ruprecht» Ruprioh. 



Sab 

Robert (Allem.)' I^e dernier ne peut 
être qu*nne forme du second. 

RuBsell. C'est le Roussel anglaii. 

Russmann. Homme-inie, r»- 
moneur (AUem.). 

Rustan. F. de Roustan. 

Ruteau, Rutot, Ruttin. Dér. 
de Bupt : ruisseau (Est). 

Ruyssen. FUs de Richard 
(Ruysch). 

Rnz6. Dér. de Buz : rouge (bre- 
ton) ; Buze : chanson (oil). 

Ryokebusoh. Riche bois (flam.l 
Bosquet de la chevrette (allem. 
mod.). 



Saba, Sabat. F. du nom de saint 
Sabas. De Sabasio» : consacré à 
Bacchus (grec). 8aba veut dire aussi 
engoulevent, et Sabat : assommé, 
sabbat, samedi (oc). 

Sabathier, Sabatié, Sabatier, 
Sabattier. F. et dér. de Sabatier, 
qui, jusqu'au xv« siècle, n'a pas été 
savetier, comme on pourrait le croire, 
mais bien cordonnier (oc). Le pro- 
verbe populaire du Midi : c Touta 
sabata deven groula (Tout soulier 
devient savate) », le prouve surabon- 
damment. Les savetiers étaient alors 
les groulier» ou groulliert. Les sa- 
batiers ou savetiers- (sabatiers du 
Nord. On écrivait çavetier) travail- 
laient le cuir de veau. Les cordoua- 
niers ou cordonniers travaillaient 
le cuir de Cordoue. En 14S6, le nom 
de savetier ne s'appliquait plus 
qu'aux ouvriers de vieux cuirs, et le 



! veau comme le cuir de Cordoue m- 
' talent aux cordonniers. Voy. Le- 
tueur. • 

Sabaton. Soulier (oc). V07. le 
nom de Savaton. 

Sabbe, Sabe. F. de Sabas (flam.). 
Voy. Baba. 

Sabel. 10 Sabre (AUem.); 2onoiu 
de saint (Persan). 

Sabi. Sage, savant (oc). 

Sabin, Sabine. Noms de saint et 
sainte. En latin Sabinu», Sàbina: 
Sabin, Sabine (peuple d'iuilie}. 

Sabit. F. de Sabi. 

Saboulard. Qui frappe (oc). 

Sabooret, Sabourin. Dér. de 



Sag 

Sabour : saveur, odeur (oc). C'est 
pourquoi Sàbouroux veut dire savou- 
reux, et,* au ûgnré^ sucré, reéhwehé 
de manières et de paroles (oc). 

Sabra. Sain, savoureux (oc). 

Sabrou, Sabrout, Sabroux. 

Abr. de Sàbouroux. Voy. Sabouret. 

Saoareau. Maussade (Centre). 

Saoase. Grand sao {êaeaê, oc). 

Sacbain, Sachet, Sachot. !<> 
Dér. de Sache : sage (oil) j 2© petit 
sac. On appelait aussi êaehets les re- 
ligieux de la Pénitence. 

Saohs. Saxon (Allem.). 

Saoy. Saulaie (oil). 

Sadler. Sellier (Allem.). 

Sadoo. Juge (hébreu). 

Sadin, Sadon. Doux, aimable 
(oil). 

Sadcml. Repu, rassasié (oc). 

Safary. Dér. de 8afar : bruit, 
crierie (Bret.), ou de Sa/re : gour- 
mand (oil) P]. 

Saiflet. F. de Saffret. 

Safiray, Sattrey, Saffroy. F. 
du vieux nom germ. Seifrid, inter- 
version de Sieffred qui est une abré- 
viation de Siegfried. Voy. ce nom. 

Saffret. Dér. de Saffre : agréable, 
rusé, goulu (oil). 

Sagan. !<> Vacarme (oo) ; 2» nom 
de lieu (Allem.). 

Sager. Scieur. De Sage : scie 
(Allem.). 



Sai 



425 



Sageran, Sageret. J'hésite à 
rapprocher de ces trois mots eage- 
rie : marais (oil), ou sagerat : scellé, 
cacheté (oc), qui est une forme de 
sagelat. Je verrais plutôt ici des dé- 
rivés de Sage ou de Sacher : secouer, 
agiter, faire sortir (oil). 

Saget. !<> Dér. de Sage ; 2° sceau 
(oc). 

Sagit. Flèche {sagitta, oc). 

Sagller. Dér. de Sagel : sceau 

(oc) [?]. 

Sagne, Sagnes. Marais, joncs 
(oc, oil). 

Sagnler. Kattier (oc). 

Sagon, Sagot, Sagou, Saguet, 
Saguin. Sagon eut son heure de re- 
tentissement au xvie siècle, lorsque 
Marot, critiqué par un confrère nor- 
mand nommé Sagon, s'en vengea 
par ces quatre vers de son poôme 
de Fripelide : 

Or (les bêtes que J'ai sas dites, 
Sagon, tu n'es des plus petites : 
Combien que Sagoo soit un mot 
El le nom d'un petit marmot. 
Et Sagon était représenté à la pre- 
mière feuille, sous la forme d'un 
singe. En langue d'oil, Sagon (comme 
Sagoun) était le nom d'une petite 
espèce de singe. Sagou et Saguin 
semblent ici des équivalents de Sa- 
gon. Faut-il en dire autant de Sagot 
et Saguftf J'hésite d'autant plus que, 
en langue d'oc, tagut vaut êaehut, 
Sagon et Saguet peuvent donc être 
dos formes de Sachot, Sachet. 

Sahuo, Sahuquè, Sahut. Su- 
reau (oc). 

Saige. Sage (oil), savant (Cham- 
pagne). 

Saigne, Saignler. Marais, nat- 
tier (oil| oc). 



428 



San 



Salzmaim. Balinier et, selon 
Pott, homme lascif (Allem.). 

Sam. Abr. de Samuel (Angl.). 

Samain. F. de Samin. 

Samarie, Samary. Oe doit être 
une forme de Samaria, qui se re- 
trouve en Italie comme un nom 
d'homme (garde du Seigneur, M- 
hreu). 

Sambon. Dér. de Samhe : sureau 
(oil), s'il n'est une forme de £fenf-6on« 
Au moyen âge. il n'est point rare 
de trouver des noms ainsi cons- 
truits. 

Samie. étoffe de soie brodée de 
fils d'or ou d'argent {samiê, saanit, 
oc, oil). 

Samier, Samin, Samion. Dér. 

de Samie : étoffe de soie. Le aamin 
était aussi un velours de soie. On a 
dit same pour aureau (oil), mais je 
ne le rappelle ici que pour mémoire. 

Samper. Saint-Pierre. Sampieri 
a le même sens (Ital.). 

Samson. Nom de famille Israé- 
lite (soleil, hébreu). 

Samuel. Nom de famille Israé- 
lite (serviteur de Dieu, hébreu). 

San. Saint, sain (oc). 

Sana. Champs (oc). 

Sanardis. Nazaire, nom de saint 
(oc). 

Sanoe. Sain et sauf (oc). 

Sancereau. Dér. de Sancere : 
sincère (oil). 

Sanohe. Nom de sainte espa- 
gnole, en latin Sancia (pour aancta: 
sainte). 



San 

Sanohez. Nom de saint espa- 
gnol, en latin Saneio (pour êanetio : 
confirmation) [?]. 

» 
Sanoier. Sincère {êandére^ oil), 
sain (oc). 

Sand. lo F. moderne du vieux 
nom germ. latinisé Sando (vrai), 
viii« siècle, d'où peut dériver le nom 
de Sandon; 2» arène, rivage (AU.). 

Sandeaa, Sandel, Sandèlion. 

Le nom d'Alexandre, qu'on écrivait 
j Adi6 Alixandre ou Alesaandre,éXa3it 
assez long à prononcer, on a senti 
presque partout le besoin de l'abré- 
ger. LesADglais,les Flamands disent 
Sander; les Italiens, Sandro; les 
Français, iS^andre. Dans la formation 
de ses diminutifs Sandeau, Sandel, 
Sandon^ Sandèlion, Sandillon, on 
paraît avoir laissé de côté une r qni 
rendait la prononciation rude à ce^ 
tainos bouches ; on la retrouve dans 
Sandrin, Sandre, etc. 

A première vue, il semblerait 
plus simple de voir dans Sandèlion 
un surnom de héros (sang de lion), 
mais les formes Sandel et Sandilion 
viennent appuyer sa dérivation 
d'Alexandre. 

Sander, Sanders, Sanderson, 
Sandher. Alexandre, fils d'A- 
lexandre. (Angl., flam). 

Sandillon. Voy. Sandeau, 

Sandon. Voy. Sandeau et Sanà. 

Sandoul. F. du nom de saint 
Sandou, en latin Sindulfus. Da 
vieux nom gerin. Sindulf {Sind: 
comte, satellite ; ul/ : loup), 636. 

Sandoz, Sandras, Sandre, 
Sandre , Sandrin , Sandrlni . 
Sandron. Sandre est une abr. d'A- 
lexandre (voy. Sandeau). Les autres, 
moins Sandraa, sont des dérivés. 



San 



Sar 



429 



Sondez partiU espagnol; Sandoz eat 
ttoiase ou savoisiea comme beaucoup 
de noms en oz. Sandrini est italien ; 
Je fais exception pour le nom de 
8andra8f qui est celui d'un saint 
bourguignon, en latin Sanderadus, 
du vieux nom germ. Sandrad (vrai 
prompt), 948. En langue d'oc, on a 
dit aussi Sandre pour samedi, ce 
qu'il ne faut pas oublier, car ce sens 
peut avoir contribué à certains sur- 
noms de naissance. 

Sandxique. F. du vieux nom 
germ. Senedrie (vrai-ricbe). 

Sanglé. Ensanglanté (oil). 

Sanglebœuf. Saigne-bœuf (oil). 

Sangnier. F. de Sagnier. 

Sanguin. !<> Cornouiller (oc) ; 
80 vêtu de aanguin, étoffe rouge 
(oil) ; S» nom de lieu (Nord). Sa 
forme ancienne est Siggenheim : ha- 
meau de Séguin. 

Sangulnëde. Plantation de cor- 
nouillers (oc). 

Sanhes. Saint {eanh, oc) j 2» mo- 
querie {aanha, oc). 

Sanler, Sannier. F. de Sagnier. 

Sanquer. Planteur ( sanker , 
Bret.). 

Sancpiln. 10 Suzanne {Sannekeny 
flam.) ; ifi fils de Sanne, abr. du nom 
de saint Sandua (saint), Flandre. 

Sans. IP Saint (oc) ; 2» forme de 
Sens {jtenaif oil) ou de Saens, nom de 
saint normand, en latin Sidonius; ' 
originaire de Sidon (Pbénicie). 

Sansanè. Incurable, mot à mot ; 
sans guérison. De Sanié : guérison 
(oil). 



Sanse. F. de Sans. 

Sansoin. Négligent. V07. San- 
aané, 

Sanson. Nom de saint. Forme de 
Samson. 

Santot. Dér. de Sans. 

Sant. Saint, dévot (Bret.). 

Santache. Pur. Voy. Sanaané, 

Santerre. Surnom d'homme 
pauvre ou ruiné. Peut être aussi 
originaire de la contrée dite San- 
terre, en Picardie, dont les villes 
sont Péronne, Roye, Montdidier. 

Santeuil. N. d. 1. SanctiUum est 
la forme latine (xi« siècle) de San- 
seuil ( Bure-et-Loir ). Ce nom, qui 
semble annoncer la présence de 
quelques reliques, est loin de la tête 
aux cent yeux que le poète Santeuil 
avait adoptée comme armes par- 
lantes. 

Santi. Santini. !<> Saint (Ital.); 
2o nom de saint ayant le même sens. 

Saout. 10 Gros bétail (Bret.); 2o 
rassasié, gOrgé (eacua, oil). 

Sapet. Bois de sapins (Dauphiné). 

Sappey. l*' Guichetier. De 5a|)j>e : 
prison (oil) ; 2» n. d. l. (Isère). 

Sarah. Princesse (hébreu). 

Sarasin, Sarazin. Une origine 
sarrasiue u'cst pas toujours indiquée 
par ce nom, car il a été celui d'un 
saint. Ou donnait aussi le nom de 
Sarrazin à tous les Bohémiens no- 
mades (oil). 

Saroey. Sareet, qui signifie gaule 
en Normandie, ferait un beau nom 



430 



Sar 



de critique, mais la désinence e« ne 
peut pas se transformer en et ; de 
plus j elle ne peut indiquer qu'un 
nom de lien, de fonctions ou de mé- 
tier. Tel est le cas de Sarcey, nom 
de lieu (Haute-Marne , Rhône). La 
connaissance de ses formes latines 
les plus anciennes est nécessaire à 
son interprétation. 

Sarciron. Dér. de Sarciaire : 
rentrayeur, repriseur (oc). 

Sarcos. Cercueil (oil). N. d. 1. 
signalé par la découverie de sépul- 
tures antiques. 

Bardaillon, Seundior, Sardln. 
lo Dér. de Sard : champ (oil), qui 
semble une abrév. (VEasart : champ 
défriché. En ce cas, Sardier, comme 
Eysaartierf serait un défricheur; 
80 dér. du nom de saint Bard. De 
Sardu» : Sarde. 

Sardou. F. du nom de saint Sar- 
don , en latin Soferdo» (prêtre), évâ- 
que de Limoges au vi* siècle, qui 
fut appelé en français, selon les 
pays, Sadroc, Sardot, Sardos, Serdot 
et enfin Sardou. En langue d'oc, 
Sardoua veut dire marronnier et 
anjet au vertige, mais ces interpré- 
tations sont modernes. 

Sargent. F. de Sergent. 

Sarger. Fabricant do Mvge (oil). 

Samin. Abr. de Saturnin. 

Sarrade. Serrement (oc). 

Sarrailh, Sarraillê. Serrurier 
(oc). 

Sarramagna. Grande montagne, 
grande scie (oc). 

Sarrasin. Yoy. Saraain. 



&9M 

Sarrat. Qui ne bouge (oc). 

Sarrebourse. C'est au Nord ce 
qu'était le aerrapiaatrcu au Midi, on 
surnom de thésauriseur. 

Sart, Sarteanz, Sartèlet, Bat- 
tiaux, Sartines, Sarton. Sart est 
une abr. d^Eaaart : terrain défriché 
(oil). Les autres sont ses dérivés. 
Sarter est peler un terrain couvert 
de bruyères; briller le tout sur le 
sol et labourer ensuite (oil). C'est 
ce qu'on appelle aussi eaaarter. Dix 
localités du nom de Sart se trouvent, 
du reste, dans le département de 
l'Aisne, et l'ancien nom de l'une 
d'elles, Sart-VAbhi (Essars-l'Abbé), 
sera notre meilleure preuve. 

Sartori, Sartorlo, Sartorins. 
Sartre. Couturier-tailleur (oc,Ital., 
Allem.| oil). 

Sassetot. Sasseville. Maison 
du Saxon, domaine du Saxon. 

SatUer. Sellier (Allem.). 

Saucier. Yoy. Sananer. 

Saubat, Saabet, Saubon. Dér. 
deSatihar: sauver (oc), etde «Satire: 
savoir (oil). 

Saubasse. Sureau {^aauluë, oil). 

Saucède, Sauoy. Saolaia (oil, 
oc). 

Sauer. Aigre (Allem.). Si le nom 
de Sauerkravt (aigre chou, chon- 
croute) ne se trouve point dans notre 
répertoire, j'y relève Sauerborn, 
Sauerbrun: aigre fontaine, «earce 
d'eau acide. 

Saulfroy. F. du vieux nom genn. 
Salafrid (noir-pacifique), 797. 

Sauge. 1" Nom de saint, en latin 
Salvitia (sauf) ; 2° saule (Centre). 



San 



431 



Saagnler. F. de Sagnier ou 
Saulnier. 

Saugrain, Sangrlii. Pourrait 
être une forme du vieux nom germ. 
Salagrin (noir-cruel), dont je n'ai 
point d'exemples, mais dont la for- 
mation serait réguliôre ; mais Sau- 
grain signifie plut&t grain de sel, 
c'est-à-dire eomijue , mordant ( de 
8au : sel, en vieux français). On disait, 
au xvi« siècle, SoHgrtneux. On dit 
aujourd'hui, en moins bonne part, 
iaugrenu. 

Saajot. Dér. de Sauge. 

Saulals, Sauloy, Sanleau, 
Banlière. Saulaie (oil). 

Saulnier. Marchand ou fabricant 
de sel, ofBcier de grenier à sel (oil). 

Saulses. Saules (oil). 

Sault. Forêt entrecoupée de prés 
et de champs (Norm., Centre). 

Saunier. F. de Saulnier. 

Saur, lo Jaune-brun, de couleur 
enfumée (oc, oil) ; 2" terre inculte, 
pleine de genêts et de bruyères (uil). 

Sauras , Sauraux , Saurel , 
Sauret, Saurez.Saurin, Sauron, 
Saurou. Dér. de Saur : jaune en- 
fumé. Dans le Midi, on appelle en- 
core aauri crin une crinière blonde 
et brune. Saurel se dit aussi pour 
tête à Vévent. 

Sausse, Saussaie» Saussay, 
Sausset. Saule, saulaie (oc, oil). 

Sausseret, Saussey. Dér. et 
forme de Saussier. 

Saussier. Fabricant de sauces. 
C'était jadis un métier, c'était même 
un office parfois important que ce 



poste de «anssier. De 1317 à 1885, 
rien que dans la maison du roi de 
France, nous voyons trois classes 
de saussiers qui étaient dans l'ordre 
hiérarchique ; V> les saussiers devers 
le roy; 2*' les saussiers du commun, 
c'est à dire de la maison royale i 2fi> les 
clers saussiers. Toutes ces nuances 
ont disparu et on s'appelle aujour- 
d'hui«a«««ter tout court, mais la pro- 
fession n'en a pas moiiM eu, comme 
on voit, ses quartiers de noblesse. 

Saussine» Sauflsois, SantBon, 
Saussoy. Saulaie (oil). Sausson se- 
rait plutôt un saule. 

Sautel, Sautelet. Dér. de Sault. 

Sauter, Sautereau, Sauteron, 
Sautier. Garde forestier (Suisse, 
Franche - Comté). Sautereau veut 
dire aussi bouffon (Nord), sauterelle 
(Bourgogne). £iauter«( veut dire 2uN» 
(Lorraine). 

Sauton, Sautot. Dér. de Sault. 

Sautreau, Sautrot, Sautter. 

Sens de Sautereau. 

Sauvage, Sauvageot, Sauva- 
get. Homme antisocial (oil). 

Sauvain, Sauvaitre. F. de Syl- 
vain, Sylvestre (oc). 

Sauvan, Sauvanaud, Sauva- 
net. Sauvan est un nom de saint, 
en latin Sylvanua (de la forêt). 

Sauvard , Sauvât , Sauve. 

Sauve veut dire $aule et_8auvé (uc). 
C'est aussi un nom de salrt picard, 
en latin Salviuê (sauf), et un nom 
de forêt dans le Midi, car Sauveclara 
signifie belle forit (oc). 

Sauvel , Sauvelet. Dér. de 
Sauve. 






SardalUon tK t\ * 

•cablo UD« abi^- »l 

défriché. Bnc», j 

lodér. da w/f 
AirdiH .- H^; f * 



. • SOe), a'AppelU Sava- 
.(Aroh-mnO-O-e"»"* 
L«nx Dom f arm. StAarith 



SsTSl , SaTslla , Bavalon. 






ruuvor l'urlgiue de Soif qui 
jie (onn« ds iSaye. L'e, ne 



ohiiuiea ruuifea), Co(«, i 
^onarmé pir Ub dtrJTéi 

Bayer. F. <Ie Soyer. 
Bayet, Sayon, Sayoai 







^.1. 












432 



Sav 



Sauveplane , Sauveroche . 

Forêt de plaine, roche boisée. Voy. 
Sauvard. 

Sauvestre. F. de Sylvestre. 

*8aaveton, Sauvetier. F. de Sa- 
veton ; cordonnier. Voy. Sàbatier. 

Sauvey, Sau-vler, Sauvlon, 
SauTin, Sauvon. Dér. de Saave. 

Saux.Sauzard.Sanzay.Sauze, 
Sausède, Sàuzet, Sauzin. Saule, 
saulaie (Midi, Ouest). 

Savalle, Savalete. Dér. de Sa- 
valler : descendre , glisser (oil). 
Noms de pentes rapides (?). 

Bavard. F. de Savart. 

Savarein, Savaresse, Sava- 
rin. Dér. de Savard. 

Savcurt. Terre en friche (oii). 

Savary. Un chevalier nommé 
Pierre Savary (1206), s'appelle 5fara- 
ricua en latin (Arch. nat.). C'est une 
forme du vieux nom germ. Sabarich 
(697). Sens inexpliqué. 

Savaton. F. de Sabaton : soulier. 
Cette origine n'a pas effrayé un no- 
ble nommé Savathe. Cet homme d'es- 
prit portait d'or à une semelle de 
gueules. 

Savel , Savelin , Savelon. 

Terre sablonneuse (oc). 

Savignac,Savignard,Savlgnè 
Savlgnon, Savigny. Samgnard et 
Savignon semblent des dérivés de Sa- 
vinien ou des noms de buveurs mé- 
ridionaux, car ou dit en ce sens sa- 
vignas (oc). Tous les autres sont 
des noms de lieux dont la forme la- 
tine la plus ancienne doit équiva- 
loir à Sabiniaeum : domaine de Sa- 
binus. 



6ay 

Savln. Nom de saint, en latLi 
Sabinua : Sabin. 

Savlot, Savlt. Instruit (oil). 

Savomln. F.' de Saturnin. Nom 
de saint latin (consacré à Saturne^ 

Savouré. Savoureux. Agréa- 
ble (oil). 

Savoy, 8avo3re* De Savoie. 

Savreux. Abr. de Savoureux. 

Savry. Abr. de Savary. 

Savy. Sage (oil). A pu exception- 
nellement vouloir dire ori^Motre de 
Savy. Au xii» siècle, Savy (Aisne) s'é- 
crivait Saviacua (domaine de Saibus, 
nom latin. Voy. Savin). 

Sax. Sens de Sachs. 

Say. Au premier abord, semble 
venir d'Angleterre, où aay désignait 
une certaine étoffe de aoie. Mais les 
familles connues de ce nom étant 
originaires du Lyonnais et de Nor- 
mandie, c'est en France qu'il fant 
trouver l'origine de Say qui semble 
une forme de Saye, L'e, ne se pro- 
nonçant pas, s*est élldé. Dans le 
Béarn,«aye veut dire aage, prudent. 
Eu langue d'oc comme eu vieux 
français, la aaye était une étoffe et 
aussi une casaque que les hommes 
de guerre mettaient sur leurs ar- 
mures. Ce dernier sens n'aurait rieu 
d'extraordinaire pour ceux qui con- 
naissent les noms de Cauaaeronge 
(chausses rouges) , Cotte , Chapde- 
laine (manteau de laine), et il est 
confirmé par les dérivés Sayet, 
Sayon, etc. 

Sayer. F. Je Soyer. 

Sayet, Sayon, Sayous. Dér. 

dn Saye : casaque, sarrau. Sayout 
doit être méridional. 



Seh 

, Soaller, Soallier, 

le semblent moins des 
iUe {seale) on d'escalier, 
s de couvrears d'ardoises 
>il) dont i'e sera tombé. 

F. de Celleê : petites 
tits établissements reli- 



10 F. de Cellier on Sel- 
, de Seel : sceau. 

?, Sohaeffer. F. de 
em.). 

!outon (Allem.). 

. F. de Schaeifer. 

r. Tonnelier (Allem.). 

ir. DÊconome (Allem.). 

, Abr. de G^odschalk 
. Godehaux. 

Etasé compère (Allem.). 

■. Bruyant (de Sehall, 
m.]. 

Joharff. Vigoureux, sé- 
.). 

imant (Allem.). 

Prophète (Allem.). 

ont. F. de Ghanmont. 

ird. F. de Schoonaert : 
hg&nt (flam.). 

£kiheokle. Orisonnanti 
c (Allem.). 

, Scbeffor . Berger 
. Tonnelier (Allem.). 



Sch 433 

Boheiber. Tireur à la cible (Ail.). 

Sohelcher. Qui regarde ou mar- 
che de traverS) qui oblique (Allem.). 

Scheller. Sonneur, crieur pu- 
blie (Allem.j. 

Schemel. Escabeau (Allem.). 

Bohenck, Schenk. Oabaretier 
(Allem.). 

Sheppers. Berger. De Sehep: 
mouton (flam.). 

Bcherer. !<> F. de Scheurer ; 2o 
tondeur, métayer (Allem.). 

Boherff . F. de Scharff. 

Bchorzer. Qui plaisante (Allem.). 

Bcheur. Grange (flam., Allem.). 

Bcheurer. Métayer (Allem.). 

Bchieber. Traineur de brouette, 
de charette (Allem.). 

Bchiffer. Marin, batelier (Al- 
lem.). 

. Bchiflinacher. Constructeur de 
navires, de bateaux (Allem.). 

Bobild. Bouclier, écu (Allem.). 
Nous avons en France le nom de 
Durécu. 

Bchilder. !<> Fabricant de bou- 
cliers, peintre de blasons (Allem.) ; 
2o de Schilde, n. d. 1. (Saxe). 

Bchiler. Qui louche (Allem.)- 
Bohiller. F. de Schiler. 

Bohllling. loJÊqui valent alsacien 
ou allemand du nom d'homme Qua- 
tresous, assez répandu en France, 



19 



Sohlaotktor, 



, CéUionl, parilHl; 



Il bllDC {Ail.), 
il d^âlurdeiAX 



SotalBtUr. Bon- 



>BS.OHUmn«t(U.). 
r. TiûUeBr(AU«D.}. 
Prompt, Tif (AJlsB.}. 
or. Jtmeette (AIM*.). 
Behcelsr, Schcelclisr, Sahal. 



1er. 1' 



r, Schelc 



Bolilfloht. Hécbai 
Sohlsgel. Mnillel 
Bohlelctiar. Sonri 
Sutalalter. ÉidodI* 



(All«ID.)- 

(Allom.). 
i (Allem.)- 
(Allem.). 



BohoOB. Benn. ficfcoM/.M: »M 
ihainp. ScAmAanB .- iMaa Jhi. 
SeAnnAut ; bs.iu chApsui (AUan.). 

Bcbolw. F. d« Bchnlar. 

SoboU. 1* P. de Suivit: i»<> 
aM; ï"!! U iléimsura II net >U^ 
DBUda.JB pniavglr duu adutt ub 
or.r.c du l'uUi^m. Scl,«lt (éDDl"). ar 

fc^^f alloiriKDd. Houx do FiulLrfi 01 
Bchomberg. Beu mou (AIIJ. 



Sohloaser. Serrai 



■ (AU™.). 

(Allen.). 

OridnBlre d< 

eHer{Allem.). 
minée (Allen..). 



Bohotteler. Fsb 



Sobon. Sonlier (SiJMt, AIM.)^ 



flduQUok. Joli, plnput (AIL), 
le Schneider. 



aounipriAll. 



Bohrodsr, Sohrcader, B«tarMr. 

TBilleunAlleiii.), 

Sotiatiart, Schubert, Sohn- 
(AUem!). 

a<dial, Bobnlor. énole, écolier. 



Uréïiiliooî (IB SJireWW 
(TLcioLre-linrdIJ et Sigtbert (Tloioire- 



CordonDierlAll.). 
armre, gnuiB a {SMIr, 

Cordenaler (AUbdi.), 
Anjuebiiiier (Allem.]. 



Sebsrt. Vojr. StbaaI. 

BabUls. F. de Slbtlle. 

Ssblre. F. de BebiUe camme H>- 
blre en (Drue de Uabllle. 

B^blrot. F. de Eabvl, qni «e dl- 



dolle ï^iu.„.,..»M, ,^uuie^,■ (AU.). 
Beh tvara ,fioli-warta,8ohwarï. 



Sechan. F. de Saelieapi, ne 
ibuiiip •« (Kord). 
SMharat. Seohet. Sec (oll). 
Beund. 1° Nqm da isla 



BeooaTgaon. Orge bltirs. 



lam.). 
Boobler. Snrean (oit). 
Boot, SoottO. dcHiah (olJ). 
8oaiiaali«.I>ér. d'Kno«/{<:mi- 

BOT«pa). F. de Créiptl : tilti, 
er4pii<oll). 

Scrlre. ÉeiiTUn (ee). 



Seorot. Sec. Eu : 



Ste. 1° Roebe pointue (Dhd 
pbiD«) ; !• (eie, hicba (oll) ; 3>> lie 
nier(AllaiD.). 



4S6 Seg 

Seebold. F. de Sebaad. 

Beeber. F. de Sebert on de See- 
hâr : ours marin (Allem.). 

Beegmuler. Yoy. Segnuller, 

Seellg, Seeligmaim. Bienhen- 
reuz (Allem.). 

Segala, Segalas. Terrain bon 
ponr la cultnre dn seigle (oc). 

Segard. F. 'du vieux nom germ. 
Segart. Abr. de Sigéhart (victoire- 
agnerri), 819. 

Segault, Segaut, Segaoz. F. 

du vieux nom germ. Segoald (788), 
abr. de Siguvald (victoire-rôgne). 

Seglas. Abr. de Segalas. 

Segmtlller. Maître de moulin à 
»cie [SâgemuUer] (Allem.). 

Segnorô. F. de Signonret. 

Segon, Segond. Une quinzaine 
de saints portent ce nom, en latin 
Secundua, qui est une forme de 
Second. 

Segot. F. de Segaud. 

Segrestan, Segretan. Sacris- 
tain (oc). 

Segris, Segrlst. F. du vieux 
nom germ. Segerie (victoire-puis- 
sant). 

Sèguier. Comme Segui est le 
nom du jeune mouton dans 1q Bour- 
bonnais et la Bourgogne, la famille 
Séguier a placé un mouton dans ses 
armes. Mais ce n'est là qu'une ex- 
ception. Le plus souvent, Séguier 
est un nom de saint, en latin Sica- 
riu9f du vieux nom germ. Sikar, 
qui est abrégé de Sigihar (victoire- 
auguste), 775. 



Sel 

Béguin. Kom de saint, et vieux 
nom germ. abrégé de Sigwin (Ti^ 
toire-ami), ix«Biôcle. 

Sôgur. Sûr, nom d'homme au- 
quel on peut se fier, ou de pays 
tranquille (oc). 

Selgnebos. F. de Seignobose. 

Seigner, Seigneur. Qui est aa 
seigneur. Le premier est méridio- 
nal. 

Seignoboso. Enceinte du boii, 
marais du bois {aeigne, ou saigne m 
boee (oc. cil). 

Seignol. F. de Signol. 

Seiler. Gordier (Allem.). 

SeiUier. F. de Sellier. En Isa- 
gue d'ocy on dit aeiller. 

Beillière. l» Abr. de SeigUére; 
2» n. d. 1. dér. de Seille : forât (oil), 
ou de Celle : petite habitation. 

Seinguerlet. Dér. de Singer: 
chanteur (Allem.). S'est écrit d'a- 
bord Singerie. Voy. Singerlin. 

Séjourné. Frais, dispos (oil). 

Seligmann. Homme bienheu- 
reux, en état de g^râce (Allem.). 

Selle. Excavation (Centre), habi- 
tation d'hermite, cellule (celle) 
siège, tribunal (oil). 

Sellerin. F. de Cellerin. 
Sellin. Abr. de Marcelin. 
Selme. Abr. d'Anselme. 

Selve. lo Forêt épaisse, saai 

clairière (oc, oil) ; 2o nom de saint, 
en latin Sylviuê, De Silva : forêt. 



Sén 



Sen 



437 



Bemélé, Bemelet, Bamellè. 

CordoBnier (semelier, oil). 

8«inet, Semiohon, Bemin. Dér. 
de Sel me. 

SemineL Gâteau (oil, Norm.)* 

Semonlxi. F. de Simonin. 

Banaille. Seioaaille (oil). 

Banard, Benart, Benaolt, Be- 
Baux. FSratemann classe un £r«nar(l 
et un SenoaldpBTml les dérivés germ. 
de êan (beau), mais ses exemples 
sont uniques et ne se présentent 
pas avec la succession de formes or- 
dinaires. Les noms de lieux Senar- 
pont, Senarens, donnent cependant 
à penser que Senard est un vieux 
nom germ., et la forme latine du 
nom de saint Senaud, qui est Siginal- 
du» (victoire-ami-aneien, ancien ami 
de la victoire), permet de considérer 
Senard comme une abréviation de 
Siglnard (victoire-ami^aguerri). Je 
traite Siglnard comme un dérivé de 
Siguin. A titre exceptionnel, n'ou- 
blions p«8 que Senard et Senaud peu- 
vent dériver de Sen : sens, raison, 
prudence, sentier (oil) ; saint, sein, 
rousseur de peau (oc). Sans oublier 
Sme : Saxon, Suisse, (oil). 

Benoiar. F. de Censier. 

Bendem. F. de Sanders. 

Bendrès, Bandret. Dér. abr. 
d'Alexandre. 

Bené. Sensé, sage (oil). 



l. Main gauche (oc). Sur- 
lom do gaucher. 

Bènèoal, Bènèchal. Qui est an 

Sénéchal. S'est écrit d'abord £e iSftf- 
niehal, Yoy. les noms de Leroy, Le- 
vigne. Selon les temps, ce mot a re- 



présenté des fonctions diverses. Aux 
commencements de la monarchie 
franque, le sénéchal était le chef des 
esclaves d'une grande maison. L'in- 
tendant de la maison royale et, plus 
tard, l'intendant général du royaume 
furent nommés sénéchaux. Sous les 
rois de la 8* race, les gouverneurs 
de province et même de ville eurent 
encore ce titre, ainsi que certains 
officiers de Justice. 

Beneqoler. Gaucher (oc). 

Benery. Nom de saint, en latin 
Serenieua. De Serentu : serein. 

Benêt. Dér. de Sen on Sene. Yoy. 
Senard. C'est autfsi un nom de 
saint. 

Benesee, Senez» Benèze. Sage 
(êenéSf »ene%, oil). /Scènes est aussi un 
n. d. 1. 

Benger. Chanteur {Sdngerj Al- 
lem.). 

Benigant. Grand - père ( «enir 
grand, oc). 

BeniUon. Dér. de Senil : sénile 
(oc), 

Sennevllle. N. d. 1. (Eure), en 
latin Sana villa : salubre domaine. 

Sennler. Dér. de Sentier : pâtre 
(AUera.). 

Benocq. F. de Senoch, nom de 
saint, en l&tin Sinoeuê. Origine irlan- 
daise. 

Bens. Pénétrant, spirituel (oil). 

Sentenat. Centenaire. De Sen- 
tena : centaine (oc). 

Bentez. Sensé {êentiex, oil). 



i 



4d8 Ser 

Sénat. Sensé (oe). 

Bepot, Bepot. le M. s. q. Sapet; 
Su dér. de 8epe : baie, clôture (oil). 

Beppe. F. de Sepe. Yoy. 8*pet, 

Soptler. Septième, membre d'une 
êepterie: eouseil do sept pcrBonnes. 

Sor. Sommet de montucni^, défllé, 
serviteur, aerpeat (oc). Eu Flandre, 
ter et>t «ire (JSertimon : R^te Simo« ; 
fierthomaa : sire Thomas). C*est enfin 
un nom de saint, en latin Servtu : 
serf. 

Serans. i» N. d. 1. et nom de 
saint ; 2» peigne à chanvre. 

Serbourdin. Sire Bourdin. Voy. 
Ser. 

Serdot. F. du nom de saint Sa- 
cerdos. Voy, Sardou. 

Serë. l» Puîné (oil) î 2o nom de 
saint, en latin Sineroa» 

Ssrenne. Doux de visage {aeren, 
oc). 

Sergeant, Sorgent. Voy. Lt»er- 
geant. 

Sergherart. Sire Gérard (flam.). 

Séries. Nom de saint, en latin 
Aredius on Aridiua (à*Arldut : see). 

Seriziat. Cerisier (oil). 

Sermet. Serpe. De Serneau: 
grande serpe (Maine). 

Saron, Serot. Dér. de Seor, S«ar. 

Serouge. Serourge. Btê3Rr(t^e 

(oil). 

Ssrpaud. Serpe (oil). 



Senre, een^fk lo Orête o« 4&H^ 
de montagne, colline allongée (oe); 
2o scie, serrure (oil). Oe dernier aeni 
est exceptiwMiie4, 

Serret. l» Dér. de Serre ou Ser; 
2» forme de StrraU : yalet 4^ ^MV- 
bre (oil). 

Berrière. Suite de crêtes de mon- 
tagnes (oc), 

Berroau , Stermel. Semblent 
être des équivalents de Serrurier, 
comme Charruau, Charruel sont dei 
équivalents de charretier. 

Bars. Serviteur, serf (oil). 

Sort. Ferme, fissuré (90). 

Bertain, Bertia. Dér. de Sert, 
et forme de Certain. On dit êerttm 
en langue d'oe. 

Berugues. Sire Hugues (iam.). 

Bonizier. Serrurier (Berri). 

Servais, l» Nom de saint, en !&• 
tin Servatiua (conservé, sauvé); f 
nom de lieu boisé, en latin 8iUi(Mum. 

Servan. Nom de saint ,- en Istf n 
Servanus. Origine écossaise. 

Bervant. l© Serviteur (oil); î" 
nom de lieuboisé^ «n latin SUautnm- 

Servas , Bervat , Seryan , 
Serve, Serrel, Berven, Bemi^ 
Servet, Serveux, Bervier. Serr« 
est une forme de 8erv : serTttMTt 
serf (00) ou de 8elve : forât (oil)! Le» 
autres noms sont ses dérivés. Ser- 
vaê et Serval peuvent 4tre des noms 
de lieux boisés; âfsttreZ signifie o«r> 
veau (oc); Sirvat aignifle eonnrvé, 
ohaervd (oc). 



fUmv 

Senrière, Senrigny. Kobm de 
lieax boisés (?). 

Servln. M. s. q. Servet. C'est 
anssi nn nom de saint, dérivé de 
Servuê : esclave. 

Benroisier. BrasHeur (oii). 

Servol, Bervoz. M. s. q. Servas, 
Servat, etc. Peuvent être aiusi des 
noniB de lieox boisés. 



Sib 



439 



r. Non de saint,